Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dystérotique (recueil de nouvellles) — Chapitre 2 · Cyberpunk
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dystérotique (recueil de nouvellles)
Chapitre 2 · Cyberpunk
Cyberpunk
La pluie violette tapait sur la vitre de ma chambre. Assis à mon bureau je fais défiler les pages de cours que je dois apprendre, semaine d'examen. Dehors, les néons violets avaient remplacés le soleil. Je finis par éteindre mon ordinateur, mon corps se reflète dans l'écran noir. Sur la peau blanche de mon bras gauche, se reflète un tatouage, papillon lumineux. Mes cheveux châtains foncés sont à moitié rasés. Mon regard croise son reflet. Les cernes sous mes yeux semblent encore plus grands qu'avant. L'ambre pétillante de mes iris n'était plus qu'une ocre terne, le reflet d'une âme ravagée. Je me lève, regarde par la fenêtre. La lumière des néons se joint à celle des fenêtres de bureau, heure supplémentaire pour ne pas s'affamer. Je pose la main sur la fenêtre, me demande ce qu'il se passerait si le verre se brisait. J'imagine le verre qui se brise. Je sens l'air qui frôle ma peau. Mon corps libre qui vole durant neuf étages.
La pluie violette tapait sur la vitre de ma chambre. Assis à mon bureau je fais défiler les pages de cours que je dois apprendre, semaine d'examen. Dehors, les néons violets avaient remplacés le soleil. Je finis par éteindre mon ordinateur, mon corps se reflète dans l'écran noir. Sur la peau blanche de mon bras gauche, se reflète un tatouage, papillon lumineux. Mes cheveux châtains foncés sont à moitié rasés. Mon regard croise son reflet. Les cernes sous mes yeux semblent encore plus grands qu'avant. L'ambre pétillante de mes iris n'était plus qu'une ocre terne, le reflet d'une âme ravagée. Je me lève, regarde par la fenêtre. La lumière des néons se joint à celle des fenêtres de bureau, heure supplémentaire pour ne pas s'affamer. Je pose la main sur la fenêtre, me demande ce qu'il se passerait si le verre se brisait. J'imagine le verre qui se brise. Je sens l'air qui frôle ma peau. Mon corps libre qui vole durant neuf étages.
Puis l'impact, les voitures, le choc, les cris, la fin, dernières lumières, l'obscurité totale. Je ferme les yeux, il faut que je me reprenne. Je m'éloigne du verre. J'attrape mes lunettes et les enfile. Un écran numérique s'affiche devant moi. Les notifications m'inondent, résultat de deux heures sans réactions sociales. Je réponds aux plus intéressantes et jette les autres. Il faut que j'aille prendre l'air. J'envoie un message à un ami. On se retrouve dans quinze minutes, petite bière à deux. J'enfile rapidement un débardeur noir moulant, pantalon cargo de la même couleur. Par dessus je mets une veste large noir aux bandes jaunes fluorescentes. Je me dirige vers la porte et enfile mes grosses chaussures jaunes. Une voix synthétique annonce l'ouverture de la porte. Me voilà dans le couloir, le noir domine, éclairé de reflets violets des néons. Je prends l'ascenseur, mon reflet brille dans le miroir. Ce dernier, munis d'une IA, me conseil de me recoiffer, j'obéis.
Je sors dans la rue. Je marche cent mètres et me voilà à attendre le tube. Un écran affiche le temps d'attente, deux minutes. A travers mes lunettes, je regarde les grands panneaux publicitaires. Un fille en sous vêtement fuchsia pose pour un parfum, sur l'autre un homme au look cybernétique promeut des pilules de sensations. Ma main glisse dans ma poche, je sens la boîte de pilules. Ça me rassure un peu, je sais que si je me sens trop mal je peux éviter le pire. Soudain le tube arrive, glissant silencieusement devant moi. Quelques passagers descendent, moi je monte. Les portes du cylindre de verre se ferment et il repart. A l'intérieur c'est plutôt calme. Entre les sièges, les publicités pour les grandes marques m'agressent l'œil. En face de moi une fille est assise. Des chaussettes hautes qui dépassent d'une longue jupe rose métallique. Une doudoune holographique et des lunettes aux verres oranges. Ses cheveux violet sont coupés courts.
