Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rééducation religieuse — Chapitre 1 · L'arrivée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Rééducation religieuse
Chapitre 1 · L'arrivée
Axelle avait beaucoup de mal à comprendre ce qu'elle faisait assise sur cette chaise dure, dans ce bureau austère, face à une bonne sœur qui la fixait d'un regard glacial. Enfin, elle avait bien une idée. Ça devait avoir un rapport avec son mini-short en jean et les tatouages qui ornaient ses cuisses galbées. A moins que ça ne fusse avec la gueule de bois qu'elle se traînait. Ou peut-être encore avec le sperme qu'elle sentait couler de son minou rasé.
D'accord, elle avait peut-être un peu abusé hier, mais si elle ne profitait pas de la vie à vingt ans, quand le ferait-elle ? Et puis merde, il n'y avait pas de quoi se retrouver coincée ici avec une grenouille de bénitier qui n'avait eu dans le cul que le balais qui la maintenait droite.
Comme si elle lisait dans ses pensées, la bonne sœur écarta les lèvres en un sourire ironique.
— Je vous écoute, mon enfant, dit-elle d'une voix grave et charmeuse.
— Euh ben c'est à dire que je vois pas bien quoi vous dire m'dame.
— Ma mère, corrigea l'intéressée. Ou Mère Rosenblum, comme vous préférez. Mais pas « madame. »
Axelle passa la main dans ses courtes boucles châtain et regretta immédiatement son geste : elle n'avait pas eu le temps de mettre de soutien-gorge et un de ses volumineux seins manqua de s'échapper par l'échancrure de son débardeur gris. Mère Rosemblum afficha un rictus amusé devant sa gêne, ce qui ne fit qu'augmenter l'irritation de la jeune femme.
— Vous n'êtes pas sans savoir que vous avez eu une vie très dissolue, mademoiselle Rodrigues, une vie qui fait honte à vos parents. Ils ont donc pris la décision de vous inscrire dans notre école pour une formation de neuf mois, afin de vous enseigner les bonnes manières, de vous rapprocher de notre Seigneur et de vous faire oublier vos dévergondages.
« Super programme » songea Axelle.
— A présent, parlez-moi un peu de vous, ma fille, de cette vie dévoyée. Hier soir sera suffisant pour l'instant.
— Bah j'ai pas grand-chose à dire, ma mère. C'était juste une soirée entre copains, on a un peu bu et bien rigolé, c'est tout.
Axelle sursauta quand la main de son interlocutrice s'abattit violemment sur le bureau.
— Vous serez bien aimable de ne pas me mentir, mademoiselle Rodrigues. Votre chère mère, la pauvre enfant, vous a trouvée à moitié nue sur votre lit ce matin, empestant l'alcool et le stupre, la peau couverte de la semence de vos, je le devine, nombreux amants.
— Oui bon, vous savez ce que c'est, on a peut-être un peu baisé.
— Un peu, vraiment ?
Le ton de Mère Rosenblum est glacial, acide.
— Beaucoup ? hasarda Axelle.
— C'est à moi d'en juger. Racontez.
— Bah c'était une soirée normale, on a picolé et puis Jessica et Andrew, son mec, se sont mis à dire que Jess' adorait se faire enculer à sec. On était bourrés, alors on les à mis au défi de nous montrer… Et ils l'ont fait.
Axelle sentit une chaleur s'éveiller dans son ventre tandis qu'elle revoyait les images de sa meilleure amie rebondissant sur la queue de son copain en poussant des gémissements de plaisir. Putain, qu'est-ce qu'il lui avait mis ; et qu'est-ce qu'elle-même avait été jalouse, qu'elle aurait voulu se faire prendre le cul comme ça. Mais cela, elle le garda pour elle.
— Et puis je me suis aperçue que le gars à côté de moi, Thibault je crois, il bandait sec. Donc j'ai baissé son short et je me suis mise à le sucer. Il a pas fallu longtemps avant que je sente qu'un mec venait derrière moi ; il a viré mes fringues et m'a baisée pendant que j'avais la bite de son pote en bouche. En moins de deux, il m'a giclé sur les fesses et un autre a pris sa place. C'est un peu flou dans ma tête ma mère, j'étais bien bourrée. Je sais juste que ça baisait de partout et que j'ai du me faire sauter par cinq ou six mecs.
— Et vous avez aimé être traitée comme une traînée ?
— Absolument ma mère.
