Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Isa toujours — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Isa toujours
Chapitre 1
Le restaurant que nous avons choisi est très bruyant. C’est une brasserie réputée du centre-ville.
J’ai du mal à me concentrer et en même temps, je suis comme hypnotisée par elle. Elle m’a toujours fait cet effet. C’était déjà le cas il y a quinze ans, lorsque l’on s’est connues.
Et même les dix ans sans se voir n’y ont rien changé.
J’ai du mal à me concentrer et en même temps, je suis comme hypnotisée par elle. Elle m’a toujours fait cet effet. C’était déjà le cas il y a quinze ans, lorsque l’on s’est connues.
Et même les dix ans sans se voir n’y ont rien changé.
A l’époque, j’étais fascinée par cette femme plus mûre que moi, qui assumait pleinement qui elle était ; femme et artiste accomplie, maniant les mots tels des nectars à déguster, je pouvais l’écouter pendant des heures. Elle me racontait ses histoires de vie passées, que j’accueillais comme autant d’épopées auxquelles je pouvais m’identifier, moi qui étais jeune et si coincée dans un rôle de jeune femme parfaite. Elle m’apportait toute l’anarchie que j’avais enfouie au fond de moi. Elle me la racontait. J’adorais, je la dégustais déjà par ses mots…
Ces retrouvailles…. Je les attendais avec impatience et désir ardent…
Un baiser. Un seul baiser échangé des années auparavant, que je n’avais jamais oublié. Je me souviens encore de la douceur de ses lèvres. Le baiser le plus tendre de toute ma vie.
Un baiser. Un seul baiser échangé des années auparavant, que je n’avais jamais oublié. Je me souviens encore de la douceur de ses lèvres. Le baiser le plus tendre de toute ma vie.
Isa. 56 ans. Les cheveux courts. Un blouson et une sacoche en vieux cuir marron. Un parfum envoûtant et un regard qui me capte en une fraction de seconde. Ce genre de regard qui vous prend toute entière, et vous enveloppe d’un voile unique. Il n’existe rien de plus savoureux que ce regard qui hurle sans un mot le puissant désir qu’il a pour vous…
Elle a vieilli un peu, je me fais cette réflexion lorsque l’on se retrouve. Moi aussi, sans doute, entre 20 et 35 ans, la vie s’écrit sur les visages, et je n’ai pas été épargnée par le sablier du temps.
C’est drôle comme une personne peut avoir un physique qui ne vous attire pas forcément au premier abord, mais qui éveille néanmoins en vous une attraction si irrésistible qu’un seul geste de sa part vous fait fondre à l’intérieur..
Elle m’a donnée rendez-vous sur la place, je la rejoins et nous nous enlaçons comme deux personnes qui ont toujours su qu’elles se retrouveraient un jour. Sa forte étreinte et son odeur apaisent mon système nerveux et me donnent envie de rester collée à elle pour le restant de mes jours. J’avais oublié ses câlins…
Je me souviens avoir été émue par ce moment.
Je me souviens avoir été émue par ce moment.
Dans ce restaurant, on se raconte nos vies, nos passions nouvelles et passées, nos amoures. Isa est mariée désormais. Mais elle ne cesse de me montrer sa grande attirance. Je résiste. Je me sens submergée par tout son être, mais mes valeurs m’obligent à ne pas accepter ses avances pourtant si tententes. Un vrai combat se déroule en moi. Mon cœur ou ma raison. Ma raison ou mon cul.
— Je sais que je te plais, Beauté. Ça ne sert à rien de faire semblant. Tôt ou tard tu ne pourras plus résister. Ton armure va craquer en même temps que tous tes vêtements…
Sa réponse me donne des frissons dans tout le corps. Mais je ne lâche pas.
— Arrête, je tiens à mes valeurs, et coucher avec une femme mariée, même si c’est toi… non, c’est au-dessus de mes forces. Je refuse, et je sais que tu détestes que je repousse encore tes avances, ne puis-je m’empêcher d’ajouter d’un air un peu provocateur.
— Oui, c’est vrai, me dit-elle en appuyant ses coudes sur la table et en plongeant intensément son regard dans le mien. (Cette dernière phrase a l’air d’avoir décuplé son intérêt.) C’est vrai que je déteste que tu me dises non. Et en même temps ça m’amuse que tu essayes de lutter encore un peu. Bientôt tu seras tellement excitée que tu ne pourras plus rien contrôler de toi, Beauté. Tu seras complètement à ma merci et tu obéiras à tout ce que je t’ordonnerai de faire, comme une bonne petite chienne que tu es, n’est-ce pas?
- …
- …
Ses mots ont l’effet d’une bombe en moi ! Personne ne m’a jamais parlé de cette façon et c’est vrai, je dois bien l’avouer, ça m’excite comme jamais je ne l’ai été.
J’essaye de le cacher, mais je suis déstabilisée. Mes joues se rosissent et je baisse les yeux, trahissant sans le vouloir ma réponse à cette demande explicite de soumission.
J’essaye de le cacher, mais je suis déstabilisée. Mes joues se rosissent et je baisse les yeux, trahissant sans le vouloir ma réponse à cette demande explicite de soumission.
Assise en face d’Isa qui continue de me fixer avec tellement de désir, dans ce restaurant bondé du centre-ville, je mouille.
Je ne me sens pas très bien, un mélange de gêne et d’envie grandissante. Mon entre-jambe commence à chauffer sérieusement, mais je ne veux pas le montrer à Isa. Je ne veux pas qu’elle voit que les barrières sont en train de sauter comme par magie. Ses mots… si directs… m’ont presque… pénétrée…
— Excuse-moi, lui dis-je en me levant, je vais aux toilettes.
— À tout de suite Beauté, me lance-t-elle
— À tout de suite Beauté, me lance-t-elle
Je cours presque en direction de la porte qui me cachera d’elle pendant un instant.
Une fois à l’intérieur, les yeux écarquillés par ce qu’il vient de se passer, je tente d’apaiser ma respiration qui commence sérieusement à montrer mon désir autant que ma gène.
Je suis seule et je me détends un peu. J’essaye de reprendre mes esprits, les mains appuyées sur le lavabo, la tête baissée.
J’entends soudain la porte s’ouvrir derrière moi, et une voix d’une sensualité qui me fait défaillir s’adresse à moi.
Je suis seule et je me détends un peu. J’essaye de reprendre mes esprits, les mains appuyées sur le lavabo, la tête baissée.
J’entends soudain la porte s’ouvrir derrière moi, et une voix d’une sensualité qui me fait défaillir s’adresse à moi.
— Est-ce que je ferme à clé, Beauté?
Je sens ma tête hocher de bas en haut…. Ma respiration s’accélère à nouveau et je ferme les yeux…
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