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✦ Coquine-Aur Chrysalide XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Chrysalide — Chapitre 1 · Encore Chenille

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Coquine-Aur
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Chrysalide

Chapitre 1 · Encore Chenille

—Allez, viens, je t'assure, ça sera bien !
Je ne répondis que par une moue renfrognée, elle savait que je n'aimais pas ça, elle savait qu'elle aurait à me bousculer un peu, mais je finirais par céder. Je n'aimais pas ce genre de choses.
—On ne sera presque qu'entre filles, il y aura peu d'hommes, toi qui n'aimes pas ça, insista-t-elle.
Un « bof » à peine audible sortit de mes lèvres, vraiment, je n'avais pas envie d'aller à cette sauterie, le genre de soirées pyjama pour ados, mais nous étions désormais bien trop vieilles pour ça. Je connaissais déjà la teneur de cette soirée, cocktails remplis d'alcool et de sucre, ragots sur les hommes de la promo, et pire, sur les malheureuses qui ne seraient pas là, écoute de musique mièvre, et éventuellement, jeux à boire, le tout dans l'appartement d'une des filles à papa qui ont une demeure immense et qui en profiteraient pour nous jeter leur réussite à la gueule, à nous, les prolos sans fortune ni statut social.
—Allez, Cha', viens, tu sais que ça va être cool.
—J'ai à faire, on a des partiels dans 15 jours, et j'ai à réviser, à travailler, répondis-je.
—Pas à moi, Cha', tu es la meilleure de la promo, tu assures, tu es première partout, tu peux bien t'octroyer une soirée de libre, décompresse un peu ! Râla mon amie Juliette.
Juliette, c'est la délurée de notre duo, délurée au point de me trainer dans toutes les fêtes qu'elle pouvait, elle avait une vie sociale, et se faisait un devoir de me la refiler, alors qu'elle savait très bien que je n'en avais pas envie. Une jolie brune pétillante, avec le sourire, et un goût pour les choses décalées, comme moi. Elle était la seule à rendre supportable cette fac de droit où nous entamions notre quatrième année. Moi, j'étais la studieuse, la « coincée » comme disaient certaines vipères derrière mon dos, mais je n'en avais cure, j'en pensais autant d'elles, bien que je feignisse de m'en foutre. J'avais des parents adorables qui se saignaient aux quatre veines pour que je fasse ce qui me plaisait, pour que je réussisse mieux qu'eux, toujours smicards à cinquante ans passés, les corps détruits, usés par le travail.
—Je n'ai pas envie Mademoiselle Juliette, j'ai autre chose à faire que jouer le faire-valoir à ces pimbèches qui ne doivent leur place dans la promo qu'à papa qui est avocat, juriste ou prof ici.
—Ne te fais pas prier, ça fait un mois que tu n'as pas sorti le nez de tes bouquins, sors au moins cette fois, sinon, tu vas ressembler à un vampire à rester cloitrée.
De guerre lasse, je finis par céder, je lui avais trop dit non ces derniers temps et elle allait se lasser de me supplier de la sorte.
—Tu sais que c'est bien pour toi, pour ton réseau aussi, il vaut mieux se faire des alliées de telles pouf que des ennemies, sinon, une fois au barreau, tu finiras par être jetée de tous les cabinets et tu échoueras dans les fins fonds des commis d'office.
—J'ai rien à me mettre pour ce genre de trucs, tu le sais bien, si je viens comme je suis, elles vont me jeter. Et puis, qui invite ? Je n'ai pas été conviée !
—C'est Mélodie, tu le sais bien, et si tu n'as pas reçu d'invitation, c'est que je m'en suis chargé pour toi. Et puis, que dirais-tu d'un peu de shopping ? Père m'a laissé quelques émoluments pour ce mois-ci, conclut-elle le ton faussement snob et bourgeois tout en m'exhibant sa carte Gold.
