Le masque et le miroir
Chapitre 1
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✦ Monsieur Plume Le masque et le miroir XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le masque et le miroir — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Monsieur Plume
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Le masque et le miroir

Chapitre 1

Note de l'auteur

Cette histoire a été rédigée dans le cadre du concours Saint-Valentin 2024 et propose une suite à l'excellent Blind test de la non moins excellente Wedreca. Si vous ne l'avez pas encore lu, courrez-y ! (Parce que sinon vous n'allez rien comprendre à cette histoire.)
Upon a darkened night



The flame of love was burning in my breast



And by a lantern bright



I fled my house while all in quiet rest
La voix mélodieuse de Loreena McKennitt flottait en arrière-plan du pub faussement irlandais dans lequel les deux amies avaient pris place une demi-heure plus tôt. Après avoir avalé une gorgée beaucoup trop chaude de son thé au jasmin, Clara reposa sa tasse sur la table et se pencha vers Louise avec une mine de conspiratrice.
— Et alors, tu sais ce qu'elle me dit ? Qu'il n'avait rien prévu pour leur toute première Saint-Valentin ! Non, mais quel enfoiré quand même ! De toute façon depuis le début je ne le sens pas ce mec. Et Léna qui se laisse avoir maintenant, qui ne voit pas qu'il...
Elle laissa sa dernière phrase inachevée, consciente du double sens maladroit que ses paroles pouvaient prendre au regard
Clara était décidément incorrigible !
du handicap de son amie. Louise, cependant, ne semblait pas vouloir réagir à cela et se contentait de la dévisager d'un air un peu perdu en sirotant son jus de fruits.
— Bon, peu importe, on ne va pas rester comme ça les bras croisés pendant que notre meilleure amie se fait arnaquer par un joli cœur. Tu es avec moi ?
— Bien sûr, mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse exactement ?
Clara, d'un signe de tête, indiqua la rue qui se trouvait juste de l'autre côté de la vitre :
— Il travaille en face, dans la boutique de téléphonie, d'après ce que m'a dit Léna. Alors, au moment où son sans doute infidèle Valentin se montre...
— Valentin ? Mais je croyais qu'il s'appelait...
— Louise, reste concentrée, ce n'est qu'une expression. Donc, dès qu'on l'aperçoit, on le suit discrètement pour savoir ce qu'il a de mieux à faire que de passer la soirée en amoureux.
— Une filature ? Comme dans les séries policières ? Tu aurais dû me le dire plus tôt, j'aurais prévu une paire de lunettes de soleil pour passer incognito. Ou une perruque blonde pour qu'il ne me reconnaisse pas. Tu crois que ça va être dangereux ? Il est peut-être armé et...
— Louise... S'il te plaît, ne commence pas, c'est très sérieux.
Clara était régulièrement frappée par le manque de concentration de Louise et la capacité de celle-ci à passer d'une idée à l'autre sans que quiconque ne soit capable de comprendre comment fonctionnaient les rouages de son cerveau d'ingénue.
— Ah, d'accord, mais... Heu... On devrait peut-être se bouger, je le vois qui sort là-bas.
— A cette heure ? Je le savais, il prépare quelque chose, mais je ne laisserai pas ce salaud briser le cœur de Léna !
Clara laissa de la monnaie sur la table pour régler les consommations et, après s'être emparée en tout hâte de son sac et de son manteau, sortit en trombe du bar en traînant Louise derrière elle.
Contrairement à ce qu'elle redoutait, il fut assez facile de suivre leur « cible » qui remontait la rue en sifflotant un air à la mode, totalement inconscient de la surveillance dont il faisait l'objet. Les choses se corsèrent quand il récupéra sa voiture, garée non loin de là le long du trottoir. Les deux apprenties détectives détallèrent en sens inverse pour s'engouffrer, à bout de souffle, dans la petite citadine de Clara. Faisant crisser ses pneus dans un demi-tour digne d'une pilote de rallye, elle s'engagea dans la circulation heureusement encore relativement fluide, tout en essayant nerveusement de repérer sa proie.
