Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
End of Intergalactic War. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
End of Intergalactic War.
Chapitre 1
End of Intergalactic War. Concours.
Le portail de la cité de la Nouvelle Sparte s'ouvre pour laisser sortir une nuée de troupes armées jusqu'aux dents. Les pas vifs résonnent sur le sol pierreux. Les phalanges s'organisent en toute hâte, tandis qu'un personnage coiffé d'un casque surmonté de crins de cheval est immobile, bouclier et lance tenus fermement.
— Femmes de Sparte, nous sommes la seule défense de la ville. Nos hommes sont loin et ne pourront arriver à temps. Une armée Asgardienne est en marche contre nous. Nous sommes les seules à pouvoir leurs barrer la route. C'est ici que nous nous défendrons. C'est ici que nous battrons Asgard. C'est ici qu'ils vont mourir.
La capitaine hurle.
— Montrons à nos époux ce qu'on sait faire. Soyez dignes de vos boucliers !
Le corps de l'armée réponds en chœur en tapant les lances contre les boucliers. Le fracas terrorise l'ennemi qui n'est pas loin. Les Asgardiens savent ce qui les attends.
— Ahouu, Ahouu, Ahouu.
— En position de bataille. Ne leur donnez rien mais prenez leurs tout. Un spartiate homme ou femme ne se rend jamais. Nous nous battrons jusqu'à la mort et nous mangerons en enfer.
Le sol tremble. Les troupes ennemies bien plus nombreuses que celles de Sparte sont en vue. Il se passe un long moment pour que les nouveaux arrivants ne soient prêts au combat et prêts à marier le fer. Un passage dans le groupe se fait jour pour permettre le passage d'un cavalier à lourde cuirasse.
— Femmes de Sparte, déposez immédiatement vos épées, vos lances et vos boucliers. Nous vous laisserons la vie sauve selon les règles intergalactiques d'Arcadia.
Un projectile vole dans le ciel et tourne sur lui-même. La lame brûlante couleur de lave effilée à souhait du glaive s'enfonce implacablement dans l'armure. La victime s'écroule à même le sol sous les yeux exorbités des fantassins.
— Venez les chercher vous-même, bande de lopettes...
...
Many, many years ago, when Persia came ashore
Heeding Leonidas' call, the Spartans went to war
Joined by their brothers
A few against the fateful horde
Hellenic hearts are set aflame
The hot gate calls their name
A final stand
Stop the Persians, spear in hand
Form a wall
Live to fall, and live forever
...
Lorsque le nouveau né Spartiate est né il est examiné sous toutes les coutures. S'il est petit, chétif, difforme, souffreteux, prématuré il est placé en cuve de recombinaison génétique. La survie de la planète dépend de cette sélection naturelle. Ensuite il commence la vie avec l'amour de sa mère retirée provisoirement du service. Son père n'est pas présent. C'est un guerrier se couvrant de gloire jusqu'à la mort sur les champs de batailles. Nulle reddition, telle est la loi de Sparte depuis les temps anciens. Les parents reviennent avec leurs boucliers ou sur eux et leurs enfants en feront autant à leur tour rejoignant les héros anonymes et illustres qui ne font plus qu'un.
À l'âge de sept ans, l'enfant est arraché à sa mère pour le début de l'Agoge. Enfant et mère crient, pleurent, séparés par les Gardes qui n'écoutent aucune supplique. Les tranchants acérés des glaives en Vulcantitane effleurent la peau douce du cou maternel. Il est emmené loin et son initiation peut commencer. Il est entraîné à se battre avec honneur, c'est son destin. On lui enseigne à tuer, à mourir, à voler et à ne pas se rendre. Les autres enfants ne sont pas ses amis, point d'amusement pour les futurs soldats de métiers. Un Spartiate n'est pas un potier, un sculpteur ou un forgeron. Son métier c'est la guerre teintée de gloire, d'honneur, de loyauté même s'il doit passer de vie à trépas. Eux aussi doivent passer les épreuves et sont prêts à l'éliminer. Le fouet, la trique, le sang, le froid, la chaleur étouffante, la faim qui tenaille ses entrailles sont ses seuls compagnons d'infortune. Les incessantes corvées, les entraînements intensifs et les nuits froides à même le sol ponctuent ses journées. Les coups de fouets et de triques zèbrent son dos, son ventre et sa poitrine. Le but ultime est de forger de farouches guerriers réputés. Seul les femmes fortes et les hommes forts peuvent être qualifiés de Spartiates. L'élite des soldats de la Nouvelle Sparte, la force la plus implacable de la Galaxie d'Orion.