Sans que j'eusse pu esquisser une tentative de rébellion, elle me tira par le bras vers sa MG TF que Pèèèère lui avait payée pour sa licence et fonça à tombeau ouvert au centre-ville. Mon dieu que cette fille était un danger public.
—Tu ne peux pas t'y présenter dans cette tenue, ma vieille, me dit-elle en poussant la porte d'une boutique de vêtements.
—Quoi ? Qu'est-ce qu'elle a ma tenue ? M'insurgeai-je.
—Le look gothique, avec tes éternels jeans, tes Doc Martens et tes T-shirts noirs sanguinolents, c'est pas le genre de Mélodie, si tu vois ce que je veux dire.
—Groumpf, lui assénai-je.
Une charmante vendeuse vint à nous, mielleuse, mais une gentille fille à peine plus âgée que nous, je le sentais.
—Mesdemoiselles, que puis-je pour vous ?
—Une robe pour mon amie, pour une soirée, verte, je pense, qui irait avec ses yeux bleus, ou ocre, qu'en pensez-vous ? Demanda Juliette sans me laisser le choix. Quelque chose qui mette en valeur ses formes et qui fasse élégant.
—Je vois Mademoiselle, réfléchit-elle, venez avec moi, m'invita-t-elle, que pensez-vous de ce modèle ?
—Euh, je ne sais pas trop, hésitai-je, ce n'est pas trop près du corps ?
—Au contraire, Mademoiselle, ça allonge la silhouette et elle souligne les hanches. Je peux ajuster la longueur de la robe pour arriver aux genoux si vous le voulez.
Je ne sus quoi répondre et me retrouvai dans la cabine d'essayage à porter cette robe qui, honnêtement, me faisait oublier mes kilos en trop et me faisait bien plus belle que je ne l'étais. Je me voyais transformée dans le miroir.
Juliette fit son apparition dans la cabine qui devait être presque plus grande que ma chambre, elle aussi ayant chaussé une tenue tout à fait classe et élégante, bleue Klein du plus bel effet. Elle avait l'air sortie d'une soirée mondaine. La robe fuseau lui allait à merveille.
—Waaaaa, Cha', comme t'es belle ! T'es canon !
—Je ne sais pas, regarde le décolleté, on voit tout !
—Ah, ben c'est sûr que ça pigeonne, et vu le monde que t'as au balcon, ça te rend femme fatale, t'es carrément bonne, me dit-elle les yeux dans mes seins. Si tu pouvais m'en donner d'ailleurs, parce que mon bonnet B est un peu limite !
—Volontiers, ça évitera que mes parents se saignent pour me payer des trucs à ma taille. Le bonnet E ne se trouve pas partout !
—En tous cas, tu prends, et je vais te prendre un tailleur aussi, ça t'aidera pour tes entretiens d'embauche quand tu auras ton master.
—T'es folle, tu as vu le prix !
—Père ne refuse rien à sa fifille chérie, minauda-t-elle, et je n'ai pas claqué le quart de ce qu'il me file depuis toutes ces années, alors, profite.
—Je ne peux pas, Ju', désolée. C'est bien trop, tu te rends compte que mes parents gagnent ça en un mois ?
—A quoi ça sert l'argent si tu ne peux pas en faire profiter ceux que tu aimes ? Tu l'as mérité Cha', et tu es ma meilleure amie, alors, accepte, c'est de bon cœur.
Elle plongea ses yeux marron dans les miens, et j'y vis toute sa sincérité. Elle avait vraiment envie de me faire plaisir, à moi. Elle me fit essayer un tailleur, qui m'allait au point de me faire ressembler à un mannequin de publicités, paya la caissière avec pourboire et, les bras chargés, nous traversâmes la rue pour une deuxième boutique, des chaussures.
—Je suppose que mes chaussures aussi sont un problème ? Ironisai-je.
—Les Doc Martens ne vont pas vraiment avec ce genre de choses, alors, une jolie paire d'escarpins ira très bien, tu ne penses pas ?
—Tu vas me faire porter des talons de 12 comme une vulgaire pouf ?
