00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Epsilon689 Itinéraire d'un homo raté XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Itinéraire d'un homo raté — Chapitre 3 · L'errance digitale de Lovelily

19 minutes
2.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Epsilon689
Epsilon689
Histoires publiées
28
Abonnés
83
J'aime cumulés
1.9k

Itinéraire d'un homo raté

Chapitre 3 · L'errance digitale de Lovelily

Les mois qui ont suivi cette semaine de « découvertes » ont été éprouvants.
Eprouvants d'abord parce qu'étant dans la même classe que Nicolas, je me retrouvais face à lui cinq jours sur sept et par la même, confronté à ces sentiments que j'avais développés pour lui et que je ne parvenais pas à dompter malgré tous mes efforts.
D'une certaine manière, il était devenu mon obsession. J'observais chacun de ses faits et gestes, tentais d'y dénicher le moindre signe le plus infime qui soit que quelque chose de spécial était réellement en train de se passer entre nous.
Et fort d'une imagination débordante ; des signes, j'en trouvais à la pelle. Là où j'aurais pu (j'aurai dû ?) me questionner sur ma sexualité, je me suis contenté de me vautrer dans une histoire fantasmée de toutes pièces, avec mon esprit comme seule limite. Cette phrase qu'il a dite à cet instant, ce regard qu'il m'a jeté. Ce SMS qu'il m'a envoyé... C'est sûr, il m'aime aussi. Lui aussi ressent cette attirance, cette attraction incontrôlable. Je le sais. Je le sens.
Evidemment, plus j'étais convaincu de cette évidence plus je m'éloignais de la réalité. Je ne suis pas en train de dire que ce genre de réciprocité est impossible, non. Loin de là. Je dis simplement qu'à ce moment-là, avec cet homme, c'était de la pure fiction. Une fiction bien trop agréable pour que j'admette de l'accepter comme telle.
Comment je sais que ce n'était que le pur produit de mon imagination ? Et bien parce que j'ai fini par tout lui avouer.
Un soir de week-end, sur ce que les plus jeunes ne connaissent peut-être pas, mais qui n'était ni plus ni moins que l'ancêtre des réseaux sociaux : MSN. Pour ceux qui y sont étrangers, imaginez-vous simplement une sorte de messagerie instantanée où vous pouviez ajouter vos amis, voir s'ils étaient connectés ou non, discuter avec eux et ponctuer toutes vos conversations de gifs animés. Pour l'époque : une petite révolution.
C'est donc devant la lumière aveuglante, mais rassurante de mon écran d'ordinateur que j'avais fini par lui ouvrir mon cœur et lui avouer mes sentiments. Avec mes mots maladroits de jeune homme qui n'était lui-même pas certain de bien comprendre ce qu'il était en train de raconter.
Avant d'en arriver là, j'avais maintes et maintes fois imaginé cette conversation dans ma tête. Et je n'y avais trouvé que deux issues possibles : soit il m'avouait avec le plus grand des soulagements qu'il ressentait la même chose, et s'offrait alors à nous une de ces belles histoires, déstabilisantes, mais incroyables, que l'on ne voyait que dans les romans ; soit il rentrait dans une furie monstrueuse à l'idée qu'un pd puisse être attiré par lui.
C'est pourtant une troisième voie qu'il a choisie : la compréhension. Il a pris le temps de m'expliquer avec la plus grande sincérité qu'il n'était pas du tout attiré par les hommes, mais qu'il était d'une certaine façon flatté de savoir qu'il me plaisait. Et que cela n'était en rien un problème pour que nous continuions à être amis, si c'était ce dont j'avais envie.
Avec le recul, je ne sais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Il m'arrive encore de penser que me prendre un torrent d'insultes aurait peut-être été plus radical, plus salvateur.
Parce que ce qui était une belle déclaration d'amitié et un exemple d'ouverture d'esprit a résonné en moi comme un signe que la porte n'était pas tout à fait fermée.
