Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Deux lesbiennes soignent le mâle par le mal — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Deux lesbiennes soignent le mâle par le mal
Chapitre 1
Note de l'auteure :
Toutes mes histoires sont garanties non créées ni même retouchées par l'I.A
Celle-ci est livrée complète avec ses 4 chapitres réunis
*********************
1/HEUREUSE RENCONTRE
Ce dimanche-là, c'était Pâques. Clara se retrouvait seule, après une récente rupture amoureuse. Il faut dire qu'elle l'avait bien cherché, avec sa façon de voir les choses qui ne plaisait pas à tout le monde, et qu'illustrait bien sa maxime préférée :‘'carpe diem'' (‘'vis ta vie au jour le jour''). Chaque fois qu'elle entamait une liaison sur un coup de tête, ou de foudre — ça arrivait aussi — elle avait un doute sur elle-même. Durerait-durerait pas ? Une semaine ? Oui, au moins ; un mois ? Oui, peut-être ; trois mois ? Oui, au plus… La fidélité n'était pas son fort, ou alors il lui aurait fallu en trouver, des qualités, à son alter ego, son âme sœur ! Trois mots, toutefois, lui permettaient de garder le moral : ‘'Sait-on jamais'' !
Plutôt que traîner sa nouvelle solitude dans les rues de Cannes, sa ville natale, Clara décida d'aller voir une pièce de théâtre comique au Palais des festivals. Elle la connaissait, mais elle était sûre d'en rire encore de bon cœur tellement elle était drôle, même si cette fois elle n'était pas jouée par un Belmondo ou un Arditi de génie. C'était ‘'Joyeuses Pâques'', de Jean Poiret, avec comme personnage principal un mari volage qui ose éhontément tous les mensonges, même les plus énormes, face à sa femme, pour essayer de se sortir d'une situation inextricable.
Clara était arrivée une demi-heure avant les trois coups. Elle adorait cette atmosphère feutrée des théâtres, qu'elle ne retrouvait pas au cinéma, socialement et culturellement plus populaire. Dans le brouhaha d'une salle qui s'installait, où chacun se repérait au vu de son billet, des gens s'asseyaient avant de se relever pour en laisser passer d'autres placés en milieu de rangée. Peu de personnes seules, surtout un dimanche de fête familiale. La salle n'était quasiment occupée que par des couples.
Clara était au balcon, en première place de la rangée ‘'U, côté droit'', par rapport à l'allée centrale qui descendait en fort dénivelé jusqu'au bord du balcon. Son regard se porta par hasard — mais se fixa volontairement — sur un petit couple occupant les deuxième et troisième places en bordure de la ''S, côté gauche''. Elle avait ainsi une vue plongeante de trois quarts arrière sur les jeunes qui lui semblaient représenter la jeunesse heureuse, cannoise en l'occurrence : parents cultivés aisés, études brillantes, attachement, déjà à vingt ans, aux ‘'dress codes'' établis par les adultes, élégance, raffinement.
Le garçon et la fille étaient discrets, échangeant des regards, sans plus, et discutant comme de simples camarades. Pas de ‘'main dans la main'', pas de bises affectueuses, rien de tout cela.
De temps à autre, le gars se retournait pour voir arriver les retardataires qui descendaient les marches depuis l'entrée du balcon située tout en haut, pour venir vite trouver leurs places.
La jeune femme surtout, intéressait Clara, qui guettait impatiemment le moment où elle pourrait apercevoir son visage. Ce fut chose faite quand celle-ci se leva, semblant chercher quelque chose, scrutant le sol devant son fauteuil, se penchant puis s'accroupissant pour ramasser ce qui devait être son programme ou son billet. Machinalement, la jeunette en profita pour à son tour jeter un regard large et circulaire sur tout le balcon, comme pour en évaluer le remplissage, avant de se rasseoir.
Dans ce bref moment, Clara eut le temps de mieux voir son visage, de face : elle devait avoir la petite vingtaine, comme son ami. Elle était jolie, blonde aux cheveux soignés tombant sur les épaules. Pas très grande et plutôt fine de silhouette, elle portait une élégante robe rose et rouge en mousseline, très chic. Ses lunettes à fine monture dorée et quelques bracelets et bagues apparemment de belle facture complétaient son allure sérieuse.
Le garçon et la fille étaient discrets, échangeant des regards, sans plus, et discutant comme de simples camarades. Pas de ‘'main dans la main'', pas de bises affectueuses, rien de tout cela.
