Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gros boeuf sort de sa ferme — Chapitre 3 · Enfin la consécration
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Gros boeuf sort de sa ferme
Chapitre 3 · Enfin la consécration
Je m’enfonce alors en courant dans la rue sombre jonchée de pavés de pierre, tenant la main de mon amour interdit. Jamais je n’avais vécu de moment plus érotique, plus intense... je sais ce qui m’attend et mon corps se tord d’impatience.
Le seul contact de sa main dans la mienne me fait sentir des palpitations dans tout le corps. Je sens mon cœur battre au rythme du sien, nos corps se réchauffer. Je n’en peux plus, je veux sans plus attendre le dévorer tout cru.
Je nous arrête non loin du bar. Nous nous trouvons à présent sur un trottoir, humide de la rosée du matin qui commence à se manifester, entre l’entrée d’une résidence et une voiture nous cachant partiellement du reste de la rue.
Je me libère rapidement de sa main et le plaque contre la porte. J’appuie sur ses pectoraux et l’embrasse fougueusement. Il me tient fermement les fesses qu’il resserre de plus en plus fort. Nos langues s’entremêlent à un rythme effréné. Je m’y engage si sauvagement que je pourrais le détartrer par la même occasion.
L’heure n'est plus à la sensualité, mais à l’érotisme à l’état pur. Je ne veux plus qu’une chose, le sexe. Son sexe. Je ne demande qu’à ce qu’il me baise telle une chienne, telle la dernière des salopes la plus soumise.
Il se libère alors de mon étreinte, puis m’emmène vers un véhicule noir imposant... le déverrouille, me fait signe d’entrer par la porte arrière. Je m’approche du véhicule, mon esprit dans une autre dimension. Un détail me fait tout de même de l’œil en passant le parebrise.
J’aperçois un pendentif accroché au rétroviseur intérieur. Il semble être un objet touristique en provenance des États-Unis, peu étonnant qu’un tel homme s’intéresse à la mentalité du self-man-made, à l’homme fort, viril et indépendant qui ne jure que par sa réussite personnelle et son capital financier... Je crois qu’il vient plus précisément de Caroline du Sud, mais lui demande pour en avoir le cœur net :
— C’est sympa ça, ça vient d’où ?
— It’s from caro... caro... Carolala bro.
— It’s from caro... caro... Carolala bro.
Le mot n’arrivait pas à sortir de sa gorge, comme si quelque chose bloquait. Si seulement son pénis pouvait rester bloqué dans la mienne de la même façon...
J’ouvre la porte arrière, commence à me pencher pour y entrer, mon grand mâle en profite pour me donner une fessée. Ce sentiment d’humiliation en lieu public, de soumission totale à lui, me rend à nouveau dur comme un roc.
Lui fait le tour et s’installe sur le fauteuil arrière de manière assurée, écartant les jambes. La bosse formée par son entrejambe est alors bien mise en évidence, mon cerveau fuse à 1000 à l’heure...
En entrant dans la voiture, je manque de peu d’écraser son ordinateur posé là sans aucune précaution.
— Fais gaffe, mon ASUS !
— Pardon, je suis tellement excité que je fais attention à rien d’autre que toi...
— Pardon, je suis tellement excité que je fais attention à rien d’autre que toi...
Sur ces mots, je me jette sur sa braguette et commence à lui défaire son pantalon. Je revois son caleçon trop serré, comme l’intégralité de ses vêtements, et ne peux m’empêcher de penser très fort « C’est quoi ctoutfit... », mais qu’importe, inutile de s’attarder sur son style vestimentaire alors que tout ce qu’il a à m’offrir pourrait être ma définition du chemin vers le bonheur. Si Sartre considérait ce bonheur comme propre à chacun et résultant de notre propre signification du but de la vie, alors me voilà sur la bonne trajectoire.
Je lui retire à nouveau non sans mal son pantalon, puis son caleçon, il n’était plus temps de faire durer le suspense, mais bien de passer à l’action, je recommence à le pomper généreusement.
