Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
Jade, c'est tout ce que je sais. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jade, c'est tout ce que je sais.
Chapitre 1
La bonne idée se transforme en regret quand je me retrouve à rentrer chez moi à moto sous un déluge d'eau. On ne voit plus à deux-cents mètres le paysage inondé la veille par le soleil d'une fin d'après-midi estival. Je pense à mon lit dans lequel je devrais me trouver si tout s'était passé comme prévu. Sauf que, évidemment, rien ne s'est passé comme prévu cette nuit.
Il est dix heures quand j'arrive enfin dans le centre de Bordeaux. Dans un couinement qui imite celui de bottes en caoutchouc, je grimpe l'escalier qui monte jusqu'à l'appartement où je vis avec mon ami, Isaac. Originaires tous deux de Rennes, lui a quitté la Bretagne pour ses études d'histoire qu'il suit avec plus ou moins de rigueur. Surtout moins on va dire. J'ai connu Isaac il y a à peu près huit ans durant mes années lycée et quand il m'a proposé de le suivre ici à Bordeaux je n'ai pas hésité une seconde. Faut dire qu'en sortant d'une relation de quatre ans, l'opportunité de s'éloigner de tout ce qui me liait à elle, était pour moi un cadeau de dieu.
Ou du moins la seule solution pour tourner la page.
Cette fille, Clara.
Certains appellent ça le premier amour, celui qui ne dure jamais, sauf dans les films peut-être. La seule chose que je sais c'est que cette histoire m'a marqué, trop marqué. Ce sentiment trop fort, trop tôt et cette fin trop abrupte, déchirante. Comme une vague qui vous porte, vous donne un sentiment de plénitude, d'invincibilité, puis la seconde d'après vous projette sous son rouleau avec la sensation que la surface ne sera plus jamais atteignable.
Mais ''c'est la vie'' et on s'en remet, toujours. Deux ans après, je considère ce départ comme la meilleure chose qu'il me soit arrivé.
Ou du moins la seule solution pour tourner la page.
Cette fille, Clara.
Certains appellent ça le premier amour, celui qui ne dure jamais, sauf dans les films peut-être. La seule chose que je sais c'est que cette histoire m'a marqué, trop marqué. Ce sentiment trop fort, trop tôt et cette fin trop abrupte, déchirante. Comme une vague qui vous porte, vous donne un sentiment de plénitude, d'invincibilité, puis la seconde d'après vous projette sous son rouleau avec la sensation que la surface ne sera plus jamais atteignable.
Mais ''c'est la vie'' et on s'en remet, toujours. Deux ans après, je considère ce départ comme la meilleure chose qu'il me soit arrivé.
— Oh un revenant, s'exclame Isaac allongé en caleçon sur le canapé manette en main.
— Ça va bien dormi ?
— Ça va bien dormi ?
Blouson et casque déposés par terre je m'affale sur le fauteuil libre.
— Oui, un peu, bossé surtout (je vois les livres éparpillés sur la table du salon) je cherche la motivation pour reprendre.
— Étudie le Far west c'est bien aussi, dis-je en désignant le jeu qui tourne sur la télé.
— Pas con.
— Les Dolipranes ?
— Dans la salle de bain tiroir du bas, faudra en racheter il en reste deux.
— Deux ?
— Étudie le Far west c'est bien aussi, dis-je en désignant le jeu qui tourne sur la télé.
— Pas con.
— Les Dolipranes ?
— Dans la salle de bain tiroir du bas, faudra en racheter il en reste deux.
— Deux ?
Il soupire.
— Beaucoup trop de soirées ces dernières semaines l'ami... Quelle vie.
Je me lève le crâne lourd pour récupérer l'un d'entre eux.
— Au faite Tom a appelé, il voulait savoir si t'allais toujours au salon cette aprèm.
Merde, j'ai tout oublié.
— Ah, euuh ouais, je lui enverrai un message, faut que je rallume le tél j'ai plus de batterie.
Le Doliprane récupéré je me rassois et l'avale après avoir rempli mon verre du restant d'ice tea abandonné sur la table. Affalé sur le fauteuil les yeux fermés, j'attends qu'il fasse disparaître la barre au front qui me garde dans le coaltar depuis mon réveil.
Une minute plus tard les souvenirs reviennent.
Un mélange d'excitation et de regrets.
Une minute plus tard les souvenirs reviennent.
Un mélange d'excitation et de regrets.
— ''Je ne fais que passer, je rentre avant minuit et j'ne bois pas '' m'imite-t-il en balayant ses yeux entre la télé et moi.
— Hein ?
— C'est toi qui as dit ça en partant. Il a oublié le con.
— Non, disons que c'était le plan... de base tu vois. Après j'ai pas tant bu que ça.
— Hein ?
— C'est toi qui as dit ça en partant. Il a oublié le con.
— Non, disons que c'était le plan... de base tu vois. Après j'ai pas tant bu que ça.
Il rigole.
— Oui, sauf que... ça ne se passe jamais comme prévu.
Parfois.
Pas cette fois.
Pas cette fois.
— M'enfin, reprend-il, tant que tu te rappelles avec qui t'as fini la soirée c'est l'essentiel. Les mauvaises surprises, ça c'est pas bon.
Je reste muet. Pris à nouveau par les souvenirs d'il y a quelques heures.
— Hein ?
— Hein ? De quoi ?
— Tu t'en rappelles ?
— De ?
— De ? De ? M'imite-t-il à nouveau, celle qui a vu la bête.
— La bête, putain, tu me donnes envie de prendre un deuxième Doliprane.
— Hein ? De quoi ?
— Tu t'en rappelles ?
— De ?
— De ? De ? M'imite-t-il à nouveau, celle qui a vu la bête.
— La bête, putain, tu me donnes envie de prendre un deuxième Doliprane.
Il pouffe de rire en même temps qu'il se redresse sur le canapé. Le son de la console qui s'éteint précède son ''t'en souris encore, mec, vas-y raconte.''
