Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
S2 : Mathéo, The Opposite girls — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
S2 : Mathéo, The Opposite girls
Chapitre 1
Mathéo, The opposite girls
19 octobre 2022 (Rue Pajol, XVIIIème arrondissement de Paris)
19 octobre 2022 (Rue Pajol, XVIIIème arrondissement de Paris)
« L’érotisme, c’est quand on le fait, le porno, c’est quand on le regarde. » Yvan Audouard, auteur et journaliste.
Oui, encore un petit effort, putain qu’est-ce qu’elle est bonne cette Jessie Volt ! Putain le mec, le python qu’il lui met dans le cul. Encore un peu oui, plus vite, il va juter. C’est trop bon ! Ah oui il vient, toute sa semence tombe dans la cuvette du WC. Il prend un peu de papier toilettes pour se nettoyer la queue, tout en veillant bien que cela ne lui colle pas sur le prépuce, car ça peut faire mal, puis il ferme la page privée de son Smartphone et tire la chasse, pour effacer toute trace de son forfait. C’est un peu le quotidien de Mathéo et cela au moins trois fois par jour.
Le jeune homme est un jeune adulte bien sous tous rapports mais il a un petit problème d’ordre sexuel. Il est un peu obsédé, pas dans le genre où il va harceler des femmes et les violer. Non, faire ce genre de chose il ne pourra jamais. Mais voilà il est obsédé par le sexe depuis le début de son adolescence, il a dû voir son premier film érotique sur M6 le dimanche soir alors qu’il n’a pas l’âge requis du tout. Le porno c’est arrivé après mais d’abord dans la forme cryptée de Canal +.
Eh oui, contourner le contrôle parental de son Smartphone il ne savait pas encore faire. Une fois fait, probablement au moins deux ans avant l’âge légal, le porno est passé en mode libre-service dans son quotidien et les branlettes qui vont avec. Le jeune homme a aussi un autre souci, il est d’une timidité maladive avec les filles car, adresser la parole aux filles c’est déjà une épreuve alors coucher avec l’une d’entre elles ce n’est même pas imaginable. On dit que les hommes et encore plus les adolescents pensent au sexe cent quarante fois par jour, pour lui ce serait plutôt de l’ordre de cinq cent quarante fois.
Le jeune homme devient aussi incroyablement doué pour effacer ses traces sur son Smartphone, mais également sur l’ordinateur familial, sur lequel notamment il a vu son premier porno en entier. Son père n’est pas aussi doué pour planquer ses fichiers cachés : C’est un cliché que de mettre ses fichiers dans un dossier nommé « Impôts », calés entre « Vacances à Noirmoutier » et « Recettes de cuisine ». Il a juste espéré ne pas tomber sur une vidéo des ébats de ses parents : il est obsédé certes mais pas à ce point-là non plus. Du coup, effacer son historique et les cookies devient un geste presque anodin.
« La vie ce n’est pas un film porno ! » Cette phrase Mathéo l’a souvent entendue, même très souvent entendue, au cours de sa vie.
Mais il n’y peut rien, presque dans toute situation il se fait un scénario carrément porno. Quand son oncle leur a dit qu’il avait une nouvelle secrétaire, la première image à laquelle a pensé Mathéo c’est son oncle assis à son bureau, la queue à l’air, se faisant pomper par une jeune femme blonde de 25 ans, avant de découvrir que la secrétaire ressemble étrangement à Christine Boutin. Il y a des limites à tous. C’est aussi ce qu’a dû se dire sa tante Daphnée, assez peu de chance donc pour que la secrétaire soit une rivale. Pareil quand son pote Maxence lui a dit que sa nouvelle belle-mère avait une fille de leur âge, il a imaginé Maxence la queue fichée dans le cul de sa demi-sœur et le nez dans les gros seins de sa MILF de belle-mère. Encore raté ! C’est deux pimbêches pètent plus haut que leurs culs et sont carrément coincées.
Par moment, sa curiosité porte ses fruits, comme le jour où, en rentrant de chez Maxence par l’aire de jeu, il a vu en contrebas, sur le parking, Olivier Mazurek, le frère de son camarade Alexandre, se faire sucer par Eugénie Fraluchet, dans la Golf d’Olivier. Il faisait nuit noire mais cela n’empêcha pas Mathéo de bien discerner la tête d’Eugénie montant et descendant sur le vit. . Putain la chance ! Il n’y aurait pas cru de la part d’Eugénie, qui paraissait tellement sérieuse, avec ses grosses lunettes d’intello et ses pulls jacquard.
Merde ! Sa mère l’appelle pour savoir où il en est. C’est vrai qu’il est en retard. Il a dû arrêter sa vidéo, fais chier ! Heureusement qu’il est sur vibreur sinon ce sont les embrouilles assurées mais bon, son écran qui clignote, même s’il a baissé la luminosité à fond ce n’est pas terrible. Vite un petit sms, avec une excuse de merde et le tour est joué, il peut reprendre sa vidéo. Oh putain la cochonne ! Elle avale en plus. Il aurait peut-être droit à la même s’il était dans un porno. Il pourrait lui faire le coup du chantage et elle lui taillerait une méga pipe bien baveuse, pour qu’il ne publie rien, mais, dans la vraie vie, elle risque de prévenir le CPE ou ses parents et lui se retrouverait dans de beaux draps. Cela lui fera une bonne vidéo pour sa branlette du soir.
Les emmerdes, il finit par se retrouver dedans quand même en seconde au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand. Certes, pour lui c’était l’idée du siècle mais la réalisation ne l’a pas été. Mathéo s’est rendu compte que les vestiaires des filles se trouvaient juste à côté de la chaufferie, il a donc profité que le lycée soit en travaux un jour pour récupérer discrètement la perceuse de l’un des ouvriers, a attendu que le bruit des travaux reprenne, avant de percer deux trous dans le mur, entre les vestiaires et la chaufferie. Ce fut un véritable plaisir pendant quelques jours de voir ses camarades féminines en petite tenue (string, soutien-gorge, tanga, shorty) et même à poil. Il savait que c’était mal mais il continuait à prendre sa douche en vitesse et filer directement à la chaufferie, sauf qu’une fois il n’a probablement pas été très discret et s’est fait chopper par le gardien. Il s’est retrouvé à prendre une sacrée remontrance de la part du directeur adjoint avant que n'arrivent ses parents qui avaient été convoqués. La directrice et le CPE les ont rejoint ensuite. La honte s’est clairement lue sur le visage de ses parents, sa mère était particulièrement furieuse, son père n’était pas content non plus mais Mathéo discerna aussi une pointe d’amusement, notamment vu comment il retroussait les lèvres pour empêcher un sourire de sortir. Le jeune adolescent n’évita le conseil de discipline qu’en s’engageant à être suivi par un psy et surtout en passant tout un samedi après-midi à reboucher le mur.
