Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Quand les envies s'emmêlent — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Quand les envies s'emmêlent
Chapitre 1
J’ai beau essayer, mais mon regard n’arrive pas à se détacher de cette poitrine merveilleusement tracée. On dirait que l’abdomen de ce mec a été trempé dans un moule. Le tracé est juste parfait. Les pectoraux sont bien dessinés et c’est un délice d’amorcer la descente jusqu’au bord de ce slip blanc qui contraste dangereusement avec le noir profond de sa peau. Sans m’en rendre compte, je me mords la lèvre, essayant de ce geste de réprimer l’envie ardente qui monte en moi de lécher ce buste.
Lawal glisse sa main, qui jusque-là pendait à l’air libre, le long de sa poitrine. Je suis le geste avec un vif intérêt et je soupire de bonheur quand, du bout des doigts, il retrace les bords de son slip. J’aimerais être ce doigt pour effleurer cette peau qui me fait penser à du bon chocolat noir, amer mais doux et fondant sur la langue. Oui ! J’aimerais de ma langue tracer des sillons de feu sur son corps. Je voudrais le voir s’embraser comme moi en ce moment. Je le supplie du regard. Il glisse sa main sur la protubérance que forme son membre déjà bien gonflé sous le slip. Je devine la taille appétissante de son sexe. Je sens que ce bonhomme peut offrir bien des plaisirs.
Ma main gauche se glisse lentement entre mes cuisses. Le geste est instinctif et vital vu la situation. Je m’en fous que l’on puisse nous voir sur cette plage publique. J’ai tellement envie de cet homme que je mourrais si je ne baisse pas un peu cette tension qu’il crée en moi. Avec des gestes doux, Lawal agace le sous-préfet. Il se caresse, l’air de rien. Mon doigt se glisse sur le tracé que forme mes lèvres intimes sur le slip de mon maillot de bain. Un léger spasme fait trembler mon corps quand je frôle la petite pointe qui est le bouton déclencheur de toutes mes jouissances. Impatiente, je glisse la main sur le côté gauche du slip que je repousse.
Lawal me regarde avec surprise, mais toujours en souriant. J’espère que ce qu’il voit lui plaît. Assis en face de moi, il me protège de la vue des autres. Je peux donc lui offrir une petite récompense. Son regard suit le mouvement de mon doigt sur ma fente. Sans surprise, cette dernière est déjà légèrement humide. Lisse comme la peau d’un bébé, je peux me faufiler dans chaque recoin, imaginant une langue inquisitrice qui se donnerait la tâche de m’envoyer au septième ciel. Mon sexe palpite en tremblant comme un cœur qui bat.
Prise d’un excès d’audace, je fourre un doigt dans la fente qui suinte déjà un peu. Le mouvement est très fluide et surtout très doux grâce à la mouille. Je ferme les yeux de temps en temps. Mes gémissements sont faibles et doux. Le massage que Lawal impose à sa bite est vraiment de plus en plus appuyé. J’aimerais bien qu’il la sorte de son maillot. J’imagine cette belle queue au fond de moi. J’ai envie qu’elle remplace mon doigt et aille vite. Encore plus vite et profondément comme…
« Diwuta ! Diwuta ! »
Je sursaute et ouvre brusquement les yeux. La lumière du soleil m’éblouit soudain. Je referme les yeux, les paupières trop lourdes. Je préfère me rendormir et continuer ce beau rêve. La main qui se trouve entre mes cuisses serrées reprend son mouvement de caresse. Je suis vraiment mouillée. Lawal…
– Diwuta ! Aka ! Réveille-toi. Tu vas encore être en retard. C’est quoi ton problème ?
La voix de ma mère chasse les miettes de sommeil qui demeuraient dans mes yeux. Lucide, j’ouvre les paupières et tourne la tête sur mon oreiller. Je tends les bras et m’étire. J’effectue un massage sur mon visage quand une sensation bizarre me fait m’interrompre. C’est une sensation de mouillé, très poisseuse… Eh merde ! Je regarde ma main droite dont les doigts sont encore humides et je pousse un cri de dégoût. J’ai oublié ce que je faisais avant que Maman ne m’interrompe ! Cette femme finira par me tuer un jour avec ses délires de vielle femme.
Je repousse le slip que j’ai déplacé dans ma séance de plaisir personnel et je descends du lit. Ma robe de nuit remonte au-dessus de mon corps, dévoilant un joli fessier recouvert d’un panty rose aux bords en dentelle noire. L’état de ma chambre ce matin me fait sourire. C’est un peu le bordel vu que ce sont les congés. Plus que quelques semaines et tout sera terminé. Avec une démarche féline, je m’avance vers l’armoire et je tire ma serviette qui est pendue à la porte.
Du haut de mon 1m72, je fais ce geste avec une réelle aisance. Si seulement tout était proportionnel sur mon corps. Comment Dieu a-t-il pu me donner un bassin comme une bouteille de Coca, mais oublier de bien doser au niveau du balcon ? Je fais quoi avec des oranges ? J’aurais voulu avec une poitrine bien lourde et chargée comme celle de mes copines.