—C'que tu peux être rabat-joie. Allez, entre et essaye.
Là, une vendeuse plutôt dans la quarantaine, les cheveux joints en chignon, releva le nez en me voyant entrer, comme pour me signifier que mon statut de pauvre faisait tache dans ce lieu. Elle nous laissa en paix, nous suivit du regard, de loin, pour s'assurer que nous ne faisions rien qui n'entachât son si beau et huppé magasin. De mon côté, je me sentais blême en voyant les étiquettes à trois, voire quatre chiffres. Les modèles, même pour moi, l'éternelle rebelle allergique à la mode, étaient magnifiques, et bien au-delà de ce que je pourrais un jour m'offrir. La jeune fille tentait de percer la carapace de la gothique qui était dans mes nippes.
—Tiens, celles-là, tu en penses quoi ? Me proposa Juliette.
—Peut-être trop de talons, tu ne crois pas ? Il y a au moins quinze centimètres !
—Seulement dix, Cha', allez, assieds-toi et essaye.
Les escarpins étaient objectivement magnifiques, marrons, simples, et étaient un vrai délice une fois portés, j'avais l'impression de flotter sur un coussin d'air malheureusement très instable.
—Je ne sais pas, j'ai l'air empotée comme ça, tu ne trouves pas ? Ça fait pas too much ?
—Elles sont belles, n'est-ce pas ?
—Je dois avouer que oui, elles sont superbes, mais je ne peux pas Ju', tu as vu leur prix ? C'est indécent !
—Elles te vont à merveille, et tiens, essaye ça, elles ont moins de talons, on va dire que ça sera tes deuxièmes chaussures.
Elle me tendit un autre escarpin, tout aussi ravissant, noir, cette-fois-ci, vernis avec une bande blanche en cuir, ravissant, et, là encore, je dus me rendre à l'évidence, elles m'allaient très bien, j'avais l'impression de me sentir mieux, plus féminine, plus droite, c'est fou ce qu'elles m'apportaient.
—Ça te fait des jolis pieds, tu es carrément bien dedans. Vendues ? Me demanda-t-elle avec une question rhétorique.
Je ne savais que faire, que dire, les deux chaussures coûtaient presque un SMIC. Indécent.
—Ju', tu sais bien que ça me gêne. Je ne peux pas accepter. C'est trop.
—Encore une fois, mon père est blindé d'oseille, moi aussi, et toi, non-seulement, tu en as besoin, mais en plus, tu le mérites bien plus que moi. Alors, fais-moi plaisir, accepte, d'autant que nous n'avons pas fini la journée, et ne me fais pas une comédie à chaque fois.
Elle paya la mégère qui adoucit un peu son propos en voyant la carte siglée de mon amie. Elle se fit presque agréable en nous regardant partir, mais je ne lui offris pas le luxe d'un sourire, et encore moins d'un regard. Juliette me tira, les bras chargés de paquets vers une autre boutique, cette-fois, de lingerie, et pas n'importe laquelle, une marque très connue pour ses affiches en noir et blanc aux corps parfaits, et ses calendriers.
—Encore quelque chose pour compléter ton entrée dans le monde des adultes ma belle. Tu ne vas pas porter du « Petit Bateau » jusqu'à la fin de tes jours. Et puis, pour ta première fois avec ton Prince charmant, il vaut mieux que tu aies de quoi l'émoustiller, crois-moi.