À l'âge de dix-sept ans, l'adolescente est abandonnée sur une planète inhospitalière avec son bouclier, sa lance et son glaive pour seule compagnie. D'énormes créatures sont à l'affût de ce tendre repas. Elle doit survivre là où bon nombre des siens ont foulés l'herbe haute, ont survécus, et y ont donnés leurs vies. Le barrissement d'une bête terrifiante se fait entendre au loin. L'animal approche et émerge de la canopée. La jeune fille est prise en chasse. Le sol tremble de plus en plus fort à mesure que le chasseur avance. Sa cible l'attire en direction de blocs de roche formant un étroit corridor. Cette stratégie a fait ses preuves lors de la bataille des Portes Chaudes.
Les yeux chargés de malice de la lourde machine à tuer regardent la frêle silhouette lui faisant face. Douze mètres de long pour cinq de hauteur ont faim. Le dinosaure carnivore bipède se pourléche les babines savourant le festin à l'avance. Le majestueux Allosaurus s'engage à la suite de la fille dans le goulot d'étranglement, ignorant qu'il arrive à sa perte. Soudain, il accélère et se retrouve coincé entre les parois. La jeune Spartiate est indemne et se situe à moins d'un mètre de la gueule de la créature. Une odeur putride chatouille les narines de l'adolescente alors que le lézard barrit et referme violemment sa mâchoire tel un métronome. Une longue langue sort de son emplacement couronné de dents tranchantes.
Le glaive s'abat sur cet appendice et coupe l'extrémité sur une longueur de trente centimètres. La proie devenue chasseur ramasse ce bout de chair fraîche et croque dedans emplissant son estomac vide. Abandonnant le reste de langue aux petits charognards, la jeune apprentie guerrière escalade un des murs de pierre pour finir par se laisser tomber sur le dos du dinosaure. L'épée ressort du fourreau et s'enfonce à la verticale dans la colonne vertébrale au plus près de la tête. Les yeux autrefois malicieux se ferment. Les naseaux ne bougent plus. La bête n'est plus. Le temps presse. Un peu de peau et de chair sont prélevés sur la dépouille saurienne. Le reste de la carcasse encore fumante est laissé aux autres animaux qui vont se disputer ce banquet alléchant.
Un an passe sur cette planète. Notre regard se pose sur une forteresse dont les remparts sont garnis de gardes lourdement armés. Les casques noirs et les armures noires du même métal ne brillent pas malgré le soleil. Seuls les capes rouges dénotent dans la tenue vestimentaire réglementaire de l'armée Spartiate. L'un des gardes sonne l'alerte. Sa vue perçante vient de détecter une grande silhouette sur le chemin. Cette dernière se rapproche lentement du camp. Toute la garnison est réunie sur le mur prête pour la défense de la muraille. On distingue clairement un très grand dinosaure parfaitement reconnaissable entre mille. Il s'agit d'un Tyrannosaurus Rex. Le monstre aurait été attaqué en temps normal par les soldats. Mais un détail inhabituel ébahit les troupes. Un curieux personnage chevauche le monstre. Le cavalier est vêtu d'une armure effrayante composée d'ossements de créatures. C'est une vision d'une âme tout droit échappée des Enfers.
Des crânes de carnivores occupent la place des jambières, des épaulettes et des brassards. La cuirasse fabriquée avec des côtes est recouverte de peau rugueuse de teinte rouge tout comme le bas de la tunique. Une poitrine se cache sous cette armure. Un autre crâne couvre la tête en guise de casque tandis qu'une longue crinière brune en émerge. L'étrange équipage se déplace lentement et indifférent aux troupes d'élites qui ne le quittent pas des yeux. Le sol tremble sous le pas lourd de la terrifiante monture. Quelques instants plus tard, les militaires voient la lance et le glaive des apprentis que la demoiselle a conservé. Les battants du grand portail s'ouvrent et laissent passer cette inconnue.
