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✦ Epsilon689 Itinéraire d'un homo raté XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Itinéraire d'un homo raté — Chapitre 2 · De sexe et de sentiments

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Epsilon689
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Itinéraire d'un homo raté

Chapitre 2 · De sexe et de sentiments

Le sexe et les sentiments. Ces deux aspects de toute relation m'ont fait découvrir mon homosexualité (ou ma bisexualité ? Allez savoir, je ne suis pas très à l'aise avec les étiquettes. Par commodité, parlons d'homosexualité pour l'instant) quasiment au même moment. Heureux – ou malheureux – hasard du calendrier.
J'entrais fraîchement dans la majorité. Quand les deux évènements que je m'apprête à vous raconter se sont produit, au cours de la même semaine, mes SMS parlaient encore de cette bonne soirée que nous avions passé pour fêter mes dix-huit ans un mois plus tôt.
A cette époque, la fin de mes études se rapprochait doucement mais sûrement. Il ne me restait plus que deux années pour valider mon Bac Professionnel, dans un lycée technique. Un lycée à une grosse demi-heure de là où je vivais, avec mes parents et mon frère cadet. Détail somme toute anodin, mais qui a toute son importance dans ma découverte des corps masculins. Une sorte d'effet papillon un peu tiré par les cheveux, diront certains…
Car faire ses études à cette distance du domicile familial, avec deux parents en activité aux horaires de travail souvent décalés et un permis qui tardait à se passer aussi bien à cause d'un manque de financement que d'un manque d'envie, était une raison plus que valable pour que je passe mes semaines dans l'internat attenant à l'établissement. Ce dernier étant ouvert uniquement aux élèves majeurs, mon dossier d'inscription avait fini dans la boite aux lettres le jour même de mes dix-huit ans et je n'avais eu que quelques jours à peine pour préparer mon sac et me faire à l'idée de quitter ma chambre d'enfance.
L'internat en question était un bâtiment dont les deux étages – un pour chaque sexe – se résumaient à un long couloir desservant une vingtaine de chambres pour quatre personnes et une pièce faisant office de salle de douches, simplement séparées entre elles par des parois qui avaient connu des jours meilleurs, sans porte.
En prenant en compte que la faune locale était exclusivement constituée d'hommes aux hormones bouillonnantes et à la pudeur toute relative, vous conviendrez que cela constitue un bon terreau pour que se révèlent d'éventuelles tendances à aimer les autres hommes.
Pourtant, rien de tout cela n'a servi d'élément déclencheur. Du moins, pas à ce moment-là. Je ne prêtais aucune attention aux boutades salaces et aux discussions homoérotiques ‘'pour de faux''. Le défilé de camarades qui sortaient des douches la bite à l'air n'avait pas le moindre effet sur moi.
Non, la révélation a eu lieu un soir, tard, après l'heure du couvre-feu, alors que j'étais seul dans mon lit, la tête enfouie dans mon oreiller.
Je parle de révélation parce que c'est exactement l'effet que cela m'a fait, sur le moment. Une évidence qui s'est imposé à moi, que je n'avais jamais remarqué jusqu'alors mais qui ne souffrait pas du moindre doute.
Je laissais mon cerveau divaguer à sa guise en attendant que le sommeil vienne me happer, comme à mon habitude. Et pour une raison que j'ai oubliée depuis, Nicolas est arrivé dans mes pensées. Nicolas, ce pote que je m'étais fait quelques mois plus tôt parmi mes camarades de classe, avec qui j'avais créé une relation douce-amère. Une relation faite d'une amitié vraie et sincère, teintée d'une sorte de concurrence sous-jacente qui nous tirait tous les deux vers le haut mais qui parfois faisait quelques étincelles. Un ami en tout cas, sans le moindre doute. Il l'est toujours aujourd'hui, d'ailleurs. Bref.
Ce soir-là, donc, il est arrivé dans mes pensées. Et je me souviens dans le moindre détail de ce que j'ai ressenti lorsque ce fameux constat s'est imposé à moi, me faisant ouvrir de grands yeux ronds dans l'obscurité de la chambre :
J'étais amoureux de lui.
Comment j'en étais arrivé là ? Aucune fichue idée. Mais c'était évident. Je l'aimais. J'étais tombé amoureux sans m'en apercevoir.
Une seconde plus tôt c'était un très bon pote, et voilà que je me surprenais à le trouver d'une beauté sans nom. A avoir envie de sentir son corps contre le mien. De poser mes lèvres sur les siennes.
Je vous épargne les longues minutes d'hébétement – et les longs jours d'incompréhension – mais cette fraction de seconde a chamboulé ma vie d'une façon aussi inattendue qu'irrémédiable. D'ailleurs, je ne le savais pas encore à cet instant mais j'allais m'aventurer sur un sentier bien périlleux avec lui…
Mais nous n'en sommes pas encore là, loin s'en faut. Pour l'heure, restons sur cette fameuse semaine. Parce que je l'ai déjà dit un peu plus haut, ce sont deux évènements qui ont eu lieu pendant ce cours laps de temps.
Deux évènements sans le moindre lien apparent entre les deux, mais qui pourtant se sont complétés avec la plus logique des évidences. Comme une sorte d'alignement des planètes. Un habile tour du destin – si tant est qu'il en existe un – pour m'amener pour de bon sur la voie qui serait la mienne.
Deux jours seulement s'étaient écoulés depuis ma « révélation ». Nous étions jeudi soir, et il régnait toujours une atmosphère particulière dans l'internat, ces soirs-là. Dernière nuit à passer entre ces murs avant le week-end, tout le monde parlait déjà des soirées à venir et se mettait dans l'ambiance avec un peu d'avance. Pour la forme, le surveillant chargé de maintenir un minimum d'ordre faisait quelques rondes et s'assurait que personne ne sorte plus de sa chambre après le couvre-feu, mais tant que la porte restait close, il pouvait bien se passer à peu près tout et n'importe quoi sans qu'il n'y prête la moindre attention.
Je partageais la chambre que j'occupais avec 3 autres colocataires : Lucas, un petit brun typé asiatique de 19 ans qui était dans la même classe que moi, et Adrien et Arnaud, deux amis de dernière année qui avaient autour de la vingtaine. La scène est encore très fraîche dans mon esprit – merci ma mémoire :
— Putain les gars, demain soir c'est sûr, je vais la baiser, Maria, a lancé Adrien en rasant les quelques poils de sa barbe naissante devant le miroir au-dessus de l'évier.
— T'as pas déjà dit ça la semaine dernière ? a rétorqué Lucas qui, vous le découvrirez un peu plus tard, n'était pas le dernier à parler et à agir quand il s'agissait de sexe.
— Si, mais là, c'est certain, mon gars. Elle m'a chauffé de ouf, au foyer. Elle s'est laissée caresser la chatte et elle commençait à me branler à travers mon jean avant qu'un blaireau vienne s'incruster.
— Tu parles comme un puceau tout content d'avoir titillé une chatte… l'a taquiné Arnaud depuis son lit.
— Ta gueule. Va demander à ta mère, si je suis puceau…. Ça fait quasiment trois mois que j'ai rien fait, c'est tout.
De mon côté, je n'écoutais la conversation que d'une oreille distraite sans y prendre part. Non seulement je n'étais pas des plus bavards, mais ma vie sexuelle a ce moment là était bien trop triste pour que j'ai envie de la partager ou de taquiner les autres à ce sujet.
— Putain d'ailleurs il faut que je me rase la bite…
J'ai entendu quelques bruits, comme une porte de placard qui s'ouvre et de l'eau qui s'échappe du robinet, mais je n'y ai pas prêté attention, trop concentré sur le jeu auquel je jouais sur mon téléphone.
Ce n'est qu'après avoir perdu ma partie en cours que mon regard a balayé machinalement la pièce et s'est arrêté sur un détail qui m'a fait marquer un temps d'arrêt. Adrien était complétement nu et il est en train d'étaler consciencieusement de la mousse à raser sur sa toison pubienne.
En soit, rien de très choquant. Je vous l'ai déjà dit, la pudeur était une notion très relative pour nombre de mes camarades. Mais cette fois…. Cette fois les choses étaient différentes. Mon regard ne parvenait pas à se détacher du spectacle. Je me sentais irrémédiablement attiré par ce que je voyais.
— Putain sans déconner Adrien, tu peux pas faire ça chez toi ? a lancé Arnaud qui semble se rendre compte à l'instant de ce qu'il se passe.
— Quoi, t'a jamais vu une bite ? Ou t'es jaloux parce que j'en ai une grosse ? a répondu l'intéressé en traversant la pièce.
L'autre lui a balancé quelques injures amicales. De mon côté, j'ai fait mine de retourner à mon téléphone sans pour autant perdre la scène des yeux.
Une grosse bite, ce n'était pas spécialement le cas. Rien d'hors normes ni de spectaculaire. A vrai dire, elle ressemblait beaucoup à la mienne. Mais alors pourquoi diable j'étais à ce point incapable de la quitter des yeux ?
Quelques minutes se sont écoulés durant lesquels je percevais sans trop les comprendre les échanges qui avaient lieu. Adrien n'avait de cesse de faire des allers-retours dans la chambre, visiblement bien décidé à amuser la galerie.
— Hé, les gars, vous avez déjà vu une bite enragée ?
J'ai imité les deux autres en me tournant vers lui. Il a déposé une bonne dose de mousse à raser dans la paume de sa main et a fait claquer son chibre dedans en poussant des grognements, éclaboussant le sol partout autour de lui. Les deux autres se sont mis à rire, et je les ai rejoints pour la forme. Sous ma couverture que j'ai bien pris soin de replacer, je sentais mon boxer se faire doucement de plus en plus serré. Je me suis empressé de retourner à mon téléphone, honteux.
— Putain, c'est chiant à raser, les couilles…
Nouveau coup d'œil sur ma gauche. Adrien se contorsionnait dans tous les sens et maniait le rasoir avec des trésors de précautions.
— Moi je me fais bander, quand je dois me raser les couilles, a conseillé Lucas. Ça les fait remonter et se resserrer, c'est plus facile.
— Arnaud, donne-moi le numéro de ta mère, j'ai besoin de bander.
L'autre a envoyé une nouvelle salve de noms d'oiseaux sans lever les yeux de son livre. Moi, je me suis forcé à rester concentré sur l'écran de mon téléphone. Des images de plus en plus excitantes ne cessaient de venir se perdre dans mon esprit mais je me refusais à les laisser prendre le dessus. Ce n'était pas bien, ce qu'il se passait. Je ne devais pas ressentir ça.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans cet état de tentative de déconnexion. A peine quelques minutes, j'imagine, même si j'ai eu la sensation que cela a duré des heures. Toujours est-il qu'Adrien a fini par en remettre une couche.
— Putain les gars, ça recommence ! GRRRRR.
Il a de nouveau empli sa main de mousse à raser pour y faire claquer sa bite, sauf que cette fois, elle était tendue à son maximum. De la mousse giclait partout, sur les portes d'armoire et sur son ventre. J'ai vu son pieu gorgé de sang se couvrir de blanc à chacun de ses mouvements. Chaque claquement caractéristique résonnait en moi comme une invitation. Il a fini par étaler ce qu'il restait de mousse sur sa bite dans un geste machinal, recouvrant au passage son gland rose.
C'en était déjà trop pour moi. Je bandais à en arracher mon boxer et j'avais envie de disparaitre dans mes draps. Mais les choses ont encore pris de l'ampleur.
— Bordel, c'est contagieux, ton truc !
J'ai senti le lit superposé grincer et j'ai vu une paire de fesses descendre depuis le lit au-dessus de moi. Lucas a rejoint la scène, lui aussi nu comme un ver, lui aussi en érection. Ce qu'Adrien n'a pas manqué de faire remarquer.
— Ouais, je dors à poil et le frottement des draps sur ma queue ça me donne toujours la gaule.
Avec le recul, je me demande si c'était la vraie raison. Mais soit.
Il s'est emparé de la bombe de mousse à raser et a offert à son tour un spectacle de « bite enragée », vite imité par Adrien. Les deux chibres raides, face à face à quelques centimètres l'un de l'autre, faisaient un bruit qui m'a semblé assourdissant. Dans leur délire, quelques gémissements de plaisir feints sont venus se perdre au milieu des grognements. A l'autre bout de la pièce, Arnaud a capitulé. Il a lâché son livre et s'est marré allégrement.
J'ai tenté de l'imiter pour donner le change, mais j'étais dans un état second. J'ai discrètement envoyé ma main replacer ma bite raide dans mon boxer, mais mes doigts se sont attardés plus que nécessaire et un frisson est remonté jusque dans ma nuque.
Le bouquet final du spectacle a eu lieu quand la démonstration de bites enragées s'est transformée en bataille de « sabres », à l'initiative de Lucas qui a envoyé son manche claquer sur celui d'Adrien. Ma main a eu très envie de retourner sous les draps. Ces deux corps nus l'un en face de l'autre. Ces deux bites tendues à leur maximum qui se touchaient et s'entrechoquaient… Ce qui était en train de se passer sous mes yeux était incroyable.
La bataille n'a duré que quelques secondes, stoppée par Adrien qui est retourné face au lavabo de la chambre en lâchant un « Qu'est-ce qu'on est cons, putain… »
Lucas s'est emparé de sa serviette pour se débarrasser de la mousse à raser qui maculait son corps, l'a ensuite utilisé pour essuyer grossièrement le carrelage (m'offrant au passage une vue plongeante sur ses fesses, écartées de telle sorte que je puisse presque deviner sa rondelle) puis est retourné dans son lit en m'adressant un regard rieur. Alors qu'il posait un pied sur le premier barreau de l'échelle, je me suis retrouvé avec son pénis à quelques centimètres seulement de mon visage. Il était en train de dégonfler, mais son gland était encore sorti et j'ai remarqué de petites veines qui serpentaient le long de sa verge. Je l'ai trouvé magnifique, avec cette couleur caramel dû à ses origines asiatiques et ses couilles imberbes.
L'ambiance s'est très vite assagie, après cela.
Adrien s'est empressé de finir sa besogne et s'est jeté dans son lit. Les lumières se sont éteintes. Tout le monde a plongé dans le silence, et bientôt des respirations caractéristiques du sommeil se sont fait entendre. De mon côté, j'étais incapable de fermer l'œil. Mon cerveau était assailli d'images de la scène que je viens de vivre mêlées à d'autres plus fantasmées où les choses ne s'arrêtaient pas à un simple combat d'épées.
Il était encore trop tôt pour que je m'interroge. Pour que cette excitation aussi intense qu'inattendue ne m'emplisse de doutes et de questionnements. Pour l'heure, je me contentais de la vivre.
Cette nuit-là, pour la première fois, je me suis masturbé en pensant à des pénis.
Il m'a fallu moins de deux minutes pour jouir.
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Davidorab
8 novembre 2022 à 20:56
Intéressante et bien relatée, cette "prise de conscience"...
Curieux de la suite.
Soyez respectueux
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