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✦ Coquine-Aur Chrysalide XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Chrysalide — Chapitre 6

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Coquine-Aur
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Chrysalide

Chapitre 6

Je rentrai à la maison, et je jetai sur mon téléphone, Vincent m'avait écrit. Nous papotâmes, encore et encore, jusqu'à plus d'heure, de tout, de rien, il ne tentait rien de graveleux, rien de sensuel, et ça me plaisait, enfin, je le croyais. Devais-je mettre les pieds dans le plat ?
—Vincent, je dois te demander, tu penses que nous allons trop lentement, trop vite ? J'ai l'impression de te frustrer, je me doute que les hommes pensent au sexe, et tu dois en avoir envie, non ?
—Je ne suis pas les autres hommes, je suis vierge comme toi, tu sais. Je pense que nous faisons les choses à notre rythme, nous vivons nos envies, et encore une fois, je ne te forcerai jamais.
—Si je décidais là de te dire qu'on allait le faire, tu me dirais quoi ?
—Que je ne suis pas prêt, pas encore. Et j'aurais l'impression que tu te forces. Et puis, pourquoi le planifier, ça viendra quand ça viendra, non ? En attendant, j'apprends à te connaître, j'apprends quels sont tes rêves, tes envies, et ça nous renforce. Alors, vivons les choses les unes après les autres. Nous sommes tous les deux dans un travail de reconstruction, nous n'avons pas une stabilité fofolle, alors, laissons-nous le temps.
Mon dieu que cet homme était doux, touchant, et mature, il avait la tête bien plus vissée sur les épaules que moi.
—Mais si tu veux m'offrir une nuit lovée contre moi, avec des centaines de baisers, je suis plus que partant, rajouta-t-il.
Je ne rêvais que de ça, moi aussi, et je lui fis savoir. Mais, entre le strapontin qu'il occupait chez Juliette et ma chambre chez mes parents, c'était un rêve que nous ne pouvions que caresser pour le moment.
—Merci pour la douceur de tes mots, mon gentil nounours, tu me manques.
—Moi aussi je me languis de toi, tu sais.
Une chaleur intense brûla dans mes tripes, des frissons doux carbonisaient ma peau, tendaient mes seins, j'avais envie de lui, envie d'être près de lui, contre lui.
—Mon doux Vincent, j'aimerais que tu sois là, j'aimerais tant être près de toi, j'aimerais exaucer ton envie, tu sais.
—Mon envie ?
—Celle de t'occuper de mes seins, je veux beaucoup que tu t'en occupes, ils t'attendent.
—Je ne rêve que de ça, que de te donner du plaisir et de faire de toi ma princesse. Mes bras sont là pour t'accueillir et te combler de tendresse.
Quoi qu'il me dise, il n'y avait là que des mots doux, empreints de douceur, rien de déplacé, il ne tentait rien qui n'aille plus loin que ce que j'avais envie de lui donner. Il me rendait heureuse, je me sentis forte de plaire à un tel homme.
Mes seins se tendirent d'avantage, jamais je n'avais éprouvé un tel trouble, une chose était certaine, j'avais envie de caresses plus intenses.
Je finis par m'endormir sur mon téléphone, avec des étoiles plein les yeux et des rêves très érotiques.
 Nous échangions avec Vincent, jour après jour, lors des journées de cours, le soir, il me laissait tout le temps que je désirais pour travailler et prenait soin de me demander s'il ne me dérangeait pas. Nous discutions, et ses mots, sa prévenance, sa douceur, sa quête de mon plaisir me faisait fondre.
Vint la semaine de Noël, nous nous étions vus avec Vincent une dizaine de fois, chez Juliette, à la sortie de la fac, et le réveillon approchait. Il s'enquit de ce qu'il devait ramener, mais, ce qui m'importait, c'était comment mes parents allaient l'accueillir, et mes frères surtout. Ces deux petits cons étaient capables de tout faire rater et de le stresser à mort.
Le jour J, je me préparai, avec une des robes que m'avait offert Juliette, avec un body en dentelle, des bas, je me sentais femme fatale, j'avais envie, tellement envie de lui plaire.
