Écrit dans les étoiles (Un conte de Noël)
Chapitre 2 · Mon étoile !
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✦ AlexisPC Écrit dans les étoiles (Un conte de Noël) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Écrit dans les étoiles (Un conte de Noël) — Chapitre 2 · Mon étoile !

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AlexisPC
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Écrit dans les étoiles (Un conte de Noël)

Chapitre 2 · Mon étoile !

Tandis que je ruminais sur mes malheurs et que je maudissais mon existence, élaborant des plans pour quitter cet endroit en toute discrétion le plus rapidement possible, quelques coups furent frappés à ma porte.
 
Je n'avais envie de voir personne. 
Cette fille venait de me retourner dans tous les sens du terme pour, au final, me ridiculiser en jouant de ses charmes dont elle savait pertinemment l'efficacité. Ce n'était que l'une de ces bimbos qui se jouaient méchamment des garçons totalement émerveillés par elles, sans se soucier des paroles qu'elles pouvaient échanger et qui meurtrissaient ces âmes dorénavant déchues.   
 
En toute honnêteté, j'étais probablement trop gentil.
 
Toutes les filles que j'avais fréquentées s'étaient moquées de moi à un moment ou un autre, volontairement ou non. Mais j'étais tel que j'étais et encore aujourd'hui, j'ai du mal à accepter la duplicité et l'injustice comme la mauvaise foi. J'ai des défauts, certes. Je suis loin d'être parfait. Mais je ne peux accepter de me faire rabaisser par des paroles mauvaises et brutales sans raison apparente. Ce qui était le cas, ce soir !
 
Plusieurs nouveaux coups furent frappés mais je n'avais pas envie de répondre. Le mal était en moi et ma peine, liée aux humiliations à répétitions que je vivais depuis plusieurs semaines, venait d'exploser. La dépression me gagnait dangereusement. 
 
Une dernière fois, je l'espérais, quelques coups discrets furent portés. Mais cette fois, une voix se fit entendre
 
–    Éric ? Tu es là ?
 
Je reconnus immédiatement cette voix. Je ne pus que me lever péniblement pour aller ouvrir.
 
–    Que fais-tu là ? Me demanda Hélène. Quelque chose ne va pas, mon chéri ?
–    Ce n'est rien ! Dis-je en me retournant pour éviter qu'elle ne voit mes yeux rougis. J'ai envie d'être un peu seul.
–    Que se passe-t-il, Éric ? Mon chéri ? 
–  Je vous ai demandé de me laisser seul, Hélène. Demain je repartirai pour Paris. J'ai compris que ma place n'est pas ici et que je n'ai rien à faire dans votre monde. Le message est passé, cette fois. Laissez-moi juste ne pas passer la nuit dehors, c'est tout ce que je souhaite dorénavant. Bonne nuit !
 
En fermant la porte, je sais qu'elle avait lu en moi et avait compris ma détresse. Mais je ne lui laissais pas le temps de protester. Je ne voulais, surtout pas, de sa pitié ou pire, de sa condescendance.
 
Je ne sais ce qu'il se passa alors, mais une dizaine de minutes plus tard, de nouveaux coups retentirent à ma porte.
 
–    Éric ? C'est Sabrina. Je peux te parler ?
–    Casses-toi ! Je n'ai pas besoin que tu te foutes encore de ma gueule. Retourne auprès de ton cousin et continue à inventer des histoires foireuses pour justifier ta personnalité. 
–    Éric ! S'il-te-plaît. Je suis désolée. Je voudrais te parler.
–    De quoi ? Dis-je en ouvrant la porte un peu fort, excédé par son insistance mal venue. De quoi veux-tu encore parler, Sabrina ? De mes yeux sur ton cul ? De tes jambes magnifiques ? De ton regard envoûtant ? Tu ne vaux pas mieux que toutes les autres. Tu te crois tellement supérieure, hein ? Tu aimes humilier les garçons loin de ton monde qui sont un peu trop con pour tenter d'oser t'approcher, toi, la femme dans toute sa splendeur ? Dis-je avec un maximum de mépris dans la voix, ce qui devait mettre un terme, dans mon esprit à la conversation.
–    Je te demande de me pardonner ma maladresse. J'ai été idiote et méchante sans raison.
–    Quoi ?
–    Je peux entrer ?
 
En soupirant, je la laissais passer sans pouvoir détacher mon regard de son corps.
Cette fille avait raison, je me comportais en goujat. Mais je ne pouvais m'en empêcher et je n'en avais plus l'intention. Puisqu'elle me reprochait un comportement que je n'avais pas eu, autant que ses reproches servent mon intérêt. Elle rayonnait de beauté et d'élégance. Sa présence dans une pièce était perçue à l'instant où elle y entrait. Comment un mec banal comme moi aurait-il pu détourner son regard d'elle ? J'avais été idiot de ne pas en profiter plus, si j'avais su le tournant merveilleux de cette foutue soirée. Ses seins et ses fesses étaient les plus superbes de la création et j'avais résisté durant tout ce temps pour paraître parfait aux yeux d'Hélène et de cette fille ? Quel con !
 
Tandis qu'elle allait s'asseoir dans le fauteuil à côté de la fenêtre, je la toisais en partant de ses escarpins, remontant le long de ses jambes fuselées de noir, son dos et ses cheveux. Elle était tout simplement sublime, même de derrière.
 
Mais ce qui me frappa lorsqu'elle se retourna, ce furent ses yeux.
Ils étaient, à leur tour, humides.
 
