La bite du Gévaudan
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Doogy Woogy La bite du Gévaudan XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La bite du Gévaudan — Chapitre 1

18 minutes
9k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Doogy Woogy
Doogy Woogy
Histoires publiées
93
Abonnés
283
J'aime cumulés
14.4k

La bite du Gévaudan

Chapitre 1

Le soleil tapait, mais sur le plateau de Costaros une bise assagissait la température. Le moteur de la moto ronronnait dans les courbes et les virages de la N88. Dans les lignes droites, le motard n'accélérait guère. Il tenait à profiter du paysage qu'offrait la nature âpre et encore sauvage des confins de la Haute-Loire et de la Lozère. Il sourit, juste pour lui, dans son casque. Il l'aurait bien ôté d'ailleurs, pour laisser le vent ébouriffer ses longs cheveux et fouetter son visage. Il préféra écouter sa sélection de musique. La route bifurquait. Tout droit, elle continuait sur les hauteurs avant de rejoindre l'Ardèche. Il mit le clignotant à droite. Il traversa Pradelles, dernier bourg haut-ligérien, puis continua la descente vers Langogne, la porte orientale du Gévaudan. Il comptait chaque pré vert, comme un décompte de la distance avant de rejoindre un autre monde. 
 
Les prés gorgés d'eau, à l'herbe jaune haute et drue, les murets de pierres sèches et grises, les arbres tordus par le vent avaient nourri son enfance. Ils abritaient de fantastiques créatures que souvent lui seul apercevait. Le merveilleux côtoyait l'Histoire. Châteauneuf de Randon, L'Habitarelle avec le cénotaphe de Du Guesclin évoquait les batailles de la guerre de cent ans. Enfant, dans la voiture de ses parents, il s'imaginait sur un cheval fougueux dont le galop longeait la route. Il sourit à ces souvenirs ; il chevauchait maintenant un destrier qui courrait sur l'asphalte. 
Il traversa des hameaux dont les noms roulaient des rochers qui entravaient les ruisseaux. L'accumulation des blocs de granit les contraignaient à des contournements dignes du pas ivre d'un fêtard. L'eau gambadait de pierres en pierres tel un cabri aqueux. La route coupa le champ en pointe puis amorça la montée vers le plateau. Le végétal se disputait alors avec le minéral. L'herbe se regroupait autour d'arbres rabougris par le manque de terre et les vents dantesques qui balayaient la région de l'automne au printemps, sans compter les orages qui, l'été, rivalisaient de maltraitance avec le soleil. 
 
Dans les derniers virages avant le col, les cloches de l'enfer sonnèrent ; la guitare d'Angus déboula alors qu'il parvenait sur l'immense plateau. La Pierre Plantée ! Ça vous plante le décor… Cette concomitance entre musique et lieu l'amusa. Le souvenir d'une chouette clouée sur la vieille porte en bois vermoulu d'une grange corroborait l'ancrage profond des superstitions et des légendes en ces contrées agrestes. 
Il commençait à avoir les crocs. Il se léchait déjà les babines à l'idée des généreux morceaux de viandes servis dans une auberge à l'entrée d'un bourg perdu au creux des sommets environnants. Il s'arrêta au col du Cheval-Mort, à côté d'une maison isolée ayant appartenu à Léo Ferré à la fin des années soixante. Ça n'était pas sa tasse de thé question musique, mais imaginer l'homme vivre retiré dans un tel lieu méritait tout son respect. Il tira une bouteille d'eau de son sac à dos. Il releva sa visière, contempla la nature à perte de vue puis vida la moitié du récipient d'une seule lampée. S'il connaissait la légende qui valut ce nom au col, il ignorait pour quelle raison on l'appelait le col des Pendus avant cette histoire. 
 
***
 
Il entra. Sa grande taille l'obligea à se courber pour passer le seuil. La bâtisse, une ancienne ferme aux murs de granit donnait l'impression d'enfoncer la porte dans le sol tant les blocs de pierre étaient épais. La serveuse lui apporta la carte.
 
