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✦ Maxousang Le Penthouse XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le Penthouse — Chapitre 2 · L’emménagement, Partie 1

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Maxousang
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Le Penthouse

Chapitre 2 · L’emménagement, Partie 1

    Camille émergea lentement, expulsé de son rêve surréaliste par une odeur de café mélangé à autre chose. Des œufs ? Peut-être. En tout cas, il y avait définitivement du sirop d'érable. Il adorait ça. Sa salive inonda peu à peu sa bouche, réactivant les saveurs de la veille qui y étaient restées stockées étant donné qu'il n'avait pas eu le courage de se brosser les dents en rentrant. Il retrouva alors le soja, le gingembre, le thé vert, l'intimité de sa fiancée… et son propre sperme. Tout ça cumulé donnait quelque chose de franchement désagréable, tant au goût qu'à la texture. Il grimaça et ouvrit un œil, tâchant de tout faire pour garder ses lèvres scellées. Il n'osait imaginer l'état de son haleine avec un tel cocktail.
L'immense salon était plongée dans la pénombre, la lumière du jour ne filtrant que très légèrement à travers les volets des baies vitrées. Le duvet dont il s'était couvert gisait au sol, exhibant son corps de jeune trentenaire uniquement vêtu d'un boxer. Bah… pensa-t-il. De toute façon, il n'y a que des hommes ici. Et puis ce n'est pas comme si j'étais à poil… . Il s'assit sur le canapé qui s'avérait finalement être bien plus confortable que son propre lit et se passa les mains sur le visage. La droite puait la salive. Il avisa l'oreiller qu'il trouva couvert d'auréoles. Lui aussi puait. Effectivement, il valait mieux qu'il garde la bouche fermée quelques temps. Gêné, il l'empaqueta dans son duvet en jetant des coups d'œils furtifs autour de lui. Personne. Juste les odeurs de cuisine qui revenaient à la charge depuis la porte coulissante derrière lui. Il enfila rapidement ses vêtements de la veille, remarqua la trace vaguement blanche sur son boxer bleu clair. Erf… T'es plus tout seul chez toi, gars… Va falloir faire gaffe. . Une fois habillé, il batailla un petit moment pour ouvrir baies et volets. Un courant d'air frais lui fouetta le visage. C'était agréable. Et la vue était toujours superbe. Sans vis-à-vis, surplombant la Vilaine et dominant la rive Est sur plusieurs centaines de mètres. Parfait.
    Lorsqu'il franchit la porte coulissante, l'odeur de café le frappa d'autant plus fort. Il comprit d'ailleurs que ce n'était pas seulement des œufs qu'il avait senti, mais des pancakes. D'où le sirop d'érable. Il trouva un des locataires aux fourneaux, lui tournant donc le dos. Il était assez bien bâti, brun cheveux courts presque rasés, des épaules solides sous son débardeur rouge et des bras aux triceps bien dessinés. Il portait également un bas de jogging noir et bleu qu'il avait resseré au-dessus des molets qu'il avait galbés et lisses, sans aucun poil rebelle. Il venait de terminer une nouvelle galette et la posait maintenant au sommet d'une assiette qui en comptait déjà une bonne douzaine. Il l'empoigna et se retourna pour aller la poser sur la grande table, quelques mètres derrière lui. Il vit donc Camille. Un grand sourire révélant des dents blanches et immaculées. Il retira l'un de ses écouteurs.
_ Hey ! Camille ! Bien dormi ?
_ Salut Maximilien, articula à peine le jeune homme en prenant soin de rester le plus loin possible.
_ Juste Max, s'il te plait. Maximilien c'est trop long, pas besoin de s'infliger ça au petit-dej'. Installe-toi ! Ça sort de la poêle ! T'aimes les pancakes ?
_ J'adore. Mais euh… Je vais aller me débarbouiller avant si ça te dérange pas…
_ Nan t'inquiète, t'es chez toi ! Vas-y, profites-en tant qu'Esteban dors encore. Mais fais vite, c'est moins bon, froid.
Nouveau sourire accueillant et il se remit à la tâche, en musique.
    Camille prit la direction de la salle d'eau mais s'arrêta d'abord aux toilettes, qui étaient tout aussi immenses que le reste du penthouse. Il n'avait pas vraiment fait attention lors de la visite, mais c'était un modèle japonais. Donc chauffant et qui vous nettoie l'anus une fois votre affaire terminée. Un truc de fou.
La vessie purgée, il pénétra dans la salle de bain. S'il comptait seulement se brosser les dents, il changea d'avis en revoyant la douche italienne et ses jets de massage. Comme hypnotisé, il se déshabilla en hâte et se jeta sous l'eau chaude. Il exulta. Le sexe, c'était bien. Mais cette douche… “Oooooooh quel pied… ”. Il ferma les yeux et s'abandonna complètement. Ses muscles se détendirent en même temps que ses testicules, son pénis gonfla un brin, sans pour autant entrer totalement en érection. Il était juste bien. Tellement bien qu'il n'entendit ni la porte s'ouvrir, ni une voix dire “pardon”. Il ne sentit pas de regards s'attarder quelques secondes sur lui, et ne perçut pas non plus la porte se refermer doucement. Il profita encore quelques minutes, hésitant à se masturber. Puis il se ravisa, préférant relancer son abstinence et ainsi maximiser les chances d'avoir une crème de qualité pour sa prochaine visite chez Gabrielle.
