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✦ Maxousang Le Penthouse XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le Penthouse — Chapitre 4 · L’emménagement, Partie 3

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Maxousang
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Le Penthouse

Chapitre 4 · L’emménagement, Partie 3

    Une bonne heure s'était déroulée depuis la mise à nu involontaire mais grandement appréciée de Camille par son nouveau colocataire. Après avoir dominé son trouble et s'être promis d'explorer toutes ces questions qu'il se posait désormais, le jeune homme avait rejoint Max pour l'aider à finir d'assembler le lit. Il lui avait souri et avait lancé un sujet de conversation lambda qui eut le mérite d'apaiser la tension sexuelle qui était montée. Le nouveau venu bandait toujours par intermittence mais, dans l'ensemble, son organe avait retrouvé des proportions plus confortables. Il était désormais à l'aise et n'hésitait plus à récolter son liquide pré-séminal lorsqu'il apparaissait. Il arrivait parfois que Max se rince l'œil, provoquant alors un nouveau levé de drapeau, mais cela n'était plus un problème. Puis débarqua Hugo.
    Camille et Max vissaient la tête du meuble lorsqu'il entra sans frapper et sans tenir compte de la pancarte, coupant leur débat cinématographique.
_ Les gars, je pars bosser. Vous avez besoin que je vous ramène quelque chose du centre ?
_ Non c'est bon pour moi, répondit Max. Camille ?
Ce dernier avait sursauté et s'était caché les parties, instinctivement. Hugo s'en était rendu compte mais semblait n'en avoir que faire. Ni des réflexes soudains, ni de la nudité.
_ N-non j'ai tout ce qu'il me faut.
_ Ok ! Alors à tout à l'heure !
_ À tout à l'heure ! Répéta Max.
Et la porte se referma. Pour se rouvrir une seconde plus tard.
_ C'est bien Camille, tu prends le pli. Bienvenue ! Tu vois Max, je te disais qu'il était bien foutu.
Cette fois, il était bel et bien parti. Camille attendit tout de même d'entendre la porte d'entrée se verrouiller avant de se déplier, exposant de nouveau son sexe. Il ne bandait plus du tout.
_ Je t'avais prévenu, gloussa Max.
_ Tu as réussi à me mettre à l'aise mais ça, je sens que je vais avoir du mal.
_ J'irais lui parler si tu le souhaites.
_ C'est peut-être une bonne idée.
Flash du serpent dans le caleçon.
_ Ou pas. Je le ferai peut-être moi-même. Je ne sais pas.
_ Ok, ok, rit Max. Tu me diras.
    Le montage repris, en silence. Les idées et impressions se bousculaient dans la tête de Camille. Sur Max et son charisme angélique, sur Hugo et son rapport à l'intimité, sur Esteban qui était toujours dans la salle de bain, sur le sexe en général, sa nudité actuelle, ses érections passagères, son doute quant à sa sexualité. Puis il revint sur Hugo et sa matraque. Il osa enfin poser la question, tout en essayant de contrôler son pénis.
_ Dis-moi…
_ Oui ?
_ Hugo… Qu'est ce qu'il faisait ce matin, en mangeant ? Il… Il se branlait ? En nous parlant ?
_ Ah ! Non, rien de tout ça. Enfin si, il avait bien la main entre les jambes mais il ne se masturbait pas. Il faisait des exercices pour agrandir la taille de son membre.
_ Pardon ?
_ Si si. D'après lui, il aurait prit un centimètre l'année dernière.
_ Mais ça marche vraiment ça ?
_ Je ne sais pas, avoua Max en haussant les épaules. Je n'ai pas mesuré, je t'avouerais. Et s'il y a vraiment eu un gain, ça ne m'a pas sauté aux yeux la dernière fois que je l'ai vu nu.
_ Tu l'as vu récemment ?
_ Oui, hier après-midi.
