Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Little Doll — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Little Doll
Chapitre 1
8h20
Cette semaine au travail j'ai surpris une conversation de plus curieuse et intéressante. Une femme racontait à son amie qu'elle s'était rendue dans une espèce d'agence sexuelle qui permet aux femmes et hommes qui le souhaitent de pouvoir être loués pendant le temps souhaité. De ce que j'ai compris cette collègue de boulot s'est faite louer pour un week-end auprès d'un homme bien plus jeune qu'elle, qu'il l'a utilisé sans s'arrêtait avec deux de ses amis. Elle avait l'air plutôt ravie. Cependant aucune mention du lieu, du nom ni même d'argent, je soupçonne donc en premier lieu d'un mensonge inventé de toutes pièces pour s'inventer une vie.
Arrivée dans la salle de pause je me dirige vers la machine à café et prends un chocolat gourmand, l'hiver est arrivé en retard dans ma région mais toujours aussi violent. Le mistral se faufile sous toutes nos couches de vêtements pour nous frigorifier la peau.
— Salut copine ça va ?
Ma collègue préférée arrive chaque jour avec sa bonne humeur habituelle et ses tenues dignes de « Le Diable s'habille en Prada », me rappelant à quel point je parais défraîchi à côté d'elle, ce qui a tendance à me contrarier.
— Yo.
— Tu sais ce que j'ai entendu hier aprèm ? Dit-elle en mimant un espion.
— Mmh ?
— Le groupe SNCF va venir faire un tour dans nos locaux afin de s'assurer que « nous prenions soin de leurs employés ». Mime-t-elle avec une grimace.
— Tss...
Leurs visites me rendent dingue, ils se pavanent comme si nous leur appartenions et que nos vies dépendent d'eux. Leurs regards et expressions médisants m'insupportent. S'assurer qu'on prend soin de leurs employés ? La blague... Et nous, qui s'assure de notre confort au travail ?
— Tout va bien se passer, il suffit de jeter un regard méprisant à ces personnes, comme la dernière fois. Ensuite, ils iront se plaindre encore une fois au chef que la plus jeune de nos collègues manque de respect à ses supérieurs, en raison de ton appartenance à la génération Z. Ensuite, le chef te convoquera, vous vous disputerez, tu gagneras et tu seras de bonne humeur pendant une heure.
Je pouffe.
Pour ma défense, ils ont mérité mon regard méprisant voire même insultant. Nous montons aux bureaux en commérant sur nos collègues quand j'aperçois la femme auquel je pensais ce matin en train de chuchoter. De quoi parlent-elles à nouveau ? Ce serait fou que ce genre « d'agence » existe. Je ne peux pas me permettre d'en parler ouvertement avec elle, on ne se connaît pas, elle pourrait ensuite me faire passer pour une perverse à la recherche de ce genre de chose...
Pour ma défense, ils ont mérité mon regard méprisant voire même insultant. Nous montons aux bureaux en commérant sur nos collègues quand j'aperçois la femme auquel je pensais ce matin en train de chuchoter. De quoi parlent-elles à nouveau ? Ce serait fou que ce genre « d'agence » existe. Je ne peux pas me permettre d'en parler ouvertement avec elle, on ne se connaît pas, elle pourrait ensuite me faire passer pour une perverse à la recherche de ce genre de chose...
Suis-je à la recherche de ce genre de chose d'ailleurs ? Il est certain que ma vie ne soit pas passionnante, métro, boulot épuisant, dodo sans personne.
Je salue mes collègues tous aussi hypocrites les uns que les autres et m'affaire au travail.
12h06
Installée en salle de pause je dévore mon reste de riz et dinde au curry de la veille. Ma collègue, moulin à parole, ne cesse de parler. Je tourne la tête à droite et voit ces deux femmes s'avançaient vers les micro-ondes, une nouvelle chance pour moi de récolter des informations sur cette histoire. Je chope ma gourde et me dirige à l'évier.
— Pourquoi tu ne veux pas y aller ?
— Parce que je ne suis pas déséquilibrée, te louer à des inconnus, pour même pas un centime en plus, à quoi ça sert ?
— A prendre son pied ! Je te donne au moins le numéro OK ?
Donc elle est louée mais ne gagne pas d'argent ? Le terme « louer » est mal employé. Quoi qu'il en soit, l'histoire à l'air réel si elle à un numéro de téléphone à donner.
Sa collègue soupire mais donne son portable. En un instant je sors mon téléphone, appui sur vidéo, le colle à mon oreille en prétextant un appel et passe à côté d'elles en espérant capturer les numéros. Je dois être folle pour faire ça, je passerai pour une double folle si ça vient à se savoir.
17h32
Je m'affale sur mon lit telle une baleine échouée sur la rive.
Une pile de linge en boule m'observe depuis ma chaise, me suppliant de les plier et de les ranger. Je pousse un long soupire et m'active à ranger le linge tout en réfléchissant à ce que je vais faire maintenant. J'ai visualisé la vidéo quand je suis partie aux toilettes après mon repas, j'ai bien capturé le numéro, 10 chiffres bien clair et précis. Alors c'était amusant de jouer à James Bond mais qu'est-ce que ça m'apporte de l'avoir ? Est-ce que ma vie est si ennuyeuse que ça pour m'aventurer dans ce genre d'affaires. Pourtant elle avait l'air bien et enjouée à l'idée de faire entrer son amie dans cet univers, comme s'il n'y avait aucun danger à se faire louer à des inconnus.
Une pile de linge en boule m'observe depuis ma chaise, me suppliant de les plier et de les ranger. Je pousse un long soupire et m'active à ranger le linge tout en réfléchissant à ce que je vais faire maintenant. J'ai visualisé la vidéo quand je suis partie aux toilettes après mon repas, j'ai bien capturé le numéro, 10 chiffres bien clair et précis. Alors c'était amusant de jouer à James Bond mais qu'est-ce que ça m'apporte de l'avoir ? Est-ce que ma vie est si ennuyeuse que ça pour m'aventurer dans ce genre d'affaires. Pourtant elle avait l'air bien et enjouée à l'idée de faire entrer son amie dans cet univers, comme s'il n'y avait aucun danger à se faire louer à des inconnus.
Mais ma curiosité va me dévorer si je n'appelle pas.
Je veux juste savoir si c'est une blague ou une histoire vraie, simplement pour avoir un potin à raconter à Marie, en aucun cas je tenterai cette expérience tout aussi irresponsable que dangereuse. C'est un ordre à moi même.
Je veux juste savoir si c'est une blague ou une histoire vraie, simplement pour avoir un potin à raconter à Marie, en aucun cas je tenterai cette expérience tout aussi irresponsable que dangereuse. C'est un ordre à moi même.
Je clique sur le bouton « appel », les sonneries de mise en relation accroissent mon excitation, et si quelqu...
— Bonsoir ?
Je reste sous l'effet de surprise, aucun son de sort de ma bouche.
— Il est régulier que les personnes qui joignent ce numéro restent muettes un instant, ne sachant pas quoi faire ni quoi dire, se posant une dernière fois la question « ai-je le courage de le faire ? ». Mais si vous appelez c'est que l'envie vous dévore.
— Je l'ai volé. Dis-je brusquement.
— Pardon ?
— Le numéro, je l'ai volé pendant que j'espionnais une conversation.
Il pouffe.
— Intéressant. Connaissez-vous le but de cet appel jeune femme ?
Jeune femme ? Comment le sait-il ?
— J'ai surpris une conversation concernant une pseudo-agence qui permet de se faire louer.
— Louer n'est pas le terme exact. Il n'est pas question d'argent mais de corps et de sexe.
Je ne réponds rien, sa voix est ferme, il est extrêmement confiant pour quelqu'un qui tient une agence illégale.
— Vous n'avez pas peur que je donne ce numéro à la police pour dénoncer un trafic de prostitution ?
Il rit franc.
— Non trésor, je ne te crains ni toi ni la police.
Enfoiré. Un court silence s'installe, j'ai envie de raccrocher mais je ne peux pas rester sur ci peu.
— Retrouve-moi du côté de l'ancienne banque, proche du musée de carton demain soir à 20h.
Sur ces dires, il raccroche, ne me donnant pas le temps de répondre. Pourquoi m'invite-t-il alors que je viens de le menacer ? Quoi qu'il en soit je me suis ordonné de ne pas me fourrer dans d'histoires bizarres et dangereuses !
Le lendemain : 20h
Cachée dans une ruelle proche du musée de carton je me maudis en me tortillant de froid. J'ai toujours eu un problème avec l'autorité, encore pire quand il s'agit de mon moi « responsable ». Donc tu es incapable de sociabiliser avec des gens normaux et de la vie de tous les jours, par contre tu es capable de sortir en pleine nuit, rencontrer je ne sais qui, propriétaire d'une pseudo-agence illégale ? Trop forte. Un tonnerre d'applaudissements pour ma bêtise s'il vous plaît.
Cependant, je ne vois rien ni personne d'anormale proche du lieu. Était-ce une farce ? Est-ce une embuscade ? La seule chose bizarre c'est moi cachée derrière une poubelle dans une ruelle. Absolument pas louche.
20h07
Je sursaute quand mon téléphone se met à sonner et je grince des dents quand je m'aperçois que c'est le numéro d'hier.
— Tu vas finir par sentir le déchet si tu restes derrière cette poubelle.
Argh. Comment il sait ? Je scrute autour de moi sans lui répondre. D'où me voit-il ?
— Parfois on cherche alors que la réponse est juste sous notre nez...
La seule chose qui me vient en tête est de regarder à mes pieds, comme si une plaque d'égout pouvait cacher autres chose, tordue quand même non ?
Je l'entends éclater de rire, mais bien plus qu'au téléphone, je tourne la tête à gauche et aperçois un homme avec un grand sourire au coin d'une porte. Le fait que l'appel soit raccroché à ce moment-là me confirme que c'est bien lui.
Je l'entends éclater de rire, mais bien plus qu'au téléphone, je tourne la tête à gauche et aperçois un homme avec un grand sourire au coin d'une porte. Le fait que l'appel soit raccroché à ce moment-là me confirme que c'est bien lui.
Je me déplace lentement, analysant de part est d'autre de la ruelle pour m'assurer que personne ne me bondisse dessus.
Arrivé à sa hauteur il me salue :
Arrivé à sa hauteur il me salue :
— Bien le bonsoir.
Je ne réponds rien, que puis-je lui dire d'intéressant ? Mais mon arme personnelle a toujours été le sarcasme donc :
— Bon et bien maintenant je me doute que l'histoire entendue est bien réelle, je vais donc rentrer chez moi et ne rien faire d'irresponsable. Bonne soirée.
Je tourne les talons et oblige mes pieds à faire leur job, c'est-à-dire marcher, marcher loin de lui et de cette porte qui m'attire comme un aimant car que se cache-t-il derrière la porte ?
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Commentaires ()
A chaque fois, je me dis qu’il faudrait que je me remotive à user à nouveau de ma plume. Dans ce cas, peut-être qu’un jour j’oserai te proposer l’écriture d’un texte à quatre mains !
sans oublier la description des tenues et sous vêtements des femelles, que je suis absolument et que j'assume
vivement la suite, merci d'avance .....
Vivement la suite.