Une fois propre, présentable et la bouche lavée de toute effluve suspecte, Camille ressorti de la salle de bain, son boxer sale roulé dans la poche. Il savait que l'absence de sous-vêtements ne se voyait pas sous ce pantalon, tant qu'il ne bandait pas. Et comme il était un hétéro entouré d'homme, il n'y avait que peu de risque qu'une telle chose arrive.
    Il revint dans la cuisine pour trouver Max attablé avec Hugo. Ce dernier était torse nu malgré le courant d'air, montrant une musculature sèche et parfaitement dessinée. Il portait une petite barbiche ainsi qu'une fine moustache, aussi blondes que ces cheveux mi-long. Il tourna ses grands yeux verts à l'arrivée de Camille et lui sourit du coin des lèvres.
_ Salut mec ! Dit-il. Bienvenue ! T'as essayé la douche, j'ai vu. C'était volontaire la porte non verrouillée ?
_ La… Hein ? Non ! Rougit Camille. Pardon… je n'étais pas encore bien réveillé…
_ Pas de soucis. T'as pas avoir honte, t'es plutôt bien foutu.
_ Hugo, sérieux… Râla Max. Il arrive juste, tu vas nous le faire fuir.
_ Pardon, pardon, concéda Hugo. Déso, je n'aurais pas dû. Vas-y, assieds-toi. C'est pas souvent que Max ait le temps de nous faire le petit-déj'.
Enfermé dans un mutisme gêné, Camille alla s'asseoir. Le commentaire sur son physique l'avait stressé, forçant son sexe à se ratatiner sous le pantalon. Il détestait cette sensation. La place qu'on lui avait attribué faisait face à Max et se trouvait donc à la gauche d'Hugo. Le cuistot lui fit un nouveau sourire chaleureux. Décidément il y avait quelque chose chez cet homme qui le fascinait. Il était beau, c'était indéniable, mais il y avait une délicatesse dans ces traits et ses longs doigts qu'il ne trouvait pas chez Hugo, ni chez aucun autre homme de sa connaissance. Le blondinet n'était pas bien gros non plus mais il avait un air plus brut. Plus viril, peut-être. Camille ne saurait dire.
Le petit-déjeuner était succulent, comme le laissait deviner son fumet. Il savoura, sans écouter ce que les deux autres se racontaient, jusqu'à ce que Max prononce son prénom, avec sa douce voix.
_ Camille, je n'ai rien de spécial à faire aujourd'hui. Tu veux un coup de main pour tes meubles ?
_ Eh bien, ce n'est pas de refus. Je n'osais pas demander.
_ Parfait ! On s'y met dès qu'on a terminé. Hugo, tu bosses ?
_ Aujourd'hui ? Oui. Mon client s'est enfin décidé, je vais devoir aller au studio d'ici une petite heure.
_ Ok. On te laisse la vaisselle alors ?
_ C'est déjà mon tour ? Arf. Bon ok. T'as bien choisi ton jour pour faire la cuisine toi…
_ Tout n'est que stratégie, vieux !
Max se permit un petit rire chantant alors qu'Hugo, lui, souriait toujours du coin des lèvres. Camille observait cette interaction lorsqu'il réalisa que son voisin de droite n'utilisait que sa main gauche pour manger. La droite, elle, était quelque part sous la table. Et son bras bougeait par intermittence. Il interrompit son observation mais ce détail alla se greffer dans un coin de sa tête. Est-ce qu'il se caressait ? Devant un inconnu… C'était soit chronique soit un manque total de savoir vivre… Bref. Il secoua la tête discrètement et changea de sujet :
_ Dîtes, pourquoi il y a un calendrier dans la salle de bain ?
_ Pour qu'on s'organise, répondit Hugo, la main droite toujours affairée ailleurs.
_ C'est notre planning d'esthétisme, précisa Max.
_ D'esthétisme ?
_ Oui. Il s'avère que l'on prend tous soin de nous, à différent niveau. Ça prend du temps ce genre de chose alors on s'organise de façon à ce que ça ne tombe pas le même jour pour tout le monde. C'est au tour d'Esteban aujourd'hui.
_ Tu pourras ajouter ton nom là où ça t'arrange, enchérit Hugo. J'ai pu voir que tu te rasais l'entrejambe, toi aussi.
_ Hugo, sans déconner ! S'emporta Max.
Camille se tassa, rouge comme une pivoine. Il aurait aimé avoir assez d'aplomb pour l'assumer pleinement, mais ce n'était pas le cas. Alors il bredouilla :
_ Je… Je le ferai…
_ Déso mec, dit Hugo, la main droite toujours occupée. J'oublie qu'on a pas tous la même sensibilité là-dessus. Promis, je vais tenir ma langue.
