Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vacances au camping — Chapitre 4
Auteur
Vacances au camping
Chapitre 4
Je sortis de la douche, mon sexe enfin en berne, ma libido calmée et ne sentant plus l’odeur de mes ébats avec Léa.
Je me séchais rapidement quand on toqua à la porte.
— Il y a quelqu’un qui veut te voir, Nathan, fit la voix de Manon.
Je mis une serviette autour de ma taille en espérant que mon torse encore tendu de mes exploits sexuels n’éveillerait pas les soupçons de mon amie, puis sortis de la salle de bain.
Sur notre terrasse attendait le gars de la piscine qui avait saoulé Léa.
— Qu’est-ce que tu fais là, toi ? demandais-je sèchement.
Devant mon froncement de sourcils, il baissa les yeux, ne sachant pas où se mettre.
— Je pense que Mathéo a quelque chose à te dire, dit Manon en me pressant le bras pour calmer mon irritation.
Le jeune homme se mordit la lèvre et marmonna quelques paroles inaudibles.
Devant le raclement de gorge de Manon, il leva enfin les yeux. Elle semblait lui avoir dit que je préférais qu’on me parle en me regardant.
— Je suis désolé pour tout à l’heure à la piscine. Mes potes me regardaient et le frère de Léa m’avait dit qu’elle était disponible. J’ai déconné. Je me suis comporté comme le dernier des nuls.
— Et un lourdaud de la pire espèce. Je veux bien accepter tes excuses mais tu en dois d’autres, il me semble, et pas à moi.
Le jeune homme hocha la tête.
— Oui, je vais aller la voir et je ne serai pas relou. Je présenterai mes excuses et je partirai fissa, qu’elle me pardonne ou pas.
— Gare à toi si ce n’est pas le cas. Dans tous les cas, je le saurai.
— Oui, m’sieur, dit-il en hochant la tête. Bonne soirée. À bientôt, Manon.
Il tourna les talons et déguerpit sans demander son reste.
Je me tournais vers mon ami qui évitait soigneusement mon regard.
— À bientôt, Manon ? répétai-je.
Ma collègue tourna enfin ses yeux vers moi. Ils étaient hilares et je compris avant même qu’elle ne le dise.
— C’est un vrai taureau, dit-elle enfin. Peu d’expérience mais il deviendra un formidable étalon. Et quelle queue !
— Et c’est moi que tu traitais de pervers.
Elle éclata de rire.
— Oh, Nathan, pas à moi s’il te plaît. Ta chambre pue déjà le sexe. Léa ?
— Affirmatif, répondis-je laconiquement en tentant de masquer mon sourire.
Ayant pris le soin d’enfiler un short de bain, Manon m’ayant servi un verre de pastis bien frais, je lui racontais mes ébats avec la jeune femme. Le teint de mon amie rosit légèrement car je ne lui épargnais aucun détail. Je la sentais excitée mais pas au point de me sauter dessus. Son petit étalon avait dû la rassasier pour le moment.
— Eh bien, ta nouvelle conquête n’a pas froid aux yeux, me dit-elle enfin. Je dirais même plutôt qu’elle a chaud au cul.
J’éclatais de rire.
— Tu n’es pas en reste, il me semble.
— Un point pour toi. À mon tour de te raconter.
****
Manon se gara sous les ombrières solaires du supermarché. Il était même dans la gamme hyper, le bâtiment devant faire près d’une centaine de mètres de longueur.
La fournaise à l’extérieur, exacerbée par l’enrobé surchauffé, la fit instantanément se liquéfier sur place. Voyant que les personnes autour d’elle avaient au moins un haut convenable, elle choisit de remettre son haut noir en dentelle et son mini-short sur son maillot de bain déjà sec.
Elle avait mis ces vêtements spécialement pour Nathan, ayant déjà fantasmé sur lui alors même qu’elle était en couple avec Jean. Elle savait qu’il était célibataire et lui avait dit ne pas avoir fait de rencontre depuis plus d’un mois. Elle le pensait donc terriblement excité.
Et ce qu’elle avait senti dans la voiture ne l’avait pas détrompé quand elle l’avait embrassé. Son geste avait été très spontané et elle avait réagi comme elle le faisait avec son ancien compagnon. Mais elle avait senti le barreau rigide qui déformait le short de son ami.
Penser à Jean lui donnait des crampes à l’entrejambe. Cet homme l’avait fait mouiller et jouir plus qu’aucun autre. Penser à lui et à Nathan lui liquéfiait l’entrejambe et lui donnait des bouffées de chaleur. Elle allait vite devoir trouver un homme pour calmer ses ardeurs. Nathan ou un autre.
Elle entra dans le supermarché bondé et, à peine dans le premier rayon, elle fut bousculée par un corps massif et dur contre lequel elle rebondit. Elle serait tombée sur les fesses si une main ferme et chaude ne l’avait pas retenue.
— Désolé, je marchais sans regarder, dit-elle avant de voir qui était son sauveur.
Oh ben ça alors. Le petit con de la piscine. Celui-ci affichait un sourire éclatant.
— Pas de souci, dit-il de sa voix chaude. C’est plutôt à moi de m’excuser. J’espère ne pas t’avoir fait mal.
Tiens, ce n’était pas le ton qu’il avait employé à la piscine. Le contact de sa main sur son bras et son timbre chaud émoustillaient la trentenaire.
— À part à mon amour-propre, répondit-elle.
Il se rapprocha très légèrement.
— Je m’appelle Mathéo. Ravi de te rencontrer.
— Manon. Je voudrais pouvoir te dire la même chose mais vu que tu as insulté mon collègue tout à l’heure, ce serait mal venu.
Un éclair de compréhension passa dans le regard noisette du jeune homme.
— Ah, oui, je me souviens. C’était toi à la piscine avec lui. Je pensais que c’était ton mec.
— Non, c’est un collègue de travail et un ami.
Il n’avait toujours pas lâché le bras de Manon et celle-ci, bien qu’elle s’en soit rendue compte, ne s’en offusquait pas.
— Tu te rends compte, reprit-elle, que tu t’es comporté comme le dernier des cons.
Le jeune homme grimaça.
— Il m’avait énervé lui aussi à faire le chevalier au grand cœur. Mais j’admets, j’ai été un peu loin.
— Tu vas devoir aller t’excuser pour repartir sur de bonnes bases.
— Quoi ? Pas question ! s’exclama-t-il. On ne lui avait rien demandé et je vais pas m’excuser pour une meuf qui m’intéressait que le temps des vacances.
Je haussais les sourcils. Il piqua un fard.
— Désolé, je parle souvent avant de réfléchir, dit-il, contrit.
— Cité ? demanda Manon.
— Ouais, Mirail, à Toulouse.
Il semblait vraiment penaud, tête baissée, regardant ses baskets. Manon trouvait ça mignon.
Elle bougea légèrement et le jeune homme libéra son bras.
— Désolé, dit-il de nouveau. Je devais te faire mal.
— Aucunement, et si ça m’avait dérangé, je t’aurais demandé de me lâcher.
Il releva aussitôt la tête et Manon put remarquer la lueur dans ses yeux et la légère bosse qui commençait à tendre son short. Il était vraiment bien foutu.
Cheveux bouclés sur le dessus, rasés autour des oreilles et à l’arrière du crâne, une barbe de trois jours mais qui n’apparaissait que par endroits, indiquant une faible pilosité, des épaules larges, un corps musclé et finement ciselé sous son débardeur, la peau bronzée et deux tatouages flamme et croix sur les bras, il semblait avoir un bel engin dans son short. Manon avait déjà remarqué le renflement dans le vêtement même au repos. Il avait l’air énorme. Elle ressentit immédiatement une moiteur au niveau de son entrejambe.
— Donc, dit-il en se rapprochant, je ne te dérange pas ?
Manon le regarda droit dans les yeux. Il semblait trop sûr de lui, elle allait le faire descendre de son piédestal.
— Non, tu ne me déranges pas. Au contraire, tu m’attires. Mais tu as l’air beaucoup trop chaud et tu vas tenir dix secondes si je décide de m’occuper de toi.
— Je tiens le pari que je tiens bien plus de dix secondes. Toi par contre, j’en doute.
— C’est une provocation ? demanda-t-elle, déjà humide.
— Seulement si tu décides d’y répondre.
Il fit un mouvement de tête vers l’une des travées de l’hypermarché. On devinait un couloir surmonté d’un panneau WC.
Elle regarda de nouveau Mathéo.
— T’es du genre romantique toi, dit-elle en rigolant.
— Sinon, on va devoir retourner au camping. Mais vu le nombre de personnes à la caisse, on a largement le temps de faire quelque chose ici avant que tu fasses tes courses. Et j’ai très envie de toi.
— Oh, tu me trouves « bonne » ?
Le ton était volontairement réprobateur.
— Non, répondit-il, au grand désarroi de la jeune femme. Mais tes yeux verts sont comme un océan dans lequel je voudrais me noyer.
Involontairement, Manon éclata de rire, devant la mine déconfite du jeune homme.
— Désolé, dit-elle, les larmes aux yeux d’hilarité, mais ces mots vont mieux dans la bouche de Nathan que dans la tienne. Essaie encore.
— Très bien, dit-il en affichant un sourire arrogant qui le faisait vraiment ressembler à un mec de cité. Ma belle, je vais te faire découvrir des horizons que tu ne soupçonnes même pas.
Et il saisit le menton de Manon et posa ses lèvres sur celles de la jeune célibataire qui lui répondit favorablement.
— Beaucoup mieux, dit-elle quand il se sépara d’elle. Ça ne ressemble toujours pas à un mec du Mirail, mais déjà, ça prouve que tu sais lire. Allons-y.