Ainsi la femme que son peuple croyait morte est enfin de retour parmi les siens. Le contingent s'agenouille. Les capitaines lui tendent son équipement de Vulcantitane, alliage indestructible que seule la chaleur d'un volcan peut faire fondre. La nouvelle arrivante prend en main les épées noires et lève les bras en l'air. Les pointes se touchent. La magie du métal unique en son genre liée à la technologie s'active faisant s'enflammer les lames dans un V inversé. Le symbole de Sparte fait de métal et de feu fait se relever l'armée qui hurle un ahouuuu puissant comme celui du Grand Heracles. Le cri résonne dans la plaine environnante affolant les créatures. La jeune fille est prête pour son retour dans sa patrie en Princesse héritière du trône. En partant le jour même, elle peut arriver juste à temps pour la Gymnopédie.
La Gymnopédie est une fête annuelle célébrée exclusivement par les Spartiates depuis sa création dans l'ancienne Sparte en Hécatombéion, équivalent à Juillet-Août selon le calendrier Julien. Ces festivités sont la base de l'identité spartiate. Des générations d'hommes et de femmes y dansent et chantent en chœur dans le plus simple appareil. La chorégraphie se veut guerrière, et pour cause. Chaque spartiate de n'importe quel sexe est un soldat de métier, craint et respecté. Les jeunes s'opposent aux anciens, les anciens aux entre-deux âges. C'est le moment de célébrer les victoires oubliées du passé lointain, du passé d'hier, du présent et du futur sous les yeux bienveillants d'Apollon, d'Artémis et de Léto...
...
Sparta! Hellas!
Then, and again, sing of three hundred men!
Slaughter! Persians!
Glory and death, Spartans will never surrender!
Morning has broken
Today they're fighting in the shade
When arrows blocked the sun, they fell
Tonight they dine in Hell
By traitor's hand
Secret passage to their land
Know his name
Know his shame will last forever
...
Le Prince Gunnar est au bord du Grand Lac de Arwed au Nord d'Asgard. Il est le cadet de Thorvald qui deviendra Roi après leur père Sigfred. C'est un robuste gaillard de vingt-deux ans. Il s'est disputé avec son frère et son père qui lui reprochent encore d'avoir fui devant des femmes Spartiates. À la suite de cette joute verbale, il est parti aussi loin que son cœur lui ordonne d'aller. Pour le moment il est assis sur un tronc au bord du rivage. La surface liquide est calme mis à part de minuscules rides provoqués par les poissons. Son cheval broute l'herbe au pied d'un grand chêne. Ses songes sont interrompus par un sinistre grondement qu'il attribut à Thor, Dieu du tonnerre. Ses yeux se posent sur la voûte céleste ensoleillée. Une boule de feu tombe du ciel et se dirige presque vers lui. L'objet intensément lumineux passe au ras des cimes des arbres et casse des branches au passage avant de s'écraser avec violence dans le lac. La masse sombre se scinde en deux morceaux.
Gunnar s'aperçoit qu'il s'agit d'un vaisseau et prie pour qu'il y ait des survivants. La poupe coule instantanément laissant orpheline la proue qui semble flotter. La partie qui coule fait gargouiller les eaux douces puis le calme revient. Ce n'est que de courte durée. La partie restante s'enfonce à son tour par l'arrière en se dressant peu à peu à la verticale. L'objet inanimé s'immobilise, et semble former une île montagneuse avant d'achever son naufrage dans un vacarme étourdissant. L'homme scrute la surface. Aussitôt il se déleste de la majeure partie de son attirail et plonge avec célérité. Il y a urgence, il se dirige vers un corps qui ne bouge pas. Il l'attrape et nage avec son fardeau vers les galets au sec. Il n'a pas le temps de détailler l'étrange accoutrement de la personne sauvée tout occupé à prodiguer les gestes de premiers secours.
C'est une jeune fille brune qui ne respire plus. De ces mains puissantes, il lui fait un long massage cardiaque. Il lui donne de l'air puis il recommence à appuyer énergiquement sur la cage thoracique. Ça y est, la femme recrache l'eau. Elle est sauvée. Gunnar la regarde sombrer dans l'inconscience. Il se dirige vers sa monture pour prendre ses couvertures roulées pour faire un couchage chaud et confortable pour cette personne en détresse. Il se met en charge de la dévêtir pour qu'elle n'ait pas froid pour la coucher dans les peaux de bêtes. Le moment le plus pénible est lorsqu'il lui retire ses sous-vêtements. Elle est tellement belle à ses yeux qu'il rêve en songe qu'il se marie avec cette inconnue. Ils s'embrassent tendrement après avoir échangé leurs vœux. Son sexe se réveille et c'est à son tour de se réveiller en sortant de sa léthargie.
