Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une vie rêvée — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une vie rêvée
Chapitre 2
David était assez nerveux. C'était le moment pour lui de la rentrée. Il n'aima pas ça. Il n'aimait pas être une bête de foire. Tout le monde allait le regarder, tout le monde allait parler sur lui, le critiquer, et il en était sûr, se moquer. Mais il ne savait pas à quel point cette rentrée, aujourd'hui, dans cette classe, de cet établissement de Californie, avec ce professeur, changerait sa vie et son opinion de lui-même. Tous les élèves se connaissaient, étaient plus ou moins ensemble dans la classe d'avant, et très souvent les promos se suivaient depuis le collège voire l'école primaire, alors il allait vraiment être, en tout cas les premiers mois de cette année scolaire, l'intrus, comme une verrue sur un pied. Il entra un peu après tout le monde, à la demande du professeur Neal Caffrey.
— S'il vous plait, je voudrais vous présenter un nouvel élève qui intègre votre classe pour cette dernière année de Terminale. C'est David Courtois, il est français, il fait partie d'un programme d'échange linguistique. Je t'en prie David vient, il approcha et Caffrey reprit la parole.
— Je te l'ai déjà dit mais je le redis devant tout le monde, je suis Monsieur Caffrey et je suis ton nouveau professeur d'Histoire.
— Merci Monsieur.
— Est ce que tu veux te présenter ? Est-ce que vous avez des questions ?
— Il rougit légèrement mais heureusement ça ne se voyait pas trop.
— En fait j'ai toujours un peu de mal à parler de moi. Mais peut-être qu'après le cours on pou...
— Je te l'ai déjà dit mais je le redis devant tout le monde, je suis Monsieur Caffrey et je suis ton nouveau professeur d'Histoire.
— Merci Monsieur.
— Est ce que tu veux te présenter ? Est-ce que vous avez des questions ?
— Il rougit légèrement mais heureusement ça ne se voyait pas trop.
— En fait j'ai toujours un peu de mal à parler de moi. Mais peut-être qu'après le cours on pou...
Mais c'est à ce moment-là qu'il la vit, elle, Victoria, que seule une toute petite poignée de personnes pouvait appeler Vicky. Elle ne l'avait pas lâché du regard depuis qu'il avait franchi la porte de la salle de classe. Elle leva la main pour lui poser une question.
— D'où est ce que tu viens en France ?
Elle n'avait effectivement pas cessé de le regarder en lui souriant, ce petit sourire mignon qu'elle savait si bien faire.Il resta quelques secondes sans voix, en constatant qu'une aussi jolie fille pouvait réellement s'intéresser à lui alors qu'il état prêt à ne pas parler de lui, voire ne pas parler de tous le cours qui durait 2h.
— Hum... Je viens de Gevrey-Chambertin, un village de 3 000 habitants un peu au Sud de Dijon, la ville connue pour sa célèbre moutarde, mais mon village est un village vignoble, et ils font des vins connus dans le monde entier, tellement qu'ils sont même cité dans certains films ou séries américaines ou d'autres nationalité.
— Ah oui je connais bien le Chambertin, le Richebourg...Tu habites dans le centre ?
— Ah oui je connais bien le Chambertin, le Richebourg...Tu habites dans le centre ?
Il lâcha un petit rire qui cachait aussi une pointe d'agacement:
— Oui, et même si mon quartier est vraiment beau, j'ai envie de dire malheureusement. En fait à la fin de chaque journée pendant les vendanges, la récolte de vin donc, les viticulteurs passent dans les rues en klaxonnant et en hurlant dans leurs voitures. Je ne sais pas pourquoi ils font ça, à part parce qu'ils sont débiles peut-être. Mais jusqu'à la vente d'un bar dans ma rue, car j'habite dans le vieux centre de Gevrey, qui a plus de 300 ans, dans ce bar, les viticulteurs allaient y boire jusqu'à la fermeture, c'est-à-dire à 3 ou 4 h du matin. Le problème, c'est qu'ils étaient donc complètement bourrés dans ma rue, à gueuler, à rentrer ou essayer de rentrer dans les immeubles, y compris le miens. Car le mien, la première porte est une simple vieille porte en vieux bois, comme on pourrait trouver à Poudlard par exemple. Bon heureusement, derrière cette porte, il y en a une deuxième, une porte blindée, en fer et avec une grande vitre, qui elle, est fermable à clé, ce qui n'est pas le cas de la porte en bois. Donc, pendant 3 semaines chaque année, j'évite de sortir de chez moi après une certaine heure pour ne pas me faire agresser. Et pourtant ce coin de Gevrey est ultra sécurisé, avec des caméras de surveillance.Certains étaient intéressés par ce qu'il disait, d'autres s'en foutaient totalement. Et ça, le professeur Caffrey l'avait bel et bien vu. Il avait aussi bien vu à quelle vitesse Victoria avait levé la main, et la façon dont elle l'avait regardé durant sa réponse, assez longue pour pouvoir observer tout le monde, et regarder aussi David en même temps, ce qui est plus poli lorsque quelqu'un répond à une question que l'on pose. Il décida alors de tenter quelque chose.
— Merci pour ta réponse très détaillée David. Les autres, vous pourrez lui poser toutes les questions que vous voulez après le cours. Victoria, est ce que tu accepterais d'être le guide de David durant ses premiers jours ici ? Les casiers, l'administration, et tout le reste ?
— Merci pour ta réponse très détaillée David. Les autres, vous pourrez lui poser toutes les questions que vous voulez après le cours. Victoria, est ce que tu accepterais d'être le guide de David durant ses premiers jours ici ? Les casiers, l'administration, et tout le reste ?
Elle hocha la tête avec un grand sourire et dit:
— Oui bien sûr, ça me fera plaisir. Des murmures autour d'eux se firent entendre. Mais elle s'en fichait. Il y avait quelque chose chez lui qui intriguait la jeune femme. Par exemple, le fait qu'il n'osait pas la regarder dans les yeux, et lorsqu'il le faisait, c'était avec un sourire gêné.
Une chose était certaine, ce garçon était un grand timide qu'elle allait devoir aider à s'ouvrir aux gens. Mais au delà de ça, elle devra probablement l'aider à reprendre confiance en lui.
Il se dirigea donc vers une table disponible, à côté de Victoria justement. Il lui sourit, bien qu'ayant une grosse boule au ventre au fur et à mesure qu'il se rapprochait d'elle. Lorsqu'il se mit finalement assis sur sa chaise, il se força à la regarder et lui dire merci
— Merci Victoria, c'est gentil d'accepter de m'aider à me faire à mon nouvel environnement.
Elle lui fit un grand sourire et se pencha vers lui, posant une main sur son bras. Elle le vit baisser les yeux dessus, ce qui l'amusa un peu, et la fit réfléchir. Il ne savait pas ce qu'il y avait dans son passé qui l'empêchait d'être relâché au contact d'une fille. Elle lui répondit alors:
— Tu n'as pas à me remercier. J'en avais envie. J'aime les Français, j'aimerai bien aller en France un jour,même si ce n'est pas pour ça que je le fais. On a tous connu un jour où on était nouveau quelque part. Et on a tous souhaité être aidé comme ça, sans toujours y arriver. Le pire truc à faire quand on est nouveau quelque part, qu'on est totalement isolé car on connait personne, c'est de s'isoler encore plus sans jamais parler à personne. Je ne veux pas que tu t'isoles. Et d'ailleurs, ça vaut aussi pour le déjeuner. Au delà des explications sur la cafétéria que je te donnerai, j'aimerai bien déjeuner avec toi.
Il baissa les yeux et bégaya un peu. Il était déstabilisé par sa proposition.
— Hum...Oui si tu veux, mais je ne veux pas t'empêcher de déjeuner avec tes copines.
Elle répondit alors:
— Oh ne t'en fais pas, mes copines peuvent se passer de moi pour un repas...Mais tu n'as pas envie de déjeuner avec elles et moi justement ? Ça te permettrait de te faire d'autres amies que moi.
Il déclina silencieusement d'un mouvement de tête.
— Mmh non...Ce n'est pas contre elles mais je ne veux pas rencontrer trop de monde en une seule fois. Ça ne se voit peut-être pas mais je suis...timide n'est même pas un terme assez fort. Il lâcha un petit rire et la blonde aussi.
— Donc c'est gentil, vraiment, mais je préfère manger avec toi seulement, ou tout seul.
— Alors on mangera tous les deux uniquement, et tu pourras me parler de toi.
— Donc c'est gentil, vraiment, mais je préfère manger avec toi seulement, ou tout seul.
— Alors on mangera tous les deux uniquement, et tu pourras me parler de toi.
Il lui fit un faible sourire, peu sûr de lui et répondit:
— D'accord si tu veux.
Le reste du cours se passa normalement, et après celui-ci, les deux nouveaux amis se dirigèrent vers la cafeteria, où ils déjeuneraient ensemble ce midi.
Au comptoir pour choisir leur repas, David faisait la grimace. Il n'y avait pas grand chose qui l'intéressait, pas grand chose qu'il aimait. Avec la nourriture c'était compliqué.
Elle le regarda un peu interloquée, et demanda, d'un ton inquiet:
— Tu n'as pas faim ?
Il fit non de la tête et répondit:
— Humm... Non, c'est compliqué. Je suis assez difficile avec la nourriture... Je t'expliquerai à table.
Elle hocha la tête avec un sourire, qui sembla de façade au garçon. Ils s'installèrent ensuite à une table. Elle le regarda alors qu'elle allait entamer son plat, et avant d'enfourner sa première bouchée elle demanda:
— Alors explique moi ? Tu as une maladie c'est ça ?
Il s'installa donc avec elle et lâcha un petit rire, un rire plus vraisemblablement jaune que sincère. Il fit une grimace, un mouvement de la tête et dit alors:
— Non c'est plutôt plusieurs maladies. Pour commencer je suis né 3 mois en avance, je suis un grand prématuré. C'est compliqué mais en gros les médecins étaient sûrs genre à 90% que j'avais un truc grave, je sais plus quoi et ils devait absolument me sortir du ventre de ma mère si non c'était la mort pour nous deux. Au final c'était pas le cas, j'avais pas cette maladie dont ils parlaient, le fait est que, quand même, ils ont eu raison de me sortir car ça allait vraiment pas bien. Bon, à cause de ça, j'ai une capacité respiratoire réduite, mais VRAIMENT réduite. Par exemple, quelqu'un en bonne santé physique, qui n'est pas en surpoids ou trop maigre, qui fait parfois un peu de sport, mais pas plus que ça, qui n'a pas de problèmes respiratoires ou cardiaque, une course de 100m, bon il va avoir du mal à reprendre son souffle mais avec genre 2-3 minutes et de longues et profondes inspirations, il va retrouver un rythme normal. Moi, déjà, je peux pas aller je pense au delà des 80m,et encore je suis optimiste, mais c'est aussi parce que je ne sais pas estimer les distances mais bon. Mais moi non seulement je ne fais pas les 80m, mais en plus, il me faut plusieurs loongues minutes de respirations profondes pour retrouver un rythme normal.
La bouche pleine, elle écarquilla les yeux pour marquer sa surprise. Cela l'amusa et il dit avec un petit rire:
— Ah mais non je déconne pas, et pour te donner un exemple, l'escalier pour grimper à l'étage juste au dessus donc y a quoi 15 marches ? Je le fais un peu vite je suis essoufflé. Un fou rire me fait tousser. Entre ça, et mes autres maladies dont je vais te parler après, les deux seuls sports que je peux faire sont le golf et les fléchettes. Malheureusement je n'aime ni l'un ni l'autre. Ma deuxième maladie est une maladie génétique, la Neurofibromatose. C'est une maladie qui en gros fait pousser des tumeurs bénignes, et attention le mot Benin, bénigne, est très important. Donc ça fait pousser des tumeurs bénignes sur les nerfs, sous la peau. En gros ce sont des petites boules de chaires, qui poussent dans mon corps et sous la peau, mais dans TOUT mon corps.
Il insista sur le mot TOUT pour qu'elle comprenne d'elle même de quelle partie du corps il parlait en particulier, sans la nommer, beaucoup trop timide pour ça. Il lui montra ses avants bras ou effectivement, ses neurinomes étaient bien visibles.
— Tu peux toucher si tu veux, si tu fais doucement ça me fera pas mal.
Elle osa à peine approcher sa main, alors il prit son courage à deux mains, même s'il avait l'impression qu'il allait mourir, et prit la main de Victoria, et doucement approcha ses doigts de sa peau. Elle put sentir ses neurofibromes.
— Et je me suis déjà fait opérer pour les enlever, car le seul traitement, c'est la chirurgie. Enfin, quand c'est possible. Parce que même si toutes les chirurgies comportent des risques, forcément certaines sont plus dangereusement que d'autres. Pour t'expliquer plus concrètement, des neurofibromes, comme je t'ai dis je peux en avoir partout, ce qui inclus donc le cerveau, la colonne vertébrale, des zones comme ça. Si dans le cerveau c'est à un endroit ultra sensible, responsable par exemple de la parole, ou des émotions, ou d'autres choses que j'ai pas en tête: l'enlever comporte un risque car soit ça réussi, soit ça réussi pas et je perds la parole mais c'est tout, ou même encore s'il y a des complications, je perds des capacités situées dans des zones autour de celles du langage. Pour la colonne vertébrale, soit ça réussi pas et je finis paralysé, soit ça réussi et tout va bien. Pour te dire, mes deux neurofibromes qui compressaient ma moelle, qui étaient gros comme des yeux, et je te dis ça avec certitudes car j'ai comparé les deux diamètres, même si moi pour rire je dis plus gros qu'une couille...
Quand il dit ça, elle manqua de s'étouffer avec son verre d'eau. Elle rigola, lui aussi, et dit, alors qu'elle reprenait son repas, ne voulant pas l'interrompre. Elle avait rit, mais au fond d'elle ressentait une profonde tristesse pour lui, et s'il continuait trop longtemps, elle pourrait pleurer.
— Donc, mes deux yeux dans le dos compressaient ma moelle très très haut...
Il allait continuer quand elle l'interrompit.
— Tu peux me montrer ? Tu as une cicatrice ? Pardon... Si tu préfères, montre moi sur ma nuque.
À la grande surprise du jeune homme, elle se mit dos à lui dit, en dégageant ses cheveux
— Montre moi avec tes doigts.
Il déglutit silencieusement, regarda autour de lui, ne voulant pas qu'on les observe faire ça, et approcha ses doigts de sa nuque. Lorsqu'il toucha sa peau, elle frissonna.
— Excuse moi... J'ai les mains froide ?
Elle se retourna face à lui, remettant ses longs cheveux blonds dans son dos. Elle lui fit un grand sourire et prit sa main entre les siennes et fit non de la tête. Elle lui dit, en le regardant d'abord dans les yeux puis regarda ses mains, en bégayant un peu:
— Non... Non tu as pas les mains froides, au contraire, elles sont chaudes c'est agréable...
Il se mit à rougir vraiment, pas habitué qu'une fille aussi jolie soit aussi gentille avec lui. Il retira doucement ses mains, presque à contre cœur, et se tourna, à son tour, dos à elle, pour lui montrer sa longue cicatrice, d'environ 15cm sur sa nuque.
— Voilà, c'est ça ma cicatrice...
Elle demanda alors:
— Est ce que je peux toucher ?
Peu sûr de lui, il dit alors:
— Je... Oui si tu veux ? Mais tu as pas pas peur qu'on nous regarde bizarrement ?
— Oh si tu savais comme je m'en fous de ça.
— Oh si tu savais comme je m'en fous de ça.
Elle approcha donc ses doigts de sa cicatrice, et quand elle toucha cette dernière, il frissonna à son tour.
— Oh pardon... C'est moi qui ait les mains froides ?
Il se retourna face à elle et dit, rougissant toujours:
— Hum... Non non...
Ne comprenant pas son changement de comportement, elle mit une main sur son avant bras et demanda :
— David, qu'est ce qu'il y a ?
Hésitant, il la regarda. Il ne savait pas comment le dire.
— Excuse moi... C'est juste... C'est que tu es la première fille, en plus très jolie, qui est aussi gentille avec moi...
Et voilà que sa timidité ressortait...Elle ne savait pas vraiment si son cœur venait de se briser pour le désarrois du garçon en face de lui, ou de fondre pour son attitude timide, réservée, mais très respectueuse, sans aucun coups d'œil dans son décolleté par exemple. Elle était aussi très touchée par son compliment, qui était sorti du coeur.
— Ooh... Je suis désolé je ne voulais pas te gêner.
Il fit non de la tête, cette fois, sans hésitation.
— Non, tu ne me gènes pas... C'est juste que je ne suis pas habitué. Et tu comprendras pourquoi que je te raconterai la partie disons... Sentimentale de ma vie. Mais merci d'être aussi gentille avec moi. De ne pas me repousser, de ne pas être dégoutée par ma maladie. Juste... Merci.
Cette fois-ci les larmes étaient vraiment pas loin de monter mais il se retenait. Elle remarqua très distinctement qu'il retenait ses larmes et ne voulait pas le faire pleurer. Alors elle se pencha vers lui, et l'embrassa sur la jour. Elle lui dit ensuite:
— Je ne vois pas pourquoi je te repousserai. Tu es gentil, et mignon, et tu me fais un compliment de la façon la plus respectueuse qui soit. Je n'ai aucune raison de te repousser.
Quand elle l'embrassa sur la joue il croyait presque s'évanouir. Et encore plus quand elle lui dit qu'elle n'avait aucune raison de le repousser. Il se dit à ce moment là qu'elle comprendrait bien assez vite. Son cœur d'artichaut et sa mauvaise expérience avec les filles, surtout les plus jolies et populaires de la classe ou de l'établissement, avaient tendance à très vite le faire tomber amoureux de jolies filles gentilles avec lui.
— Je continue...
Il suffit à Victoria d'un simple hochement de tête pour confirmer.
— En plus de ces deux maladies, j'en ai minimum 2 autres. Je dis minimum car on a pas tout identifié. J'ai la maladie de Sever. Cette maladie, chez moi, touche le tendon d'Achille. Quand j'étais petit, mes tendons d'Achille n'ont pas grandit en même temps que le reste donc je marchais sur la pointe des pieds. Depuis l'opération, il n'y a aucun soucis de marche, et d'ailleurs j'ai bien l'intention de passer des journées entières à me balader dans Los Angeles, sur Hollywood, et regarder chacune des étoiles et empreintes de mains des artistes. Mais depuis, j'ai d'énormes douleurs aux tendons. Des douleurs parfois énormes que j'avais l'impression que mon tendon allait lâcher, choses impossible, sauf gros choc, ce qui est arrivé à un comédien français d'ailleurs... Enfin bref, depuis, je dois prendre carrément de la Morphine, oui de la Morphine, pour calmer la douleur et pouvoir me déplacer. En gros plus de 20min debout et c'est fini. 4eme maladie, je ne supporte pas le froid et je brûle un nombre de calorie chaque jours absolument hallucinant, quelque chose comme 2 ou 3 fois plus que quelqu'un de normal comme toi par exemple. Raison pour laquelle je ne peux pas rester trop longtemps dans une piscine dont l'eau est en dessous de 20 degrés. Raison aussi, en tout cas c'est une raison mais une grosse raison, pour laquelle je suis ici à Los Angeles et pas ailleurs dans un autres Lycée qui aurait aussi un cursus de cinéma mais qui serait moins cher ou plus proche de ma famille d'accueil ou autre. 5eme maladie, je fais des pancréatites, une inflammation du pancréas, à répétions.
Il lui laissa une seconde pour tout assimiler et reprit alors.
— Le problème est qu'on a pas retrouvé la cause. Bon j'ai pleins de neurofibromes dans le ventre mais à priori c'est pas ça, j'en ai pas un Gros énorme qui appui dessus. J'ai pas de calcul, j'ai pas de maladie génétique. Il faut savoir qu'en général, dans 95% des cas, ce sont des alcooliques qui en souffrent, mais moi non seulement je bois pas mais en plus je ne boirais jamais, mais ça c'est une autre histoire. La dernière chose à savoir là dessus, c'est que, autre le fait qu'à force, ton pancréas s'abîme et c'est un organe vital indispensable, pas comme la vésicule biliaire par exemple, une pancréatite s'accompagne parfois d'une coulée de nécrose, ce qui a été le cas la première fois. Grossièrement, un liquide très acide du pancréas se repend dans ton abdomen, et forcément, abîme ce qu'il y a autour. Et malheureusement, à part traiter une douleur absolument atroce causé par ça, les médecins à l'hôpital ne peuvent rien faire. Ni opérer, ni drainer, rien. Je dois juste attendre que ça passe...
Elle était complètement choquée... Comment une personne aussi jeune, car il avait au maximum 20 ans pour être en terminale, pouvait avoir subi autant de choses en si peu de temps.Elle le regarda, vraiment triste et peinée
— Wow...mon pauvre David... Et après tu dois me raconter au niveau sentimental ? Tu as tes parents ?
— C'est... Compliqué. J'ai pas parlé à mon père depuis 6 ans, mon frère depuis 3 ans, car il supporte pas que je puisse dire du mal de mon père. Bon, il faut savoir que j'insulte mon père de fils de pute.
— C'est... Compliqué. J'ai pas parlé à mon père depuis 6 ans, mon frère depuis 3 ans, car il supporte pas que je puisse dire du mal de mon père. Bon, il faut savoir que j'insulte mon père de fils de pute.
Elle rigola quand il dit ça, et se masqua la bouche pour atténuer le bruit. Il reprit, en rigolant un peu lui aussi.
— Ouais... Je tiens quand même à être honnête, il ne m'a jamais battu, il ne m'a jamais abusé, ni rien d'autre. Ce qu'il m'a fait était de la maltraitance psychologique. Il niait mes douleurs, mes problèmes physiques, mes maladies, disant que j'étais une feignasse, limite à dire que je suis un bon a rien. Il a monté ma famille de son côté contre moi, y compris mon frère, qu'il avait aussi monté contre ma mère. Pour le reste, les relations amoureuses, je n'ai jamais eut de copines. Je suis donc... Vierge. Excuse moi de te le dire comme ça...
Il se reprit alors que de légers trémolo se apparaissaient dans sa voix.
— Certaines filles se foutaient de moi devant, d'autres, pire encore, étaient gentille devant mais soit je les entendais rire derrière moi quand je venais juste de tourner le dos, soit parfois on me rapportait des discussions. Une fille en cinquième m'a même fait croire qu'elle était amoureuse de moi. C'était une jolie fille, très gentille, pour plus tard quand j'ai voulu être vers elle dans le couloir, me demander ce que je faisais, en rigolant et quand j'ai essayé d'expliquer elle a éclaté de rire, en disant que c'était un pari de me faire tomber dans le panneau. J'ai chialé. Une autre fille, gentille aussi, elle au moins était vraiment gentille. Je lui ai dis par message que je l'aimais, elle m'a foutu un gros vent, et en classe m'ignorait totalement, alors qu'avant parfois en classe elle me regardait et me souriait. Alors je sais qu'on peut pas contrôler les sentiments de quelqu'un, que j'ai pu lui faire peur, car c'était pas réciproque, mais je trouve injuste et blessant ce comportement. Déjà que dire qu'on ne partage pas des sentiments, même si c'est pas de notre faute, ça brise le cœur de la personne qui se déclare.... Mais là en plus... Mais il y a une autre fois, sur Facebook, dans un groupe de fans que j'avais fait pour une chanteuse, j'avais rencontré une jolie fille. Pareil, gentille avec moi, d'en fout de mes maladies, me repousse pas, elle m'appelait Dave, mon surnom, je l'appelait Roussette, car elle était rousse, et comme il y a blondinette et brunette, j'ai voulu '' inventer '' une expression pour la couleur de cheveux. Et au fur et à mesure, en gros en 2 ans, je suis tombé amoureux d'elle. Mais cette fois, c'était plus que juste parce que c'était une jolie fille. On passait des heures à discuter ensemble, on apprenait à se connaître, on parlait de films, séries, musiques... Alors, pour Noël, j'ai fait une vidéo où je déclarais ma flamme. Je tiens à te dire que tu ne verra jamais cette vidéo car elle n'existe plus. Mais elle m'a dit qu'elle ne partegeait pas mes sentiments. Bon, aucun soucis. On disait même pour rigoler souvent '' sans ambiguïté '' avec un emoji qui rigole parce qu'entre amis avec des membres du groupe on se disait '' je t'adore '' ou '' je vous adore ''. Donc pour elle, je précisais '' sans ambiguïté roussette ''. On rigolait tout allait bien. Et puis elle m'a ghosté. En fait, elle a ghosté tout le monde du groupe, coupant contact avec tout le monde. Je lui envoyais bonne année, bonne anniversaire ou un '' bonjour comment ça va '' de temps en temps, j'ai jamais eu de réponse, que des vents... C'est pour ça que je lui en veux. Il y a d'autres manières de faire...
Quand il eut enfin fini, il vit qu'elle pleurait pour de vrai. Alors, timidement, essuya juste du pouce une larme et lui dit:
— Excuse moi, je ne voulais pas te faire pleurer...
Elle accepte ce geste doux et mignon avec plaisir, et quand sa main se reposa sur sa table, elle lui prit tendrement.
— Ça ne fait rien, je suis quelqu'un de sensible... Mon pauvre David je suis tellement désolée pour toi...J'ai plusieurs choses à dire, mais j'ai une question avant. Tu n'es pas obligé de répondre si c'est trop gênant pour toi.
Elle attendit son approbation et osa:
— Tu m'as dis tout à l'heure que des neurofibromes tu en avais partout, en insistant sur le partout. Est ce que ça veut dire aussi... Ton... Entre jambe ?
Elle le vit rougir instantanément. Elle lui dit :
— Excuse moi, c'est indiscret comme question... Mais sache que si tu veux m'en parler, je serais ouverte pour toi...
Il sourit faiblement et dit :
— Merci... J'ai pas osé le dire ouvertement... Parce que je me voyais mal dire en face à une fille que je connais depuis 2-3h, que j'en ai sur le sexe. Parce que... En fait quand j'en parle, à des personnes très ouvertes d'esprits comme toi...
Il hésitait et elle le voyait. Elle l'incita alors à continuer, la main toujours sur son bras, le caressant du pouce, et dit :
— David, je te jure qu'il n'y a pas de problème. Si ce que tu dis ne me plaît pas, je ne peux m'en prendre qu'à moi même car 2h ou 2 ans, je sais que tu vas pas parler de manière grossière et insultante...
Il osa alors lui dire :
— Et bien... J'ai peur d'avoir mal lors de ma première pénétration... Surtout que, quand je suis en érection, ils sont beaucoup plus visibles, proéminents. Même si j'ai probablement peur pour rien de ce côté, j'ai aussi peur que ça gêne la fille, si ça lui fait pas mal, qu'elle ressente au moins une gêne. Mais moi, c'est une certitude je vais avoir mal...
Elle le regarda sans broncher. Elle savait qu'il allait parler de ça, c'était assez évident. Elle lui dit alors:
— Je comprends... D'abord je veux te dire que ça ne me choque pas. Je n'ai pas besoin de te donner de détails mais j'ai eu un copain et on a déjà couché ensemble, donc tout ça pour dire, parler de sexualité, peut être pas de ma mienne, ne me gêne pas. Et puis... Pour ta crainte, je ne peux pas te dire, ni pour ta future copine ni pour toi. Peut être que si ta copine a un vagin étroit ça peut la gêner, ou te faire plus mal à toi. Mais si tu as une Crainte tu dois lui en parler... Dans tous les cas, si vous en arrivez là elle les verra donc cette discussion vous l'aurez, que ce soit nus ou habillés. Mais parle lui de ça. Et peut être qu'avec une certaine position ça peut être moins douloureux ? Dans tous les cas il faut essayer, je n'ai pas d'autres solutions...
Elle vit son faible sourire et le lui rendit.
— Eh bien mon pauvre David... Moi qui me plaignait parce que je trouve que j'ai pas assez de poitrine ou parce que internet coupe parfois chez moi... Là c'est dérisoire à côté de toi...
Il détourna le regard quand elle parla de sa poitrine. Il avait envie de lui dire, même s'il n'avait pas regardé son décolleté, qu'elle avait une jolie poitrine. Mais il n'osait pas. Et bien sûr, elle l'avait vu. Elle lui dit alors :
— David, tu sais tu peux me dire si tu trouves que j'ai une belle poitrine ou une poitrine normale... Je sais que tu n'as jamais regardé jusqu'à maintenant, et là tu t'empêches de regarder. Je ne te dis pas de regarder, mais David, je te jure que je ne t'en voudrais pas si tu me le dis...
Il la regarda alors dans les yeux et dit, d'une voix hésitante
— Je... Oui, tu as une jolie poitrine... Mais je ne veux pas que tu penses que je te réduis à ça ou que j'ai regardé sans que tu m'aies vu faire. C'est juste ta silhouette.
Il était stressé, ne voulant pas dire de bêtise malgré lui. Alors elle le rassura, et le coupa avant qu'il dise quelque chose qui dépasse sa pensée.
— Ne t'en fais pas... Je sais reconnaître un garçon gentil et respectueux comme toi, et un garçon pervers qui ne me respecte pas. Un gars qui ne me respecte pas n'aurait pas dit ça, il aurait dit des mots beaucoup plus vulgaires, comme '' nichons '' ou '' tu as des arguments '' ou n'aurait eut aucun complexe à me mater. Pas toi. Et pour ça, même si c'est un comportement normal et qui ne devrait pas mériter de cadeau...
Elle s'approcha de lui, et lui fit un autre bisous sur la joue.Il resta de marbre, pour ne pas trop flancher devant elle mais aussi devant les autres qui les observaient probablement, et dit un simple :
— Merci.
Il était mal à l'aise, elle le voyait bien et elle voulait changer ça, elle lui demanda alors :
— Tu m'as parlé de la raison de ta venue ici précisément, pour le cursus cinéma qui te permettra d'entre dans une école de cinéma. Donc tu aimes le cinéma ? Quel genre ?
— Oui j'adore le cinéma. Après, je sais que beaucoup de vrai grand fan de cinéma se moqueraient de moi parce que je n'ai jamais vu les grands classiques, en noir et blanc, de l'âge d'or du cinéma, et même si pour eux, ce serait une hérésie d'entendre ça, c'est justement parce qu'ils sont en noir et blanc que ça ne m'intéresse pas.
— Oui j'adore le cinéma. Après, je sais que beaucoup de vrai grand fan de cinéma se moqueraient de moi parce que je n'ai jamais vu les grands classiques, en noir et blanc, de l'âge d'or du cinéma, et même si pour eux, ce serait une hérésie d'entendre ça, c'est justement parce qu'ils sont en noir et blanc que ça ne m'intéresse pas.
Mais pour te parler du cinéma que j'aime, j'aime les films policiers, les thrillers, les huis clos. J'aime me demander à chaque instant ce qu'il va se passer, qui va tuer qui, qui va trahir qui. J'aime les saga comme Fast And Furious, Die Hard, James Bond...d'ailleurs, parfois je m'empêche de regarder un James Bond car c'est mon père qui m'a initié à cette saga...Mais je l'adore pourtant, ce personnage...J'aime tout ce qui est espionnage, enquête secrète internationale, des scandales, ce genre de choses. Est ce que tu connais l'Affaire Pelican ?
Elle hocha la tête en souriant. C'était un très bon film avec Julia Robert et Denzel Washington. Peu d'Américains ne connaissaient pas le film, si t'en est qu'ils aiment un minimum le vrai cinéma intelligent.
— C'est ce genre de film que j'aime, les films sur les secrets d'état, il y a d'ailleurs un film de ce nom, avec Will Smith, qui existe. Il y a le film "un crime dans la tête" ou "un meurtre dans la tête" également. C'est ce genre de film que j'aime. Bien sûr, j'aime aussi les films d'humour, des comédies, des trucs totalement déjantés comme "very bad trip", enfin non ici c'est "hangover" ou "hors contrôle", les deux copines qui participent à un mariage à Hawaï en faisant semblant d'être les copines de deux frères, et le mariage c'est celui de leur soeur. Et pour les films français il y en a plein aussi, que je pourrais essayer de te faire découvrir, si je trouve une version traduite, ou en vost anglais. Mais même en France, il y a des films policiers merveilleux. Enfin voilà, c'est ce genre de films que j'aime. Mais il y a aussi la science fiction comme Star Wars, Star Trek, les peplum comme Gladiator ou Robin des bois, 300 ou le choc et la revanche des titans. Le fantastique avec tous les Marvels, les DC et surtout, Harry Potter. Il Se trouve que je suis né le 31 mars, et que les studios de Londres ont ouvert un 31 mars au public, et que chaque année pour l'anniversaire de l'ouverture, et donc, pour mon anniversaire ils ajoutent des objets, une section, quelque chose de nouveau. Ça ne manque jamais, chaque année.
Concernant les séries, j'aime le même genre: à la fois policier, mais aussi le fantastique comme le DCverse, mais aussi Vampire Diaries et The originals, et la 3 ème série dérivée. J'aime, non, J'ADORE NCIS, et NCIS Los Angeles, et bien sûr j'espère tomber un jour sur un tournage de la série, DES séries, car je sais que NCIS est en vérité tournée ici et parfois ils utilisent des coins de LA pour en faire des ruelles de Washington. Mais il y a aussi SWAT, 911, Rookie, le flic de Los Angeles ou Rookie FBI, et toutes les autres encore. Je pourrais t'en citer plein, vraiment plein. Si tu voyais le nombre de série que j'ai sur mon disque dur, pour regarder sur mon ordinateur, j'ai des milliers, des dizaines de milliers d'épisodes.
Elle le regardait, sans le lâcher des yeux, un sourire amusé mais pas moqueur. Il demanda alors :
— Qu'est ce qu'il y a ? Je suis ridicule ? Je parle trop ?
Elle fit tout de suite non de la tête, voulant le rassurer, posa la main sur la sienne et dit :
— Oh non, pas du tout, je te trouve passionnant.
Il leva un sourcil.
— Passionnant ? Moi je ne sais pas si j'aurai utilisé ce terme... Un mec qui monopolise la parole...
— Et alors ? Tu es passionné par ce que tu racontes, tu aimes en parler et ça se voit. C'est la première fois depuis qu'on a commencé à parler que tu n'as plus fait aucune hésitation. Pourtant je suis toujours là...
— Oui, tu es toujours là...
— Et alors ? Tu es passionné par ce que tu racontes, tu aimes en parler et ça se voit. C'est la première fois depuis qu'on a commencé à parler que tu n'as plus fait aucune hésitation. Pourtant je suis toujours là...
— Oui, tu es toujours là...
Il retomba à nouveau dans ses travers et la regarda mais timidement. Il osa finalement:
— Dis, Victoria...Est ce que je peux te dire un truc...Sans que ça ne t'effraie et te fasse partir.
Elle haussa un sourcil, interloquée, et lui dit alors:
— Bien sûr, dis moi.
Il ne savait pas comment le dire
— Tu ne vas peut-être plus vouloir poser ta main sur la mienne après ça hum...Avec toutes les histoires que je t'ai raconté, tu devines peut-être que je suis un vrai coeur d'artichaut...J'ai un tendance à tomber vite amoureux...
Comme il le pensait, elle retira sa main de la sienne
— Et...Les deux point communs de toutes les filles dont j'étais amoureux...C'est la gentillesse, et la beauté...
Il put voir dans son visage qu'elle commençait à comprendre.
— Toi, tu sais déjà que je te trouve très jolie, et tu as accepté mon compliment tout à l'heure...Mais tu es aussi.
très gentille avec moi...Enfin, pour moi très gentille, pour toi, tu te comportes juste normalement, je le sais.
