Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Halloween City — Chapitre 5 · Orage éclaté.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Halloween City
Chapitre 5 · Orage éclaté.
ORAGE ÉCLATÉ
Le soleil inonde la terre
Écrase de colère les moissons de blé noirs
L'odeur de raisin mûr parfume les maisons
Annonce la nouvelle saison.
Écrase de colère les moissons de blé noirs
L'odeur de raisin mûr parfume les maisons
Annonce la nouvelle saison.
Qui se souvient des visages joyeux
Des grappes vendangées dans la douleur des corps.
Qui pourrait me montrer ces gestes à l'infini
Les mains moites d'effroi, cette aide en réconfort.
Des grappes vendangées dans la douleur des corps.
Qui pourrait me montrer ces gestes à l'infini
Les mains moites d'effroi, cette aide en réconfort.
Bien sûr, je le revois encore cet été sulfureux
Ce ciel bleu au dessus
Ces oiseaux disparus au début de l'orage.
Ce ciel bleu au dessus
Ces oiseaux disparus au début de l'orage.
Je la sens à nouveau la chaleur sous mes doigts
Le vignoble englouti sous l'éclair qu'on devine
Et les hommes qui ragent, hurlent leur désespoir.
Le vignoble englouti sous l'éclair qu'on devine
Et les hommes qui ragent, hurlent leur désespoir.
(16/05/2010)
À bientôt quarante ans, Maya Lungberg était une autrice connue et reconnue. Sa renommée dépassait les frontières de son pays et les multiples conférences données de par le monde, attestaient de son succès international. D'ailleurs, quelques indiscrétions avaient filtrées du prestigieux Nobels Fredssenter où son nom circulait avec insistance...
Elle prit le temps d'abandonner sa feuille de papier pour plonger son regard dans le parc. Ses joues s'empourprèrent à l'évocation de la récompense ultime. Si la chose se confirmait, ce serait pour elle l'apothéose de toute une vie, le Graal vers lequel chaque écrivain tend mais que peu atteignent. Elle ne serait que la huitième de son pays. Une fierté sans nom la fit fermer les yeux.
C'est alors, qu'elle se souvint...
'' ...Elle courut comme elle put, un capuchon sur les épaules. Elle arpenta le sentier qui menait aux collines jusqu'à ce qu'elle fut transpercée par une pluie tiède d'une rage inouïe. Elle pensait à Mathieu et redoutait qu'il ne s'abrite sous un arbre...
Au bout du chemin, un cabanon dans lequel le vent violent s'engouffrait. Se pourrait-il que son corps s'y trouva?
L'angoisse lui serra la gorge. Elle retint son souffle alors que les rafales redoublaient. Elle hésita mais comme l'orage s'acharnait et que des éclairs à odeur de souffre précédaient les ébranlements monstrueux du tonnerre, elle se résolut à entrer.
- Viens, lui dit-il, une fois à l'intérieur.
Elle le fixa. Il lui sembla que la lueur d'effroi aperçue dans ses yeux, s'atténuait. Un peu rassurée, elle fit un pas dans sa direction.
- Viens, répéta-t-il.
Il lui prit la main et ensemble, ils marchèrent vers le village. Elle distinguait quelques maisons basses en bord de route, à mesure qu'ils approchaient. Pourtant la pluie avait faibli. Les bourrasques lui piquaient moins les joues et son manteau ne pesait plus autant.
Un nouvel éclair zébra le ciel au dessus des collines mais le tonnerre tarda à s'ébranler. Sur leur droite, les vignes s'égouttaient dans un frémissement léger de feuilles brusquement délestées. À l'approche du mazet, elle hâta le pas, malgré la fatigue. Il eut du mal à la suivre tant sa jambe lui faisait mal. Elle le prit par la taille et ils eurent tôt fait de parcourir les deux cents mètres qui les séparaient de la grille. C'est alors qu'il la serra tout contre sa poitrine et l'embrassa...
Tous ses sens furent mis en éveil. Elle retrouvait la chaleur de ce corps, la force de ses bras, sa présence si précieuse. Elle revoyait les allées sablonneuses, le canal, les vignes où elle s'était donnée à lui pour la première fois. Elle lui rendit son baiser. Des frissons couraient sur sa peau et elle s'abandonna...
Elle finit par ouvrir les yeux. L'ombre de la nuit rampait dans sa chambre. Ses doigts tâtonnèrent sur le côté droit. La place était vide.
Elle avait encore rêvé...
FIN
De ces sombres lueurs
Au crépuscule des vies
J'ai appris la douleur
Cachée aux yeux du monde
Une main sur mes yeux
Pour ne plus discerner
Les ruines en cette nuit.
Au crépuscule des vies
J'ai appris la douleur
Cachée aux yeux du monde
Une main sur mes yeux
Pour ne plus discerner
Les ruines en cette nuit.
Il pénètre l'ombre amère
La chambre nue
Mord les murs
Étale sa rugueuse froidure
Sur mon corps endolori.
La chambre nue
Mord les murs
Étale sa rugueuse froidure
Sur mon corps endolori.
Comment survivre en cette nuit
Là, aux confins du désir.
Là, aux confins du désir.
(08/05/2006)
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()