— C'était..
Normal oui, tout était normal.
J'ai vécu ça peut-être une dizaine de fois en deux ans. Une rencontre, un bon moment oublié aux premières lueurs du jour. Une histoire éphémère dont je me contente, parce que je ne veux rien de plus. Et c'est exactement ce qui s'est passé cette nuit. Une histoire éphémère, une histoire déjà oubliée.
Tout était normal.
J'ai vécu ça peut-être une dizaine de fois en deux ans. Une rencontre, un bon moment oublié aux premières lueurs du jour. Une histoire éphémère dont je me contente, parce que je ne veux rien de plus. Et c'est exactement ce qui s'est passé cette nuit. Une histoire éphémère, une histoire déjà oubliée.
Tout était normal.
17h30 la veille.
De retour de la salle de sport, je prends une longue douche froide puis me prépare pour la soirée organisée à presque une heure de là. Un jean, des chaussures de soirée et un tee-shirt noir légèrement moulant seront suffisants.
Quel plaisir, les séances de sports portent enfin leur fruit.
Et ce terrible narcissisme face au miroir.
Il est temps d'y, aller. Je récupère mon casque et mon blouson pour l'un des derniers tours de moto avant qu'elle ne soit vendue d'ici une dizaine jours.
Quel plaisir, les séances de sports portent enfin leur fruit.
Et ce terrible narcissisme face au miroir.
Il est temps d'y, aller. Je récupère mon casque et mon blouson pour l'un des derniers tours de moto avant qu'elle ne soit vendue d'ici une dizaine jours.
— Tu vas où beau brun ?
— À une soirée, j'ai besoin d'une cavalière tu viens ?
— Ne me tente pas grand fou.
— Non mais t'es sûr que tu veux pas venir ?
Il secoue la tête, lâche un soupire.
— Faut vraiment que je boss.
— Comme tu voudras.
— Non... Gars... c'est vraiment pas comme je veux pour le coup, rajoute-t-il dépité en tournoyant son stylo entre ses doigts.
— Ok Stephane Bern (son majeure levé en guise de réponse) ben, bonne révision loulou je rentre dans la soirée.
— La soirée ?
— Ouais, j'y vais en moto donc bon, pas d'alcool. (Il hoche la tête) en plus je connais personne à part Paul donc avant minuit je suis là.
— À une soirée, j'ai besoin d'une cavalière tu viens ?
— Ne me tente pas grand fou.
— Non mais t'es sûr que tu veux pas venir ?
Il secoue la tête, lâche un soupire.
— Faut vraiment que je boss.
— Comme tu voudras.
— Non... Gars... c'est vraiment pas comme je veux pour le coup, rajoute-t-il dépité en tournoyant son stylo entre ses doigts.
— Ok Stephane Bern (son majeure levé en guise de réponse) ben, bonne révision loulou je rentre dans la soirée.
— La soirée ?
— Ouais, j'y vais en moto donc bon, pas d'alcool. (Il hoche la tête) en plus je connais personne à part Paul donc avant minuit je suis là.
Son ok exagéré résonne quand je ferme la porte pour quitter l'immeuble. Le casque enfilé je démarre pour traverser la ville inondée par l'éblouissant soleil de cette fin d'après-midi. Ma Fatboy noire achetée avec mes économies m'accompagne depuis mon arrivée ici. Savoir qu'il s'agit de l'une de mes dernières balades sur son dos me procure un léger pincement au cœur. Mais c'est pour la bonne cause, une nouvelle aventure. Alors je profite de ce plaisir qui s'intensifie lorsque je rejoins les routes de campagne dépourvues de circulation. Au travers des champs à perte de vue, je la pousse légèrement au-delà de la vitesse autorisée. Mon cœur s'affole poussé par l'adrénaline qui me détache du compteur.
Le moteur gronde comme un coup de tonnerre sans interruption.
Le paysage défile.
Une sensation de liberté totale.
Une pression sur le frein au sommet du vallon quand je vois en contre bas l'estuaire bleuté trancher le paysage.
Le soleil scintillant à sa surface lui donne une allure de chemin étoilé.
Éblouissant.
Le moteur gronde comme un coup de tonnerre sans interruption.
Le paysage défile.
Une sensation de liberté totale.
Une pression sur le frein au sommet du vallon quand je vois en contre bas l'estuaire bleuté trancher le paysage.
Le soleil scintillant à sa surface lui donne une allure de chemin étoilé.
Éblouissant.
Il ne me faudra ensuite qu'une dizaine de minutes à allure plus calme pour atteindre ma destination.
Les deux piliers en pierre que je traverse en bordure de route me mènent au cœur d'une allée bordée de cyprès qui s'étire jusqu'à une esplanade plus large où est érigée une bâtisse ancienne. Je comprends au premier coup d’œil pourquoi Paul, fils des propriétaires, a profité de leur absence pour réquisitionner le lieu et y fêter son quart de siècle. Éloigné de toute autre habitation, même un feu d'artifice dans le jardin passerait inaperçu. Alors ce n'est pas la musique qui risque d'attirer la plainte d'un voisin.
Chose impossible s'il avait organisé cette soirée dans son appart à Bordeaux, non loin du nôtre.
Chose impossible s'il avait organisé cette soirée dans son appart à Bordeaux, non loin du nôtre.
Plusieurs voitures sont déjà garées quand je coupe mon moteur. Ceux qui en sortent emmènent souvent avec eux une bouteille ou deux. Certains me disent vaguement quelque chose, le reste m'est totalement inconnu. C'est l'une des raisons pour lesquelles je n'étais pas des plus motivés à venir. Sauf qu'en plus de travailler avec lui quasiment tous les jours, Paul est de ceux que je considère comme étant un vrai pote, alors dans ces conditions je ne me voyais pas balayer son invitation à venir fêter son vingt-cinquième anniversaire.