— Souhaitez-vous prendre un apéro ?
— Non merci, jamais d'alcool. Mais apportez-moi une grande carafe d'eau, s'il vous plait ; j'ai la pépie. Et de l'appétit aussi ! Votre terrine maison, c'est toujours du…
— Du sanglier, toujours !
— Apportez-moi en alors. 
— Vous semblez vraiment avoir faim.
— Une faim de loup !
 
La serveuse retourna au bar. Tandis qu'elle remplissait un broc, elle plaisanta avec deux amies qui dégustaient un verre de vin blanc puis elle apporta le pichet à son nouveau client. Il but un premier verre d'un seul trait. Il sortit son téléphone, consulta d'éventuels messages. Accoudé sur la table, il semblait vouté ; il peinait à glisser ses grandes guiboles sous le plateau. Il finit par écarter les jambes de part et d'autre des pieds de la table. Elle sourit. La position du voyageur renforçait la disproportion entre lui et le meuble. 
 
— Qu'est ce qui te fait rire ainsi, Manon ? demanda une des deux femmes au comptoir.
— Oh rien… Et puis je n'ai pas ri, juste souri.
— Rien ? Ça, je ne te crois pas !
 
La femme se retourna brièvement. Elle fit à la serveuse une moue dubitative. Sa voisine l'imita. Elle aussi resta circonspecte. Elles préféraient les hommes glabres ; celui avait trop de poils. Une barbe fournie, les cheveux longs et lorsqu'il retroussa ses manches, il dévoila des avants bras striés de noir.
 
— Et puis t'as vu le tarin qu'il s'trimbale ?
— Tu sais ce qu'on dit sur les hommes avec un gros nez !
— Ah ben s'il est en proportion de sa taille, toi qui aimes avaler leurs engins en entier, celui-là va te chatouiller l'estomac !
 
Elles rirent toutes de bon cœur. Les trois amies n'étaient pas avares de confidences intimes. Elles aimaient s'amuser des aventures de chacune. Il fallait bien trouver quelque chose à faire dans ce coin perdu. Manon, la plus jeune du trio, était la seule encore célibataire. Elle ne comptait pas changer quoi que ce soit à ce statut. 
 
Quatre tranches de terrine occupaient le centre de l'assiette garnie de feuilles de salade et de tranches de tomates. Manon servit son unique client, hormis ses amies. Elle décela des étincelles dans les yeux du motard lorsqu'elle lui présenta l'entrée. Il en salivait déjà, tels les fameux chiens de Pavlov. Au lieu de s'en retourner, elle resta plantée devant sa table, fit mine d'observer la salle en quête d'une tâche à faire. Puis elle engagea la discussion. 
 
— Si vous souhaitez un peu plus de salade ou de tomate, n'hésitez pas à demander…
— Non merci, je ne suis pas très crudités, la viande m'intéresse davantage. 
— Excusez ma curiosité… Vous êtes de passage ou vivez-vous dans le coin ?
— De passage uniquement, hélas. 
— Les gens de passage sont rares dans notre restaurant, nous sommes éloignés de la nationale.
— J'aime beaucoup ce secteur, j'y viens souvent. Enfin, j'y venais… Ceci dit, je vais dans un bel endroit tout de même.
— Vous y avez de la famille, des amis ? 
— Un peu plus loin oui, dans l'Aveyron, mais cette fois je vais entre Mende et Florac, pour des raisons… professionnelles. 
— Vous travaillez dans quel domaine, si ce n'est pas indiscret ?
— La chasse.
— Ah ! Je comprends mieux votre goût pour la viande alors. Bien, je vous laisse manger tranquille. Bon appétit !
 
Manon exécuta un demi-tour ; sa jupe virevolta. Le mouvement fut trop bref pour autoriser davantage qu'une furtive vue sur ses cuisses. Elle s'éloigna. Sa démarche ne laissait aucun doute sur ses envies, si le client matait ses fesses. Elle ne voyait pas comment il pouvait en être autrement. Elle reprit la discussion avec ses amies qu'elle ponctua d'éclats de rire ostentatoires. La technique fonctionna à merveille : elle surprit plusieurs fois le regard du motard dans sa direction. Un sourire hédoniste accompagnait ses œillades ; la terrine qu'il savourait ne pouvait en être la seule cause. 
Le téléphone sonna. Le vieux combiné gris, à la limite de l'archaïsme, participait à la décoration rustique du restaurant. Un jour une incompatibilité technologique obligerait le patron à s'en séparer. Des techniciens, clients réguliers de l'établissement, l'avaient déjà bricolé pour allonger la durée de vie de l'appareil au fonctionnement parfois capricieux. Manon dut répéter ses « allo » trois fois avant d'entendre son correspondant, un client qui souhaitait reporter sa réservation. Le service de midi était bien parti pour être léger. 
 
— Alors, ou en étions-nous ?
— Tu parlais encore de ton motard…
— Oui ! Bien sûr. Non c'est vrai, je trouve qu'il a un chien fou.
— Bof… 
— Il est pas mal, mais il n'a rien d'extraordinaire, ajouta la seconde. 
— Vous n'avez pas vu ses yeux ? Ils sont d'un clair, comme je n'en ai jamais vu. Ou alors sur un Husky peut-être ! Je t'assure, Martine, j'en ai l'entrecuisse en fusion !
— C'est juste que ça fait trop longtemps que t'as pas baisé. 
— Je ne baise pas, je fais l'amour !
— Appelle ça comme tu veux, mais quand tu arrives à avoir plus d'amants que de jours en une semaine, moi j'appelle ça baiser. Mais je ne te jette pas la pierre. Profite autant que tu le peux.
— Je te rappelle quand même qu'à chaque bal où tu te rends, ça devient le bal des pompiers, quand bien même il serait organisé par les pompes funèbres ! précisa Hélène. 
 
Manon avisa la corbeille à pain vide sur la table du motard. Elle entra en cuisine afin d'en apporter une pleine. La porte grinça comme si les charnières n'avaient pas vu d'huile depuis l'installation du téléphone antédiluvien. Elle fouilla dans les sacs en papier kraft.
 
— Ya plus de pain ?
— Ah merde ! Le boulanger a appelé ce matin pour dire qu'il ne pourrait nous livrer… J'ai oublié d'aller en chercher. Tu veux bien y faire un saut en vitesse avant que les ouvriers arrivent ? 
— Ok boss ! J'y file tout de suite. Je prends votre voiture… 
 
Le patron lui lança ses clés que Manon attrapa avec une aisance telle qu'elle devait avoir l'habitude d'emprunter le véhicule. Avant de sortir, elle demanda au motard s'il avait besoin de quelque chose avant qu'elle ne s'absente. La réponse négative, elle sortit en trombe. 
Elle tourna la clé. Rien. Dépitée, elle souffla puis pesta. Les phares étaient restés allumés. Elle entra dans le restaurant aussi vite qu'elle en était sortie. 
 
— T'as oublié le pain ! plaisanta Martine. 
— T'es venue comment ? Y'a plus de batterie…
— Vélo, ma chérie. Désolée.
— Je peux vous y emmener, intervint le motard. 
 
Hélène et Martine se regardèrent, un sourire en coin. Manon donna son accord et réclama celui de son chef. Il accourut, remercia l'initiative de son client mais demanda la plus grande prudence, en l'absence de casque supplémentaire pour la serveuse. Martine susurra que le plus grand danger encouru par son amie ne provenait certainement pas du manque de cet équipement de protection. Ce à quoi il lui fut rétorqué que Manon avait une très grande maîtrise des risques de ce genre-là. 
 
Radieuse, la serveuse enfourcha la moto. Elle se colla contre le motard dont elle ne connaissait toujours pas le prénom. Cette lacune ne tarderait pas à être comblée. Elle indiqua la direction à prendre. L'itinéraire n'était pas le plus rapide mais il croisait une zone forestière dense, propice à un arrêt impromptu et discret. Quoi que sa réputation ne fût plus à faire…
 
La départementale sinueuse grimpait en pente douce entre les champs. Un troupeau de moutons s'effaroucha au son de la moto qui troubla un instant la quiétude de leur pâture. La forêt se dessinait au-delà du prochain virage. La fraîcheur de l'ombre accueillit l'équipage. Manon fit signe de ralentir puis après cinq cents mètres montra du doigt le terreplein où il pourrait garer le rutilant engin. 
 
 
— Alors comme ça je suis responsable de la moiteur qui règne entre tes cuisses, belle Manon ? questionna le motard en ôtant son casque. 
— Mais… qui vous a dit cela ? balbutia la serveuse tandis qu'elle sentait ses joues s'empourprer. 
— Toi ! Je t'ai entendu parler avec tes amies. 
— Vous m'avez entendue ? Mais je parlais à voix basse quand je parlais de ça. 
— Tu ne nies donc point la véracité.
— Non. Je m'étonne, c'est tout. Et puisque vous connaissez mon prénom, dîtes-moi le vôtre.
— J'ai donc une bonne ouïe… peut-être parce que je m'appelle Louis. Mais mes amis me surnomment Lou. Je ne sais, qui de Lou Reed ou de l'animal les a inspirés. Maintenant que tu connais mon prénom, tu peux me tutoyer !
— Tu es un garou ? s'esclaffa-t-elle. 
— Question chanteur, on va en rester à Lou Reed, si tu veux bien. 
— Je veux bien… que… puisqu'on parle du Lou, en voir le bout de la queue.
 
Louis hurla de rire. Il posa une main sur les fesses de Manon et la poussa avec délicatesse dans le sous-bois. Debout contre lui, elle paraissait minuscule. Lui avait une vue plongeante sur le décolleté de la serveuse. Le tissu fin du tee-shirt ne pouvait guère masquer l'excitation de la jeune fille. Elle était à croquer ! Cette petite cochonne allait tâter du grand méchant Lou.
 
— Il faut que je te prévienne avant d'aller plus loin.
— Tu n'as pas de capote ?
— Non. Ils ne font pas ma taille !
 
Manon hésita. Ce ne serait pas la première fois qu'elle baiserait sans protection. Elle prenait la pilule et ne risquait rien de ce côté-là. Elle croisa les doigts qu'il ne soit porteur d'aucune maladie incurable. S'il disait vrai, elle ne concevait pas de laisser passer l'occasion de jouer avec un engin hors-norme. Elle se mordit les lèvres tant par envie que parce qu'elle ne pouvait se permettre une longue réflexion. Commencer par une fellation lui offrirait un peu de temps. Elle s'accroupit. Tandis qu'il détachait sa ceinture, elle fit glisser avec lenteur la Fermeture-Éclair. Manon le regarda. Les yeux de Louis brillaient d'un bleu magnétique. Elle soupesa d'une main ce que cachait encore le cuir, comme pour retarder l'instant de la découverte. Il attrapa le pantalon et le caleçon par la taille puis laissa tomber ses vêtements. Manon lâcha un long Oh de surprise.
Au lieu d'une bite de taille exceptionnelle, il y avait un fourreau. Pour ce qui était de l'hors-norme, c'était le cas ! Louis expliqua à la serveuse interloquée comment procéder. Elle palpa la gaine velue ; la pointe de la queue saillit. Si Manon ne pouvait encore voir le membre, elle le sentait grossir dans son abri de peau. Et cela semblait déjà volumineux ! Il émergea. Manon le caressa. Elle ne parvint pas à en faire le tour avec ses doigts. Elle lâcha un pfffiou admiratif. Elle dirigea sa langue contre le méat, comme pour tester le goût que ce chibre peu commun. Malgré la texture de la peau peu ordinaire, la saveur, le bouquet se révélèrent agréables. Alors elle engouffra plus profond l'étrange verge, joua de sa langue avec toute son expertise. Louis grognait déjà de plaisir. Il avait eu du flair, la petite savait s'y prendre ! Il passa ses mains dans la chevelure ébène de la serveuse. Elle ralentit la cadence. Même s'ils devaient se dépêcher de ramener le pain, elle entendait bien profiter le plus longtemps possible de ce pieu diablement épais. 
 
Ses cheveux la gênaient. D'une main rapide, elle coinça quelques mèches derrière les oreilles mais les incessants mouvements de la tête ruinaient ses efforts ; elles glissaient en quelques secondes. Elle devait sans cesse recommencer, tel un Sisyphe capillaire. Louis empoigna la chevelure en une queue de cheval salutaire. Manon leva des yeux pleins de reconnaissance ; elle n'émit qu'un sobre borborygme en guise de merci tant elle ne souhaitait abandonner le moindre centimètre de l'exquise friandise qui emplissait sa bouche. Seul l'entêtante odeur de forêt parvenait à détourner son attention. Il lui était impossible de déterminer si le parfum venait de Louis ou des sous-bois alentours. Manon ressentit un délicieux vertige, comme si la nature tournait autour d'elle. Une sorte d'ivresse qui n'avait rien à voir avec l'alcool. Des branches craquaient sous des pas, comme si dans les fourrés des voyeurs se déplaçaient afin de dénicher un meilleur point de vue. Des brindilles sèches se recroquevillaient dans la chaleur estivale. Dans cette orgie de sens, elle redoubla d'ardeur. Elle entendit des grognements puis des mots étouffés, lointains, qu'on croirait sortis d'une bouche emplie de ouate. Ce n'était pourtant que Louis qui la suppliait de ralentir. Ses paroles restèrent incomprises. Il supplia une dernière fois puis céda. Il agrippa les cheveux de la serveuse. Il distribua des coups de reins puissants qui inquiétèrent Manon. Ses lèvres butaient contrer une protubérance qui enflait à la base de la verge. Or, à l'évidence, Louis succombant au plaisir dispensé, tentait d'enfoncer son membre entier dans la bouche accueillante. Pour ce faire, plusieurs centimètres devaient continuer leur chemin dans la gorge. Bien que Manon eût déjà pratiqué ce genre de jeux, le volume de cette queue requérait délicatesse et prudence. Elle parvint à repousser le motard, assez pour que ses premiers gargouillis se fissent intelligibles.
 
— Hey, doucement ! Tu vas faire sauter tous mes plombages !
— Désolé, ton palais est si hospitalier que je m'emporte.
 
Manon, tout sourire, caressait la gibbosité d'un rouge obscène. Elle rêvait déjà d'autres profondeurs à combler de cet extraordinaire phallus, mais cela nécessitait de disposer de plus de temps. Son amant avait du chien, elle risquait de se trouver arrimée à Louis des minutes durant, et elle n'en avait pour l'instant pas le luxe. Peut-être pouvait-elle le convaincre d'attendre qu'elle ait terminé son service ? Ils s'offriraient ensuite une deuxième mi-temps endiablée. La meilleure manière de se montrer persuasive restait de prodiguer une turlutte mémorable. Elle était en bonne voie ; Louis avait été à deux doigts de lui déboiter la mâchoire. Elle ôta son t-shirt puis dégrafa son soutien-gorge. Elle promena un téton dru d'excitation autour du méat qu'elle humectait d'intermittents coups de langue. Lorsque l'orifice s'entrouvrait, en proie à des envies d'exhalaisons blanchâtres, elle y dardait ses pointes. Elle affolait les sens de Louis. Puis, sans prévenir, après un sourire narquois, elle se redressa.
 
— Bon, mon loulou, il est temps de récupérer le pain. Remballe-moi ton paquet. Si tu veux davantage, tu devras faire montre de patience. 
— Mais… tu ne peux me laisser dans cet état !
— Promis ! Si tu ne t'éclipses pas avant 15h, je te laisserai volontiers me tartiner la taupinière…
— Mais regarde, que veux-tu que je fasse ainsi, la bite à l'air ? Je ne peux pas monter sur la moto avec une béquille pareille !
— Voudrais-tu que je te tire sur la nouille pour lui permettre de désenfler ?
— Ce serait la moindre des choses ! Mais pourquoi ne pas continuer comme tu avais commencé ?
— Je ne voudrais pas que tu en foutes partout. J'aurais l'air bien, à servir avec un plastron gluant !
— Si c'est là ta seule crainte, quitte ton vêtement. Tu n'as rien pour attacher tes cheveux ? 
— Non, c'est au restaurant. 
 