De temps à autre, le gars se retournait pour voir arriver les retardataires qui descendaient les marches depuis l'entrée du balcon située tout en haut, pour venir vite trouver leurs places.
La jeune femme surtout, intéressait Clara, qui guettait impatiemment le moment où elle pourrait apercevoir son visage. Ce fut chose faite quand celle-ci se leva, semblant chercher quelque chose, scrutant le sol devant son fauteuil, se penchant puis s'accroupissant pour ramasser ce qui devait être son programme ou son billet. Machinalement, la jeunette en profita pour à son tour jeter un regard large et circulaire sur tout le balcon, comme pour en évaluer le remplissage, avant de se rasseoir.
Dans ce bref moment, Clara eut le temps de mieux voir son visage, de face : elle devait avoir la petite vingtaine, comme son ami. Elle était jolie, blonde aux cheveux soignés tombant sur les épaules. Pas très grande et plutôt fine de silhouette, elle portait une élégante robe rose et rouge en mousseline, très chic. Ses lunettes à fine monture dorée et quelques bracelets et bagues apparemment de belle facture complétaient son allure sérieuse.
Ce qu'avait retenu Clara, ce qui avait eu le temps de la troubler, c'étaient ses formes agréables : jolies petites fesses rondes, décolleté non plongeant mais élégant, suggérant seulement la naissance de sa gorge et la fermeté d'une poitrine de taille moyenne. Mais au paroxysme de son émotion, Clara avait surtout décelé, sous la mousseline, au moment où la fille s'était penchée en avant, le relief de deux cordons tendus du haut de ses jambes jusqu'à mi-cuisse. Pas de doute, les bas de la petite étaient tenus tendus par un porte-jarretelles.
A cette idée Clara ressentit une fugace excitation, elle qui en ce moment-là n'avait personne dans sa vie depuis qu'elle s'était fâchée avec sa compagne Sophie. Or on était au printemps, la chaleur réveillait les hormones qui sortaient de leur hibernation. Elle aurait aimé connaître cette fille, entendre sa voix, la voir sourire, sentir son parfum. Les yeux fermés quelques instants, Clara voyageait déjà dans son fantasme, comme chaque fois qu'elle croisait une belle inconnue dont elle croyait pouvoir dire qu'elle venait d'en tomber amoureuse.
Le désir de Clara allait être exaucé d'une façon inattendue…
Le désir de Clara allait être exaucé d'une façon inattendue…
Peu avant le lever de rideau, un haut-parleur annonça :
— Spectacle dans cinq minutes ; l'emplacement devient libre.
Chacun pouvait donc changer de place pour sauter sur une meilleure parmi celles restées vides. Mieux valait donc l'avoir repérée avant l'agitation que l'annonce allait entraîner. Ça courait un peu partout, des places les plus hautes du balcon vers les plus proches de la scène, dix rangées plus bas.
Pour les couples, difficile de trouver deux places adjacentes ! Pour les gens seuls, c'était plus facile de se recaser.
Clara, rodée à cette pratique, était déjà sur les starting-blocks, prête à bondir et se ruer sur la place disponible près de la jeunette, au bord de l'allée ‘'S côté gauche''. Elle ne gagna ainsi que deux rangs, mais qu'importe, elle se sentait mieux à côté d'une jolie petite jeune que près du vieux couple de bourgeois dont elle venait de quitter le voisinage.
On échangea de polis ‘'bonjour'', chacun agrémenté d'un sourire discret.
— Spectacle dans cinq minutes ; l'emplacement devient libre.
Chacun pouvait donc changer de place pour sauter sur une meilleure parmi celles restées vides. Mieux valait donc l'avoir repérée avant l'agitation que l'annonce allait entraîner. Ça courait un peu partout, des places les plus hautes du balcon vers les plus proches de la scène, dix rangées plus bas.
Pour les couples, difficile de trouver deux places adjacentes ! Pour les gens seuls, c'était plus facile de se recaser.
Clara, rodée à cette pratique, était déjà sur les starting-blocks, prête à bondir et se ruer sur la place disponible près de la jeunette, au bord de l'allée ‘'S côté gauche''. Elle ne gagna ainsi que deux rangs, mais qu'importe, elle se sentait mieux à côté d'une jolie petite jeune que près du vieux couple de bourgeois dont elle venait de quitter le voisinage.
On échangea de polis ‘'bonjour'', chacun agrémenté d'un sourire discret.
On frappa les trois coups, comme à l'ancienne. Le rideau se leva. On applaudit d'emblée les acteurs.
