Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julie et Julien — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julie et Julien
Chapitre 2
Julien a fait un commentaire sur la taille de ma voiture. En disant que chez les hommes ça veut dire qu'ils cherchent à compenser quelque chose. Je l'ai regardé interloquée. Il s'est mis à rire et m'a dit que moi il me trouve parfaite. C'est bizarre mais je le crois sincèrement. Pas que je suis parfaite mais que lui me voit comme ça. Maintenant je le suis en voiture en direction de son chez lui, je n'ai jamais été aussi concentrée pour ne pas perdre de vue une voiture que je suis.
Julie a aimé mon petit compliment. J'ai failli regretter de la qualifier de parfaite. Je le crois mais ça pouvait paraître exagéré. Elle a rougi et a ri de bon cœur. Quand elle m'a demandé où était ma voiture je l'ai ouverte à distance. Elle m'a dit qu'effectivement je n'avais besoin de rien compenser et qu'elle préférait les gentlemen en petites voitures que les lourdauds en grosses berlines. Elle me suit depuis que nous sommes partis du centre des congrès. Je n'ai pas eu à lui proposer de venir chez ni elle de demander. Cela s'est fait naturellement. J'arrive en vue de mon immeuble. Je ralentis et m'arrête. Je fais signe à Julie de venir à ma hauteur.
— Julie, gare-toi devant là et monte. On passera directement par l'ascenseur pour monter chez moi.
— Ok.
— Ok.
Je la regarde se garer. Elle galère un peu mais réussit un créneau convenable. Pas facile les grosses bagnoles quand on n'a pas l'habitude. Elle descend et me rejoint avec seulement son sac à main.
— Tu n'as vraiment rien pris ?
— Non, vraiment rien.
— Non, vraiment rien.
Julien est chou de ne pas faire de commentaire sur ma façon de me garer. J'ai eu un peu de mal et j'ai eu peur qu'il me taquine. J'ai vu aussi qu'il y a un hôtel juste en face. En cas de besoin je pourrais toujours y aller mais je sens au fond de moi que ce ne sera pas nécessaire. Julien avance doucement puis tourne dans un parking couvert. C'est marrant comme configuration. Le parking occupe le rez-de-chaussée de l'immeuble et il y a juste l'entrée au milieu de la façade. Quand la porte métallique s'ouvre je vois que nous passons à côté de murs en béton. Derrière doivent se trouver les boîtes aux lettres, l'ascenseur, le local poubelle peut-être. Julien avance et je l'entends ronchonner.
Il m'agace lui à toujours se coller trop près de ma place de parking, je vais devoir me garer en marche arrière, sinon je ne pourrais pas descendre de mon véhicule. Je suis obligé de faire descendre Julie et je me rends compte que ça me chagrine. Rien que cette courte séparation me rend triste et impatient de la sentir tout contre moi. J'aime son parfum, son odeur.
— Julie, je vais devoir me garer. Descends maintenant, sinon tu seras coincée...
— Ok, à tout de suite...
— Ok, à tout de suite...
Je ne peux m'empêcher de poser mes lèvres sur sa joue. J'en veux à cette voiture garée trop près qui m'oblige à quitter Julien, même si ce n'est que pour quelques instants. Je le sens frémir et soupirer de plaisir. Je reste quelques secondes sur sa joue, son parfum enivre mes narines, sa peau est agréable ; même ces petits poils de barbe qui repoussent. Je crois qu'il devrait se la laisser pousser pour en faire une barbe de trois jours, ça lui irait très bien. Je voudrais bien rester comme ça, poser ma tête sur son épaule mais ça risque d'être compliquer pour lui de manœuvrer. Je le laisse et descends de sa voiture. Julien commence sa manœuvre, il devrait plus se concentrer et moins me regarder. Je profite de ce moment pour replacer mes bas, c'est sympa mais j'ai besoin de les réajuster de temps en temps. A ce moment-là, les phares du véhicule m'illuminent.
