Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les découvertes de Manon — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les découvertes de Manon
Chapitre 5
Samedi 31 décembre.
J'ai voulu en avoir le cœur net. J'y suis passée. Il était tout seul, Lancelot.
‒ Mais je reste pas. C'est juste que je voulais te demander. Vous faites quoi ce soir pour le réveillon ?
Il a eu l'air embarrassé.
‒ Je sais pas. On va rester là, sûrement.
‒ Ça vous dirait de venir fêter la nouvelle année chez moi alors ? Un petit truc sympa, on ferait. Juste tous les trois.
‒ Oui. Oui, mais faudrait qu'on voie ça avec Gaëtan. Savoir ce qu'il en pense.
‒ Il serait pas partant ?
‒ Oh, si ! Si ! Enfin peut-être que non. Ça dépend. Oh, et puis zut ! Zut ! Je peux te dire les choses carrément ?
‒ Évidemment ! Bien sûr !
‒ Il se fait tout un tas d'idées Gaëtan à notre sujet. Alors je sais ce qui va se passer, si on vient. Il va pas arrêter de nous surveiller. Tout du long. Ça va te nous mettre une ambiance. Et si jamais il y a quoi que ce soit – n'importe quoi – qui lui semble venir confirmer ses soupçons, on aura droit à la gueule tout le reste de la soirée. Sans compter qu'après, quand on sera rentrés, qu'est-ce que je vais pas entendre
Dans ces conditions, effectivement, vaut sans doute mieux s'abstenir. Mais ça lui est venu d'où ces idées ? Tu lui as dit qu'on s'était vus ?
‒ Oui, ben alors là sûrement pas. Je suis pas fou.
‒ Ben, alors ?
‒ C'est toutes les nanas qu'il voit comme un danger. Toutes. Du coup, dès qu'il y en a une qui s'approche d'un peu trop près…
‒ Ce qui nous prive du plaisir de passer un bon moment ensemble. Oui, ben tu sais pas ce qu'on va faire, nous ? Il travaille mardi ? Oui ? Eh ben mardi midi on va se faire un petit réveillon alors ! Tous les deux. Rien que nous deux ? Ça te dit ? Un peu que ça lui disait !
‒ Eh bien, marché conclu alors ! Tope là !
‒ Mais je reste pas. C'est juste que je voulais te demander. Vous faites quoi ce soir pour le réveillon ?
Il a eu l'air embarrassé.
‒ Je sais pas. On va rester là, sûrement.
‒ Ça vous dirait de venir fêter la nouvelle année chez moi alors ? Un petit truc sympa, on ferait. Juste tous les trois.
‒ Oui. Oui, mais faudrait qu'on voie ça avec Gaëtan. Savoir ce qu'il en pense.
‒ Il serait pas partant ?
‒ Oh, si ! Si ! Enfin peut-être que non. Ça dépend. Oh, et puis zut ! Zut ! Je peux te dire les choses carrément ?
‒ Évidemment ! Bien sûr !
‒ Il se fait tout un tas d'idées Gaëtan à notre sujet. Alors je sais ce qui va se passer, si on vient. Il va pas arrêter de nous surveiller. Tout du long. Ça va te nous mettre une ambiance. Et si jamais il y a quoi que ce soit – n'importe quoi – qui lui semble venir confirmer ses soupçons, on aura droit à la gueule tout le reste de la soirée. Sans compter qu'après, quand on sera rentrés, qu'est-ce que je vais pas entendre
Dans ces conditions, effectivement, vaut sans doute mieux s'abstenir. Mais ça lui est venu d'où ces idées ? Tu lui as dit qu'on s'était vus ?
‒ Oui, ben alors là sûrement pas. Je suis pas fou.
‒ Ben, alors ?