Prenant sa hache, il coupe suffisamment de bois pour faire un feu en toute hâte. Le feu est pour l'heure allumé sans que la femme ait donné le moindre signe de vie, hormis la couverture soulevée par la poitrine au rythme de la respiration. Gunnar s'absente encore une fois pour revenir avec deux lapins vidés et dépouillés.
Les lapins cuisent et notre homme en profite pour examiner les objets appartenant à la jolie demoiselle. Mais les épées alertent aussitôt sur leur origine. C'est une spartiate, l'ennemie jurée d'Asgard sa patrie. Il se mord les lèvres d'avoir une pensé érotique avec une ennemie fût-elle si magnifique. Mais il hésite longuement à la suite à donner à cette histoire. Mais Gunnar a un souhait plus fort que tout. Il a fait une promesse à sa mère Astrid d'œuvrer pour la paix sur son lit de mort. Cette guerre qui dure depuis des siècles a privé Asgard et Sparte de trop de fils et de filles. Les derniers mots de feu sa parente sont gravés indélébiles dans sa mémoire comme gravé au fer rouge.
"Mon fils, je vais bientôt vous quitter alors que j'aurais tant aimé vous léguer un monde en paix. Promets moi que tu feras en sorte pour que Asgard et Sparte soient amis et renoncent à leur querelles. Promets moi que la paix régnera pour l'avenir de nos enfants. Adieu mon enfant."
C'est décidé. Gunnar compte tenir sa promesse coûte que coûte. Il regarde la jeune femme qui n'a toujours pas bougé. Il veille sur elle, ennemie et maigre espoir de paix. Ce n'est qu'à la nuit tombée qu'un bras bouge un peu sous la couverture. Elle est enfin sortie de son sommeil et analyse la situation. Délicatement, elle palpe son corps à la recherche de la moindre blessure. En revanche, une personne l'a déshabillé totalement. Elle aperçoit un homme blond faisant tourner des lapins sur une broche. Il lui saute aux yeux que cet inconnu lui a sauvé la vie sans chercher à abuser de la situation. Une phrase rompt le silence.
— Bien le bonjour ma chère. Vous êtes enfin réveillé.
— Bonjour Monsieur. Vous m'avez déshabillé mais j'ignore pour quelle raison.
— J'ai dû le faire car vous étiez trempé. Vôtre embarcation s'est abîmé dans le lac et j'ai dû vous repêcher. C'est que l'eau du lac est froide. J'ai pris cette liberté pour vous réchauffer, vous coucher dans les couvertures et faire un feu pour vous réchauffer. J'ai aussi fait à manger et je suppose que l'odeur alléchante de la cuisson de la viande a titillé votre estomac.
— Je vous remercie. Vous m'avez sauvé la vie et vous en suis reconnaissante.
L'homme tend un plateau contenant un lapin entier et un couteau à la jeune femme qui le prend et commence à manger. Le repas se passe en silence sans qu'aucune des parties en présence n'ouvre le dialogue. La jeune femme se régale. L'homme semble être un fin cuisinier qui sait doser un réglage subtil d'aromates. Lorsqu'il ne reste plus que la peau et les os, l'Asgardien reprend la parole.
— Avant toute chose. Je me présente. Je suis le Prince Gunnar de Asgard et je sais que vous êtes de Sparte. Ne vous inquiétez pas, il ne va rien vous arriver. Je vous propose une trêve.
— Une... Une trêve. Pourquoi?
— J'ai fais une promesse à ma mère mourante. Mettre fin à cette guerre qui dure depuis des siècles à cause de la propriété de certaines colonies. Et comment puis-je vous appeler ?
— Effectivement. Asgard nous a volé des terres. Cela devrait prendre fin si Asgard nous rend notre dû. Vous pouvez m'appeler Flavia.
— Je vais essayer de vous les restituer ma chère Flavia. Je vous propose de m'accompagner. J'ai une faveur à demander à mon père.
— Je n'ai guère le choix. Je n'ai plus qu'à me revêtir.
La spartiate se relève toute nue sans prévenir devant le regard médusé du Prince comme si de rien n'était. Flavia s'en aperçoit et commence à remettre sa tenue.