Je passe une main sous son t-shirt et lui touche son torse en même temps. Je donne tout, j’alterne les mouvements, la rotation, la vitesse, tout en lui titillant les tétons. Je le sens frémir à chaque petit coup de langue que je donne sur son urètre en remontant son imposante verge, à chaque petite attention que je donne au bout de son gland, tout humidifié de son liquide, abondamment présent à l’intérieur de ma gorge désormais.
Je sens ses tétons durcir sous mes caresses, et continue de les stimuler. Je tourne mon index autour, les pince délicatement, les caresse avec mon pouce...
Mon beau mâle contracte tout son corps sous mes gestes, ce qui a pour effet de me faire sentir ses abdominaux se dessiner sous mon bras, et de m’exciter encore davantage.
Tout en continuant de lui astiquer le poireau, je dispose ma main inoccupée sous sa bourse et commence à lui caresser doucement ses parties intimes. J’accélère le rythme tout en continuant frénétiquement de le pomper comme il se doit.
Je passe d’abord mes doigts entre ses bijoux, puis m’aventure dans la fissure de son pubis, entre son paquet et ses cuisses, là où son odeur de mâle est le plus manifeste... enfin, j’enroule ses testicules et les serre, faisant monter le sang davantage dans son poteau bien droit dans toute ma gorge.
Au bout d’un moment, j’inverse les positions de ma main et de ma bouche, je lui lèche les couilles et le masturbe généreusement. Je lui mâchouille ses boules tout en m’appliquant dans mes mouvements carpiens.
Il lâche alors : « C’est trop bon... »
Je m’enivre quelque temps de cette odeur de testostérone avant de me réatteler à ma tâche, celle de lui offrir une fellation dont il se souviendra à jamais.
Il met alors sa main derrière ma tête et m’enfonce son braquemart tout au fond de ma gorge. J’ai d’abord un haut-le-cœur, puis apprécie ce nouvel arrivant avec plaisir. Je sens ma gorge s’écarter pour accueillir ce corps étranger, qui me semble pourtant si familier, comme si mon corps l’avait naturellement toujours attendu.
Le nez enfoncé dans son pubis, le menton collé à sa bourse, j’ai la partie la plus intime de mon partenaire à l’intérieur de moi, à ma disposition, je suis maître de son plaisir et des sensations qu’il éprouve désormais. Je pourrais le mordre et le faire souffrir comme m’appliquer et l’emmener vers les étoiles. Cette position, tout en étant entièrement soumis, me situe dans un paradoxe charnel qui me motive à donner le meilleur de moi-même.
Après quelques secondes, me voyant m’étouffer, il me prend par les cheveux et me retire brusquement. J’ai un mouvement de recul.
Il enlève son haut, dévoilant tout le sex-appeal de son magnifique corps d’Apollon. Le voilà entièrement nu devant moi, beau comme un dieu, prêt à en découdre.
Il arbore un sourire malicieux, me regarde de manière sauvageonne, nous savons tous deux ce qui nous attend, cela nous excite si chaudement... je vois toute la domination et la soumission qu’il va m’infliger dans son regard.
Il écarte les jambes, son poteau dressé à la verticale devant lui, il ne pouvait être plus à l’aise. Il se trouve sur le terrain de jeu auquel il est habitué, et me voici à deux doigts de me faire habiter chez lui... par lui.
Je me hâte d’enlever mes vêtements, ne pouvant le faire attendre davantage, et les jette sur le siège avant.
Nous n’entendons que nos souffles saccadés dans le silence assourdissant de la nuit, trahissant notre désir ardant l’un pour l’autre. Ce moment suspendu dure quelques dizaines de secondes. L’odeur de son entrejambe me caresse doucement les narines.
Il rompt alors ce silence érotique d’un ton impérieux :
— Viens t’asseoir sur mon maximum...