—Ju', tu sais que le Prince charmant est loin, très loin, très très loin, et même, je dirais que ce genre de choses ne m'intéressent pas du tout, j'en suis loin. Mon but dans la vie est de rendre mes parents fiers, de réussir mes études pour lesquelles ils se saignent tous les jours au boulot. Les hommes de notre âge sont immatures, et ne m'intéressent carrément pas. Et puis, franchement, ça ne fait pas un peu…
—Un peu quoi, mademoiselle Charlotte ? Insista-t-elle, pute ? Salope ? Tu sais, porter de la dentelle, prendre soin de toi, ce n'est pas être une pute. Tu sais, j'en porte depuis des années, et je me sens belle pour moi, pour moi d'abord et uniquement pour moi. Quand je mets un joli ensemble, c'est pour me sentir bien, et faire pigeonner un peu mes œufs au plat, se lamenta-t-elle en pressant ses petits seins l'un contre l'autre. S'occuper de son propre bien-être et de son plaisir, ce n'est pas être une pute, au contraire. Tu connais l'expression « Mens sana in corpore sano » ? Cha', tu as gagné le droit de prendre soin de toi, vraiment. Essaye un ensemble, et tu verras.
Une jeune vendeuse, là encore, nous accueillit, et pris nos paquets pour que nous ayons les mains libres.
—Pour mon amie, je voudrais, disons une demi-douzaine d'ensembles haut-bas, et on verra pour le reste.
—Certainement, quelle taille faites-vous ?
—Eh bien, du 95E et du 42 pour le bas.
—Quelles couleurs vous plairaient ?
—Eh bien, je pense un peu de chaque, continua Juliette, rouge, blanc, noir, bleu, comme cet ensemble, et puis, on verra ce que vous avez d'autre.
Je suivis mon amie et la vendeuse qui parcouraient les étals sans presque faire attention à moi. Elles choisissaient des pièces légères, des dentelles fines et ouvragées. Le panier rempli, nous nous dirigeâmes vers les cabines d'essayage.
Je me sentais mal, assez mal d'essayer tout ça, mais, objectivement, tout ce qu'elles m'avaient choisi était à croquer, les motifs étaient très beaux, les coupes très élégantes. Je me dévêtis et retirai mon soutien-gorge premier prix sans aucune fioriture qui m'apparut d'un seul coup bien terne face aux enluminures qui se présentaient à moi. Le contact de la dentelle sur mes seins me fit frissonner tout de suite. Le tissu délicat contre ma peau était telle une caresse, les bretelles ourlées de dessins sublimes tout était parfait. Je n'eus pas de difficulté à l'enfiler et à constater qu'il m'allait parfaitement. C'est à ce moment que Juliette fit son apparition. J'eux le réflexe de cacher mes seins avec mes bras et de me tourner pour ne pas qu'elle me vît ainsi, mais elle ne semblait pas perturbée de son côté.
—Hey, il te va super bien ! S'exclama-t-elle, montre !
Honteuse, je ne savais comment réagir, le spectacle de ma nudité ne me ravissait pas, je restais prostrée, dos rond, les bras autour des seins dans un coin de la cabine.
—Cha', s'adoucit-elle en posant sa main sur mon épaule, n'aie pas peur, c'est simplement moi, allez-montre-moi, tu n'as pas à rougir du tout, au contraire !
Lentement, elle se lova contre moi pour me câliner et me rassurer, sa peau contre la mienne m'électrisait et je me sentais délicieusement gênée comme affreusement bien. Comment pouvais-je me sortir de là.
Elle s'écarta de moi, lentement et me fixa droit dans les yeux. Je sentis qu'elle était sincère, douce, et bienveillante.
—Tu aimes ? Me demanda-t-elle simplement.
—Oui, soufflai-je, c'est très joli.
—Et ça te va à merveille, confirme-t-elle. Ça te fait une superbe poitrine, et les dessins sont très jolis. La coupe te plait, tu es à l'aise ?
—Oui, c'est très bien.
—Alors, essaye celui-là, me demanda-t-elle, c'est une forme différente, tu verras, ça ne fait pas pareil.
Elle passa ses mains derrière moi pour faire sauter l'agrafe et m'aida à retirer la pièce de dentelle. J'avais les yeux baissés, n'osant pas soutenir son regard. C'était la première fois que je me montrais ainsi devant quelqu'un d'autre. Ni mes frères, ni mes parents ne m'avaient vue nue depuis des années.
—Tu es magnifique, osa-t-elle, tes seins sont superbes et ils tiennent tous seuls, tu as de la chance !