Elle fait des bulles avec un chewing-gum rose. Elle à l'air plus jeune que moi. Je me demande quel type de personne elle est. Fille populaire, qui semble n'avoir aucun problème ? Harcelée, dominée par les populaires ? Marginale, exclue des cercles sociaux ? Elle a l'air tranquille, assise là, sans problème. Mais qui sait qui a un masque et qui n'en porte pas. Peut-être que ses idées ne sont pas aussi fuchsia que sa jupe. Qui sait ce qu'il y a derrière la porte de ses pensées, sûrement de l'obscurité, comme tout le monde. Mes pensées sont stoppées par l'arrêt du tube. Je descends, laissant la fille inconnue à ses pensées. Je marche rapidement, les flots de gens défilent autour de moi. Le bruit est omniprésent, voitures, passants, mendiants, grésillement des néons, gouttes de pluie. Au dessus de moi le ciel est noir, et pourtant tout semble éclairé par les lumières humaines, comme si l'obscurité ne pouvais pas avoir lieu ici.
J'arrive au bar, les lumières fusent dans tous les sens, néons et spots sont toujours allumés ici. Les gens rigolent autour de tables jonchées de boissons et de pilules multicolores. Sur la piste, des couples et des groupes de potes dansent en rythme. Je repère mon ami assis au comptoir, un sourire béat sur le visage. Il est toujours comme ça, comme si tout allait toujours. Mais je sais parfaitement qu'il est déjà à dix pilules par jour, juste on ne le dit pas. Je m'assois avec lui, il me colle une accolade, rigole un peu et me tend la coupelle de pilule coloré. Je les regarde, j'hésite, est ce une bonne idée ? Je ne réfléchis pas longtemps et m'en enfile rapidement quatre. Je sens les gélules qui se dissoudent entre mes joues. La poudre infuse dans mon corps. Je sens mon stress qui redescend. Mes peurs disparaissent. Les idées noires laissent place à la lumière du bar. Je souris. Alors on parle, sans doute trop fort, mais on s'en fout, tout le monde s'en fout.
On n'a plus qu'une seule pensée, s'amuser. Les liquides de nos verres disparaissent rapidement et la coupelle de pilules se vide. On se lève pour danser. On ne fait qu'un avec la lumière. Un groupe mixte se joind à nous. Tout le monde danse dans tous les sens, chorégraphie joyeuse. Mes yeux se croisent dans ceux d'une fille. Ses iris verts sont assortis à son body, tissus ouvert sur sa poitrine, les seins cachés par un soutien gorge noir. Ses cheveux roses sont coiffés en un double chignon. La fourrure rose de ses manchettes frôle mes bras. Bientôt ses collants noirs se frottent à mes jambes. Rapidement, on sort du groupe. Sur la musique on va, on vient, on s'éloigne et on revient. Nos corps se rapprochent et se décollent. Son rouge à lèvres rose marque rapidement mes lèvres. On se pose dans un coin du bar. On rigole, parle un peu des choses qui nous plaisent, de nos passions. On reprend des pilules, plus on en avale plus on est attiré. Nos peaux se collent, se caressent.
Rien que pour une nuit, tout oublié dans la chaleur des corps. On s'attire vers l'extérieur. Je fais un signe rapide à mon ami pour lui dire que je pars. Mais il ne le voit pas, trop occupé à embrasser une fille aux cheveux bleutés. Je sors sous les néons, la belle à ma main. On danse encore un peu dans la rue. Puis on s'approche du tube et monte dans le prochain. Nos iris se croisent et nos langues se décroisent. La couleur de nos regards est si intense qu'elle nous fait resplendir. Je sens nos corps qui battent d'excitation sous les lumières violacées. Elle me fait alors descendre à une station qui m'est inconnue. Nos pas foulent le sol goudronné d'un bruit synchronisé. Puis on monte dans un bâtiment. Alors la porte de son appartement s'ouvre devant moi. Elle me tire de passion à l'intérieur de la lumière rose. La porte se ferme. On ne pense plus à rien, seul l'envie nous porte. Mes mains frôle sa peau blanche entre son body et son collant. Les siennes parcourent mon dos.