Il n'avait pas eu le temps d'aller bien loin et, malgré les conseils incessants et parfaitement inutiles de Louise puisés dans des heures de visionnage de polars, Clara réussit sans mal à le suivre. Elle était persuadée qu'il se rendait chez sa maîtresse – il ne pouvait pas en être autrement – et elle imaginait déjà tout le tact qu'il lui faudrait pour annoncer la terrible nouvelle à Léna. Encore heureux qu'elle puisse compter sur des amies fidèles car dans ce domaine il ne fallait jamais faire confiance aux mecs, elle le savait par expérience.
Lorsqu'il finit par s'arrêter devant un petit immeuble, il fallut un moment à Clara, toujours perdue dans ses pensées, pour réaliser qu'il était tout simplement rentré chez lui. Louise, bien qu'avec un temps de retard, en arriva à la même conclusion :
— Ben, en fait, tu t'es inquiétée pour rien. Il est juste parti plus tôt du boulot et avec Léna ils vont se faire une soirée tranquille à la maison. J'ai vu un reportage là-dessus l'autre jour à la télé : il paraît que 54% des couples se refusent à fêter la Saint-Valentin. C'est scientifique ! conclu-t-elle avec une certaine fierté dans la voix.
— Mouais... Je ne suis pas convaincue. A mon avis il prépare toujours un sale coup. On va attendre encore un peu et voir ce qu'il mijote.
Devant l'air boudeur de son amie, Clara s'empressa s'ajouter :
— D'accord, pas trop longtemps. Je sais bien que tu as prévu une soirée en amoureux avec ton Jules.
— Jules ? Mais non, tu sais bien qu'il s'appelle...
— Louise !
Résignées à ce qu'il ne se passe rien de plus ce soir-là, elles étaient sur le point d'abandonner lorsqu'elles le virent ressortir du bâtiment et se diriger d'un pas vif vers son véhicule, un sac de voyage à la main. Rasé de près, il s'était changé, arborant un élégant costume sombre. Pour lui qui ne quittait jamais sa chère trilogie jeans-tee-shirt-baskets, c'était pour le moins une tenue inhabituelle, ce qui réveilla les soupçons assoupis de Clara. Louise, quant à elle, se contenta d'une réflexion grivoise sur ce look de patron sexy dont elle serait bien devenue la secrétaire dévouée, avant d'être une fois de plus rappelée à l'ordre par son amie.
La traque reprit de plus belle et les mena jusqu'à un hôtel chic proche du centre-ville. Ce n'était pas un palace cinq étoiles, mais l'établissement affichait tout de même un standing peu en rapport avec les goûts généralement parcimonieux de Léna et de son homme.
Le suivant à bonne distance, elles le virent s'adresser au réceptionniste, récupérer la clé d'une chambre et disparaître dans l'ascenseur situé au fond du hall. Déterminée à ne pas s'arrêter en si bon chemin, Clara entraîna une Louise de plus en plus démotivée et rétive vers le bar de l'hôtel. Là, camouflées derrière une plante verte des plus opportunes, elles avaient une bonne vue sur les allées et venues des clients.
Les deux comparses n'eurent pas longtemps à patienter avant de le voir réapparaître et s'installer à son tour à l'une des tables située près de l'entrée. Attablé devant un verre d'une bière à la teinte aussi sombre que l'était l'humeur de Clara, il semblait attendre quelqu'un, jetant de fréquents coups d'œil à l'horloge qui trônait au-dessus du comptoir en bois laqué. Il se leva, tout sourire, à l'arrivée d'une grande femme brune et fit quelques pas dans sa direction avant de l'inviter à le rejoindre. Elle l'accompagna, avançant d'une démarche altière, bien qu'elle fut juchée sur de hauts talons puis, retirant le long manteau qui la couvrait, elle dévoila une élégante robe fendue qui laissa apparaître fugacement la lisière de ses bas fantaisie lorsqu'elle s'assit.