— Chez moi à Sparte, nous célébrons une fête estivale durant le mois de Hécatombéion. Durant plusieurs jours les hommes et les femmes dansent totalement nus. Vous m'avez bien vu toute nue et je suis certaine qu'une réaction naturelle de votre entrejambe c'est produite. Vous voyez, j'ai raison vous rougissez. Quoiqu'il en soit j'espère que nous serons rapide, j'ai hâte d'assister et de participer à la gymnopédie imminente.
— Allons-y. J'avoue que vous êtes désirable. J'ai songé en vous voyant que je serait le plus heureux des hommes si j'étais vôtre époux.
C'est ainsi que les héros prennent la route pour rejoindre la cour, à la différence que Flavia est tendue en raison de sa présence en territoire ennemi. Son esprit de guerrière farouche est en éveil, sa main droite caresse la poignée d'une de ses épées. Sa lance doit se trouver au fond du lac, inaccessible et d'aucune utilité. Ils ont une longue route à faire pour rejoindre la civilisation. En revanche, les derniers mots prononcés par Gunnar ont causé l'effet d'un uppercut dans l'esprit de la future Reine de Sparte. Ses sentiments s'entrechoquent. Elle est assaillie par le code d'honneur Spartiate et par ce que lui dicte son cœur. C'est vrai que quand on y regarde de plus près que le Prince Gunnar est assez bel homme mais c'est ton ennemi. Embrasse le, et épouse le. Non tue le, qui te dis que tu peux lui faire confiance. Elle chasse pour un temps ses songes contradictoires...
Quelques dizaines de kilomètres plus loin des pensées hautement érotiques humidifient la culotte de cuir qu'elle porte. Elle ressent une humidité croissante au plus près de ses lèvres intimes qu'elle n'a jamais ressentie auparavant. Flavia résiste à son envie d'attraper Gunnar et de le plaquer contre un arbre. La résistance est vaine. Avec autorité, elle jette les casques sur le sol herbeux couvert de fougères et l'embrasse passionnément. Les mains de l'homme se posent sur les hanches féminine. Un renard assiste à cette étreinte passionnée et s'éloigne tout heureux de ne pas devenir un vêtement. L'intense baiser prend fin. L'amoureuse s'agenouille et s'affaire à baisser le pantalon et le slip de peaux tannées libérant un attribut masculin parfaitement érigé. L'érection de la verge de quatorze centimètres est à son point culminant.
Un petit baiser est appliqué sur le gland. La langue parcourt ensuite le pieu de chair. Puis la cavité buccale s'ouvre pour enfourner le sexe offert. Les lèvres glissent sur la hampe et commence un lent mouvement de va-et-vient. Les bruits de succion brisent le silence. L'homme et la femme savourent l'instant. Les partenaires se regardent mutuellement dans les yeux pendant ce moment magique. Gunnar fait se relèver sa compagne. Elle prend l'initiative de retirer le ceinturon de son compagnon et laisse choir la ceinture, l'épée Viking et son fourreau dans les fougères. Il fait de même avec l'ensemble liés aux glaives. Les éléments d'armures tombent les uns après les autres. L'Asgardien dénoue la tunique couvrant le corps féminin tant désiré aperçu près du lac. La femme se débarrasse de son unique sous-vêtements pour finir par faire voler la tunique de l'homme.
Il la pousse vers un tronc pour lui faire l'amour à la hussarde. Le gland s'approche des lèvres roses dont s'écoule quelques gouttes de liquide féminin. La verge pénétre. L'hymen déchiré arrache un cri de douleur à la vierge tandis que Gunnar lui embrasse la nuque avec passion. Des traces de sang font leur apparition sur le phallus qui entame son lent mouvement. Le pic coulisse doucement dans le fourreau soyeux jusqu'à la garde tandis que la belle ahanne d'un plaisir non feint. La bourse percute l'entrejambe de la jeune femme à un rythme monotone de croisière. La poitrine se balance au même tempo. Soudain l'homme reste enfoncé dans le conduit féminin et émet un long grognement signe de sa jouissance après cette brève étreinte. Sa partenaire n'est pas en reste avec son violent orgasme qui la prend par surprise. Il se retire enfin, quelques gouttes de cyprine, de sperme et de sang mêlés coulent. Les voyageurs se réajustent après ce bref intermède...
...
Sparta! Hellas!
Then, and again, sing of three hundred men!