En rejoignant le salon où la table des grandes occasions avait été dressée, avec la vaisselle héritée de la grand-mère, et les mets bien trop dispendieux, j'eus un sourire d'approbation de ma mère. Ma mère avait revêtu sa robe des grands soirs, qui la mettait en valeur, mais tout le maquillage du monde ne pouvait gommer les cernes autour des yeux et tous les colliers en toc ne pouvaient masquer son mal de dos. Elle me trouvait radieuse, rayonnante, mon père aussi me trouva plus éclose que jamais. Il faillit mettre une baffe à mes deux petits frères qui tentèrent des commentaires salaces quant à ma tenue.
Dix-huit heures, Vincent, ponctuel comme jamais sonna à la porte. J'allai lui ouvrir le cœur battant. Il m'apparut avec une belle chemise noire et un pantalon plutôt classe, rasé de frais, parfumé, il était tout simplement charmant à souhait. Il m'embrassa chastement, un peu gêné, de peur de contrarié mes parents et mes frères qui attendaient un peu contraints par mon père dans le salon. Ma mère l'accueillit avec son grand sourire et lui offrit deux bises appuyées lorsqu'elle vit le bouquet de fleurs qu'il avait ramené.
—Je ne savais pas quoi prendre, alors, j'ai cuisiné quelques petites choses, et j'ai ramené une bouteille de Champagne.
Ma mère s'étouffe presque en voyant l'étiquette.
—Mais tu n'aurais jamais dû, c'est hors de prix ça !
—Pas du tout, et puis, c'est avec bon cœur, je vous assure, pour vous remercier de m'accueillir en ce jour réservé à la famille.
Mon père arriva sur ces entrefaites, et lui aussi tiqua sur la bouteille qui lui mit l'eau à la bouche. Il offrit une large poignée de mains à mon chéri et lui souhaita la bienvenue.
Mes deux crétins de petits frères attendaient sagement derrière la table, correctement habillés, moins mal que d'habitude, ils étaient sûrement sous le coup d'une menace de branlée de la part de mon père et se tenaient un peu sages. Ils saluèrent mon frère en serrant inutilement la main de Vincent qui n'en prit pas ombrage.
Vincent proposa son aide à ma mère qui refusa poliment, et nous nous mîmes à table. Mes petits frères posèrent des questions absolument déplacées à Vincent qui les esquiva toutes, sous les paroles courroucées de mon père qui ne savait plus où se mettre. Je lui tenais la main, la serrais, et le sentais se raccrocher à moi tout en étant détendu.
—Julien, Thomas, vous me faites honte, poser des questions idiotes comme ça à votre âge, pour le mettre mal à l'aise et humilier votre sœur, c'est indigne. Un mot de plus et je vous fous dehors !
—Alors, Vincent, comment avez-vous rencontré Charlotte, adoucit ma mère après un silence pesant.
LA question, j'avais été très vague à ce sujet auprès de mes parents, Vincent me regarda, prit ma main et commença.
—Nous leur devons la vérité, s'adressa-t-il à moi, puis, il regarda ma mère et continua, je suis le frère de Mélodie et j'ai fait la connaissance de Charlotte lors d'une réception classique chez nous. Je faisais le service pour la soirée, et votre fille, à la suite d'une violente altercation avec ma sœur a pris soin de moi. Je l'ai revue lors de cette fameuse soirée de fin de master 1, où je faisais encore le service. J'ai vu sur mes cameras de sécurité que Julien de Ponchatrain s'approchai bien trop de Charlotte. Lorsque j'ai entendu son cri, je me suis jeté à son secours, j'ai assommé et causé trois fractures du crâne à l'agresseur de votre fille.
—L'agresseur, le coupa mon père, comment ça ?
—Julien de Ponchatrain, le fiancé de Mélodie d'Aloi de Roquevielle, qui tentait de violer votre fille, je l'ai arrêté comme j'ai pu. Ce n'était certes pas un combat chevaleresque, mais par derrière. Pourtant, je ne regrette pas un instant d'avoir fait ce que j'ai fait.
Les larmes me montèrent aux yeux et je tenais la main de mon petit ami de toutes mes forces. Il me rassurait tant qu'il pouvait et tant que la décence nous le permettait. Mon père ouvrait de grands yeux, nimbés de colère, ma mère le tempéra.
