Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Juste un rêve ? — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Juste un rêve ?
Chapitre 3
Le lendemain matin, je me réveille, encore troublé par le souvenir de mon rêve. L'image d'Anaëlle, silhouette hypnotique, me hante – satin noir, dentelle bordeaux, bas résille et ce parfum entêtant de vanille et de santal. Pourtant, lorsque je la retrouve sur le parking, la réalité reprend ses droits : Anaëlle est fidèle à elle-même, professionnelle, impeccablement vêtue.
Elle porte un tailleur jupe gris anthracite, parfaitement ajusté, qui épouse ses courbes sans la moindre faute de goût. La jupe, droite et fendue discrètement sur le côté, s'arrête juste au-dessus du genou, laissant deviner la ligne de ses jambes gainées de bas noirs semi-opaques. Son chemisier blanc, à la coupe stricte, est boutonné jusqu'au col, masquant tout décolleté, mais le tissu légèrement satiné capte la lumière du matin. Une fine ceinture de cuir souligne sa taille. À ses pieds, des escarpins vernis noirs, talons moyens, allongent sa silhouette sans ostentation. Ses cheveux sont tirés en un chignon bas, maîtrisé, mais quelques mèches échappées encadrent son visage, adoucissant sa sévérité. Son maquillage reste discret : un trait d'eye-liner, une touche de rouge à lèvres nude, rien de plus.
Je la salue, elle me répond d'un hochement de tête, déjà concentrée sur la journée. Nous prenons la route du château, le silence ponctué seulement par la voix du GPS et le froissement de ses dossiers. Je remarque pourtant, dans la lumière rasante, la délicatesse d'un bracelet en argent qui glisse sur son poignet à chaque changement de vitesse.
À notre arrivée, Anaëlle devient l'incarnation du professionnalisme. Elle serre la main du régisseur, pose des questions précises, note tout dans son carnet. Sa voix est posée, son attitude irréprochable. Je la suis, admirant sa rigueur, mais mon imagination me joue des tours : à chaque fois que la fente de sa jupe s'ouvre légèrement sur sa jambe, je me surprends à chercher la trace d'une dentelle, le souvenir de mon rêve persistant dans un coin de mon esprit.
La visite se poursuit : salons, bibliothèque, salle à manger. Anaëlle inspecte chaque espace, vérifie l'agencement, la luminosité, la connectique. Elle ne laisse rien au hasard, et son allure stricte impose le respect. Pourtant, lorsque nous passons devant un miroir ancien, je surprends son regard posé sur sa propre silhouette, et l'ombre d'un sourire effleure ses lèvres.
Le déjeuner marque un tournant. Installée dans un salon lumineux, Anaëlle ôte sa veste, révélant la finesse du chemisier satiné, dont les manches légèrement retroussées laissent voir la douceur de sa peau. Elle croise les jambes, la fente de la jupe dévoilant un peu plus la ligne de son bas. La lumière joue sur le tissu, et je devine, sous la transparence subtile, la dentelle noire d'un porte-jarretelles, discrètement coordonné, qui retient le bas à mi-cuisse. Rien d'ostentatoire, mais un détail qui nourrit mon trouble.
Elle se détend, pose son carnet, me sourit franchement. Sa voix devient plus douce, son rire plus fréquent. Elle évoque ses voyages, partage une anecdote sur un séminaire raté, et je découvre une Anaëlle plus humaine, plus accessible.
Après le repas, le régisseur propose une chasse au trésor dans les jardins. Anaëlle proteste, mais finit par accepter. Nous parcourons les allées, elle rit, trébuche, s'appuie sur mon bras. Sa jupe s'ouvre davantage à chaque mouvement, dévoilant la jarretière de dentelle noire, un contraste saisissant avec la rigueur de sa tenue. Son parfum, subtil, se mêle à l'air frais : une note de vanille, une pointe de santal, qui m'envoûte à chaque respiration.
Lorsque nous gagnons le salon privé, Anaëlle remet sa veste, mais la fatigue de la journée la pousse à se relâcher. Elle s'assied, décroise ses jambes, retire ses escarpins, laissant apparaître la délicatesse de ses pieds et la finesse de ses bas. Elle défait un bouton de son chemisier, plus par confort que par provocation, mais ce simple geste suffit à faire naître une tension nouvelle.
La porte se referme, nous sommes seuls. Anaëlle, d'abord agacée, s'installe dans un fauteuil, masse sa cheville. Je m'assieds face à elle. Le silence s'installe, chargé d'électricité.
— Tu sais, Quentin... Je ne suis pas toujours aussi stricte, murmure-t-elle.
Je la regarde, surpris. Elle défait une seconde boutonnière, laisse deviner la naissance d'un décolleté, la dentelle noire de son soutien-gorge affleurant sous la soie. Elle croise de nouveau les jambes, la fente de la jupe dévoilant la jarretière bordeaux, un détail qui me trouble plus que je ne veux l'admettre.
— Ici, tout semble possible, ajoute-t-elle dans un souffle.
Nos regards se croisent, s'accrochent. Je sens mon cœur s'accélérer. J'effleure sa main, elle ne la retire pas. Elle se penche vers moi, son parfum m'enveloppe. Nos lèvres se frôlent, puis se cherchent, s'unissent dans un baiser d'abord timide, puis plus assuré. Je sens la chaleur de sa peau, la douceur de sa joue sous mes doigts.
Sa main glisse le long de mon bras, s'accroche à ma nuque. Je caresse la ligne de sa mâchoire, descends le long de son cou, effleure la dentelle de son soutien-gorge sous le chemisier entrouvert. Elle frissonne, s'abandonne à la caresse, laisse tomber sa tête sur mon épaule.
— Tu es sûre ? je murmure.
Elle hoche la tête, les yeux brillants, un sourire aux lèvres.
— Je n'ai jamais été aussi sûre.
Je défais lentement les boutons de son chemisier, découvre la lingerie fine, délicate, qui contraste avec la rigueur de son tailleur. La dentelle noire épouse la courbe de ses seins, le porte-jarretelles bordeaux retient les bas avec une élégance folle. Je l'embrasse dans le cou, m'attarde sur la naissance de sa poitrine, caresse la douceur de sa peau. Anaëlle s'abandonne, laisse échapper un soupir.
Nos gestes sont lents, précautionneux, comme si nous craignions de briser la magie de l'instant. Nous prenons le temps de nous découvrir, de savourer chaque sensation, chaque frémissement. Anaëlle guide ma main, m'invite à explorer, à caresser, à goûter. Je me laisse porter, oublie tout, ne pense plus qu'à elle, à sa peau, à son souffle, à ses gémissements étouffés.
Le temps s'étire, se dilate. Nous nous aimons, là, dans ce salon d'un autre siècle, à l'abri des regards, protégés par les murs épais du château. Nos corps s'unissent, se mêlent, se confondent, jusqu'à ce que la tension explose, dans un cri étouffé, un soupir, un baiser.
Nous restons enlacés, longtemps, savourant la douceur de l'instant, la chaleur de l'autre. Anaëlle caresse mes cheveux, me sourit, les yeux brillants.
Un bruit de pas résonne dans le couloir. Nous nous redressons, nous rhabillons à la hâte. Anaëlle remet sa jupe, ajuste la fente, referme son chemisier, replace une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle retrouve son allure stricte, mais son regard a changé.
La porte s'ouvre, le régisseur apparaît, gêné.
— Excusez-moi, j'ai eu du mal avec la serrure... Tout va bien ?
Anaëlle sourit, lisse sa jupe, replace une mèche de cheveux.
— Parfaitement, merci.
Nous quittons le salon, main dans la main, complices, transformés. Sur le chemin du retour, le silence est doux, chargé de promesses. Anaëlle pose sa main sur ma cuisse, me sourit.
On recommence quand tu veux, souffle-t-elle.
Le château s'éloigne dans le rétroviseur, mais la magie de l'instant persiste, suspendue entre deux mondes, celui du rêve et celui de la réalité.
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