J’ouvre la porte de ma chambre au même moment où Maman passe avec Nestor, mon petit frère. Elle le traite toujours comme un bébé. Un vieux garçon de cinq ans comme lui peut très bien faire sa toilette matinale tout seul. Mais non ! Maman tient à le laver elle-même avant de sortir. La femme en question s’est arrêtée pour me fusiller du regard.
– Bonjour, Maman, dis-je d’une voix rauque. Je me gratte le cou et m’étire.
– Diwuta ! C’est toi qui dis que tu veux aller à la Fac. Tu veux faire une grande école. Mais tu traines le pas. Les bourses ne te trouveront pas dans ton lit.
– Je sais, dis-je d’une voix laconique.
Elle m’agace avec ses reproches incessants. Je ne suis pas un enfant !
– Ne tire pas ta longue face-là quand je te parle ! gronde-t-elle.
– Pardon, Maman, dis-je d’une petite voix.
– Il faut apprendre à écouter les aînés et respecter ce qu’on te dit. Tu es trop têtue, Diwuta ! Ça te mènera à ta perte.
Je la regarde un long moment. Nestor, qui est tout nu et tremblant parce qu’il a encore oublié sa serviette dans sa chambre, fait un geste d’impatience.
– Je peux aller me doucher ? je demande en esquissant un pas vers les toilettes.
– Oui, mais dépêche-toi, dit Maman en poussant Nestor vers l’avant. Je dois aussi me doucher dans dix minutes. Je suis déjà en retard.
Je vais dans la douche aux affreux carreaux verts. Oui, je n’aime pas cette couleur. Elle est trop bizarre. C’est pour ça que je me lave toujours rapidement. Une vingtaine de minutes plus tard, je suis prête. Vêtue d’une minirobe jeans qui m’arrive au milieu des cuisses avec une sandale, des bracelets remplis sur le poignet et des bagues sur les pouces, je me sens enfin prête à affronter la journée.
Mon téléphone signale un message. Ma chérie et douce moitié, la seule et vraie amie que j’ai, Sharaï m’a envoyé un message.
« Mama, Diwuta. Le dehors est pourri ! »
« Il y a quoi ? »
« Lawal, ton ennemi juré, raconte partout que tu dois être nulle au pieu, vu la façon dont tu es coincée. Je suis sûre que le gars a mal parce que tu n’es pas dans son système ».
« Ne me gâche pas la journée avec ce con. Tu sais qu’il m’énerve ! C’est un homme ça ? Tchip ».
Je me lève du lit, passablement agacée. Ce Lawal se prend même pour qui ? C’est son air supérieur devant tous les membres du groupe qui me répugne profondément en lui. Il est très loin derrière en comparaison à mon petit-ami, Philippe. Cet homme est doux et mature. Je m’en fous qu’il ait déjà 32 ans et que je n’en ai que 19. L’amour n’a pas d’âge. Lawal est juste un bébé. Un salaud qui pisse encore au lit et est aigri ! Il est juste bon pour tenir dans un fantasme. Si seulement il n’avait pas un corps à me donner des nuits blanches…
Il ose gâter mon nom partout. Ce n’est pas très sage de sa part. Marchant pour sortir de la maison, mon sac à main accroché à mon épaule, je me remue les méninges. Je ne peux pas laisser cette situation comme telle. J’essaie toujours d’être posée et sage. Mais cette fois, c’est fini !
– Diwuta !
Je roule des yeux et je soupire d’agacement. La main déjà sur le portail, je me tourne pour voir la tête de Maman sortir de la porte d’entrée de la maison. Le filet sur ses cheveux a encore décalé, lui donnant l’air d’une grand-mère qui vend au marché.
– Ne traine pas dehors et surtout ne rentre pas tard ! Je ne veux pas que tu fasses de bêtises, Ok ?
Je souris et j’acquiesce.
– Je suis toujours sage, Maman, dis-je d’une voix angélique.
– C’est ça, remarque-t-elle d’un ton narquois. Évite les problèmes. C’est tout !
En tirant le portail, le battant frôle légèrement ma poitrine, caressant ainsi involontairement mes seins pointus sous le tissu léger du jeans. Je ne peux pas m’empêcher de frissonner. Ça fait deux mois que Philippe n’est pas revenu dans la ville. Même pour fêter mon BAC comme il se doit, rien ! Je n’en peux plus de rester sans sexe. Le désir finira par me tuer. Pourtant, je lui ai promis d’être sage. Mais que faire de cette chaleur qui m’opprime le ventre ? Le plus petit contact éveille mes sens.
Mon téléphone signale un nouveau message. Si c’est encore Sharaï avec son histoire de Lawal, elle va m’entendre. Je fous quoi avec lui ? Un homme qui bavarde autant ne peut être que nul au pieu. Il ose m’accuser. Ma vengeance sera terrible !
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