—Tu ne nous avais rien dit ma chérie, se lamenta-t-elle.
—Charlotte voulait vous protéger, me défendit Vincent, elle savait que ça serait dur à entendre, et à digérer. Vous devez savoir que je suis inculpé pour coups et blessures, ma sœur a porté plainte contre moi, j'ai été chassé de ma famille pour cette raison. Charlotte a porté plainte contre lui, et la procédure risque de durer plusieurs années. Tout ça pour dire que j'ai trouvé refuge chez Juliette, et nous avons fait connaissance par elle.
Mon père ne décolérait pas, loin de là, mes frères avaient la bouche cousue, ma mère pleurait avec moi qui ne lâchais pas un instant la main de Vincent. Mon père grommelait entre ses dents.
—Monsieur, je comprends votre colère, mais votre fille a fait ce qu'elle a pu, vivre ce qu'elle a vécu, et plus difficile, vivre après avoir vécu ça est un vrai défi, c'est une lutte de tous les instants qu'elle mène avec brio. Vous en prendre à Julien de Ponchatrain est tout simplement impossible, sa famille est par trop puissante, et dès que vous aurez osé prendre contact avec lui, ou l'approcher, vous subirez les attaques d'une dizaine d'avocats qui vous plumeront avant même d'avoir pu faire quoi que ce soit. C'est terrible, frustrant, difficile, j'en conviens, mais le mieux que nous ayons à faire est de laisser la justice faire son travail, lentement, comme toujours.
Une chape de plomb tomba sur la petite assemblée que nous étions, le silence se fit. Mon père en voulait à mon agresseur, à moi, à Vincent parce qu'il avait raison. Ma mère le calma, et mes frères ne mouftèrent pas. Finalement, il se ravisa, et comprit mon attitude lorsque Vincent leur parla.
—Charlotte a voulu vous protéger, se répéta-t-il, parce que qui sait ce que peut faire un père aimant pour venger sa fille ? Là, c'est entre les mains de la justice, et il ne nous reste plus qu'à nous reconstruire et à attendre. Ce qui est certain, c'est que Charlotte et moi ne donnerons jamais à ces deux familles le plaisir de nous avoir détruits. Nous mènerons notre vie comme nous le voudrons. Et puis, vous avez assez de tracas déjà pour vous en rajouter. Vous avez des emplois prenants, vous n'avez pas besoin de plus d'ennuis que vous n'en avez déjà.
Mon père fondit presque en larmes dans mes bras. Mon père, mon roc, mon immortel se faisait du souci pour moi. Vincent se tenait près de moi, et je sentais tout l'amour qu'il avait pour moi.
—Vincent, tu es un homme bien, et ma fille a de la chance de t'avoir dans sa vie, veille bien sur elle.
—J'y compte bien Madame, répondit-il tout penaud.
—Françoise, le corrigea-t-elle.
—Françoise, trinquons à notre renaissance, et à ce premier Noël que je passe depuis plus de quinze ans en famille.
—Mais, comment se fait-il ? Demanda mon père.
—Je suis un paria dans ma famille, je me doute bien que je suis un bâtard, un enfant illégitime, ma mère a dû batifoler avec le jardinier ou le facteur, ou que sais-je, j'ai toujours été mis de côté, moins de cadeaux, voire pas de cadeaux par rapport à ma sœur qui avait tout. Ils m'ont forcé à faire des études qu'ils savaient ne pas me convenir et que j'ai forcément ratées, ils m'ont forcé à beaucoup de choses. Je n'ai été que le valet, le serviteur des lubies de ma sœur qui avait le droit de m'humilier, de me frapper, tout ça depuis près de quinze ans. Mais vous buvez une partie de ma vengeance, ces bouteilles viennent de la cave du paternel, j'en ai gardé les clefs. Il me doit bien ça !
Un rire conclut cet échange qui nous avait tous secoués. Nous mangeâmes des mets bien trop lourds et bien trop onéreux, avant l'arrivée de la bûche.
—Vincent, tu dors à la maison ce soir, conclut ma mère en le servant.