Axelle ne put retenir un sourire satisfait qui lui valut un regard réprobateur.
— Vous ont-ils prise par derrière vous aussi ?
— Oh oui ma mère. Et en sandwich aussi.
— C'est à dire ?
— Un dans le cul, un dans la chatte.
— Votre langage, mademoiselle.
— Pardon…
« Vieille salope coincée » ajouta-t-elle intérieurement alors que Mère Rosenblum ne devait pas avoir la quarantaine.
Un rictus cruel déforma les lèvres de la religieuse.
— Nous allons avoir du travail avec vous, ma fille. Mais croyez-moi, à la fin de ce programme vous serez une toute autre personne.
— Et si je veux pas participer ? Parce que j'ai pas souvenir qu'on m'ait demandé mon avis.
— Vos parents ont payé d'avance et se sont endettés pour cela. Vous pouvez toujours partir, mais croyez-vous qu'ils vous le pardonneront ?
Axelle eut une moue désabusée.
— Non… souffla-t-elle.
Elle était piégée, il fallait bien le reconnaître. Mais après tout, il lui suffisait de faire ce qu'on attendait d'elle pendant quelques mois et elle pourrait reprendre sa vie comme elle l'entendait, avec en plus ses parents qui ne pourraient rien y redire car tout ce qu'elle serait en sortant de cette « formation » serait issu de la volonté divine.
— Parfait, mademoiselle Rodrigues. Sœur Alma va vous montrer votre dortoir et vous expliquer quelques règles de base. Elle vous attend à la sortie de mon bureau. Bienvenue parmi nous, mademoiselle.
— Merci, ma mère, répondit Axelle entre ses dents.
Sœur Alma avait probablement le même âge qu'Axelle. C'était une petite blonde au visage très rond et constellé de tâches de son. Ses lèvres charnues semblaient perpétuellement étirées en un joyeux sourire et son bavardage tapa très vite sur le système de la nouvelle pensionnaire.
Au milieu de l'exposé parfaitement inintéressant, pour ne pas dire totalement chiant, sur l'histoire de l'institution, de l'ordre monacal et du bâtiment, Axelle put néanmoins apprendre que l'école était spécialisée dans la rééducation des « déviances sexuelles » quoique cela veuille dire. Alma ne répondit à aucune de ses questions sur la « méthode originale » employée, se contentant d'un sourire énigmatique et enjoué. Sur le programme en revanche, la sœur était intarissable : lever aux aurores, messes, cours, corvées… les journées semblaient particulièrement bien remplies pour les pensionnaires, toutes des femmes bien entendu.
Enfin, Axelle fut introduite dans ce qui constituerait son logement pour les mois à venir : une immense salle de pierre au mobilier particulièrement sommaire. Vingt lits étaient alignés en rangées de cinq, séparés uniquement par une petite commode et une table de chevet ; l'intimité était inexistante et la nouvelle pensionnaire n'eut aucun mal à deviner que l'agencement était destiné à empêcher les « élèves » de se masturber dans la solitude d'une chambre.
L'endroit était pour l'instant désert, Alma désigna un lit sur lequel se trouvait une grande robe noire.
— C'est ici que tu dormiras, expliqua la jeune religieuse. Change-toi.
— Quoi maintenant ? Devant toi ?
Alma haussa les épaules.
— Tu peux attendre que les autres reviennent si tu préfères. Je dois vérifier que tu ne gardes aucun effet personnel.
— Super, grommela Axelle. Bah écoute, rince-toi bien l'œil hein.
Elle défit le vêtement, chercha quelques secondes, puis se retourna vers sa chaperonne.
— Y a pas de sous-vêtements ?
— Non. Tu dormiras nue et tu pourras porter une culotte uniquement pendant tes règles.
— Attends, mais t'es à poil sous ta robe toi ?
Les joues d'Alma virèrent à l'écrevisse.
— Oui, souffla-t-elle un peu honteuse.
— Eh bah putain…
Axelle retira son débardeur, libérant la poitrine dont elle était si fière : un 90C (ou D selon les marques) très bien rempli, parfaitement rond et ferme, avec de petites aréoles brunes et des tétons tous mignons qu'elle adorait. Ses seins surplombaient un ventre musclé par des heures à la salle, aux abdominaux saillants, une taille fine et des hanches plutôt larges. La jeune femme était canon, le savait et entretenait savamment sa silhouette.
