Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice — Chapitre 6 · Désobéissance, sanction, exacerbation
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice
Chapitre 6 · Désobéissance, sanction, exacerbation
Ces petits riens que je sais de la vie d'Alice
Chapitre 6
Désobéissance, sanction, exacerbation
C'est donc le lendemain que nous nous sommes retrouvés dans une petite auberge pour y déjeuner. Elle y était venue avec sa voiture personnelle ce qui naïvement m'a fait lui demander quel problème elle avait rencontré la veille puisqu'elle avait dû utiliser un véhicule de prêt, en l'occurrence cette Panda noire. Ma question la fit rire et, même si je suis sous le charme lorsqu'elle s'esclaffe, ceci m'a conduit à lui demander ce qui était drôle à ce point. Avant de pénétrer dans l'auberge elle me confia que sa voiture n'avait pas eu de souci et que la Panda lui avait été confié par Adrian le roumain, à la demande de Monsieur Charles.
La salle étant pleine nous avons du attendre la fin du repas pour converser en nous installant à une table au fond du jardin sous le feuillage d'un arbre. C'est là qu'Alice a poursuivi son récit en prenant notre café. Je m'en souviens comme si c'était hier. Toujours délicieuse elle portait blazer ivoire fermé mais échancré sur un chemisier blanc en dentelle, une jupe fendue qui découvrait ses genoux.
Depuis la veille une d'innombrables questions m'avaient traversé l'esprit. Curieux d'en savoir plus, je me suis avancé en lui disant qu'elle avait sans doute très rapidement reçu un appel de ce Charles ou son épouse. Contre toute attente non, ce n'était pas le cas.
— Tout comme toi je m'attendais à un contact rapide. Mais figures-toi que curieusement la fin de la semaine s'est écoulée sans que j'ai la moindre nouvelle, aucun message, aucun appel, ni personne pour me retrouver sur le parking, rien.
Je craignais qu'ils m'appellent sur mon portable durant le weekend, ce qui aurait pu être gênant, aussi par prudence je l'avais coupé. Le soir ; seule dans mon lit puisque nous Marc et moi faisons chambre à part puisqu'il ronfle comme un camion ; je l'ai rallumé. Mais aucun message ou appel n'apparaissait. La semaine suivante a démarré de la même manière, silence radio. Je m'inquiétais.
— Mais pourquoi donc cette inquiétude ? Tu aurais dû être contente puisque initialement tu ne voulais pas entendre parler de leurs propositions disons le pour le moins…indécentes.
— Oui… bon… ce n'et pas faux mais d'un autre côté j'avais cédé et ils en semblaient ravis....
— Mais toi finalement n'étais-tu pas ravie… D'ailleurs, permets moi cette petite question, tu leur avais cédé de guerre lasse ou par…une envie naissante ou la renaissance de tes envies?
— Oui bon là n'est pas le sujet. Toujours est-il que cette incertitude me rendait nerveuse, limite désagréable. Cette attente m'horripilait. Marc et les enfants me trouvaient irritable.
Alors le mercredi soir après la sortie des bureaux j'ai cédé à une pulsion et j'ai appelé Monsieur Charles sur son portable.
Après un bonjour très aimable il m'a demandé ce qui lui valait cet appel. Figures-toi que j'étais comme une andouille, je ne savais que dire, je ne m'étais préparée à rien, je bredouillais. L'échange a pris cette tournure
— Quelque chose ne va pas ? Je vous sens toute chose…
— Si, si je vais bien mais… Eh bien en fait … je m'étonne un peu de votre silence, je pensais…
— Vous pensiez à quoi ? A nous ? Nous vous manquions déjà Alice ? C'est très gentil ça… (Rire).
— Euh oui un peu… Enfin non … vous m'aviez dit que vous me communiqueriez des instructions alors je pensais…
— Alors donc c'est ça, vous seriez impatiente ? De quoi ?
— Non pas vraiment… enfin…oui… mais un peu inquiète…
— Mais Alice, il me semble me souvenir que nous vous avions demandé de nous communiquer les dates qui ne vous permettrez pas d'être libre ou les périodes durant lesquelles Dame nature vous rendrait indisponible ?
— Ah oui c'est exact maintenant que vous le dites, j'avais oublié…
— Votre appel tombe bien, j'avais l'intention de vous demander de vous libérer une journée la semaine prochaine, le mardi…
— Ah non ! En cette période c'est impossible que je m'absente une journée entière, à la rigueur peut-être un après-midi mais pas davantage.
— Non, débrouillez-vous comme vous voulez, après tout votre position hiérarchique vous offre bien quelques latitudes. Nous avons pris des rendez-vous qui ne pouvaient être concentrés dans un seul après-midi. Au pire je pourrais encore les repousser au mercredi. Ca vous laisse le temps de vous retourner. Vous m'enverrez un message de confirmation s'il vous plait.
La conversation terminée je me suis mise à regarder ce que je pouvais faire pour me libérer. Le mercredi convenait encore moins, j'ai dû reculer des entretiens pour finalement me rendre disponible le mardi.
- Qu'avaient-ils programmé comme rendez-vous ?
— Tu vas voir, mais avant il s'est produit autre chose. Dès le jeudi en toute fin de matinée Monsieur Charles m'a appelé. Je pensais qu'il s'inquiétait de savoir si j'avais pu me libérer le mardi ou mercredi. Il ne s'agissait pas de ça, même si à cette occasion j'ai pu l'informer que je serais disponible le mardi ce dont il a pris note.
En vérité il m'appelait juste pour me demander si je portais un collant. Me souvenant de son interdiction, je lui menti en répondant que non, précisant que j'avais retenu ce qu'il m'avait demandé. Il m'a alors demandé de me rendre aux toilettes et d'y quitter ma culotte avant d'aller déjeuner, me demandant si j'avais bien compris la consigne avant de raccrocher.
—Et tu lui as obéit ?
— Non tu rigoles ? D'abord je portais un collant, et puis je trouvais ridicule d'aller quitter mon slip pour aller déjeuner.
A 12 heures je suis sortie. Mais là, grosse surprise, à mon arrivée à ma voiture ce trouvait à proximité un homme à la silhouette massive, vêtu d'un blouson de cuir gris, affublé d'un ridicule petit chapeau gitan. J'ai reconnu de suite Adrian, le fameux Roumain que Richard avait amené à la fameuse chasse aux biches. Assurément il m'attendait. Resté à quelques mètres comme si de rien n'était, sans me regarder, il m'a demandé très discrètement de le suivre à distance. Intriguée, j'ai jeté un coup d'œil furtif autour de moi et lui ai emboité le pas jusque dans une rue adjacente sans inquiétude particulière. Il a ouvert la porte côté chauffeur d'une Fiat Panda noire, il s'y est installé et m'a fait signe de monter.
Je me suis engouffrée dans l'auto et me suis assise à ses côtés. Sans aucun préambule en regardant mes jambes il a voulu savoir si c'était des bas ou bien des collants que je portais. La question était un peu gênante vu les consignes que j'avais reçu de Monsieur Charles et que j'avais accepté.
— Des collants…
— Monsieur le comte ne te l'avait-il donc pas interdit ?
— Si… Oui je sais qu'il ne veut pas de collant mais…
— Tu portes une culotte ?
— Non j'ai obéit, je ne porte pas de culotte
— Alors fait voir !
- ??? Pas ici tout de même.
— Si montre moi ça, je l'ai déjà vu ta moule alors grouille.
— Mais on est dans la rue…
— Il n'y a personne, fais pas ta vierge effarouchée ça me gonfle.
Comme je tardais à m'exécuter et pour cause, il a empoigné ma jupe pour découvrir mes cuisses et constater que sous le collant je portais bien une culotte…
— Donc tu n'appliques pas les consignes, tu joues ta rebelle, Monsieur et Madame Le Comte vont être déçus.
— Tu n'as qu'à rien lui dire, tu n'es pas obligé de le faire.
— D'abord toi la morue je t'interdis de me tutoyer, tu piges ? Et ne compte pas que je dissimule quoique ce soit à monsieur le Comte, je lui dois tout.
Dans la foulée il a sorti son téléphone portable et passé un appel.
— Bonjour Monsieur le Comte…. Oui elle est bien à côté de moi dans la Panda. Oui j'ai contrôlé et vous allez être déçu, cette garce n'a pas tenu compte de vos instructions…. D'accord, pas de souci je vais m'en charger avec plaisir, on y va. Et il raccrocha.
— Bon toi la salope, écoute-moi bien et ouvre tes yeux. Les papiers de cette caisse se trouvent derrière le pare soleil. Je te confie un double des clés. Le plein est fait. Lorsque tu en recevras l'ordre d'aller à tel ou tel endroit tu te déplaceras avec. Tu la stationneras où tu veux, Monsieur le Comte a décidé ça pour préserver ta vie privée, il est trop généreux. Ok ?
Il mit en marche le moteur et me dit :
— Allez ma poule je t'emmène chez moi, mais tu seras à ton boulot à 14 heures ne t'inquiètes pas.
— Mais ce n'est pas possible je devais rentrer chez moi ce midi. Et puis ça vous apporte quoi d'être grossier avec moi, j'ai horreur de ça, vous vous croyez intelligent ?
—Tu peux oublier, tu n'avais qu'à te conformer aux exigences de Monsieur le Comte. Et puis je te parle comme je veux, ton mec et ton mari ne ton pas dressée ca se voit, je t'emmène chez moi.
— Pour quoi faire ?
— Tu vas vite le savoir.
Il nous a fallu un petit quart d'heure, sans aucun mot échangé, pour traverser la ville et rejoindre une agglomération périphérique défavorisée. Il s'est arrêté devant un petit bâtiment qui jouxtait un stade. Il possédait un seul étage et deux entrées donnaient sur la rue. Il était encore plus ou moins couleur lie de vin en rez de chaussée et blanchâtre à l'étage, le tout passablement décrépit. Des gamins jouaient sur la pelouse mal entretenue. Nous sommes descendus et je l'ai suivi. J'évitais de lever la tête, je craignais que l'on nous regarde. Nous sommes rentrés dans un hall pour pénétrer dans un appartement.
A peine entrée dans le logement une odeur indéfinissable, de tabac froid, de cuisson, de renfermé, m'a envahi les narines, c'était fort désagréable. En un rapide tour d'horizon j'ai pu me faire une idée peu flatteuse des lieux et de l'occupant.
Les murs sombres n'avaient pas vu connu le passage d'un peintre depuis longtemps. L'éclairage était de mauvaise qualité, les volets fermés accentuaient une sensation glauque. A la droite de l'entrée un escalier menait à l'étage. La cuisine se trouvait séparée du salon séjours par une verrière rendue opaque par les vapeurs de cuissons. Le plan de travail, l'évier étaient encombrés de vaisselle sale. Dans le séjour un vieux fauteuil et un canapé en cuir se trouvaient devant un gros téléviseur. Sur une table basse trainaient des bouteilles de bières vides de paquets de chips entamés, un cendrier plein de mégots. Sur la table à manger étaient empilés un bazar invraisemblable. Ce n'est pas la fée du logis me suis-je dit alors.
— Tu bois une bière ?
— Euh non merci, sans façon, j'ai besoin d'aller faire pipi, où sont les toilettes ?
— En haut de l'escalier à gauche.
Lui s'était assis dans son canapé pour boire aussitôt une bière. Je suis montée à l'étage et je devinais son regard vicelard qui m'accompagnait. Je suis rentrée dans les WC. Sur les murs étaient collées avec de l'adhésif plein de posters de pin up, je trouvais ça complètement invraisemblable. Comment Richard avait-il pu être copain avec lui, c'était incongru, ça ne correspondait en rien à ce qu'il appréciait.
— Effectivement pour ce que j'ai connu de lui c'est étrange, mais leur point commun c'était la fête, les femmes, le libertinage, ne cherche pas plus loin.
La cuvette des WC et son abattant étaient plus que douteux, j'ai donc disposé de petits bouts de papiers hygiéniques avant de m'asseoir et faire mon pipi.
Du haut de l'escalier j'ai demandé où était la salle de bain car je voulais me laver les mains. C'était la porte d'après, le spectacle était tout aussi désolant, crasseux, du linge sale trainait au sol, les serviettes humides dégageaient une odeur écœurante.
Je suis redescendue, il était face à moi, toujours assis, une clope à la bouche.
— Fous-toi à poil. Pose tes frusques sur le fauteuil dit-il sur un ton qui ne souffrait pas la contradiction.
Sa façon de m'ordonner, de me regarder, alors qu'il me répugnait m'a fait frissonner… Toujours cette même ambivalence, celle que je connais si bien et dont je devine les turpitudes vers lesquelles elle peut m'entrainer.
— Paul tu n'imagines pas à quel point mon corps vibrait d'envie alors même que le lieu et le personnage m'écœuraient.
Alors je me suis exécutée, lentement, en le regardant, je me suis appliquée dans mon effeuillage, décomposant tous mes gestes avec la volonté de l'exciter. D'ailleurs il avait passé sa main dans son pantalon et je la voyais s'agiter sous le tissu.
Je m'attendais à ce qu'il se lève, qu'il me dise d'avancer mais non, ce n'est pas ça qu'il avait en tête.
— Remonte là haut et va refaire mon plumard, c'est la porte en face de la salle de bain, traine pas.
Totalement nue j'ai donc repris l'escalier dont les marches étaient sales, le contact collant du linoléum sous mes pieds était répugnant, je me disais que j'allais prendre un bain chaud en rentrant chez moi.
J'ai entendu qu'il avait mis en marche son téléviseur, le son était fort, riant intérieurement je me suis dit que ce n'était pas possible il devait être sourd.
Je suis entrée dans sa chambre, pas très grande. L'odeur là aussi était infecte. Je ne trouvais pas l'interrupteur pour allumer la lumière. J'ai donc ouvert la porte fenêtre qui donnait sur le balcon et j'ai entrebâillé légèrement les volets pour aérer. De ce fait j'y voyais un peu mieux. Mes yeux se sont habitués à la pénombre. La moquette avait dû être beige ou marron clair, elle était élimée, râpée par endroit.
J'ai vu le lit à barreaux métalliques. Il était défait. Ayant trouvé l'interrupteur j'ai allumé une suspension au plafond. Elle devait être équipée de l'une de ces lampes qui mettent un temps infini pour éclairer. J'ai pu constater que le drap du dessous de couleur noire était taché en de multiples endroits. Une couette sans housse était repoussée au pied du lit et il y avait des cordelettes fixées aux barreaux en tête et en pied de lit.
C'est en me déplaçant pour me rendre de l'autre côté du lit que ma plante de pied s'est posée sur une chose froide et molle. Instantanément ce contact désagréable a eu pour effet de me faire pousser un petit cri et me repousser vivement sur le côté. Je me suis accroupie et j'ai vu qu'il s'agissait d'un préservatif. En me relevant j'ai vu qu'il y en avait d'autres, j'étais stupéfaite en en dénombrant une dizaine. Quel dégueulasse, ce n'est pas possible me suis-je dit.
J'ai tout de même refait son lit mais alors que je m'apprêtais à redescendre il m'a crié qu'il devait y avoir des capotes qui trainaient et qu'il fallait que je les descende pour les mettre à la poubelle.
Le son du téléviseur était toujours aussi fort et maintenant à la bande son j'ai deviné qu'il avait mis une cassette porno dans son magnétoscope.
Je trouvais ma tâche répugnante, je n'avais pas de sac pour emmener ces préservatifs. Certains étaient noués, d'autres non, ils étaient gluants mais il m'a bien fallu m'en saisir. Ca me dégoutait et je le faisais du bout des doigts, j'ai dû les réunir et les tenir dans une main. Tout en faisant ce travail mon esprit imaginait ce qui possiblement avait eu lieu dans cette chambre. Combien étaient-ils pour prendre cette femme, quel âge avait-elle, était-elle attachée aux barreaux par jeu ou cela lui avait-il été imposé? Ou bien le roumain était-il seul et c'était uniquement lui qui avait utilisé toute ses capotes ? Combien de temps cela avait pu durer ? Quel avait été le plaisir de cette femme ? Je n'avais aucune réponse mais d'imaginer tout ça eut pour résultat de faire monter mon excitation, mes seins devenaient sensibles, mon sexe s'échauffait, s'humidifiait.
C'est donc en cet état que j'ai repris l'escalier pour descendre en tenant les préservatifs d'une main, ma bichette devenue passablement frémissante…
Il m'a montré la poubelle pour me débarrasser de ça et alors que je me passais les mains sous un filet d'eau il m'a fais signe d'approcher. Il s'est positionné face à moi. Le magnétoscope diffusait toujours derrière moi ce film porno, la bande son n'était pas sans m'exciter. Je cherchais vainement à fixer son regard.
Sans un mot il m'a poussé les pieds en usant de la pointe de d'une chaussure de telle manière à me contraindre à écarter les jambes. Il avait son visage très près de moi, son haleine était fétide, il dégageait une écœurante odeur de saucisson à l'ail me réduisant à respirer au minimum. Heureusement, rapidement, il m'a fait mettre à genoux. Il m'a empoigné les cheveux en me faisant mal pour me contraindre à poser la tête au sol. Il m'a demandé d'écarter très largement mes genoux puis avec les mains d'ouvrir mes fesses. Sans difficulté il a doigté ma vulve trempée en me traitant de pute.
- Il t'a donc prise en levrette ?
— Pas du tout et j'aurais préféré crois moi.
Il a pris une cordelette pour me lier les poignets au dessus du dos pour ensuite s'accroupir à cheval sur moi, son visage tourné vers mes fesses. Il enserrait fermement mon buste entre ses cuisses, son fessier posé à hauteur de mes épaules.
Au début il triturait mes fesses, les écartait, les malaxait et en dépit de ma position inconfortable je trouvais que c'était très agréable. D'ailleurs je participais en tentant de remuer le cul d'un côté et de l'autre.
Mais c'est au moment où rien ne pouvais le laisser présager qu'il a commencé à me flanquer de bonnes gifles sur le cul. Je lui ai dit que j'aimais bien mais que c'était trop fort. Mais, crescendo, elles se sont muées en baffes d'une violence inouïe. Jamais de la vie je n'ai pris une fessée pareille. En fait il me battait, je hurlais, je me suis mise à chialer, j'étais coincée entre ses cuisses et je ne pouvais rien faire. Je l'insultais alors que ce con continuait à me fesser, même si en gigotant dans tous les sens j'avais fini par m'écrouler à plat ventre sur le sol.
Jamais je n'aurais imaginé être dérouillée de cette façon dans ma vie. J'avais mal, très mal lorsqu'il a enfin cessé. Quelques instants après il s'est dégagé et m'a aidée à mes remettre à genoux, les mains toujours liées dans le dos. Je reniflais, mes larmes coulaient sur mes joues, je sanglotais, j'étais folle de rage, je le traitais de tous les noms. Il m'avait brisée physiquement, vexée et humiliée… Mais chez moi tu le sais bien Paul puisque souvent nous en avons parlé, l'humiliation exacerbe ma frénésie de besoins sexuels, c'est comme ça, faudrait que je fasse un psychanalyse… Et le roumain d'ajouter :
— Alors ?... Madame la directrice, Madame la Cheffesse de mes deux, tu as bien pigé la leçon ? Tu les respecteras les instructions de Monsieur le Comte ou tu veux encore jouer à la rebelle ?
— Non, c'est bon je crois avoir compris, ça ne reproduira pas.
— Parfait.
Il a fait le tour de moi et a effleuré mes fesses qui me faisaient un mal de chien. Lui-même avait les paumes de ses grosses mains toutes rouges. En rigolant il a dit que mon cul resterait rouge écarlate pour vingt quatre heures au moins.
— Maintenant approche sale pute, tu vas me dégorger le poireau.
— Décidément vous êtes toujours aussi poli, vous savez parler aux femmes… ça vous apporte quoi d'être aussi grossier ? Pff...
En se marrant il s'est assis dans le fauteuil et m'a fait mettre à genoux entre ses cuisses, mes mains toujours liées dans le dos. Il a sorti son sexe. Etonnement il sentait bon, il bandait, sa queue était de dimension normale, je l'ai prise en bouche avec envie et sans difficulté. Mais ce connard a ce moment m'a saisie la tête en empoignant mes cheveux pour m'imposer un va et vient aussi désagréable que ridicule. Je m'étouffais, j'avais des hauts le cœur mais il continuait. Il repoussait ma tête pour me permettre de respirer et il recommençait. Il se servait de ma bouche comme d'un vagin. J'ai eu de la chance car c'est rapidement qu'il a giclé en grosse quantité en poussant des grognements de soudards. J'ai tout avalé, sur ce point ce n'était pas pour me déplaire, j'adore ça.
Il m'a caressé la joue avant de se lever, de défaire mes liens. Mes poignets étaient striés. J'ai repris mes affaires mais il m'a stoppée alors que j'allais remettre ma culotte. Il n'en était pas question il la gardait tout comme mes collants. Je devais repartir au travail cul nu. Il en a profité pour me fouiller la chatte toute poisseuse quelques instants, exprimant le regret que nous n'ayons pas plus de temps.
— T'inquiète pas ma poule tu auras l'occasion de revenir ici, ce n'est que partie remise dit-il sans attendre de réponse alors qu'il passait sa main presque tendrement dans mes cheveux.
Je suis remontée dans la salle de bain pour me refaire une beauté, j'en avais bien besoin, le maquillage avait coulé sous les larmes.
Je suis sortie en évitant de regarder autour de moi tant je craignais d'avoir été entendue alors que je braillais pendant qu'il me fessait. Je me jurais de ne plus jamais revoir ce connard. Les fesses me faisaient un mal de chien qui s'est accentué quand je me suis assise dans la Panda de prêt. De retour près de mon travail j'ai fait échange avec ma voiture et je suis rentrée chez moi pour prendre un bain. Mon cul était violacé, j'allais avoir des bleus si je ne faisais rien alors je mes suis massée en utilisant copieusement de l'arnica. Vers 15 heures je suis revenue au bureau comme si de rien n'était.
- Avec slip et collants ?
— Ah non, les collants c'est fini, juste une culotte évasée car j'avais le cul qui me faisait mal…
Le vendredi en matinée c'est Nadine l'épouse de Monsieur Charles qui m'a téléphoné. Elle n'a nullement évoqué mon passage chez Adrian. C'était pour me dire que le mardi pour 9heures je devais la rejoindre sur le parking du centre commercial carrefour à Pontault Combault dans le 77. Je pouvais utiliser ma voiture personnelle car c'était loin de mon lieu de vie. Elle avait pris trois rendez vous pour notre journée.
Elle m'a demandé de porter une robe de mon choix, facile à enlever et choisir les dessous qui me plairaient, aucune exigence quand à mes chaussures. Une veste, un blouson par-dessus ferait l'affaire.
Le samedi matin pendant que Marc était parti au marché et après quelques essais et hésitations, j'ai décidé que je porterai mardi une robe très courte à manches mi-longues au décolleté en V plongeant, entièrement boutonnée sur le devant pour le côté pratique. Comme dessous j'avais opté pour un ensemble culotte évasée, soutien gorge en tulle blanc. Le tout sous un trench mi-long beige et d'escarpins fermés noir.
J'ai constaté que me fesses présentaient toujours les stigmates des baffes reçues…
J'ai constaté que me fesses présentaient toujours les stigmates des baffes reçues…
Le weekend m'a paru interminable. Je me demandais en quoi consistaient ces rendez-vous. J'avais aussi la trouille que ce roumain soit partie prenante à un titre ou un autre par cette journée. L'attente de mardi suscitait chez moi une forme de fébrilité. Heureusement bien occupée au travail le lundi mes questionnements se sont éloignés.
Le lundi soir alors que je m'apprêtais à quitter le bureau, j'ai reçu un appel de monsieur Charles sur mon portable. Il m'a demandé d'aller me masturber dans les toilettes maintenant mais de m'arrêter avant de jouir. Il m'a dit de le rappeler lorsque je serais dans les WC.
- Tu l'as fait ?
— Ah oui, sans réfléchir, je n'avais aucune envie de retourner chez le roumain.
Alors après m'être assurée qu'il n'y avait personne dans les parages je me suis enfermée, j'ai retroussé ma jupe, baissé ma culotte pour rester debout contre le mur, jambes écartées. J'ai composé son numéro. C'est ainsi que j'ai exécuté toutes ses demandes, ainsi je me suis mise à me caresser la bichette, à jouer avec mon bouton, à tirer sur mes lèvres, à me doigter, c'était super excitant. Quand il a entendu ma respiration s'accélérer, il a dit Stop, me laissant délicieusement frustrée et m'informant que ce soir vers 22 heures il fallait que je l'appelle pour une autre séance. Il faudrait que dans mon lit je dispose d'un gode ou à défaut d'un fruit ou légume adéquat...
—Je suppose que tu t'es conformée à ses désirs ? Tu avais choisi quoi ?
— Oui bien entendu, je l'ai fait. En rentrant chez moi j'étais passée acheter une petite courgette chez mon petit épicier arabe.
Et le soir, après mettre assuré que Marc dormait, nue sous ma couette j'ai appelé monsieur le Comte à 22 heures. Il était avec sa femme et tous les deux m'ont guidée pour exécuter ce qu'ils voulaient que je fis.
J'ai failli jouir à plusieurs reprises d'autant qu'ils me demandaient d'évoquer au téléphone la situation qui m'exciterait. Ils y ajoutaient un détail et me disaient de développer la suite du scénario. J'avais choisi de raconter une histoire dans laquelle j'étais en prise avec deux mâles à l'aspect douteux dans un squat qui l'était tout autant. Ce que je ne leur disais pas c'est que pendant de la courgette allait et venait dans ma bichette, je m'étais introduit profondément mon gode entre mes fesses, c'était mon petit secret, ils ne pouvaient le savoir. A plusieurs reprises j'ai failli être submergée par un orgasme, tu sais Paul c'est très difficile de résister, il y a un point de non retour qu'il est compliqué d'anticiper. Il n'était pas loin de minuit lorsque nous avons raccroché nos potables. Mon ventre me faisait délicieusement mal.
Le mardi matin j'étais réveillée à 6 h 30. Excitée comme une puce, Marc fut tout étonné à son réveil de me trouver en train de préparer le petit déjeuner pour tous les quatre. J'ai dit que je participais à une importante réunion sachant qu'il ne s'est jamais intéressé vraiment à ma vie professionnelle.
Après une douche, je me suis habillée, maquillée. Marc m'a bien dit que j'étais très belle et que les participants à la réunion allaient se rincer l'oeil mais je n'ai décelé aucune inquiétude dans se façon de prononcer ce compliment. Il n'était pas 8 heures lorsque je suis partie pour Pontault-Combault après avoir fait un bisou aux enfants. J'étais nerveuse, impatiente, un peu comme une ado qui va à sa première surprise party. Dans les bouchons sur la Francilienne j'observais discrètement les conducteurs mâles dans leurs voitures et m'amusais en me disant « s'ils savaient à quel point je suis en manque après ma soirée d'hier »…
Je suis arrivée à l'heure dite, près du poteau allée N comme Nadine tel que l'avait demandée Nadine, enfin Madame… J'ai vu arriver sa Mercedes vers laquelle je me suis rendue. C'est monsieur Charles qui était au volant, Madame à l'avant mais une autre femme était assise à l'arrière, je suis montée à coté d'elle. Après les formules de politesse celle-ci m'a été présentée. Maud de son prénom, elle avait une trentaine d'année. Rousse frisée elle était mince et plus grande que moi me semblait-il. Nous nous sommes mis en route.
La suite je la connais, Alice ce jour là ; guidée par Monsieur Charles et Nadine ; renouait avec cette envie d'assouvir ses fantasmes, toujours partagée entre l'envie, la crainte...
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