Avec ma logique bien à moi et mes envies, j'ai pris cela comme un encouragement à ne pas abandonner, et à attendre patiemment que le déclic qui avait eu lieu chez moi se déclenche aussi chez lui.
Oui, je sais. Une bonne dose de discernement ne m'aurait pas fait de mal, et m'aurait épargné de longs mois – voire de longues années – d'errance. Mais que voulez-vous...
***
Eprouvants aussi parce que désormais, je savais que j'aimais la bite. Et là aussi, cela a tourné à la quasi-obsession.
J'en voyais partout. Et plus j'en voyais, plus je cherchais à en voir. Dans les vestiaires du gymnase, à l'internat, dans les douches...
Ce qui n'était que des détails insignifiants auxquels je n'accordais pas la moindre attention quelques mois plus tôt était désormais de petits trésors que je ne pouvais me lasser d'admirer.
Les matins de semaine, je prenais soin d'aller me doucher à l'heure de pointe, quand les trois quarts des internes se décidaient à se laver, m'obligeant à faire la queue de longues minutes dans la salle de bains et me laissant ainsi tout le loisir d'admirer le défilé. A chaque visage devait s'associer une queue, et j'étais ravi de découvrir le corps nu de ceux que je trouvais particulièrement mignons.
Certaines m'impressionnaient. D'autres me décevaient. Certains sortaient des douches en se cachant tant bien que mal, d'autres s'exhibaient sans la moindre retenue même s'ils avaient la demi-molle à force de s'être savonnés. De mon côté, j'étais condamné à me doucher face à la paroi, offrant à tous le spectacle de mon cul nu, mais dissimulant ma gaule infernale qui aurait révélé sans le moindre doute possible mon attirance.
Je ne me suis jamais autant branlé qu'à cette période de ma vie. Dans les toilettes du bahut, pendant les interclasses, excités en imaginant les autres tenant leur pine dans la main pour pisser. Dans mon lit d'internat, le soir, une fois certain que mes camarades de chambre dormaient à poings fermés. En rentrant chez moi le vendredi soir, encore vêtu du costume trois-pièces qui faisait office d'uniforme du lycée (m’astiquer dans cette tenue, juste en sortant ma queue de mon pantalon, avait un effet monstre sur ma libido. Mais c'est une autre histoire), tout au long du week-end, saisissant la moindre occasion d'être seul à la maison...
Je ne saurais dire le nombre de fois où j'ai éjaculé dans un mouchoir.
Une quinzaine de fois par semaine, peut-être.
Plusieurs fois par jour, sans aucun doute.
***
J'ai continué encore quelque temps à m'interroger, aussi bien sur la nature profonde des sentiments que j'avais pour Nicolas que sur cette attirance incontrôlable pour la bite des hommes qui m'entouraient. Puis j'ai fini par abandonner. Je ne trouvais aucune réponse, de toute manière. Aucune logique. Alors je me suis contenté de séparer ma vie en deux. D'un côté, ma vie « normale », faite d'amitiés, de recherche de petite amie et de bons souvenirs ; et de l'autre, ce que je savais être ma vraie nature, avec cette envie des hommes et de leurs corps. Evidemment, je prenais soin de bien dissimuler cette seconde partie sous une épaisse couche de discrétion, de faux semblants et de mensonges bien tournés.
Toujours est-il que très vite, les pénis flasques de mes camarades d'internat ne m'ont plus suffi. J'avais envie de queues raides. De glands turgescents. Je voulais voir des hommes dans ce qu'ils avaient de plus viril, de plus puissant. Je voulais ressentir à nouveau cette excitation honteuse qui m'avait rendu fou devant les pines d'Adrien et Lucas.
J'ai longtemps cherché comment m'y prendre pour y parvenir. Ne même pas songer à assumer un tant soit peu cette partie de moi me privait de tout un tas de possibilités de découvertes mutuelles, et j'étais condamné à me contenter de regarder. Il fallait donc avoir la bonne idée. J'ai fini par l'avoir, toujours devant mon écran d'ordinateur.