La pièce était vraiment drôle. On riait tout au long des répliques. Entre voisins de fauteuils on se regardait à chaque répartie hilarante, comme par besoin de s'assurer qu'on avait raison de rire, et qu'on faisait partie d'un groupe, le temps d'une pièce. Leurs rires entraînaient des commentaires furtifs qui finissaient par constituer une petite conversation à trois. Le jeune était d'une nature très courtoise, comme sa copine, et le moment très plaisant à vivre.
La pièce était vraiment drôle. On riait tout au long des répliques. Entre voisins de fauteuils on se regardait à chaque répartie hilarante, comme par besoin de s'assurer qu'on avait raison de rire, et qu'on faisait partie d'un groupe, le temps d'une pièce. Leurs rires entraînaient des commentaires furtifs qui finissaient par constituer une petite conversation à trois. Le jeune était d'une nature très courtoise, comme sa copine, et le moment très plaisant à vivre.
Clara admirait de côté les jolies jambes de la fille. Elle imaginait déjà les lui caresser en remontant, sous la mousseline, le long de ses cuisses tendres de femme d'une vingtaine d'années, jusqu'à atteindre l'endroit des délices. Ce moment privilégié lui donna le plaisir de sentir son sexe envahi par une douce humidité. Partant de là, elle savait déjà sur quel thème, une fois rentrée chez elle, elle se masturberait le soir pour évacuer son tourment, aussi agréable à subir fût-il. Se représentant en rêve la fille qui l'autoriserait à la lécher, elle était sûre de jouir très fort, même seule, en attendant de retrouver la compagne idéale ou, pourquoi pas, faire la paix avec Sophie en oubliant les fâcheries de jalousie, ce qui serait le plus simple ; surtout qu'au fond, Clara l'aimait beaucoup, sa Sophie ; elle avait toujours été très heureuse au lit, avec elle. ‘'Quel gâchis !'', se disait-t-elle en la regrettant déjà.
Fin de la pièce. On avait bien ri. On se levait pour gagner les différentes sorties. Clara, quittant pourtant la place la plus proche de l'allée, fit mine de s'attarder à examiner la salle, avisant les décos, les tentures, les gens, laissant passer les deux jeunes devant elle pour remonter derrière eux l'allée centrale. Elle contempla ainsi la fille de dos. Décidément oui, ses jambes étaient superbes et attirantes, gainées du très fin nylon noir de ses bas sans aucun pli, et mises en valeur par des escarpins qui devaient grandir cette petite bourgeoise de quelques centimètres. Même ses cheveux, dans leur mouvement, dégageaient de délicieux et envoûtants effluves.
Bizarrement, les jeunes ne se tenaient toujours que côte à côte en échangeant quelques mots, n'affichant rien d'apparence amoureuse. Clara ne se serait pas fait prier, elle, taraudée qu'elle était par l'envie utopique de prendre la main de cette belle inconnue !
La sortie du balcon débouchant sur un vaste hall où se trouvaient les vestiaires et un petit salon de thé, une idée traversa l'esprit de Clara.
— Excusez-moi, jeunes gens, j'irais bien me désaltérer, mais pas toute seule. Je n'aime pas ça. Puis-je vous inviter ?
— C'est gentil, madame, mais… nous ne buvons pas, répondit le jeune homme.
— Oh mais ils ne vendent pas d'alcool, vous savez… Un café, ou un thé, ou une boisson fraîche… avec un petit fondant au chocolat ou une part de tarte, allez… Laissez-vous faire ; ça me fait plaisir.
Par bonne éducation ou par simple compassion pour cette femme visiblement esseulée, les jeunes acceptèrent.
Bizarrement, les jeunes ne se tenaient toujours que côte à côte en échangeant quelques mots, n'affichant rien d'apparence amoureuse. Clara ne se serait pas fait prier, elle, taraudée qu'elle était par l'envie utopique de prendre la main de cette belle inconnue !
La sortie du balcon débouchant sur un vaste hall où se trouvaient les vestiaires et un petit salon de thé, une idée traversa l'esprit de Clara.
— Excusez-moi, jeunes gens, j'irais bien me désaltérer, mais pas toute seule. Je n'aime pas ça. Puis-je vous inviter ?
— C'est gentil, madame, mais… nous ne buvons pas, répondit le jeune homme.
— Oh mais ils ne vendent pas d'alcool, vous savez… Un café, ou un thé, ou une boisson fraîche… avec un petit fondant au chocolat ou une part de tarte, allez… Laissez-vous faire ; ça me fait plaisir.