Me voilà donc ici pour environ deux heures, maximum quatre.
Me voilà donc ici pour environ deux heures, maximum quatre.
Je préférais raccourcir ce temps à cinq minutes quand une fois à l'intérieur je réalise que débarquer à même pas dix-neuf heures ne me permettra pas d'échapper au rush des arrivées, ni de m'installer dans mon coin pour assister passivement au début de soirée.
Absolument pas.
C'est la putain d'heure de pointe.
Absolument pas.
C'est la putain d'heure de pointe.
Et les '' enchanté '' par ci et les bises par là, la plupart se présentent, me posent deux trois, quatre questions par politesse, probablement, puisqu'ils n'en écoutent même pas les réponses.
Je n'écoute pas plus qu'eux. Car à peine le salon traversé pour rejoindre le jardin où est creusée une magnifique piscine, j'ai déjà oublié la majeur parti des prénoms de tous ceux qui se sont présentés. Océane et Camille, sont les seuls que je garde en tête.
Un hasard ?
Vu les œillades insistantes portées sur les deux belles brunes je crois que je ne suis pas le seul touché par ce malheureux hasard.
Un hasard ?
Vu les œillades insistantes portées sur les deux belles brunes je crois que je ne suis pas le seul touché par ce malheureux hasard.
— Tommy, s'exclame Paul en apparaissant un pack de bière entre les bras, ça va ?
— Bien et toi ? Bon anniversaire mec.
— Merci, répond-il en me faisant une accolade une fois le pack déposé sur la table, t'es venu en moto ?
— Ouais vu le temps, j'en ai profité.
— T'as raison, attend, suis moi.
— Bien et toi ? Bon anniversaire mec.
— Merci, répond-il en me faisant une accolade une fois le pack déposé sur la table, t'es venu en moto ?
— Ouais vu le temps, j'en ai profité.
— T'as raison, attend, suis moi.
Je lui emboîte le pas pour traverser à nouveau la foule dans le sens inverse. La porte laissée ouverte transforme le salon en véritable moulin. Chaque personne que nous saluons paraît être nouvelle de celles croisées il y a cinq minutes. Enfin, nous retrouvons un peu de calme après avoir grimpé l'escalier à la rambarde en fer forgé qui mène à l'étage supérieur.
— On a trois chambres d'amis ici, dépose tes affaires dans celle-là.
Il m'ouvre la porte et je dépose mon casque ainsi que mon manteau sur le plateau des deux commodes alignées contre le mur.
— Si tu veux dormir la, pas de problème, surtout si tu bois hein.
— Non, je bois moins maintenant, j'essaye de faire attention. En plus je dois aider Tom demain après-midi à son salon donc on va rester... Tranquille tu vois.
— Oui, sourit-il, tu me diras mais ça fait plaisir de te voir ici.
— C'est normal et encore bon anniversaire.
— Non, je bois moins maintenant, j'essaye de faire attention. En plus je dois aider Tom demain après-midi à son salon donc on va rester... Tranquille tu vois.
— Oui, sourit-il, tu me diras mais ça fait plaisir de te voir ici.
— C'est normal et encore bon anniversaire.
Je lui tends son cadeau, deux pass pour un festival électro en Catalogne l'été qui arrive. Une surprise qui le ravit. Il m'informe aussi tôt qu'il s'y rendra avec sa copine, amatrice elle aussi de musique électro. Un bon point, j'ai visé juste. Nous retournons ensuite en bas où il me présente plusieurs de ses potes, gars comme filles. Certains sont en couple d'autres célibataires et je sympathise avec une Lisa qui habite bordeaux. Le hasard veut qu'elle connaisse Isaac puisqu'elle étudie à la même université et se trouvait même dans sa classe l'année dernière. Par chance, il ne s'agit pas d'une ex à lui. Ni d'un crush puisque de toute évidence il m'en aurait déjà au moins parlé une fois.
Petite, elle ne doit pas dépasser le mètre soixante. Ses longs cheveux noirs corbeaux et ses yeux bruns lui donnent une certaine froideur qui contraste avec son sourire angélique. Nous restons un peu à l'écart à discuter pendant plusieurs minutes le temps qu'un bon feeling s'installe.
La musique et le bruit autour s'intensifient à mesure que la nuit tombe.
La musique et le bruit autour s'intensifient à mesure que la nuit tombe.
À vingt-deux heure passées elle me signale qu'elle ne peut s'éterniser plus longtemps ici.
Bien sûr, les révisions.
Une bise avant que je lui donne mon téléphone déjà sur la barre de recherche d'Instagram. Elle tape rapidement sur l'écran puis me retourne le tél avec une légère timidité quand nos regards se croisent.
J'aurais au moins de quoi la recontacter.
Quand elle s'éloigne, mes yeux se perdent sur ses hanches qui se balancent dans sa robe moulante blanche. Sa silhouette finit par complètement disparaître au travers de la foule.
J'aurais au moins de quoi la recontacter.
Quand elle s'éloigne, mes yeux se perdent sur ses hanches qui se balancent dans sa robe moulante blanche. Sa silhouette finit par complètement disparaître au travers de la foule.
Me voilà maintenant seul à terminer mon verre.
Dix, vingt, trente minutes...
La soirée bat son plein...
Vingt-trois heures douze marque l'écran de mon téléphone. ''Girl just wanna have fun'' démarre et la plupart des voix qui reprennent les premières paroles sont complètement bourrées. J'informe Paul et ses deux potes avec qui j'ai sympathisé qu'il est l'heure pour moi de rentrer. Une accolade amicale, puis je dépose mon verre pour monter à l'étage récupérer mes affaires. La seconde d'après trois gars se chargent de jeter une fille à l'eau. Deux la rejoignent dans la piscine éclairée par les spots incrustés à la coque.
Dix, vingt, trente minutes...
La soirée bat son plein...