Les séances chez la psy furent aussi très cocasses, la docteure Jeannette Bonnet n’est pas dégueulasse à regarder mais vraiment pas dégueulasse, si bien qu’un jour elle est obligée de le reprendre un peu :
— Sérieusement Mathéo, on est sensé trouver des solutions pour résoudre vos soucis et je ne pense pas qu’imaginer que je suis en train de vous faire une fellation, tout en me fouillant comme une catin, soit la solution la plus adaptée.
Totalement désarçonné, Mathéo finit par lui répondre :
— Quoi ? Comment ? What ? Comment vous pouvez savoir cela ?
— Je suis votre psychiatre, donc c’est mon rôle de savoir ce genre de chose, Mathéo. Et là cela fait environ trois minutes montre en main que vous avez le regard hagard, la bave aux lèvres et que vous louchez entre mes jambes et mon décolleté.
— Pardon ! Veuillez m’excuser docteur, cela ne se reproduira plus
— Ce n’est pas quelque chose qui est déplaisant pour les femmes en général qu’on les désire mais vous devez vous rappelez que…
— La vie n’est pas un porno ! Oui je sais docteur, j’essaierai de pas l’oublier
Un autre épisode bien traumatisant va le marquer pendant un certain temps et avoir une incidence sur ses premières années universitaires. Par il ne sait quel miracle, il a réussi à parler à une fille et surtout à sortir avec. Cette fille c’était Lou Boyer, une jolie fille de sa classe de terminale mais aussi une suiveuse de Lola Robert (la fille la plus populaire de l’école et membre du fameux club des cinq qui regroupe les élèves les plus influents de terminale). Au début c’est encore gentil avec Lou mais, comme tout couple d’ados, cela va finir à l’horizontale.
Mathéo s’en rappelle bien. C’était durant les vacances de printemps, ils venaient tous les deux d’atteindre leur majorité. Ils préparaient les épreuves du Bac qui allaient commencer dans un mois et demi. Après plusieurs heures de révision, ils méritaient bien un peu de bon temps mais cette fois ci ils eurent envie d’aller plus loin. Mathéo savait que sa copine n’était plus vierge mais elle ignorait qu’il était toujours puceau, car il ne voulait pas se taper la honte. Pourtant les choses commencèrent bien. Ce qu’il avait appris dans les pornos lui servit tant bien que mal car Lou prit du plaisir avec ses doigts et sa bouche mais les choses se gâtèrent quand elle voulut lui rendre la pareille. La sensation de la première pipe fut bonne, peut-être trop et il n’avait pas eu le temps de faire sa branlette quotidienne, trop pris dans les révisions. La sauce monta beaucoup trop vite et il n’eut pas le temps de prévenir Lou qui prit le gros du foutre dans la bouche et une autre partie sur le visage et les yeux. La jeune lycéenne ne fut pas contente, mais vraiment pas contente du tout, puisqu’après lui avoir recraché son foutre à la gueule, elle lui hurla dessus :
— MAIS PUTAIN !!! T’es quoi ? Un éjaculateur précoce, merde c’est dégueu ! Tu t’es cru dans un porno !!! Les filles n’aiment pas avaler. Vas-y, dégage de chez moi, petite merde !
— Attend Lou, je suis désolé, ça n’arrivera plus, c’est juste un accident…
— Un accident ? Eh bien les accidents, ça n’arrive que chez les minables dans ton genre. Qu’est-ce qui m’a pris à vouloir sortir avec un loser, au moins les derniers mecs qui m’ont sauté, ils étaient endurants, c’était des vrais hommes, eux, au moins. Dégage d’ici avant que je te fasse une réputation de merde sur Facebook, DEGAGE !!!
Mathéo ne demanda pas demandé son reste. , Il s’en alla, mais le mal était déjà fait, Lola y mit son grain de sel et le soir il découvrit qu’un nouveau groupe avait été créé et regroupait la moitié des élèves de Terminale sur FB. Sa réputation d’éjaculateur précoce était faite. Il serra les dents dans les jours qui suivirent et rasa rasé les murs, malgré les quolibets qu’il entendit et les doigts pointés dans sa direction. Sans parler des allusions à peine voilées des uns et des autres.
Pour tenir le coup, il se concentra sur la préparation du Bac, même si ce fut dur de ne pas aller sur les réseaux sociaux jusqu’à la fin des épreuves. Au lycée, il fit abstraction de tout, AirPods vissés avec Métal à fond dans les oreilles. Cet épisode, même si il pouvait tout à fait être rangé dans la case harcèlement scolaire, l’aura finalement transcendé : il décrocha son Bac avec mention Très, Bien en terminant major de sa promo. Cela lui ouvrit automatique les portes de son premier choix post-bac : le cursus double licence Intelligence Artificielle et Sciences des Organisations, à Paris Dauphine.
***
Ses parents, tellement contents, surtout après les problèmes qu’il avait rencontrés, décidèrent, par l’intermédiaire d’un ami de son oncle, de lui acheter un petit appartement sur Paris, comme cela il pourrait se concentrer pleinement sur ses études, sans trop se préoccuper des contraintes matérielles. Mathéo entra donc dans le grand monde en septembre 2019. Ses parents l’accompagnèrent, avec sa sœur et son petit frère, pour l’aider à s’installer.
L’appartement est un petit deux pièces au dernier étage d’un immeuble de sept étages avec, heureusement, un ascenseur, en deuxième cour de la rue Pajol, dans le 18ème arrondissement, dans le quartier de la Chapelle. Il n’est pas très loin de la Cité des Sciences et de l’Industrie mais aussi du Parc des Buttes-Chaumont. La fenêtre de la pièce principale a une sacrée particularité, car il a une vue sur le séjour de l’appartement d’en face. S’il veut voir la ville, il doit sortir la tête et regarder sur sa droite. De plus, une grosse dalle de brique relie les deux appartements dans le renfoncement, créant une connexion tout à fait unique entre chaque étage. Pour l’heure, il n’a aucune envie de créer un lien unique avec son voisin d’en face, dont le seul passe-temps semble être de boire des bières à longueur de temps, tout en regardant BFM TV.
Mathéo se concentra sur ses études et ne chercha pas à établir de liens avec les autres et surtout les filles. Après ses mésaventures de fin de lycée, il est échaudé. Néanmoins il ne put s’empêcher de faire ses trois branlettes quotidiennes. Mais la pandémie passa passer par là et lui fit se rendre compte que pouvoir sortir pour suivre les cours et juste pour prendre l’air est un luxe. Comme pour beaucoup d’étudiants, ces presque deux mois furent infernaux. Le jeune homme se retrouva à tourner en rond dans ses 20 mètres carrés. Ce n’est pas sa vue vers l’extérieur qui l’aida, car devoir se pencher à chaque fois pour voir la civilisation ce n’est déjà pas terrible mais voir BFM TV avec ses reportages anxiogènes, ses directs sur la vie des Français enfermés, ce fut franchement déprimant. Du coup ses volets furent presque systématiquement fermés.
Mathéo ne s’en cache pas : ce fut la partie de sa vie la plus difficile. Déjà qu’il a du mal à se lier aux autres mais quand, en plus, on se retrouve enfermé avec soi-même ! Il ne montra rien à ses parents mais il allait très mal, les envies suicidaires furent parfois présentes, l’envie d’en finir parce qu’il avait l’impression de ne compter pour personne. La sortie du confinement sonna comme une libération, enfin presque un peu trop. Il fut à deux doigts d’aller traîner au Bois de Boulogne pour se trouver une prostituée, mais la peur de se faire embarquer par la maréchaussée fut un peu trop présente. Il imagina déjà le coup de fil que recevrait sa mère :
— Bonjour Madame, ici le brigadier Jean-Luc, il faudrait que veniez chercher votre fils et payer sa caution. On l’a attrapé dans une position très acrobatique avec une prostituée qui se fait appeler Ludmila mais, en fait, son vrai nom, c’est Jean-Pierre.
Ah Beurkk, pas possible, il n’allait pas encore se taper la honte. Si le ridicule ne tue pas, par moment on a quand même bien envie de disparaître.
La situation resta la même pendant encore un an, faisant un peu désespérer ses parents qui s’étonnaient de ne jamais le voir avec quelqu’un : fille ou garçon. La donne changea radicalement à la rentrée 2022, puisque Monsieur BFM TV finit par déménager durant l’été et qu’il eut de nouveaux voisins, enfin plutôt de nouvelles voisines, d’un genre bien particulier.
***
Cela avait pris le temps mais Charlotte et Keisha allait enfin vivre ensemble. Pourtant elles se fréquentaient depuis déjà au moins un an. Elles eurent un vrai coup de foudre ce soir de juin 2021 à Lyon, elles avaient aussi couché avec Cal et Béa mais entre eux cela avait bien matché. Les deux jeunes femmes avaient déjà eu des relations saphiques par le passé, depuis leur adolescence, mais c’est la première fois que c’était si sérieux.
Au début, Key et Charly, comme elles aiment se surnommer ont d’abord entamé une relation de type sex-friend mais les mois passant, les choses devinrent plus sérieuses. De plus les relations entre Paris et Lyon c’est assez compliqué. Key, qui poursuit ses études de médecine du côté de la capitale des Gaules, a demandé son transfert sur Paris. Charlotte est à un an de décrocher son certificat d’exercice en orthophonie, elle étudie du côté de La Sorbonne.
Les deux jeunes femmes se sont mises en quête d’un appartement et enchaînent les visites tout l’été, jusqu’à trouver la perle rare, dans le 18ème arrondissement, rue Pajol. C’est un bel appartement, bien lumineux côté jardin avec un séjour, une cuisine aménagée qui vient d’être refaite à neuf par le propriétaire et une chambre à coucher qui a une magnifique vue sur la Géode de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Bon côté cour, la vue n’est pas terrible puisqu’elles ont vu sur l’appartement d’en face, apparemment c’est un étudiant. Le jour de la visite, le volet était en partie baissé mais elles avaient pu discerner un homme assis au bord de la fenêtre, probablement en train de lire.
Dans l’excitation d’avoir enfin leur premier appartement, elles ont, comme beaucoup de couple, fait l’amour dans toutes les pièces et notamment au salon où elles ont oublié de fermer le store.
Mathéo avait vu le voisin vider jour après jour son appartement, au début du mois de mai. Apparemment il est reparti en province, quelque part dans l’Yonne. Le jeune homme a ensuite vu et surtout entendu une armée d’ouvriers s’affairer dans la cuisine qu’ils ont refaite à neuf et puis il y eut le bal des visites. Au début il ne s’y intéressa pas trop mais jeta quand même des coups d’œil pour savoir qui il va avoir comme voisin. Qui sait : peut-être une bombe sexuelle qui viendrait lui emprunter du sucre dans un débardeur blanc transparent et en petite culotte. Ou, pourquoi pas, la petite brune en galère avec son évier, il se voit bien tirée sur les bretelles de sa salopette, tout en frisant sa moustache et sortant une phrase potache : « Ne vous inquiétez pas, ma p’tite dame, j’ai l’outil qu’il faut ». Oui il le sait, la vie n’est pas un porno !
Et parmi les dernières à visiter, il y a eu deux jolies jeunes femmes, peut-être des copines mais elles avaient choisi le même style de robe blanche, avec des motifs floraux du plus bel effet, en cette fin d’été. L’une est blonde avec les cheveux détachés qui tombent jusqu’au bas de ses fesses, son amie est rousse avec des frisettes vraiment jolies, arrivant juste au-dessus de ses épaules nues. La robe de celle aux cheveux de feu a une ouverture au niveau de la jambe gauche, il peut donc voir qu’elle a dû parfaire son bronzage cet été, tandis que son amie aux couleurs des épis a un décolleté très intéressant, peinant à retenir sa forte poitrine. Il ne sait pas qui seront ses nouveaux voisins d’en face mais il espère que ce sera ces deux avions de chasse. Il est fébrile les premiers jours de septembre surtout une fin d’après-midi en voyant un camion de déménagement devant l’entrée du bâtiment d’en face. C’est donc avec un sourire à la Tex Avery qu’il découvre que ses nouvelles voisines sont bien ces deux jolies filles. Et quelle n’est pas sa surprise de les voir en début de soirée s’embrasser au milieu du salon. Putain ! C’est pas vrai, ses voisines sont des lesbiennes ! La vie n’est pas un porno mais ce qu’il voit sous ses yeux y ressemble fortement.
***
Keisha et Charlotte ont à peine franchi la porte de leur nouvel appartement, empli de cartons qui contiennent leurs affaires à ranger, qu’elles se retrouvent dans les bras l’une de l’autre. Elles sont si heureuses de voir se concrétiser cette nouvelle étape de leur histoire, de devenir un vrai couple. Leur réaction fut spontanée. Elles ne sauraient dire laquelle prit l’initiative, mais elles eurent la même envie : faire l’amour, sans attendre davantage, car elles en avaient tellement envie. A aucun moment, elles ne s’imaginent que le voisin d’en face est le témoin privilégié de leur étreinte. Les deux femmes restent longtemps dans les bras l’une de l’autre, elles s’embrassent avec fougue, leurs mains parcourant le corps de l’amante. Mais Keisha et Charlotte veulent davantage que de la tendresse, des câlins et des baisers. Entre deux baisers, les deux femmes expriment leurs désirs :
— J’ai envie de toi, ma Key !
— Je t’aime, je suis à toi, Charlotte.
— Je t’aime, je suis à toi, Charlotte.
Les deux femmes font tomber leurs robes légères, sous lesquelles ni l’une ni l’autre ne se sont encombrées d’un soutien-gorge. Le dernier obstacle à leur désir tombe rapidement, quand elles se débarrassent de leur string, trempé de leur désir. Keisha prend la main droite de Charlotte pour la poser sur son sexe. Puis brusquement, elle prend sa bouche et Charlotte reçoit à nouveau un baiser langoureux, profond, un baiser torride et presque brutal, où les deux langues s’emmêlent.
— Je suis folle de tes seins!
Sa bouche s’empare des tétons de son amante et les suce avec application. Elle les aspire. Puis sa main se glisse entre les cuisses de Charlotte pour caresser la vulve. Elle enfonce deux doigts entre les lèvres.
— Je veux te faire jouir, ma chérie! Jouir comme une folle ...
Keisha chuchote ces mots, tandis que ses deux doigts commencent à ramoner la chatte. Puis sa bouche lâche les seins, et c’est de nouveau un baiser sulfureux : elle fourre sa langue dans la bouche de sa bien-aimée. Un baiser interminable, tandis qu’elle rentre trois doigts dans la chatte, la fouillant avec vigueur. Charlotte est excitée, elle mouille terriblement. Le plaisir commence à la submerger. Elle gémit. Son ventre a comme des contractions. Keisha le sent, et c’est maintenant trois, puis quatre doigts qui fourragent le vagin. Charlotte se tend vers ces doigts qui la baisent.
Keisha est comme enragée. Une véritable frénésie. Le mouvement de ses doigts s’accélère. Maintenant, ce sont des plaintes lancinantes qui sortent de la bouche de sa chérie. Puis celle-ci a une brutale contraction du ventre, un gloussement obscène, un râle. Charlotte vient de jouir une première fois, avec une force inouïe.
La chambre n’est pas prête. Peu importe, il y a cette table de salon, sur laquelle Charlotte se couche, offerte. Elle lit le désir dans les yeux de Keisha :
-J’ai encore envie de toi, Charly !
Keisha, à son tour se couche sur la table, sans se rendre compte du spectacle ainsi donné au voisin. Des bouts des seins, elle descend la bouche vers le nombril puis le ventre. Charlotte lui tient la tête comme elle si elle avait peur de la perdre. Keisha attire Charlotte un peu plus à elle. Et, s’avançant aussi de son côté, elle a son visage tout près du sexe de Charlotte. Elle se met à le lécher, avec application. Charlotte ne tarde pas à ressentir les premières vagues de plaisir :
-Tu aimes ça, n’est-ce pas, ma chérie?
Elle la sent frémir et veut lire sur le visage de son amante le plaisir qu’elle lui donne :
-Ton adorable petite chatte, ton joli minou, ton con si mignon!
Keisha lèche la vulve, appuyant sa langue à chaque passage, écartant les lèvres pour y enfoncer la pointe de sa langue :
-Laisse-toi aller, ma chérie! Je veux te donner tout le plaisir!
-Humm! Oui! Oui;! Ne t’arrête pas! Oh! Que c’est bon! Que c’est bon!
Keisha aspire un peu le clitoris, y passe le bout de sa langue, doucement, puis de plus en plus vite. Sa tête est en entier entre les cuisses de Charlotte.
Aux premières loges, s’efforçant de ne pas être surpris, Mathéo est fasciné. C’est bien mieux, beaucoup plus érotique que tous les pornos qu’il mate habituellement.
Keisha passe ses deux mains sous les cuisses de Charlotte. Keisha garde toujours sa bouche sur le bouton, elle ne fait que changer d’endroit, ses doigts caressent d’abord l’anus avant d’y entrer. Keisha lape alors frénétiquement la vulve et le clitoris. Puis, sa main gauche lâche la cuisse pour se plaquer sous les fesses. Sans préliminaires, son doigt s’enfonce dans le cul de son amante, qui frissonne de plaisir. Cette langue, ce doigt, tout cela la rend folle. Son ventre se contracte et elle jouit à nouveau, bruyamment.
Mathéo bande comme un malade, sans avoir besoin de se toucher. Il veut retarder autant que possible sa propre jouissance car il comprend que les amantes n’ont pas fini.
C’est maintenant au tour de Charlotte de faire jouir Keisha, qui reste couchée sur la table, ses jambes écartées. Les mains de Charlotte caressent doucement l’intérieur des cuisses si douces. La main droite de Charlotte s’insinue entre les cuisses de sa maitresse et lui fourre deux doigts dans sa chatte :
- Tu aimes, Key? Deux doigts dans ton joli con!
- Hum! Oh! Fouille-moi bien le con avec tes doigts! J’adore ça!
- Hum! Oh! Fouille-moi bien le con avec tes doigts! J’adore ça!
Les doigts fouillent la vulve, le vagin. Keisha écarte ses jambes. Trois doigts font des allers-retours rapides dans sa chatte et Keisha commence à sentir le plaisir monter. Puis Charlotte se penche pour lui téter les seins. Elle aspire les tétons, passe sa langue sur les bouts. Quatre doigts s’enfoncent alors dans sa vulve. Keisha doit être bien excitée, car Charlotte sent sa cyprine crémeuse sur ses doigts.
— Tu aimes mes quatre doigts dans ton con?
Keisha gémit doucement. Mathéo ne peut l’entendre, car elle est moins bruyante que Charlotte :
— Oh! Oui, mon amour! J’aime sentir tes doigts dans mon con! Tu m’excites tellement!
Elle gémit de plus en plus; parfois, on dirait des miaulements. Charlotte fourrage frénétiquement la vulve de Keisha, qui s’imprègne de plus en plus de sa cyprine.
Charlotte commence à passer des coups de langue sur la vulve, avant d’écarter les lèvres avec ses doigts, afin d’insérer sa langue à l’intérieur. Elle sent Keisha tressaillir :
— Hmm! J’adore ça! Continue, c’est un vrai délice!
Charlotte pousse sa langue à l’intérieur autant qu’elle le peut. Keisha commence à ressentir les effets de ce cunnilingus d’enfer. Elle frissonne de plaisir, puis elle se met à gémir doucement.
Charlotte aspire, mordille, suce, tourne autour avec sa langue durant plusieurs minutes puis ses doigts la fouillent de plus en plus loin, tandis que, plus haut, sa main libre passe d’un sein à l’autre, titillant au passage ses petits tétons durcis. Elle sent les mains de son amante appuyer sur sa nuque, plaquant ainsi son visage contre sa chatte dans un geste impulsif.
Les gémissements de Keisha enflent. Ses yeux sont mi-clos, la bouche est entrouverte. Elle est au paradis ! Charlotte veut lui procurer un maximum de jouissance. Mathéo sent que le dénouement est proche. Il aurait envie d’encourager Charlotte à faire hurler de plaisir son amante. Mon Dieu, se dit-il, que c’est beau, que c’est excitant !
Sa respiration s’accélérant, Keisha se met à onduler contre la bouche de sa maitresse. Tout son corps se cabre. Un cri profond s’échappe de sa gorge alors que son amante se met à lécher cette cyprine qui s’écoule abondante de sa vulve.
Quant à Mathéo, il gicle au moment même où Keisha a eu son formidable orgasme. Il y a longtemps qu’il n’a pas eu autant de plaisir.
***
Mathéo n’en revient pas de ce qu’il vient de voir : elles ont carrément baisé sur leur table de salle à manger, heureusement que c’est solide le modèle Torsby de chez Ikea. Mathéo a réussi à rester discret, en ne levant que légèrement son store et puis bon il ne fait rien de mal, c’est elles qui ont oublié de fermer le rideau pendant leurs ébats. En revanche il ne sait pas où se mettre quand il les rencontre, en sortant de son immeuble, deux jours plus tard :
Mathéo n’en revient pas de ce qu’il vient de voir : elles ont carrément baisé sur leur table de salle à manger, heureusement que c’est solide le modèle Torsby de chez Ikea. Mathéo a réussi à rester discret, en ne levant que légèrement son store et puis bon il ne fait rien de mal, c’est elles qui ont oublié de fermer le rideau pendant leurs ébats. En revanche il ne sait pas où se mettre quand il les rencontre, en sortant de son immeuble, deux jours plus tard :
— Bonjour, vous habitez au dernier étage du 2A c’est bien ça ? Commence à lui demander la femme rousse.
— Oui…Oui c’est bien moi. Vous êtes l…es jo…euhh euhh jeune femmes qui viennent d’emménager au 2B ? Bredouille Mathéo craignant qu’elles l’aient vu les espionner et qu’elles vont prévenir la police.
— Oui c’est bien nous, lui répond la jolie blonde, attendrie par ce jeune homme qui perd ses moyens en leur présence. Je me présente moi c’est Charlotte et voici ma compagne Keisha et vous, vous appelez comment ?
— Mon nom euhhh c’est Mathéo, bienvenue dans le se…cteur, vous verrez le quartier est… très bien. N’hésitez à faire…appel à moi si vous avez besoin de quoi que ce soit enchaine-t-il toujours, avec autant de difficulté. Il voulait juste être gentil et là avec sa proposition il va paraître pour un obsédé, merde !!!
— Merci, c’est très gentil de votre part. On n’oubliera pas, bonne journée, Mathéo, termine la belle Keisha, avec un magnifique sourire.
C’est son sourire qu’il voit pendant qu’il s’astique comme un forcené dans les toilettes de l’Université, il a bien fait attention à ne pas faire de bruit mais il a toujours l’impression que les autres mecs ont entendu quelque chose.
Dans les jours et les semaines qui suivent, il continue de zieuter discrètement chez ses voisines et désormais le corps des jeunes femmes ne lui est plus inconnu du tout. Le jeune homme s’aperçoit notamment que Charlotte a une clef ouvragé, entourée de fleurs tatoués sur le haut de la cuisse gauche et que sa compagne arbore un chapeau à la Chaplin au même endroit, mais cuisse droite. Trop excité, il va, une nouvelle fois, manquer de prudence, un soir du début du mois d’octobre et trop se découvrir dans son observation. Il lui semble que l’une des filles l’a vu.
Depuis leur rencontre avec leur voisin d’en face, les deux filles sont intriguées. Key notamment a l’impression de voir le store d’en face souvent bouger, surtout quand elles sont présentes dans le salon. C’est vrai, comme le lui a fait remarquer Charly, qu’elles ont souvent oublié de fermer le volet du salon quand elles font l’amour mais elles décident d’un commun accord de continuer comme cela et voir si elles arrivent à le griller. Leur patience finit par payer car ce cher Mathéo manque de discrétion. Un soir, confirmant ce qu’elles pensent, ce mec les a matées sans vergogne. Les deux jeunes femmes sont inquiètes mais aussi flattées à la fois et demandent donc à Rachid, l’un des copropriétaires de la boite de nuit Le Gone et associé de Cal avec qui Key est resté en contact, de voir ce qu’il peut trouver sur ce voisin un peu obsédé.
Le lendemain, dans la matinée, Key reçoit un mail de l’ancien policier qui leur demande de rester discrètes sur la façon dont elles ont obtenu ces éléments. En substance, le gars a déjà fait l’objet d’un signalement de ce type de la part de sa directrice d’établissement à Clermont mais aucune plainte, juste la mention qu’il a accepté un suivi. Les années suivantes ne donnent rien sur des activités suspectes. Une autre fiche parle de ses résultats exceptionnels au Bac ainsi qu’un double cursus à Paris Dauphine où il est très assidu. Enfin le dernier dossier recense un certain nombre de captures d’écran d’une page Facebook démontrant une campagne de harcèlement en ligne assez violente à l’encontre de ce Mathéo, ce qu’elles y lisent les font presque pleurer et enrager contre la bêtise humaine. Même si ce n’est pas la chose la plus recommandée, Charly a une idée complètement folle et en fait part à sa compagne.
***
Depuis plusieurs jours, Mathéo rase les murs de son immeuble pour ne pas croiser ses voisines, il n’a pas reçu de visite de la police mais ce n’est pas pour autant qu’il va retenter le diable en les espionnant de nouveau. Néanmoins il est littéralement interdit devant l’invitation qu’il découvre dans sa boîte aux lettres , venant de la part de ses voisines, pour une petite soirée entre voisins, le lendemain soir,. S’il est d’abord tenté de décliner l’invitation, il se ravise car il se dit que ce serait déplacé et se décide à s’y rendre.
Il stresse totalement sur savoir quoi mettre et quoi ramener. Il finit par appeler son père qui est tout content de savoir qu’il est invité à une soirée entre voisins et surtout ravi que son fils lui demande des conseils sur le meilleur vin à offrir. Son papa lui recommande un bon vin auvergnat : un Châteaumeillant du domaine Roux, cuvée Héritage 2021, un savant mélange de Gamay et de Pinot noir notamment.
C’est donc avec sa fameuse bouteille qu’il sonne à la porte des deux jolies demoiselles, pour l’occasion il a revêtu une belle chemise bleu foncé duquel il a ouvert un bouton, portée sur un pantalon de costume gris, juste au-dessus d’une paire de mocassins décontractés, également de couleur gris. Là c’est juste s’il n’est pas en train d’imiter le loup de Tex Avery encore une fois en devant ramasser sa langue. Keisha qui vient de lui ouvrir porte une robe rouge en résille avec des imprimés en dentelle florale aux endroits stratégiques de son corps. Il n’empêche : sa peau nue, qu’il voit à travers, va le mettre dans une mauvaise posture. Charlotte n’est pas en reste, avec sa robe à volant de couleur rose pâle, le décolleté est tellement profond qu’il s’y perd presque. Et que dire du côté pile, avec cette tulle transparente qui lui fait deviner son string par en dessous. Mathéo a vraiment très chaud tout à coup !
Les jeunes femmes lui proposent de s’installer à la fameuse table IKEA, lui machinalement jette un coup d’œil en arrière vers la fenêtre de son appart, un geste qui n’échappe pas aux filles. La discussion s’engage gentiment autour d’un petit apéro mais au bout d’un moment il s’étonne de ne voir arriver aucun autre voisin et en fait part à ses hôtes. Les deux femmes se regardent puis se tournent vers lui pour lui expliquer la raison de sa venue. Il s’y attend mais ça ne l’empêche pas de se décomposer quand elles lui disent pour la fenêtre. Mathéo se sait coupable alors il ne conteste pas, il est quand même indigné quand elles lui avouent avoir enquêté sur lui. Charlotte rétorque à raison que les espionner à leurs insu dans leur intimité ce n’est pas correct. Il le sait bien et sait qu’il a fait pire mais il a assez souffert dans sa vie à cause des femmes et préfère donc s’en aller, tout en s’excusant de leur avoir fait du tort.
Le jeune homme se lève et se dirige vers la porte d’entrée mais juste avant d’arriver à celle-ci, il se sent tiré en arrière. Avant de pouvoir comprendre ce qu’il se passe, des lèvres douces et sentant la framboise se posent sur les siennes et réclament l’entrée, il n’oppose aucune résistance et accepte le baiser de Keisha. Il ne sait pas où poser ses mains alors il se met à lui caresser le dos à travers la dentelle. Au bout d’un long moment, il la sent reculer, le jeune étudiant a à peine le temps de reprendre sa respiration qu’il voit Charlotte à côté d’eux depuis un moment qui l’attrape par le col de sa chemise et échange avec lui un baiser un peu plus exigeant que celui de sa compagne. Le jeune homme s’enhardit un peu plus et lui caresse le haut des fesses au-dessus de tulle.
Puis c’est au tour des deux amantes de s’embrasser pendant que lui passe d’un cou à un autre, puis d’une clavicule à une autre. Tout ce beau petit monde se dirige ensuite vers la chambre à coucher, où les vêtements sont retirés les uns après les autres. Le jeune homme désormais en boxer avec un très gros mât peut admirer les deux demoiselles qui ne portent plus que leurs strings et ont les seins à l’air. Elles s’embrassent passionnément, tandis notre héros les observe mais leur amour n’est pas exclusif, les filles le font venir sur leur lit. Pendant qu’elles s’embrassent et se touchent, lui a tout loisir d’aller d’une chatte a une autre. Elles sont bien différentes : celle de Key est totalement glabre tandis que Charly n’a conservé qu’un petit ticket de métro blond. Il a l’impression d’être un surhomme grâce aux conseils des deux femmes, qui se connaissent par cœur, et savent exactement ce qu’aime l’autre femme. Mathéo apprend où lécher, où mettre ses doigts, quand accélérer mais aussi quand ralentir le rythme. Sa récompense c’est de sentir deux monts de Vénus qui se contractent de plaisir sous ses doigts, dans des positions totalement indécentes.
Les deux filles le retournent et le mettent à plat sur l’édredon. Le jeune homme commence à stresser et le souvenir de ce qu’il s’est passé avec Lou lui reviennent. S’il ne se calme pas, il va refaire la même erreur qu’il y a trois ans. Key pressentant ses doutes et son cœur qui s’emballe, lui touche la joue et lui demande de la regarder et de laisser Charlotte faire. Key dépose une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes, au même instant il sent son manche être happé par un fourreau humide, c’est chaud ! La jeune femme sait décidément bien se servir de sa langue et de sa bouche car elle fait monter la sauce et la fait redescendre comme elle veut. C’est elle qui contrôle son plaisir, la façon qu’elle a de s’enfoncer sa bite jusqu’au fond de sa gorge puis de la ressortir pour faire semblant de mordre sa tête de champignon est une sensation indescriptible. La blonde laisse ensuite la place à la rousse, pendant que Charly l’embrasse langoureusement tout en laissant ses ongles courir sur ses tétons désormais durs comme de la pierre. Key le suce différemment, elle le prend de côté et l’appui contre ses parois avant de bien le lécher sur toute la longueur, pour mieux l’enfourner de nouveau à fond la caisse.
Mathéo n’est pas non plus un surhomme et ses boules sont totalement gonflées, il n’en peut plus, il a déjà réussi à bien tenir mais là il faut qu’il éjacule. La jeune femme qui le suce l’a bien senti et le fait comprendre à Charlotte qui redescend l’aider à finir le jeune homme, leur but était de rendre la première de Mathéo mémorable et là c’est le summum du plaisir. Pour le jeune étudiant c’est trop. Voir deux filles le lécher, toute langue sortie, sur toute la longueur de sa hampe et avec des regards de filles affamés est une image tellement aphrodisiaque qu’il se sent à peine partir éblouie par des flashs de plaisirs. C’est un vrai raz de marée de foutre qu’il lâche sur le visage des deux filles et leurs bouches. Il a l’impression de ne jamais pouvoir s’arrêter de bander surtout quand il voit les deux femmes s’embrasser pour se partager sa semence.
Après quelques instants à récupérer et à voir les deux bisexuelles totalement nues se caresser avec notamment un super soixante-neuf, il se rapproche d’elles, la bite quasiment à la verticale contre son ventre. Key lui revêt le préservatif avant de le diriger vers Charlotte qui est couchée sur le lit, les jambes bien écartées et qui attend son dû. Le baiser de Charly est doux, comme une promesse d’avenir tandis que pour la première fois son membre franchit l’antre des plaisirs d’une jeune femme. C’est comme une explosion de plaisir pour le jeune homme, une véritable renaissance. Pour ajouter à l’ambiance, Key a mis en route le système stéréo avec à l’instant un duo Diana Ross et Westlife : When you tell me that you love me, pendant que le jeune homme s’enfonce toujours plus loin en Charly, Key poussant sur ses fesses, pour qu’il aille toujours plus loin, tout en déposant des bisous sur son postérieur.
La nuit a été mémorable, un souvenir qu’il gardera jusqu’à sa mort assurément, avec des moments particulièrement marquants, lorsque le jeune étudiant prend avec force de face Key sur sa coiffeuse, alors que Charlotte se rentre un god impressionnant et avec en toile de fond Born to be alive de Patrick Hernandez. Mais aussi quand est passé le tube Les démons de minuit du groupe Images, alors qu’il va et vient dans les anus des deux femmes pendant qu’elles se fistent simultanément la chatte. La vue de ces deux beaux culs devant lui est une image qui ne s’oublie pas. Il a juté encore, mais, cette fois-ci sur leurs poitrines qu’elles tendent vers lui, comme une offrande.
Cette première fois le rend insatiable. Après s’être endormi au milieu du corps chaud des deux filles, Mathéo se réveille au milieu de la nuit avec une envie toujours intacte, leurs trous ouverts devant lui est trop tentant et il sait qu’elles ne lui en tiendront pas rigueur. Le jeune homme commence à doigter les deux chattes en même temps les faisant ronronner pendant qu’elles dorment, puis ils les lapent, l’une après l’autre et pousse plus loin son avantage jusqu’à commencer à mettre le majeur de chacune de ses mains dans le trou le plus haut. C’est à cet instant qu’elles se réveillent, voyant qu’il n’y a aucun danger, elles commencent alors à s’embrasser tout en continuant à se laisser doigter avec désormais deux doigts dans la chatte et deux autres dans le trou du cul. Après les avoir bien dilatés et s’être de nouveau fait sucer par les deux filles, il les prend encore pendant que Key est à califourchon au-dessus de Charlotte, en train de l’embrasser et de lui pétrir ses gros seins. Il a finalement lâché une nouvelle grosse cargaison blanche sur le cul rebondi de Charlotte, le tout a été récupéré par Key qui a partagé la marchandise avec sa compagne.
Le lendemain n’a pas été en reste non plus : petit-déjeuner puis douche et même au revoir cinq étoiles, avec une double pipe devant la porte d’entrée. Il est sur un nuage quand elles lui proposent de devenir « une sorte de godemiché sur pattes » : il aura notamment la possibilité d’apprendre tout ce qu’il faut savoir pour satisfaire une femme. Il n’a pas vraiment hésité à répondre par l’affirmative.
Mathéo va vite découvrir leur niveau de perversité et va aimer prendre des risques. Le kiff de Keisha ce sont les lieux inusités, les endroits où personne ne penserait à s’envoyer en l’air et pourtant eux l’ont fait. Parfois elle lui propose une sortie à deux dans Paris, le jeune homme sait très bien qu’elle va encore trouver un endroit incroyable, comme cette fois où, après avoir faussé compagnie à leurs groupes de visite, ils ont baisé contre un mur de squelettes dans les catacombes de Paris, quelque part sous le 14ème arrondissement de Paris. Le square Viviani a été aussi le témoin de leurs idées farfelues, Mathéo a notamment pris la jeune rousse une nuit, à 3h00 du matin, en levrette, appuyé au plus vieil arbre de Paris, ils ont dû se barrer en vitesse, avant l’arrivée de la Police, alertée par les cris de plaisir de la jeune femme.
Il a aussi passé d’excellents moments avec Charlotte, comme ce début de soirée, alors qu’il révise dans son appartement. Le jeune homme reçoit des photos en lingerie sexy de la part de la jeune blonde, puis des photos d’elle avec divers objets dans la chatte et le cul allant du simple canard vibrant au rosebud (à la vue du médaillon argenté dans son sillon, le jeune homme a failli tout lâcher sur ses fiches de cour) mais aussi un très long poireau puis enfin ce sms :
« J’en peux plus, vient me rejoindre tout de suite mon bel étalon, je te veux en moi tout de suitteeeeee !!! »
Ni une, ni deux le jeune homme s’apprête à descendre en quatrième vitesse son immeuble puis une idée complètement folle lui traverse l’esprit. Il ouvre alors sa fenêtre, se tient aux pignons du toit, marche sur la dalle de brique et vient toquer à la fenêtre du salon des deux femmes. Au bout de quelques secondes, c’est une Charlotte à moitié à poil et totalement surprise qui lui ouvre mais tellement ravie de la livraison express de son chibre préféré. Tout en s’assurant qu’il ne courre aucun risque, elle baisse légèrement son pantalon et son boxer pour prendre en bouche une queue déjà bien dure et appétissante comme elle aime. Pour Mathéo, c’est fou mais complètement fou, car il est en train de se faire sucer par une belle blonde sur le rebord d’une fenêtre du septième étage, avec en arrière fond les lumières scintillantes de la ville. Bon le but n’est pas non plus qu’il s’écrase comme une merde sept étages plus bas dans le local poubelle et puis il imagine bien ce qu’aurait pu dire le fameux brigadier Jean-Luc à ses parents :
— Bonjour madame, monsieur, je suis désolé mais on a retrouvé votre fils à l’intérieur du local poubelle. Apparemment votre fils a fait une chute de sept étages, il semblerait qu’il se soit pris les pieds dans son pantalon car ce dernier était sur les chevilles et son paquet à l’air.
Non sérieusement, Charlotte l’a fait finalement entrer dans l’appartement mais ils n’ont pas pu attendre d’aller dans la chambre, l’envie était trop forte alors ils ont baisé comme des sauvages sur le fameux Torsby de chez Ikéa, où Mathéo avait vu les deux jeunes femmes faire l’amour. Mais cette fois ci c’est lui qui est presque debout sur la table et qui fait aller et venir sa pine dans l’anus de Charlotte, d’où il a pris un malin plaisir à retirer le rosebud. Ce fut une baise phénoménale et il n’eut aucune envie de ressortir quand le feu sorti de son méat. Il s’est donc lâché dans le sillon fessier de la blonde, qui est carrément en sandwich entre la table et Mathéo.
***
Cette rencontre a changé sa vie et lui a même permis de régler quelques comptes lors de son retour pour les vacances à Clermont-Ferrand, où il a tout d’abord croisé en boîte Lou et Lola. Le jeune homme a bien changé depuis les années lycées, grâce aux deux femmes qui « partagent sa vie ». Il a désormais l’assurance de celui qui connait ses capacités et surtout qui sait comment les exploiter. Il n’a donc aucun mal à convaincre Lola d’aller baiser dans les chiottes, où il a pris un malin plaisir à la faire crier sans retenue puis c’est son ex qu’il a retournée dans tous les sens chez elle avec une vidéo en prime. Il a quand même déposé les croissants le matin, avant de se barrer comme un connard, sans même laisser un mot. Et puis parce que les MILF ça a toujours été un kiff, avant de repartir à Paris il a sauté les mamans des membres du club des cinq et même son ancienne psy sur le divan de son cabinet.
La nuit fut très agitée avec Key et Charly après son retour à Paris. Elles ont beaucoup aimé la vidéo avec Lou ainsi que les anecdotes de ses pérégrinations en Auvergne, tellement que déjà elles se jettent comme des affamées sur sa queue. Alors, en voyant sa queue toute luisante de salive entre les mains de ces bombes sexuelles vêtues uniquement d’un porte-jarretelle et de bas, il se dit :
« La vie ce n’est pas un film porno mais c’est juste un putain de film érotique avec une pénétration en travelling ! »
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Commentaires ()
La discussion est plaisante et presque rien n’indique que les deux femmes sont à-demi nues mais le naturel revient vite au galop. Martin prend beaucoup de plaisir à leurs doubles pipes, les langues des deux femmes sont si habiles mais l’homme en a vu d’autres et se montre donc d’une résistance qui ne peut que plaire aux deux jeunes femmes. De plus sa dextérité avec sa langue est exceptionnelle, il est encore meilleur que Cal qui est pourtant un merveilleux amant. Les deux femmes qui n’ont rien contre s’échanger des baisers pendant leurs cunnilingus prennent leur pied et crient quasiment à l’unisson leur plaisir. Martin embroche ensuite Hermosa sur la table à manger pendant que Dana par-dessous lèche tous ce qu’elle peut (bite, lèvres intimes…) et recueille en grosse quantité la mouille de la belle Espagnole. C’est ensuite à la Québécoise de monter en cow-girl sur le vit de cet homme si vaillant qui lui fait atteindre deux fois les étoiles avant de visiter leur fondement le plus intimes et le plus secret sur le canapé du salon. Les deux culs sont bien élastiques, c’est bien la preuve que la soirée d’hier a été très productive et que beaucoup de mâles ont pris un pied d’enfer avec ces deux femmes. La nuit est très agitée et avec beaucoup de plaisir pour Martin, il faudra qu’il envoi une bonne bouteille à Cal quand il sera de retour de son voyage de noce.
Publication aujourd’hui
C’est un récit qui se passera entre Colmar en Alsace et Gyor en Hongrie, le thème principal sera un peu comme pour Daria, le deuil de l’être aimé, la solitude mais aussi et surtout la différence d’âge en amour.
C’est la encore une belle histoire et j’espère que vous lui offrirez un bel accueil demain.
J-1
Ce chapitre est plus léger que les précédents mais tout aussi intéressant. Je suis impatient de voir ce que tu nous réserve ensuite.
Pour la suite je vais faire une communication pour Nora, After the rain juste en dessous
Ce qui est remarquable dans cette seconde saison, c'est qu'elle est l'occasion de délivrer des messages forts. Ici c'est un formidable hymne à la tolérance.
Ce texte est un vrai bonheur!
Mathéo a trouvé deux jeunes femmes magnifiques pour l’aider a s’intégrer dans ce monde et lui donner les clefs des joies du sexe. Tant que les lecteurs sont ravies c’est tout ce qui compte à mes yeux