Slaughter! Persians!
Glory and death, Spartans will never surrender!
Sparta! Hellas!
Then, and again, sing of three hundred men!
Slaughter! Persians!
Glory and death, Spartans will never surrender!
...
Nous retrouvons la trace du Prince Gunnar aux portes de la forteresse mais Flavia a disparue. L'homme est triste. Des blessures d'où perlent son sang couvrent l'intégralité visible de son corps. Il n'a plus son casque. Le sommet de sa tête est couvert d'un bandage partiellement teinté de rouge. Son bouclier est fendue. Le fourreau de son épée pend à son flanc gauche, vide. Sa cape est en haillons et son pantalon est déchiré. Une de ses épaules est nue, la protection devant s'y trouvé pend. Signes évidents qu'un rude combat s'est joué. Sur le chemin, il ne dit mot à quiconque. Il est dans ses tristes pensées lorsque son père l'interpelle.
— Bonjour Mon Fils, tu n'as pas l'air dans ton assiette. Que ce passe t'il ? Et ton uniforme. Tu t'es battu ?
— Bonjour père. Je suis triste car j'ai été incapable de tenir la promesse faîte à maman. J'étais à deux doigts de faire naître la paix. Une opportunité me tendait les bras. Je me suis aussi battu face à des adversaires féroces.
— Je te crois. Vas te reposer et profites-en pour te laver. Tu empeste comme un bouc. Tu m'expliqueras tout ça plus tard. Je vais aller voir mes Généraux qui ne sont pas capables de contrecarrer une incursion ennemie...
...
Un mois plus tard, le Roi d'Asgard et ses fils se dirigent vers la salle du trône pour s'entretenir avec le Roi de Sparte Astinos III accompagné de sa fille Flavia qui leurs ont demandés audience. Cette demande est un premier pas vers la paix inespérée auquelle le bon Roi Sigfred compte donner une suite favorable. Ses aïeux ont pourtant tout tenté pour y parvenir sans succès éconduits par les générations successives des Rois Spartiates. Les Gardes Royaux poussent les battants de la lourde porte de la Grande Salle pour les laisser entrer. Aussitôt, Gunnar réagit et reconnaît cette chevelure brune de la femme qu'il voit de dos.
— Flavia !
Elle se précipite vers son sauveur et l'embrasse pour la seconde fois en s'agrippant à son cou sous les regards intrigués de Sigfred et Thorvald.
— Gunnar, je t'aime. Je t'aime. Tu me rend folle. Je n'ai jamais été heureuse depuis que ma Garde personnelle nous a retrouvé et t'as assommé.
Elle lui prend une main pour la poser sur son ventre de femme.
— C'est grâce à ce petit être qui grandit dans mon ventre que mon père a consenti à ce que je vienne te voir.
— C'est vrai mon amour. Je vais être père. Veux-tu m'épouser ?
— Oui. Mais à mes conditions. L'enfant aura un nom Grec et suivra l'éducation traditionnelle de Sparte.
— Mais pourquoi ?
— Parce que seules les femmes de Sparte mettent au monde des hommes vaillants.
— Ha ha ha. Vous les femmes Spartiates êtes fascinantes. Reculer est un mot qui vous est étranger. Mes fesses se souviendront encore longtemps de la déculottée que vous nous avez infligés. Au fait c'était quoi ce gros lézard qui m'a grogné dessus ?
— Nous les Spartiates avons une réputation à défendre. Ah Lui, c'est Ares. Il est doux comme un agneau lorsque je le monte mais il arrive qu'il ait un sale caractère. Il faudra que je t'en procure un pour que nous puissions chevaucher ensemble.
— Oh non, non, je refuse. Hors de question que je monte sur un dragon.
— Ce n'est pas un dragon, gros bêta.
Le Roi d'Asgard s'adresse alors à son homologue.
— Je vous salue mon Cher Astinos. Je crois que maintenant il va vraiment y avoir des relations durables entre nos nations. En revanche, il serait judicieux que nous préparerions le mariage de ces deux là. Et si nous en discutions devant un verre d'hydromel. Et aussi des termes de votre rédition.
— Bien le Bonjour. Mais je serais intraitable. Le mariage se fera à la mode de chez moi.
— Ah non. Un mariage à l'Asgardienne.
— Non à la Spartiate.
— Mais Astinos, rangez votre arme.
— Venez la prendre, Asgardien...