‒ C'est toutes les nanas qu'il voit comme un danger. Toutes. Du coup, dès qu'il y en a une qui s'approche d'un peu trop près…
‒ Ce qui nous prive du plaisir de passer un bon moment ensemble. Oui, ben tu sais pas ce qu'on va faire, nous ? Il travaille mardi ? Oui ? Eh ben mardi midi on va se faire un petit réveillon alors ! Tous les deux. Rien que nous deux ? Ça te dit ? Un peu que ça lui disait !
‒ Eh bien, marché conclu alors ! Tope là !
* * *
‒ Lydie ? C'est Manon. Ça tient toujours ton invitation pour le réveillon, ce soir ?
‒ Bien sûr ! Mais je croyais que t'avais quelque chose de prévu… Que…
‒ C'est tombé à l'eau.
‒ Viens alors ! Viens ! On t'attend ! Qu'est-ce que ? Bouge pas ! Il y a Charlie qui me demande ce que… C'est Manon. Elle vient ce soir, oui. Bon ; le v'là qui saute partout. Un vrai cabri. Et comme il est à poil, j'te dis pas ! T'imagines…
J'imaginais, oui. Fort bien.
‒ Bien sûr ! Mais je croyais que t'avais quelque chose de prévu… Que…
‒ C'est tombé à l'eau.
‒ Viens alors ! Viens ! On t'attend ! Qu'est-ce que ? Bouge pas ! Il y a Charlie qui me demande ce que… C'est Manon. Elle vient ce soir, oui. Bon ; le v'là qui saute partout. Un vrai cabri. Et comme il est à poil, j'te dis pas ! T'imagines…
J'imaginais, oui. Fort bien.
Il l'était encore à poil quand je suis arrivée, à poil.
‒ Il l'est tout le temps quand il est avec moi. Mais c'est pas toi que ça va déranger, je suppose.
‒ Ah, pour ça, non. Il y a pas de risque.
‒ Bon, mais ce que je propose, c'est qu'on prenne notre temps. Tout notre temps. Et même… Qu'on attende carrément minuit pour passer à table.
Et on a discuté en buvant du champagne. Beaucoup de champagne. De plein de choses. Mais d'où ça lui venait finalement alors à Lydie ce goût qu'elle avait pour les toutes petites bites ?
‒ Ah, ça ! C'est un type un jour. Qu'était pas mon premier. Il y en avait eu d'autres avant. Qu'en avaient des normales, eux. Bruno, il s'appelait. Tout timide, il était. Tout mal dans sa peau. Que si j'avais pas pris l'initiative… Et quand j'ai enfin réussi à lui glisser la main dans le pantalon et à lui tâter le morceau ! Non, mais c'était pas possible ! Je rêvais ! « Fais voir ! Non, mais fais voir ! »Hallucinant ! J'en revenais pas. Et je t'y ai passé un temps à lui examiner tout ça. Sous toutes les coutures. À jouer avec. À essayer de la lui faire grimper tant bien que mal. Lui, il se laissait faire, les yeux fermés. Ça avait pas dû lui arriver souvent avant. Peut-être même jamais si ça se trouve. Il avait l'air d'aimer en tout cas. Moi aussi, j'aimais. J'aimais la lui regarder. C'était vraiment trop bizarre. Modèle réduit ça faisait. Tout émouvant. Tout fragile. Que ça te donnait envie de le protéger, le type. De le défendre contre tu savais pas trop quoi. Trois mois ça a duré. Trois mois où il a été complètement à ma merci. Sans rien demander. Sans exiger quoi que ce soit. Trois mois pendant lesquels j'ai regardé, regardé et encore regardé. Sans jamais me lasser. C'était tellement inhabituel, tellement différent de tout ce que j'avais connu.
‒Et, pour finir, il est parti ?