_ Ah oui donc ça arrive souvent…
_ C'était particulier, on a regardé un porno tous les trois.
Camille leva la tête de sa planche pour regarder Max en contre-plongée.
_ Tous les trois ? Ensemble ?
_ Oui.
_ Et vous vous êtes…
_ Branlés ? Bien-sûr. C'est à ça que ça sert, un porno.
Certes. Mais de là à vous astiquer tous ensemble dans la joie et la bonne humeur…. Il gagna quelques centimètres de désir. Bon, visiblement ça m'excite… merde….
_ Tu vois bien que tu n'es pas fermé à l'idée, sourit Max, observant le chibre du coin de l'œil.
_ Oui. Bon. Je ne sais toujours pas quoi penser de tout ça. Je ne comprends pas comment je peux être aussi à l'aise, à poil et en érection devant un inconnu qui lui est habillé. Pardon hein, mais je te connais depuis à peine vingt-quatre heures. C'est tellement loin de ce que je suis d'habitude. Ma pudeur semble s'être envolée et pourtant… Je me suis caché instinctivement quand Hugo est entré. C'est à n'y rien comprendre.
_ C'est des questions auxquelles je ne peux répondre pour toi. Je t'ai poussé, c'est vrai, mais tu es resté nu de toi-même. Tu aurais pu te rhabiller après le passage d'Hugo, mais tu as décidé d'assumer tes érections.
Camille soupira, sentant son membre chaud frotter sa cuisse continuer sa danse, ne sachant s'il devait se maintenir dressé ou retomber. L'incertitude et la confusion. Voilà où il en était.
    Le lit était monté, ne laissant que la pose du sommier et du matelas, ce que les deux hommes firent dans un nouveau silence uniquement brisés par des consignes de coordination. L'emménagement de ses 40m² d'espace personnel était à présent terminé. La pièce était légèrement rectangulaire et il avait donc décidé d'utiliser cette longitude pour créer un coin nuit et un espèce de salon, séparés par la grande bibliothèque qui trônait ainsi au centre de la pièce. Le lit avait été disposé parallèlement aux baies vitrées tout en gardant une certaine distance dans le but de conserver une intimité, même si l'immeuble le plus proche devait être éloigné d'un bon kilomètre et que les résidents du dernier étage allaient avoir besoin d'une paire de jumelles pour pouvoir voir quoique ce soit. Venait ensuite la bibliothèque centrale et enfin le salon, section sur laquelle on tombait directement entrant dans la pièce. Un canapé, un fauteuil faisant face aux ouvertures vitrées, une table basse, une vitrine, quelques plantes, un réfrigérateur et, sous un long drap gris, une cuisinière qui ne lui servait plus à rien. Ses lave-vaisselle et linge, eux, allaient être transférés tantôt dans la cuisine en guise de remplacement tantôt dans la salle de bain pour alléger le planning de nettoyage.
Bref, tout était terminé. Il ne restait que le ménage à régler. Max approuva le travail accompli du regard puis s'adressa à Camilla, sur un ton tellement banal qu'il désarma le malheureux.
_ Bon, il reste à décider quoi faire de ton pénis.
_ De m-pardon ?
_ Comment tu te sens, maintenant ? Après bien deux heures de nudité et d'érections ponctuelles ?
Camille se ressaisit, et s'analysa rapidement.
_ Je me sens bien. Libre, d'une certaine manière.
_ Très bien ! Esteban a dû libérer la salle de bain, depuis le temps, si tu veux aller te soulager. Si tu veux le faire ici, lâche-toi avant que l'on fasse le ménage, blagua-t-il.
Camille passa une main sur son appareil humide. Il avait vraiment envie de se masturber. De jouir, de prendre son pied. Et il avait envie de le faire ici, maintenant, tout de suite. Devant Max. Il voulait sentir ses yeux braqués sur lui alors que sa sève blanche sourdait de son membre tendu pour se répandre sur le sol, en longs jets crémeux, souillant ses doigts crispés au passage. Il secoua la tête et alla réveiller sa raison qui s'était profondément enterrée sous des lourdes chapes de désir et d'excitation.