Thorvald intervient tout en riant.
— Et pourquoi on ne ferait pas plutôt deux cérémonies.
— Il est futé, ça me plaît. Allons voir cet hydromel que vous m'avez promis et laissons seuls nos petits amoureux...
...
Le premier vendredi a lieu le mariage à la mode d'Asgard, sous les yeux de la Déesse Frigga, seul jour en usage pour célébrer les mariages dans la culture D'Asgard et chez les Vikings. Les époux échangent leur anneaux d'or finement ouvragés pour l'occasion avant de s'embrasser devant l'élite des sociétés Spartiates et Asgardienne. Le prêtre païen donne le symbole important dans l'union célébrée, une clé. Chaque invité y va de son présent de mariage souvent constitués d'armes forgées et d'excellentes factures, ornées d'or, d'argent, et de pierres précieuses. Le présent du Rois Sigfred est infiniment plus riche que tout autre. Les planètes de la discorde sont restituées à Sparte.
Une fête monumentale s'ensuit avec les mets les plus délicats et raffinés. L'hydromel coule à flot. La célébration se passe dans une ambiance bon enfant avec des danses et des jeux. Cependant le Rois Astinos découvre qu'il n'a pas le pied marin dans un jeu dans lequel il doit faire la course avec son homologue Asgardien en sautant de bouclier en bouclier. Le bouclier se cassant en deux sous l'hilarité générale.
Le lendemain, le cortège part pour Sparte pour célébrer le second mariage au regard des traditions Spartiates, non sans oublier un petit présent d'hydromel offert à Astinos par Sigfred. Le premier cité se promit d'offrir à son comparse des amphores de vins de sa propre cave.
Le mariage à la spartiate est beaucoup plus simple. La chevelure de la mariée est coupée à ras. Il n'y a pas à s'inquiéter, les cheveux vont repousser. La nouvelle Sparte s'est affranchie d'obliger les femmes à garder les cheveux courts. Les archives attribuent ce changement à une décision du Roi Dilios III, grand-père de Astinos. La princesse Flavia est parée d'une tunique d'homme et attend patiemment dans la chambre plongée dans la pénombre que son époux vienne l'enlever. Mais ceci est une autre histoire.
Fin
Note, les passages en anglais constituent une chanson de Sabaton. Sparta.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Les Zoulous également ignoraient l'arc. Sous le règne de Chaka, tout guerrier qui revenait sans sa sagaie était exécuté.
Oui merci, c'est d'ailleurs la raison dans laquelle les 300 de Léonidas n'utilisent que les lances et les glaives et se moquent des Perses. Il aura fallu la guerre de Troie pour que les grecs utilisent l'arc.
Du coup j'ai ajouté cet effet de lame rougie par le feu d'origine technologique qui fait son petit effet lors de la remise des armes à la Princesse et lors de la scène d'entrée.
C'est ingénieux de votre part.
Je te remercie, malheureusement de beaux chapitres auraient pus sortir de mon imagination. Mais nous ne sommes pas à l'abri d'une histoire dérivée.
Je suis resté dans l'ambiance péplum avec quelques ajouts afin de préserver l'honneur au combat de ces peuples qui étaient respectueux des femmes.
Je me suis régalé à leur donner une place de guerrières égales des hommes. Autrefois les femmes de Sparte apprenaient la lutte et le javelot et pouvaient divorcer ou se marier librement et bien d'autres choses.
Il faut savoir que dans la culture grecque que l'arc et les flèches étaient considérés comme des armes de lâches, d'où l'absence des vaisseaux de combat. Ces derniers sont plutôt à vocation de transport.
En sommes, c'est une bonne histoire. J'aurais cependant aimé en lire un peu plus sur la rencontre de Flavia et Gunnar, au vu de leur origine, une rencontre musclée aurait rendu plus de force à leur étreinte et aurait été plus fidèle aux caractères de ces peuples. Pourtant, il ne faut pas oublier la raison de la non-violence de Gunnar, car une promesse faite à sa mère est quelque chose de sacrée et inflexible. Ceci explique la scène non violente de sa part. Après tout, nous sortons des
stéréotypes ainsi.
Mais j'ai bien aimé quand même, ça change pas, ça.
J'ai trouvé le scénario fait au hachoir et l'écriture syncopée.
C'est aussi le premier texte réalisé sans services d'un correcteur.