Clara fulminait. Qu'il ose tromper Léna, elle en était déjà persuadée depuis un moment, mais avec ce genre de pouffiasse, quel manque total de discernement ! Un seul regard lui avait suffit pour juger l'inconnue, l'ennemie dont la silhouette sculpturale devait tout, elle en était persuadée, à la chirurgie esthétique et aux artifices les plus variés. Elle se leva à demi, prête à intervenir en provoquant un esclandre, lorsque...
Tac... Tac... Tap...
Léna venait à son tour d'entrer dans le bar, découvrant son environnement et les éventuels obstacles qui auraient pu le parsemer du bout de sa canne blanche. Comme si la situation n'avait rien d'anormal ou de profondément gênant, lui s'était approché de la jeune femme et, après un baiser appuyé sur ses lèvres, il la conduisit jusqu'à sa rivale en la guidant délicatement par le bras.
L'intruse s'était levée à son approche, le moment de vérité approchait donc avec son cortège de drame, de larmes et de cris. Clara retint son souffle tandis que l'amante posait une main légère sur l'épaule de la légitime déchue, avant de se pencher vers elle pour déposer à son tour un baiser langoureux sur les lèvres de Léna.
Comme de vieux amis heureux de se retrouver après une longue absence, le trio s'installa confortablement pour bavarder sans aucune gêne apparente. Clara en resta sans voix, son élan vengeur brisé net, et elle ne su que regarder Louise comme si cette dernière possédait la réponse à cette énigme qui venait de leur être exposée. Aucune des deux amies n'aurait pu se douter que ce qui venait de se jouer là était parti d'une banale conversation entre Léna et son chéri quelques semaines plus tôt.
Ils venaient de faire l'amour et ils s'assoupissaient calmement, Léna lovée contre lui, leurs deux cœurs battant à l'unisson, lorsqu'elle lui demanda avec le plus grand sérieux :
— Tu ne m'as jamais dit... Ton plus grand fantasme ce serait quoi ? Mais un truc réaliste, hein !
— Oh, tu sais, je ne suis pas compliqué : comme tous les mecs, un plan à trois avec toi et une autre fille, ça suffirait à exaucer tous mes vœux. Mais ça n'arrivera jamais, vu comment tu es jalouse, ma belle !
— Pfff... C'est d'un banal, mon pauvre. Quel manque d'imagination !
— Très bien, répondit-il, piqué au vif. Et toi alors ? Il ressemble à quoi ton fantasme numéro un ?
Elle prit quelques instants pour réfléchir en silence avant de se lancer.
— Il y a bien une chose que je n'ai jamais faite et que j'aimerais essayer au moins une fois pour ne pas mourir idiote... Ce serait de le faire avec une autre femme. Non, ne t'emballe pas mon chéri, juste elle et moi. Il faudrait que ce soit quelqu'un en qui je puisse avoir confiance, mais sûrement pas une personne que l'on connaît déjà, ce serait trop dérangeant après. Et puis ça serait bien que tu sois présent aussi, ou du moins pas trop loin, ça me rassurerait et je saurais que je peux compter sur toi si ça se passe mal...
— Et bien ! On dirait que tu y as beaucoup réfléchi. Tu as des envies qui paraissent un peu contradictoires comme ça au premier abord, mais...
Ce « mais » était plein de confiance et de promesses. Il s'employa alors à trouver un moyen d'organiser ce que Léna désirait. Sa quête ne fut cependant pas aussi simple qu'il l'avait espéré. Entre les annonces peu sérieuses, les propositions franchement glauques et les faux profils, il lui fallut bien de la patience avant de dénicher la perle rare : Natacha avait un peu plus de trente ans, était avocate et se définissait comme bisexuelle, libertine et dominante. Dès les premiers échanges de messages, le courant passa très bien et ils organisèrent rapidement une première rencontre à trois dans un bar, Léna ayant évidemment été tout de suite mise dans la confidence. Chaleureuse et volubile, leur partenaire de jeux potentielle les mit bien vite à l'aise et ils purent longuement échanger sur leurs attentes, leurs désirs et les limites que chacun souhaitait poser à cette séance particulière. Rendez-vous fut donc pris pour le 14 février, l'écrin de leurs ébats devant être la chambre d'un bel hôtel qu'il réserva dans la foulée.