—Merci, soufflai-je.
J'enfilai le second, un peu plus serré, que Juliette agrafa puis se tourna pour admirer le résultat.
—Waouw, ça pigeonne beaucoup, ça te fait un décolleté d'enfer !
—Ça ne fait pas un peu trop, demandai-je ? On dirait que j'ai des faux seins tellement ils sont gonflés.
—Ça fait un effet d'enfer, tu plaisantes ! Tu vas briser des cœurs avec ça !
—Je ne veux pas briser des cœurs, je veux juste me sentir bien, pas besoin de ça.
—Prends-le, tu pourrais en avoir besoin un jour. Allez, on essaye les bas.
—Euh, non, hésitai-je, je ne vais pas essayer ça, lui réponds-je en exhibant une ridicule quantité de tissu. Ça fait vulgaire.
—Quoi ? S'insurgea-t-elle, ce superbe string fait vulgaire ? Mais il est sublime, tu plaisantes !
—Et puis, je n'ai jamais porté ça.
—Tu n'as jamais mis de string ? S'étonna-t-elle.
—Ben non, tout le monde n'est pas esclave de cette mode absurde. Je préfère à la rigueur celle-ci, proposai-je en montrant une culotte en dentelle plus large, et contenant plus de tissu.
—Essaye-en un, au moins, tu verras, c'est assez agréable.
—D'accord, concédai-je, mais, tu ne me juges pas si je n'aime pas.
—T'ai-je déjà jugée ?
Je ne répondis pas et quittai mes frusques pour me retrouver en culotte blanche, simple, sans fantaisie devant elle.
—Effectivement, il est temps d'enjoliver un peu tout ça, soupira-t-elle.
—Ju', tu m'avais promis !
—Oui, oui, promis, allez, enfile-moi ça, en plus, il est magnifique.
Je l'enfilai, et découvris la sensation d'avoir les fesses nues ou presque, mais j'avais un problème devant, mes poils dépassaient de partout.
—Ça te fait de superbes fesses ma Cha' ! S'exclama-t-elle, j'adore, et toi ? Tu en penses quoi ?
—J'aurai des ajustements à faire, conclus-je en remettant ma culotte.
J'expédiai le reste des essayages, avec Ju' qui lorgnait sur mes seins et qui trouvait tout parfait. J'allais m'en aller quand elle me tendit autre chose.
—Tiens, l'arme fatale, essaye, tu verras.
—C'est quoi ton truc ?
—Un porte-jarretelles, ça fait super sexy.
— Ça fait pas pute ton truc ?
—Pfff, c'que t'es rabat-joie ! Avec des bas, c'est très joli, ça fait classe, plus que des collants tristounets. Il faut juste mettre le PJ avant la culotte ou le string.
—Mouais, si tu veux, mais c'est pas un truc que tu ne mets jamais ?
—Mais si, je les mets souvent, même pour aller en cours, j'adore, sous une jupe, et quand tu vois le regard des hommes qui voient la lisière des bas, c'est flatteur.
—Je ne sais pas si je suis prête à ça.
—Allez, essaie, insista-t-elle en le passant autour de moi.
Elle fit le tour et l'agrafa. Je trouvais ça ridicule avec ces suspentes de parachute qui pendaient, mais encore une fois, c'était très joli et ça cachait un peu mon ventre.
—On dirait un rôti avec toutes ces ficelles, on dirait que je suis boudinée dedans.
—Mais non, au contraire, ça rend super bien. Allez, je te le prends. Tiens, essaie ça, tant que tu y es, c'est très confortable, tu verras.
—Encore un de tes instruments de torture, ironisai-je.
Là encore, la dentelle se mêlait à la tulle fine, les finitions étaient magnifiques, la pièce vraiment, respirait la beauté.
—C'est un body, ça s'enfile par le bas, surtout vu tes seins ! Tu verras, c'est top.