Elle fit ensuite tomber mini-short et string, dévoilant au regard scrutateur d'Alma ses fesses rondes et larges et ses jambes parfaitement galbées par le sport. Elle se retourna, exhibant son minou rasé aux lèvres charnues et au clitoris relativement menu, tout en écartant les bras en signe de reddition.
— Satisfaite ? demanda-t-elle.
— Oui, oui, tu peux t'habiller maintenant ?
La mine rouge et déconfite d'Alma sonna comme une première victoire. Peu importait ce que réservait la suite, Axelle savait qu'elle pourrait se raccrocher à ce triomphe.
Le froid la gagnant, la jeune femme se dépêcha néanmoins d'enfiler son vêtement. C'était tout ce qu'on pouvait espérer d'une robe de religieuse : descendant au-dessous des chevilles, d'un noir d'encre, couvrant toute la peau à l'exception des mains. La seule partie inhabituelle consistait en un carréblanc sur la poitrine se boutonnant aux épaules et descendant jusqu'au-dessus du nombril. Axelle avait la désagréable impression qu'il suffirait d'un rien pour qu'elle se retrouve les seins à l'air.
Contrairement à ce qu'elle aurait imaginé, le vêtement s'avérait confortable, le tissu couvrait agréablement sa peau et la coupe de la pièce de buste soutenait efficacement sa poitrine. Une coiffe noire et blanche venait compléter le tout.
— Tu es parfaite, commenta Alma lorsqu'elle fut vêtue. Viens, c'est presque l'heure du dîner.
Le souper fut presque aussi déprimant qu'Axelle l'imaginait. Les pensionnaires portaient toute la même tenue et mangeaient à une table séparée de celles occupées par les nonnes. Une dernière était allouée à un groupe de prêtres, dont la plupart étaient fort jeunes et, pour certains, très mignons. Axelle repéra notamment un grand brun au regard rieur qui lui donna immédiatement envie de grimper aux rideaux. A force de le fixer, leurs regards finirent pas se croiser et il lui adressa un sourire chaleureux.
« Toi mon coco, crois-moi que tu vas pas rester puceau longtemps ! » se dit la jeune femme en s'imaginant le chevaucher.
Mère Rosenblum fit enfin son entrée et, une fois assise, récita la prière dans un silence religieux. Puis chacun s'attaqua à son frugal repas, toujours sans un mot. Axelle en profita pour étudier la fille installée face à elle.
C'était une petite rousse, grasse, avec de très longs cheveux frisés. La coupe austère de sa robe ne parvenait pas à cacher ses formes imposantes et encore moins ses seins énormes qui semblaient sur le point de faire craquer les boutons de la pièce de buste.
Ce ne fut que de retour dans le dortoir, après les vêpres que les filles commencèrent à échanger quelques paroles tout en se déshabillant. Axelle ne participa pas, mais écouta attentivement. Toutes les pensionnaires étaient arrivées depuis moins de deux jours, le véritable programme ne commencerait que demain, personne ne savait en quoi il consisterait et chacune allait de sa théorie. Finalement le sujet dériva sur ce qu'elles avaient fait pour atterrir ici.
Sans surprise, tout était lié au sexe. Mais finalement Axelle était la plus dépravée de toutes, la seule à s'être retrouvée dans une partouze. Pour les autres, ça allait au pire jusqu'à un plan à trois, mais les histoires qui revenaient le plus parlaient d'acte avant le mariage, de sodomie ou de relations avec des hommes plus âgés voire mariés. Rien de bien folichon ou qui mérita de se retrouver dans un centre de rééducation pour déviantes sexuelles.
— Alors sœur Alma, comment trouvez-vous la dernière recrue ?
Alma déglutit et se releva en essuyant du bout du pouce la salive qui avait coulé de ses lèvres.
— Elle m'a l'air très rebelle mon père. Je ne doute pas que vous apprécierez de la dresser.
Le père André se permit un sourire satisfait.
— C'est bien ce qu'il me semblait ma fille. Vous pouvez aller vous coucher, la journée a été longue.
— Merci mon père.
— Oh et tant que je vous tiens, frère Raphaël aimerait que vous vous occupiez de ses ablutions demain matin. Il ne tarit pas d'éloges à votre sujet.
— Bien entendu, mon père. Bonne soirée.
Alma s'en alla regagner la solitude de sa cellule. Elle aimait bien frère Raphaël, il était toujours très gentil avec elle. Elle se déshabilla, observa un instant son corps souple dans le miroir, ses seins pointus aux grandes aréoles claires, sa taille marquée, ses hanches particulièrement larges et son pubis touffu. Elle songea à Axelle, à son corps de rêve. Et en se glissant entre ses draps froids, elle conçut de bien impures pensées.