Quelle délicieuse surprise ! Julie devait se réajuster quand mes phares l'ont éclairée. Elle est magnifique, je suis obligé de stopper un instant pour l'admirer. Julie relève les yeux et me voit la regarder. Non, je ne la regarde pas, je la dévore des yeux, je l'admire, je suis subjugué. Julie me sourit et je le lui rends assez niaisement, j'ai l'impression. Pourtant, j'ai le sentiment que je la trouble et que je l'émoustille. Je crois que ce dont j'ai été capable aujourd'hui se poursuit. Mais avec elle cela va bien au-delà. Contrairement aux autres, je me sens autant entre ses griffes que j'ai l'impression de la tenir entre mes bras. Je me reprends un peu et finis de me garer. Je suis étonné car je la vois se planter devant la voiture et reprendre la pose qu'elle avait. Elle réajuste son autre bas devant moi. Ses mains et ses doigts glissent lentement sur le nylon, ses yeux verts me fixent et je me sens fondre complètement.
Je m'appuis sur le volant et je n'ai plus qu'à me demander ce qu'elle va faire.
Le voir me regarder ainsi m'a trop plu. Aucun homme ne m'a jamais dévoré des yeux comme cela. Peut-être Eric, ce matin, mais lui était trop toutou. Alors que Julien, il est... C'est un bonhomme, je suis sa proie mais je crois qu'il est aussi la mienne. Je pense être en mesure de me faire mener par le bout du nez mais être aussi capable de faire de lui ce que je veux. J'ai trop envie d'avoir à nouveau ses yeux sur moi. Alors je me plante devant ses phares et recommence à réajuster un bas. Quand je lève les yeux, je suis chamboulée. Il est accoudé sur son volant et je vois dans son regard de la surprise, du plaisir et de l'incertitude. Il se demande sans doute ce que je vais faire ensuite. Je n'en ai aucune idée. Je finis de réajuster mon bas et après, je fais quoi ? Personne n'est alentour et à la rigueur je n'en ai rien à faire. Nous pourrions être au milieu de la foule que j'aurais l'impression d'être seule avec lui.
Le voir me regarder ainsi m'a trop plu. Aucun homme ne m'a jamais dévoré des yeux comme cela. Peut-être Eric, ce matin, mais lui était trop toutou. Alors que Julien, il est... C'est un bonhomme, je suis sa proie mais je crois qu'il est aussi la mienne. Je pense être en mesure de me faire mener par le bout du nez mais être aussi capable de faire de lui ce que je veux. J'ai trop envie d'avoir à nouveau ses yeux sur moi. Alors je me plante devant ses phares et recommence à réajuster un bas. Quand je lève les yeux, je suis chamboulée. Il est accoudé sur son volant et je vois dans son regard de la surprise, du plaisir et de l'incertitude. Il se demande sans doute ce que je vais faire ensuite. Je n'en ai aucune idée. Je finis de réajuster mon bas et après, je fais quoi ? Personne n'est alentour et à la rigueur je n'en ai rien à faire. Nous pourrions être au milieu de la foule que j'aurais l'impression d'être seule avec lui.
Julie est indécise quant à la suite à donner ? Non, son sourire devient plus coquin. Mon sexe se rappelle à mon bon souvenir. Comment je peux bander si fort avec juste un sourire en coin et des bas noirs ? Julie se redresse en me fixant, ses mains remontent avec elle et accrochent le bas de sa jupe en cuir. Elle remonte, remonte et me dévoile le début de son sous-vêtement. Je me demande toujours ce que cela peut être. En tout cas la couleur et les broderies lui vont parfaitement. Julie se retourne et attrape les pans de son manteau, elle les ramène lentement à sa taille et ses fesses apparaissent. C'est un string qu'elle porte ! Son cul est splendide : ferme mais avec une rondeur envoutante. Le string souligne ses courbes parfaitement.
Julien n'avait pas vu mon cul toute à l'heure, dans la précipitation de nos ébats dans la cage d'escalier nous n'avons pu nous voir et nous toucher comme je l'aurais voulu. Je stresse un peu car mes fesses ne sont pas la partie de mon anatomie que je préfère, je regarde par-dessus mon épaule. Je suis rassurée, Julien est sous le charme. Non, il est carrément ensorcelé. Oui, qu'il m'admire encore et encore. Ses yeux brûlants de désir scrutant mon corps me font un sacré effet. Je veux qu'il me dévore encore et encore qu'il puisse voir chaque millimètre de moi. Je me penche un peu en avant tout en écartant les jambes. Je ne le lâche pas des yeux, je veux qu'il s'embrase. Je laisse les pans de mon manteau retomber sur le côté et je viens caresser mes cuisses. Je remonte les mains lentement et viens masser mes fesses.
Je veux sortir de ma voiture mais Julie m'arrête d'un petit geste sans équivoque. Elle continue encore un peu et je languis, je suis sur le point d'exploser. Elle me frustre et joue avec moi. J'aime être son jouet à cet instant. C'est moi qui fait le voyeur mais c'est bien elle qui mène la danse. Son entrejambe est bien visible et le tissu du string m'a l'air humide. Tout comme la peau tout autour. Est-ce un reliquat de nos ébats du centre des congrès ? Ou bien est-ce la situation qui la met dans cet état ? Je n'ai pas la moindre idée à ce sujet. Julie se redresse et me fait à nouveau face. Je pense que nous en avons fini mais elle ne baisse pas sa jupe. Au lieu de cela, ses mains lui caressent le ventre, la poitrine. Elles viennent attraper son décolleté. Son haut est plutôt dans le genre drapé, les deux parties de celui-ci se croisent et se recouvrent en partie sur sa poitrine. Deux doigts passent sous le haut et Julie les fait glisser tout en tirant sur le tissu émeraude.
Julien a bien voulu suivre mes règles et j'en suis heureuse. J'espère bien suivre les siennes plus tard. Pour l'instant, les regards qu'il me lance sont des plus jouissifs. Il quémande et implore une suite dont il n'a pas idée. Moi non plus quand je me retrouve face à lui. Et puis, s'il a vu mon cul, je veux qu'il profite de mes seins. Alors mes mains viennent me caresser avant d'aller écarter les pans de mon haut petit à petit. Lentement ma poitrine se découvre. D'abord, les bretelles de mon soutien-gorge, puis le haut des bonnets. Tout cela semble parfaitement lui plaire. Je poursuis mon show et mes bonnets sont soudain illuminés par les phares de la voiture. Je passe mes mains dessus, je masse mes seins à travers. Mon Dieu, je joue avec Julien mais cela ne me laisse pas de marbre. Je sens mon sexe frémir, mes seins durcir. Et ce n'est pas le massage qu'opèrent mes mains qui va me calmer les sens. Je vais baisser les bonnets pour qu'il les voie pleinement mais des phares et le bruit métallique de la porte de garage me ramènent à la réalité. Cela brise le charme de cet instant.
— Satanée, bagnole ! me dis-je.
Sans elle, Julie aurait peut-être poursuivit son show jusqu'à... Jusqu'à se retrouver nue dans mon parking ? Je n'en sais rien mais cette image me donne des bouffées de chaleur. Mais en même temps, je vais enfin pouvoir la rejoindre. Julie rajuste son haut et baisse sa jupe. J'éteins enfin mon moteur et sors de ma voiture. Julie s'approche de moi et la voiture passe derrière elle, les phares forment un halo lumineux hypnotisant autour d'elle. Je la prends par la taille et pour l'embrasser fougueusement. Avant, je n'aurais jamais osé mais elle m'a trop chauffé et je me sens sûr de moi. Je pense l'attirer à moi mais elle attrape mon visage entre ses mains et m'embrasse avec la même énergie. Je vais me faire dominer si ça continue. Je bataille, je passe ma main sur sa nuque et elle défaille. Julie devient toute molle entre mes doigts. Sa tête part en arrière et je me jette sur son cou gracile pour le dévorer.
— Ouiiii...
Julien embrasse, non dévore mon cou. Quelle passion ! Quelle envie ! Je crois avoir réussi mon coup au-delà de mes espérances. Je n'en reviens toujours pas d'en avoir été capable, de l'avoir osé. J'ai envouté un homme grâce à mon physique, à mon attitude, à mon charme. Je n'en ai pas montré autant que ce que j'étais prête à faire. Mais je crois que ce n'est pas plus mal. Nous n'en serons que plus émerveillés quand nous serons nus l'un devant l'autre. Car il n'est pas question que cela se termine autrement. Tout mon corps le veut. Ses lèvres sont brûlantes sur ma peau, elles descendent et viennent entre mes seins, elles remontent, y reviennent. Je ne vais plus tenir sur mes jambes mais le conducteur de la voiture qui est arrivée approche. Nous nous séparons un bref instant. Je crois l'entendre nous souhaiter une bonne soirée, avec un petit sous-entendu grivois. En même temps, il a dû nous voir de loin à nous chauffer comme des malades. Je ne suis pas gênée, au contraire :
— Merci, je crois que la soirée s'annonce très bonne. La nuit aussi.
Eh bien, je ne m'attendais pas à ce genre de réponse de la part de Julie. Mon voisin en est gêné et j'en suis estomaqué. Elle n'a pas peur de ses désirs on dirait et est prête à les revendiquer, si besoin. En tout cas, je suis d'accord avec elle, la soirée et la nuit s'annoncent bonnes, torrides, passionnées, épiques. Je sèche rapidement en synonymes, je devrais lire plus. Nous emboîtons le pas à l'homme en nous tenant par la main. Julie se colle contre moi et pose sa tête sur mon épaule tout en marchant. Ses cheveux viennent me chatouiller le nez et la joue. Dieu qu'elle sent bon. Ce n'est pas un parfum, peut-être un peu son shampooing, c'est son odeur propre. Ses phéromones embrasent les miennes de façon incroyable. Je ne sais comment je fais pour ne pas me jeter sur elle. Mon cœur palpite à en faire une attaque. Je pose ma tête sur la sienne et nous suivons mon voisin.
Que c'est bon de le sentir tout contre moi. Il est doux et fort à la fois, rassurant et viril. Les effluves qu'il dégage me plaisent et sa tête sur la mienne est si tendrement posée que j'en suis bouleversée. Je me rends à peine compte que nous entrons dans l'ascenseur. L'autre homme, que je vois à peine, demande l'étage et Julien lui répond. Troisième, je crois. Peut-être quatrième, j'avoue que c'est surtout au septième que je veux aller avec lui. Au septième ciel ! L'homme descend avant nous et lorsque les portes se referment, je me jette sur Julien comme une lionne. Je lui arrache à moitié les boutons de sa chemise pour l'ouvrir et viens lui embrasser le torse.
Quelle fougue ! Jamais une femme ne s'est jetée sur moi comme cela. Je me sens délicieusement prisonnier de ses griffes. Mon intrépide partenaire plaque une de ses mains sur la bosse de mon pantalon. Elle me masse le sexe avec un empressement certain. Heureusement que nous n'avons qu'un étage sinon j'aurais inondé mon boxer. Je nous sors de là et reprends l'initiative. Je pousse Julie contre un mur et repars à l'assaut de sa poitrine. Ma main vient se glisser entre ses cuisses et remonte jusqu'à son string. Il est très humide, Julie souffle et soupire. Ses mains me plaquent contre elle et ses seins. Je ne les ai pas encore vu et j'ai bien l'intention d'y remédier. Ma main libre va pour les sortir de là quand l'ascenseur repart.
Non ! Pas encore un gêneur ! Julien est aussi courroucé que moi. Il se retire, non sans avoir une dernière fois embrassé le haut de mon sein droit. L'ascenseur arrive, il faut entrer chez lui. Je ne veux plus être importunée par qui que ce soit. Julien doit être plus que perturbé car il a du mal à mettre sa clé dans la serrure. Est-ce ma main sur ses fesses qui le trouble ? J'espère bien. Il parvient enfin à ouvrir et nous nous précipitons à l'intérieur. J'ai soudain une angoisse. Et si après toutes mes aventures de la journée, je me retrouvais épuisée, inapte à me donner à lui ? Ça dépasse vite la petite inquiétude pour devenir une crainte viscérale qui me tord les boyaux.
Enfin, chez moi ! Je vais enfin pouvoir m'occuper de Julie. J'espère pouvoir l'honorer comme j'ai pu le faire toute la journée. Mais un doute s'insinue en moi. Ne suis-je justement pas trop fatigué par tout ça ? J'ai éjaculé sept fois déjà. Mon cœur se retrouve pris dans un étau de doute et de peur. Quand je me tourne vers Julie, nous sommes encore dans l'entrée. Elle est statufiée devant moi. Je dois être tout aussi immobile. A-t-elle une hésitation de dernière minute ? Je peux le comprendre. Nous ne nous connaissons que depuis ce soir. Mais la vision de ce visage si angélique, de ces taches de rousseur délicatement saupoudrées, de ces yeux verts rallume ma flamme. Mon cœur repart de plus belle, mon sexe semble vouloir déchirer mon pantalon pour en sortir.
Le voir se bloquer m'a donné des frayeurs. Peut-être a-t-il des doutes quant à ma présence ici. Nous avons échangé nos premières paroles ce soir seulement. Et encore, on ne s'est pas dit grand-chose. Pourtant, ce visage doux, cette mâchoire finement marquée, ces yeux pétillants d'intelligence et de joie me font fondre. Mon ventre ne se tord plus, il brûle à nouveau comme un volcan. Ma petite chatte doit vouloir l'éteindre car elle mouille comme jamais. En une fraction de seconde mes dernières craintes s'envolent : je le veux en moi. Je me jette sur lui comme une désespérée. Mais lui se lance aussi en avant en même temps, le choc est rude et nous basculons en arrière, en arrière pour moi. Je tombe à plat dos sur le sol et j'ai le souffle coupé. Mais bizarrement ma tête n'a pas cogné le sol. Oh, sa main a amorti le choc...
Mince, j'ai fait tomber Julie. J'ai juste eu le réflexe de protéger sa tête mais je me suis niqué le coude. Je n'ai qu'en partie réussi à la protéger car je vois qu'elle a le souffle coupé. Je pense que c'est mon poids qui l'empêche de respirer, je me redresse sur les mains comme si j'allais faire des pompes. Je regarde Julie inquiet de l'avoir peut-être blessée.
— Ça va ?
— Oui. Un instant, j'ai eu le souffle coupé...
— Oui. Un instant, j'ai eu le souffle coupé...
Je veux encore m'écarter pour la laisser respirer mais je sens ses mains dans mon dos qui me retiennent. Mes sourcils doivent se lever bien haut d'étonnement. Passé la surprise, j'ai de nouveau une furieuse envie de l'embrasser. Mes yeux plongent dans les siens, elle souffle, elle soupire. Je la sens m'attirer à elle et je plonge sur ses lèvres.
Julien a eu peur de m'avoir fait mal. Après un instant pour respirer à nouveau, c'est surtout l'espace entre nous qui m'a blessé. Je ne le veux que contre moi, corps contre corps, peau contre peau, lèvres contre lèvres. Je le tire vers moi et il se jette sur mes lèvres. Il est aussi affamé de moi que moi je le suis de lui. Nous nous embrassons comme des fous, nos mains se mettent à nous caresser mutuellement. J'ai toujours mon manteau sur moi, il est toujours avec son costume. Je voulais le voir nu et qu'il me voit nue aussi. Je voulais profiter de quelques instants de douceur, entamer des préliminaires sensuels. Mais je ne vais pas y arriver. J'ai un besoin viscéral, primal, vital de le sentir en moi. Nous devons nous unir là, tout de suite.
Julie est aussi déchainée que moi. Ses mains parcourent mon corps fiévreusement. Après son petit show du parking, je pensais prendre le temps de découvrir son corps. Qu'elle découvre tranquillement le mien. Mais je n'ai plus qu'une idée en tête, m'unir à elle. Je veux la pénétrer, sentir son vagin entourer, emprisonner mon sexe. Que je savoure la douceur de son antre. Peu importe que nous soyons encore habillés, je ne peux plus attendre. Je fais descendre mes mains sous sa jupe en cuir. Si elle ne me suit pas dans cette direction, je ferais un repli stratégique, temporaire je l'espère. Mais j'ai la bonne surprise de sentir ses doigts vouloir déboucler ma ceinture.
Il s'est décidé en même temps que moi, je bataille un peu avec sa ceinture et le bouton de son pantalon. Alors que lui a déjà les mains sur mon string. Je dois lever les fesses pour qu'il parvienne à le descendre. J'arrive à baisser sa braguette et à plonger ma main dans son boxer. Sa queue est à nouveau bien dure. Il s'est remis de nos ébats du début de soirée, c'est parfait. Julien remonte ma jupe à ma taille, moi je fais descendre son pantalon et son sous-vêtement. Son sexe vient taper contre ma cuisse. Je gigote un peu pour libérer au moins une jambe de mon string et j'y parviens tant bien que mal. J'ai peur que Julien prenne cela comme une rebuffade :
— Prends-moi, lui soufflé-je fébrilement.
Comme je le dis, je me rends compte qu'il n'a pas mis de préservatif. J'ai passé la journée à y faire attention. Je ne devrais pas mais mon corps me crie qu'il veut enferrer le sexe de Julien en lui.
Julie s'est débattue un peu et j'ai cru qu'elle voulait tout stopper. Elle vient de me rassurer et même de finir de m'embraser. Je ne rêve que de ça depuis quelques instants. Mais quand je prends mon sexe en main pour le diriger vers celui de Julie, je me rends compte que je n'ai pas de capote. Et il n'y en a pas à portée de main, celui de mon portefeuille a été utilisé avec Katia. Je sais que je devrais tout arrêter et pourtant mon corps en décide autrement il veut se réfugier en elle. Il décide pour moi et s'avance. Quand je sens mon gland, déjà bien enduis de liquide, toucher ses grandes lèvres, j'ai un frisson délicieux qui parcourt mon corps. Je l'entends gémir faiblement et ses mains m'attirent à elle. Je m'avance encore et, millimètre par millimètre, je la pénètre. J'ai l'impression de rentrer dans un vagin pour la première fois de ma vie.
Julie s'est débattue un peu et j'ai cru qu'elle voulait tout stopper. Elle vient de me rassurer et même de finir de m'embraser. Je ne rêve que de ça depuis quelques instants. Mais quand je prends mon sexe en main pour le diriger vers celui de Julie, je me rends compte que je n'ai pas de capote. Et il n'y en a pas à portée de main, celui de mon portefeuille a été utilisé avec Katia. Je sais que je devrais tout arrêter et pourtant mon corps en décide autrement il veut se réfugier en elle. Il décide pour moi et s'avance. Quand je sens mon gland, déjà bien enduis de liquide, toucher ses grandes lèvres, j'ai un frisson délicieux qui parcourt mon corps. Je l'entends gémir faiblement et ses mains m'attirent à elle. Je m'avance encore et, millimètre par millimètre, je la pénètre. J'ai l'impression de rentrer dans un vagin pour la première fois de ma vie.
— Aaaaah...
Je n'ai pu retenir de râler comme Julien s'enfonce en moi. J'ai les mêmes sensations que lors de ma première fois, les désagréments du passage de l'hymen en moins. La pénétration est lente, en tout cas elle me donne l'impression de durer de longues secondes. Julien arrive en bout de course, son pubis se colle au mien. Il émet un petit grognement de satisfaction. Il n'est pas le seul à ressentir un tel plaisir. Je pose mes mains sur son cul et l'empêche de bouger. Je veux bien imprimer sa présence en moi. Je veux qu'il savoure chaque centimètre carré de mon vagin dans le moindre détail. Mais ce dernier finit par réclamer des va-et-vient, mon corps aussi. Même mon esprit appelle à débuter les allers-retours. Je donne une impulsion au cul de Julien et je le sens se retirer lentement.
— Aaaahhhh...
C'est la deuxième fois que Julie émet ce genre de râle. Une fois à l'entrée et une fois à la sortie. Je lâche aussi un second grognement. Je suis déjà au bord d'une jouissance volcanique, plus cérébrale que physique d'ailleurs. Elle a voulu me garder enfoncé en elle quelques instants et cela m'a procuré d'étranges sensations. Jamais je n'ai ressenti cela en étant dans une femme. Maintenant que je suis presque sorti je ne rêve que d'y retourner. Julie aussi apparemment car elle appuie à nouveau sur mes fesses. Je m'enfonce et c'est la même plénitude qui m'envahit. Non, c'est même plus fort, plus intense. Nous gémissons de concert et Julie me paraît plus satisfaite de cette deuxième intrusion.
Je n'en reviens pas que Julien me fasse autant d'effet. Il n'est pas monté comme un poney et pourtant je suis remplie comme il faut. En plus, cette deuxième pénétration me semble encore meilleure que la première. Une fois enfoncé, il se recule et je déteste ça. Je veux le sentir en moi, entièrement. Je rappuis sur son cul pour qu'il revienne. Il le fait tout de suite et c'est encore plus divin. Julien entame des va-et-vient qui m'arrachent des soupirs extatiques à chaque passage. Je gémis, je souffle, je soupire. En un mot : je prends un pied monstrueux. C'est même mieux que du plaisir physique. C'est au-delà. Jamais je n'ai senti mon corps aussi en éveil, prêt à écouter, voir, ressentir. Julien accélère son rythme petit à petit. Je geins maintenant sans discontinuer. Je l'encourage par mes plaintes et je crois qu'il les comprend. Il laisse ses yeux plantés dans les miens mais je veux aussi sa bouche sur la mienne.
Julie lâche une de mes fesses et pose sa main sur ma nuque. Elle m'attire à elle pour m'embrasser. J'étais certain qu'elle allait le faire. Comme je suis sûr du rythme qu'il faut adopter à chaque instant. Mon regard se noie dans le sien depuis le début et je suis au paradis. Pas seulement parce que je la pénètre, ça va au-delà de ça. Je ressens chaque tremblement, chaque frisson de son corps, de son sexe, de son âme. La mienne vibre à l'unisson de la sienne. Nos langues et nos lèvres fusionnent littéralement. Je vais et je viens au creux de ses reins avec une intensité que je ne me connaissais pas. Avec une endurance que je ne peux mettre complètement sur mes aventures du jour. Sur une puissance qui dépasse largement le cadre physique.
Julien m'émerveille et je suis ébahie par mes propres réactions. D'habitude, des pénétrations si longues me lassent, m'ennuient. Là, j'ai envie qu'elle dure toute la nuit. Je sens Julien souffler, respirer, se démener pour moi. Le baiser qui accompagne nos ébats me donne l'impression d'avoir mon esprit connecté au sien. Je sais ce qu'il veut, il sait ce que je souhaite. Mais son corps fatigue tout de même, je ne veux pourtant pas que cela cesse. D'un coup d'épaule au sol, je nous retourne tous les deux. Il se retrouve sur le dos et moi sur lui. Il a su ce que j'allais faire et m'a agrippé le cul pour ne pas sortir de moi. C'est incroyable ! Nos lèvres ne se sont pas quittées non plus et nous reprenons de plus belle notre baiser passionné. Il est même plus que passionné, il est vital; autant que de respirer, autant que les battements de mon cœur. Ma petite voix ne cesse de me hurler que je ne dois pas le rompre si je veux vivre. Mon sexe aussi a son mot à dire. Il me fait me déhancher et me soulever pour reprendre nos va-et-vient. Il m'a pénétré, je veux maintenant être celle qui mène la barque. Les mains de mon amant m'aident et accompagnent les mouvements. Il en profite pour me caresser le cul avec ferveur.
La manœuvre de Julie ne m'a pas surpris. J'ai senti qu'elle allait le faire. Je n'en reviens pas. J'ai eu une peur, non une terreur, à ce moment-là : que notre baiser s'arrête. Même une fraction de seconde m'aurait paru mortel, comme si son souffle, sa salive, son odeur étaient devenus des besoins vitaux pour me permettre de vivre. Julie a vite repris les choses en main et a commencé à monter et descendre sur ma queue. Ma maîtresse sait y faire parfaitement, elle est vive, forte, sensuelle. Mes mains sur ses fesses l'aident un peu mais c'est surtout pour caresser ces fesses si parfaites que je les y laisse. Nos ahanements et nos soupirs reprennent de plus belle. Cela fait combien de temps que nous sommes là ? Aucune idée, mais c'est sûrement trop court. J'en veux plus, beaucoup plus. Mais je sens que quelque chose se prépare. Ce n'est pas un orgasme, c'est autre chose de plus fort, de plus brûlant. Je m'appuis sur mes pieds et me mets à donner de profonds coups de reins.
A l'instant même où j'ai eu quelques picotements annonciateurs, Julien s'est mis à me bourrer de coups de bite. Il y a su que j'allais bientôt jouir, presque même avant moi. Comme moi, je sais que ses couilles vont bientôt libérer sa semence fertilisatrice. Je la veux en moi, je veux qu'il se répande dans mon vagin, qu'il l'inonde comme un raz-de-marée. Moi-même je m'apprête à me liquéfier, mon sexe va déverser un flot de cyprine comme un barrage qui se rompt soudainement. Nous nous démenons l'un dans l'autre, l'un sur l'autre. Nos souffles sont de plus en plus rapide. J'ai l'impression de lui faire du bouche-à-bouche. Non, plutôt un bouche-à-bouche mutuel qui nous maintiendrait en vie l'un l'autre.
— Aaaaahhh...
Nous venons tous les deux d'exploser, pile en même temps, dans la même respiration. Nos sexes se répandent dans ou sur l'autre. Nous crions et sommes pris de tremblements, de spasmes et de frissons. Nos voix résonnent et font vibrer les murs de l'entrée de l'appartement. Nos fluides se mélangent et se déversent abondamment. Nous finissons par retomber l'un sur l'autre et par reprendre notre baiser avec l'impression de manquer d'air, de perdre une partie de nous-même si nous ne le faisons pas. Nous nous enlaçons étroitement, fortement et nous endormons ainsi.
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Commentaires ()
Très très bien écrite