Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le goût de la luxure (Tome 1) — Chapitre 4 · Un plaisir immoral
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le goût de la luxure (Tome 1)
Chapitre 4 · Un plaisir immoral
Lundi 5 mars 2018*, Bordeaux
Entièrement nue, allongée sur ma couette, j'attendais la réponse d'Arnaud, les yeux rivés sur l'écran de mon portable. A quelques mois de mon mariage, avec la plus grande immoralité, je venais de céder à mes pulsions et de répondre aux avances de cet homme de la plus limpide des manières...
La fragile digue qui empêchait mon désir de jouissance de submerger ma raison venait de rompre. Balayant tout sur son passage, y compris mes principes moraux les plus élémentaires, une vague de pulsions incontrôlées venait de prendre possession de mon âme...
Pourtant, à mon retour dans ma chambre d'hôtel, une fois de plus, je m'étais résolue à ne pas céder à la tentation. Comme j'en avais l'habitude depuis que j'avais rencontré Raphaël, j'avais décidé de m'offrir une agréable séance de plaisir solo pour soulager toutes mes tensions intérieures. C'était le meilleur moyen de me libérer de ces frustrations accumulées durant la journée à l'égard d'Arnaud... mais surtout le meilleur moyen de faire taire l'immorale petite voix intérieure qui m'invitait, du matin au soir, à assouvir mes nombreuses envies de luxure...
Mais d'une simple pichenette, via un banal sous-entendu... Arnaud avait réduit à néant ma retenue.
— Raphaël n'en saura rien et personne n'en souffrira... alors arrête de te prendre la tête inutilement et fais ce dont tu as envie ! avais-je conclu intérieurement avec cynisme...
Les quelques secondes d'attente qui suivirent l'envoi de mon inconvenant message à Arnaud me semblèrent interminables. Mon cœur battait la chamade, tandis que le brasier qui faisait rage dans mon entrecuisse se propageait au reste de mon corps...
Puis... sa réponse apparut enfin sur mon écran, déclenchant un sourire de satisfaction sur mon visage...
Le temps de lui répondre, puis je fonçai en direction de la salle de bain pour prendre une douche avant son arrivée imminente. J'avais à peine quinze petites minutes pour me préparer, mais il n'était pas question de l'accueillir toute crasseuse.
Comme une droguée sur le point de replonger, je savourai le puissant shoot d'adrénaline que l'indécence de mon comportement venait de m'offrir. Même si je m'apprêtais à trahir Raphaël, à cet instant précis, cela n'avait aucune importance. Aucun doute, aucune honte... mon esprit était focalisé sur la manière avec laquelle j'allais recevoir l'homme que je venais d'inviter à me rejoindre dans ma chambre.
Habillée, en sous-vêtements ou totalement nue... j'hésitais encore.
Tout en rinçant mon corps savonneux, je jetai un rapide coup d'œil à mon entrecuisse. Même si j'avais la chance d'avoir une pilosité peu développée, les quelques poils qui repoussaient autour de mon ticket de métro et sur mes grandes lèvres ne me convenaient pas.
Encore trempée, je sortis à petits pas, puis fouillai à la hâte dans mon vanity à la recherche de mon rasoir. De retour dans la douche, je m'empressai de réaliser les quelques retouches nécessaires à l'obtention d'une vulve parfaitement dégagée et ornée d'un fin rectangle brun parfaitement géométrique.
Séchée à la hâte, je m'enroulai dans ma serviette tout en m'observant dans le petit miroir embué...
— Il me reste 3 minutes... je l'accueillerais en serviette de bain... décidai-je tout en badigeonnant mes dessous de bras de déodorant.
Alors que je m'apprêtai à me laver les dents, on toqua à trois reprises à la porte de ma chambre. Nul doute, c'était Arnaud... et il était en avance.
Une fois de plus mon cœur se mit à cogner avec force dans ma poitrine. Plus impatiente que jamais, j'abandonnai ma brosse à dents sur le bord du lavabo, attachai mes longs cheveux bruns en queue-de-cheval, puis réajustai une dernière fois ma serviette, avant d'aller lui ouvrir...
— Bonsoir Lucie... me lança Arnaud, les yeux pétillants.
— Bonsoir ! Tu es en avance... je n'ai même pas eu le temps de m'habiller... lui répondis-je avec un petit sourire malicieux.
— C'est aussi bien comme ça... tu es sublime ! me dit-il en s'avançant d'un pas.
— Bonsoir ! Tu es en avance... je n'ai même pas eu le temps de m'habiller... lui répondis-je avec un petit sourire malicieux.
— C'est aussi bien comme ça... tu es sublime ! me dit-il en s'avançant d'un pas.
Alors que mon petit pic d'adrénaline atteignait son paroxysme, un flash traversa mon esprit... Je me souvins avec effroi que j'avais oublié de ramasser mes fringues abandonnées au bord du lit... Et pire encore, mon gros gode rouge traînait toujours sur la couette !
— Je te laisse fermer la porte ! lui lançai-je en panique.
Surpris par ma fuite précipitée... alors qu'il s'avançait, probablement pour m'embrasser... Arnaud s'exécuta. De mon côté, je fonçai ramasser mes vêtements, avant de m'en servir pour cacher du mieux possible mon jouet intime.
— Désolé pour le désordre... tu as été plus rapide que prévu... m'excusai-je en lui tournant ostensiblement le dos le temps de déposer tout mon bordel à côté de ma valise.
— Ne t'inquiète pas... me dit Arnaud en s'approchant derrière moi.
— Ne t'inquiète pas... me dit Arnaud en s'approchant derrière moi.
J'eus tout juste le temps de me retourner, que mon beau quarantenaire vint se coller à moi, visiblement impatient de « me découvrir beaucoup plus » comme je l'y avais invité par message.
Accueillir un homme dont je ne connaissais pour ainsi dire « rien » n'était pas une première, mais c'était toujours un moment particulier. Chaque homme avait sa propre manière de gérer cette étape, ce « round d'observation » comme j'aimais le nommer. Du petit malaise à l'étreinte passionnelle, il y avait toujours un petit côté aléatoire, aussi stressant qu'excitant.
Mais l'absence de stress visible sur le visage d'Arnaud, autant que l'assurance qui semblait être la sienne... me laissèrent supposer qu'il n'en était pas à son coup d'essai, malgré l'alliance qu'il portait à l'annulaire de sa main gauche. Je n'étais probablement pas sa première aventure extra-conjugale et je ne serais sans doute pas la dernière, mais ça n'avait pas la moindre importance pour moi.
Arnaud me fixa brièvement sourire aux lèvres. Un court échange de regards, mais d'une intensité folle. Ses yeux sombres semblèrent fouiller en moi, comme pour s'assurer une dernière fois d'avoir parfaitement saisi mes attentes...
Puis, il s'inclina dans ma direction pour m'embrasser.
Sa langue douce et chaude effleura rapidement la mienne... Sa main droite glissa sur mon cou, avant de s'immobiliser sur ma nuque. Un premier contact divin, aussi sensuel que viril.
— Tu sens trop bon... lui murmurai-je, transportée par l'odeur envoûtante de son parfum, autant que par son langoureux baiser.
Fiévreuse comme j'étais, ce premier contact fut presque orgasmique. A ce moment précis, mes envies se bousculèrent dans ma tête à une vitesse folle. J'avais envie de le sucer, de le laisser me lécher et de le sentir s'enfoncer en moi... Le tout en même temps, même si c'était bien évidemment impossible.
Comme une hystérique en manque, je me jetais sur sa chemise pour la déboutonner sans plus attendre...
Alors que j'étais toujours cachée sous ma serviette blanche, Arnaud suivit le mouvement en dégrafant sa ceinture avant de déboutonner son jeans. Lui aussi sortait de la douche malgré son arrivée précoce, et il en avait profité pour me rejoindre dans une tenue plus décontractée. Mais à vrai dire... j'aurais préféré qu'il me rejoigne à poil pour gagner quelques précieuses secondes !
Sa chemise enfin grande ouverte, mes deux mains parcoururent brièvement son torse velu. Sans lui laisser le temps de finir de se déshabiller, ma main droite se glissa dans son boxer gris à la découverte de l'objet de tous mes désirs. Avec la plus grande des douceurs, je parcourus du bout des doigts ce nouveau jouet, celui que je convoitais depuis des heures et qui m'avait fait fantasmer toute la journée...
— Tu es un peu trop habillée à mon goût... murmura Arnaud à mon oreille.
Avec un regard rempli de désirs, il glissa son index entre mes petits seins écrasés par ma serviette. Puis d'un geste particulièrement érotique, il remonta lentement morceau de tissus replié qui la maintenait en place... la faisant chuter à même le sol.
— Tu es... magnifique... s'exclama-t-il en me dévorant des yeux.
Tout en maintenant son regard, sans un mot, je m'installai à genoux sur l'épaisse moquette qui recouvrait le sol de ma chambre d'hôtel. Agrippée à son boxer qu'il n'avait toujours pas quitté, je le fis descendre jusqu'à ses chevilles, embarquant son pantalon sur mon passage. D'une main ferme, je me saisis de sa belle queue courbée et parfaitement érigée... Ce sexe en forme de banane n'avait rien à voir avec celui que j'avais imaginé toute la journée, mais il n'en était pas moins désirable...
D'un geste lent et soyeux, je libérai son gland encore partiellement dissimulé... Puis, les doigts crispés sur son membre, je l'inclinai avec douceur en direction de ma bouche à demi ouverte. Lorsque mon regard plongea à nouveau dans le sien, Arnaud mordit sa lèvre inférieure, plus impatient que jamais de me voir œuvrer...
— J'en rêve depuis que je t'ai vue... murmura-t-il à mon attention.
Les yeux dans les yeux, je fis glisser son sexe à l'intérieur de ma bouche... déclenchant son premier gémissement de plaisir.
Sans la progressivité dont j'étais pourtant coutumière, mes lèvres se serrèrent naturellement sur le pourtour de son gland délicieusement gonflé... Pas de tendre baiser, pas de caresse sensuelle... juste une folle envie de le sucer à pleine bouche.
Les petites contractions d'Arnaud, qui accompagnèrent mes premières caresses du plat de la langue, augmentèrent un peu plus encore mon excitation... et la douce lubrification de mon vagin déjà détrempé. Tout en réalisant de savoureuses sucions les joues creusées, j'entamai d'amples allers-retours à l'aide de ma main droite... Main et bouche se synchronisèrent naturellement, adoptant l'une et l'autre un rythme rapidement soutenu.
En peu de temps la respiration d'Arnaud s'accéléra, avant que ses soupirs de plaisir de plus en plus audibles ne viennent accompagner mes frénétiques caresses. Aussi saugrenu que cela puisse paraître, sentir le sexe de cet homme coulisser entre mes lèvres fut source d'une inexplicable sensation d'apaisement. Un étrange sentiment de bonheur, celui d'être la source de son plaisir...
Mais alors que je m'activais sur son membre avec une énergie folle, Arnaud m'interrompit brutalement...
— Stop stop stop... C'est trop bon et tu vas me faire jouir ! s'exclama-t-il en faisant un pas en arrière.
— C'était bien mon intention... lui répondis-je, amusée et surprise de le voir fuir ainsi.
— C'était bien mon intention... lui répondis-je, amusée et surprise de le voir fuir ainsi.
Je souris à Arnaud, fière de l'efficacité de mes caresses. En à peine plus d'une minute, j'avais failli le conduire à l'orgasme. Et portée par l'euphorie du moment, je l'aurais volontiers laissé remplir ma bouche en un temps record... du moins une première fois et avant de poursuivre notre folle soirée lorsqu'il aurait repris des forces !
Mais, visiblement il ne l'entendait pas ainsi...
— Viens donc sur le lit... me dit-il en m'aidant à me relever.
Impatiente de le sentir s'engouffrer en moi, je m'exécutai sans délai, m'installant à quatre pattes tout aux bords du lit. Les pieds dans le vide, outrageusement cambrée, j'offris la plus impudique des vues à Arnaud. Prude, je ne l'avais jamais vraiment été... mais avec le temps j'avais surtout découvert le formidable pouvoir de mes attitudes provocantes sur mes partenaires de jeux. Dans leur grande majorité, les hommes aimaient « voir » et moi j'aimais leur montrer...
— Oh que c'est beau... et tu es toute mouillée... dit-il en effleurant brièvement mon intimité du bout des doigts.
Alors que j'attendais ses premiers coups de reins sauvages, sourire aux lèvres, mon invité décida de s'installer à genoux au bord du lit. A l'aide de ses deux mains qu'il plaça de part et d'autre de mon cul offert à sa vue, il écarta ma croupe à plusieurs reprises, les yeux rivés sur mon intimité. Même si son indécente observation décupla un peu plus encore mon excitation, j'espérais secrètement que celle-ci ne dure pas trop longtemps...
— Démonte-moi putain... pensai-je sans oser l'exprimer à haute voix.
Arnaud joua avec mes nerfs de longues secondes, poursuivant sa lente exploration en rapprochant ses deux pouces de mes grandes lèvres. Avec malice, il ouvrit à plusieurs reprises ma vulve, tel un spéléologue observant avec délectation la cavité sombre et humide dans laquelle il s'apprêterait à s'engouffrer...
Mon invité prenait son temps, savourant le nouveau terrain de jeu qui s'offrait à lui... Une attitude qui contrastait avec la fougue qui était la mienne. Sans en être sûre, je supposai qu'il prenait plaisir à me faire languir...
— Oh ouiiii... murmurai-je lorsqu'il se décida enfin à passer à l'action.
Sa langue qu'il vint plaquer sur mon sexe luisant me fit frissonner, avant que mes premiers gémissements de plaisir n'envahissent la pièce dans la foulée... De petits cris étouffés dans ma gorge et déclenchés par ses intrusions... exceptionnellement profondes. La bouche plaquée sur mon sexe, il me pénétrait littéralement avec sa langue.
Sans la retenue habituelle d'un premier rendez-vous, Arnaud me butina, enfonçant sa langue de mon vagin humide avec passion de longues secondes, avant de s'attarder, pour mon plus grand bonheur, sur mon clitoris proche de l'explosion.
Plus encore que les sensations physiques, c'était l'inconvenance de cette première dégustation qui fut source d'un plaisir incommensurable pour moi...
— Tu es délicieuse... me dit-il à voix basse.
Ses quelques mots me firent grimper quelques marches supplémentaires sur l'échelle du bonheur. Tandis que ma respiration s'accélérait dangereusement, il poursuivit sa dégustation avec toujours plus d'impudeur. Remontant en direction de mon petit trou sombre, il réalisa de lents et enivrants petits cercles sur son pourtour, comme pour tester mes réactions. En l'absence de contestation de ma part, avec une bestialité jouissive, il reprit son alternance de caresses et d'intrusions profondes avec sa langue... mais dans mon cul cette fois-ci.
Chauffée à blanc et trop ardente pour le laisser poursuivre sa langoureuse pénétration anale, je me libérais de son emprise, puis m'allongeais sur le dos, au centre du lit...
— Baise-moi ! Maintenant ! lui ordonnai-je en remontant mes cuisses vers l'arrière.
— Ok...... mais j'ai pas de capote... me précisa-t-il avec une pointe d'embarras.
— On s'en fout, baise-moi fort... et jouis en moi ! lui répondis-je avec impatience.
— Ok...... mais j'ai pas de capote... me précisa-t-il avec une pointe d'embarras.
— On s'en fout, baise-moi fort... et jouis en moi ! lui répondis-je avec impatience.
Arnaud marqua un bref temps d'arrêt, un sourire d'incrédulité sur le visage. La négligence coupable dont je venais de faire preuve le surprit.
Sans doute penserait-il bénéficier d'une faveur exceptionnelle... alors que dans les faits, ce n'était absolument pas le cas. En réalité, si mes partenaires avaient toujours été libres de porter un préservatif, jamais je ne leur avais imposé.
Bien que parfaitement consciente des dangers, je prenais depuis toujours un plaisir obscur, voire morbide, à laisser de parfaits inconnus s'abandonner en moi. Même si c'était difficilement explicable avec des mots, le simple fait de savoir que mes partenaires allaient remplir mon vagin de leurs semences... décuplait systématiquement mes orgasmes.
Comme j'avais pu le constater, plus jeune et au cours de mes multiples expériences, peu nombreux étaient les hommes à se protéger s'ils n'y étaient pas contraints.
Et sans surprise, Arnaud ne fit pas exception à la règle. L'étonnement passé, sourire aux lèvres il plongea son regard dans le mien, tout en me rejoignant dans le lit. Un regard puissant et viril... celui d'un animal prêt à donner le coup de grâce à sa proie.
A l'aide de ses deux grandes mains, il se saisit de mes chevilles pour tendre mes jambes, puis me prit par les hanches, avant de me faire rouler sur le côté sans ménagement. Allongée sur le ventre, mes jambes furent écartées, avec la même énergie. Même s'il l'ignorait, j'aimais par-dessus tout voir mes partenaires laisser s'exprimer leur côté animal.
J'eus à peine le temps de remonter mon bassin dans sa direction, qu'il s'enfonça vigoureusement en moi. Une pénétration excessivement profonde, source d'un plaisir aussi intense que libérateur...
— Oh ouiiiii... vas-y ! criai-je de plaisir autant que de soulagement.
Avec la bestialité que j'attendais et sans autre formalité, Arnaud entama de puissants allers-retours. Installé entre mes jambes largement écartées, à chacun de ses coups de reins endiablés son bassin s'écrasa sur mes fesses outrageusement dressées. Sous la puissance de ses assauts et pour préserver mon dos trop fortement sollicité, je dus réduire l'inclinaison de ma cambrure.
Après m'avoir observée et dégustée de longues minutes avec une lenteur sadique... il me labourait à présent avec une rage exceptionnelle...
Si la sauvagerie dont il fit preuve fut à l'origine de mon plaisir, l'angle de sa pénétration décupla incontestablement celui-ci. A chacun de ses va-et-vient, son gland charnu frotta avec force sur la paroi supérieure de mon vagin, m'offrant à chaque passage un extraordinaire massage interne de cette zone si sensible...
— Oui... vas-y... encore... continue... le suppliai-je alors qu'il ralentissait la cadence.
M'écrasant de tout son poids, Arnaud s'enfonça dans les tréfonds de mon intimité, me conduisant à laisser échapper un petit cri strident... Sans véritablement être douloureuse, sa folle intrusion me donna l'impression que ma vulve allait s'ouvrir en deux sous la pression de son sexe enfoncé de biais...
— Bien au fond de ta petite chatte... murmura-t-il à mon oreille en savourant l'instant, immobile.
Les lents cercles qu'il se mit à réaliser avec son bassin... furent tout bonnement incroyables. Avec une facilité déconcertante, sa queue dure comme un morceau de bois se mit à tournoyer dans mon vagin, l'étirant de toutes parts avec une force inédite. A l'aide de son sexe, il semblait littéralement fouiller dans mes entrailles, comme aucun autre homme ne l'avait encore fait jusqu'alors.
Bien que particulièrement rugueuses, les sensations furent purement et simplement exceptionnelles. Souffle coupé, je m'agrippai aux draps, incapable de faire face à tous les signaux contradictoires envoyés par mon corps...
Puis, hors de mon contrôle et alors que mon sexe malmené semblait sur le point d'exploser, un interminable râle de plaisir se libéra de ma gorge... Arnaud venait de me faire jouir de la plus étrange des manières.
Les poings serrés et les cuisses tremblantes, je tentai de faire face à l'afflux massif d'hormones qui envahissait tout mon corps. Mais bien décidé à ne me laisser aucun répit, Arnaud stoppa les « massages internes » qu'il réalisait avec sa queue, puis reprit ses coups de boutoir endiablés, avec une énergie folle ...
— Putain que c'est bon... murmura-t-il arc-bouté sur moi.
Mes cris de plaisir accompagnèrent ses derniers assauts...
Proche de l'asphyxie, il finit par ralentir le rythme, savourant avec une douceur tout en contraste sa longue éjaculation. Même si mon sexe ravagé ne me laissa pas percevoir le moindre de ses spasmes, ses gémissements étouffés dans sa gorge et le plaisir incontestable qu'il prit à jouir en moi de la sorte prolongèrent de quelques secondes mon propre orgasme.
Le souffle court et libérée de toutes mes frustrations, je tentais de reprendre mes esprits...
— C'était juste... waouh... tu es... exceptionnelle... murmura Arnaud en se retirant.
— Et toi... tu m'as tué... c'était... incroyable... lui répondis-je, transportée dans une autre galaxie.
— Et toi... tu m'as tué... c'était... incroyable... lui répondis-je, transportée dans une autre galaxie.
Allongée sur le ventre, presque inerte, je sentis ma vulve béante se vider à chacune de mes profondes inspirations. Arnaud venait de me baiser avec une bestialité supérieure à toutes mes espérances...
— Je reviens, je t'emprunte ta salle de bain... m'informa-t-il en caressant furtivement mon dos.
En finissant par me retourner pour m'asseoir dans le lit, je revins progressivement à la réalité. Mon moment de plénitude laissa rapidement place à la gêne... puis la honte. Telle une idiote quittant du regard le boomerang qu'elle venait de lancer très haut dans le ciel... je venais de le prendre en pleine gueule, sans même le voir arriver.
Alors que j'étais sur le point de me marier dans quelques mois, je venais de m'offrir à cet homme et j'y avais pris un plaisir démentiel. Petit à petit, les remords remplacèrent le plaisir... ceux d'avoir trahi Raphael, mais également ceux d'avoir ruiné plus de trois années de travail sur moi-même.
— On va manger un morceau ? me proposa Arnaud de retour des toilettes, la bite à l'air.
— Non c'est gentil, je n'ai pas très faim. On se voit demain ! Et merci encore... lui répondis-je avec une voix faussement enjouée et sans même oser soutenir son regard.
— Ah... OK... comme tu veux. En tous les cas c'était super... merci à toi... conclut-il en récupérant ses vêtements à même le sol, sans oser poser la moindre question.
— Non c'est gentil, je n'ai pas très faim. On se voit demain ! Et merci encore... lui répondis-je avec une voix faussement enjouée et sans même oser soutenir son regard.
— Ah... OK... comme tu veux. En tous les cas c'était super... merci à toi... conclut-il en récupérant ses vêtements à même le sol, sans oser poser la moindre question.
Tourmentée par mon sentiment de culpabilité, je n'attendais à présent qu'une seule chose : qu'il quitte ma chambre au plus vite. Lorsque ce fut enfin le cas, je pris à mon tour la direction de la salle de bain. Installée sur les toilettes, ma vulve endolorie expulsa lentement le fruit de ce moment de plaisir immoral...
Assise, les deux mains sur le visage, je tentais de mettre de l'ordre dans ma tête. Si une partie de mon esprit jubilait encore de ce moment magique que je venais de passer... une autre me traitait comme la dernière des salopes, me rappelant avec mépris la femme de petite vertu que j'avais été des années durant... et que j'étais redevenue.
Tout en refrénant mon envie de pleurer, je restai assise sur les chiottes durant de longues minutes...
Puis, avec la malhonnêteté intellectuelle dont j'avais le secret, je finis comme toujours par me lancer dans une réflexion intérieure visant à minimiser la graviter de mes actes...
— Raphael n'a aucune raison de savoir ce que j'ai fait... Et puis le plaisir que j'ai pris avec un autre ne remet pas en cause mon désir à son égard, au contraire... je lui offrirais un moment de folie à mon retour ! Je l'aime et c'est le plus important... pensai-je en poursuivant mon entreprise d'auto-conviction.
Depuis mon plus jeune âge, j'avais toujours su me déculpabiliser, fuyant mes responsabilités à chaque fois que c'était possible. Je n'accusais pas les autres, je minimisais simplement l'immoralité de mes comportements. Selon la psychologue qui m'avait suivie, il y a quelques années, c'était un moyen de me protéger de mes pulsions lorsque je ne parvenais pas à maîtriser. Une forme de malhonnêteté intellectuelle qui me permettait d'enfouir ma honte et mes errements au plus profond de mon esprit... et ainsi de passer outre.
— Putain c'était ouf quand même... pensai-je en finissant par essuyer mon sexe douloureux.
Alors que je m'apprêtais à prendre une douche, je fis une pause devant le miroir qui me faisait face. Les nombreuses marques superficielles sur ma peau blanche témoignaient de la bestialité des trois quarts d'heure de plaisirs que je venais de m'offrir. En m'attardant sur mon entrecuisse rougi, je souris bêtement... en repensant à ce formidable moment de luxure à côté duquel j'aurais pu passer...
— Ça aurait été dommage de ne pas profiter des talents d'Arnaud... songeai-je de manière abjecte.
La sonnerie de mon téléphone mit un terme à cet instant de contemplation personnelle. De retour dans ma chambre, toujours nue et la chatte en feu, mon regard se posa furtivement sur les taches blanchâtres visibles au centre de ma couette.
Un petit rictus aux coins des lèvres... puis je me saisis de mon smartphone. Il était 21h40, et comme je le supposai, c'était Raphaël qui m'appelait pour prendre des nouvelles...
— Coucou mon amour ! Je reviens du restau et j'allais t'appeler ! lui lançai-je d'une voix guillerette...
(*) Note de l'autrice : Lieux exacts, mais dates volontairement modifiées.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
C’est quelque chose que l’on ne peut pas inventer sans l’avoir vécu, c’est ce qui rend le texte beau et riche, mais qui pourrait faire grincer des dents certaines personnes. Ce sont des choix bruts et primaires, oui c’est juste du sexe, assez jouissif si je peux m’exprimer ainsi. Mais il y a plus que ça dans tes textes, il y a les émotions, les ressentis, bons ou mauvais.
Toute ta vie vient de voler en éclat, tes années de thérapie, ta relation avec Raphaël, tout ce que tu avais réussi à accomplir. Ça me rend triste, car, profondément, je sais.
J’avoue que j’aurais espéré lire ta propre histoire pour m’en servir comme une canne blanche, mais je ne suis même pas sure que je n’aurais pas laissé tout de même les pulsions dicter ma vie.
Enfin presque...
Je trouve qu'il va bien vite aux toilettes, plutôt que de prendre sa maîtresse d'un soir dans ses bras, voire même d'honorer à nouveau sa fleur d'un nouveau petit plaisir linguale.
Quant au jugement, je ne suis personne pour me permettre une telle chose, ce d'autant que je ne suis pas un saint homme.
Par contre, maintenant que c'est fait et que surtout tu as pris conscience que.... chasser le naturel....
Bref! Même si cela fait mal, même si le traiteur, la salle, le DJ, la famille, etc.... je pense que tu n'as pas le choix que d'être honnête et de dire à Raphaël combien tu l'aimes mais que s'il veut vivre avec toi, il ne pourra jamais être ton seul partenaire.
C'est ainsi. Il faut s'accepter et pas se renier, car tôt ou tard le diable revient frapper à la porte. Et en général, plus tôt que tard.
C'est certes de l'honnêteté vis-à-vis de Raphaël, mais surtout vis-à-vis de toi-même.
Et il y a un truc: tu n'as pas encore dit "oui" et vous n'avez pas d'enfants
Même si tout ça c'est du passé, tes conseils sont pertinents. Le seul problème, c'est qu'à cette période de ma vie, j'étais bien incapable d'avouer quoi que ce soit. La simple idée d'aborder le sujet était inimaginable...
Et évidemment, ce genre de mensonges peut avoir de grosses conséquences, comme tu pourras le découvrir dans la suite de mon parcours chaotique à cette époque.
En effet, celui-ci, malgré le plaisir que tu as pris sur le moment et des mots magnifiquement bien maniés, ne m'a donné aucun plaisir. Je m'explique. Oui la scène de sexe est extrêmement bien décrite et a pu exciter beaucoup de monde.
Cependant, moi, je suis toujours déchiré en te lisant, et ici encore plus car, évidemment, je pense à l'homme de ta vie. On sent bien que c'est une lutte permanente contre cette "drogue" comme tu le fais si bien remarquer. Et au lieu de me réjouir du plaisir pris, j'ai plus envie d'être ton parrain aux Assoiffés du sexe anonyme.
Je vais poursuivre ta lutte interne, que je prends très à cœur et me touche profondément ma chère Lucie :)
J'en redemande encore !
Cette honnêteté dans vos écrits est indiscutable. Et elle vous honore.
Pas de fierté mal placée, juste une restitution sans filtre d'une partie de ma vie. Merci a vous pour votre lecture et compréhension de mon récit... et au plaisir de lire vos impressions pour la suite. ;)
Alors oui bien sûr on culpabilise toujours après évidement logiquement mais ne faut il pas parfois assumer son moi son désir son envie … plus facile à dire qu’à faire j’en suis bien conscient
Hommes et femmes sont réunis dans ce type d’addiction nous ressentons tous ces sentiments de désir incontrôlable avant puis de souffrance après et pas le choix nous devons vivre avec et j’espère que, comme moi, vous avez trouvé un moyen
Hâte de lire la suite
PS : comme vous j’aurai bien sûr craqué et pris le plaisir qui s’offrait à moi
Merci Lucie pour ces mots que j’ai dégusté comme un grand cru en ce matin pluvieux et venteux