Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les douze travaux de Mathilde — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les douze travaux de Mathilde
Chapitre 1
Lectrice de récits érotiques sur ce site depuis quelque temps, j'ose finalement m'inscrire pour raconter un truc qui m'est réellement arrivé le mois dernier. Ce n'est bien sûr pas quelque chose d'exceptionnel par rapport à toutes les histoires assez émoustillantes qu'on trouve ici, mais ça m'a remuée, et j'avoue, excitée, surtout que je n'ai eu jusqu'à maintenant, dans ma vie, rien de très croustillant à me mettre sous la dent niveau sexe, mais ça peut encore évoluer, il paraît, je suis encore jeune, je n'ai que vingt-trois ans.
Pour vous donner un peu le contexte, je suis venue étudier à Paris depuis septembre. Mais comme la vie est chère, que les études ne sont pas données, j'ai trouvé un petit job étudiant sur mon temps libre (je n'ai qu'une dizaine d'heures de cours par semaine à la fac). J'ai déposé des CV dans des restaurants et des bibliothèques, mais j'ai finalement été embauchée à la réception d'un hôtel, ce qui est hyper-pratique. Ça ne me prend « que » trois soirs par semaine, mon shift commence à 16 heures et se termine à minuit. On travaille en uniforme : chemisier blanc, jupe et collant noir, ce qui n'est pas spécialement sexy, même si ça me donne un peu l'air d'une étudiante japonaise dans un manga cochon. Mais bon, je ne crois pas être particulièrement belle, j'ai un peu une peau à acné (si vous connaissez une crème miracle, je suis preneuse), et sinon, j'ai une frange sur laquelle on me complimente souvent, et, paraît-il, un joli sourire.
Bref, je suis mignonne, sans plus, et ça me va très bien comme ça, pas besoin d'être Margot Robbie pour être heureuse dans la vie.
En janvier dernier, j'étais à la réception de l'hôtel, à m'ennuyer derrière le PC, c'est-à-dire à scroller mon Insta et envoyer des WhatsApp à ma coloc. Les trois quarts du temps, à l'hôtel, il n'y a pas grand-chose à faire, sinon faire acte de présence, renseigner les clients (assez rares) sur les restaurants du coin ou éventuellement les quelques curiosités touristiques. Cela dit, les clients sont surtout des hommes qui voyagent pour le boulot, un peu le genre commercial ou ingénieur, ils passent une nuit ou deux sur place, ils s'en vont, rien de bien foufou. Bref, ce soir-là, un type en chemise et duffle-coat s'approche de la réception et se plante devant moi. Il a la quarantaine et sent le parfum. Je suis sûre qu'il va me demander où il peut manger ce soir, et je m'apprête à lui conseiller, comme donc à tous les clients, la pizzeria d'à côté, mais non, pas du tout, il me demande où il peut trouver « des filles ».
En janvier dernier, j'étais à la réception de l'hôtel, à m'ennuyer derrière le PC, c'est-à-dire à scroller mon Insta et envoyer des WhatsApp à ma coloc. Les trois quarts du temps, à l'hôtel, il n'y a pas grand-chose à faire, sinon faire acte de présence, renseigner les clients (assez rares) sur les restaurants du coin ou éventuellement les quelques curiosités touristiques. Cela dit, les clients sont surtout des hommes qui voyagent pour le boulot, un peu le genre commercial ou ingénieur, ils passent une nuit ou deux sur place, ils s'en vont, rien de bien foufou. Bref, ce soir-là, un type en chemise et duffle-coat s'approche de la réception et se plante devant moi. Il a la quarantaine et sent le parfum. Je suis sûre qu'il va me demander où il peut manger ce soir, et je m'apprête à lui conseiller, comme donc à tous les clients, la pizzeria d'à côté, mais non, pas du tout, il me demande où il peut trouver « des filles ».
— Des filles ?
— Oui, des filles.
— Vous voulez dire des... ?
— Oui, des filles.
— Vous voulez dire des... ?
Il fait oui de la tête en souriant, presque un peu tristement.
— Mais je ne sais pas du tout ! Je...
— Vous ne savez pas ou vous ne voulez pas me dire ?
— Vous ne savez pas ou vous ne voulez pas me dire ?
Sa réponse m'interloque un peu. Dans le fond, il n’a pas tort, je sais plus ou moins où il peut trouver ce qu'il cherche, mais quand même...
— Je me sens seul, vous savez. Il n'y a pas de mal à chercher un peu de compagnie. Vous ne trouvez pas ?
Il pose sur le comptoir une main, qu'il a assez petite, pas vraiment virile, plutôt délicate, en fait, avec des doigts boudinés, et une montre en argent au poignet.
— Alors, vous ne savez vraiment pas... ?
Je lui donne du bout des lèvres le nom d'un boulevard, pas loin d'ici, où des filles font le trottoir, comme on dit.
— Ah, vous voyez que vous le savez ! Il faut vraiment vous tirer les vers du nez, vous.
— Tout le monde le sait. Enfin, quand on vit ici, j'imagine.
— Tout le monde le sait. Enfin, quand on vit ici, j'imagine.
Quand il est parti, je me suis rendu compte d'à quel point j'avais rougi bêtement. J'avais littéralement les joues cramoisies et je transpirais un peu plus que d'habitude. Mais bref, le reste de la soirée, je continue à scroller, fais quelques check-in, envoie des WhatsApp à ma coloc. Le temps passe lentement, mais sans que ce soit vraiment désagréable.
Quand le gars revient, il doit être 22 heures, et bien sûr, le hall est désert. Il me fait un petit signe de la main et s'approche du comptoir. Je me sens plus détendue que tout à l'heure.
Quand le gars revient, il doit être 22 heures, et bien sûr, le hall est désert. Il me fait un petit signe de la main et s'approche du comptoir. Je me sens plus détendue que tout à l'heure.
— Alors, vous avez trouvé ?
— Oui. Je les ai trouvées. Mais elles ne m'ont pas plu.
— Ah, zut.
— Elles sont trop vulgaires. Pas mon genre du tout.
— Oui. Je les ai trouvées. Mais elles ne m'ont pas plu.
— Ah, zut.
— Elles sont trop vulgaires. Pas mon genre du tout.
Il avait à nouveau posé sa main sur le comptoir.
— Au moins, vous avez économisé de l'argent, comme ça.
— Même pas. J'ai fait des folies dans un magasin, regardez.
— Même pas. J'ai fait des folies dans un magasin, regardez.
Il a posé sur le comptoir un sac d'une grande marque très chic.
— Ah oui, je dis. Ça c'est pas donné, c'est sûr.
— Vous connaissez ?
— Vous connaissez ?
J'ai hoché la tête. Je ne cite pas la marque pour ne pas faire de pub inutile, mais vous connaissez très probablement, et vous n'avez sûrement pas les moyens, en tout cas moi, je ne les ai pas.
— Je les ai achetés en pensant à vous.
Là, pour le coup, je rougis encore. Je suis sur le point de lui dire que ça ne va pas la tête, mais il me prend de vitesse.
— Ne dites pas non. Ne dites même pas merci. Si ça ne vous plaît pas, vous pouvez les revendre ou vous faire rembourser directement au magasin. Le ticket de caisse est à l'intérieur.
— Mais vous ne pouvez pas faire un truc pareil, monsieur.
— Ne vous inquiétez pas pour moi, je gagne suffisamment bien ma vie.
— Mais vous ne pouvez pas faire un truc pareil, monsieur.
— Ne vous inquiétez pas pour moi, je gagne suffisamment bien ma vie.
Je suis restée un peu interdite.
— Vous avez un joli visage. J'aime beaucoup votre maquillage.
— Euh... merci.
— J'espère que ces tenues vous plairont, il a dit en désignant une dernière fois le sac, qu'il a laissé sur le comptoir en se dirigeant vers l'ascenseur.
— Euh... merci.
— J'espère que ces tenues vous plairont, il a dit en désignant une dernière fois le sac, qu'il a laissé sur le comptoir en se dirigeant vers l'ascenseur.
J'ai tenu vingt bonnes minutes comme ça, mais au bout d'un moment, normal, la curiosité a été plus forte, et j'ai commencé à regarder dedans. Il y avait une robe et ensemble de lingerie qui, à en croire le ticket de caisse, valaient plus que mon loyer mensuel. La robe était noire, un peu échancrée, très simple et élégante. Quant à la lingerie, d'un bleu Klein assez intense, la dentelle était fine comme de l'eau, et presque aussi légère. Le petit string, franchement, moi qui ne portais que des culottes en coton et des soutifs de sport, je n'avais jamais vu un morceau de tissu aussi petit.
Mais je me suis rendu compte que ce n'était pas tout... Loin de là...
J'ai attrapé le téléphone et j'ai cherché un peu dans le registre clients.
Mais je me suis rendu compte que ce n'était pas tout... Loin de là...
J'ai attrapé le téléphone et j'ai cherché un peu dans le registre clients.
— Bonsoir monsieur machin (appelons-le comme ça), ici la réception. Je ne vous dérange pas ?
— Pas du tout. En quoi puis-je vous aider ?
— Je voulais vous remercier pour vos petites intentions. C'est... euh... très joli.
— Je suis content que ça vous plaise. Votre petit copain a bien de la chance.
— Pas du tout. En quoi puis-je vous aider ?
— Je voulais vous remercier pour vos petites intentions. C'est... euh... très joli.
— Je suis content que ça vous plaise. Votre petit copain a bien de la chance.
J'ai laissé un silence. Il avait l'air de s'en délecter à l'autre bout du fil.
— Autre chose à me dire ? il a demandé d'une voix doucereuse.
— J'ai vu qu'il y avait un collier sur le ticket de caisse.
— Ah, oui...
— Mais je ne le vois pas dans le sac.
— Oh, vraiment ? Attendez une seconde.
— J'ai vu qu'il y avait un collier sur le ticket de caisse.
— Ah, oui...
— Mais je ne le vois pas dans le sac.
— Oh, vraiment ? Attendez une seconde.
Je l'ai entendu qui posait le téléphone et fouillait un peu dans sa chambre.
— En effet, il est ici. Écoute, pourquoi tu ne monterais pas dans ma chambre après ton travail, pour récupérer le collier ?
— Pour quoi faire ?
— Eh bien, comme je viens de te dire, pour récupérer le collier.
— Et c'est tout ?
— Oui, bien sûr. Tu verras, on va passer un excellent moment.
— Un excellent moment, c'est-à-dire ?
— Écoute, voilà ce que je te propose. Avant de monter me voir, tout à l'heure, enfile donc le petit body que je t'ai offert, comme ça, je verrai à quoi tu ressembles dedans. On boira un verre de champagne et tu redescendras avec ton collier. Je t'assure, je saurai me tenir.
— Pour quoi faire ?
— Eh bien, comme je viens de te dire, pour récupérer le collier.
— Et c'est tout ?
— Oui, bien sûr. Tu verras, on va passer un excellent moment.
— Un excellent moment, c'est-à-dire ?
— Écoute, voilà ce que je te propose. Avant de monter me voir, tout à l'heure, enfile donc le petit body que je t'ai offert, comme ça, je verrai à quoi tu ressembles dedans. On boira un verre de champagne et tu redescendras avec ton collier. Je t'assure, je saurai me tenir.
Je n'ai rien répondu, j'avais juste l'impression que cette situation était irréelle.
— Je t'attends dans ma chambre après ton service, alors. Tu finis à quelle heure ?
Je n'ai toujours pas répondu.
— Ma jolie, je t'ai demandé à quelle heure tu finissais, il a dit d'une voix douce.
— À minuit, j'ai fini par répondre.
— Très bien. Je t'attends à minuit dix. Ne sois pas en retard.
— À minuit, j'ai fini par répondre.
— Très bien. Je t'attends à minuit dix. Ne sois pas en retard.
J'ai entendu le bip bip bip dans mon oreille et j'ai raccroché lentement le téléphone. Je me souviens que le PC en face de moi s'était mis en veille et je pouvais voir mon reflet dans l'écran noir. Il était 23h30. Je me suis demandé ce qu'il faisait dans sa chambre. Est-ce qu'il était encore en costume, est-ce qu'il était à poil ? Est-ce qu'il se masturbait ? Est-ce qu'il pensait vraiment qu'on allait...
Mais j'ai été interrompue dans mes réflexions par une collègue femme de ménage qui avait fini son service et me saluait.
Mais j'ai été interrompue dans mes réflexions par une collègue femme de ménage qui avait fini son service et me saluait.
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Commentaires ()
Très bien écrit ce premier chapitre.
Vous avez réussi à prendre lecteur que je suis par la main. Je n'ai qu'une envie (pour l'instant...), vous suivre et découvrir la suite érotique de votre récit.
Merci et au plaisir de vous lire.
Bravo pour cette première et merci du partage.
Moi qui dort assez souvent à l'hôtel..