‒ Non, c'est moi. Pour le boulot. Mais je l'ai regretté, Bruno. Ah, ça oui, je l'ai regretté ! Et je me suis mis en tête de trouver son équivalent. Sur Internet. Oh, il y en avait ! Bien sûr qu'il y en avait. Des encore moins bien lotis que lui, même. Des qu'en avaient des encore plus bizarrement faites. Seulement le seul truc qui les intéressait, c'était…
‒ Te sauter…
‒ Non. Te faire jouir ; C'était leur gros problème, ça. À tous. Presque tous. Réussir à te faire jouir. Pourvus comme ils étaient, il y avait pas de risque. Seulement, pour les en faire démordre. Ils s'obstinaient : « Elles le disent toutes les nanas – dans les magazines, partout – elles le disent toutes que ça a pas la moindre importance, la taille… Que c'est pas ça qui compte » Je suis bien d'accord. À condition qu'il y ait quand même un minimum. Au moins un minimum. Parce que sinon… Oui, ben ils l'avaient. Ils étaient convaincus qu'ils l'avaient. Et odieux, ils devenaient. Agressifs d'une force. Tout était de ma faute. C'était moi : j'étais frigide. J'y mettais de la mauvaise volonté. Que sais-je encore ? Et ils insistaient. Ils insistaient tellement qu'à force c'est moi qui finissais par être odieuse. Par leur dire leurs quatre vérités. Et j'y allais pas avec le dos de la cuiller. J'en ai vexé plus d'un. Mais bon, faut reconnaître, ils l'avaient cherché aussi. Heureusement qu'il y en a quand même… Comme Charlie. Mais pas seulement.
‒ Il l'est tout le temps quand il est avec moi. Mais c'est pas toi que ça va déranger, je suppose.
‒ Ah, pour ça, non. Il y a pas de risque.
‒ Bon, mais ce que je propose, c'est qu'on prenne notre temps. Tout notre temps. Et même… Qu'on attende carrément minuit pour passer à table.
Et on a discuté en buvant du champagne. Beaucoup de champagne. De plein de choses. Mais d'où ça lui venait finalement alors à Lydie ce goût qu'elle avait pour les toutes petites bites ?
‒ Ah, ça ! C'est un type un jour. Qu'était pas mon premier. Il y en avait eu d'autres avant. Qu'en avaient des normales, eux. Bruno, il s'appelait. Tout timide, il était. Tout mal dans sa peau. Que si j'avais pas pris l'initiative… Et quand j'ai enfin réussi à lui glisser la main dans le pantalon et à lui tâter le morceau ! Non, mais c'était pas possible ! Je rêvais ! « Fais voir ! Non, mais fais voir ! »Hallucinant ! J'en revenais pas. Et je t'y ai passé un temps à lui examiner tout ça. Sous toutes les coutures. À jouer avec. À essayer de la lui faire grimper tant bien que mal. Lui, il se laissait faire, les yeux fermés. Ça avait pas dû lui arriver souvent avant. Peut-être même jamais si ça se trouve. Il avait l'air d'aimer en tout cas. Moi aussi, j'aimais. J'aimais la lui regarder. C'était vraiment trop bizarre. Modèle réduit ça faisait. Tout émouvant. Tout fragile. Que ça te donnait envie de le protéger, le type. De le défendre contre tu savais pas trop quoi. Trois mois ça a duré. Trois mois où il a été complètement à ma merci. Sans rien demander. Sans exiger quoi que ce soit. Trois mois pendant lesquels j'ai regardé, regardé et encore regardé. Sans jamais me lasser. C'était tellement inhabituel, tellement différent de tout ce que j'avais connu.
‒Et, pour finir, il est parti ?