D'accord, elle avait peut-être un peu abusé hier, mais si elle ne profitait pas de la vie à vingt ans, quand le ferait-elle ? Et puis merde, il n'y avait pas de quoi se retrouver coincée ici avec une grenouille de bénitier qui n'avait eu dans le cul que le balais qui la maintenait droite.
Comme si elle lisait dans ses pensées, la bonne sœur écarta les lèvres en un sourire ironique.
— Je vous écoute, mon enfant, dit-elle d'une voix grave et charmeuse.
— Euh ben c'est à dire que je vois pas bien quoi vous dire m'dame.
— Ma mère, corrigea l'intéressée. Ou Mère Rosenblum, comme vous préférez. Mais pas « madame. »
Axelle passa la main dans ses courtes boucles châtain et regretta immédiatement son geste : elle n'avait pas eu le temps de mettre de soutien-gorge et un de ses volumineux seins manqua de s'échapper par l'échancrure de son débardeur gris. Mère Rosemblum afficha un rictus amusé devant sa gêne, ce qui ne fit qu'augmenter l'irritation de la jeune femme.
— Vous n'êtes pas sans savoir que vous avez eu une vie très dissolue, mademoiselle Rodrigues, une vie qui fait honte à vos parents. Ils ont donc pris la décision de vous inscrire dans notre école pour une formation de neuf mois, afin de vous enseigner les bonnes manières, de vous rapprocher de notre Seigneur et de vous faire oublier vos dévergondages.
« Super programme » songea Axelle.
— A présent, parlez-moi un peu de vous, ma fille, de cette vie dévoyée. Hier soir sera suffisant pour l'instant.
— Bah j'ai pas grand-chose à dire, ma mère. C'était juste une soirée entre copains, on a un peu bu et bien rigolé, c'est tout.
Axelle sursauta quand la main de son interlocutrice s'abattit violemment sur le bureau.
— Vous serez bien aimable de ne pas me mentir, mademoiselle Rodrigues. Votre chère mère, la pauvre enfant, vous a trouvée à moitié nue sur votre lit ce matin, empestant l'alcool et le stupre, la peau couverte de la semence de vos, je le devine, nombreux amants.
— Oui bon, vous savez ce que c'est, on a peut-être un peu baisé.
— Un peu, vraiment ?
Le ton de Mère Rosenblum est glacial, acide.
— Beaucoup ? hasarda Axelle.
— C'est à moi d'en juger. Racontez.
— Bah c'était une soirée normale, on a picolé et puis Jessica et Andrew, son mec, se sont mis à dire que Jess' adorait se faire enculer à sec. On était bourrés, alors on les à mis au défi de nous montrer… Et ils l'ont fait.
Axelle sentit une chaleur s'éveiller dans son ventre tandis qu'elle revoyait les images de sa meilleure amie rebondissant sur la queue de son copain en poussant des gémissements de plaisir. Putain, qu'est-ce qu'il lui avait mis ; et qu'est-ce qu'elle-même avait été jalouse, qu'elle aurait voulu se faire prendre le cul comme ça. Mais cela, elle le garda pour elle.
— Et puis je me suis aperçue que le gars à côté de moi, Thibault je crois, il bandait sec. Donc j'ai baissé son short et je me suis mise à le sucer. Il a pas fallu longtemps avant que je sente qu'un mec venait derrière moi ; il a viré mes fringues et m'a baisée pendant que j'avais la bite de son pote en bouche. En moins de deux, il m'a giclé sur les fesses et un autre a pris sa place. C'est un peu flou dans ma tête ma mère, j'étais bien bourrée. Je sais juste que ça baisait de partout et que j'ai du me faire sauter par cinq ou six mecs.
— Et vous avez aimé être traitée comme une traînée ?
— Absolument ma mère.
Axelle ne put retenir un sourire satisfait qui lui valut un regard réprobateur.
— Vous ont-ils prise par derrière vous aussi ?
— Oh oui ma mère. Et en sandwich aussi.
— C'est à dire ?
— Un dans le cul, un dans la chatte.
— Votre langage, mademoiselle.
— Pardon…
« Vieille salope coincée » ajouta-t-elle intérieurement alors que Mère Rosenblum ne devait pas avoir la quarantaine.
