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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'aide — Chapitre 12 · Vices sans fin

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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euphemizm
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L'aide

Chapitre 12 · Vices sans fin

Une boule de plomb vient se loger dans mon ventre. C'est la réalité qui me rattrape avec une violence inattendue. Jusqu'à maintenant, tout n'était que fantasmes, délicates rêveries et succulentes provocations.
Mais là, c'est beaucoup plus que ça. L'érection qui se frotte à chacun de mes pas contre le tissu de mon boxer détrempé me rappelle avec cynisme le moindre geste ou la plus petite parole qui ont menés à pousser ma femme devant cet inconnu. Plus rigide à chaque seconde qui s'écoule, mon membre finit par effacer la panique qui s'est emparé de moi devant cette terrible photo.
Ne restent que les traces de mon amertume, mélangées aux puissantes effluves d'excitation.
J'ai à peine le temps de m'en remettre qu'une seconde image arrive, plus suggestive encore.
Cette fois-ci, ma belle garce est agenouillée sur le lit, presque totalement de dos. La mini-robe remontée laisse apparaître son fessier de rêve. L'invitation présente sur son visage n'en est que plus présente, le plug à visser toujours serré contre la pulpe de ses doigts.
Quelques secondes s'écoulent de nouveau, avant que je ne martèle un message sur le clavier tactile. N'importe quelle réponse fera l'affaire, pour peu qu'elle se rappelle que je suis là.
    • Lui qui souhaitait contempler ton cul, tu le lui sers sur un plateau d'argent.
À la relecture, je me rends compte de la pointe d'hésitation qui transparaît dans mes mots. Cependant, il ne s'écoule que quelques secondes avant qu'un petit message moqueur ne pointe le bout de son nez dans ma messagerie instantanée :
    • Si peu. Tu n'es pas le seul à être frustré, il n'en a pour l'instant pas vu plus que ça. Mais ça n'a pas eu l'air de le déranger pour autant, les expressions qu'il a pu contempler sur mon visage ont eu l'air de lui plaire.
La chaleur m'envahit tout entier au fil des messages, que je l'imagine composer devant l'impatience grandissante du mâle présent devant elle. Je chasse toute trace de doute de mes réponses.
    • Je ne peux que le comprendre. Tu es toujours aussi appétissante, quand tu te branles. Tes pupilles grandissantes, le rouge qui te monte aux joues, le bruit du vibro ou les glissements du gode. Tout est jouissif, lorsque tu te décides à offrir un tel spectacle.
Un instant s'écoule, me laissant pensif. Nouvelle notification.
    • Je suis flattée. En attendant de te laisser assister à ce genre de show, je lui laisse le téléphone quelques minutes, pour que tu puisses recevoir quelques photos. J'espère que tu apprécieras la scène aussi. Après tout, il faut partager : tu as eu le droit d'admirer mon cul il n'y a pas si longtemps que toi, maintenant c'est à son tour de se rincer l'œil.
Je me rends alors compte que mes pas m'ont guidé dans le petit parc de notre lotissement. Assis sur un banc, j'attends la suite. Un couple passe le long des allées de gravier, me jetant à peine un regard. Un vélo passe dans l'autre sens, quelques minutes plus tard. À chaque instant, je ressors mon téléphone, espérant y voir une notification que je n'aurais pas senti dans ma poche.
Puis, après maintes déceptions, la photo tant attendue arrive enfin !
Adieu la chasteté des premières images, à la limite de la provocation prude. Penchée en avant, l'arrière-train exposé bien en face de l'objectif, je peux maintenant voir le moindre repli de l'intimité de ma moitié. La photo est prise de plus près que celles d'avant, sans être trop proche. J'imagine le genou que l'homme a posé à même le lit pour se pencher vers elle, et observer ce qu'elle lui montre. L'odeur de ses fluides doit lui monter aux narines, entêtante. Le salaud.
Cependant, j'ai l'impression que ce cliché a maintenant quelques minutes, car sur celui qui suit, le plug vissable vient d'entamer son long trajet dans le tunnel baillant qui apparaissait encore vide et sombre juste avant. La tête de l'objet a disparu dans le petit trou dilaté par la cheville de verre poli fichée dedans. La main crispée sur une fesse, elle écarte bien ses miches charnues et musclées. « Regarde, comme je sais les ouvrir pour un autre ! », semble-t-elle me dire. Le clin d'œil aux mauvais traitements infligés il y a peu sur l'épais tapis de notre salon me fait chavirer.
L'autre main semble manier avec aise l'objet de verre vers sa cible. L'humidité qui fait briller les lèvres rougies juste en-dessous en dit long sur le plaisir qu'elle tire de sa propre exhibition. La chair visqueuse m'hypnotise ; elle luit au diapason de l'émotion qui me gagne au fil des minutes, immobile sur mon écran malgré le mouvement figé que je visualise encore et encore.