On se colle contre son mur, nos bouches se cherche d'une urgence vitale. On roule au sol, son dos heurte le tapis aux motifs psychédéliques, mais elle sourit. Ses mains virent mon haut. Me voilà torse nu au dessus d'elle. Mes doigts glissent sur son body canard. Je sens ses seins sous mes phalanges. Elle ferme les yeux, l'excitation se lit sur sa bouche. Alors je l'embrasse et passe mes doigts sous ses vêtements. Nos peaux en chaleurs entre en contact. La dopamine m'envahit. On se caresse fougueusement. Puis ce qui nous restait d'habit vole dans la chambre, retombant entre ses affaires en vrac. Elle m'emmène sur son lit. Mon dos se couche entre ses draps. Elle est placée, nue, à califourchon sur mes cuisses. Son regard pétille, sa langue lèche ses lèvres rose. Puis elle se penche vers moi et m'embrasse. Je sens mon sexe qui bande et se colle à ses cuisses. Ma main glisse entre ses jambes. Je glisse mes doigts en elle.
Les préliminaires seront dispensable tant l'excitation nous a envahis. Puis nos langues se détache. Elle se relève, les led de se chambre rendent sa peau rosé. Sa main glisse sur mon torse et attrape mon sexe. Elle se soulève un peu, pose ma pointe entre ses lèvres, puis s'abaisse. Je me sens entrer en elle. Ses parois se contractent sur moi. Elle pousse un gémissement de plaisir. Son regard est divin. Alors elle commence à bouger. Son bassin fait des mouvements circulaires, lent. Le plaisir monte. Le reste de son corps est immobile. Mes mains glissent sur ses cuisses, attrapant parfois ses fesses, parfois ses seins. Sa bouche émet de petit cris quand mon sexe touche le fond de son vagin. Puis elle arrête de bouger et son buste se colle au mien. Je sens ses respiration rapide qui frôlent mon visage. Alors je bouge, mes abdos se mettent en branle. Mon bassin la percute rapidement, le moment de douceur est passé.
On devient plus violent, plus animal, plus libre, sans rien chercher que le bonheur. Puis on change de position. Je me mets à genoux sur son lit. Elle se place devant moi, à quatre pattes, comme un félin prêt à bondir. Mais aujourd'hui la proie c'est elle. Je la pénètre. Un cris sauvage s'échappe de sa bouche. Mes coups de rein accélèrent. La sensation d'être en elle est si bonne. Nos sexes s'emboîtent. Ses gémissements deviennent de plus en plus nombreux. Je le sens, on partage le même plaisir. Ma main claque ses fesses, mais la marque rouge est invisible sous la lumière artificielle des led. Puis elle vient, ses gémissements de jouissance sont interminables. Les minutes coulent sous ses cris animaux. L'excitation monte en moi et devient incontrôlable. S'il me restait la moindre conscience elle disparaît dans un ultime grognement. Mon sperme s'étale entre ses parois, liquide chaud, reproduction animale.
Nos esprits sont victimes d'un magnifique cocktail, dopamine, extase, pilules, sexe. On s'étale côte à côte sur le lit. Un sourire béat illumine nos visages. On s'endort paisiblement, l'esprit dégagé de toutes pensées malsaines, embrumés par le plaisir. Une douce mélodie accompagne Morphée. La pluie violette tapait sur la vitre de la chambre.
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Commentaires ()
I only wanted to see you bathing in the purple rain..."
Joli (vrai) premier chapitre. L'ambiance cyberpunk est bien rendue et j'aime bien l'insistance sur les couleurs des décors, des vêtements et des cheveux des personnages qui rythme en quelque sorte le récit.