Et moins de trois semaines plus tard, le trio complice traversait donc le hall sous le regard suspicieux d'un  employé qui n'osa néanmoins rien leur dire, la canne de Léna servant de sésame pour leur ouvrir le chemin en évitant les questions embarrassantes.
Une fois dans la chambre, la jeune femme aveugle se fit décrire par son compagnon tous les détails somptueux du mobilier et de la décoration du lieu dans lequel ils allaient passer la nuit. Excités de se retrouver dans cet endroit si différent de leur quotidien et sans doute un peu nerveux quant au déroulé de la soirée, ils se firent gentiment rappeler à l'ordre par Natacha qui, visiblement, avait hâte de lancer les festivités.
Prenant les choses en main, elle demanda à Léna d'aller s'asseoir sur le grand lit tandis qu'elle installait son homme sur un confortable fauteuil placé à proximité et entreprenait de le déshabiller, ne lui laissant que son boxer qui cachait tant bien que mal une érection naissante.
— Ne bouge pas, ordonna-t-elle d'un ton sans appel avant d'aller fouiller dans son sac.
Elle revint vers lui avec en main plusieurs cordelettes qu'elle utilisa pour lui lier les poignets et les chevilles aux montants du fauteuil.
— Sois sage et souviens-toi que ce qui importe le plus à cet instant précis c'est le plaisir de Léna et rien d'autre.
Il hocha la tête en signe d'assentiment et la regarda retourner vers le lit en se défaisant de ses chaussures puis de sa robe et enfin de ses bas. L'ensemble de lingerie qu'elle portait dessous, un tanga constitué essentiellement de rubans et de dentelle et le soutien-gorge à balconnet assorti, offrait une vision plus érotique encore que si elle avait été totalement nue.
Rejoignant Léna sur le lit, elle lui murmura quelques mots à l'oreille puis entreprit de la déshabiller. La jolie blonde ne portait absolument rien en-dessous, comme la plupart du temps, affichant une nudité charmante. Saisissant ses mains, Natacha les plaqua contre sa poitrine, l'invitant à la découvrir comme elle l'avait fait en touchant son visage lors de leur première rencontre. Du bout des doigts, Léna partit explorer ce corps de femme inconnu et, selon les dires de son compagnon, désirable. Elle empauma un sein rond et ferme, effleura un téton dressé, glissa le long des hanches, s'arrêta un instant pour empoigner un cul généreux, contourna avec délicatesse le corps nu qui s'offrait à ses caresses pour atteindre une intimité glabre et moite qui n'attendait rien d'autre que l'on s'occupe sérieusement d'elle.
Depuis son poste d'observation forcé, son amoureux ne perdait pas une miette du spectacle sensuel qui se déroulait si proche de lui mais toutefois hors de portée. Un grand miroir mural, placé de l'autre côté du lit, lui permettait d'admirer la scène sous toutes les coutures. Côté face, les deux femmes avaient encore réduit la distance qui les séparait, poitrines pressées l'une contre l'autre, bouches collées en un long baiser, langues se mêlant et se goûtant sans retenue. Côté pile, le joli petit cul de Léna se trémoussait dans le reflet, signe de son excitation montant comme une vague de désir irrépressible.
Natacha finit par se décoller de la bouche gourmande de sa compagne et l'incita à s'allonger à ses côtés. A genoux sur le lit, elle écarta doucement les cuisses de Léna, dévoilant pour elle seule le plus beau des spectacles, à peine caché par une fine toison blonde. Écartant les lèvres gonflées de sa compagne, la belle brune constata qu'elles luisaient de son jus intime. Elle glissa alors ses doigts dans ses plis, ouvrant la peau, écartant ses lèvres et révélant son clitoris déjà gonflé. Des perles d'humidité, blanches et crémeuses, s'écoulaient de sa chatte pendant qu'elle la caressait avec délicatesse.