Je ne reste pas longtemps sur ma faim : la troisième photo arrive peu après. Elle montre la moitié du jouet fichée dans le tunnel. La tête doit être rentrée en contact avec les muqueuses. Je me souviens encore de ce moment, dans un autre lieu et en d'autres circonstances. Le délice de la sensation de résistance au bout de mes doigts me revient en tête. Les soupirs, les gémissements provoqués par chaque petite rotation du poignet. Tout cela revient avec force en moi alors que je contemple les épaisses gouttes couler le long de sa cuisse sur mon petit écran.
Plus le temps passe, et plus mon regard s'éternise sur ces gouttes de plaisir. Les minutes s'étirent avec une élégance propre à ce genre de situation, qui se transforme en une torture des plus infâmes.
Rien. Plus un mot, plus une image.
Dix minutes durant, j'attends la vibration salvatrice. J'attends l'image qui me montrera ce cul rempli, l'objet enfin vissé à bloc. Ou l'image qui me montrera cette main masculine qui hante mes pensées. Celle qui crèvera l'abcès, tenant fermement la fesse laissée libre par ma libertine de compagne. Mes pensées courent le long des veines saillantes de cette poigne musclée par les séances matinales à la salle. Je l'imagine puissante, un peu plus large que la mienne. Calleuse, presque désagréable au toucher de par son manque de douceur. La peau rêche aurait tout le loisir de se frotter à la douceur de la peau de pêche de ma moitié. Cela aurait le mérite d'être explicite, de ne laisser aucun recours à mon imagination tordue.
C'est ça ! Ce serait un soulagement d'enfin voir l'objet de mon inquiétude, de pouvoir mettre un corps sur cette image si nébuleuse.
Mais rien ne vient. Pas le moindre texte, ni la moindre photo. Pas de trêve pour mon cœur battant à tout rompre depuis que je suis sorti.
Incrédule, j'observe le soleil se coucher. Alors, je me redresse dans la fraîcheur naissante de la soirée. L'impatience se fait douleur, presque physique : à la manière du désir qui m'a brûlé la gorge et les entrailles tout au long de ce début de soirée.
Le temps que le bain coule, les pensées ne cessent de traverser mon esprit, toujours plus rapides et nombreuses.
Aurais-je perdu ce pari ? Aurais-je trop attendu ? Sa frustration serait-elle si présente ?
Ces questions viennent et repartent, au milieu des scènes qui s'accumulent sur ma conscience. J'imagine le plug arraché à un cul dilaté servant de simple manchon à un sexe démesuré. J'imagine des mains puissantes crispées sur les hanches de la belle agenouillée, le membre pressé par le fondement si étroit que je connais tant. J'imagine....
Une vibration vient enfin rompre ce flot infernal.
    • Mon amour, je suis désolé de ne pas t'avoir envoyé de message plus tôt. Les choses se sont... un peu emballées, ici.
Aussi sûr que ces quelques mots innocemment jetés en travers de mon écran tourmentent le soulagement provoqué par la notification, cette femme est mienne. Elle est douée.
Une phrase, une poignée de mots, et il ne reste en moi que panique et excitation. Les pupilles figées sur l'écran, je contemple les messages défiler, impuissant. Le moindre muscle tendu par l'émotion et le désir, je lis tout ce qu'elle daigne enfin me donner.
“Tu dois certainement te demander ce qu'il s'est passé, n'est-ce pas ? Je vais tout t'expliquer.”
“D'après ce que je vois, la dernière photo que tu as reçue date un peu... je pense qu'il te l'a envoyée avant de devoir laisser le téléphone de côté. C'est d'ailleurs un exploit qu'il aie tenu jusque-là en restant relativement sage. J'ai failli être vexée, tu sais ?”
“Mais toute bonne chose a une fin, même le calme olympien dont il a fait preuve devant mes jambes écartées. Au fur et à mesure de l'intromission du plug, il a retrouvé l'appétit qui semblait l'animer dans sa voiture, hier. Quand j'ai eu fini de visser fermement le jouet bien au fond de moi, je l'ai entendu se... prendre en main.”
“Je ne saurais te dire pourquoi, mais ces petites mises en scène lubriques m'envoient directement dans un autre lieu. À chaque fois qu'il sort sa queue pour se branler, c'est un spectacle qui me donne des frissons sans que je puisse m'arrêter. Tu le fais, des fois. Mais ce n'est pas ce que je préfère, venant de toi. J'aime la puissance de tes hanches quand tu les fait aller et venir contre moi, j'aime ton petit sourire quand tu sais que tu m'as fait craquer. J'aime quand tu me lèches, ou quand tu forces ma bouche en tenant fermement mon crâne.”