J'enfilai le body comme Juliette me le conseillait, avec ma culotte dessous, pour ne pas qu'elle se rendît compte de mon souci capillaire. Après quelques contorsions et l'aide de mon amie, je dus me rendre compte que ça rendait vraiment bien. Les motifs étaient beaux, la coupe parfaite j'avais l'impression d'être une autre femme. Ma taille était affinée, mes hanches galbées, mes seins pommés, je me sentais gracieuse et élégante.
—Là, j'avoue, ma Ju' que tu as fait mouche, autant, le porte-jarretelles n'est pas ce que j'aime, autant, le body, j'adore, c'est très confortable et je me sens presque belle dedans.
—Alors, je t'en prends quelques-uns, tu l'as mérité. Je te prends des bas aussi, autofixants, ça fait son petit effet !
Elle régla la facture d'un montant qui me fit encore une fois bondir, et nous quittâmes le centre-ville pour son appartement. Les bras chargés de paquets, je ne savais comment remercier ma meilleure amie.
—Parce que tu es la meilleure et que tu le mérites. Tu sais, j'ai bien vu que l'argent de Pèèèère était un fardeau, si je réussis, on dira que c'est à cause de lui, si j'échoue, on dira que je suis incompétente. Je vivrai à jamais dans l'ombre de sa réussite. Cet argent, autant qu'il te serve à toi, qu'il serve à récompenser ta réussite, et qu'il serve à te faire sentir mieux.
Assise sur son canapé moelleux, dans son salon plus cosy que la maison de mes parents, avec tout son bazar d'étudiante posé un peu partout, je n'osais pas la regarder dans les yeux.
—C'est trop, ce que tu as fait pour moi, tu n'imagines pas ce que ça représente pour moi.
—Si, je le sais, je le sais trop bien, la fac, c'est le moment où j'ai quitté les lycées d'excellence payés par Pèèèère, je me suis confronté à la vraie vie, aux vraies gens, à des personnes qui viennent d'horizons différents, à d'autres personnes que des fils à papa et filles de bonne famille en quête de reproduction sociale. Toi, tu es vraie, tu es toi, et tu as su aller au-delà de ce que je suis, une fille à papa un peu prétentieuse.
—Avec d'autres personnes, je t'aurais dit que ce que tu fais une incroyable violence sociale, mais, je vois que tu es vraie, tu es toi, et j'ai de la chance de t'avoir.
Elle me fit un câlin, un gros câlin, tendre et sincère, comme je n'en connaissais que trop peu. Elle me serra fort dans ses bras et je pouvais me noyer dans ses cheveux, je sentais son odeur de fruits, son parfum délicat, la douceur de son pull en cachemire. Tout dans cet instant me faisait plaisir, tout dans ce moment respirait l'amitié et le bonheur. J'étais bien, tout simplement.
—T'es géniale, ma Chacha, me déclara-t-elle.
—Toi aussi, tu sais, malgré tout ce que tu me fais faire !
—Ce n'est pas fini, allez, à poil !
—Quoi ?
—T'as bien entendu ! A poil, je vais m'occuper de tes poils qui vont t'empêcher de profiter pleinement de ta lingerie.
—Mais, mais, mais…
—Oui, tu m'as bien entendue, mets-toi à poil là, maintenant, je vais t'enlever tout ça.
—Qui t'a dit que j'en ai envie ?
—Là, c'est plus un besoin qu'une envie, et je parie que tu fais ça toute seule en temps normal ?
—Oui, bien entendu.
—Alors, déshabille-toi, et profite, je m'occupe de toi.
Juliette revint avec des serviettes, un rasoir, et un appareil à faire fondre la cire pour s'installer sur le canapé devant moi qui retirai de mauvaise grâce mes frusques. Je retrouvai nue devant elle, cachant mes seins maladroitement avec mes bras.
—Allez, allonge-toi ma belle, tu vas voir, ça va bien se passer. Tu l'as déjà fait à la cire ?
—Non, juste au rasoir.