Léna se redressa un peu, s'appuyant sur ses mains, son visage rougi et sa poitrine se soulevant et s'abaissant au rythme de sa respiration accélérée tandis que Natacha la pénétrait d'un doigt agile. Après quelques va-et-vient, elle sentit Léna se contracter, son sexe se serrant contre son doigt et sans plus attendre elle en inséra un deuxième. Jouant sur la profondeur de son insertion et en variant le rythme de façon experte, Natacha procurait une satisfaction visible à Léna dont le corps était déjà parcouru de longs frissons et qui ne retenait aucunement ses gémissements et ses halètements.
Retournant sa main, paume vers le haut, elle continua à aller et venir un peu plus rapidement, remplissant la chambre d'échos humides et d'une forte odeur de plaisir charnel. Un troisième doigt vint rejoindre les autres en un geste d'une rudesse parfaitement contrôlée, faisant gémir longuement la jeune femme blonde, tandis que Natacha utilisait le pouce de l'autre main pour jouer avec son clitoris rendu sensible par ses caresses.
Dans le miroir, le visage harmonieux de Léna affichait un mélange contradictoire d'inconfort et de plaisir, tel que son amant ne l'avait jamais vu. Il en ressentit une petite pointe de jalousie qui le fit inconsciemment grogner à voix basse, alors que de son côté Natacha s'activait de plus en plus sur la fente détrempée de sa compagne. Les cris de plaisir de Léna finirent même par couvrir le vif clapotis provoqué par le martèlement expert des doigts dans sa vulve, mais il ne vint à aucun moment à son esprit l'idée que les occupants des chambres voisines ne devaient pas perdre une miette de ses vocalises orgasmiques.
Léna se mit à jouir sans retenue en arrosant le couvre-lit de plusieurs jets abondants de cyprine, et lorsque Natacha finit par retirer ses mains de son intimité, ses jambes continuèrent à trembler de manière incontrôlable pendant un long moment. Son amante la prit dans ses bras pour lui offrir le réconfort d'un câlin plein de tendresse jusqu'à ce qu'elle retrouve la maîtrise complète de son corps. Un baiser fougueux fut échangé entre les deux femmes et lorsque Natacha sortit sa langue de la bouche de Léna, ce fut pour lui lécher langoureusement la joue avant de lui mordiller le lobe de l'oreille. Cette dernière caresse fit frissonner la jolie blonde de la tête aux pieds.
Toujours restreint dans ses mouvements, il n'avait pas quitté le spectacle des yeux un seul instant et il s'aperçut qu'il retenait sa respiration depuis trop longtemps. Un petit hoquet involontaire lorsqu'il pensa à inspirer à nouveau attira l'attention des deux amantes.
— Je crois qu'il est temps de nous ménager un peu plus d'intimité, murmura Natacha en sortant du lit.
Elle extirpa de son sac à malice un nouvel accessoire et s'approcha de l'homme d'une démarche féline. Faisant glisser ses ongles parfaitement manucurés sur le sexe gonflé qui dépassait du boxer devenu trop juste pour le contenir, elle se pencha vers lui, ses seins moites effleurant la peau nue du captif. Elle ajusta alors sur les yeux de celui-ci un masque de sommeil totalement opaque, le plongeant dans l'obscurité la plus parfaite. Elle caressa son visage d'une main légère, le faisant profiter de la forte odeur intime qui imprégnait ses doigts, puis en glissa deux dans sa bouche, qu'il s'empressa de lécher avec gourmandise.
Après ce rappel qu'il avait d'autres sens que la vue qu'il pourrait utiliser à partir de cet instant, Natacha l'abandonna à son sort et s'intéressa à nouveau à Léna qui l'attendait impatiemment. Sa bouche trouva la fente luisante de la jeune femme. De la pointe de la langue, elle goûta ce sexe offert et brûlant toujours de désir. Elle bougea lentement de haut en bas, s'attardant sur son clitoris avant de plonger soudainement au plus profond. Des coups de langue lents et réguliers taquinaient par moment le petit bouton gonflé de Léna qui recommença à gémir sans la moindre intention de se retenir ou de se faire plus silencieuse. Elle proclamait son plaisir à la face du monde et de son amoureux que ce seul son rendait fou d'envies lubriques alors qu'il était empêché de la rejoindre pour participer ou même de se soulager en solitaire.