“Mais ce que j'aime avec lui, c'est juste ça : voir sa queue, savoir qu'il la touche en me matant. Quand il me regarde, je vois la fascination qu'il a pour l'air obscène que j'arbore. Quand je vissais le plug dans mon cul, que je sentais la tête de verre poli m'écarter au fil des tours, je prenais le plus grand soin à bien tendre ma croupe pour qu'il n'en loupe pas une miette. Non seulement pour qu'il voie tout, mais pour qu'il sache à quel point j'étais volontaire pour m'exposer à son regard. Pour qu'il s'aperçoive de l'étendue de la dépravation qui m'anime en ce moment.”
Fasciné, pris dans le tourbillon des mots qu'elle jette sur son téléphone avec une envie et un manque palpables, je poursuis ma lecture. Mon sexe chaud pèse lourdement dans ma main : il n'a que trop bandé ces dernières heures, seul un filet gluant ininterrompu révèle le besoin qui l'anime. Mais impossible pour moi de calmer le lent mouvement de mon poignet sur cette semi-rigidité. Ses mots sont trop bons, et je récolte enfin le fruit de ces dernières semaines… Doté d'une douce amertume, mais pourtant si sucré que je ne peux m'empêcher de saliver abondamment en mordant dedans.
“Puis, j'ai entendu le bruit humide de sa queue, que je commence presque à le reconnaître. Et pour le coup,  c'est tout ce qui est parvenu à mes oreilles pendant quelques secondes. Puis, j'ai entendu sa respiration. Il appréciait vraiment ce qu'il regardait. J'ai décidé de lui en offrir un peu plus. J'ai lentement dévissé le plug, pour me laisser un peu de temps pour me refermer, et surtout pour qu'il puisse voir toute cette longueur ressortir. Et rentrer de nouveau. À aucun moment je n'avais touché mon sexe, mon amour. Et pourtant, j'étais trempée. Ta privation m'a rendue insatiable, tu sais ? Mon cœur n'arrêtait pas de battre à tout rompre. Je me suis sentie vivante, terriblement vivante.”
“Puis, je me suis dis qu'il était venu pour voir mon cul, alors j'ai décidé de lui en montrer un peu plus. Je me suis assurée d'avoir tout remis en place, pour être bien prise. Je me suis touchée à mon tour. Je ne me souvenais plus du bonheur de se masturber dans cette position : la tête contre le matelas, le cul en l'air. Ma main n'a pas mis bien longtemps à être trempée ! Puis le plaisir est monté. Enfin, il est apparu : j'ai l'impression qu'il est toujours présent, en ce moment, prêt à apparaître à son plus haut à chaque caresse, à chaque instant. Ça, c'est grâce à toi.”
“Il est apparu, fort. Et sous mes contractions, j'ai senti le plug bouger en moi. Difficilement, au vu de sa taille et de sa largeur. Mais distinctement... À chaque contraction de mon bassin, il a bougé : une fois en avant, une fois en arrière. Le meilleur, c'est que mon bel adonis a tellement aimé ce petit jeu qu'il a redoublé d'efforts avec ses battoirs : je l'ai entendu s'astiquer avant toujours plus de vigueur, et même soupirer à plusieurs reprises ! Cela m'a exaltée, tu comprends ? Il m'admire, le salaud. Il a contemplé cette rondelle dilatée, offerte et contractée autour du verre tout transparent.”
“Donc, j'ai continué. J'ai poussé de plus en plus fort. Je ne saurais pas te dire si j'ai jouis. J'ai ressenti des choses incroyables. Ses gémissements, puis les tremblements du lit quand il s'est affalé derrière mon cul pour ne pas en louper une miette. Tous ces détails m'ont plongée dans une sorte de transe animale. C'est seulement maintenant que je me rends compte que ce petit jeu à durée une bonne demie-heure.”
“Mais au milieu de tout ça, j'ai fini par expulser le jouet sur le matelas. Ça m'a réellement envoyé par-dessus bord. Je crois même que j'ai hurlé, quelques fois ; je ne sais plus quoi, ni quels mots. Mais le plus intéressant, c'est ce qui a suivi. Je crois que j'ai affaire à un gentilhomme, mon amour.  Le plus naturellement du monde, après avoir reluqué mon petit trou béant, je l'ai senti remettre dans ma main le verre chaud. Il en voulait encore...”
“Alors, j'ai recommencé. Je me suis sentie encore plus objectivée. J'ai senti que l'image que je lui offrait sur un plateau n'était bonne qu'à être souillée. J'ai senti qu'il voulait me voir, encore et encore.”
“Et j'ai inséré le plug, je l'ai revissé, je l'ai réexplusé en frappant frénétiquement mes lèvres de plat de la main. Une demi-heure durant, il a fixé son regard sur mon cul, et une demi-heure durant, je le lui ai montré. Puis, il est parti, apparemment très satisfait.”
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