_ Non je… Non. Je vais le garder pour moi. Déjà que je ne sais pas comment je vais expliquer à Gabi que je suis resté nu devant quelqu'un d'autre qu'elle, alors si en plus je me masturbe…
_ Ta fiancée ?
_ Oui.
_ Je comprends. Eh bien je te laisse, alors. Je suis ravi d'avoir pu t'aider. Ravi aussi d'avoir pu avoir une vue magnifique sur ton engin (il sourit, espiègle). Je vais faire du sport !
Camille rougit mais remercia tout de même son colocataire qui sortit, sans fermer la porte, laissant le jeune homme nu comme un ver dans sa chambre. Alors que les pas s'éloignaient, un nouveau moment de folie poussa Camille à se caresser. Deux mouvements, lents, mesurés. Son sexe se dressa aussitôt, de toute sa hauteur, déposant une dose de lubrifiant sur la main qui le flattait. Il résista à l'envie de fermer la porte et alla chercher son téléphone. Il trouva le numéro de Gabrielle puis gagna une angle de la pièce pour prendre une photo de sa chambre gigantesque. Il expédia le fichier et laissa son regard glisser vers son phallus tendu.
Ils arrivaient, parfois, qu'ils s'échangent des sextos. Gabi avait d'ailleurs le don de toujours réussir ses photos de charmes, embrasant les pulsions de son futur mari sans jamais dévoiler autre chose que quelques bouts de peau et de lingerie. Par contre, les clichés n'étaient jamais explicites. Pas de seins exposés, pas de pubis dévoilés. Juste quelques courbes. Son corps, tout simplement. Camille s'était prit au jeu et s'amusait parfois à lui rendre la politesse sans ne serait-ce que s'approcher de tels résultats. Et jamais il n'avait immortalisé l'image de son propre sexe pour lui envoyer, sans filtre. S'il le faisait, ça serait donc une première. Il hésita longuement puis, finalement, passa à l'acte. Il baissa un store puis prit une photo dans un nouvel angle, avec une luminosité maîtrisée et, dans l'angle inférieur gauche, un reflet de son érection maximale. Il ajouta un smiley “bisou” et l'envoya rapidement, avant de se dégonfler.
Maintenant, il stressait. Le tapis de course se mit en route, dans le salon. Dans une chambre, de la musique électronique s'éleva, à un volume décent. Esteban, probablement. Camille leva un bras, saisit sa virilité gorgée à pleine main et se masturba, devant sa porte grande ouverte.
Il n'alla pas jusqu'à l'éjaculation, préférant s'arrêter alors qu'il sentait le torrent bouillonnant remonter le long de sa verge raide. Il écarta la main, respirant à plein poumons. Il n'en pouvait plus mais cette torture lui faisait un bien fou. L'adrénaline occultait ses sens et sa raison. Il ne pensait plus clairement, ses pulsions exhibitionnistes se faisaient beaucoup trop fortes, trop bruyantes, trop attrayantes. Jamais encore il n'avait éprouvé un tel désir, une telle volonté d'être regardé, scruté, détaillé alors qu'il se donnait du plaisir jusqu'à en recouvrir son torse. Il subissait une violente lutte interne et il devait avoir l'air parfaitement idiot planté là, nu, bandé comme jamais, le souffle court et les yeux fermés. Une douche. Il lui fallait une douche froide. Non, il fallait qu'il relâche la pression puis qu'il prenne une douche froide. Dans cet ordre.