Par bonne éducation ou par simple compassion pour cette femme visiblement esseulée, les jeunes acceptèrent.
Il était cinq heures. Le moment se prêtait à cette collation. Un peu étonnés, ils semblaient apprécier qu'une femme plus âgée qu'eux leur montrât tant de sympathie. Mais il faut bien dire que Clara avait un truc, une méthode, pour créer très vite un bon contact. Elle appliquait toujours sa devise ‘'pour être intéressant, soyons intéressé'' associée à sa tactique consistant à prêcher le faux pour savoir le vrai :
— C'est curieux de voir un si jeune couple au théâtre. C'est plutôt pour les anciens, souvent.
— Oh mais on n'est pas encore vraiment en couple…
— Ah oui ?... Vous devez être étudiants, ça se lit sur vos visages, ajouta-t-elle. Je dirais… en médecine, ou en droit ?
— Nous apprenons le droit, oui, mais celui des affaires, et entre autre, dit le garçon ; pas comme vous l'entendez ; pas en fac de droit.
— Nous sommes dans la même prépa à HEC, précisa aussitôt la fille.
— Oh… dit Clara, admirative. J'ai affaire à du beau monde ! La future élite de l'économie ! Je ne me suis pas trompée de beaucoup, vous voyez !
Elle eut l'idée d'ajouter, dans une pirouette, pour amuser ses invités :
— Je vous dirais bien que je fais une carrière dans la littérature, mais je ne suis que… Clara, bibliothécaire en centre culturel, à Cannes.
— Ne comptez pas sur nous pour vous prendre de haut pour autant, Clara, dit courtoisement la fille.
— Oui, on n'a rien inventé, vous savez, ajouta le jeune, qui compléta ensuite les présentations : nous c'est Marie et Léon. Eh oui, je suis d'origine belge, où des Léon ça ne manque pas ; c'était encore de mode il y a vingt ans, que voulez-vous !
Clara se garda bien de commenter et, a fortiori, de rire.
— Mes deux grands-pères, c'est Achille et Ernest. Moi j'aime bien ces prénoms un peu ‘'vintage'', leur confia-t-elle.
— C'est curieux de voir un si jeune couple au théâtre. C'est plutôt pour les anciens, souvent.
— Oh mais on n'est pas encore vraiment en couple…
— Ah oui ?... Vous devez être étudiants, ça se lit sur vos visages, ajouta-t-elle. Je dirais… en médecine, ou en droit ?
— Nous apprenons le droit, oui, mais celui des affaires, et entre autre, dit le garçon ; pas comme vous l'entendez ; pas en fac de droit.
— Nous sommes dans la même prépa à HEC, précisa aussitôt la fille.
— Oh… dit Clara, admirative. J'ai affaire à du beau monde ! La future élite de l'économie ! Je ne me suis pas trompée de beaucoup, vous voyez !
Elle eut l'idée d'ajouter, dans une pirouette, pour amuser ses invités :
— Je vous dirais bien que je fais une carrière dans la littérature, mais je ne suis que… Clara, bibliothécaire en centre culturel, à Cannes.
— Ne comptez pas sur nous pour vous prendre de haut pour autant, Clara, dit courtoisement la fille.
— Oui, on n'a rien inventé, vous savez, ajouta le jeune, qui compléta ensuite les présentations : nous c'est Marie et Léon. Eh oui, je suis d'origine belge, où des Léon ça ne manque pas ; c'était encore de mode il y a vingt ans, que voulez-vous !
Clara se garda bien de commenter et, a fortiori, de rire.
— Mes deux grands-pères, c'est Achille et Ernest. Moi j'aime bien ces prénoms un peu ‘'vintage'', leur confia-t-elle.
Clara sentait ses invités plus détendus désormais. Alors elle poussa plus avant son questionnement :
— Vos parents doivent être fiers de vous ! C'est pour ça qu'ils vous ont offert des vacances à Cannes, sûrement, ajoute-t-elle, en riant pour bien faire comprendre qu'elle les taquinait.
— Pas du tout, dit Léon. Il se trouve que les miens y louent un deux-pièces près de la Croisette quand ils viennent en vacances, alors que ceux de Marie ont un appartement dans le vieux Cannes, au Suquet.
— En fait, précisa Marie, nos parents sont des amis d'enfance. On est tous sur la région parisienne, eux pour le travail, nous pour nos études, et quand on peut, aux vacances, on descend les rejoindre, chacun chez les siens. La seule coïncidence, c'est que nous voulions, Léon et moi, intégrer HEC.