Ils se précipitèrent plus qu’ils n’allèrent vers le couloir, qui était plus long que ce qu’elle imaginait. Les bruits ne s’entendraient que peu, voire pas, ce qui lui convenait très bien. Elle avait faim de ce beau mâle mais elle savait que ça n’irait pas loin. Malgré ses bravades, elle allait le faire exploser rapidement.
Ils s’enfermèrent dans une des cabines de toilettes et il appuya immédiatement sur ses épaules. Qu’à cela ne tienne, il n’y aurait pas d’embrassades mièvres, les préliminaires allaient démarrer immédiatement.
Elle baissa son short et son boxer, révélant une virilité immense et bien bandée – ce petit con devait avoir un engin de bien vingt-deux centimètres sur six – qui sentait bon l’homme en sueur. Avisant son gland circoncis, elle vit qu’une goutte de pré-sperme avait mouillé son boxer.
Elle lapa cette impressionnante colonne de chair montrant qu’elle pouvait être une bonne chienne en chaleur. Elle adorait ça. Puis, elle l’engouffra jusqu’à la garde, son nez venant s’enfouir dans les poils pubiens bruns du jeune homme.
— Oh, la vache, quelle bouche à pipe, gémit-il.
Manon appréciait ce genre de compliment.
Elle remonta le long du pénis de Mathéo, suçota le gland en forme de champignon, le regarda droit dans les yeux et s’empala de nouveau sur cet obélisque. Elle sentait cette grosse bite veineuse palpiter dans sa bouche, elle savait qu’elle lui faisait la fellation parfaite.
Et bien qu’il ait tenu largement plus de dix secondes – deux à trois minutes –, il explosa dans sa bouche en gémissant. Cinq à six impressionnants jets de liquide crémeux finirent directement dans l’estomac de Manon qui se régala de ce goût de mâle. Les derniers jets finirent sur la langue.
Elle eut à peine le temps d’avaler le tout que Mathéo la relevait sans ménagement, la faisait s’appuyer les mains au mur, baissait son mini-short et son bas de bikini et donnait un immense coup de langue partant de son clitoris jusqu’à son anus. Elle gémit fortement au contact de cet appendice râpeux et brûlant. Il savait y faire.
La langue du jeune homme se mit à titiller son clitoris tandis qu’il introduisait directement deux doigts dans sa chatte humide. Et humide était un doux euphémisme, tellement elle était excitée. Il lui travailla savamment l’intérieur avec ses doigts, sa langue, elle, alternant entre son clitoris et son anus, et elle sentit soudain son vagin se contracter sur les doigts qui l’envahissaient, couinant son orgasme au bout de seulement quelques minutes.
— Bon sang, tu as des doigts de fée, gémit-elle.
— Attends de voir la suite, gronda-t-il.
Et sans prévenir, il enfonça son membre lentement mais profondément dans sa chatte jusqu’à ce que le pubis du jeune homme entre en contact avec ses fesses. Nom de Zeus, il l’écartelait complètement. Jamais elle n’avait eu un engin comme ça dans son vagin.
Il commença de brefs petits coups de reins pour qu’elle s’habitue à lui puis entreprit de la pilonner sauvagement, son pubis claquant fortement et lui rougissant les fesses. Il lui administra même quelques fessées.
— Tu la sens bien là ? demanda-t-il en haletant.
— Comment pourrais-je ne pas la sentir ? hoqueta-t-elle, secouée comme un prunier. Mais ça, ça ne se dit que dans les pornos.
— Alors considère que ça en est un.
Et il redoubla d’intensité dans son entreprise de destruction.
D’habitude, Manon n’était pas une grande vaginale mais de se faire ainsi prodigieusement démonter la fit jouir en un temps record.
Il lui mit une main sur la bouche et elle put se permettre de hurler son orgasme dans cette main qui la bâillonnait tandis qu’elle sentait le fabuleux pénis de Mathéo tressauter dans son intimité. Il se retira d’un coup sec et se vida en grognant sur les fesses de la jeune femme.
****
Mon pénis était tendu dans mon short tandis que j’écoutais Manon m’expliquer comment son étalon lui avait travaillé le vagin avec son gros engin jusqu’à la faire exploser.
— Je suppose que tu comptes revoir ce petit con ? demandais-je.
— Vu ce qu’il m’a mis, je vais attendre un ou deux jours parce que j’ai l’impression de marcher comme un cow-boy. Mais j’avoue que je tenterais bien un passage par la poterne arrière avec lui. S’il me travaille comme il faut avant. Et je te signale que le petit con t’a présenté des excuses.
Ça alors, je ne la savais pas aussi coquine.
— Bon d’accord, je veux bien lui pardonner étant donné qu’il t’a fait jouir deux fois, dis-je finalement. Mais je constate qu’on fait dans le sexe de masse alors que nous sommes arrivés depuis quelques heures à peine.
Manon leva son verre de Martini et je fis de même avec mon pastis.
— Aux vacances ! s’exclama-t-elle.
— Et à notre libération sexuelle ! répliquais-je, sous son éclat de rire.
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