–    Sabrina ? Que se passe-t-il ? Je suis désolé si je t'ai offensé mais ce n'était pas mon intention, je...
–    Éric ! Tais-toi s'il-te-plaît. C'est à moi de m'excuser. J'ai été agressive avec toi alors que tu as été parfait depuis que je t'ai rencontré. Je suis désolée de t'avoir dit ces horreurs que tu ne mérites pas.
 
Je la regardais sans comprendre la situation. Elle m'avait fait une remarque me faisant passer pour un macho sans éducation et à présent, elle s'en excusait ?
 
–    Puis-je, dans ce cas, connaître la raison de ces paroles si elles n'étaient pas utiles ?
–    Parce que... !
 
Je lisais sa détresse dans son regard. Elle voulait m'avouer quelque chose sans y arriver. Comment une fille pareille, réussissant tout, brillante et lumineuse pouvait-elle hésiter à parler à un garçon aussi banal que moi ?
 
–    C'est tout ? Dis-je en me moquant un peu d'elle pour la faire réagir, ce qui fonctionna.
–    On dit que tout est permis à Noël, alors je vais t'avouer que c'est par jalousie.
–    Pardon ?
 
Je ne comprenais plus rien. Que se passait-il ?
 
–    Que veux-tu dire ? Je ne comprends rien.
–    C'est délicat à expliquer, Éric. Tu vas me prendre pour une allumeuse ou, pire, une gamine.
–    Je comprends encore moins.
–    Alors laisse-moi te mettre les points sur les « i ». Tu me plais beaucoup, Éric. Terriblement, même et j'ai envie de te découvrir plus. Je ne pensais pas pouvoir ressentir aussi vite cela pour un homme car j'ai une méfiance en moi épidermique depuis…enfin, tu comprends. Et gagner ton amitié me semble nécessaire. Mais en te rencontrant, j'ai senti un courant électrique me parcourir et je me sens bien avec toi. J'ai eu beau me raisonner, rien n'y a fait. Et ton comportement de gentleman durant la soirée n'a rien arrangé. Tu es un garçon étonnant et rare. Tu es à l'écoute, tu es profondément gentil et tu ne parles pas de toi sans arrêt. J'ai eu une réaction de jalousie en entendant que tu as une petite amie. Alors j'ai été odieuse avec toi. Sans vraiment en comprendre la raison sur l'instant. 
–    Tu te moques encore de moi ? C'est ça ?
–    Non ? Pourquoi ? C'est la vérité. Sam' m'a expliqué ta situation lorsque tu es parti, déçu et probablement blessé par mes paroles injustes. Car je ne sais pas si ce que je t'ai dit est vrai, mais si tu as regardé mes seins, c'était vraiment discret. Tu n'es pas comme tous ces mecs qui ne reluquent les femmes que par leur décolleté. Lorsqu'il a eu terminé, furieux de ce que j'avais osé déclarer à ton sujet, de me dire qui tu es vraiment pour lui, j'ai compris mon erreur de jugement et la stupidité de ma réaction. En plus, Hélène est venue nous trouver catastrophée par ta soudaine disparition et ton enfermement volontaire dans ta chambre. Mais c'est lorsqu'elle nous a annoncé que tu te sentais humilié tout en évoquant ton départ demain matin que j'ai compris à quel point tu pouvais te sentir mal et blessé par mon attitude égoïste. Je te prie de m'excuser, Éric. Reviens fêter Noël avec Samuel et moi, s'il-te-plaît. Je te promets de me tenir correctement. 
 
Je restais comme deux ronds de flanc.
 
Plusieurs mots raisonnaient dans ma tête.
 
Jalousie ?
 
Odieuse ?
 
Erreur de jugement ?
 
Disparition ?
 
Égoïste ?
 
Tu me plais ?
 
Amitié ?
 
Je venais de recevoir une véritable déclaration d'intention de la part de la plus belle fille de la soirée.
Certes, je savais que la plupart des filles ne me trouvaient pas trop mal mais j'avais, en moi, un foutu manque de confiance depuis toujours. Et ma situation actuelle n'avait rien changé à l'affaire. Alors la voir venir s'excuser et, en plus, me dire qu'elle était jalouse d'une fille qui n'existait plus pour moi, c'en fut trop.
 
–    Je te prie, toi aussi, de m'excuser, Sabrina. J'ai agi en égoïste en te plantant là sans te donner l'explication de mes réactions épidermiques. J'aurai dû comprendre que tu ne pouvais deviner tout cela si je n'en parlais pas. Et je t'ai menti lorsque tu m'as posé la question parce que je ne veux pas, en plus de ma situation pécuniaire, susciter la pitié de ma situation amoureuse détruite.
–    Sam' et Hélène se sont dévoués à ta place ! Me dit-elle, devenant bien plus amicale.
–    Quels bavards !
–   Oui ! Rit-elle. Mais cela m'a donné l'occasion de venir te voir dans ta chambre et de te présenter mes excuses en plus de comprendre  à quel point ils t'aiment. 
–    C'est vrai ! Dis-je en bombant le torse. Quelle jolie fille pourrait résister à mon charme, surtout si je suis seul dans ma chambre ? Ris-je ensuite en tentant de détendre l'atmosphère.
–    Oh, tu me trouves donc belle ?
–  Ai-je parlé de toi ? Continué-je joueur.
–   Méchant ! Me dit-elle en me donnant un petit coup de poing sur l'épaule.
–    Je ris, Sabrina ! Tu es la plus belle fille que je connaisse, dis-je avec sérieux, osant le lui avouer. Et, je dois aussi admettre que, lorsque tu ne te comportes pas comme une peste, tu as une conversation des plus intéressantes.
–    Oh ! Rougit-elle.
–    Allez, viens ! Repris-je en resserrant mon noeud papillon. Il est temps de redescendre et de faire honneur au banquet qu'Hélène nous a préparé.
 
Et c'est en riant que nous rejoignîmes les invités. Hélène me sourit avec émotion en me voyant accompagné de sa filleule adorée tandis que Samuel se rapprocha de nous avec trois coupes de champagnes dans la main.
 
–    À la vôtre !
–    Merci, Sam' ! Dis-je sincèrement en faisant une allusion à demi-mot aux paroles qu'il avait échangé avec Sabrina.
 
Tandis qu'elle parlait avec Hélène, il se pencha à mon oreille et murmura
 
–    Je l'aime terriblement, Éric ! Cela dit, je ne pourrais supporter qu'elle te manque de respect. Mais je pense que tu devrais tenter ta chance. Je ne l'ai jamais vue dans cet état. Si tu l'avais vue comprendre ta situation et ce que tu as vécu, elle n'a jamais été aussi vulnérable. Et je la connais depuis toujours.
–    Arrête, Sam' ! Elle sort d'une rupture délicate. Je ne vais pas « tenter ma chance », comme tu dis. J'ai un minimum de savoir-vivre. C'est d'écoute et de compassion dont elle a besoin, pas d'un petit copain, surtout comme moi. 
–    Parfois, tu es vraiment, vraiment, vraiment très con ! Me dit-il en heurtant ma coupe de la sienne pour trinquer.
 
La soirée se passa alors parfaitement bien. Je me conduis selon les volontés de mes hôtes, chaperonnant la demoiselle en détresse de la soirée tout en conservant un minimum de distance raisonnable. Elle avait eu beau se montrer jalouse, et donc intéressée par mes charmes, je pensais sincèrement ce que j'avais déclaré à mon ami.
 
Ce n'était pas le moment de jouer les Roméo ou les Casanova avec une femme dont les certitudes amoureuses venaient d'être balayées comme le vent chassait la neige au dehors. Et puis, elle me trouvait sympa et intéressant. Cela ne signifiait pas que j'étais sur son tableau de chasse, loin de là. Elle avait trouvé un copain sympa pour la soirée et elle en était contente. Point !
 
Le repas se passa aussi dans la bonne humeur, nous vidions plusieurs coupes ensemble, riant de nos certitudes et de nos anecdotes un peu croustillantes.
 
Mais vers vingt-trois heures, la donne changea un peu.
 
Tandis que je laissais les cousins discuter ensemble, j'aidais, du mieux que je le pouvais, Hélène, avec le service. Ce n'est pas dans mon éducation de laisser une femme, même aidée par du personnel, faire tout le sale boulot. J'avais retiré ma veste et j'aidais Annie, l'aide-cuisinière, à préparer la fin du repas en chipant des morceaux dans les casseroles. Je prenais un petit coup sur les doigts mais je faisais cela avec elle depuis que je l'avais rencontrée. Annie était depuis toujours présente au sein de la maisonnée. Et elle était importante pour Samuel qui voyait en elle une sorte de grand-mère gâteau.
 
Annie était d'une vigilance de sioux avec Sam', considérant que le nourrir faisait partie de la tâche de sa vie. Et il jouait avec elle comme un garnement mais lui portait un amour sincère. Il adorait Annie et bien mal celui qui aurait manqué du respect le plus élémentaire envers elle. Comme j'étais son meilleur ami et qu'elle avait été la première personne que j'avais rencontré dans sa famille, elle me considérait de la même façon que le fils de ses patrons.
 
En gros, je pouvais tout faire dans sa cuisine, elle ne m'en tenait pas rigueur. Ce qui, croyez-moi sur parole, n'est pas rien. 
 
Cependant, Hélène vint me trouver.
 
–    Éric ? Que fais-tu là ?
–    J'aide Annie.
–    Tu as une autre tâche, ce soir, jeune homme.
–    Oui ! Je sais. Mais Sam' est avec Sabrina et Annie a besoin d'aide.
–    Allez, file, garnement ! Dit la vieille femme en me regardant avec une affection sincère. Madame a besoin de toi ailleurs. Ouste ! Sors de ma cuisine, chenapan !
 
Je déposais un baiser sur sa joue ridée en lui volant un dernier morceau de viande et, en riant, passait à côté d'Hélène qui me retint par le bras et me dit
 
–    Éric ? Cela va mieux ?
–    Oui ! Merci de votre inquiétude.
–    Tu ne comprends donc pas ?
–    Quoi donc ?
–  À quel point tu es important pour nous ! Pour Sam', pour Thierry. Et pour moi ?
 
Je restais immobile en la regardant. Que voulait-elle me faire comprendre ?
 
–    Merci ! Dis-je encore.
–  Non, Éric ! Merci à toi. Le jour où Sam t'a rencontré a dû être écrit dans les étoiles.
 
Elle approcha ses lèvres de ma joue et y déposa un baiser d'une tendresse telle que j'eus l'impression que ma mère était à sa place.
 
Je sus, à cet instant, que je venais de recevoir le second cadeau de ma soirée. L'affection que cette femme et cet homme me portaient allait visiblement au-delà de ce que j'imaginais. Et j'en fus heureux. Car j'aimais sincèrement cette famille qui m'avait accepté tel que j'étais. Mes noires pensées du début de soirée s'envolèrent et mes suspicions suivirent le même chemin. Hélène et Thierry avaient une réelle et sincère affection pour moi. J'étais heureux.
 
C'est donc guilleret que je retrouvais Sam et Sabrina.
 
En arrivant, je remarquais qu'ils s'étaient un peu écartés de la foule et discutaient à grand renforts de gestes. Sabrina semblait dépassée tandis que Sam tentait de la réconforter. Alors que je me demandais si je devais interrompre de dialogue, il tourna la tête vers moi et me fit signe de venir.
 
–    Où étais-tu ?
–    J'aidais Annie !
–   Tu ne peux pas te passer d'elle une seconde, hein ? Rit-il. Tu as le béguin à ce point ?
–    Tu sais bien que oui ! C'est la femme dr ma vie. 
–    Dites ! Je suis là, au cas où ? Vous parlerez de vos estomacs un autre moment ? Déclara Sabrina en riant.
–    De quoi parliez-vous ? Demandé-je en tentant de m'intéresser à eux.
–    Au cadeau que ma cousine pourrait te faire demain ! Elle s'inquiète de ne pas t'avoir inclus dans sa liste.
–    Tu n'as pas besoin de me faire un cadeau, Sab' ! Avoir fait ta connaissance me suffit, dis-je avec sincérité. Et puis, je n'en ai pas pour toi non plus puisque personne ne m'avait dit que tu serais là ! Déclarais-je en fronçant les sourcils et toisant mon ami.
–    Tu es adorable, Éric ! Dit-elle. Mais j'y tiens.
–    Alors, à part une boule de neige, je ne vois pas bien ? Dis-je en riant à mon tour.
–    Chiche !
 
Le reste de la soirée se passa agréablement. Sabrina restait à mes côtés et j'eus même la chance de danser un peu avec elle en fin de nuit, lorsque les premiers invités s'en allèrent et que les plus courageux lancèrent un peu de musique.
 
J'avais donc eu la chance de sentir son corps se serrer un peu contre le mien. Sa poitrine, parfaite, s'était compressée contre la mienne et mon esprit se souvint longtemps de cette sensation exceptionnelle. Son parfum enchanta mes sens et mes mains posées sagement dans le creux de son dos me donnèrent déjà l'illusion de ce que ses petits copains pouvaient ressentir au plaisir de toucher ce corps parfait.
 
Mais ma situation de nouveau copain ne me permettait rien de plus, aurais-je seulement osé l'envisager. Car je compris, lors de ce moment un peu magique, que je ne pouvais espérer autre chose. Elle ne nageait pas dans les mêmes eaux que moi. J'étais un poisson de rivière, elle était l'un des carnassiers des océans.
 
–    Tu es vraiment un garçon à part, Éric ! Sam a eu raison de nous présenter. Je serai heureuse de faire partie de tes amies, tu sais ?
–    J'en suis le premier flatté, Sabrina ! Cela signifie-t-il que tu accepteras encore ma compagnie lors de tes soirées de déprime ?
–    Tu es bête ! Rit-elle. Pas seulement celles-là, j'espère.
–    Tu décideras ! Avais-je clôturé un peu bêtement alors que nous nous séparions à la fin d'un morceau un peu plus calme.
 
Lorsque je rejoins enfin mon lit, alors que la fin de soirée avait été parfaite puisque Sabrina avait décidé de ne plus s'eloigner de ma personne de plus d'un mètre me permettant de me créer mon album souvenirs de ces moments, j'eus beaucoup de mal à trouver le sommeil.
 
Cette soirée étrange me trotta dans la tête. Rien ne m'avait préparé à rencontrer une fille aussi belle ni aussi intelligente. Mais je pensais ne pas m'en être sorti trop mal. Hélène et Thierry seraient contents et c'est tout ce qui comptait à mes yeux.
 
Je m'endormis sur ces considérations agréables, bien que je sentais que cette fille allait hanter mon âme et mon corps, qui quémandait sa dose de plaisir. Ce que je lui refusais avec difficultés mais courage. 
 
Le lendemain, je m'éveillais frais et en pleine forme assez tôt compte-tenu de l'heure tardive à laquelle nous étions allés nous coucher.
 
Je me levais et, après une douche rapide, descendais dans la cuisine. Seule Annie était présente et elle m'indiqua que toute la maisonnée dormait encore. Je déposais un rapide baiser sur sa joue, bu le café qu'elle me servit et j'entrepris de l'aider à confectionner le repas qu'elle nous servirait ce midi, jour de Noël. Ou plutôt, en regardant l'horloge égrainer les heures, en milieu d'après-midi. 
 
Quelques heures plus tard, tout le monde était levé.
 
Sabrina fut la dernière à apparaître. Elle était divine, à nouveau. Elle s'approcha de moi pour le donner un baiser sur la joue
 
–    Salut Éric ! Bien dormi ?
–    Oui ! Et toi ?
–    Comme un bébé. Merci encore pour la soirée d'hier. J'ai passé un super moment. Je suis heureuse de te connaître.
–    Moi aussi, Sab'. Tout le plaisir était pour moi ! Dis-je en épiant la réaction de satisfaction d'Hélène qui me sourit franchement.
 
Nous prîmes rapidement un verre ensemble. Le bruit d'un bouchon de champagne lança la fête en petit comité.
 
Thierry était, cette fois, vraiment déguisé en Père Noël, pour notre plus grande hilarité. Sa bedaine était renforcée par une mousse qui lui donnait l'air d'une barrique. Sam avait passé un polo sur un jeans et j'avais fait de même.
 
Mais je me sentais un peu mal à l'aise car les deux femmes rivalisaient d'élégance et s'étaient faites belles pour l'occasion. Sans que j'en comprenne la raison puisqu'il avait été convenu que cela se passerait de façon plus familiale plus relax que la veille, guindée et en grande tenue.
 
Hélène portait, à nouveau, une jolie robe de soirée noire sur des escarpins tandis que Sabrina avait passé une robe courte sur ses cuisses ne laissant planer, à nouveau, aucun doute sur sa plastique parfaite le tout rehaussé, également, d'une paire d'escarpins aux talons vertigineux.
 
Je devais faire appel à tout mon sang-froid pour ne pas lorgner vers elles tant elles dégageaient un sex-appel torride. Hélène était une femme à la beauté rayonnante, possédant les charmes indéniables de la maturité tandis que Sabrina était éblouissante dans sa jeunesse naissante.
 
L'heure des cadeaux sonna et j'offris une bouteille d'un excellent whisky à Thierry, un châle en soie à Hélène et un pack de tickets de cinéma à Sam dont c'était le péché mignon. Tous furent enchantés et me remercièrent avec profusion.
 
–    Je n'ai rien pour toi, malheureusement, Sabrina ! Dis-je un peu déçu. Alors j'ai pensé à ceci. Dis-je en lui tendant une maigre enveloppe.
–    Oh ! Dit-elle ravie de l'attention. Je pensais que tu n'avais rien prévu ?
–    J'ai cogité cette nuit et j'ai trouvé un petit quelque chose. J'espère que cela te fera plaisir ?
 
Elle l'ouvrit sous le regard tendu de l'assemblée et lut, pour elle uniquement, le petit mot que j'y avais écrit
 
« Chère Sabrina,
L'ignorance de ta présence m'a fait commettre un impair. Je ne dispose pas de cadeau physique pour toi. Mais j'ai appris à te connaître et je sais que tu n'es pas matérialiste. Alors, en ce jour de Noël, je t'offre un autre type de cadeau. Moi ! Je t'offre ma présence à tes côtés pour une durée de vingt-quatre heures pour t'écouter, te parler, te distraire, te faire rire lorsque tu en ressentiras le besoin en cas de petit copain intrusif ou de coup de blues professionnel.
Je te souhaite un Joyeux Noël.
Éric ».
Elle se tourna vers moi et, sans que je n'y prenne garde, elle se jeta dans mes bras en m'embrassant tendrement sur la joue et déclarant
 
–    Merci, Éric ! Tu ne peux pas savoir à quel point cela me fait plaisir. Tu es vraiment exceptionnel. J'userai de ce pouvoir dès que possible, sache-le !
 
Je me sentis rougir jusqu'aux oreilles, fier de mon effet et de sa réaction imprévue mais tellement tendre.
 
–    On peut savoir ? Demanda Hélène avec une curiosité toute féminine.
–    Non ! Répondit Sabrina. C'est entre Éric et moi, dit-elle en me regardant avec des yeux pétillants de malice, fière de sa cachotterie d'adolescente.
 
Je ne m'attendais à rien de précis, mais je reçus, à mon tour quelques cadeaux. 
 
Sam' m'avait offert le même présent, ce qui déclencha l'hilarité générale mais nous fit nous sourire car nous savions que passer du temps ensemble nous manquait depuis le début de nos vies professionnelles. Puis, Hélène prit la parole
 
–    Éric, viens t'asseoir à côté de moi !
 
En m'exécutant, je sentis une forme de tension naître chez elle et Thierry. Installé, elle reprit
 
–    Pourquoi ne nous as-tu rien dit ? Me déclara-t-elle avec un sérieux évident mais une pointe de tristesse dans la voix.
–    À quel propos ? Demandé-je curieux.
–    Tu as perdu ton boulot, n'est-ce pas ? Me demanda-t-elle avec une bienveillance sincère.
–    Comment le savez-vous ?
–    Parce que je le leur ai dit, tiens ! Me dit Samuel.
–    Je t'avais demandé de te taire, vieux ! Tu connais mon point de vue.
–    Et il est tout à ton honneur, me dit Thierry ! Mais il est hors de question que, par orgueil ou par fierté, appelle cela comme tu veux, je n'intervienne pas. Tu viens bosser avec moi dès la semaine prochaine.
 
Il avait dit « avec moi », pas « pour moi ».
 
–    Thierry, je...
–    Chut ! Ce n'est pas négociable, Éric ! Tu es brillant et je sais que ton ex-employeur souhaitait te garder. Mais comme tu étais l'un des derniers arrivés, c'était compliqué.
–    Vous avez discuté avec lui ?
–    Tu penses que je ne le connais pas ? J'ai un carnet d'adresse intéressant, tu sais ? Et je n'ai pas l'habitude de laisser les personnes auxquelles je tiens sans veiller sur elles. C'est compris, fils ?
–    Mais...
–    Éric ! Il est évident que tu aurais fini par travailler pour moi. Je ne vais pas laisser un élément comme toi aux mains de mes concurrents parce que je sais que tu es brillant et promis à un bel avenir. Je t'ai laissé te dépêtrer lors des entretiens que tu as eus. Et je te jure que je ne suis jamais intervenu, car je sais que tu aurais détesté cela et je le respecte profondément. Mais j'ai commis l'erreur de m'intéresser à toi, ce qui fait que tes potentiels employeurs ont compris l'intérêt que j'ai pour toi. Ils ne pouvaient prendre le risque de t'engager en allant, sans le savoir, contre ma volonté. Je te promets que je n'y suis pour rien. Je ne l'ai compris que le jour de votre arrivée, lorsque mon bras droit m'a appris les raisons de l'échec de ta prospection personnelle. Je te prie de m'en excuser, Éric ! Je ne voulais que bien faire de loin. J'espère que tu me pardonneras ? Nous savons que tu serais arrivés dans ma société un jour ou l'autre, c'était inévitable. Ce jour est arrivé plus vite que prévu, c'est tout. Tu commences lundi prochain. Tout est arrangé et le DRH t'attend pour te faire signer ton contrat.
 
Je restais un peu ébahi face aux quatre paires d'yeux qui m'observaient dans l'attente de ma réaction.
Un combat s'engageait en moi. Un côté de ma personnalité me hurlait de refuser tandis qu'un autre tonnait d'accepter. J'avais compris les remords de Thierry et j'étais certain de sa bonne foi. Le problème n'était pas là mais uniquement dans la réflexion qui naissait en moi concernant cette proposition.
 
–    Tu dois accepter, Éric ! Dit Sabrina.
–    Hein ?
–    Visiblement, cela leur tient à coeur.
–    Mais...
–   Elle a raison, tu sais ? Me dit Samuel. Papa est devenu fou quand il a appris ta situation et j'ai eu toutes les peines du monde à le retenir de t'engueuler.
–    Il dit vrai, Éric ! Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
–    Thierry...je ne sais pas ! Comme je l'ai expliqué à Sam, je me suis fait tout seul. Je n'ai pas des parents dans la branche que j'ai choisie. Je dois prouver en permanence ce que je vaux. Ne penses pas que je te méprise, Sam. Je sais aussi ce que tu vaux et tu es sensationnel dans ton travail. Mais tu bosses pour ton Père. C'est plus simple d'un certain point de vue, même s'il existe d'autres contraintes, bien sûr. Tout cela pour dire que je n'arrive pas à demander de l'aide, probablement ?
–    Qu'est-ce que je vous avais dit ? Déclara Sam. Je le connais par coeur, ce mec. Comme si c'était mon petit frère.
–    C'est justement pour cela qu'il est hors de question de ne pas lui tendre la main. Éric, acceptes-tu ma proposition ?
–    Thierry, je ne sais pas...Je suis mal à l'aise !
–    Ne le sois plus. Ce sera un honneur pour moi de travailler avec toi.
 
Je me tournais encore plus mal à l'aise vers Samuel qui rigolait de mon mal-être. Ce faux-frère se repaissait de ma situation, comme s'il connaissait déjà la réponse à cette question et n'attendait, en riant, que le moment où je craquerais. Cependant, il comprit, aussi, le malaise que je ressentais à entendre toutes ces paroles bienveillantes à mon sujet.
 
–    Ne te tracasse pas pour moi, vieux ! Mon Père est dingue de toi, tu le sais bien. Et puis, on bosserait ensemble. Je trouve cela plutôt chouette, tu sais ?
–    Éric ? S'il-te-plaît ! Murmura Hélène. Tu dois accepter. Je ne pourrai supporter de te savoir malheureux et vulnérable.
–    Bien ! Dis-je finalement au grand soulagement de l'assemblée présente.
 
Je pus voir toute la tension du moment se relâcher à cet instant. Les épaules s'affaissèrent et il me semblait qu'ils respiraient à nouveau.
 
Les rires fusèrent et tous étaient heureux. Je me laissais alors finalement envahir par une gratitude sincère.
 
–    Merci, Thierry ! C'est le plus beau cadeau de Noël que j'ai reçu. Je ne pense pas que l'on puisse faire mieux.
 
Tout le monde était d'accord et les verres tintèrent à nouveau dans le grand salon. Je constatais simplement que le sourire de ma nouvelle amie sonnait un peu faux malgré sa volonté évidente de me prouver sa joie à cette annonce. 
 
Alors que nous allions passer à table, Sabrina prit alors la parole, décidée. Ses yeux étaient marqués par un désir évident d'aller au bout de sa décision
 
–    Avant cela, j'ai, moi aussi, un cadeau pour Éric ! Vous permettez que je le lui offre ?
–    Bien sûr, ma chérie ! Déclara Hélène, surprise.
–    Mais pour cela, j'ai besoin d'aller dehors avec lui. J'en ai pour un instant.
–    D'accord ! Nous préparons, avec Annie, le reste et vous venez nous montrez ce cadeau.
 
Je suivis Sabrina sans me douter de ce que j'allais découvrir.
 
Tandis que je marchais le long du balcon en tentant de ne pas trop glisser dans la neige fraîche tombée durant la nuit sur le bois gelé, je reçus une boule de neige glacée dans le cou qui me fit hurler
 
–    AAAAAHHH....C'EST FROIIIIIIID !
–    Joyeux Noël, Éric ! Rit-elle, fière de sa blague.
–    On peut savoir ? Dis-je en me secouant et en tentant, vaille que vaille, de retirer le reste de neige qui restait collé entre ma peau et mon vêtement. 
–    C'est ce que tu as réclamé hier soir, non ? Rit-elle de bon coeur. 
–    Démon ! Dis-je en riant. Bon, tu es contente de ta blague, on peut rentrer ?
–    Non ! J'ai encore un petit quelque chose pour toi.
–    Tu as prévu un cadeau ?
–    Je ne savais même pas que tu serais présent, Éric ! Mais j'ai eu le temps d'y réfléchir, moi aussi, et j'ai, finalement, trouvé.
–    Ah ?
 
Elle s'avança et prit mes mains dans les siennes, le visage baissé. Elle respira un grand coup et, relevant la tête, elle dit ce mot qui restera à jamais gravé dans ma mémoire
 
–    Moi !
 
Je la regardais sans oser comprendre.
 
–    Tu m'expliques ?
–    Moi, Éric ! Veux-tu de moi ? Dit-elle avec un trémolo de stress dans la voix et une légère brume apparaissant dans ses yeux. 
–    Tu m'as copié ! Dis-je en riant sans oser imaginer la suite.
–    Non ! Je ne te propose pas mon temps, Éric. Je te propose moi !
–    De quoi parles-tu ?
Je vis, à cet instant, toute son angoisse, sa détresse et même quelques larmes de stress perler à ses yeux merveilleux. Puis, elle se lança
–    Je veux que tu me dises que je te plais. Je veux que tu me dises que tu as envie de moi. Je veux que tu me déclares tout ce que tu ressens pour moi. Je veux être à toi et uniquement à toi. Tu es un homme rare, Éric ! Tu m'as rendu, en moins de vingt-quatre heures, la confiance que j'avais perdu dans les hommes. Tu es mon plus beau cadeau de Noël, tu sais ? Et je n'ai plus l'intention de te laisser m'échapper. Plus jamais ! Tu as dit que tu avais reçu le plus beau cadeau que l'on puisse te faire. J'espère faire encore mieux. Je t'offre mon amour, Éric. Je m'offre à toi, sans ruban et sans papier. Tu as fait chavirer mon coeur par ta gentillesse et ton respect, ton écoute et ta bienveillance. Je veux être plus qu'une amie pour toi. Je veux être ta petite-amie. Que nous apprenions à nous connaître encore plus, que nous devenions peut-être des âmes soeurs et qui sait où cela pourrait nous mener ?
Je restais pétrifié par cette déclaration d'amour.
Je n'avais rien fait d'exceptionnel, pourtant ? Je m'étais comporté comme chaque homme devrait en principe se comporter envers une femme. La respecter, la chérir, la protéger, veiller à son bien-être et à son bonheur permanent.
Je n'eus pas le temps de réfléchir plus.
Sabrina se leva sur la pointe de ses pieds et, dans un mouvement d'un grâce absolue, ferma doucement les yeux et posa ses lèvres délicatement sur les miennes.
 
Je ressentis, à cet instant, naître en moi un amour et un désir fou. Je sus que je venais de trouver celle qui allait faire chavirer mon coeur de bonheur, celle pour qui je pourrais déplacer des montagnes, celle qui serait la mère de mes enfants.
 
Sabrina venait, en une seule seconde, de faire basculer ma vie.
 
Elle se recula, ouvrant les yeux et cherchant la réponse qu'elle attendait dans mon regard.
 
Comment pouvait-elle douter un seul instant de ma réponse ? Mon amour, qui venait d'éclater dans mon coeur, devait être perceptible à cent mètres à la ronde.
 
J'admirais son visage si merveilleux encadré de ses boucles folles, son regard était empreint d'un amour infini qui n'attendait qu'un seul mot pour éclater à son tour, retenu par la crainte de trois lettres que je me refuserai à jamais de prononcer. Elle tenait toujours mes mains dans les siennes, tremblantes d'inquiétude sur la pertinence de son action insensée.
 
Mais comment aurait-elle pu imaginer que je refuse ?
 
Sa détresse et sa fragilité, en cet instant béni par le bonheur le plus divin, m'émurent au-delà de la Raison. Un amour trop grand pour moi semblait déborder de mon être et je ne pus que lui sourire. Un sourire franc et sincère, un sourire dans lequel tout mon amour se voyait, un sourire qui lui donna, à son tour, un sourire lorsqu'elle en comprit le sens.
Elle murmura trois petits mots qui firent exploser mon âme à tout jamais
–    Je t'aime !
À mon tour, je me penchais vers elle pour déposer mes lèvres sur les siennes dans un chaste baiser signant notre accord éternel. En me reculant, je lui discrètement
 
–    Tu es folle ! Tu ne me connais même pas !
–    Je te connais, Eric ! Tu es celui que j'attends depuis toujours.
 
Nous nous regardions sans tenir compte du monde extérieur. J'eus l'impression que le monde n'existait plus. Ce n'est que lorsque nous entendîmes Samuel à nos côtés, que nous sommes revenus à la vie.
 
–    N'oubliez pas de me mettre un petit de côté, les amoureux ! Il m'en faut vraiment un !
 
Nous éclatâmes de rires alors et rentrâmes à l'intérieur. Hélène était dans les bras de Thierry et ils nous regardaient avec une bienveillance et un bonheur non feint, heureux de ce dénouement dont, en regardant bien les yeux d'Hélène, je n'étais plus certain qu'elle ne l'avait pas manigancé depuis le début. 
 
Mais qui peut vraiment deviner les manipulations d'une femme ? Ce secret, elle le garderait.  Á moins que… ? 
Maman et Hélène ?
 
Le soir venu, je sortis à nouveau en tenant sa main. Sabrina et moi ne pouvions plus nous lâcher, ne fût-ce qu'un instant, depuis ce premier baiser. Nous savions que la nuit serait courte car nous avions bien l'intention d'apprendre à nous connaître parfaitement. Je me réjouissais, bien sûr, de découvrir le corps de celle qui m'aimait. Sa bouche sur moi, ses seins dans mes paumes ou sous mes lèvres, ses fesses ou même le goût de son intimité, les courbes folles de son corps comme la douceur de sa peau. Tout serait à moi, elle me l'avait déjà fait comprendre par ses regards et ses paroles de désir murmurées maintes fois durant l'après midi à mon oreille. Mais rien ne pressait. J'étais déjà tellement heureux.
Le long du balcon, en regardant le ciel tandis qu'elle appuyait sa tête contre mon torse en respirant calmement, heureuse d'être là, à la place qui serait la sienne pour toujours, je contemplais les étoiles.
Elles brillaient au firmament dans une nuit sans lune et sans nuages, symbole éternel de vie et de beauté.
Je me rappelais des dictons qui disent que tout y est écrit et que la période de Noël est propice aux miracles.
Puis, je me souvins des paroles d'Hélène lorsqu'elle m'avait parlé de ma rencontre avec Samuel.
Alors qui sait ?
Mon Destin était peut-être vraiment écrit dans les étoiles ?
Fin. 
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aime28
9 avril 2026 à 14:46
Une merveille encore une fois
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Utilisateur supprimé
4 novembre 2023 à 15:37
quelle belle histoire, un amour naissant avec une rapidité exceptionnelle et si bien écrite. Merci encore de ce récit si beau. J'en veux encore de vos écrits dont je ne lasse pas.
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jl3147
22 octobre 2023 à 23:38
J'ai lu cette histoire en deux chapitres avec l'envie d'arriver au bout pour en connaître l'épilogue que j'ai beaucoup aimé.
Merci de continuer à nous faire un peu rêver.
jl3147
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Photo de profil de Donatien A.F. de Sade
Donatien A.F. de Sade
14 janvier 2023 à 13:02
Génial, génial, génial ! Je ne pouvais pas m'attendre un tel revirement de situation lorsque j'ai débuté la lecture de ce conte de Noël. J'ai été happé du début à la fin. Mon cher Alexis, connaissant votre plume depuis quelques années, je savais que vous alliez composer un texte digne de votre plume mais je ne m'attendais pas à cela.
Du suspense, toute une série d'émotions et du coup de théâtre. Voilà votre secret. Les personnages sont attachants et très bien travaillés, ayant une profondeur qui me réjouit.

La trame narrative est excellente et le dévoilement des éléments se fait au compte goûter tel le maître pâtissier qui dévoile lentement sa recette. Je suis ferré tel un poisson sur la ligne. Le réalisme d'une telle situation contraste très bien avec la dépression ressentie chez certaines personnes lors du temps des fêtes. Il n'y a pas à dire, vous avez l'art de poser doucement la trame de vos histoires.

Votre personnage, Éric, on se glisse facilement dans sa peau pour ressentir ce qu'il ressent et vivre un peu par procuration ce qu'il vit. Je comprends que le trop-plein d'émotions doit sortir lorsque celles-ci s'accumulent à la suite d'une longue série de moqueries de la part d'être qu'on a aimé.

J'ajoute cette histoire à mes favoris tout de suite. Je regrette seulement que je ne puis m'abonner à votre compte à nouveau puisque c'est déjà une chose faite.

N.-B. : votre personnage, Éric, semble basé sur les critères d'une personne ayant une hypersensibilité (même une hyperesthésie), une forte empathie, une facilité d'apprentissage des études au-delà de la norme et une forte morale. Est-il HPI et/ou HPE ? Tout me laisse à penser qu'il l'est.

***

Bouleversant ! Ce chapitre deux y va très fort. Tout s'enchaîne, se mêle tel un casse-tête que l'on emboîte parfaitement. Les décors sont sublimes, les mots employés sont juste parfait, la suite des aventures de ce Noël au chalet est exquise. Vous nous faites passer par toute une panoplie d'émotions. Mais ce qui m'a fait verser des larmes, littéralement, tant l'émotion était intense c'est le cadeau de Thierry et Hélène. Il m'a fallu quelques minutes pour poursuivre ma lecture. Que m'avez-vous fait vivre mon ami. Je vous remercie sincèrement pour ce conte merveilleux.

J'aime tout particulièrement ce type d'histoire aux émotions diverses qui nous font voyager. Cette histoire restera à jamais gravée dans ma mémoire et j'en suis fort heureux. Vous avez vraiment un don pour décrire les choses, tels l'un des auteurs que j'affectionne, Ernest Hemingway. La fin me rappelle un passage d'une citation de L'acteur Antony Hopkins dans le film "Rencontre avec Joe Black" : "Qui sait, ça existe les coups de foudre." C'est exactement cela que votre histoire nous fait vivre à la lecture des péripéties de vos personnages, d'Éric et Sabrina (véritable réincarnation de la déesse Aphodite).

Que dire suite à la déclaration d'amour de Sabrina, car oui, pourquoi ce serait toujours aux hommes à en faire dans les récits comme à l'écran ? J'en viens à regretter une non suite à cette histoire mais elle finit tellement bien qu'elle se suffise à elle-même. Je veux vous remercier pour votre cadeau en ce temps des fêtes.

Juste un petit rappel, si vous souhaitez continuer cette histoire, vous y êtes libre car, cette fois-ci, je n'ai pas spécifé qu'il fallait que ces histoires soient composées de deux chapitres uniques sans une suite possible. Seulement, l'histoire devait avoir deux chapitres pour le concours.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Jane Does
Jane Does
9 janvier 2023 à 13:15
J'ai aimé aussi.
Juste un peu dérangée par les interlignes à rallonge .
Bon ! Un bon conte qui fait de bons amis

Merci
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Utilisateur supprimé
31 décembre 2022 à 05:21
Un joli conte de Noël, de douceur, de tendresse et de sensibilité. Tu maîtrises très bien ton sujet et tu décris bien les fluctuations de sentiments que tes personnages ressentent.
Un beau texte.
Merci Alexis.
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Photo de profil de Jny08
Jny08
31 décembre 2022 à 02:11
C'est ça qu'on appelle un roman de gare... non ?
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Photo de profil de Ced6782
Ced6782
25 décembre 2022 à 10:06
Très jolie Bravo
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Teddyo
22 décembre 2022 à 18:34
Magnifique histoire, malheureusement trop courte mais tellement bien écrite.
Merci pour tout ces récits.
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Photo de profil de AlexisPC
AlexisPC
22 décembre 2022 à 11:56
Bonjour à tous et toutes,

Soyez remerciés pour vos commentaires. Je suis heureux de vous avoir donné l'occasion d'un double instant agréable durant cette période de Noël.

Passez d'agréables fêtes.

Cordialement

Alexis
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