—Laisse-moi faire, ça va peut-être piquer, mais ça sera doux comme une peau de pèche après.
Un peu inquiète, je suivis ses indications et m'allongeai et ne dis rien quand elle écarta mes jambes. Je sentis un gel chaud qui irradia ma peau, puis, une vive douleur, très aiguë. Elle ne me laissa pas le temps de reprendre mon souffle que la suivante lui succéda. Moins de 5 minutes et elle avait fini mon pubis et finissait les zones les plus inaccessibles, même entre mes fesses. Elle passa une crème apaisante qui me fit un bien fou.
Elle continua son œuvre sur mes jambes, mes fesses et s'activa pour que tout soit impeccable. Elle passa de même sa crème partout. J'avais les jambes en feu, un brasier éteint par un onguent des plus agréables et fleurant bon l'amande douce. Elle prenait soin de moi, et, la douleur passée, je me sentais bien, épuisée, mais repue.
—Et voilà, toute propre et toute belle, tu en penses quoi ?
—Tu es douée, parce que je n'ai plus mal, mais je n'irais pas à dire que c'est agréable !
—J'ai laissé un petit ticket de métro, histoire de. Tu es superbe, tu sais ? Tu vas faire fondre tous les hommes, et si j'étais bi, tu serais passée à la casserole.
—Pfff, arrête, tu sais bien que ce n'est pas vrai, je suis quelconque, il n'y a que mes gros seins qui attirent les hommes.
—Tu as des hanches, des fesses, des formes, de jolies jambes, un joli visage, même si tu le caches, tu n'as rien à envier à personne. Alors, deviens papillon, petite chrysalide. Redresse-toi et vis, tu n'as rien à jalouser aux poufs à leur papa.
Juliette et moi nous préparâmes pour la soirée de cette pouf de Mélodie, douche, maquillage léger que Juliette m'appliqua sur les yeux, coiffure, et je pris beaucoup de plaisir à coiffer les longs cheveux de jais de ma meilleure amie. Je lui fis un chignon assez sophistiqué avec force de barrettes et laque.
—T'es douée avec mes cheveux ma Chacha, ça rend très bien. Allez, je m'habille.
Je choisis la robe verte et les escarpins avec des talons, et pour la lingerie, une partie de moi me disait de mettre quelque chose de simple, mais le body bleu m'attira et c'est avec délectation que je l'enfilai. Avec la robe, j'étais transformée, je poussai le vice à enfiler une paire de bas noirs. Je me regardai dans le miroir de la salle de bains, je me trouvais changée, adieu mes kilos en trop, ma gêne, mes talons me forçaient à me redresser, j'étais belle, femme fatale presque.
—Mais que t'es belle Cha', une autre femme ! Tu as enfin déployé tes ailes, tu es sublime !
—Toi aussi Ju', ta robe te va à ravir, tu n'as rien à jeter !
—Des seins, j'aimerais tes seins, heureusement que je mets du rembourré, sinon, il n'y aurait rien à montrer.
—Tu es belle quand même ! Tu es la jolie de notre duo, je suis la moche qui sert de faire-valoir.
—Pff, Cha', tu aurais tous les mecs du monde si tu le voulais. Allez, viens, m'invita-t-elle en prenant les clefs de sa voiture, ne faisons pas attendre notre hôte.
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Photo de profil de Coquine-Aur
Coquine-Aur
2 décembre 2023 à 22:17
Merci à vous de vos retours, la suite sera là pour Noël.
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Répondre
Photo de profil de Osensuel
Osensuel
1 décembre 2023 à 14:48
C’est toujours très agréable de lire un texte construit et sensuel qui fait doucement monter la pression. Merci pour cette jolie introduction et vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre
Vincent_Masseur33
22 novembre 2023 à 22:48
Un beau texte, une belle histoire qui débute et qui donne envie de découvrir la suite
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
22 novembre 2023 à 21:43
Elle est généreuse Juliette avec Charlotte et que va t'il se passer à la soirée
Soyez respectueux
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