Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'aide — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'aide
Chapitre 8
Les cliquetis des couverts se fracassent contre le plafond bas du restaurant. Les conversations se mêlent dans le joyeux brouhaha caractéristique d'une pause midi dans une zone de bureaux des plus banales.
Un collègue évoque une énième série Netflix en cours, sujet sur lequel ne manque pas de rebondir la petite dernière, bien trop heureuse d'avoir une conversation à laquelle se greffer. De mon côté, je préfère noyer mon regard dans l'eau de mon verre qui s'agite doucement au rythme des vibrations ambiantes.
Une autre série arrive dans la conversation, une qui fait un peu moins l'unanimité dans ce monde de cols blancs ; apparemment, elle serait un peu trop explicite, impossible à faire tourner en fond à l'heure du repas devant les enfants. Des morceaux de chair par-ci par-là, une fesse qui passe à l'écran avec une main dessus. Un sourire poli étire mes lèvres.
Mais c'est le mépris qui m'anime, alors que je peste de tout mon être contre ces personnes médiocres aux vies médiocres, incapables en apparence de s'ouvrir le moins du monde à un univers dans lequel je baigne au quotidien. Une telle réflexion ne me vient pas aussi facilement, d'habitude… mais d'habitude, je n'ai pas une semaine complète d'abstinence dans les jambes.
Un collègue évoque une énième série Netflix en cours, sujet sur lequel ne manque pas de rebondir la petite dernière, bien trop heureuse d'avoir une conversation à laquelle se greffer. De mon côté, je préfère noyer mon regard dans l'eau de mon verre qui s'agite doucement au rythme des vibrations ambiantes.
Une autre série arrive dans la conversation, une qui fait un peu moins l'unanimité dans ce monde de cols blancs ; apparemment, elle serait un peu trop explicite, impossible à faire tourner en fond à l'heure du repas devant les enfants. Des morceaux de chair par-ci par-là, une fesse qui passe à l'écran avec une main dessus. Un sourire poli étire mes lèvres.
Mais c'est le mépris qui m'anime, alors que je peste de tout mon être contre ces personnes médiocres aux vies médiocres, incapables en apparence de s'ouvrir le moins du monde à un univers dans lequel je baigne au quotidien. Une telle réflexion ne me vient pas aussi facilement, d'habitude… mais d'habitude, je n'ai pas une semaine complète d'abstinence dans les jambes.
Je vide mon deuxième verre d'eau, à force de siroter par manque d'occupation. C'est quand je le repose que mon regard croise le sien. Je reconnais tout de suite ces traits, bien malgré moi. Même en l'absence de la rougeur caractéristique de l'effort ou sans l'eau de la douche et la mousse du shampooing couvrant son visage, les souvenirs ressurgissent. Frappés d'un sceau libidineux, les sons et les images reviennent avec vivacité.
Une seconde s'écoule, et je détourne les yeux.
Honteuse de ce réflexe malheureux, je recherche à nouveau son regard. Pas très compliqué, il est assis deux tables plus loin et me fixe discrètement, entre deux bouchées de son plat de résistance.
Il semble bien habillé, mais pas de façon trop onéreuse. D'après sa tenue et sa façon de se comporter avec ses collègues, il me semble être un employé comme un autre. Il doit être surpris de mon apparence, bien différente de la normalisation que la tenue de sport apporte chez tous les membres de la salle. Il sera intéressant de voir si nos statuts sociaux différents apportent un changement notable dans son comportement envers moi. Ou dans le mien envers lui.
Mon bas-ventre meurtri par le manque et la masturbation me taraude... J'ai envie de jouer avec lui. Après tout, c'est ce que le salaud qui me prive à la maison souhaite que je fasse, non ? Et puis bon, ce n'est pas comme s'il était pénible de provoquer une situation me permettant de le revoir…
Une seconde s'écoule, et je détourne les yeux.
Honteuse de ce réflexe malheureux, je recherche à nouveau son regard. Pas très compliqué, il est assis deux tables plus loin et me fixe discrètement, entre deux bouchées de son plat de résistance.
Il semble bien habillé, mais pas de façon trop onéreuse. D'après sa tenue et sa façon de se comporter avec ses collègues, il me semble être un employé comme un autre. Il doit être surpris de mon apparence, bien différente de la normalisation que la tenue de sport apporte chez tous les membres de la salle. Il sera intéressant de voir si nos statuts sociaux différents apportent un changement notable dans son comportement envers moi. Ou dans le mien envers lui.
Mon bas-ventre meurtri par le manque et la masturbation me taraude... J'ai envie de jouer avec lui. Après tout, c'est ce que le salaud qui me prive à la maison souhaite que je fasse, non ? Et puis bon, ce n'est pas comme s'il était pénible de provoquer une situation me permettant de le revoir…
Les plats arrivent et repartent, le repas touche à sa fin, et celui de mon futur jouet semble en être à peu près au même point. Alors que je le vois se lever du coin de l'œil, je murmure quelques excuses auprès de mes passionnants collègues pour partir avant eux.