Son téléphone vibra. Gabi avait répondu. Le stress grimpa en flèche. Il ouvrit le message. “On s'appelle ce soir” avec un smiley rougissant. Une deuxième vibration. Une photo apparue. Elle était dans une cabine des toilettes de son université, la porte ouverte et se photographiant via le reflet du grand miroir posé sur le mur opposé. La main tenant l'appareil soulevait également son top, dévoilant son sein droit au téton percé ainsi que la courbe inférieure du gauche. L'autre main tirait sur son pantalon de toile dégraphé, exposant sa toison et ce qui ressemblait à la naissance de son sexe rose. Camille bandait déjà, mais il senti qu'il faillit jouir rien à qu'à la vision de ce corps magnifique ainsi exhibé dans un lieu public, ce ventre ambré aux abdos dessinés, ces piercings brillants, ces poils soyeux…
Elle le prenait plus que bien.
Le jeune homme relativisa. Une douche froide, oui. Mais il ne jouirait pas. Il garderait cette explosion des sens pour son visio de ce soir.
    Euphorique, il fila dans la salle de bain, toujours nu et bandé. La salle de bain n'était pas en face, mais il s'en foutait. Plus rien ne comptait, ni même le regard surpris que lui jeta Esteban lorsqu'il passa devant sa chambre ouverte. Il laissa la porte ouverte, s'engouffra dans la douche, et ouvrit les vannes. L'eau froide le tétanisa sur place. Il retrouva ses esprits au fur et à mesure que son sexe faiblissait et se ratatinait. Les frissons attaquèrent l'intégralité de son corps, le forçant à se recroqueviller sur lui-même. C'est alors qu'il réalisa pleinement ce qu'il venait de se passer. Son exhibition, ses envies de jouir en public, sa masturbation pleinement exposée dans sa chambre, la porte de la salle de bain toujours ouverte, le fait qu'il soit passé dans un état si torride devant Esteban et… La photo de sa fiancée qui l'attendait toujours dans sa chambre, sur le canapé. Est-ce qu'il avait verrouillé son écran avant de partir ? Il ne savait plus. Il panique revenait au fur et à mesure que sa conscience reprenait le dessus. Qu'est ce qu'il lui prend ? D'ou ça sort, tout ça ? Ce n'était pas lui. Il n'avait jamais fait ça. Il avait même condamné ces personnes qui se montraient en public, dans le passé. Était-il en train de devenir l'un d'eux ? Un pervers sexuel ? Un malade mental ? C'était quoi la prochaine étape, se foutre à poil dans sa voiture ? Dans le métro ? En pleine ville ? Et Gabi… Il devait lui dire. Il fallait qu'elle l'aide à comprendre, qu'elle le remette sur le droit chemin. Il avait besoin qu'elle l'engueule.
Il coupa l'eau avant de tomber malade puis se frictionna avec sa serviette, vigoureusement. Il était gelé mais calmé. Plus jamais il ne se laisserait avoir de la sorte. Il y avait quelque chose chez ce Max qui l'avait poussé à la faute par sa simple présence. Et que dire d'Hugo et de son immense verge ? Quelque chose clochait.
La serviette enroulée autour de la taille et tâchant de contrôler ses derniers spasmes, Camille regagna sa chambre. Il passa devant la chambre d'Esteban qu'il trouva vide. Il tourna la tête sur sa droite, vers la cuisine. L'homme aux dreads était là, avec un t-shirt ample aux tons roses et bleus pour seul vêtement. Il était de dos, donc Camille ne voyait que ce fessier rebondi et bien galbé. Les muscles saillaient, donnant à l'ensemble un résultat agréable à regarder. Pas un seul poil, nulle part. Décidément, je suis vernis pour une première journée pensa Camille. Au stade où on en est, je ne serais même pas surpris de le trouver avec un plug dans le cul…. Il continua sa route, préférant éviter de voir son hypothèse se confirmer. Une fois dans sa chambre, il se rhabilla en vitesse et prit le temps de cacher la photo de sa douce.
Après quoi il s'abîma dans le ménage, afin de penser à autre chose.
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