Natacha accéléra ses mouvements de langue, dévorant la petite chatte blonde avec délectation. Elle prenait soin d'amplifier les bruits de succion qu'elle provoquait, bien consciente de l'effet de frustration que cela devait provoquer chez l'homme qui était assis derrière elle. A chaque fois qu'elle relevait la tête, elle en profitait pour jeter un rapide coup d'œil dans le miroir qui lui faisait face pour constater, ravie, qu'il semblait sur le point de littéralement exploser tant sa queue était dure et tendue.
Bien que plongé dans le noir, il avait étrangement toujours l'impression d'être spectateur de ce qui se déroulait près de lui. Son ouïe et son imagination remplaçaient avantageusement la vue dont il était momentanément privé. Son cœur battait à tout rompre, son érection devenait des plus douloureuse alors même qu'un peu de liquide pré-séminal commençait à s'écouler sans qu'il ait besoin de se toucher. Il se sentait extatique.
En gémissant de plus en plus fort, Léna s'arc-boutait et poussait son entrejambe contre le visage de Natacha, se frottant dessus lascivement. Son amante continua à laper en accélérant, la bouche et le menton couverts du plaisir humide et dégoulinant de sa partenaire et il ne fallut pas longtemps pour que les jambes de Léna ne recommencent à trembler alors qu'elle se dirigeait vers son deuxième orgasme de la soirée. Elle réussit à repousser un court instant l'inéluctable avant de franchir, vaincue, le point de non retour, haletant, gémissant, jouissant une fois de plus.
Natacha laissa cette excitation s'apaiser un peu avant de serrer à nouveau sa bouche sur le bouton engorgé et d'attirer durement la chair sensible dans sa bouche pour le mordiller et le suçoter. Sans relâche, à un rythme régulier, sa langue frottait à nouveau son clitoris. De nouveau, Léna se tendit et elle cria en atteignant un autre orgasme, inattendu et inespéré si rapidement. A bout de souffle et comme l'esprit parti ailleurs elle se laissa lécher doucement encore et encore pendant qu'elle se calmait.
Il n'y eut plus aucun son pendant plusieurs minutes, en dehors de celui de la respiration encore forte de Léna. Puis il entendit le lit grincer légèrement au moment où l'une des deux femmes se levait, et ensuite un bruit de pas assourdi par l'épaisse moquette qui couvrait le sol. Il savait qu'elle se tenait debout près de lui en silence, sans parvenir à deviner de qui il s'agissait. Il y eut un souffle chaud dans son cou, une main qui n'était pas de celles de Léna sur son torse, jouant un bref instant avec ses poils avant de se poser sur sa queue toujours tendue à l'extrême et de l'extirper complètement de son boxer. Le contact cessa avant même qu'il puisse dire quoi que ce soit, remplacé immédiatement par une bouche gourmande qui aspira son gland puis engloutit entièrement sa verge jusqu'à ses couilles gonflées d'envie. Il n'aurait pas fallu longtemps de ce traitement pour qu'il explose dans la bouche de sa fellatrice, mais celle-ci avait d'autres projets pour lui et se retira trop vite pour le laisser assouvir son besoin de jouissance.
Natacha dénoua ses liens puis lui retira le masque qui lui cachait les yeux. Avec une petite claque sur la joue et un sourire chaleureux elle l'invita à les rejoindre sur la couche souillée de leurs ébats et il ne se le fit pas dire deux fois. Retrouvant une Léna alanguie par tout le plaisir qu'elle avait pu prendre jusqu'ici, il s'allongea à ses côtés pour l'embrasser longuement comme si cela faisait des jours qu'il ne l'avait pas vue.
Leur compagne ne perdait cependant pas le nord et reprit en main les opérations : elle s'installa sur la jeune femme blonde pour débuter un 69 des plus délicieux, tout en invitant leur partenaire à ne plus hésiter à participer. Léna lécha d'abord timidement la chatte lisse et humide de Natacha, peu sûre d'elle et inquiète de mal s'y prendre après la démonstration magistrale dont elle avait l'objet juste avant. Mais, sous les encouragements de sa compagne, elle finit par se laisser aller en la broutant allègrement et dégustant le jus intime qui s'écoulait en abondance de la chatte de la belle brune.
Fasciné par ce spectacle d'un érotisme à couper le souffle, son amant resta immobile quelques instants avant de se décider à rejoindre la danse comme il y avait été invité. Se plaçant debout près du lit, il se saisit à pleines mains du cul de Natacha, lui écarta les fesses et présenta son sexe à l'orée du petit trou qui semblait n'attendre que cela. Il s'inséra en elle lentement et le plus loin possible avant de commencer des va-et-vient puissants qui firent pousser une série de petits cris aigus de pur plaisir à sa partenaire. Léna protesta en riant que personne ne s'occupait plus d'elle et Natacha la fit taire en plaquant son entrejambe contre son visage tout en replongeant la tête la première entre ses cuisses.
Malgré toute son expérience des choses du sexe, Natacha avait du mal à se concentrer sur la vulve de sa compagne alors qu'elle se faisait littéralement pilonner le cul à grands coups de bite. D'autant plus que le jeune homme avait commencé à lui claquer les fesses sur un rythme synchronisé avec les coups de boutoir qui la labouraient. Son joli derrière rebondi devait être écarlate, vu comment il y allait fort, mais elle ne s'en plaignait pas, ayant toujours apprécié ce genre de pratique, même si elle était plus souvent celle qui donnait la fessée plutôt que celle qui la recevait.
Les grognements étouffés qu'il poussait ainsi que la cadence erratique de ses allers-retours dans le fourreau étroit démontraient qu'il avait de plus en plus de mal à se retenir et que son orgasme approchait. Bientôt, n'y tenant plus, il s'extirpa du cul si accueillant de son amante et gicla fort, arrosant de sa semence non seulement le postérieur de Natacha, mais aussi le visage de Léna qui se tenait en-dessous. Celle-ci ne se formalisa pas le moins du monde de cette éjaculation imprévue, mais recueillit la substance gluante qui lui couvrait une partie du visage pour le déguster avec délice.
En nage et épuisé par les efforts fournis, il alla s'étaler sur le lit tandis que les deux jeunes femmes reprenaient de plus belle, sous son regard fasciné, leur léchage mutuel et remplissaient l'une après l'autre l'espace de leurs gémissements, le temps pour elles d'atteindre un double orgasme ravageur.
Plus tard, dans le calme enfin revenu, alors qu'il était allongé entre les deux amantes et qu'il caressait tendrement les courbes harmonieuses de Léna, il osa une question :
— Pourquoi m'avoir laissé participer à vos jeux ? Ce n'est pas que je m'en plaigne, bien au contraire, mais cela devait être ton moment, la réalisation de ton fantasme, ma chérie...
— Et bien : joyeuse Saint-Valentin, mon amour !
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cocolst
3 mai 2024 à 21:44
Super bien écrit, et j'adore, entre autres, l'humour du début avec les deux copines.
Soyez respectueux
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cocolst
3 mai 2024 à 20:29
Ah merde, j'ai pas encore lu blind test... bon, j'y vais, je reviens après.
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
21 février 2024 à 19:06
@Méline ton looooong commentaire m'a bien amusé et intrigué aussi (mais où veut-elle en venir ?).
J'espère que tu n'es quand même pas trop déçue par le manque d'hémoglobine, mais après tout j'imagine que cette confusion, j'en suis le seul responsable...
Parce que ce n'est pas comme si j'avais indiqué dès la première ligne que ce texte avait un rapport avec la Saint-Valentin, hein... ;)

Je suis content que tu aies apprécié le personnage de Louise, je me suis régalé à l'écrire et elle mériterait presque une histoire pour elle toute seule.... au prochain Halloween ?
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
21 février 2024 à 13:46
Ouh là là! il faut absolument que je m'explique en préambule de mon commentaire.

Blind test, je l'ai lu il y aune éternité (Wedreca n'était même pas encore née), donc je ne me souviens plus trop de l'histoire. Le mieux est que je la relise, non ? Oui mais! J'ai pas une seconde à moi. donc compliqué! Si j'avais dû relire Blindtest avant de lire ton texte Monsieur Plume, je pense que mon commentaire aurait pu être posté en 2025 !

Bon, ceci dit, j'ai pas fini de m'expliquer.

Je suis légèrement fatiguée (ça a une importance quant à ce qui va suivre).

J'ai lu ton texte et j'étais vraiment intriguée, je ne comprenais pas. je ne comprenais pas à quel moment le récit allait basculer dans l'horreur. oui tu as bien lu : l'horreur.
Figure toi que j'étais persuadée que je lisais le texte pour Halloween !

Ce n'est qu'à la fin du récit, (alors que je ne comprenais pas en quoi ton texte pouvait concourir pour Halloween) que je me suis rendu compte de mon étourderie (oui je sais , c'est un euphémisme).

Ce que j'essaie de dire, c'est que, en me trompant, je n'étais pas du tout mais alors pas du tout dans le bon état d'esprit. Donc, je ne peux pas commenter correctement ce récit.
J'en suis désolée.

Sinon, que ton texte soit pour halloween, pour Noel ou la saint Valentin, ton écriture n'est plus à prouver. Tu as le sens de la narration, j'adore Louise, tu as le sens du rythme et ton texte se lit comme l'on mange du caviar: une délectation.
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
20 février 2024 à 11:07
Merci @"Doctor Génial" pour ton commentaire si élogieux !
Je pense que je me suis autant amusé à écrire cette scène de course poursuite que toi à la lire :) Je voulais démarrer cette histoire sous le signe de la légèreté et je pense que de ce côté-là ce n'est pas trop mal réussi...
Pour ce qui est de la scène de sexe, ça me fait vraiment plaisir qu'elle puisse procurer ce genre de sensation à mes lecteurs. C'est toujours ce que je trouve le plus difficile à écrire sans que ce soit à chaque fois la même chose.

Encore une fois, merci de m'avoir lu et d'avoir apprécié ce texte !
Soyez respectueux
Répondre
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Doctor Nobody
20 février 2024 à 06:37
Eh bien voilà ! C'est enfin lu mon cher Plume ;)

Bon honnêtement j'ai adoré. Commencer par ce petit jeu de pistes m'a bien fait rire ;)

Et ensuite lui faire connaître les sensations que vit sa dulcinée au quotidien c'est une excellente idée :)

Et même si tu reprends les personnages de @Wedreca cette histoire peut également se lire indépendamment à partir du moment où on connaît le handicap de Lena.

Honnêtement c'est un texte comme j'en lis très peu ici parce qu'il est tellement bien écrit que j'en ai été stimulé sexuellement rien qu'à la lecture. Sur ce genre de site, c'est pour moi un gage de qualité d'écriture parce que la scène est très immersive :)

Et ce final ! On aurait dit mon anniversaire pour Naomie :D
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
18 février 2024 à 11:37
Une sublime pépite.
Je la recommande à la remise d'une médaille méritée.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
5 février 2024 à 20:29
@Wedreca ce n'est pas un exercice facile que de prolonger un texte que l'on a apprécié avec ses propres mots, sa propre sensibilité, son vécu. Il y avait ici la crainte de trahir le matériau originel, de ne pas être à la hauteur de la source d'inspiration...

Je suis donc le plus heureux des auteurs maintenant que je sais que tu as aimé ce que j'ai pu faire vivre aux personnages que tu avais créés !

Merci à toi pour ce retour chaleureux !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Wedreca
Wedreca
5 février 2024 à 18:46
EXCELLENT ! J’adore ! J’adore ! J’adore ! 😍

Quelle suite, Plume !

Tes mots sur mes personnages… quel délice ! Je les ai lus et vécus comme une caresse sur mon histoire… une caresse excitante qui prolonge à merveille l’embrasement de mon récit.

Le thème ne pouvait pas être mieux choisi. L’Amour avec un grand “A”... l’Amour par-delà les barrières de la bienséance… par-delà les fantasmes.

C’est donc un grand “OUI”, Plume ! Des cadeaux de Saint-Valentin comme ça, j’en veux bien tous les jours 💝🥰 !

Merci, Plume 😘💋 !
Modifié 5 février 2024 à 18:48
Soyez respectueux
Répondre

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