Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'aide — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'aide
Chapitre 1
Mon téléphone indique tout juste 6h, alors que je referme la porte derrière moi. Je quitte le silence de la rue pour pénétrer dans celui, plus feutré encore, du hall d'immeuble.
Une volée de marche plus loin, et la salle de sport s'offre de nouveau à mes yeux. Quelques habitués s'entraînent déjà, comme bien souvent. Le son des machines et les souffles agités se mêlent aux bruits de pas qui proviennent des rares tapis de courses en marche.
Une volée de marche plus loin, et la salle de sport s'offre de nouveau à mes yeux. Quelques habitués s'entraînent déjà, comme bien souvent. Le son des machines et les souffles agités se mêlent aux bruits de pas qui proviennent des rares tapis de courses en marche.
Le sac est vite déposé dans le casier. Je m'étire doucement pour tenter de chasser la fatigue de mes membres encore engourdis par le sommeil, et je profite du passage devant le miroir pour contempler succinctement le corps qui me fait face.
En mettant de côté les yeux encore bouffis, la nana que je contemple de la sorte me plaît toujours autant ; je plie la jambe pour en admirer la forme. Le legging se tend et révèle un peu la teinte claire de ma peau. Désireuse de perfectionner le moindre centimètre que je peux travailler, j'abandonne bien vite mon reflet pour retourner dans la salle, non sans avoir généreusement rempli ma bouteille d'eau à la fontaine.
Au fil des minutes, je me réveille en douceur sur un des vélos qui jouxte la baie vitrée, et j'en profite pour contempler la rue déserte et les quelques passants qui osent l'arpenter si tôt. Les premières lueurs de l'aube pointent le bout de leur nez, et je profite de la tranquillité du coin des machines pour passer au rameur.
Alors que j'imagine avec un plaisir presque indécent mes muscles fins rouler sous ma peau, je déploie des efforts de plus en plus importants pour que la machine s'actionne. Le bruit régulier me plonge dans une sorte de douce transe, et je me rends bien vite compte que ma séance touche à sa fin, quand l'établissement accueille lentement une foule grandissante de braves.
Alors que j'imagine avec un plaisir presque indécent mes muscles fins rouler sous ma peau, je déploie des efforts de plus en plus importants pour que la machine s'actionne. Le bruit régulier me plonge dans une sorte de douce transe, et je me rends bien vite compte que ma séance touche à sa fin, quand l'établissement accueille lentement une foule grandissante de braves.
Un nouveau coup d'œil rapide dans le miroir, et je m'isole dans une des cabines de douche. L'eau chaude coule dans mes cheveux et sur mes yeux mi-clos. Elle coule également dans la douche adjacente à la mienne, et c'est au son des pommeaux que je pratique mes derniers étirements.
C'est à ce moment qu'un étrange détail me saute aux yeux ; la tête au niveau des genoux pour étirer le bas de mon dos, les pieds de mon voisin de douche apparaissent alors dans mon champ de vision. Ce n'est pas la première fois que cela arrive, au contraire : c'est tout à fait courant, surtout que les cabines ne sont pas complètement isolées les unes des autres.
Cependant, il y a un je-ne-sais-quoi de curieux dans les petits mouvements de ses pieds. Intriguée, je prolonge un peu l'étirement en cours avant de me rendre compte que les pieds en question semblent agités de petits spasmes, ou plutôt de crispations involontaires.
L'évidence de la situation me saute aux yeux, et c'est avec une espièglerie toute renouvelée que je me redresse pour plaquer ma joue au mur et laisser mon regard traîner dans l'interstice qui s'offre à ma curiosité. Bien malheureusement, je ne vois pas grand-chose de ce qui se déroule chez ce sportif manifestement très heureux de terminer sa séance. Les bruits répétés des éclaboussures d'eau me donnent tout juste à penser que je ne me trompe pas... Et apparemment, le plaisir personnel que le personnage est en train de s'offrir prend une tout autre dimension : sa respiration saccadée me parvient entre deux bruits aqueux, et je vois même son avant-bras et son front se coller au mur. En silence, il rougit. L'effort tend tout son être, et je finis par le reconnaître.
C'est un autre habitué de la salle. D'un âge comparable au mien, je ne l'ai jamais plus remarqué que ça : l'homme est dans la moyenne, et c'est presque drôle de le voir dans cette situation... Cependant, lorsque la main agitée entre à son tour dans le peu d'espace que me révèle la fente, la scène devient appréciable. Ma curiosité prend une tout autre saveur, et une douce transe me gagne alors.
Progressivement, je ne vois plus le front, le bras. Je n'entends plus l'eau ou les rares passages dans les vestiaires. Tout ce que je vois, c'est ce morceau de chair brillant ; rosi à force de travail, luisant et savonneux. Pas particulièrement beau dans le sens premier du terme, mais attrayant. Une grosse veine gonflée à bloc le nourrit, battue par la main rapide et sûre du type. L'eau finit par rincer toute la mousse et ne reste que la peau, fine et appétissante. Les bruits visqueux se transforment en battements plus discrets, plus fermes.
Mon regard est bloqué sur ce membre dont je ne parviens même pas à voir l'entièreté. Les yeux scotchés à cette intimité maltraitée et exposée, je ne fais même plus attention à mes propres gestes.
Frustrée, je ne peux que contempler avec fascination les spasmes qui animent tout son être. Une ultime contraction, et la chaleur s'empare de moi tandis que les traits blancs et visqueux s'écrasent contre le mur. Les dernières gouttes coulent le long de ses doigts, et les larmes qui s'étalent sur le mur rejoignent lentement le sol, pour se mélanger avec les restes de savon.
Frustrée, je ne peux que contempler avec fascination les spasmes qui animent tout son être. Une ultime contraction, et la chaleur s'empare de moi tandis que les traits blancs et visqueux s'écrasent contre le mur. Les dernières gouttes coulent le long de ses doigts, et les larmes qui s'étalent sur le mur rejoignent lentement le sol, pour se mélanger avec les restes de savon.
Ce n'est que bien après que l'homme soit sorti de la douche que je reprends enfin mes esprits. Le souvenir de la coulée gluante tombant lentement dans l'eau me revient en tête, et mes pensées flottent doucement au gré de l'eau qui n'a eu de cesse de couler sur moi.
Je peux enfin achever de me laver. L'humidité qui a gagné mes doigts part lentement rejoindre le foutre et la mousse, le long du mur.
Je peux enfin achever de me laver. L'humidité qui a gagné mes doigts part lentement rejoindre le foutre et la mousse, le long du mur.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Cela me rappelle certaines situations similaires que j'ai vécu.