A l'époque, si MSN était incontournable, ce n'était pas la seule institution qui faisait fureur. C'était également l'âge d'or des blogs. Chacun avait le sien, et tout le monde y racontait sa vie dans les grandes largeurs à grand renfort de photos floues, de citations empruntées et de déclarations enflammées. On passait voir celui des potes, on « lâchait des comms », tous ponctué de « jtd », voire de « jtdgrv ». Bref.
Toutes ces instantanées de vie se regroupaient sur le site de Skyrock, dérivé de la chaîne de radio du même nom. Site où se trouvait également un service gratuit de chat en ligne, divisé en plusieurs catégories, dont une qui m'est apparue comme la solution à tous mes problèmes lorsque je l'ai découverte : le salon réservé aux adultes « Hot Channel ».
Bien sûr, il était déjà simple comme bonjour à l'époque de trouver des photos pornographiques sur le Net. Même si les vidéos étaient encore une denrée rare et qu'il n'existait pas encore l'immense offre de sites pornos que l'on trouve aujourd'hui, quelques mots clés bien choisis rentrés dans un moteur de recherche vous permettaient de vous rincer l'œil sans trop de difficulté. Mais cela ne me convenait pas. J'avais besoin de réel. De savoir à qui était la queue que je regardais.
Si à chaque visage s'associait une bite, je voulais aussi associer chaque bite à un visage.
Je ne sais plus exactement comment j'ai atterri dans cette section, un soir d'errance. Toujours est-il que j'y ai vu l'occasion rêvée d'assouvir mon envie.
Sans que j'aie à bouger le petit doigt, des centaines d'hommes étalaient là leur sexualité et leurs envies sans la moindre retenue. Un flot continu de messages sans équivoque défilait sous mes yeux.
« Qui veut mater une belle grosse teub de militaire ? »
« Une nana dans le 77 pour bouffer mon zob ? »
« Rebeu 22 centimètres en manque dans son bain, je montre tout, venez me faire gicler »
J'en avais presque le tournis. C'était un véritable étalage de dépravation qui avait lieu là, dans ce temple du sexe digital. Et si je devais bien avouer que j'étais un peu mal à l'aise devant tant de perversions anonymes, évoquant parfois des pratiques qui me donnaient la nausée, j'étais surtout très excité. Ici, les règles sociales les plus élémentaires ne semblaient pas avoir droit de cité. Tout le monde savait pourquoi il était là et exposait ses pulsions dans la plus banale des normalités. S'il y avait un endroit où je pouvais regarder un homme assouvir ses pulsions, c'était bien ici.
Mais il y avait un problème majeur. La quasi-totalité des messages provenait d'hommes à la recherche de compagnies féminines. Et il y avait bien un autre salon du même acabit réservé aux plaisirs homosexuels, mais je refusais de m'y connecter, bien trop ancré dans mon déni. Qu'à cela ne tienne. Si ces hommes en rut voulaient déverser leur libido sur une femme, j'allais leur offrir une femme.
Quelques manipulations, la création d'un nouveau compte et d'un nouveau pseudo, et quelques minutes plus tard, Lovelily faisait son apparition dans le salon. Julie de son vrai nom, brune aux cheveux longs, yeux verts, 1m70, 58 kilos et une poitrine généreuse... L'avatar qui a pris forme sous mes doigts ce soir-là est devenu la personnification digitale de toutes ces envies que je n'assumais pas.
Est-ce que c'est moralement réprouvable ? Oui, je le sais. Est-ce que je suis fier de cette période de ma vie ? Non, c'est tout le contraire. Mentir de la sorte au monde revenait à me mentir à moi-même, et tout le monde en finissait dupé. Aucun vainqueur dans l'histoire, surtout pas moi.
Mais mon moi de dix-huit ans était à des années-lumière de ces considérations...