Un rictus cruel déforma les lèvres de la religieuse.
— Nous allons avoir du travail avec vous, ma fille. Mais croyez-moi, à la fin de ce programme vous serez une toute autre personne.
— Et si je veux pas participer ? Parce que j'ai pas souvenir qu'on m'ait demandé mon avis.
— Vos parents ont payé d'avance et se sont endettés pour cela. Vous pouvez toujours partir, mais croyez-vous qu'ils vous le pardonneront ?
Axelle eut une moue désabusée.
— Non… souffla-t-elle.
Elle était piégée, il fallait bien le reconnaître. Mais après tout, il lui suffisait de faire ce qu'on attendait d'elle pendant quelques mois et elle pourrait reprendre sa vie comme elle l'entendait, avec en plus ses parents qui ne pourraient rien y redire car tout ce qu'elle serait en sortant de cette « formation » serait issu de la volonté divine.
— Parfait, mademoiselle Rodrigues. Sœur Alma va vous montrer votre dortoir et vous expliquer quelques règles de base. Elle vous attend à la sortie de mon bureau. Bienvenue parmi nous, mademoiselle.
— Merci, ma mère, répondit Axelle entre ses dents.
Sœur Alma avait probablement le même âge qu'Axelle. C'était une petite blonde au visage très rond et constellé de tâches de son. Ses lèvres charnues semblaient perpétuellement étirées en un joyeux sourire et son bavardage tapa très vite sur le système de la nouvelle pensionnaire.
Au milieu de l'exposé parfaitement inintéressant, pour ne pas dire totalement chiant, sur l'histoire de l'institution, de l'ordre monacal et du bâtiment, Axelle put néanmoins apprendre que l'école était spécialisée dans la rééducation des « déviances sexuelles » quoique cela veuille dire. Alma ne répondit à aucune de ses questions sur la « méthode originale » employée, se contentant d'un sourire énigmatique et enjoué. Sur le programme en revanche, la sœur était intarissable : lever aux aurores, messes, cours, corvées… les journées semblaient particulièrement bien remplies pour les pensionnaires, toutes des femmes bien entendu.
Enfin, Axelle fut introduite dans ce qui constituerait son logement pour les mois à venir : une immense salle de pierre au mobilier particulièrement sommaire. Vingt lits étaient alignés en rangées de cinq, séparés uniquement par une petite commode et une table de chevet ; l'intimité était inexistante et la nouvelle pensionnaire n'eut aucun mal à deviner que l'agencement était destiné à empêcher les « élèves » de se masturber dans la solitude d'une chambre.
L'endroit était pour l'instant désert, Alma désigna un lit sur lequel se trouvait une grande robe noire.
— C'est ici que tu dormiras, expliqua la jeune religieuse. Change-toi.
— Quoi maintenant ? Devant toi ?
Alma haussa les épaules.
— Tu peux attendre que les autres reviennent si tu préfères. Je dois vérifier que tu ne gardes aucun effet personnel.
— Super, grommela Axelle. Bah écoute, rince-toi bien l'œil hein.
Elle défit le vêtement, chercha quelques secondes, puis se retourna vers sa chaperonne.
— Y a pas de sous-vêtements ?
— Non. Tu dormiras nue et tu pourras porter une culotte uniquement pendant tes règles.
— Attends, mais t'es à poil sous ta robe toi ?
Les joues d'Alma virèrent à l'écrevisse.
— Oui, souffla-t-elle un peu honteuse.
— Eh bah putain…
Axelle retira son débardeur, libérant la poitrine dont elle était si fière : un 90C (ou D selon les marques) très bien rempli, parfaitement rond et ferme, avec de petites aréoles brunes et des tétons tous mignons qu'elle adorait. Ses seins surplombaient un ventre musclé par des heures à la salle, aux abdominaux saillants, une taille fine et des hanches plutôt larges. La jeune femme était canon, le savait et entretenait savamment sa silhouette.
Elle fit ensuite tomber mini-short et string, dévoilant au regard scrutateur d'Alma ses fesses rondes et larges et ses jambes parfaitement galbées par le sport. Elle se retourna, exhibant son minou rasé aux lèvres charnues et au clitoris relativement menu, tout en écartant les bras en signe de reddition.
— Satisfaite ? demanda-t-elle.
— Oui, oui, tu peux t'habiller maintenant ?
La mine rouge et déconfite d'Alma sonna comme une première victoire. Peu importait ce que réservait la suite, Axelle savait qu'elle pourrait se raccrocher à ce triomphe.
Le froid la gagnant, la jeune femme se dépêcha néanmoins d'enfiler son vêtement. C'était tout ce qu'on pouvait espérer d'une robe de religieuse : descendant au-dessous des chevilles, d'un noir d'encre, couvrant toute la peau à l'exception des mains. La seule partie inhabituelle consistait en un carréblanc sur la poitrine se boutonnant aux épaules et descendant jusqu'au-dessus du nombril. Axelle avait la désagréable impression qu'il suffirait d'un rien pour qu'elle se retrouve les seins à l'air.
Contrairement à ce qu'elle aurait imaginé, le vêtement s'avérait confortable, le tissu couvrait agréablement sa peau et la coupe de la pièce de buste soutenait efficacement sa poitrine. Une coiffe noire et blanche venait compléter le tout.
— Tu es parfaite, commenta Alma lorsqu'elle fut vêtue. Viens, c'est presque l'heure du dîner.
Le souper fut presque aussi déprimant qu'Axelle l'imaginait. Les pensionnaires portaient toute la même tenue et mangeaient à une table séparée de celles occupées par les nonnes. Une dernière était allouée à un groupe de prêtres, dont la plupart étaient fort jeunes et, pour certains, très mignons. Axelle repéra notamment un grand brun au regard rieur qui lui donna immédiatement envie de grimper aux rideaux. A force de le fixer, leurs regards finirent pas se croiser et il lui adressa un sourire chaleureux.
« Toi mon coco, crois-moi que tu vas pas rester puceau longtemps ! » se dit la jeune femme en s'imaginant le chevaucher.
Mère Rosenblum fit enfin son entrée et, une fois assise, récita la prière dans un silence religieux. Puis chacun s'attaqua à son frugal repas, toujours sans un mot. Axelle en profita pour étudier la fille installée face à elle.
C'était une petite rousse, grasse, avec de très longs cheveux frisés. La coupe austère de sa robe ne parvenait pas à cacher ses formes imposantes et encore moins ses seins énormes qui semblaient sur le point de faire craquer les boutons de la pièce de buste.
Ce ne fut que de retour dans le dortoir, après les vêpres que les filles commencèrent à échanger quelques paroles tout en se déshabillant. Axelle ne participa pas, mais écouta attentivement. Toutes les pensionnaires étaient arrivées depuis moins de deux jours, le véritable programme ne commencerait que demain, personne ne savait en quoi il consisterait et chacune allait de sa théorie. Finalement le sujet dériva sur ce qu'elles avaient fait pour atterrir ici.
Sans surprise, tout était lié au sexe. Mais finalement Axelle était la plus dépravée de toutes, la seule à s'être retrouvée dans une partouze. Pour les autres, ça allait au pire jusqu'à un plan à trois, mais les histoires qui revenaient le plus parlaient d'acte avant le mariage, de sodomie ou de relations avec des hommes plus âgés voire mariés. Rien de bien folichon ou qui mérita de se retrouver dans un centre de rééducation pour déviantes sexuelles.
— Alors sœur Alma, comment trouvez-vous la dernière recrue ?
Alma déglutit et se releva en essuyant du bout du pouce la salive qui avait coulé de ses lèvres.
— Elle m'a l'air très rebelle mon père. Je ne doute pas que vous apprécierez de la dresser.
Le père André se permit un sourire satisfait.
— C'est bien ce qu'il me semblait ma fille. Vous pouvez aller vous coucher, la journée a été longue.
— Merci mon père.
— Oh et tant que je vous tiens, frère Raphaël aimerait que vous vous occupiez de ses ablutions demain matin. Il ne tarit pas d'éloges à votre sujet.
— Bien entendu, mon père. Bonne soirée.
Alma s'en alla regagner la solitude de sa cellule. Elle aimait bien frère Raphaël, il était toujours très gentil avec elle. Elle se déshabilla, observa un instant son corps souple dans le miroir, ses seins pointus aux grandes aréoles claires, sa taille marquée, ses hanches particulièrement larges et son pubis touffu. Elle songea à Axelle, à son corps de rêve. Et en se glissant entre ses draps froids, elle conçut de bien impures pensées.
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Commentaires ()
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Mais je suis rassurée.
C'est un bon début, une petite dévergondée qui profite bien de la vie et qui se retrouve dans une situation hors de son contrôle.
Vivement la suite ...
Merci pour ce partage.