Elle devenait un peu rouge. Il ne savait pas si c'était de honte ou autre chose
— J'ai...J'ai peur de tomber amoureux de toi Victoria...Et ça me fait peur, parce que tu es la première amie que j'ai ici.
— Je...Je comprends David...Mais...Moi je ne suis pas amoureuse de toi...
— Je...Je comprends David...Mais...Moi je ne suis pas amoureuse de toi...
Il hocha la tête et dit immédiatement.
— Je sais, je sais. Je sais que les sentiments ne se forcent pas. Je ne te demande rien, rien de plus que ce que tu fais là, en ce moment: me parler, me sourire, être mon amie. Quant à moi, ce que je dois faire, c'est faire rentrer dans mon crâne que tu n'es pas amoureuse de moi, et que tu ne le seras jamais, parce que je ne suis pas ton style, ou dit autrement, parce que je ne suis pas assez beau.
— Arrête, je te l'ai dis, je te trouve mignon...
— Arrête, je te l'ai dis, je te trouve mignon...
Elle était triste que la conversation tourne comme ça. Il l'interrompit et dit :
— Je sais Victoria, et c'est très gentil...Mais peut-être que justement, c'est ça le problème...Qu'une fille me trouve mignon, mais n'ai pas de sentiments plus forts qu'une simple amitié. Je sais qu'avec toi, ce n'est pas possible...Alors je crois que je devrais te laisser...
Elle voulait le retenir, lui dire qu'il n'avait pas besoin de dire et de faire ça.
— Non attends David.
Il se leva de sa chaise et fit quelques pas. Elle se leva de sa chaise et le rattrapa, attrapant sa main. Il baissa la tête vers leurs doigts qui se croisaient et regarda autour de lui. Les gens commençaient à avoir les yeux sur eux.
— David je ne te demande pas de t'éloigner de moi je...
Il avait peur. Il avait peur qu'elle lui dise qu'elle ne voulait pas qu'il s'éloigne. Parce qu'il ne savait pas ce que ça voudrait dire, et avait peur qu'elle lui donne de faux espoirs. Une nouvelle larme coula sur sa joue. Un tremolo se fit sentir dans sa voix.
— Victoria...S'il te plaît. Ne...Ne me donne pas de faux espoirs. Il n'y a rien de pire que les faux espoirs.
— David, je...Je ne sais pas quoi te dire...
— Tu n'as pas besoin de dire quelque chose...Je ne te demande rien, ce n'est pas à toi de faire quelque chose.
— David, je...Je ne sais pas quoi te dire...
— Tu n'as pas besoin de dire quelque chose...Je ne te demande rien, ce n'est pas à toi de faire quelque chose.
Il lâcha la main de Victoria. Il n'avait aucune animosité envers elle. Il lui dit alors:
— 323 657 6454, c'est mon numéro de téléphone...Si tu as envie d'être mon amie, et prendre le risque que je tombe amoureux de toi alors que ça ne sera pas réciproque, je te laisse m'envoyer un message...Si non, sache que je comprendrai, que je ne t'en voudrai jamais, et que je suis désolé...car au final, même si toi tu ne me donnes pas de faux espoirs, moi je t'en ai donné: Tu as cru que l'on pourrait être amis sans arrière pensée.
Même si moi, au moins comparé à d'autres mecs qui auraient sans doute plutôt fait semblant pour que ça marche, que tu tombes amoureuse, je n'ai aucune intention perverse.
Il quitta la salle de restauration. Une jeune fille, une des copines de Vicky, approcha et lui dit
— Mais c'est qui ce mec ? Pourquoi il est parti d'un coup alors que vous aviez l'air de bien rigoler ?
— C'est David, un nouveau dans ma classe... Il est...
— Totalement débile ? Imbu de sa personne ? Ça correspond bien vu qu'il est français non ?
— C'est David, un nouveau dans ma classe... Il est...
— Totalement débile ? Imbu de sa personne ? Ça correspond bien vu qu'il est français non ?
Elle se tourna vers son amie et dit:
— Arrête, dis pas ça, et comment tu sais qu'il est Français d'abord ?
Elle retourna à sa table tandis que son ami la suivait.
— On est dans un lycée, tu sais bien que les rumeurs ça va très vite...Là c'est même pas une rumeur vu que c'est.vrai. Mais qu'est ce qu'il y a ? Tu as un truc avec lui ou quoi ?
— Non ! pas du tout...c'est juste que...Je sais pas...Il m'intrigue.
— Mouais...laisse tomber...Un coup il te laisse lui prendre la main et après il se casse et quand tu veux le retenir il t'empêche de la prendre. Faut qu'il se décide. A tous les coups c'est un puceau..
— Non ! pas du tout...c'est juste que...Je sais pas...Il m'intrigue.
— Mouais...laisse tomber...Un coup il te laisse lui prendre la main et après il se casse et quand tu veux le retenir il t'empêche de la prendre. Faut qu'il se décide. A tous les coups c'est un puceau..
Elle ramassa son plateau, et alla le mettre à l'endroit des plateaux sales. Au final, elle n'avait même pas fini son assiette. Cette scène l'avait chamboulée.
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