Il ne sut quoi dire, à part accepter et la remercier tout bas. Mes frères se taisaient, et ça nous faisait des vacances. J'eus l'impression que leur âge mental ne dépassant pas la dizaine avait progressé de quelques mois. Vincent avait été adopté par ma famille.
Après quelques discussions plus légères cette fois-ci, nous allâmes nous coucher. Ma mère m'avait proposé soit le canapé du salon pour nous deux, soit nous tasser à deux dans mon petit lit, soit que nous prenions la chambre de mon frère qui avait un clic-clac et donc la possibilité de dormir sereinement. Après avoir aéré, rangé et changé les draps, nous optâmes pour cette dernière proposition.
Vincent apprécia l'ouverture d'esprit de mes parents, et sous les remarques salaces de mes petits frères, nous prîmes possession de notre nid pour cette nuit, notre première à deux. Nous étions timides, l'un et l'autre, n'osant pas du tout s'installer, nous étions debout l'un et l'autre comme deux flans, nappés dans notre appréhension. Je fis le geste de le rejoindre, et l'enlaçai tendrement. Nous nous embrassâmes comme si c'était notre dernier jour sur Terre. Notre baiser était doux, si doux, passionné, ses bras autour des miens, sa chaleur m'entourait, comme un nuage. J'étais bien, si bien contre lui. Je fondis lorsqu'il quitta mes lèvres pour mon cou.
Mille frissons vinrent me troubler, faire pointer mes seins et liquéfier mon ventre, il me rendait folle, totalement folle.
—Je vais me brosser les dents et me changer, lui glissai-je.
Je m'éclipsai, courus vers la salle de bains pour me préparer. J'avais acheté, en fait, Juliette, une nuisette pour cette occasion. J'avais le dilemme de mettre quelque chose en-dessous ou pas. L'ensemble contenait un shorty en dentelle qui était totalement indécent et affriolant, devais-je oser ou pas ? D'autant que la nuisette était plutôt transparente, noire, évanescente, en tulle noir, je regrettais presque d'avoir écouté les recommandations de Juliette.
Brossage de dents, je guettai les bruits dans le couloir pour que personne ne me vît dans cette tenue et me ruai vers la chambre de mon frère, mon nid de ce soir. Mon prince charmant pris le relai après m'avoir embrassée et revint cinq minutes plus tard.
—Tu es si belle, me glissa-t-il en m'embrassant.
Il me fit m'allonger sous la couette et nous nous enlaçâmes les lèvres collées dans une chorégraphie aérienne. Il me transmettait mille sensations, mille brûlures délicieuses, mille frissons, mille caresses.
—J'ai éteint l'ordinateur de ton frère, me précisa-t-il, surtout, j'ai débranché sa webcam, ça vaut mieux.
—Quel crétin ! Répondis-je devant la probable bêtise de mon frère.
En effet, il aurait très bien pu la lancer en mode enregistrement pour se palucher là-dessus pendant des semaines. Tout ça n'eut rapidement plus d'importance, et je me lançai à l'assaut des lèvres de mon chéri. Lui, passait ses mains dans mon dos, sur mes hanches, et je cajolais sa peau.
Il picora mon cou de baisers tendres, de morsures divines, avant de me sourire et d'aller se préparer lui aussi. Il revint très vite, mais j'avais éteint la lumière, la vue en moins, je risquais moins de me dévoiler. Il se glissa sous la couette et nous reprîmes notre danse timide et passionnée.
Son corps chaud contre le mien, ses mains sur mes hanches, je sentais tout de lui. Une bosse conséquente appuyait contre ma cuisse, j'avais peur de savoir ce que c'était, ça me fascinait autant que ça me terrifiait. Alors, je me concentrai sur ses baisers, sur sa bouche dans mon cou, sur sa main dans le creux de mes reins. J'avais le corps en fusion, les sens en ébullition, les pensées partout, et la peau surfondue.
Il quitta mes lèvres pour mon cou, mon épaule, il fit valser la bretelle de ma nuisette, et j'avais au fond de moi l'envie qu'il le fasse.
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Neibaf
17 juin 2024 à 14:31
Une montée en puissance progressive. Hâte de lire la suite et de les voir se découvrir…
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