***
A peine connectée, Lovelily se faisait déjà assaillir de messages privés. Comme des prédateurs flairant une proie, des dizaines d'inconnus venaient se jeter sur elle, convaincus que la seule raison pour laquelle elle était là était de les aider à les faire jouir par tous les moyens nécessaires. Je n'avais même pas encore pianoté le moindre mot que je recevais déjà des photos plus qu'explicites. Incroyable.
J'ai répondu à quelques-uns, timidement d'abord, pas très à l'aise avec cet alter ego digital féminin. Puis de plus en assuré. J'étais un comédien endossant son rôle, créant une histoire à son personnage, lui donnant une histoire, un état d'esprit, une âme. J'apprenais les codes, choisissais soigneusement mes paroles pour ne pas me faire démasquer et tenter d'obtenir ce que j'étais venu chercher sans avoir à envoyer une photo ou brancher ma webcam.
Cela ne m'avait pris qu'une petite demi-heure pour tomber sur celui qui allait m'offrir ce que je voulais. Je crois me rappeler qu'il s'appelait Renaud. Vingt-deux ans, Belge de Bruxelles (du moins c'est ce qu'indiquait son profil), il avait accepté très rapidement les excuses nébuleuses que je lui avais servies pour expliquer je ne pouvais rien montrer de moi.
Je ne me souviens plus exactement de ses mots – bien trop d'années se sont écoulées pour ça –, mais en substance, il m'avait expliqué être excité à l'idée d'être regardé par une femme. Que cela décuplait son plaisir de savoir qu'il en donnait à quelqu'un, fut-elle une étrangère derrière un écran.
Après moins de dix minutes de conversation, il m'avait invité à allumer sa webcam. Je m'étais empressé d'accepter.
Mon Dieu, ce qu'il était beau. Une peau pâle. Des yeux d'un bleu d'océan. Des cheveux blonds suffisamment longs pour qu'une grande mèche retombe sur son front, lui offrant le loisir de passer une main dans ses cheveux dans un geste terriblement sexy.
Il était assis derrière son bureau, de sorte que ce dernier me cachait la vue un peu au-dessus de son nombril. Il était torse nu – un torse glabre et tendu qui laissait deviner un corps joliment dessiné. Est-ce qu'il était entièrement nu ? J'allais vite le savoir.
— Est-ce que ce que tu vois te plaît ?
— Il faudrait être difficile pour dire non. Tu es très mignon !
J'ai vu ses lèvres dessiner un petit sourire à la lecture de mon compliment et j'ai littéralement fondu.
— Ca veut dire que tu aimerais en voir plus ?
— A ton avis... ?
Nouveau petit sourire. Il a reculé un peu son siège de bureau. Il portait un boxer noir qui ne laissait pas le moindre doute sur son état d'excitation. Ma main est machinalement allée baisser mon propre boxer pour caresser mon manche déjà raide.
— Hum... tu m'as l'air tout serré, dans ton boxer !
— C'est vrai...
Il ne m'a répondu que d'une main pendant que l'autre effleurait le tissu de son sous-vêtement.
— Je crois qu'il faut que je l'enlève...
— Je ne crois pas, j'en suis certaine !
Il s'est levé de son siège et a pris soin d'ajuster sa webcam pour être sûr que je ne perde pas une miette du spectacle. Il a passé ses pouces sous l'élastique et a descendu son boxer de sorte que sa bite, coincée dans le tissu jusqu'au dernier moment, a jailli comme un diable hors de boîte.
Sa queue était incroyable. Imberbe, longue et épaisse, tendue à l'extrême, parcourue de fines veines qui relient son gland rougi à sa paire de couilles lourdes et pendantes. Une vraie bite d'acteur porno. Si je n'avais pas été aussi excité, j'aurais à coup sûr complexé en la comparant à la mienne.
— Ça te plaît toujours ?
Au diable les demi-mesures et la Lovelily trop prude. J'étais déjà trop loin sur le chemin du plaisir pour continuer à la faire exister. Je l'ai fait devenir aussi chaude que je l'étais.
— Humm... Elle est trop bonne ta queue !
— Merci...
— J'ai très envie que tu joues avec, là, tout de suite.
— Ah oui ?
— Oui... Parce que c'est ce que je ferais si j'étais dans la même pièce que toi.
Autre petit sourire charmeur. Il s'est rassis sur son siège, a réajusté l'angle de la caméra et s'est laissé tomber en arrière contre le dossier pour m'offrir la vue la plus imprenable qui soit. Ses jambes musclées étaient écartées, son pieu pointait vers le ciel, fier et viril, semblant m'appeler.
— Comme ça ?
Il a joint le geste à la parole en saisissant son manche à trois doigts, qu'il a fait coulisser doucement. Il a laissé sa peau recouvrir son gland avant de le ressortir et de venir le tapoter doucement contre ses abdos.
— Humm... Exactement comme ça, oui.
Je ne sais pas combien de temps a duré cette douce torture. Quelques minutes ? Plusieurs heures ? Je n'en avais pas la moindre notion et je m'en fichais. Ce que j'étais en train de vivre me faisait presque entrer en transe. Il variait les plaisirs, jonglant entre des caresses délicates et des branles fougueux à pleines mains. Il m'offrait plusieurs autres sourires. Nous échangions des messages toujours plus chauds sur ce que Lovelily aimerait lui faire ou ce qu'il aimerait qu'elle lui fasse. A plusieurs reprises, il a laissé tomber un filet de salive sur son gland avant de l'étaler pour lubrifier son chibre, et ça me rendait fou.
De mon côté, ça faisait bien longtemps que je ne me touchais plus. Non pas que je n'en avais pas envie, non, mais j'étais dans un tel état qu'il suffisait que j'effleure ma queue pour qu'elle crache son jus. Et je ne voulais pas amputer ce moment. Je voulais garder cette excitation intacte jusqu'à ne plus en pouvoir.
Ce que je ne pouvais pas me faire à moi, je lui demandais de se le faire à lui. Et il suivait mes directives sans broncher, trop heureux d'obéir à mes envies. Je le voyais se rapprocher doucement de l'extase. Il commençait à basculer sa tête en arrière en laissant s'échapper des soupirs de plaisir que j'ai regretté de ne pas pouvoir entendre. Ses jambes se raidissaient par intermittence, comme prises de soubresauts incontrôlables. Son corps s'arc-boutait, pointant son chibre toujours plus loin devant lui, comme s'il espérait que j'allais pouvoir le saisir de là où j'étais.
Jusqu'à ce qu'il se rapproche doucement du moment fatidique.
— Tu me fais beaucoup d'effets, bébé... Je sens que je ne vais plus mettre longtemps à jouir...
— Tant mieux ! C'est le but, de te faire du bien :p.
— Tu as envie de me voir éjaculer pour toi ?
— Oui bbey, je veux que tu me donnes ton jus...
Il ne lâchait plus sa queue, qu'il branlait frénétiquement. Son gland était violacé. Le plaisir déformait les expressions de son visage.
— Il y a quelque chose que j'aime bien faire... ça m'amuse... Je ne sais pas si tu aimerais.
— Qu'est-ce que c'est ?
— J'aime éjaculer son mon visage.
J'ai vu dans son regard la fraction de seconde pendant laquelle il a soudain pris peur que je prenne la fuite.
— Ah oui ? Original, tiens...
Je le pensais vraiment, que c'était original. Je ne pensais pas qu'un hétéro puisse tirer du plaisir d'une pratique comme celle-là. Mais je n'étais pas en état de me poser des milliards de questions.
— Alors, si ça te plaît... ne te prive surtout pas pour moi ! Je veux que tu te fasses kiffer au maximum, tu peux faire tout ce que tu veux pour ça :p.
— Non seulement tu es super bandante, mais en plus tu es adorable, Julie...
Je l'ai vu gigoter sur son siège pour se mettre dans une position qu'il semblait avoir l'habitude de prendre. Il s‘est redressé, a posé un pied sur le rebord du siège et passé son bras sous son genou plié pour saisir sa bite.
— Allez, donne tout bbey, donne-moi ton sperme.
— Excite-moi avec tes messages. Je te ferais un petit signe quand ça va sortir.
Je l'ai encouragé à grand renfort de messages salaces et il s'est approché doucement du point de non-retour. Son corps tout entier était tendu comme un arc. Les expressions de son visage retranscrivaient les vagues de plaisir qui le submergeaient. Ses soupirs d'excitation étaient devenus des gémissements, presque des râles que j'avais l'impression d'entendre.
Il ne lui a fallu que trois minutes de ce traitement pour atteindre le nirvana. Il m'a fait un petit signe de la main, et je l'ai vu baisser la tête pour la positionner face à son gland sur le point d'exploser. Deux longues giclées de sperme ont foncé s'écraser sur son visage. Les autres sont sortis plus mollement et ont coulé le long de son manche.
Il s'est redressé, à bout de souffle. L'une des traînées de foutre était allée se perdre sur la mèche de cheveux recouvrant son front. L'autre coulait le long de sa joue à la manière d'une larme.
J'ai perçu plus que je n'ai senti ma propre queue déverser son jus à son tour, sans même que j'ai besoin de la toucher. Sur l'écran, Renaud m'a offert un ultime sourire, visiblement ravi du moment que vous venions de partager.
Lorsque j'ai éteint mon ordinateur portable, ce soir-là, je n'étais sûr que d'une seule chose : cet inconnu n'était que le premier d'une longue liste. Et j'avais déjà hâte d'être au lendemain pour que Lovelily reparte à la recherche d'un beau mâle excité.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 4 · La ruée vers Laure
42 minutes
1.7k
6
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer le commentaire
Photo de profil de marzio
marzio
13 novembre 2022 à 10:08
J'ai beaucoup aimé ce récit. Il m'est arrivé aussi -il y a lontemps - de me faire passer pour une femme.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Feufolette Mon histoire - (1) XSTORY
Mon histoire - (1)
Chapitre unique
Par Feufolette
180
16
22.9k
Gays
✦ elhombre Ma première fois de sissy XSTORY
Ma première fois de sissy
Chapitre unique
Par elhombre
116
7
18.9k
Trans & QIA+
✦ Eleuteria Entre réalité et fantasme ? XSTORY
Entre réalité et fantasme ?
Chapitre 1
Par Eleuteria
169
3
7.3k
Hétéro
✦ ManonS Le désir au bord des lèvres XSTORY
Le désir au bord des lèvres
Chapitre 3
Par ManonS
84
2
8.3k
Hétéro
✦ zouzou87 13 déclics pour une nouvelle vie XSTORY
13 déclics pour une nouvelle vie
Chapitre 1
Par zouzou87
71
4
16.5k
Trans & QIA+
✦ xelias Dépravation XSTORY
Dépravation
Chapitre unique
Par xelias
36
4
14.2k
Gays
✦ VictoriaTrav Ma toute première pipe XSTORY
Ma toute première pipe
Chapitre unique
Par VictoriaTrav
59
9
39.1k
Gays
✦ Cefran13_93 Transformé d’actif en pute à rebeus XSTORY
Transformé d’actif en pute à rebeus
Chapitre unique
Par Cefran13_93
143
10
13.8k
Gays
✦ BrusselX Unif Sissy Transformation XSTORY
Unif Sissy Transformation
Chapitre 3
Par BrusselX
48
3
11.5k
Trans & QIA+
✦ Feufolette Mon pote, Jack XSTORY
Mon pote, Jack
Chapitre 1
Par Feufolette
168
8
28.6k
Gays

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio