Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Halloween City — Chapitre 1 · Une seconde avant.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Halloween City
Chapitre 1 · Une seconde avant.
Halloween City.
Adir était heureux. Nous étions le 31 octobre et on s'apprêtait à fêter la nuit d'Halloween. Comme tous les ans, d'ailleurs. Cette année, c'est leur village qui organisait les festivités et toute la population s'était portée volontaire pour mettre la main à la pâte. On n'avait pas oublié la formidable réception de l'an passé. Leurs hôtes s'étaient mis en quatre pour leur offrir une fête magnifique, digne des plus grands événements de l'île. Ils n'avaient pas lésiné sur les moyens, cherchant à leur en mettre plein le vue. Décors féeriques, costumes d'apparat, victuailles et jeux en tout genre, sans oublier une myriade de gâteries pour les enfants. Un vrai paradis, l'espace d'une soirée.
Nul doute que la barre avait été placée suffisamment haute pour ne pas les décevoir en retour. Le moindre faux-pas et le village serait l'objet de moqueries de toutes sortes. Une année à être la risée de leurs compatriotes, non merci.
Adir se dirigea vers son autobus. Il salua au passage Sango, son collègue de travail qui venait d'achever son service. Ils échangèrent les clés du véhicule et fit tourner le moteur encore chaud. Il sortit des entrepôts et se dirigea vers l'est. Le ciel était clair et une brise légère se levait doucement. Ce serait parfait pour le feu d'artifice de ce soir.
Avant la sortie du village, il s'arrêta devant une modeste demeure en terre cuite et, après avoir coupé le contact, pénétra à l'intérieur. Sa femme, Aïda vint l'embrasser pendant que son fils de sept ans lui faisait des fêtes.
- Tiens, je viens juste de le repasser.
Adir enfila un veux costume de pirate avec le chapeau ovale surmonté d'une tête de mort, un t-shirt sombre représentant un squelette aux os blancs et un pantacourt rouge avec un gros sabre en plastique rentré dans la ceinture. Un peu de maquillage et la ressemblance avec le grand capitaine Torq, découvreur de l'île, était parfaite.
- Hou, tu fais peur, papa.
Adir éclata de rire et serra son fils tout contre lui. Il relâcha bientôt leur étreinte et franchit le pas de la porte, un peu gauche.
- Bon, je file sinon je vais être en retard. Rendez-vous sur la place du village dans deux heures pour notre revanche de l'an dernier sur nos adversaires.
Il rit de bon cœur avant de monter dans son bus. Il jeta un regard désabusé dans le rétroviseur. Il se sentait parfaitement ridicule dans ce déguisement. Heureusement que personne ne l'avait aperçu, accoutré de la sorte.
Au bout de dix kilomètres, il dut passer la frontière. Un check-point instauré des deux côtés. D'habitude, le passage de ce point névralgique prenait beaucoup de temps mais en ce jour d'Halloween toutes les lourdeurs administratives avaient été levées. Les gardes le dévisagèrent en réprimant difficilement un fou rire.
Il arriva enfin au village d'Agba, dans le haut-Khorboro. Une petite bourgade fortifiée qui revendiquait fièrement son appartenance au peuple Waalari. Déjà, un groupe de personnes se pressait sur la place des Martyrs. Adir était tout ouï, il n'avait le droit de venir en cet endroit qu'une fois par an et sa curiosité le poussait à repérer les moindres détails. Chaque rue, chaque maison aux murs blancs, les huit canons perchés au sommet de la citadelle, les devantures de magasins richement décorées et les habitants qui vaquaient paisiblement à leurs occupations. Adir, pensa aux siens, à sa famille, à son peuple. Qu'avaient-ils de si différents?
Un premier groupe d'individus frappa à la porte pour monter dans le bus. Adir leur ouvrit avec le sourire aux lèvres. Ils se saluèrent courtoisement et chacun prit place à l'intérieur. Tous étaient savamment déguisés. Des vampires avec de la laine claire en guise de toiles d'araignée, des vaudous comme ceux qu'on rencontrait parfois sur l'île, des masques blancs avec une longue robe noire et une immense faux et, tout au fond, une cohorte de tortues Ninja avec leurs Kalachnikov factices en bandoulière derrière le dos. Il détailla l'une d'elle. La ressemblance était bluffante.
Adir se frotta les mains. Le spectacle allait être grandiose. Au moment d'enclencher la première, un mastodonte déguisé en zombi l'interpella.
- Hey, l'ami, tu oublies quelque chose.
Notre chauffeur vit sur le trottoir une citrouille géante tenue par quatre personnes. Il rouvrit les portes et le légume en question fut hissé à l'avant du bus. Le géant, qui semblait coordonner les opérations, vint leur prêter main forte.
- Hey, doucement, les gars, c'est fragile.
Chaque homme redoubla d'attention. Et c'est vrai que l'objet paraissait beaucoup plus lourd que son poids de base. Une fois le bus rempli et la citrouille bien calée sur le premier siège passager, Adir prit le chemin inverse, direction son village et les siens. Il était heureux. Il aimait ce moment de convivialité entre les deux peuples .
Alors qu'il approchait de la frontière, un jeune minot vint l'aborder.
- Bonjour, monsieur le pirate.
- Bonjour monsieur le clown.
- Non, moi je suis déguisé en arlequin.
- Oh, c'est drôle, comme mon fils. Je te le présenterai ce soir, tu verras. Vous allez bien vous entendre.
- Bonjour monsieur le clown.
- Non, moi je suis déguisé en arlequin.
- Oh, c'est drôle, comme mon fils. Je te le présenterai ce soir, tu verras. Vous allez bien vous entendre.
Le gamin se renfrogna un peu. Adir prit cela pour un excès de timidité. Il décida d'enchaîner.
- En tous les cas, votre citrouille est énorme. Je crois qu'elle bat celle qu'on avait amenée chez vous l'an dernier.
L'enfant retrouva son air jovial et raconta comment la terre avait été cultivée tout le printemps pour qu'on puisse planter les trois graines qui donneraient le monstre qu'ils avaient maintenant sous les yeux. Mis en confiance, le mioche n'arrêtait plus de parler. Il déroulait sa petite vie d'enfant, ses frères et sœurs qui ne viendraient pas ce soir, sa mère, obligée de rester aussi et son père qui lui avait permis de venir avec les adultes.
- Les adultes?!
- Ben oui, monsieur le corsaire, y a que des homme dans le car.
- Ben oui, monsieur le corsaire, y a que des homme dans le car.
Adir regarda à travers son rétroviseur pour s'apercevoir que son jeune interlocuteur disait vrai. Sous la diversité des déguisements, il n'avait pas remarqué ce point de détail.
- Papa m'a dit que les femmes et les enfants viendraient pour le deuxième voyage.
Adir se souvint qu'il avait effectivement deux convois à effectuer avant le début des réjouissances.
- Il a quel âge, ton fils, monsieur le corsaire?
- Sept ans.
- Et tu l'aimes beaucoup?
- Bien sûr.
- Sept ans.
- Et tu l'aimes beaucoup?
- Bien sûr.
Le bambin dénoua un ruban rouge et or enroulé à son bras gauche.
- Tiens, tu lui donneras ça pour moi.
- Super, il va être très content.
- Tu peux le mettre, en attendant.
- Super, il va être très content.
- Tu peux le mettre, en attendant.
Et sans même attendre la réponse, il entortilla le morceau de tissus autour du biceps droit d'Adir.
- Tu fais partie des nôtres, maintenant.
Après une heure de route, le bus arriva enfin à destination. Il était tout juste dix-huit heures et déjà la population du village se pressait sur la place pour accueillir les premiers invités.
On débarqua l'imposante cucurbitacée puis chacun salua Adir à son passage avant de descendre. Tous avaient le fameux ruban rouge et or bien en vue, noué à l'un des deux bras. Y compris le dernier occupant, une tortue Ninja qui lui tapa sur l'épaule en guise d'au revoir. Avant de sortir, il voulut desserrer sa ceinture. C'est alors qu'une petite pointe métallique s'en détacha et roula sous le siège d'Adir.
— Non, non, l'ami. Inutile de te fatiguer à la retrouver, j'en ai d'autres. Repars plutôt chez nous.
C'est le cœur léger qu'il reprit le chemin inverse. Il klaxonna à sa femme et son fils qui le saluèrent en retour. Il adressa un salut amical à son ami Sango et ses deux filles, dont l'une avait le ventre bien rond.
Il venait de parcourir deux kilomètres lorsqu'il entendit une clameur en provenance du village. Des éclats de voix et des crépitements de pétards de plus en plus nourri. Suivis d'une énorme détonation.
Bon sang, pensa Adir en accélérant, ils n'ont pas pu attendre pour faire la fête. Décidément, cette année risquait de dépasser toutes les autres.
Il arriva une demi-heure plus tard au village d'Agba. Il fut surpris de ne trouver personne. Seul un garde lourdement armé l'interpella.
- Hello l'ami, traîne pas ici. Le feu d'artifice a déjà commencé de l'autre côté.
C'est alors que le petit objet métallique perdu par la tortue Ninja roula à ses pieds. Adir se baissa et le ramassa. Il le cala entre ses doigts et l'observa de près. Il était froid, rond, en métal argenté. Long de quelques centimètres et pointu à son extrémité. On aurait dit un petit crayon bien appointé.
Adir regarda le bout de tissus accroché à son bras.
Et ferma les yeux...
-Samedi 7 octobre 2023-
------ ------- ------ ------ ------
Sur ma terre enracinée
Restent ces pierres calcinées
Les feux noirs des cheminées
Et nos chairs disséminées.
Dans ce camp inanimé
Au seuil d'une autre journée
Fuir le regard abîmé
De ces êtres tant aimés.
Il suffira d'un geste en retour
D'une parole au détour
De ces tâches familières
Pour que naissent les prières.
Il sera temps de tout laisser
D'abandonner son âme au pardon
Plier genou, le front baissé
Et partir en total abandon.
Restent ces pierres calcinées
Les feux noirs des cheminées
Et nos chairs disséminées.
Dans ce camp inanimé
Au seuil d'une autre journée
Fuir le regard abîmé
De ces êtres tant aimés.
Il suffira d'un geste en retour
D'une parole au détour
De ces tâches familières
Pour que naissent les prières.
Il sera temps de tout laisser
D'abandonner son âme au pardon
Plier genou, le front baissé
Et partir en total abandon.
A-D
------ ------- ------ ------ ------
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
On pouvait écrire un texte sans forcément décrire des scènes de sexe.