Quel homme intelligent et cultivé... celui-ci faisait référence à un cours de mathématiques de notre cher professeur frustré, M. Lecharcutier. Ce dernier avait raté l’ENS lors de ses études et porte manifestement le poids de son échec sur lui depuis.
Il fait partie de ces enseignants pathétiques qui cherchent à prouver à quel point ils sont supérieurs auprès de leurs élèves pour compenser leurs manques évidents de confiance et de talent.
Quoi qu’il en soit, celui-ci nous avait un jour montré la représentation graphique en trois dimensions d’un maximum, c'est-à-dire un cône pointant infiniment vers le haut, en précisant qu’il ne valait mieux pas s’asseoir dessus... son humour était justement proportionnel à son style vestimentaire proche de celui d’un sans-abri.
Mais pourquoi pensais-je à lui dans un moment pareil ?
Je m’exécute.
Je le chevauche, plaçant mes genoux de chaque côté de son bassin, et positionne mon trou juste au-dessus de son gros poteau. J’approche ma main de ma bouche pour l’humidifier de ma salive, puis m’astique la rondelle pour y faciliter l’entrée. J’en applique généreusement sur sa verge, et me voilà prêt à me faire fourrer.
Je m’assois progressivement sur ce tronc qui me transperce doucement. Le premier contact de nos muqueuses finit de m’exciter et ouvre grand les portes de mon intimité à ce membre imposant, que j’accueille sans présenter aucune résistance. Il est en moi, nous ne formons alors qu’un seul corps soudé, uni par un désir charnel réciproque.
Il me regarde fixement, de manière autoritaire, pose ses mains sur mes hanches, et sans lâcher mon regard, entame des va-et-vient en moi. Je sens tout mon corps voyager dans une dimension parallèle, d’excitation et d’assouvissement de désir.
Au septième ciel, je le sens accélérer le pas, me matraquer toujours davantage. Il m’appuie maintenant sur les épaules pour m’imposer sa cadence difficilement soutenable. Il me domine complètement, et moi me laisse voyager là où je n’avais jamais imaginé mettre ni les pieds, ni le postérieur.
Je ne peux m’empêcher de lâcher des cris de joie, frôlant l’orgasme tant chaque coup de reins me procure une sensation nouvelle de bonheur. Le marteau-piqueur sous mon fessier s’enfonce de plus en plus profond à chaque aller-retour.
Monsieur alterne le rythme, puis m’appuie de toutes ses forces et s’enfonce le plus loin qu’il peut. Je sens alors sa queue toucher le fond, ce qui me fait crier plus fort que jamais, sans que je puisse le contrôler.
Je vois dans son regard que cela l’excite, mais ne le ravit pas. Il m’étrangle alors d’une main, tout en continuant ses mouvements si bons de bassin, et de son autre main fait glisser son pouce à l’intérieur de ma bouche grande ouverte d’excitation.
Je le vois sourire de satisfaction et de bonheur, il prend entièrement son pied à avoir une totale domination sur mon corps. Je l’accueille comme la dernière des salopes en sentant que cela lui plaît.
Je lui suce le pouce avec autant d’entrain que son pénis, et entame des mouvements de bassins au même rythme que ses mouvements. Chacune de ses venues me stimule alors la prostate, et me fait découvrir la réelle nature du plaisir anal. Je réalise alors à quel point le point G recèle de secrets...
Au bout de quelques minutes de bonheur, je vois mon alpha commencer à fatiguer. Après tout, même les plus grands sportifs prennent des temps de récupération. N’avez-vous jamais vu Léon Marchand fatigué au bord du bassin ? Pas sûr que la comparaison soit pertinente...
Il me prit sous les aisselles pour me faire comprendre de changer de position. Me voilà à quatre pattes, docile comme une chienne, comme le meilleur ou comme le bel ami de l’homme, prêt à le servir selon ses désirs.