    Le repas s'acheva peu après. Lorsqu'Hugo se leva, Camille ne put s'empêcher de discrètement baisser les yeux pour essayer de comprendre ce que faisait cette main. Il trouva un caleçon ample, gris clair et bosselé. Une sacrée bosse. On reconnaissait sans mal la forme d'un gland au bout d'une longue verge. L'appareil pendait allégrement, le bout pointant le sol et se glissant dans une jambière. Aucune trace de liquide. Le jeune homme détourna le regard et contracta soudainement ses abdominaux. Son propre sexe venait de s'éveiller à la vision de ce serpent. “ Qu'est ce que… voilà autre chose… Depuis quand je bande en voyant une queue moi… Sans déconner faut pas que je bande plus que ça. Ça suffit. STOP !”. Son phallus s'immobilisa, en demie-molle. La moitié d'un centimètre, et il devenait visible à travers le tissu. Il força son esprit à se concentrer sur ses mains qui, elles, tremblaient un peu en débarrassant la table.
Une fois terminé, il entendit la voix d'Esteban, à l'autre bout du penthouse.
_ Salut tout le monde ! La vache ça sent bon… Vous pouvez me mettre tout ça au frais ? Je vais m'épiler tout de suite, j'en ai pour un moment ! Oh et salut Camille ! Désolé, je fais ça vite et je t'accueille proprement.
Et il disparut dans la salle de bain. Camille eut juste le temps de voir un petit gars d'environ un mètre soixante-cinq, à la peau halée et aux cheveux châtains réunis en une natte de dreads, laissant les bords du crâne rasée de près. Il portait un pyjama complet, quadrillé façon tartan. Il l'avait croisé lors de la visite, donc il s'avait très bien qu'il avait les yeux d'un bleu presque blanc et, lui aussi, une musculature entretenue. Décidément, l'équipement de sport n'était pas là pour prendre la poussière. Le jeune homme songea au ventre qu'il commençait à prendre depuis quelques mois. Il se promit d'y remédier.
    Une fois dans sa chambre, Camille se tourna vers Max.
_ Avant de commencer, j'ai besoin de me changer.
_ Vas-y, vas-y. T'en fait pas pour moi. Je vais à l'autre bout de la pièce pour gérer les cartons. Je me retourne, fais ce que tu as à faire.
En temps normal, Camille n'aurait pas fait de cinéma. Il y avait certes quelqu'un dans la pièce mais c'était un homme, et il n'avait besoin que de quelques secondes pour prendre un nouveau boxer et l'enfiler. Mais aujourd'hui… Entre sa demie-molle qui n'avait pas disparue et le charme mystique de Max, il avait du mal. Mais il n'osait pas le formuler pour autant. Alors il ne dit rien, et ouvrit l'une de ses valises. Il trouva sans mal ce qu'il cherchait. Il retira son t-shirt en rentrant le ventre, puis déboutonna son pantalon. Il hésita. Max avait toujours le dos tourné, il ne le regardait pas. Alors pourquoi il stressait comme ça ? Il inspira, retint sa respiration, et baissa son pantalon. Son sexe se déploya aussitôt. Une érection totale, qui tiraient sur ses bourses imberbes. Il essaya de cacher son trouble d'une main, en panique. De l'autre, il agrippa son boxer propre et lutta pour l'enfiler. Max prit la parole, à voix basse.
_ Excuse Hugo, il a été élevé dans une famille où le sexe n'était absolument pas tabou. Il a… vu des trucs qui nous ferait vriller rien qu'à l'entendre raconter. Alors il ne se rend pas compte que ça peut gêner. N'hésite pas à lui dire si ça te perturbe, il ne le prendra pas mal.
À l'évocation du prénom, Camille subit un flash. La vision de ce pénis massif sous ce caleçon s'imposa à lui, brutalement. Son propre sexe réagit en un sursaut, repoussant toujours plus loin les limites de sa gaule. Il bredouilla, lâchant sa verge bouillante pour se concentrer sur son boxer. Il bredouilla :
_ Ok… j-je note. C'est… c'est vrai que ça m'a surpris.
Enfin, le boxer était en place. Il rabattit l'élastique… qui ne parvint pas à couvrir l'intégralité de son excitation. Du lubrifiant pointait de son gland, glissant sur sa peau tendue et imbibant le textile. “ Putain mais sans déconner, on dirait un ado là, merde !.” Toujours en détresse, il vida frénétiquement sa valise pour y chercher son bas de jogging noir et un T-shirt de la même couleur, seule solution qu'il lui restait pour absorber et masquer ses fluides. Il trouva le bas en premier et, en relevant la tête, il vit que Max le regardait. Il se figea, la queue bandée et partiellement visible, son boxer humide.
_ Il semblerait qu'Hugo avait raison… Murmura t'il d'un ton amusé.
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Ced6782
28 novembre 2022 à 23:00
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