Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une surprenante transformation — Chapitre 1 · Promenade nocturne
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une surprenante transformation
Chapitre 1 · Promenade nocturne
— Ça te dirait une balade au clair de lune pour profiter de la fraîcheur ? proposé-je à mon épouse sans trop y croire.
Elle me regarde d'un œil à la fois interrogatif et soupçonneux.
Interrogatif, car ma demande est inhabituelle alors que nous sommes tous les deux en vacances dans les Alpes du Sud à plus de quinze-cents mètres d'altitude et que nous ne sortons jamais promener à cette heure. Et pour cause : elle n'aime pas ça. La lumière blafarde des nuits éclairées par la lune et les étoiles, l'obscurité épaisse des forêts, le silence entrecoupé de bruits étranges… l'ont toujours effrayée.
Soupçonneux, car elle connaît mon goût pour les amours en pleine nature, qu'elle ne partage pas… et encore moins à cette période très difficile que traverse notre couple.
Virginie et moi, Frédéric, sommes dans la deuxième moitié de la quarantaine. Mariés jeunes depuis bientôt vingt-cinq ans, parents de deux filles étudiantes qui mènent chacune de leur côté une vie indépendante (sauf au plan financier !), notre couple bat de l'aile : usure, routine, crise de la quarantaine… Principal symptôme de cette situation : notre vie sexuelle, encore active jusqu'à un passé récent même si elle n'a jamais été débridée, tourne au ralenti depuis plusieurs mois.
En étant honnête avec moi-même, je devrais plutôt dire qu'elle s'est lentement dégradée ces dernières années avant de devenir quasi-inexistante ces derniers mois. Elle se résume à de brefs rapports auxquels mon épouse consent par amour, car il me semble que nous nous aimons toujours, peut-être par devoir. En tout cas sans enthousiasme ni envie, quand elle sent que ma frustration devient trop grande. Et sans réellement jouir…
Démuni face à son manque d'appétit et à la tiédeur de ses réactions, incapable de ranimer la flamme bien que le désir soit encore présent de mon côté, j'ai petit à petit renoncé à la solliciter. Je suis devenu totalement dépendant de ses charitables initiatives. J'ai l'impression que nous sommes pris dans une spirale infernale qui nous tire irrémédiablement vers le fond.
Je n'ai pas eu d'aventure extraconjugale pour pallier le manque physique qui me pèse sérieusement, mais j'avoue avoir dû faire appel à toutes mes ressources morales pour ne pas céder à la tentation en quelques occasions. Je crois que Virginie est elle aussi restée fidèle de son côté. Ses besoins sexuels n'ont jamais été très importants, même au début de notre relation. Contrairement à moi, son amour n'a pas besoin de se concrétiser de manière charnelle. Et le problème est bien là, après que le temps a fait son œuvre.
Devinant ses pensées, je rajoute, sur le ton d'un humour désabusé :
— En tout bien tout honneur et sans projet lubrique, promis. Je voudrais juste qu'on profite des températures inhabituellement clémentes à cette heure.
Il faut dire qu'à vingt-deux heures, après une journée particulièrement chaude à cette altitude, la nuit s'annonce à son tour anormalement douce.
À ma grande surprise, après un instant d'hésitation, elle accepte d'une voix mal assurée.
— Alors c'est d'accord, allons-y.
Après nous être convenablement chaussés, tous deux simplement vêtus d'un short et d'un tee-shirt, nous voilà partis. Même si le ciel est clair, la nuit qui débute en ce mois de juillet est relativement sombre. Un maigre croissant de lune ne suffit pas à éclairer suffisamment la lisière de la forêt, que longe le chemin que nous empruntons.
Peu à peu, nos yeux s'accoutument à l'obscurité. Malgré l'heure encore précoce, le spectacle qu'offrent les étoiles est déjà saisissant. La faible lumière blanchâtre crée une ambiance très particulière. La main de Virginie serre la mienne avec une vigueur que je n'avais pas connue depuis longtemps, signe de l'inconfort qui l'habite.
Après quelques minutes de marche, nous nous sommes bien éloignés du village où nous séjournons. Nous approchons d'un chalet isolé, légèrement en contrebas du sentier sur lequel nous cheminons, sur notre gauche. Les larges fenêtres du premier étage se trouvent quasiment à notre niveau, à une dizaine de mètres à peine. Elles sont grandes ouvertes et une lumière tamisée s'en échappe.
Quand nous passons à leur niveau, je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'œil entre les arbustes clairsemés qui font office de séparation… et je stoppe net. Cette ouverture donne sur une chambre. Sur le lit parallèle à la fenêtre, un couple s'active. Un homme complètement nu est allongé, jambes écartées. Agenouillée entre elles, une jeune femme, tout aussi dévêtue que lui à l'exception notable d'un collier massif, le suce avec ardeur.
Les deux mains du garçon caressent ses longs cheveux blonds en accompagnant le rythme et la profondeur de la fellation.
Les deux mains du garçon caressent ses longs cheveux blonds en accompagnant le rythme et la profondeur de la fellation.
Mon épouse, qui vient de se rendre compte de la raison de mon arrêt soudain, tente de me faire reprendre notre chemin en me tirant énergiquement et en me faisant des grands signes de sa main libre. Sans succès. Je suis fasciné par cette vision, qui vient de réveiller mes instincts de voyeur. Doigt sur la bouche, je lui fais signe de faire silence tout en l'incitant à s'accroupir à côté de moi, à l'abri de la végétation.
Au même instant, il y a du mouvement sur le lit. La jeune femme a décidé de passer à la vitesse supérieure. Elle bascule sur le dos et invite son partenaire à venir se placer au-dessus d'elle en position de soixante-neuf. En effectuant un quart de tour, elle vient caler son cou sur le rebord du matelas, de sorte que sa tête pende dans le vide, face à nous. Avant que son compagnon ne pénètre très profondément sa gorge, bien alignée avec sa cavité buccale, je peux constater que son membre est de dimensions impressionnantes. Pour pouvoir l'absorber de la sorte, sa camarade de jeu est incontestablement très expérimentée malgré sa jeunesse apparente.
Car elle ne fait montre d'aucun signe d'un quelconque inconfort : ni haut-le-cœur, ni toussotements, ni grimace. Au contraire, alors qu'elle conserve les yeux fermés, un froncement de sourcils de plus en plus prononcé, des petits mouvements latéraux du visage pour pouvoir absorber toujours plus loin le phallus qui l'envahit ainsi qu'une agitation croissante de ses mains sur les fesses de son partenaire tendent à indiquer que son plaisir progresse rapidement sous l'effet de sa langue. Je la devine particulièrement habile.
Un rapide coup d'œil à Virginie m'indique qu'elle est elle aussi totalement subjuguée ; son regard ne peut plus se détacher de la scène… et une main s'égare dans son short.
Au moment où mes yeux se portent à nouveau sur les ébats de ce couple charmant, la jeune femme connaît un orgasme… étouffé. Totalement en apnée, avalant le membre de son homme qui s'est immobilisé dans sa gorge le plus profondément possible, elle s'agite dans tous les sens en lui griffant les fesses pendant qu'il continue à s'activer sans relâche entre ses cuisses.
Face à ce spectacle d'un érotisme fou, je bande comme un jeune cerf. Regrettant ma promesse de bonne tenue pour cette promenade, je libère ma bite et commence à me branler vigoureusement. Les yeux de Virginie se détournent et se posent fugacement sur ma main qui s'agite, tout en continuant de se masturber elle aussi. Nos regards finissent par se croiser. Elle arbore un sourire… étrange. Mystérieux.
Dans la chambre, la situation évolue à nouveau. Alors qu'elle ne semble pas encore au bout de son plaisir, la jeune femme expulse la queue de son amant hors de sa bouche et le fait basculer sans ménagement sur le côté. Libre de ses mouvements, elle s'installe à quatre pattes en nous tournant toujours le dos. Quel cul somptueux !
Manifestement, c'est elle qui mène la danse et imprime le tempo. Et son partenaire sait ce qu'il a à faire. Il se met à genoux derrière elle, la saisit par les hanches pour l'attirer vers lui et la pénètre d'une seule poussée en poussant un han de bûcheron. Le bruyant râle de satisfaction qu'elle émet confirme qu'elle apprécie au plus haut point.
Virginie est surprise par la soudaineté et la vigueur de la manœuvre. Elle pousse un petit cri en perdant l'équilibre. Heureusement, il est couvert par ceux de la bienheureuse, alors que son homme s'attache à prolonger son orgasme le plus longtemps possible à grands coups de reins.
Quand elle finit par s'apaiser un peu, il se retire brutalement, se met debout sur le lit, pieds largement écartés. Elle maintient la position en se cambrant un peu plus. J'ai à nouveau une vue imprenable sur son petit cul magnifique. Sa chatte encore béante ne laisse pas de doute sur la manière dont elle a été possédée jusqu'ici.
Puis, tout en se saisissant de son membre d'une main, il fléchit les jambes jusqu'à pouvoir appliquer son énorme gland sur son anus. Une fois bien calé, il s'agrippe à nouveau à ses hanches et investit son cul sans l'ombre d'une hésitation. Avec un tel calibre et une possession aussi peu précautionneuse, je me dis que la jeune femme a dû ressentir une douleur phénoménale.
En fait, le grognement que celle-ci pousse est plus empreint de satisfaction que de souffrance. Les mouvements qu'elle effectue de manière parfaitement synchronisée pour venir au-devant de chacun des puissants coups de reins tendent à indiquer qu'il s'agit plutôt d'un rituel bien rôdé et qu'elle reste maître de la situation.
Dans le bon vieux temps, Virginie m'autorisait parfois à la sodomiser, de mauvaise grâce et avec un luxe de précautions, mais jamais dans cette posture bestiale. La vision de cet assaut déclenche mon orgasme… et le sien. Elle mord sa main libre pour étouffer ses gémissements, en proie à un plaisir d'une intensité que je ne lui ai plus connue depuis bien longtemps, pendant que j'arrose abondamment la végétation devant moi.
Le vigoureux jeune homme, qui devait se maîtriser depuis un bon moment, ne se retient pas plus longtemps. Désormais immobile, bien calé au plus profond du cul de sa compagne, il se soulage en grognant.
Nous profitons de cette conclusion pour nous échapper discrètement. Virginie, ayant un peu repris ses esprits, retire sa main de son short pendant que je remballe difficilement mon matériel toujours raide. Un peu groggy, nous nous éclipsons discrètement à quatre pattes, comme deux voleurs qui viennent de commettre un forfait, avant de nous redresser un peu plus loin.
Alors que nous avons pris le chemin du retour le long de la forêt, mon épouse stoppe net. Elle me tourne le dos en prenant appui de ses deux mains sur un arbre et me demande d'une voix rauque et méconnaissable :
— Prends-moi. Tout de suite!
Je ne me fais pas prier, d'autant que je n'ai pas débandé ; la vision de ce couple en pleine action reste trop vivace et obsédante. Sans me poser de questions malgré l'incongruité de son comportement, je dégrafe nerveusement son short et le baisse sur ses mollets avec sa culotte. J'ouvre ma braguette, sors ma bite en érection maximale et me positionne à l'entrée de sa chatte.
— Non, pas par là, murmure-t-elle de cette même voix sinistre.
Je ne reconnais pas celle qui me parle. Comme si cette demande était habituelle, je remonte mon gland vers son trou du cul. Il est poisseux, abondamment lubrifié par ses sécrétions vaginales provoquées par sa séance masturbatoire. Jamais ma prude épouse n'avait mouillé à ce point.
Fou de désir, complètement désinhibé par cet étrange abandon, j'applique une poussée précautionneuse mais ferme. Passé une courte phase de résistance, son anus cède soudain et je suis comme englouti. Quelle sensation délicieuse ! Le lieu, le moment, les circonstances, la manière… tout cela m'excite au plus haut point. Et quand Virginie se met à gémir de plaisir sous l'effet de mes va-et-vient de plus en plus rapides et appuyés, je perds toute retenue et me mets à la défoncer comme jamais je n'avais pu le faire par cette voie.
Il ne me faut pas longtemps avant de connaître un nouvel orgasme aussi intense que bref que mon épouse, qui avait commencé à se caresser à nouveau le clitoris, accueille avec un grognement de réprobation. Alors qu'elle n'avait jamais joui en étant enculée, et qu'elle mettait un point d'honneur à ne pas chercher à le faire, il semblerait bien qu'elle sorte frustrée de cette séquence.
— Eh ben ! On dirait que notre partie de jambes en l'air vous a inspirés !
Je me retourne vivement en libérant le cul de Virginie et, la bite encore raide à l'air libre, je me retrouve nez à nez avec le jeune couple que nous avons maté à son insu. Enfin c'est ce qu'on croyait en tout cas…
Hilare, la fille qui nous a interpelés avec un délicieux accent nordique mais dans un français impeccable poursuit, avec un naturel déconcertant :
— Vous croyez que je ne vous avais pas vus ? Je vous ai repérés dès le début, pendant que je suçais Ottar. Et puis vous n'avez pas été très discrets ! Mais ne vous en faites pas, ça ne nous dérangeait pas !
Virginie ne sait plus où se mettre. Elle remonte sa culotte et son short nerveusement. Moi-même hyper-gêné, je bafouille des excuses d'une banalité confondante tout en remettant mon membre dans mon caleçon.
— Euh ! on est désolé. On n'aurait pas dû… Ça a été plus fort que nous !
— No soucy ! je te dis. On adore ça en fait. Et puis on aime bien les parties à plusieurs. Vous voudriez vous joindre à nous ?
— No soucy ! je te dis. On adore ça en fait. Et puis on aime bien les parties à plusieurs. Vous voudriez vous joindre à nous ?
Quelle spontanéité désarmante ! Cette proposition si directe, alors qu'on ne se connaît pas, devrait me choquer et susciter un refus immédiat. Au lieu de ça, je vais chercher le regard de mon épouse, qui me fait signe nerveusement « non » de la tête. De mon côté, je crois bien que je ne serais pas contre une expérience que nous n'avons jamais envisagée.
— Euh ! c'est tentant mais non, merci. Je crois qu'on n'est pas prêt.
— No soucy ! Vous savez où nous trouver si vous changez d'avis. Bye bye…
— No soucy ! Vous savez où nous trouver si vous changez d'avis. Bye bye…
Ce disant, elle se retourne en saisissant Ottar par la main. Celui-ci nous fait un signe de son autre main, en faisant des cercles autour de sa tempe avec son index pointé : une incitation à réfléchir à la proposition.
Je ne peux m'empêcher de me faire un film. Peut-être sa compagne, dont je ne connais même pas le prénom, est-elle avide de sexe au point de l'épuiser ? En tout cas, c'est elle qui semble « porter le pantalon » dans leur couple. Je me surprends à nourrir des remords. Et si on avait loupé une occasion unique ?
Mon épouse, qui me connaît par cœur à défaut de toujours me comprendre, a perçu le conflit qui m'anime. Elle me prend par la main et m'attire vers elle.
— Viens, rentrons. Je suis restée sur ma faim…
Stupéfait par cet aveu, je ne me fais pas prier. Mais malgré la perspective d'une fin de soirée très prometteuse après tous ces mois d'abstinence, mes pensées ont du mal à se détacher de Ottar et de…
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Commentaires ()
Merci pour cette tranche de vie, et je confirme la bonne qualité de vos descriptions et l'attachement qui en découle pour vos personnages :)
Side note : J'apprecie fortement aussi de savoir a quoi m'attendre sur la longueur, 4 chapitres de cette qualité, c'est exactement ce qu'il faut pour faire monter l'histoire sans l'edulcorer ni la bacler.
Savoir que vous appréciez la lisibilité sur le nombre de chapitres et la longueur de l'histoire est également intéressant, même si le plus souvent je n'en ai aucune idée en commençant à écrire une nouvelle histoire.
Des commentaires comme les vôtres sont précieux car ils m'orientent. Même, et peut-être surtout, quand ils sont critiques.
J'espère que vous apprécierez autant la suite.
Merci beaucoup.
Un bon début, on attend l'étincelle... ou plutôt l'embrasement.
Merci pour votre intérêt.
Je ne sais pas si l’histoire est de qualité, même si je l’espère mais c’est sont les lecteurs qui décideront, mais en tout cas elle devait réserver quelques surprises.
Je suis très ravi d'entendre que tu comptes pas vraiment faire souffrir ce nouveau couple, j'imagine que tu vas leur faire découvrir'quelles sont leurs limites sans provoquer la rupture du couple, voyons donc quel genre d'expérience tu comptes leur faire subir sûrement de nouvelles pratiques dont j'ignore l'existence, et je te rassure ça ne me gêne pas que ton histoire n'est que quatre chapitres tant que ces derniers sont de qualité.