‒ Non, c'est moi. Pour le boulot. Mais je l'ai regretté, Bruno. Ah, ça oui, je l'ai regretté ! Et je me suis mis en tête de trouver son équivalent. Sur Internet. Oh, il y en avait ! Bien sûr qu'il y en avait. Des encore moins bien lotis que lui, même. Des qu'en avaient des encore plus bizarrement faites. Seulement le seul truc qui les intéressait, c'était…
‒ Te sauter…
‒ Non. Te faire jouir ; C'était leur gros problème, ça. À tous. Presque tous. Réussir à te faire jouir. Pourvus comme ils étaient, il y avait pas de risque. Seulement, pour les en faire démordre. Ils s'obstinaient : « Elles le disent toutes les nanas – dans les magazines, partout – elles le disent toutes que ça a pas la moindre importance, la taille… Que c'est pas ça qui compte » Je suis bien d'accord. À condition qu'il y ait quand même un minimum. Au moins un minimum. Parce que sinon… Oui, ben ils l'avaient. Ils étaient convaincus qu'ils l'avaient. Et odieux, ils devenaient. Agressifs d'une force. Tout était de ma faute. C'était moi : j'étais frigide. J'y mettais de la mauvaise volonté. Que sais-je encore ? Et ils insistaient. Ils insistaient tellement qu'à force c'est moi qui finissais par être odieuse. Par leur dire leurs quatre vérités. Et j'y allais pas avec le dos de la cuiller. J'en ai vexé plus d'un. Mais bon, faut reconnaître, ils l'avaient cherché aussi. Heureusement qu'il y en a quand même… Comme Charlie. Mais pas seulement.
Les douze coups de minuit. On s'est embrassés. On a trinqué. Il y a eu les huîtres. Les croustades de ris de veau. Les langoustines. Le chapon. La bûche. Et puis Lydie est tombée. D'un coup.
‒ Excusez-moi, mais… La fatigue… Le champagne. J'en peux plus. Je vous laisse.
Et elle est partie se coucher. Charlie nous a resservi à boire. A longuement fait tourner son verre entre ses doigts.
‒ Si j'ai bien compris…
‒ Oui ?
‒ Toi, avec les hommes, tu te contentes de voir. De regarder. Chaque fois que l'occasion se présente .Le reste ne t'intéresse pas vraiment.
‒ Oui. Enfin non. C'est quand même pas si simple.
‒ Tu couches des fois ?
‒ Ça m'arrive, oui.
‒ Mais t'aimes moins.
‒ C'est pas que j'aime moins. C'est que c'est différent. Enfin, si ! T'as raison dans un sens. Si ! Coucher, je pourrais m'en passer, mais pas regarder.
Il a plongé ses yeux dans les miens.
‒ Tu sais un truc qui me ferait plaisir ? Mais alors vraiment très très plaisir. C'est qu'un jour, quand tu iras retrouver un type, tu me laisses assister pendant que tu te prépares. À tout. Du début à la fin. La douche. Le maquillage. L'habillage. Vraiment tout.
‒ C'est pas bien compliqué à réaliser.
‒ Et qu'après, au retour, tu viennes t'allonger contre moi, encore toute pleine de lui, et que tu me racontes. Non, parce que tu comprends, quand on est comme je suis…
Je lui ai posé un doigt sur les lèvres.
‒ Je comprends. Chut ! Tais-toi ! Dis rien !
‒ Excusez-moi, mais… La fatigue… Le champagne. J'en peux plus. Je vous laisse.
Et elle est partie se coucher. Charlie nous a resservi à boire. A longuement fait tourner son verre entre ses doigts.
‒ Si j'ai bien compris…
‒ Oui ?
‒ Toi, avec les hommes, tu te contentes de voir. De regarder. Chaque fois que l'occasion se présente .Le reste ne t'intéresse pas vraiment.
‒ Oui. Enfin non. C'est quand même pas si simple.
‒ Tu couches des fois ?
‒ Ça m'arrive, oui.
‒ Mais t'aimes moins.
‒ C'est pas que j'aime moins. C'est que c'est différent. Enfin, si ! T'as raison dans un sens. Si ! Coucher, je pourrais m'en passer, mais pas regarder.
Il a plongé ses yeux dans les miens.
‒ Tu sais un truc qui me ferait plaisir ? Mais alors vraiment très très plaisir. C'est qu'un jour, quand tu iras retrouver un type, tu me laisses assister pendant que tu te prépares. À tout. Du début à la fin. La douche. Le maquillage. L'habillage. Vraiment tout.
‒ C'est pas bien compliqué à réaliser.
‒ Et qu'après, au retour, tu viennes t'allonger contre moi, encore toute pleine de lui, et que tu me racontes. Non, parce que tu comprends, quand on est comme je suis…
Je lui ai posé un doigt sur les lèvres.
‒ Je comprends. Chut ! Tais-toi ! Dis rien !
Dimanche 1er janvier.
Encore Angèle.
‒ Je voulais être la première à te souhaiter la bonne année.
‒ C'est gentil.
‒ Non, c'est normal. Et même, ce que j'avais prévu. Je devais venir avec Norbert. Qu'il ait son petit cadeau de Jour de l'An, lui aussi. Je l'aurais désencagé. Laissé s'amuser avec sa queue tant qu'il aurait voulu devant toi. Il s'en faisait une véritable fête. Seulement après la façon dont il s'est comporté cette nuit. Il m'a fait honte. Il le sait qu'il ne supporte pas l'alcool. Eh bien quand on ne supporte pas l'alcool, on s'abstient. C'est pas faute de le lui avoir répété. Seulement il avait décidé de n'en faire qu'à sa tête. Mais ça, moi aussi, je sais faire. Et je suis pas près de la lui retirer, la cage. Ah, non, alors ! Il veut jouer ? Eh bien, on va jouer. Ça mérite une bonne petite leçon, avoue ! Non ? Tu crois pas ?
‒ Je sais pas. Peut-être, oui, dans un sens
‒ Et même dans l'autre. Alors tu sais pas ce que j'ai pensé ? Il te trouve très à son goût…
‒ Mais il me connaît pas !
‒ Bien sûr que si ! Il y a les commentaires que t'as laissés sur les photos de lui sur le site. Il y a ce soir – tu te rappelles ? – où je l'ai appelé, pour qu'il te fasse un petit coucou, pendant qu'on discutait, toutes les deux, sur Skype. Et puis je lui ai parlé de toi.
‒ Et alors ? C'est quoi ton idée ?
‒ Que vous passiez du temps ensemble tous les deux. Rien que tous les deux.
‒ C'est pas vraiment une punition, ça !
‒ Ah, si ! Si ! Parce qu'être à tes côtés. Te voir. Te parler. Respirer ton parfum ; Peut-être même dormir avec toi, pourquoi pas ? Et ne pas pouvoir… Rien. Même pas tout seul.
‒ Oh, mais quand même ! On pourra bien le laisser faire à la fin.
‒ Ça, ça dépendra de lui.
‒ Oh, si, va ! Sinon…
‒ Sinon, c'est toi qui seras la plus punie.
‒ Voilà, oui.
‒ Bon, mais alors tu lui dis rien. Pas un mot. Tu lui laisses croire…
‒ Je voulais être la première à te souhaiter la bonne année.
‒ C'est gentil.
‒ Non, c'est normal. Et même, ce que j'avais prévu. Je devais venir avec Norbert. Qu'il ait son petit cadeau de Jour de l'An, lui aussi. Je l'aurais désencagé. Laissé s'amuser avec sa queue tant qu'il aurait voulu devant toi. Il s'en faisait une véritable fête. Seulement après la façon dont il s'est comporté cette nuit. Il m'a fait honte. Il le sait qu'il ne supporte pas l'alcool. Eh bien quand on ne supporte pas l'alcool, on s'abstient. C'est pas faute de le lui avoir répété. Seulement il avait décidé de n'en faire qu'à sa tête. Mais ça, moi aussi, je sais faire. Et je suis pas près de la lui retirer, la cage. Ah, non, alors ! Il veut jouer ? Eh bien, on va jouer. Ça mérite une bonne petite leçon, avoue ! Non ? Tu crois pas ?
‒ Je sais pas. Peut-être, oui, dans un sens
‒ Et même dans l'autre. Alors tu sais pas ce que j'ai pensé ? Il te trouve très à son goût…
‒ Mais il me connaît pas !
‒ Bien sûr que si ! Il y a les commentaires que t'as laissés sur les photos de lui sur le site. Il y a ce soir – tu te rappelles ? – où je l'ai appelé, pour qu'il te fasse un petit coucou, pendant qu'on discutait, toutes les deux, sur Skype. Et puis je lui ai parlé de toi.
‒ Et alors ? C'est quoi ton idée ?
‒ Que vous passiez du temps ensemble tous les deux. Rien que tous les deux.
‒ C'est pas vraiment une punition, ça !
‒ Ah, si ! Si ! Parce qu'être à tes côtés. Te voir. Te parler. Respirer ton parfum ; Peut-être même dormir avec toi, pourquoi pas ? Et ne pas pouvoir… Rien. Même pas tout seul.
‒ Oh, mais quand même ! On pourra bien le laisser faire à la fin.
‒ Ça, ça dépendra de lui.
‒ Oh, si, va ! Sinon…
‒ Sinon, c'est toi qui seras la plus punie.
‒ Voilà, oui.
‒ Bon, mais alors tu lui dis rien. Pas un mot. Tu lui laisses croire…
Mardi 3 janvier.
Lancelot est arrivé avec un immense bouquet de roses
‒ Je savais pas quoi t'offrir. Alors j'ai pensé…
‒ T'es fou. T'es complètement fou.
‒ Non, parce que si je t'avais pas…
‒ Moi aussi, j'ai un cadeau pour toi. Mais tout à l'heure… Après.
‒ Si, c'est vrai, tu sais. Si t'étais pas là, il y a longtemps que je serais parti. Que je l'aurais plaqué là, l'autre animal. Parce que c'est de pire en pire. Seulement de te savoir là en face. De me dire que je peux venir te voir. Te parler. Quand je veux.
‒ C'est un très mauvais service que je te rends alors finalement. C'est à cause de moi que tu ne t'en vas pas.
‒ Oh, non. Non. Parce que j'irais où ? Je ferais quoi ? J'ai pas de boulot. Pas de famille. Pas d'amis. Si c'est pour retomber dans le même genre de galère. M'amouracher d'un autre mec. Qui fera de moi sa marionnette.
‒ Pourquoi un mec ? Pourquoi pas une nana ?
‒ Je sais pas. Je sais plus rien en fait. Il t'a une de ces façons de discuter Gaëtan que t'arrives plus à savoir où t'en es. Oh, et puis zut, tiens ! Parce qu'en venant ici je m'étais bien juré de pas parler de lui. Pas un mot. Rien. Et la première chose que je fais…
‒ Je savais pas quoi t'offrir. Alors j'ai pensé…
‒ T'es fou. T'es complètement fou.
‒ Non, parce que si je t'avais pas…
‒ Moi aussi, j'ai un cadeau pour toi. Mais tout à l'heure… Après.
‒ Si, c'est vrai, tu sais. Si t'étais pas là, il y a longtemps que je serais parti. Que je l'aurais plaqué là, l'autre animal. Parce que c'est de pire en pire. Seulement de te savoir là en face. De me dire que je peux venir te voir. Te parler. Quand je veux.
‒ C'est un très mauvais service que je te rends alors finalement. C'est à cause de moi que tu ne t'en vas pas.
‒ Oh, non. Non. Parce que j'irais où ? Je ferais quoi ? J'ai pas de boulot. Pas de famille. Pas d'amis. Si c'est pour retomber dans le même genre de galère. M'amouracher d'un autre mec. Qui fera de moi sa marionnette.
‒ Pourquoi un mec ? Pourquoi pas une nana ?
‒ Je sais pas. Je sais plus rien en fait. Il t'a une de ces façons de discuter Gaëtan que t'arrives plus à savoir où t'en es. Oh, et puis zut, tiens ! Parce qu'en venant ici je m'étais bien juré de pas parler de lui. Pas un mot. Rien. Et la première chose que je fais…
‒ On danse ?
‒ Comme ça ? Là ? Maintenant ? Tous les deux ?
‒ Ben, oui. Pourquoi pas ?
‒ Mais…
‒ On n'a pas fini de manger ? Et alors ? On finira après. Allez, viens !
Il a abandonné son assiette, m'a prise contre lui. Je l'ai, mine de rien, entraîné du côté de la fenêtre.
‒ Tu sais pour ce que tu m'as dit l'autre jour. Que Gaëtan, il voulait que ce soit toujours bien en vue que vous le fassiez. Parce qu'il croyait que je regardais. Ben, ça m'a donné l'idée du coup ; Forcément. Et je vous ai vus hier. Et ce que j'ai pas arrêté de me demander, tout du long, c'est si t'étais encore en train de t'imaginer que c'était moi qui te le faisais avec un gode.
‒ C'est à chaque fois que je me l'imagine. Je peux pas m'empêcher.
‒ Mets-toi à la fenêtre alors ! Regarde dehors ! Et tu te retournes pas ! Tu me promets ? Promets !
‒ Comme ça ? Là ? Maintenant ? Tous les deux ?
‒ Ben, oui. Pourquoi pas ?
‒ Mais…
‒ On n'a pas fini de manger ? Et alors ? On finira après. Allez, viens !
Il a abandonné son assiette, m'a prise contre lui. Je l'ai, mine de rien, entraîné du côté de la fenêtre.
‒ Tu sais pour ce que tu m'as dit l'autre jour. Que Gaëtan, il voulait que ce soit toujours bien en vue que vous le fassiez. Parce qu'il croyait que je regardais. Ben, ça m'a donné l'idée du coup ; Forcément. Et je vous ai vus hier. Et ce que j'ai pas arrêté de me demander, tout du long, c'est si t'étais encore en train de t'imaginer que c'était moi qui te le faisais avec un gode.
‒ C'est à chaque fois que je me l'imagine. Je peux pas m'empêcher.
‒ Mets-toi à la fenêtre alors ! Regarde dehors ! Et tu te retournes pas ! Tu me promets ? Promets !
Quand je suis revenue de la salle de bains, il n'avait pas bougé. J'ai passé, par-derrière, mes bras autour de son cou, me suis appuyée contre lui.
‒ Tu… T'en as un. Oh, merci ! Merci.
‒ Chut… Bouge pas ! Laisse-moi faire !
J'ai dégrafé sa ceinture, déboutonné son pantalon. En respirant dans son cou. Tout près. Je la lui ai cernée, sa queue. M'en suis emparée. La lui ai sortie, toute dressée, toute palpitante. Et puis les fesses. Que j'ai effleurées. Caressées. Malaxées. Pétries. Je me suis aventurée entre elles, du bout du pouce. J'ai longuement tourné. Frôlé. Appuyé. Agacé. Insisté. Ça s'est entrouvert. Je suis entrée. L'index. Le majeur. Il a gémi. S'est penché en avant.
‒ Viens ! S'il te plaît, viens ! Mets-la-moi !
Je l'ai empli. Il a jailli entre mes doigts.
‒ Tu… T'en as un. Oh, merci ! Merci.
‒ Chut… Bouge pas ! Laisse-moi faire !
J'ai dégrafé sa ceinture, déboutonné son pantalon. En respirant dans son cou. Tout près. Je la lui ai cernée, sa queue. M'en suis emparée. La lui ai sortie, toute dressée, toute palpitante. Et puis les fesses. Que j'ai effleurées. Caressées. Malaxées. Pétries. Je me suis aventurée entre elles, du bout du pouce. J'ai longuement tourné. Frôlé. Appuyé. Agacé. Insisté. Ça s'est entrouvert. Je suis entrée. L'index. Le majeur. Il a gémi. S'est penché en avant.
‒ Viens ! S'il te plaît, viens ! Mets-la-moi !
Je l'ai empli. Il a jailli entre mes doigts.
‒ Alors ? Ce repas interrompu. Tu regrettes toujours ?
‒ Oui, oh, ben alors là ! Si t'as encore envie de l'interrompre, je suis preneur. C'est quand tu veux.
‒ T'imagines s'il était rentré chez lui à l'improviste Gaëtan ? S'il avait levé le nez ?
‒ Oui, oh, ben ça, ça m'aurait pas fait rire. Mais alors là, pas du tout. Quoique… ça aurait peut-être permis de crever l'abcès. Une bonne fois pour toutes.
‒ Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est que ça va te faire drôle la prochaine fois avec lui…
‒ Surtout si je sais que t'es là.
‒ Mais je serai là. Et même… Je vous accompagnerai…
‒ Avec le truc de tout à l'heure ? Que tu m'as… Que tu te… Le même ? Hou la la ! Rien que d'y penser ! Hou la la ! T'es redoutable, toi, dans ton genre.
‒ Et t'as encore rien vu. Mais si tu venais t'occuper un peu de moi maintenant ? Chacun son tour, non ?
Je me suis levée et je l'ai entraîné, d'autorité, dans la chambre.
‒ Oui, oh, ben alors là ! Si t'as encore envie de l'interrompre, je suis preneur. C'est quand tu veux.
‒ T'imagines s'il était rentré chez lui à l'improviste Gaëtan ? S'il avait levé le nez ?
‒ Oui, oh, ben ça, ça m'aurait pas fait rire. Mais alors là, pas du tout. Quoique… ça aurait peut-être permis de crever l'abcès. Une bonne fois pour toutes.
‒ Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est que ça va te faire drôle la prochaine fois avec lui…
‒ Surtout si je sais que t'es là.
‒ Mais je serai là. Et même… Je vous accompagnerai…
‒ Avec le truc de tout à l'heure ? Que tu m'as… Que tu te… Le même ? Hou la la ! Rien que d'y penser ! Hou la la ! T'es redoutable, toi, dans ton genre.
‒ Et t'as encore rien vu. Mais si tu venais t'occuper un peu de moi maintenant ? Chacun son tour, non ?
Je me suis levée et je l'ai entraîné, d'autorité, dans la chambre.
‒ À quoi tu penses ?
‒ À rien. Enfin, si ! J'étais en train de me demander combien de temps ça faisait que j'avais pas couché avec une femme.
‒ Et alors ?
‒ Deux ans. Presque. Pas loin.
‒ Et la raison ? Me dis pas que c'est que t'apprécies pas. Après le récital que tu viens de me donner.
‒ Non. Je sais pas en fait ; C'est que j'ose pas, je crois, avec elles. Si elles prennent pas l'initiative…
‒ Et avec les mecs ?
‒ C'est pareil. Enfin non. Ça dépend ; C'est plus facile souvent. Beaucoup plus facile. Sauf que les filles, elles croient qu'il y a qu'eux qui m'intéressent du coup. Et elles font plus du tout attention à moi.
Il s'est retourné sur le ventre. Un sanglot lui a secoué le dos.
‒ Tu pleures ?
‒ Non, c'est rien. Non, je pleure pas.
‒ À rien. Enfin, si ! J'étais en train de me demander combien de temps ça faisait que j'avais pas couché avec une femme.
‒ Et alors ?
‒ Deux ans. Presque. Pas loin.
‒ Et la raison ? Me dis pas que c'est que t'apprécies pas. Après le récital que tu viens de me donner.
‒ Non. Je sais pas en fait ; C'est que j'ose pas, je crois, avec elles. Si elles prennent pas l'initiative…
‒ Et avec les mecs ?
‒ C'est pareil. Enfin non. Ça dépend ; C'est plus facile souvent. Beaucoup plus facile. Sauf que les filles, elles croient qu'il y a qu'eux qui m'intéressent du coup. Et elles font plus du tout attention à moi.
Il s'est retourné sur le ventre. Un sanglot lui a secoué le dos.
‒ Tu pleures ?
‒ Non, c'est rien. Non, je pleure pas.
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