Louis releva la jupe de Manon. Il sourit à la vue du string noir. D'une main délicate mais ferme, il ôta le sous-vêtement. Sa partenaire ne comprit pas de suite ce qu'il entendait en faire mais n'eut aucune réticence à le céder. Il la fit pivoter puis tira en arrière la chevelure qu'il lia avec le string. Il contempla son œuvre ; satisfait, il s'accroupit derrière Manon. Elle tressaillit lorsque la langue s'immisça entre ses jambes. Il écarta les fesses de sorte que son appendice puisse s'imprégner de toutes les subtilités odorantes. Un pouce joua avec les replis de l'œillet sombre. Manon roulait des hanches. Putain qu'il est doué le salaud ! Elle se sentait fondre, prête à se laisser choir sur les genoux et laisser son amant la prendre en levrette, une levrette sauvage. Louis lapait ses sécrétions en un joyeux clapotis. Elle sentit débouler la jouissance, accompagnée d'une furieuse envie de pisser. Elle se dégagea, écarta les jambes et urina tandis qu'un râle rauque s'échappait de sa gorge. 
C'était la première fois que ça lui arrivait. Elle reprit son souffle sans piper mot. Elle n'allait tout de même pas avouer comme ça l'effet que Louis venait de lui procurer.
 
— Approche ! susurra Manon. À ton tour !
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 2
13 minutes
5.2k
59
7
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 6 commentaires
Photo de profil de Doogy Woogy
Doogy Woogy
17 juin 2023 à 20:09
Merci pour vos commentaires sur cette histoire qui semble plaire.

@megalosex criant de vérité car route souvent empruntée et oh combien appréciée.
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
17 juin 2023 à 12:46
Rrrrroooo, j'adore !
Soyez respectueux
Répondre
Belong
17 juin 2023 à 11:17
J'adoooore le titre. ;)
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
17 juin 2023 à 05:14
Hummm la suite vite
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de megalosex
megalosex
16 juin 2023 à 19:38
Waouh ! Que voilà une oeuvre littéraire ! Une kyrielle de mots choisis qu'on ne voit pratiquement pas sur ce site. Et tout semble criant de vérité. Pour autant, n'allons pas crier au loup... attendons la suite.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de megalosex
megalosex
16 juin 2023 à 19:37
Waouh ! Que voilà une oeuvre littéraire ! Une kyrielle de mots choisis qu'on ne voit pratiquement pas sur ce site. Et tout semble criant de vérité. Pour autant, n'allons pas crier au loup... attendons la suite.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Fantasy.stories.provider Chauffeur de taxi, tout un métier XSTORY
Chauffeur de taxi, tout un métier
Chapitre 1
Par Fantasy.stories.provider
114
5
20.4k
Bi
✦ Clothilde092 Deux roues pour une partie de jambes en l'air XSTORY
Deux roues pour une partie de jambes en l'air
Chapitre 1
Par Clothilde092
154
7
17.3k
Lesbiennes
✦ Baranja95 Les garces XSTORY
Les garces
Chapitre 1
Par Baranja95
45
1
7.2k
Hétéro
✦ Conteuse Con de Manon. XSTORY
Con de Manon.
Chapitre 3
Par Conteuse
220
10
10.5k
Hétéro
✦ Charline88 Mon enfer XSTORY
Mon enfer
Chapitre 3
Par
81
2
1.4k
Hétéro
✦ bendanslaforet Dans la forêt. XSTORY
Dans la forêt.
Chapitre 3
Par bendanslaforet
250
10
9.7k
Hétéro
✦ pacific Bastien Concert de village XSTORY
Concert de village
Chapitre unique
Par pacific Bastien
258
8
16.6k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio