Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dix ans de mariage — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dix ans de mariage
Chapitre 1
Debout face au miroir, mon crayon d'eye-liner en main, je laisse mes pensées voguer jusqu'aux bancs de la fac. Plus précisément l'amphi où je vis paraitre, pour la première fois, ce beau garçon blond au sourire énigmatique qui est devenu mon mari. Ce soir il m'emmène fêter nos 10 ans. Dix années d'un bonheur sans tache qui nous a apporté Julie et Max. Deux amours blonds comme leur père. Soudain, assaillie par l'angoisse je glisse jusqu'à la psyché et je laisse choir mon peignoir. Ouf ! Mes seins généreux n'ont pas trop souffert des affres du temps et mon ventre plat ne témoigne pas de mes grossesses passées. Alors un sourire me vient aux lèvres qui me rappelle les mots réconfortants de Yann : « chérie tu es toujours aussi bandante ». Ces mots qu'il eut pu choisir différents, romantiques, mais qui pour moi expriment encore la force de son désir. Bien sûr la fougue de nos ébats a pâli à l'ombre du quotidien mais Yann me fait toujours aussi bien l'amour, quoique plus rarement.
Parfois je me demande s'il a quelqu'un d'autre. Plus jeune, plus fraiche, plus ferme, mais rien jamais, n'a étayé cette pensée. Si je l'aime toujours ? oui, bien sûr. Et pour une tonne de raisons ! Mais parfois j'ai des désirs que je n'ose pas lui avouer. Des fantasmes qui me font rougir et il m'arrive quelques fois de nous rêver, Yann et moi, dans notre lit, en compagnie d'un autre homme. Il me revient alors en mémoire la première année de notre relation, où ayant fumé un pétard, il avait fait l'amour à côté de moi à une fille de la classe. Je n'en avais pas été choquée ni jalouse et j'avais même connue une excitation que je n'ai jamais retrouvée par la suite et je me suis souvent demandé si elle était due aux effets de la drogue, ou si une émotion secrète m'avait embrasée. Nous avions alors 21 ou 22 ans et depuis beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.
Je m'éloigne de la psyché, somme toute assez satisfaite du bilan et je me glisse dans ma jupe en cuir. Peut être un peu courte mais il ne me déplait pas de laisser voir mes jambes aux cuisses fuselées par de longues heures de fitness. J'ajoute mon chemisier en satin rouge et mes escarpins à talons aiguilles que je n'ai pas chaussés depuis… Mon dieu tant que ça ? Voilà pourquoi j'ai un peu de mal à me stabiliser ! Quand je parais au salon, mon coeur bondit. Yann est sublime dans son costume en lin beige. Il n'a pas pris un gramme en dix ans ! Il est vraiment craquant et il me surprend en m'attirant à lui pour m'embrasser. Du coup je réalise que j'ai oublié le rouge à lèvres. Je plonge la main dans mon sac pour me parer d'un vermillon éclatant.
Nous ne prononçons par un mot jusqu'au restaurant ; je crois que c'est parce que nous sommes bien et qu'il n'y a rien à ajouter.
Le polisson ! Il m'a amené dans le restau dans lequel il m'a demandé en mariage. La direction a changé mais pas le décor. J'aime toujours autant. Yann m'attire à la table sur la droite de la salle et je mets quelques secondes à réaliser que c'est « notre » table. Je suis heureuse. Lui aussi semble-t-il. Je laisse courir mon regard sur le maigre comptoir teinté d'acajou où des fruits, dans le berceau d'une coupe attendent d'être cueillis. Le grand aquarium est toujours là, niché dans une anfractuosité du mur et comme jadis je trouve la danse des petits poissons exotiques, fascinante. Il y a déjà quelques couples attablés et je remarque, non loin de nous, une femme brune, jolie, assise face à un homme qui doit avoir le double de son âge. J'ai beau être large d'esprit, ça me choque toujours un peu parce que je ne peux m'empêcher de penser que dans ce genre de couple la relation est empreinte d'interêt. J'en fais la remarque à Yann et comme chaque fois il me gronde.
Le polisson ! Il m'a amené dans le restau dans lequel il m'a demandé en mariage. La direction a changé mais pas le décor. J'aime toujours autant. Yann m'attire à la table sur la droite de la salle et je mets quelques secondes à réaliser que c'est « notre » table. Je suis heureuse. Lui aussi semble-t-il. Je laisse courir mon regard sur le maigre comptoir teinté d'acajou où des fruits, dans le berceau d'une coupe attendent d'être cueillis. Le grand aquarium est toujours là, niché dans une anfractuosité du mur et comme jadis je trouve la danse des petits poissons exotiques, fascinante. Il y a déjà quelques couples attablés et je remarque, non loin de nous, une femme brune, jolie, assise face à un homme qui doit avoir le double de son âge. J'ai beau être large d'esprit, ça me choque toujours un peu parce que je ne peux m'empêcher de penser que dans ce genre de couple la relation est empreinte d'interêt. J'en fais la remarque à Yann et comme chaque fois il me gronde.
Le champagne est frais, pétillant à souhait et quand je repose ma coupe je vois ma serviette légèrement bombée. J'interroge Yann du regard et il me sourit. La main tremblante je la déploie et découvre un petit écrin que j'ouvre sur une fine chaine en or soutenant un diamant.
— Oh Yann, il ne fallait pas.
— Ok ! Il tend la main pour reprendre l'écrin et bien sûr je l'en empêche en disant :
— Oh chéri, il est magnifique.
— Ok ! Il tend la main pour reprendre l'écrin et bien sûr je l'en empêche en disant :
— Oh chéri, il est magnifique.
Il sourit, se lève et attache la chaine à mon cou avant de m'embrasser. C'est à ce moment que je constate que la femme nous observe. Elle me sourit et je détourne les yeux. J'éprouve une sensation étrange que je ne parviens pas à analyser. Il s'échappe d'elle un magnétisme qui me subjugue et son regard émeraude, allongé en amande me déstabilise. Du coup je n'apporte pas toute l'attention que je devrais à mon chéri. C'est injuste. Il s'est donné du mal pour que cette soirée soit réussie. Machinalement, ou peut être pour tenter de dérouter mon esprit, je touche le diamant et j'ai soudain l'envie de le voir pendu à mon cou.
— Excuse moi mon coeur, je vais me repoudrer le nez.
Je lance un regard furtif à la femme. Elle m'observe et je me sens mal à l'aise. Je pousse la porte des toilettes et je tente de me calmer en posant les mains sur la tablette. Puis je lève les yeux pour admirer le diamant. Il est vraiment très beau. Je suis tellement éblouie par la pureté de son éclat, que c'est à peine si j'entends la porte s'ouvrir. C'est Elle ! Elle est grande, vraiment très belle et ses prunelles brillent d'un étrange éclat. Elle pose les mains sur mes épaules et dit :
— Ça vous va bien.
Mon malaise revient, s'intensifie, et je ne peux pas répondre. Je sens le revers de sa main glisser sur mon visage, caresser mon cou et j'ai peur un instant qu'elle ne me vole le diamant. Mais non, sa main descend, s'immisce dans l'échancrure de mon corsage, caresse mon sein gauche. Je ne peux pas m'enfuir. Je ne peux même pas bouger. Je suis tétanisée. Non par la peur, mais par une sensation enivrante, tant savoureuse qu'interdite. Je ferme les yeux pour calmer l'emballement de mon coeur. La main inquisitrice se glisse dans mon soutien gorge. Sort mon sein. Je sens mon téton durcir. Pourquoi ne puis-je pas m'enfuir, me soustraire au désir affiché de cette femme ? Mon excitation qui gagne en intensité alors qu'elle malaxe mon mamelon, me terrifie. Pourquoi, pourquoi je me laisse faire ? Ce n'est pas dans ma nature. j'aime les hommes ! Un surtout. Mais là, je ne sais pas ce qui se passe. Mon impuissance à réagir me trouble bien au delà du raisonnable.
Pis ! je n'ai plus envie de bouger. Plus envie de repousser cette main qui me caresse et je sens confusément que j'ai envie de plus. Lit-elle dans mes pensées, que sa main gauche soudain remonte le long de ma cuisse, me caresse les fesses et passe sur ma chatte ? Puis Elle s'accroupît, m'enlève ma culotte et se relève en disant :
— Je veux que tu reviennes ici dans un quart d'heure.
Elle s'éloigne et je reste encore un moment, interdite, ne sachant plus si j'ai rêvé. Je descends la main. Ma chatte est inondée et je n'ai plus de culotte. Je n'ai pas rêvé ! De retour à la table Yann me demande :
— Ça va chérie ? Tu as l'air bizarre.
— Je crois que j'ai eu un petit malaise.
— Tu veux qu'on rentre ?
— Non, non, c'est passé.
— Je crois que j'ai eu un petit malaise.
— Tu veux qu'on rentre ?
— Non, non, c'est passé.
Je porte furtivement les yeux sur ma droite. La femme m'observe. Heureusement Yann ne peut pas la voir. Face à mon chéri le malaise s'apaise. Pas tout à fait cependant car j'ai le ventre encore bouillonnant d'excitation ce qui me pousse à faire une folie et je lance :
— Chéri, tu te souviens de ce qu'on a fait à cette table ?
— Et bien on a mangé chérie.
— Oui, bien sûr mais pas que. Rappelle-toi.
— Et bien on a mangé chérie.
— Oui, bien sûr mais pas que. Rappelle-toi.
Il semble réfléchir quelques secondes et éclate de rire. Je sais qu'il a compris et sans sourciller j'ajoute :
— J'en ai très envie.
J'attends que le serveur s'éloigne après avoir servi les soles à la normande puis, après un regard à la femme, je glisse sous la table et j'ouvre la braguette de Yann. Sa verge jaillit et je la suce, comme dix ans auparavant, avec vigueur. Yann n'est pas long à décharger. J'avale son sperme, je nettoie son gland d'un coup de langue et je le rhabille. Je croise le regard de la femme en me redressant et elle agite le poignet qui porte sa montre. Je regarde furtivement la mienne sans savoir encore ce que je vais faire.
La sole est délicieuse. Je vide mon verre de Meursault en tournant légèrement mon poignet. L'ultimatum a expiré et je vois la femme se lever lentement. Elle marche vers les toilettes et je ne sais toujours pas si je vais lui emboiter le pas. Je laisse revenir les images et les sensations : sa main sur mon sein… sous ma jupe, et mon ventre me picote à nouveau. La fellation ne m'a pas calmée. J'ai soudain envie que Yann m'entraine dans la voiture. Qu'il me fasse l'amour pour oublier cette femme. Mais nous n'avons pas terminé le repas. Et puis… Et puis je ne veux pas partir. Je veux franchir les dix mètres qui me séparent des toilettes. Je ne peux pas résister au magnétisme puissant qui m'attire.
— Excuse moi chéri, j'ai besoin de me rafraichir.
— Tu es sûre que ça va ?
— Oui, oui, j'ai juste un peu chaud.
— Oui c'est vrai qu'il fait chaud. Ne sois pas trop longue.
— promis.
— Tu es sûre que ça va ?
— Oui, oui, j'ai juste un peu chaud.
— Oui c'est vrai qu'il fait chaud. Ne sois pas trop longue.
— promis.
Lorsque je pousse la porte, je ne la vois pas, mais je l'entends :
— La porte de gauche !
Je la pousse délicatement. Elle est assise sur la lunette. Nue ! Sa beauté me bouleverse. Elle tend le bras et m'attire sur ses genoux. Je réponds à son baiser. Je ne peux pas m'y soustraire. Nos langues se goutent, se mêlent. Mon ventre s'embrase et je lui touche un sein.
— Tète les murmure-t-elle en fermant les yeux et je m'exécute docilement. C'est la première fois ! Ses seins sont doux et fermes. Je suce son téton et je sens sa main chercher le chemin de mon intimité. Je m'ouvre. Je m'offre, et je sens ses doigts me pénétrer délicatement. Je suis mouillée d'excitation et je me jette sur l'autre téton que je suce goulument. Elle gémit. J'aime l'entendre. Ses doigts frôlent mon clitoris et je gémis à mon tour. Puis brusquement elle me saisit par les épaules, me force à m'agenouiller et attire ma tête entre ses cuisses. Je sens l'odeur enivrante de son désir et ma liqueur dégouline le long de mes cuisses. Je ne veux pas savoir si ça va me plaire ou me dégouter. Je pose la langue sur sa vulve et je commence à lécher. Les mouvements me viennent naturellement. Comme si je l'avais fait des dizaines de fois. Et c'est bon. C'est bon de sentir son clitoris rouler sous ma langue. C'est bon de recueillir ses gémissement et ses cris comme autant de preuves de mon adresse moi qui, quelques minutes auparavant ne savait rien de ces caresses intimes entre filles. Elle jouit. Deux fois. Puis elle me fait basculer sur le dos, ma tête appuyée contre le siège. Elle est souple et l'espace suffisant. Elle glisse au sol, me replie les jambes et me lèche à son tour. Mes gémissements éclatent tels des feux de Bengale et mes cris se bousculent à mes lèvres. Je porte l'avant bras à mon visage pour les étouffer. Que se passe-t-il donc ? Yann m'a souvent léché mais jamais il ne m'a procuré autant de plaisir. Serait-ce la nouveauté avec en héritage de mon éducation, le délice de l'interdit ? Je mets les mains devant ma bouche lorsque mon orgasme éclate puis consternée, je vois la femme se relever, remettre sa robe et disparaître. Je prends encore cinq minutes avant de rejoindre Yann occupé à consulter son smartphone.
— Ça va ?
— Oui, oui, chéri, très bien. Et c'est vrai. Je suis extrêmement bien, mais pourrais-je un jour lui en avouer la raison ?
— Ça va ?
— Oui, oui, chéri, très bien. Et c'est vrai. Je suis extrêmement bien, mais pourrais-je un jour lui en avouer la raison ?
Je tourne négligemment la tête. Le couple a disparu et étrangement, je sens que les traits du visage de la femme s'estompent peu à peu de ma mémoire. Ils s'effacent tant que si elle attendait devant le restaurant, je ne suis pas sûre de pouvoir la reconnaitre. N'était-ce donc qu'un mirage, une apparition fantomatique ? Aurais-je tout rêvé… Jusqu'à mon plaisir ? Sitôt installés dans la voiture Yann me caresse la cuisse et remonte sous ma jupe.
— Tu n'as pas mis de culotte ?
— Non, je pensais que ça te plairait, fais-je sans sourciller.
— Oh que oui !
— Non, je pensais que ça te plairait, fais-je sans sourciller.
— Oh que oui !
Il embraye pour aller se garer un peu plus loin et me tire de la voiture.
— Viens !
Il me renverse sur le capot et sans préambule me baise fougueusement. Comme autrefois. J'adore lorsqu'il libère ses instincts de prédateur. Je gémis et je crie mais je ne peux m'empêcher de repenser à cette femme.
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Commentaires ()
J'espère qu'il y aura une suite dans la même veine
Combien d'hommes peuvent-ils rêver d'une telle soirée ? Même avec une part de secret ?
Sympathique lecture.
Pour les 10 ans c’est trop tard mais je rêverai que cela arrive pour nos 20 ans