Dehors, j'ai l'impression que lui aussi a trouvé une excuse pour s'isoler. Une dizaine de mètres nous sépare, alors que je le suis jusqu'à ce qui semble être sa voiture. Une petite berline sans prétention, propre : à l'image de l'homme. Je me demande un instant ce qu'un passant pourrait imaginer en voyant la directrice du service RH rejoindre un employé d'une autre entreprise dans sa voiture, en pleine pause midi.
Mon sexe suintant écarte vite cette question de mon esprit, et ma démarche assurée me mène plus près de lui, alors qu'il ouvre sa portière et se tourne vers moi.
Le sourire qu'il arborait en entrant dans la cabine de douche n'est plus aussi présent, en plein jour. C'est bien ce que je pensais. Devant cette inversion du rapport de force, l'assurance perle dans ma voix quand les mots franchissent mes lèvres :
• Est-ce que tu peux nous trouver un endroit calme pour me parler un peu plus en détail de ce que tu souhaitais m'apprendre à la salle ? Sur les charges libres, je crois ?
La référence à notre première conversation brise la glace, et je le vois acquiescer en s'installant derrière le volant.
Mon sexe suintant écarte vite cette question de mon esprit, et ma démarche assurée me mène plus près de lui, alors qu'il ouvre sa portière et se tourne vers moi.
Le sourire qu'il arborait en entrant dans la cabine de douche n'est plus aussi présent, en plein jour. C'est bien ce que je pensais. Devant cette inversion du rapport de force, l'assurance perle dans ma voix quand les mots franchissent mes lèvres :
• Est-ce que tu peux nous trouver un endroit calme pour me parler un peu plus en détail de ce que tu souhaitais m'apprendre à la salle ? Sur les charges libres, je crois ?
La référence à notre première conversation brise la glace, et je le vois acquiescer en s'installant derrière le volant.
Assise à la place passager, je laisse les rues défiler sous mes yeux. Mes jambes sont serrées dans le fourreau de ma jupe de tailleur ; je n'ose pas les bouger d'un pouce, de crainte de sentir de nouveau ce glissement devenu si commun en ces temps de disette sexuelle.
La voiture ronronne doucement, et je profite de ce trajet dont je ne connais pas la destination pour observer le conducteur à la dérobée. Ses mains sont aussi veineuses que dans mes souvenirs, mais pas aussi rouges. Pas grave, cela peut s'arranger avec quelques efforts, non ? Son jean cache mal ses états d'âmes. Cette partie de son anatomie, elle, doit être aussi rouge et veineuse que dans mes souvenirs.
Cette pensée m'arrache un sourire, et mon cœur s'accélère brusquement. Là, je ne peux retenir le frottement de mes jambes. Comme je le craignais, il règne une belle humidité ici-bas.
J'ai presque l'impression que l'odeur de mon sexe envahit l'espace restreint de la voiture. Ou alors, s'agirait-il du sien ? Ou peut-être est-ce mon imagination ?
La voiture ronronne doucement, et je profite de ce trajet dont je ne connais pas la destination pour observer le conducteur à la dérobée. Ses mains sont aussi veineuses que dans mes souvenirs, mais pas aussi rouges. Pas grave, cela peut s'arranger avec quelques efforts, non ? Son jean cache mal ses états d'âmes. Cette partie de son anatomie, elle, doit être aussi rouge et veineuse que dans mes souvenirs.
Cette pensée m'arrache un sourire, et mon cœur s'accélère brusquement. Là, je ne peux retenir le frottement de mes jambes. Comme je le craignais, il règne une belle humidité ici-bas.
J'ai presque l'impression que l'odeur de mon sexe envahit l'espace restreint de la voiture. Ou alors, s'agirait-il du sien ? Ou peut-être est-ce mon imagination ?
Un parking à étage, parfait. Le dernier étage : encore mieux. Quelques autres véhicules sont déjà présents, mais tout est calme.
Si le type était un tueur ou un violeur en série, personne ne me retrouverait. Mais le regard qu'il tourne vers moi éloigne toutes ces pensées. Il est aussi excité que moi, et de la même manière : une admiration pas si secrète l'anime, et nous désirons tous deux la même chose. Sauf que c'est moi qui ait l'initiative, maintenant.
La porte de la voiture claque derrière moi, alors que je passe à l'arrière. Il m'imite, et nous nous retrouvons alors face à face sur la banquette arrière. Chacun assis dans un coin.
• Je n'ai pas beaucoup de temps, j'ai des rendez-vous tout l'après-midi. Alors ne tournons pas autour du pot : montre-moi ta queue.
Si le type était un tueur ou un violeur en série, personne ne me retrouverait. Mais le regard qu'il tourne vers moi éloigne toutes ces pensées. Il est aussi excité que moi, et de la même manière : une admiration pas si secrète l'anime, et nous désirons tous deux la même chose. Sauf que c'est moi qui ait l'initiative, maintenant.
La porte de la voiture claque derrière moi, alors que je passe à l'arrière. Il m'imite, et nous nous retrouvons alors face à face sur la banquette arrière. Chacun assis dans un coin.
• Je n'ai pas beaucoup de temps, j'ai des rendez-vous tout l'après-midi. Alors ne tournons pas autour du pot : montre-moi ta queue.
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