Vingt-trois heures douze marque l'écran de mon téléphone. ''Girl just wanna have fun'' démarre et la plupart des voix qui reprennent les premières paroles sont complètement bourrées. J'informe Paul et ses deux potes avec qui j'ai sympathisé qu'il est l'heure pour moi de rentrer. Une accolade amicale, puis je dépose mon verre pour monter à l'étage récupérer mes affaires. La seconde d'après trois gars se chargent de jeter une fille à l'eau. Deux la rejoignent dans la piscine éclairée par les spots incrustés à la coque.
''Some boys take a beautiful girl
And hide her away from the rest o' the world
I wanna be the one to walk in the sun
Oh girls, they wanna have fun...'’
And hide her away from the rest o' the world
I wanna be the one to walk in the sun
Oh girls, they wanna have fun...'’
J'aurai presque envie de chanter moi aussi. Le son devient plus étouffé dans l'escalier où je marmonne ces paroles qui restent en tête.
Puis tout se tait.
Je me stoppe bloqué par sa silhouette postée sur la dernière marche. Mes yeux braqués sur ses talons parcourent ses jambes à la peau claire jusqu'à sa jupe courte, rouge à l'allure cotonneuse. Parcourent son ventre que laisse apparaître son haut assorti à sa jupe, puis s'arrêtent sur son visage. Un visage fin, dessiné, comme son nez et ses mâchoires. Hypnotisé par ses yeux.
Ses yeux gris, verts, peut-être aussi un peu bleu clair.
— Tu... ? Fit-elle un geste vers le couloir.
— Non... Toi... Passe si tu veux.
— Non, non vas-y, rigole-t-elle en se décalant d'un pas pour m'ouvrir le passage.
— Non... Toi... Passe si tu veux.
— Non, non vas-y, rigole-t-elle en se décalant d'un pas pour m'ouvrir le passage.
Je franchis la dernière marche, le cœur battant comme si je venais d'en grimper une trentaine en courant. Elle m'adresse un sourire timide quand je la frôle.
Son odeur m'envahit dans un seul frisson.
Je m'arrête près de la porte, les souvenirs de ce que je fous ici reviennent en apercevant mes affaires sur la commode.
Son odeur m'envahit dans un seul frisson.
Je m'arrête près de la porte, les souvenirs de ce que je fous ici reviennent en apercevant mes affaires sur la commode.
— Tu ... La salle de bain ?
— De ? (Ses yeux se perdent entre moi et le couloir) la salle de bain, tu cherches la salle de bain ?
— Oui, Paul m'a dit à l'étage, mais...
— Paul ?
— De ? (Ses yeux se perdent entre moi et le couloir) la salle de bain, tu cherches la salle de bain ?
— Oui, Paul m'a dit à l'étage, mais...
— Paul ?
Elle balaye la mèche qui dépasse de son chignon mélangeant blond et châtains.
— Paul, enfin l'organisateur de la soirée, on est chez lui, pour son anniversaire, enfin chez ses parents.
— Un effort surhumain pour arriver à ne pas bégayer.
— Ah oui, mais c'est par là, je crois.
Elle s'engage dans le couloir, regarde au travers de chaque encadrure. Je la suis comme si la dernière marche m'avait transformé en gamin de cinq ans et demi. La porte au fond sera la bonne et me voilà dans la salle de bain.
— Un effort surhumain pour arriver à ne pas bégayer.
— Ah oui, mais c'est par là, je crois.
Elle s'engage dans le couloir, regarde au travers de chaque encadrure. Je la suis comme si la dernière marche m'avait transformé en gamin de cinq ans et demi. La porte au fond sera la bonne et me voilà dans la salle de bain.
Jolie salle de bain, avec deux lavabos, une douche italienne et des plantes qui contrastent avec la décoration majoritairement en bois.
C'est joli, super, mais merde, il pourrait y avoir une douche en or que je ne saurais toujours pas pourquoi je suis venu ici. Il faut que je trouve quelque chose à faire.
Au moins quelque chose à dire.
C'est joli, super, mais merde, il pourrait y avoir une douche en or que je ne saurais toujours pas pourquoi je suis venu ici. Il faut que je trouve quelque chose à faire.
Au moins quelque chose à dire.
— Tu viens d'arriver non ?
C'est nul, mais elle reste.
— Oui, je suis venue avec Marie (j'hoche la tête sans n'avoir aucune idée de qui est Marie) je ne pouvais pas venir plus tôt à cause du boulot.
Mes yeux se perdent sur chacune de ses mimiques. Sur ses lèvres rosées qui s'étirent quand elle sourit.
Et l'envie de l'embrasser en devient perturbante tant elle est aussi précoce qu'intense.
C'est nul, mais elle reste.
— Oui, je suis venue avec Marie (j'hoche la tête sans n'avoir aucune idée de qui est Marie) je ne pouvais pas venir plus tôt à cause du boulot.
Mes yeux se perdent sur chacune de ses mimiques. Sur ses lèvres rosées qui s'étirent quand elle sourit.
Et l'envie de l'embrasser en devient perturbante tant elle est aussi précoce qu'intense.
— Tu boss dans quoi ?
Je m’efforce de rester focus sur l’eau froide qui coule sur les mains afin d’oublier un temps cette attirance.
— Serveuse, et toi ?
— Ah, pareil dans un bar/restaurant du centre-ville.
— C'est marrant j'aurais parié que t'étais tatoueur, dit-elle en désignant mes bras.
— Ah, j'aime bien les tatouages, mais non je suis beaucoup trop mauvais en dessin, ça serait affreux.
— Ça te va bien en tout cas.
Un simple compliment qui transforme la salle de bain en sauna. Son assurance me perturbe.
— Merci, je vois, je vois que toi aussi t'en a quelques-uns.
— Oui, tu le sais comme moi quand on commence c'est dur de s'arrêter.
— Je confirme oui.
— Ah, pareil dans un bar/restaurant du centre-ville.
— C'est marrant j'aurais parié que t'étais tatoueur, dit-elle en désignant mes bras.
— Ah, j'aime bien les tatouages, mais non je suis beaucoup trop mauvais en dessin, ça serait affreux.
— Ça te va bien en tout cas.
Un simple compliment qui transforme la salle de bain en sauna. Son assurance me perturbe.
— Merci, je vois, je vois que toi aussi t'en a quelques-uns.
— Oui, tu le sais comme moi quand on commence c'est dur de s'arrêter.
— Je confirme oui.
Nos regards s'aimantent au travers du miroir. Un long moment de silence s'installe. Un étrange silence. Pas celui qui emmène une gêne avec lui, non, il s'agit là du silence de l'attente, de la tension, de l'attirance.
L'attirance envers cette fille qui se tient simplement là, adossée au mur les bras croisés. Qui garde un air désinvolte terriblement excitant. Ses yeux verts perdus sur moi en disent plus que n'importe quel mot.
Alors il est temps d'arrêter la seule action que j'ai trouvé à faire dans cette salle de bain. Affronter la vérité.
Affronter la parfaite inconnue apparue il y a cinq minutes.
L'attirance envers cette fille qui se tient simplement là, adossée au mur les bras croisés. Qui garde un air désinvolte terriblement excitant. Ses yeux verts perdus sur moi en disent plus que n'importe quel mot.
Alors il est temps d'arrêter la seule action que j'ai trouvé à faire dans cette salle de bain. Affronter la vérité.
Affronter la parfaite inconnue apparue il y a cinq minutes.
— J'avais oublié, dis-je en tendant ma main, enchanté Thomas.
— Jade.
— Jade.
Sa main douce, froide vient serrer la mienne. Ce simple contacte m'envoie une décharge d'adrénaline. Probablement car il emmène avec lui l'envie de l'embrasser. Embrasser ses lèvres, son cou, glisser ma main sur ses cuisses. Entre ses cuisses. Sentir son souffle chaud s'accélérer, sa main caresser ma nuque sa langue jouer avec la mienne.
Ses talons la garde à hauteur de mon visage.
Elle ne bouge pas, ne me dit pas que c'est trop tôt que nous nous ne sommes finalement que deux inconnus. Non, rien. Ce moment de flottement s'installe. Ce moment où il ne se passe rien et tout en même temps. Ce moment qui fait disparaître tout ce qui se trouve autour.
Ou presque.
Ses talons la garde à hauteur de mon visage.
Elle ne bouge pas, ne me dit pas que c'est trop tôt que nous nous ne sommes finalement que deux inconnus. Non, rien. Ce moment de flottement s'installe. Ce moment où il ne se passe rien et tout en même temps. Ce moment qui fait disparaître tout ce qui se trouve autour.
Ou presque.
— Woh on dérange peut-être, réagi un gars qui vient de débouler en claquant la porte.
Je recule d'un pas, avant qu'un second n'arrive, puis une fille tout aussi bourrée qu'eux.
— Oui, répondis-je froidement...
Pour rien.
Pour rien.
Ma phrase pas terminée que tous trois ont déjà envahi la pièce. L'un reprend la musique qui tourne en bas pendant que la fille s'attarde à se recoiffer devant le miroir.
Un seau d'eau sur des braises.
Nous quittons la salle de bain pour retourner dans le couloir où elle progresse d'un pas ou deux avant de se retourner. Aussitôt rattraper par cette ''Marie'' qui se pointe en haut de l'escalier.
Elle me toise d'un air interrogateur, puis me salue d'un hochement de tête. Ce même hochement de tête qu'on adresse par politesse aux inconnus qu'on croise et qu'on ne peut ignorer.
Un seau d'eau sur des braises.
Nous quittons la salle de bain pour retourner dans le couloir où elle progresse d'un pas ou deux avant de se retourner. Aussitôt rattraper par cette ''Marie'' qui se pointe en haut de l'escalier.
Elle me toise d'un air interrogateur, puis me salue d'un hochement de tête. Ce même hochement de tête qu'on adresse par politesse aux inconnus qu'on croise et qu'on ne peut ignorer.
Elle demande à Jade de la suivre. Le moment d'hésitation qui la fige disparaît quand je fais mine de me rendre dans la chambre et de fouiller mes affaires. Des chuchots résonnent pendant que ses talons claquent jusqu'à disparaître dans le brouhaha de la fête.
''Je me sens un peu bourré je préfère attendre avant de prendre la route.''.
Voilà l'excuse sortie à Paul quand je l'ai rejoint lui et son groupe de potes installés à l'une des tables.
Ils m'ont accueilli, amicalement et depuis j'attends.
J'attends quoi ? Rien probablement.
Anecdotes de travail, universités, femmes tous les sujets de conversation sont passés quand je remarque qu'il est quasiment une heure du matin.
Merde, voilà deux heures que je devrais être chez moi installé confortablement dans mon lit. Et je me retrouve maintenant à épier la foule, à chercher fille croisée dix minutes dans un couloir qui a déjà dû quitter la soirée.
Surréaliste, j'ai envie de m'insulter.
Alors au fil des minutes je me force à m'en détacher.
Voilà l'excuse sortie à Paul quand je l'ai rejoint lui et son groupe de potes installés à l'une des tables.
Ils m'ont accueilli, amicalement et depuis j'attends.
J'attends quoi ? Rien probablement.
Anecdotes de travail, universités, femmes tous les sujets de conversation sont passés quand je remarque qu'il est quasiment une heure du matin.
Merde, voilà deux heures que je devrais être chez moi installé confortablement dans mon lit. Et je me retrouve maintenant à épier la foule, à chercher fille croisée dix minutes dans un couloir qui a déjà dû quitter la soirée.
Surréaliste, j'ai envie de m'insulter.
Alors au fil des minutes je me force à m'en détacher.
Elle ne connaissait même pas Paul pourquoi se serait-elle plus attardé ici ?
Dans trente minutes je rentre chez moi. Une nuit de sommeil et tout sera oublié. Un message à Lisa pour continuer ce que j'ai commencé et tout sera oublié.
Toute façon il n'y a rien oublier à part quelques phrases échangées entre un couloir et une salle de bain.
Dans trente minutes je rentre.
Dans trente minutes je rentre chez moi. Une nuit de sommeil et tout sera oublié. Un message à Lisa pour continuer ce que j'ai commencé et tout sera oublié.
Toute façon il n'y a rien oublier à part quelques phrases échangées entre un couloir et une salle de bain.
Dans trente minutes je rentre.
— Mais t'es de Bordeaux toi à la base ? Demande un certain Max assis depuis peu.
— Non j'y habite, mais je viens de Rennes.
— Oh, qu'est-ce qui t'as emmené par ici, les études ?
— Non, j'ai suivi mon meilleur pote qui lui est à l'université, mais moi je bosse dans un restau en ville.
— Lequel, rajoute sa copine Marie.
Encore une Marie tiens.
— Le bar des Lys sur la place.
— Ah mais oui, il est connu.
— L'été ça doit être infernal le nombre de touristes, relance Max.
— Oui, anglais, espagnol ça va, mais le plus chiant c'est les allemands, parce que... qui parlent allemand sérieux ?
— Je te jure que moi je parle allemand, répond Nico en rigolant.
— C'est son grand-père qui lui a appris, le taquine Paul.
— Tes con, mais non j'ai passé un an avec Erasmus là-bas. Et dis-toi qu'une fois...
— Non j'y habite, mais je viens de Rennes.
— Oh, qu'est-ce qui t'as emmené par ici, les études ?
— Non, j'ai suivi mon meilleur pote qui lui est à l'université, mais moi je bosse dans un restau en ville.
— Lequel, rajoute sa copine Marie.
Encore une Marie tiens.
— Le bar des Lys sur la place.
— Ah mais oui, il est connu.
— L'été ça doit être infernal le nombre de touristes, relance Max.
— Oui, anglais, espagnol ça va, mais le plus chiant c'est les allemands, parce que... qui parlent allemand sérieux ?
— Je te jure que moi je parle allemand, répond Nico en rigolant.
— C'est son grand-père qui lui a appris, le taquine Paul.
— Tes con, mais non j'ai passé un an avec Erasmus là-bas. Et dis-toi qu'une fois...
Sa voix se fond et vient se noyer au milieu de la musique. Juste par-dessus son épaule je la vois, tenant son verre à deux mains, en train de balayer la foule tel le faisceau d'un phare.
Elle s'arrête sur moi.
Le léger sourire qui se dessine sur son visage efface la trentaine de personnes entassées autour d'elle.
Un ''Thomas'' résonne et m'extirpe de cette absence.
Elle s'arrête sur moi.
Le léger sourire qui se dessine sur son visage efface la trentaine de personnes entassées autour d'elle.
Un ''Thomas'' résonne et m'extirpe de cette absence.
— Oui ?
Tout le brouhaha renaît.
Mes yeux se perdent entre Nico qui me parle et Jade qui me donne l'impression qu'elle peut disparaître en un claquement de doigts si je m'en décroche.
Mes yeux se perdent entre Nico qui me parle et Jade qui me donne l'impression qu'elle peut disparaître en un claquement de doigts si je m'en décroche.
— C'est pas toi qui l'avais fait aussi ?
— Hein ? De ? Ah non... non.. ça me dit rien.
— Hein ? De ? Ah non... non.. ça me dit rien.
De quoi il parle ?
Elle prend une gorgée dans son verre. Ses iris verts se voient d'ici.
Sa peau claire, ses joues légèrement creusées, ses jambes fines et ses belles hanches... Son ventre plat, sa poitrine légèrement rebondie.
Qu'est-ce qu'elle est belle.
Elle prend une gorgée dans son verre. Ses iris verts se voient d'ici.
Sa peau claire, ses joues légèrement creusées, ses jambes fines et ses belles hanches... Son ventre plat, sa poitrine légèrement rebondie.
Qu'est-ce qu'elle est belle.
— La salle de bain c'est à l'étage ? Lancé-je à Paul avant d'être mêlé à un nouveau sujet de conversation.
La salle de bain, ma seule excuse ce soir.
Il acquiesce et j'en profite pour m'extirper du groupe.
Il acquiesce et j'en profite pour m'extirper du groupe.
L'impression d'être attiré vers elle comme un putain d'aimant fait monter en moi une excitation indescriptible. J'avance tel un robot, avec l'irrémédiable envie de poursuivre ce que nous avons commencé.
Elle me fixe sans rien dire.
Continue de se taire quand je lui chuchote ''viens avec moi'' en saisissant sa main.
Le claquement de ses talons se coordonne à mes pas pour transpercer la foule.
Dans l'escalier elle me devance, grimpe chacune des marches avec assurance sans ne poser la moindre question. Se retourne lorsqu'elle arrive au sommet.
Je le lis sur son visage.
Elle le veut autant que moi.
Elle me fixe sans rien dire.
Continue de se taire quand je lui chuchote ''viens avec moi'' en saisissant sa main.
Le claquement de ses talons se coordonne à mes pas pour transpercer la foule.
Dans l'escalier elle me devance, grimpe chacune des marches avec assurance sans ne poser la moindre question. Se retourne lorsqu'elle arrive au sommet.
Je le lis sur son visage.
Elle le veut autant que moi.
Le temps se stoppe.
Un éclair frappe mon estomac quand nos lèvres se chevauchent. La froideur de ses bagues se dépose contre mon cou et sa langue vient caresser la mienne.
Tout s'accélère.
Plus rien ne compte quand elle se retrouve plaquée contre le mur. Quand je saisis l'arrière de ses cuisses pour l'emmener à ma hauteur. Que ses jambes s'enroulent autour de ma taille tel un serpent.
Un éclair frappe mon estomac quand nos lèvres se chevauchent. La froideur de ses bagues se dépose contre mon cou et sa langue vient caresser la mienne.
Tout s'accélère.
Plus rien ne compte quand elle se retrouve plaquée contre le mur. Quand je saisis l'arrière de ses cuisses pour l'emmener à ma hauteur. Que ses jambes s'enroulent autour de ma taille tel un serpent.
Un puissant gémissement s'échappe quand je mords l'intérieur de son cou. Ses ongles s'enfoncent dans mes cheveux, griffent mon crâne alors qu'elle m'étreint plus fort.
J'ouvre la porte qui se trouvait derrière moi d'un franc coup de pied. La claque une fois l'obscurité de la chambre atteinte.
Allongé sur le lit, je me retrouve au-dessus d'elle quand son visage se décroche du mien.
Un moment de réflexion aussi furtif qu'un courant d'air là parcourt.
Puis elle se jette à nouveau sur mes lèvres. Sa détermination décuple mon excitation. Tout mon corps réagit quand ses doigts glissent sur mes côtes pour venir soulever mon tee-shirt. Je m'en débarrasse, me retrouve collé contre sa poitrine chaude après qu'elle ait détaché les cinq boutons qui fermaient son chemisier. Ses tétons ornés chacun d'un piercing au sommet de sa poitrine petite et ferme se redissent quand le bout de mes doigts les caresse. Son corps frissonne quand ma langue prend le relais.
J'ouvre la porte qui se trouvait derrière moi d'un franc coup de pied. La claque une fois l'obscurité de la chambre atteinte.
Allongé sur le lit, je me retrouve au-dessus d'elle quand son visage se décroche du mien.
Un moment de réflexion aussi furtif qu'un courant d'air là parcourt.
Puis elle se jette à nouveau sur mes lèvres. Sa détermination décuple mon excitation. Tout mon corps réagit quand ses doigts glissent sur mes côtes pour venir soulever mon tee-shirt. Je m'en débarrasse, me retrouve collé contre sa poitrine chaude après qu'elle ait détaché les cinq boutons qui fermaient son chemisier. Ses tétons ornés chacun d'un piercing au sommet de sa poitrine petite et ferme se redissent quand le bout de mes doigts les caresse. Son corps frissonne quand ma langue prend le relais.
Aucun mot n'a été prononcé depuis, juste nos souffles s'accélérant à mesure que les couches de vêtements se retirent. L'excitation à son paroxysme lorsqu'elle caresse mon membre au travers de mon caleçon. Une vague de plaisir me submerge quand une fois retiré ses doigts froids le parcourent puis se serrent autour pour procéder à de doux vas et viens sans qu'elle ne lâche jamais mes lèvres.
Tout a disparu. La fête, la maison, les gens, les voix, les crient qui nous entourent. Ne reste que ce lit et ses murs qui nous isolent du reste du monde. Ne reste plus que nos corps nus, l'un contre l'autre et un râle qui né de ses entrailles quand je glisse dans son intimité déjà gorgée d'humidité.
Jade.
C'est tout ce que je sais.
Tout a disparu. La fête, la maison, les gens, les voix, les crient qui nous entourent. Ne reste que ce lit et ses murs qui nous isolent du reste du monde. Ne reste plus que nos corps nus, l'un contre l'autre et un râle qui né de ses entrailles quand je glisse dans son intimité déjà gorgée d'humidité.
Jade.
C'est tout ce que je sais.
Mon cœur frappe à une vitesse folle, l'orgasme m'a déjà envahi.
Parce qu’il y a quelque chose à en plus chez elle.
Parce qu’il y a quelque chose à en plus chez elle.
La lumière extérieure qui se reflète entre les stries du store, vient éclaircir la moitié de son visage et ses pupilles vertes qui se recouvrent de ses paupières quand les vagues de plaisir voyagent en elle.
Chaque vas et vient envoie une décharge de plaisir qui née dans mon membre et qui remonte jusqu'à mon ventre, mon dos.
J'embrasse, mords son cou. Joue avec ses tétons raidis par la chair de poule qui a gagné sa peau. J'ai froid, chaud en même temps. Je vois son front perler de sueur et sens son souffle s'accélérer.
Chaque vas et vient envoie une décharge de plaisir qui née dans mon membre et qui remonte jusqu'à mon ventre, mon dos.
J'embrasse, mords son cou. Joue avec ses tétons raidis par la chair de poule qui a gagné sa peau. J'ai froid, chaud en même temps. Je vois son front perler de sueur et sens son souffle s'accélérer.
Un plaisir qui va au-delà de la simple excitation d'un rapport d'un soir. J'ai l'impression de déjà la connaître. Connaître ce qu'elle veut ce qu'elle aime. Je me sens en elle et ne veut plus la quitter. Ses ongles qui s'enfoncent dans mon dos et ses dents qui s'accrochent à mon épaule, me laissent croire que son ressenti est identique au mien.
Comme ses mains qui appuient contre mes reins pour que je m'enfonce plus profondément en elle.
Comme ses mains qui appuient contre mes reins pour que je m'enfonce plus profondément en elle.
Un cris incontrôlable s'échappe. Elle tente de retenir les suivants mais n'y parviens.
Le plaisir ultime est là. J'en ai perdu la nation du temps. Nos battements de cœurs sont le tonnerre de la tempête qui nous anime.
Elle se cambre retient un puissant gémissement qui vient du fond de ses tripes. Je sens tout son intérieur se contracter. Ma tête plonge dans son cou pour retenir l'explosion de ma jouissance.
Mais...bordel...c'est bon.
L'orgasme est long, puissant.
Puis tout retombe.
Je chois à côté d'elle.
Le plaisir ultime est là. J'en ai perdu la nation du temps. Nos battements de cœurs sont le tonnerre de la tempête qui nous anime.
Elle se cambre retient un puissant gémissement qui vient du fond de ses tripes. Je sens tout son intérieur se contracter. Ma tête plonge dans son cou pour retenir l'explosion de ma jouissance.
Mais...bordel...c'est bon.
L'orgasme est long, puissant.
Puis tout retombe.
Je chois à côté d'elle.
Le monde qui nous entoure revient petit à petit comme si je sortais d'un profond sommeil.
L'excitation s'estompe et elle redevient l'inconnue que je ne connais qu'à peine. Mais quelque chose se passe. Quelque chose se passe quand le souffle encore court elle me regarde avec son demi-sourire et ses yeux qui gardent la même désinvolture. Son corps nu étendu sur le lit, brillant de sueur sous la faible lumière rasante devient le plus beau des spectacles.
L'excitation s'estompe et elle redevient l'inconnue que je ne connais qu'à peine. Mais quelque chose se passe. Quelque chose se passe quand le souffle encore court elle me regarde avec son demi-sourire et ses yeux qui gardent la même désinvolture. Son corps nu étendu sur le lit, brillant de sueur sous la faible lumière rasante devient le plus beau des spectacles.
Il ne reste que des cheveux détachés et désordonnés de son chignon. Qu'un maquillage noir estompé autour de ses paupières.
Mon bras glisse sous sa nuque, ma main vient saisir le pendentif au bout de sa chaîne en argent qui repose entre ses seins. Une petite pierre ovale et rouge. Je cherche un mot à dire, mais n'en trouve aucun. Juste nos yeux qui ne se lâchent pas, puis nos lèvres à nouveau.
Mon bras glisse sous sa nuque, ma main vient saisir le pendentif au bout de sa chaîne en argent qui repose entre ses seins. Une petite pierre ovale et rouge. Je cherche un mot à dire, mais n'en trouve aucun. Juste nos yeux qui ne se lâchent pas, puis nos lèvres à nouveau.
Le déferlement de l'excitation atténué j'apprécie d'autant plus rester là nue à l'embrasser, la caresser, l'entendre souffler, sentir sa peau encore brûlante.
Ça dure... Peut-être un instant ou une éternité, j'en sais rien. Je ne sais plus rien quand elle se pose à califourchon sur moi et que ses cuisses viennent serrer mes hanches. Son pendentif se repose contre mon torse, comme ses piercings froids qui transpercent ses tétons toujours durs.
Ça dure... Peut-être un instant ou une éternité, j'en sais rien. Je ne sais plus rien quand elle se pose à califourchon sur moi et que ses cuisses viennent serrer mes hanches. Son pendentif se repose contre mon torse, comme ses piercings froids qui transpercent ses tétons toujours durs.
Son bras glisse entre nous, sa main se faufile jusqu'à mon bas ventre. Puis sa chaleur me serre à nouveau. Un long soupire lorsqu'elle reprend ses vas et viens. Elle se redresse en appuyant ses mains sur mon torse. Je saisis ses poignets et la regarde se nourrir de plaisir à mesure que ses hanches poursuivent leur mouvement. Elle s'enfonce un peu plus et son clito vient frotter contre mon ventre.
Son souffle devient anarchique, sa bouche reste entrouverte pendant que ses yeux toujours aimantés aux miens s'éloignent de la réalité. Sa cadence lente et profonde me transporte avec elle.
La voir là au-dessus de moi, me ramène au moment où je l'ai vu au sommet de cet escalier. Ce moment où j'étais sur le point de l'embrasser. Ce moment où elle était l'unique personne visible au milieu de cette foule. Celui où je l'ai emmené avec moi jusqu'à cette chambre.
Son souffle devient anarchique, sa bouche reste entrouverte pendant que ses yeux toujours aimantés aux miens s'éloignent de la réalité. Sa cadence lente et profonde me transporte avec elle.
La voir là au-dessus de moi, me ramène au moment où je l'ai vu au sommet de cet escalier. Ce moment où j'étais sur le point de l'embrasser. Ce moment où elle était l'unique personne visible au milieu de cette foule. Celui où je l'ai emmené avec moi jusqu'à cette chambre.
C'est cette émotion qui reste intacte. Au-delà de celle du plaisir, des soupirs et des jambes tremblantes une fois la jouissance arrivée.
Je la ressens encore assis sur ce fauteuil. Je la ressens autant que ses expirations contre mon cou quand elle est venue s'allonger contre moi.
Des expirations qui auront été ses seuls mots.
Je la ressens encore assis sur ce fauteuil. Je la ressens autant que ses expirations contre mon cou quand elle est venue s'allonger contre moi.
Des expirations qui auront été ses seuls mots.
— Quand je me suis réveillé ce matin elle était déjà plus là. Il ne restait que son bracelet sur le matelas, dis-je en le sortant de ma poche, Je ne sais pas quand elle est partie. J'ai demandé à Paul, mais il lui a fallu plus de cinq minutes pour à peine se rappeler de cette Marie. Trop de monde est passé hier soir pour qu'il se souvienne d'une Jade.
Pourtant…
Comment ne pas s'en rappeler ?
Jade...
Elle avait quelque chose de différent.
Quelque chose en plus.
Mais il ne me reste que ce bracelet comme souvenir.
Et ce prénom... Jade.
C'est tout ce que je sais.
Rien de plus.
Comment ne pas s'en rappeler ?
Jade...
Elle avait quelque chose de différent.
Quelque chose en plus.
Mais il ne me reste que ce bracelet comme souvenir.
Et ce prénom... Jade.
C'est tout ce que je sais.
Rien de plus.
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Commentaires ()
Parfois pas forcément simple de savoir si la phrase est dite ou pensée, et qui la dit, mais on se laisse vraiment entraîner : merci pour cette excellent moment :)
Vraiment bien.
Pour les coquilles c'est au niveau de l'orthographe ??