Je sens à nouveau mon anus s’écarter, laissant place à mon amant, et ses aller-retour me redominer. Nos corps suaves et transpirants ne forment qu’un, les vitres sont pleines de buées, tant opaques que le lien entre nous à cet instant.
J’entends alors des voix extérieures se rapprocher de plus en plus de l’habitacle.
Je relève la tête, haletant. Je vois tout d’un coup une partie de ma classe passer devant la voiture, il est visiblement l’heure de la sortie du bar. Je m’arrête net dans mon activité sonore et cesse tout mouvement de bassin.
Mon beau mâle est tellement en action qu’il ne se rend compte de rien et continue de me matraquer le postérieur. Heureusement, il fait nuit, et les vitres teintées de ce véhicule de bonhomme ne doivent certainement pas laisser transparaître notre acte, du moins je l’espère... Il y avait une certaine agitation, je crois que l’une des premières années rappait de manière nonchalante et hasardeuse, du moins je perçus quelques bribes isolées, « Ce soir en ville y’a de la chaaate ».
Puis j’entends une autre première année appeler une amie : « Éléa ? ». Je demande alors, d’un air abruti qui me caractérise souvent : « Mais Éléa... c’est une première année ou une deuxième année ? ».
Le N, que j’appelle ainsi du fait que je sois matrixé par la série Gossip Girl (oui je suis homosexuel) ne fait même pas attention à mon interrogation et réplique d’un ton sec, dominateur : « Tais-toi et prends ma queue »
Il avait bel et bien ce que l’on avait l’habitude d’appeler un narrow bezel, pour mon plus grand plaisir. Selon mon théorème, toute personne possédant une fenêtre étroite sur son ordinateur possède un pénis imposant, libre à vous d’y faire votre propre interprétation.
Nos ébats durent ainsi un bon quart d’heure, mais ne sauraient s’éterniser davantage du fait de l’intensité de nos désirs l’un pour l’autre.
Après avoir changé de position quelques fois, m’être fait foudroyer de toutes les manières possibles et imaginables, la fin de l’acte commence à se faire désirer.
Nous voilà en missionnaire, moi le dos allongé sur la banquette, mes pieds calés sur les sièges avant, et lui accroupi par terre, occupé à finir de me marteler. Il se retire pour l’ultime fois, et se masturbe énergiquement, l’expression de son visage traduisant tout l’effort qu’il vient de faire.
Je ne suis pas encore un buffle, je possède mon pénis tout à fait opérationnel, et compte bien m’en servir. Alors je fais de même, et crache mon venin sans tarder. Deux longs jets s’écrasent sur mon torse, on pourrait y installer un ventriglisse pour séminaires.
Mais lui veut finir autrement, je le perçois dans ses mouvements. Il me redresse, passe une main derrière ma nuque et approche ma tête de son pénis. Bien que je ressemble légèrement à un babouin, la mâchoire carrée et le regard ahuri, je parviens à comprendre où il veut en venir.
Mes lèvres entourent une dernière fois son gland, et le fond de ma gorge se fait heurter. Le goût que j’ai en bouche depuis le début de la soirée prend une autre forme, une forme liquide, plus épaisse... et bien plus abondante. Il a éjaculé en moi. Quel bonheur. Trois longues vagues de spermes ont envahi ma bouche et ma gorge, telle de l’eau remplit une carafe. Je n’avais jamais auparavant été rassasié de la sorte.
Me voilà à présent la bouche pleine de sa semence, je me délecte comme jamais je me suis délecté. Je m’approche de sa bouche pour l’embrasser une ultime fois et finir en beauté, mais celui-ci me stoppe net d’une main. Il me dit alors d’un ton presque dégoûté, découlant de sa personnalité d’homme viril, en accompagnant son propos de gestes saccadés de sa main libre : « Tu gardes tes merdes dans ta bouche ! »
Puis il me regarde d’un air malicieux, esquissant presque un sourire narquois.
— T’as fait ton gourmand hein ?
FIN
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