Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le goût de la luxure (Tome 1) — Chapitre 3 · Jouer avec le feu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le goût de la luxure (Tome 1)
Chapitre 3 · Jouer avec le feu
Lundi 5 mars 2018*, Bordeaux
Assise à mon stand, pour la millième fois de la journée, je jetai un coup d'œil à ma montre...
— 18h45... bientôt la fin ! pensai-je, impatiente d'en finir avec cette longue et interminable journée.
Seule satisfaction au milieu d'un océan d'ennui, les quarante-cinq minutes d'échange en tout début d'après-midi avec le représentant d'un grand groupe allemand. Une discussion constructive que notre prospect nous proposa de poursuivre par téléphone, dans les jours à venir, et ce afin de rentrer un peu plus dans les détails avant d'envisager une éventuelle collaboration. Un moment intéressant qui eut le mérite de permettre à Léa de me montrer de quoi elle était capable. Active et pertinente dans ses interventions, ma jeune commerciale m'avait bluffée...
À quelques minutes de la fin de notre premier jour de salon, j'invitai Léa à rentrer chez elle pour profiter de son début de soirée. Dix minutes plus tard, le temps de ranger mon ordinateur portable, j'en fis de même et pris la direction de mon hôtel à pied.
Même si plusieurs heures s'étaient écoulées depuis le message d'Arnaud, il occupait encore une bonne partie de mes pensées obscènes. Comme pour tenter de limiter mon ennui, j'avais imaginé toutes sortes de scénarios rocambolesques, durant lesquels il me baisait avec force dans toutes sortes de lieux : local technique, toilettes, bureaux et même sur mon stand à la vue et aux regards de tous...
Seul point commun avec toutes ces mises en scène intérieures, un côté dominant et viril. Comme souvent lorsque ma frustration était grande, j'avais envie d'un peu de sauvagerie. L'idée d'être dans la position de la petite chose fragile qui laisse cet homme assouvir ses envies bestiales... m'excitait toujours énormément.
À peine entrée dans ma chambre, je me libérai de mes escarpins, trop heureuse de pouvoir enfin soulager mes pieds endoloris. La tête pourrie par toutes sortes d'images obscènes à l'égard d'Arnaud, je décidai de me poser un peu, avant d'aller dîner.
— 19h30... j'ai le temps de m'offrir un petit moment de plaisir avant d'aller manger... pensai-je intérieurement.
Mon gros joujou rouge n'avait pas encore quitté ma valise et j'étais bien décidée à profiter de lui pour soulager mes nombreuses pulsions inassouvies de ma journée ! Prenant soin de placer proprement mon tailleur sur le dossier de l'unique chaîne présente dans ma chambre, je finis de me déshabiller en abandonnant mon chemisier, mon soutien-gorge et mon string au bord du lit.
Mon gros jouet dans la main gauche, je pris place au centre du matelas. Tout en laissant divaguer mon esprit les yeux fermés, j'entamai de douces caresses de la main droite sur ma vulve fraîchement libérée. Mes doigts parcoururent lentement mes grandes lèvres, avant de s'attarder brièvement sur la partie la plus sensible de mon sexe...
— Une langue toute douce serait la bienvenue... murmurai-je en poursuivant mes caresses.
Perdue dans mes pensées, j'imaginais Arnaud m'entraîner dans un recoin sombre du Palais des congrès. Sans même s'assurer de mon consentement, il aurait posé sa main sur mon entrecuisse pour caresser mon sexe au travers de mon pantalon, avant de me retourner comme une crêpe avec force... Les mains et le visage plaqués contre le mur, je l'aurais laissé descendre mon pantalon, puis arracher mon string avec rage... le tout avant que son gros sexe ne vienne se présenter à l'entrée de ma vulve bouillonnante...
Alors que ma main gauche n'avait pas lâché le gros jouet qui l'occupait, je décidai qu'il était grand temps qu'il entre en action...
Mais la sonnerie bruyante de mon téléphone rompit le silence et me fit par la même occasion sursauter. Mon moment de plaisir solitaire interrompu, je jetai un coup d'œil en direction de l'écran de mon smartphone : c’était Arnaud...
Hésitante, je renonçai à l'idée de lui répondre. Lui parler alors même que je me caressais en pensant à lui quelques secondes plus tôt me sembla particulièrement incongru. Bien que cassée dans mon élan, une fois son appel redirigé sur mon répondeur, je décidai de reprendre ma séance solo...
Les deux nouveaux bips qui retentirent stoppèrent à nouveau ma séance de caresses intimes. Une fois de plus, c'était Arnaud, et il venait de m'envoyer un SMS cette fois-ci. Un message que je m'empressai d'ouvrir...
Plus excitée que jamais, je répondis sans réfléchir... oubliant au passage la distance que je m'étais jusqu'alors astreinte à conserver.
Un petit mensonge sans importance qui me fit sourire bêtement. Même si l'idée de l'informer que je m'apprêtais à m'enfiler mon plus gros gode en pensant à lui... traversa mon esprit... il n'en était évidemment pas question ! En revanche, échanger avec lui par message, tout en continuant de caresser mon sexe humide m'excitait beaucoup.
Notre petit échange lentement mais sûrement prenait une tournure ne laissant que peu de place au doute. Tout comme moi, Arnaud n'était pas Bordelais, puisqu'il sillonnait la France dans le cadre des nombreux salons professionnels que sa société organisait... Tout comme moi, il allait donc dormir dans un des nombreux hôtels présents dans la zone.
Au fil de nos messages, la petite voix intérieure qui me hurlait « invite-le dans ta chambre ! », se fit plus présente. Comme un réacteur nucléaire en surchauffe, mon envie de sexe augmentait de manière exponentielle, risquant d'échapper à mon contrôle à tout moment...
Alors que nous nous répondions jusqu'alors sans délai, je marquai une courte pause, interrompant au passage mes douces caresses. Un moment d'hésitation et de longues secondes de questionnement intérieur. « Tu ne préfères pas me rejoindre dans ma cham... », commençais-je à taper... avant de tout effacer à la hâte. Minute après minute, mon envie de baiser occupait toutes mes pensées.
En plein combat intérieur, ma chatte criait famine, tandis que mon cerveau tentait de garder le contrôle de ma raison...
— Juste un verre... c'est pas non plus un truc de ouf ! tentai-je de me convaincre toute seule.
J'étais parfaitement consciente de jouer avec le feu, mais comme j'en avais le secret depuis toujours, je me lançai dans une sorte d'auto-persuasion aussi fallacieuse que malhonnête...
En réfléchissant quelques secondes supplémentaires à une tournure de phrase neutre, je finis par opter pour un très sobre « OK pour un verre ». Puis, alors même que je m'apprêtais à cliquer sur le bouton « envoyer », un nouveau message d'Arnaud s'afficha sur mon écran...
Face à la lenteur de ma réponse, Arnaud se fit plus précis sur ses intentions. Même si ses mots restaient d'une grande courtoisie, il venait clairement de me faire savoir ce qu'il attendait de notre petite entrevue...
Le temps d'effacer les quatre mots que j'avais prévu d'envoyer, je tapai sans attendre la nouvelle réponse que je venais de décider à lui faire, mettant ainsi un terme au combat intérieur qui faisait rage dans ma tête depuis de longues minutes...
(*) Note de l'autrice : Lieux exacts, mais dates volontairement modifiées.
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Commentaires ()
En manque, excitée et interrompu, je ne vois pas comment a ce moment-là, ne pas laisser tes envies parler à ta place.
C'est humainement impossible, je ne sais pas ce qui va se passer ensuite mais je vois que tu sais manier le suspense et l'envie de manière habile.
Je suis un peu comme toi, stoppée dans ma soif de plaisir, frustrée. Je n'ai pas d'autres choix que de lire la suite.
Ah la la.... la dure vie d'un gode.
On n'hésite pas à faire appel à leurs services. Mais dès qu'une vraie queue se présente, c'est coucouche panier
Merci pour ton com @SweatRabbit
Un passage m'a quand même fait sourire. Occupée avec ton gode à te faire plaisir, tu n'es pas assez déconnectée pour ne pas regarder ton téléphone le temps de te faire plaisir. ;)
En tout cas, c'est toujours particulièrement déchirant de te lire. C'est comme si nous, lecteurs, étions ta petite voix intérieure qui te disait "Ne fais pas ça"! J'ai vraiment beaucoup une compassion pour toi qui s'accentue à chaque chapitre.
Et c'est quand même pas sympa ce suspense à la fin :P
Pour le passage qui t'a fait sourire... pas assez déconnectée... ou trop désireuse de titiller mes envies de plaisirs partagés, plutôt que de jouer toute seule... qui sait ! :D
Tu aurais pu faire les deux. Terminer avec le jouet et trouver ensuite un partenaire de jeu :P
De rien, c’est un plaisir de te lire!
Bravo !
Merci j’adhère complètement à cette philosophie Lucie 🤩😂🤩