— Ah oui, ça c'est curieux ! Et vous êtes sûrs de n'être…, commença-t-elle à dire en joignant le geste à la parole, pointant sur eux son index, alternativement, de l'un à l'autre.
— Quoi ? demanda Marie.
— … que des amis, tous les deux ?
— Comme frère et sœur ! assura Léon.
— Ah, d'accord, c'est pourquoi je ne voyais pas de gestes amoureux entre vous, alors : pas de bisous, pas de main dans la main. Vu votre âge et les ravissantes personnes que vous êtes…
Léon et Marie rirent de bon cœur :
— Merci, vous nous flattez, Clara.
— Vos parents doivent être fiers de vous ! C'est pour ça qu'ils vous ont offert des vacances à Cannes, sûrement, ajoute-t-elle, en riant pour bien faire comprendre qu'elle les taquinait.
— Pas du tout, dit Léon. Il se trouve que les miens y louent un deux-pièces près de la Croisette quand ils viennent en vacances, alors que ceux de Marie ont un appartement dans le vieux Cannes, au Suquet.
— En fait, précisa Marie, nos parents sont des amis d'enfance. On est tous sur la région parisienne, eux pour le travail, nous pour nos études, et quand on peut, aux vacances, on descend les rejoindre, chacun chez les siens. La seule coïncidence, c'est que nous voulions, Léon et moi, intégrer HEC.
— Ah oui, ça c'est curieux ! Et vous êtes sûrs de n'être…, commença-t-elle à dire en joignant le geste à la parole, pointant sur eux son index, alternativement, de l'un à l'autre.
— Quoi ? demanda Marie.
— … que des amis, tous les deux ?
— Comme frère et sœur ! assura Léon.
— Ah, d'accord, c'est pourquoi je ne voyais pas de gestes amoureux entre vous, alors : pas de bisous, pas de main dans la main. Vu votre âge et les ravissantes personnes que vous êtes…
Léon et Marie rirent de bon cœur :
— Merci, vous nous flattez, Clara.
Clara fit un dernier test, en annonçant qu'elle allait rentrer chez elle. Marie la coupa dans ses élans :
— Attendez, on peut s'échanger nos numéros de portables ?
— Oui, ce serait sympa, ajouta Léon. Vous êtes la seule personne qu'on connaisse ici, maintenant !
Clara lisait sur le visage des deux jeunes qu'elle leur avait fait bonne impression.
— Et il faut qu'on se revoie, dit Marie. Vous ne nous avez rien dit de vous.
— Là je n'ai pas trop de temps, j'ai un rendez-vous…
— Ha ha ? Galant j'espère !
— Euh… pas sûr ; je vous expliquerai si on se revoit, Marie. Avec plaisir.
— Attendez, on peut s'échanger nos numéros de portables ?
— Oui, ce serait sympa, ajouta Léon. Vous êtes la seule personne qu'on connaisse ici, maintenant !
Clara lisait sur le visage des deux jeunes qu'elle leur avait fait bonne impression.
— Et il faut qu'on se revoie, dit Marie. Vous ne nous avez rien dit de vous.
— Là je n'ai pas trop de temps, j'ai un rendez-vous…
— Ha ha ? Galant j'espère !
— Euh… pas sûr ; je vous expliquerai si on se revoit, Marie. Avec plaisir.
En effet, ce soir-là Clara alla tenter une réconciliation avec Sophie, qui ne lui ouvrit même pas sa porte.
2/ L'APÉRITIF DÎNATOIRE
Le petit couple, même si ce n'en était pas un, intriguait Clara. ‘'Trop beaux pour être honnêtes'', se disait-elle, à tort ou à raison. Elle leur proposa, avant de les quitter :
— Vous voulez bien venir à la maison, un de ces soirs ?
— Euh… On n'est là que quelques jours, vous savez, objecta timidement Léon.
— Très bien ! Alors dites-moi lequel vous convient.
— Vous voulez bien venir à la maison, un de ces soirs ?
— Euh… On n'est là que quelques jours, vous savez, objecta timidement Léon.
— Très bien ! Alors dites-moi lequel vous convient.
Clara vivait dans le quartier République, plutôt populaire, mais dans un deux-pièces parfaitement accueillant ; une vraie bonbonnière, que la façade au crépi gris usé de l'immeuble était loin de laisser supposer.
— J'ai du Martini… ou du Martini ! leur proposa-t-elle. Ça vous convient, j'espère !
— On n'est pas trop habitués, mais on prendra du Martini, alors ! plaça Léon avec un sourire.
Il y eut une surprise pour ses hôtes : après plusieurs verres d'apéritif qu'elle seule avait su encaisser sans maux de tête ni vertiges en retour – question d'habitude – Clara leur annonça qu'elle avait aussi prévu une pizza suivie d'une tarte aux pommes, qu'elle prétendait savoir délicieuses.
— Et j'ai aussi une bouteille de Pommard à partager avec vous ; vous m'en direz des nouvelles !
— Il faut faire attention, pour la route ; on va vite dépasser la limite, remarqua Léon, inquiet.
Il avait raison, Léon. C'est vrai que pour agrémenter la conversation, une bouteille de bourgogne et un litre de Martini, à trois, ça rendrait un peu difficile de se relever du canapé moelleux que les deux jeunes occupaient.
— Même avec la pizza et le gâteau ça ne suffirait pas à rester sous le seuil de tolérance. Tu as la chance d'être sur place, Clara, mais nous non… regretta Marie, qui venait de tutoyer l'hôtesse pour la première fois, sans même s'excuser.
À la fin de cet apéritif dînatoire, Léon devenait taiseux. Ses paupières, lourdes, tombaient facilement, et on voyait bien qu'il s'efforçait de les maintenir ouvertes, mais sans grand succès !
— Il supporte mal l'alcool, Léon. Dans les deux c'est moi qui le tient le mieux ! affirma Marie.
— J'ai du Martini… ou du Martini ! leur proposa-t-elle. Ça vous convient, j'espère !
— On n'est pas trop habitués, mais on prendra du Martini, alors ! plaça Léon avec un sourire.
Il y eut une surprise pour ses hôtes : après plusieurs verres d'apéritif qu'elle seule avait su encaisser sans maux de tête ni vertiges en retour – question d'habitude – Clara leur annonça qu'elle avait aussi prévu une pizza suivie d'une tarte aux pommes, qu'elle prétendait savoir délicieuses.
— Et j'ai aussi une bouteille de Pommard à partager avec vous ; vous m'en direz des nouvelles !
— Il faut faire attention, pour la route ; on va vite dépasser la limite, remarqua Léon, inquiet.
Il avait raison, Léon. C'est vrai que pour agrémenter la conversation, une bouteille de bourgogne et un litre de Martini, à trois, ça rendrait un peu difficile de se relever du canapé moelleux que les deux jeunes occupaient.
— Même avec la pizza et le gâteau ça ne suffirait pas à rester sous le seuil de tolérance. Tu as la chance d'être sur place, Clara, mais nous non… regretta Marie, qui venait de tutoyer l'hôtesse pour la première fois, sans même s'excuser.
À la fin de cet apéritif dînatoire, Léon devenait taiseux. Ses paupières, lourdes, tombaient facilement, et on voyait bien qu'il s'efforçait de les maintenir ouvertes, mais sans grand succès !
— Il supporte mal l'alcool, Léon. Dans les deux c'est moi qui le tient le mieux ! affirma Marie.
Pendant cette soirée de franche détente, chacun avait parlé de soi, d'une façon plus ou moins sincère. Les jeunes certainement plus que Clara, qui, par exemple, avait bien évoqué sa récente et douloureuse rupture, mais sans jamais prononcer le nom de Sophie, sans jamais expliquer qu'elle venait de rompre… d'avec une femme. Ça lui était facile de cacher sa préférence, car à son physique et à son style tout à fait féminins, personne n'aurait jamais pu deviner quoi que ce fût de son statut sexuel.
En fin de soirée, les verres de liqueur, pourtant petits, finirent par avoir raison de la vigilance de Léon, qui piquait du nez, calé contre son dossier la tête penchée en avant, et entamant une longue série de ronrons et de renâclements intempestifs. Les deux femmes en plaisantèrent allègrement :
— Il ronfle comme un soufflet de forge, dit Marie, un peu vexée pour lui, gênée pour Clara.
— On sait ce que c'est, va, t'en fais pas, tempéra Clara. Entre étudiants on a tous fait des excès, même nous les filles, non ?
Tout en parlant, Clara fut traversée par une idée qui lui plut bien :
— Oui, ce serait plus prudent de rester un moment ici à vous reposer, le temps que l'alcool se dissipe. Plutôt que risquer l'accident, ou au bas mot un retrait de permis et une bonne amende.
— Surtout qu'il y a des patrouilles qui tournent à toute heure dans Cannes, ajouta Marie.
Léon, bien que somnolent, avait entendu la proposition de Clara, leur hôtesse que lui aussi se mit à tutoyer. Il se montra pragmatique :
— Oui c'est gentil, je dormirais bien un peu, mais tu n'as qu'une chambre ; et moi j'ai horreur de dormir assis ! Je préférerais rentrer. Marie n'a qu'à conduire.
Clara avait la solution :
— C'est juste pour une paire d'heures, Léon. Tu te reposes dans le sofa, et Marie vient papoter avec moi dans ma chambre en attendant que tu ressuscites !
— Moi ça me va, dit aussitôt Marie, parce que même si je tiens mieux debout que lui, je suis aussi hors limites, c'est sûr !
En fin de soirée, les verres de liqueur, pourtant petits, finirent par avoir raison de la vigilance de Léon, qui piquait du nez, calé contre son dossier la tête penchée en avant, et entamant une longue série de ronrons et de renâclements intempestifs. Les deux femmes en plaisantèrent allègrement :
— Il ronfle comme un soufflet de forge, dit Marie, un peu vexée pour lui, gênée pour Clara.
— On sait ce que c'est, va, t'en fais pas, tempéra Clara. Entre étudiants on a tous fait des excès, même nous les filles, non ?
Tout en parlant, Clara fut traversée par une idée qui lui plut bien :
— Oui, ce serait plus prudent de rester un moment ici à vous reposer, le temps que l'alcool se dissipe. Plutôt que risquer l'accident, ou au bas mot un retrait de permis et une bonne amende.
— Surtout qu'il y a des patrouilles qui tournent à toute heure dans Cannes, ajouta Marie.
Léon, bien que somnolent, avait entendu la proposition de Clara, leur hôtesse que lui aussi se mit à tutoyer. Il se montra pragmatique :
— Oui c'est gentil, je dormirais bien un peu, mais tu n'as qu'une chambre ; et moi j'ai horreur de dormir assis ! Je préférerais rentrer. Marie n'a qu'à conduire.
Clara avait la solution :
— C'est juste pour une paire d'heures, Léon. Tu te reposes dans le sofa, et Marie vient papoter avec moi dans ma chambre en attendant que tu ressuscites !
— Moi ça me va, dit aussitôt Marie, parce que même si je tiens mieux debout que lui, je suis aussi hors limites, c'est sûr !
Tel fut l'accord finalement. Léon mit un coussin sur l'accoudoir du sofa, pour y poser sa nuque. Clara éteignit la lumière du salon et alluma celle de sa chambre…
— Viens Marie, entre...
Marie, assise au bord du lit, prit deux minutes pour prévenir ses parents, et ceux de Léon.
— A cette heure-ci ? Il est minuit ! s'étonna Clara.
— Pas de problème, les miens sont des couche-tard devant la télé.
Si les parents de Léon, probablement déjà endormis, ne reçurent qu'un texto — ainsi, à la moindre inquiétude s'ils se réveillaient, ils sauteraient sur leur téléphone pour être vite rassurés — ceux de Marie eurent droit à un appel vocal de leur fille ; une conversation surréaliste qui n'échappa pas aux oreilles de Clara :
— Allô ?… Ne vous inquiétez pas, Mère, je rentrerai tard... Nous sommes encore avec la nouvelle amie qu'on s'est faite, tout à fait par hasard au théâtre, vous vous rappelez ?… Nous devions passer juste prendre un verre chez elle… Mais finalement nous avons plein de choses à nous dire alors elle nous garde à dîner… Ça va donc durer plus longtemps que prévu… Léon me déposera, ne craignez rien… Je ne sais pas, vers deux heures peut-être, Mère…
— Viens Marie, entre...
Marie, assise au bord du lit, prit deux minutes pour prévenir ses parents, et ceux de Léon.
— A cette heure-ci ? Il est minuit ! s'étonna Clara.
— Pas de problème, les miens sont des couche-tard devant la télé.
