Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Penthouse — Chapitre 1 · La Perle Rare
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Penthouse
Chapitre 1 · La Perle Rare
Cela faisait trois ans que Camille survivait dans son mobile-home mal isolé perdu dans un recoin presque oublié d'un camping en déclin. Trois putain d'années qu'il était contraint de s'enfiler plus de deux heures de route par jour pour aller gagner sa croûte à presque cent kilomètres de là, s'enfermant dans un open space anxiogène en compagnie de trois autres types qui ne cachaient pas leur déplaisir de bosser pour un connard qui les sous-payait et les traitait trop souvent comme des moins que rien. Cette raclure avait même des casseroles au derrière, du genre nombreuses et rutilantes. Pour résumer, disons que ses agressions sexuelles avaient depuis longtemps dépassé le stade de la simple rumeur.
Camille avait souvent tenté de quitter le navire, refusant catégoriquement d'être affilié à un personnage si horripilant et inhumain. Seulement voilà : s'il partait, l'influence de ce type ferait qu'il ne trouverait plus aucun job dans sa branche à moins de bouger à l'autre bout du pays, et encore. Il resterait bien quelques tâches en freelance pour des indés mais cela ne suffirait ni à payer ses factures, ni à participer au financement des études de sa fiancée, actuellement en résidence à Rennes.
Alors autant dire que lorsqu'il entendit parler de l'offre de ce nouveau réseau, il ne réfléchit pas longtemps avant de postuler et d'être pris sur le champ. Il s'agissait d'une compagnie finlandaise nommée Jatkuvuus et qui avait choisi Rennes comme ville d'implantation, pour on ne sait quelle raison. Comble du comble : ils recrutaient des agents locaux. Une aubaine, donc.
Euphorique, il avait réorienté ses recherches de logement et avait peu à peu perdu son sourire et sa bonne humeur. Le studio de sa fiancée était beaucoup trop petit pour abriter deux adultes et le marché de l'immobilier se cassait de plus en plus la figure au fil des mois. Il ne trouva qu'un vide intersidéral et des offres malhonnêtes. Il ajouta alors des nouveaux kilomètres de route entre son mobile-home et son lieu de travail qui, malgré toutes ses qualités, ne considérait pas la distance comme un argument suffisant à la mise en place de tâches en télétravail.
Camille avait souvent tenté de quitter le navire, refusant catégoriquement d'être affilié à un personnage si horripilant et inhumain. Seulement voilà : s'il partait, l'influence de ce type ferait qu'il ne trouverait plus aucun job dans sa branche à moins de bouger à l'autre bout du pays, et encore. Il resterait bien quelques tâches en freelance pour des indés mais cela ne suffirait ni à payer ses factures, ni à participer au financement des études de sa fiancée, actuellement en résidence à Rennes.
Alors autant dire que lorsqu'il entendit parler de l'offre de ce nouveau réseau, il ne réfléchit pas longtemps avant de postuler et d'être pris sur le champ. Il s'agissait d'une compagnie finlandaise nommée Jatkuvuus et qui avait choisi Rennes comme ville d'implantation, pour on ne sait quelle raison. Comble du comble : ils recrutaient des agents locaux. Une aubaine, donc.
Euphorique, il avait réorienté ses recherches de logement et avait peu à peu perdu son sourire et sa bonne humeur. Le studio de sa fiancée était beaucoup trop petit pour abriter deux adultes et le marché de l'immobilier se cassait de plus en plus la figure au fil des mois. Il ne trouva qu'un vide intersidéral et des offres malhonnêtes. Il ajouta alors des nouveaux kilomètres de route entre son mobile-home et son lieu de travail qui, malgré toutes ses qualités, ne considérait pas la distance comme un argument suffisant à la mise en place de tâches en télétravail.
Puis, une bonne année plus tard, alors qu'il était fauché et en proie au désespoir, un collègue lui fit part d'une annonce qu'il avait vu lors d'une soirée à Redon. Un immeuble en bord de Vilaine dont l'investisseur avait transformé le sixième et dernier étage en penthouse suite à une rénovation et qu'il louait en colocation. Les loyers étaient dérisoires compte-tenu du bien et une place venait de se libérer, sur étude de dossier.
Ni une, ni deux, Camille postula. L'étude portait bien évidemment sur ses ressources mais comportait également un entretien téléphonique avec le gérant du bail. Les questions étaient pour l'essentiel orientées sur sa capacité à vivre en communauté, sur ses exigences et son rapport à l'intimité. L'interrogatoire lui parut d'abord déplacé puis, en y réfléchissant, tout à fait cohérent. La coloc comptait quatre places et visiblement, depuis qu'un précédent cas problématique eut été évincé, une attention particulière était portée aux nouvelles candidatures. Camille a donc répondu le plus honnêtement possible : Oui, il tenait à son intimité ainsi qu'au respect de celles des autres; Oui, une chambre individuelle de 40m² était amplement suffisante pour remplir cet objectif (sans dec', c'est un appart dans l'appart); Non, il n'était pas d'un naturel fêtard; Oui, il comprenait que l'hygiène était primordiale pour le bon déroulement d'une vie en communauté; Oui, il comprenait que la coloc était ouverte à tous les genres; Et enfin, oui, il comprenait que des accidents pouvaient arriver et qu'il n'était pas impossible qu'il voit des corps dénudés.
Ni une, ni deux, Camille postula. L'étude portait bien évidemment sur ses ressources mais comportait également un entretien téléphonique avec le gérant du bail. Les questions étaient pour l'essentiel orientées sur sa capacité à vivre en communauté, sur ses exigences et son rapport à l'intimité. L'interrogatoire lui parut d'abord déplacé puis, en y réfléchissant, tout à fait cohérent. La coloc comptait quatre places et visiblement, depuis qu'un précédent cas problématique eut été évincé, une attention particulière était portée aux nouvelles candidatures. Camille a donc répondu le plus honnêtement possible : Oui, il tenait à son intimité ainsi qu'au respect de celles des autres; Oui, une chambre individuelle de 40m² était amplement suffisante pour remplir cet objectif (sans dec', c'est un appart dans l'appart); Non, il n'était pas d'un naturel fêtard; Oui, il comprenait que l'hygiène était primordiale pour le bon déroulement d'une vie en communauté; Oui, il comprenait que la coloc était ouverte à tous les genres; Et enfin, oui, il comprenait que des accidents pouvaient arriver et qu'il n'était pas impossible qu'il voit des corps dénudés.
Le jour de la visite, Camille resta sans voix devant le logement de la taille d'un manoir. Quatre chambres, une cuisine/salle à manger, une immense salle de bain et WC séparés, un salon/salle de sport et une terrasse qui encerclait la totalité du bien. La décoration était moderne sans être oppressante, l'équipement de pointe. On lui présenta sa pièce à lui et, sur la route, il pu jeter un œil furtif à travers la porte entrouverte d'une des chambres pour y découvrir un lit défait, totalement blanc et au pied duquel trônait… quelque chose. Un truc d'une bonne taille masqué par une housse de protection noire. Un fil en dépassait et courait jusqu'à une prise murale. Un appareil, donc. Une machine.
Les trois autres locataires étaient là. Trois hommes, à ce qu'il semblait. En tout cas, tous se genraient au masculin et étaient d'une bienveillance qui faisait chaud au cœur. Camille avait des étoiles dans les yeux lorsqu'il signa le bail et versa sa caution. Il mitrailla le penthouse de photos et se mit d'accord avec les résidents pour se faire livrer ses meubles dans ses quartiers deux jours plus tard, en son absence. Car oui, cela tombait sur son unique soirée mensuelle partagée avec sa dulcinée, il était hors de question d'y couper. Son lit étant démonté, on lui proposa le canapé pour sa première nuit. Vu la taille du meuble, Camille ne chercha pas à débattre.
Les trois autres locataires étaient là. Trois hommes, à ce qu'il semblait. En tout cas, tous se genraient au masculin et étaient d'une bienveillance qui faisait chaud au cœur. Camille avait des étoiles dans les yeux lorsqu'il signa le bail et versa sa caution. Il mitrailla le penthouse de photos et se mit d'accord avec les résidents pour se faire livrer ses meubles dans ses quartiers deux jours plus tard, en son absence. Car oui, cela tombait sur son unique soirée mensuelle partagée avec sa dulcinée, il était hors de question d'y couper. Son lit étant démonté, on lui proposa le canapé pour sa première nuit. Vu la taille du meuble, Camille ne chercha pas à débattre.
Le soir venu, le jeune homme débarqua à Rennes, exténué de sa journée passée à faire des cartons. Il traîna des pieds jusqu'à la station de métro et laissa ses habitudes corporelles le guider à bon port. Ce qu'elles firent sans accros. Il eut du mal à insérer sa clé dans la porte du studio mais lorsqu'il y parvint, il découvrit que la porte était déjà ouverte. Il soupira, et entra. L'unique volet était fermé en persiennes, une douce musique jazzy gagna ses oreilles ainsi qu'une délicate odeur de vanille. Deux pas plus tard, il tomba nez-à-nez avec Gabrielle qui sortait de la salle de bain, en lingerie fine. Bustier bleu nuit lui rehaussant sa charmante petite poitrine, string soutenant un porte-jarretelle noir et dentelé qui soulignait ses belles cuisses ambrées, fins collants noirs épousant parfaitement ses longues jambes. Sa crinière vénitienne était maintenue en un chignon dont une mèche coquine tombait sur sa joue droite, passant devant son œil maquillé avec goût et dont on distinguait toujours la forme d'amande malgré le fait qu'elle l'écarquillait. Son sourire était charmeur, comme elle savait si bien le faire. Elle lui sauta dessus, l'enlaça, passa une jambe autour de lui et il lui carra sa langue humide entre les lèvres, avec une passion qui dissipa toute fatigue.
_ L'UberEat ne va pas tarder, il va falloir être efficace mon chéri…
Camille se contenta d'un faible ricanement en guise de réponse. Il s'abandonna dans un nouveau baisé langoureux, empoigna ces deux fesses qu'il connaissait par cœur, plaquant le corps chaud et vanillé de sa future femme contre lui et la souleva avec ce qu'il lui restait de force. La porte d'entrée se fermait à peine qu'ils avaient déjà rejoint le petit canapé-lit et qu'il avait fourré sa tête dans l'entre-cuisse de la jeune femme. Elle écarta grand les jambes, offrant complètement sa vulve dont la toison était, comme d'habitude, parfaitement entretenue. La langue dévora le sexe chaud, sans ménagement. À grands coups furieux, il écarta les lèvres déjà trempées et s'inséra sans ménagement, suscitant un gémissement sonore. Son érection lui faisait mal sous son pantalon cargo. D'un main, il déboutonna tout ça et libéra son gourdin gorgé de sang et aux testicules pleins à craquer. Il ne se masturba pas. De toute façon, il avait besoin de ses deux mains. Une pour maintenir grand ouvert l'abricot fendu et une autre pour stimuler l'ultime orifice. Il savait qu'elle aimait ça, jusqu'à un certain point. Mais cette fois, elle ne le laissa pas faire. Elle se releva d'un coup, poussa son amant qui s'allongea à terre, manquant de se cogner contre le bureau. Elle le surplomba une seconde, ses grandes lèvres luisantes bien en évidence. Puis elle se retourna et s'assit sur son visage avant de s'employer corps et âme à gober sa trique, comme si elle renfermait une eau de jouvence. Le 69 dura un certain temps puis, toujours avec autant de fougue, elle pivota et s'empala. Les deux intimités s'unirent en un gargouillement humide, les gémissements se retrouvèrent en un magnifique diapason, puis la dame usa de ses cuisses pour se pénétrer de cette belle verge tendue et parfaitement lubrifiée. Camille remonta les mains et déballa les deux petits seins percés d'anneaux. Aujourd'hui, elle les avait affublés de fins pendentifs aux reflets d'argent qui brillait des éclats de la lumière du soir filtrant à travers les volets. Les deux artefacts étaient assez longs et rappelaient le symbole pendant au nombril. Camille savait qu'un projet était en cours afin d'en ajouter un nouveau au niveau du clitoris, mais elle n'avait ni les finances ni le courage de passer à l'acte. Pour le moment.
Les corps claquaient, transpiraient. Les cœurs battaient à tout rompre. Les gorges se serraient et se déployaient pour laisser passer des petits cris de plaisir. Parfois les langues se retrouvaient, parfois elles s'éloignaient. Lors d'une brève pause, la gourmande expulsa le phallus veiné pour ouvrir un tiroir du bureau et en sortir un plug doré. Elle le lécha en regardant son homme droit dans les yeux, passa une main sur sa chatte et appliqua une grande quantité de lubrifiant humain sur le jouet. Elle l'étala un peu, toujours en laissant ses pupilles rivées vers celle de son conjoint. Puis elle se l'inséra dans l'anus. Facilement. D'un seul coup. Elle se retourna une nouvelle fois, présentant son arrière-train, un trou grand ouvert, l'autre magnifiquement comblé. Camille bu quelques lampées à la source et pénétra ce corps qu'il aimait plus que tout. Les gémissements gagnèrent en intensité et la chorégraphie put reprendre, toujours plus énergique.
Plus rien d'autre n'existait en ce monde. Uniquement les chocs humides, les râles, les muqueuses stimulées et les fluides qui se mélangeaient. Il jouit en grognant, elle retint sa respiration alors que son abdomen convulsait et que ses coudes cédaient sous l'orgasme.
Plus rien d'autre n'existait en ce monde. Uniquement les chocs humides, les râles, les muqueuses stimulées et les fluides qui se mélangeaient. Il jouit en grognant, elle retint sa respiration alors que son abdomen convulsait et que ses coudes cédaient sous l'orgasme.
Il se retira doucement. Madame contracta sa vulve pour garder son jus, juste le temps que Camille se glisse de nouveau sous ce corps moite, reprenant la position du 69. Une langue vint nettoyer son organe, en profondeur. Absorbant chaque particule. Camille fit de même avec le vagin qui s'ouvrit de nouveau sous ses nouveaux assauts. Le sperme coula dans la bouche du jeune homme. Une sacré quantité que la demoiselle n'en finissait plus d'expulser. C'était son petit plaisir coupable. Il n'aimait pas le goût de sa semence en temps normal, mais après un passage dans cet utérus bien précis, il le trouvait plus que délectable. Il lécha, aspira, goba. Encore et encore. Puis ils se relevèrent, se firent face, et s'embrassèrent. Il lui rendit la dose de sperme, ou du moins ce qu'il en restait, car il avait dû en avaler une partie pour ne pas s'étouffer. La jeune accepta la boule de neige avec un sourire complice. Elle ingurgita le cadeau, l'avala. Leur baiser continua, longtemps. Leurs caresses dilatèrent le temps.
La réalité revint doucement alors qu'ils étaient toujours nus, épuisés et souillés, au sol, en plein milieu du studio. La jeune femme vérifia sa commande et rougit en voyant les messages du livreur qui les avaient manifestement entendu. En effet, le sac les attendait devant la porte. Froid.
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