Si les parents de Léon, probablement déjà endormis, ne reçurent qu'un texto — ainsi, à la moindre inquiétude s'ils se réveillaient, ils sauteraient sur leur téléphone pour être vite rassurés — ceux de Marie eurent droit à un appel vocal de leur fille ; une conversation surréaliste qui n'échappa pas aux oreilles de Clara :
— Allô ?… Ne vous inquiétez pas, Mère, je rentrerai tard... Nous sommes encore avec la nouvelle amie qu'on s'est faite, tout à fait par hasard au théâtre, vous vous rappelez ?… Nous devions passer juste prendre un verre chez elle… Mais finalement nous avons plein de choses à nous dire alors elle nous garde à dîner… Ça va donc durer plus longtemps que prévu… Léon me déposera, ne craignez rien… Je ne sais pas, vers deux heures peut-être, Mère…
Alors là !… Clara resta estomaquée en entendant, au vingt-et-unième siècle, une fille de vingt ans vouvoyer sa maman et l'appeler ‘'Mère''. Elle se dit qu'on n'était plus chez les bourges, mais chez les aristos ! Et elle n'osa pas demander à Marie ce que faisaient ses parents, de peur de s'entendre répondre ‘'ambassadeur'', ou ‘'général cinq étoiles'', ou ‘'gouverneur du FMI'' ; au moins ! Maintenant Clara comprenait mieux les qualités qu'elle avait spontanément trouvées à ces deux jeunes : l'élégance, le raffinement, l'instruction de haut niveau, le charme… tout ce qui laissait oublier leur côté guindé, pur résultat de leur éducation et de l'exigence des familles de cette trempe envers leurs rejetons.
Et Clara qui avait des fantasmes saphiques avec cette jeune femme ! Les barrières de classe et de moralité paraissaient tout à coup d'une lourdeur épouvantable. Comment les lever ? Les espoirs de Clara n'étaient pas garantis transformables en succès !
Et Clara qui avait des fantasmes saphiques avec cette jeune femme ! Les barrières de classe et de moralité paraissaient tout à coup d'une lourdeur épouvantable. Comment les lever ? Les espoirs de Clara n'étaient pas garantis transformables en succès !
Clara sortit deux oreillers du placard, qu'elle posa côte à côte sur le traversin de son lit.
— Tiens, pose ta tête là, on sera bien pour discuter.
Bien sûr, elle allait chercher les mots adéquats pour trouver le chemin qui mènerait au sexe, sujet ô combien majeur à ses yeux dans les relations humaines, depuis toujours.
Marie portait une jupe plissée lui arrivant un peu au-dessus du genou, de couleur bleu marine, comme son gilet de mi-saison. Son corsage blanc un peu épais étant rentré sous la ceinture de la jupe, Clara espérait découvrir elle-même si la poitrine de son invitée était nue dessous, ou logée dans un soutien-gorge du même blanc tellement discret qu'on n'en devinait rien, sinon qu'elle était de taille moyenne. Pas un téton ne se laissait deviner. Clara avait déjà envie que Marie accepte de se faire caresser... au moins les seins ! Mais la partie était loin d'être gagnée, face à une partenaire tellement rigide ; apparemment !
Il allait alors falloir la jouer fine, se disait Clara : exciter la jeune progressivement, sans jamais la choquer par trop d'empressement, alors même que, le temps de cette soirée étant compté, il allait être difficile de corrompre cette superbe mais prude ‘'jeune fille de bonne famille''.
D'abord, Clara osa lui faire un commentaire sur sa tenue, d'un ton badin :
— Tu portes encore des collants à cette époque, à ce que je vois ?
— Non, c'est des bas. Très légers. Les collants c'est pour l'hiver.
Et d'une ! Une info anodine obtenue en prêchant le faux.
— Ah oui, autofixants ; c'est pratique, hein ?
— Non, répondit Marie, forcée de rectifier, pour ne pas mentir. J'ai… j'ai un porte-jarretelles. Les bandes de silicone ça serre trop les cuisses.
Et de deux ! Pour savoir le vrai.
— Ah, bien, bravo… C'est sexy, ça. Surtout sur des jolies jambes comme les tiennes.
— Merci, répliqua Marie, baissant les yeux et affichant un petit sourire coincé par une certaine timidité.
"Pas trop vite, ma fille… Parle plutôt un peu de toi, maintenant'' disait à Clara une petite voix intérieure. ..
— Tiens, pose ta tête là, on sera bien pour discuter.
Bien sûr, elle allait chercher les mots adéquats pour trouver le chemin qui mènerait au sexe, sujet ô combien majeur à ses yeux dans les relations humaines, depuis toujours.
Marie portait une jupe plissée lui arrivant un peu au-dessus du genou, de couleur bleu marine, comme son gilet de mi-saison. Son corsage blanc un peu épais étant rentré sous la ceinture de la jupe, Clara espérait découvrir elle-même si la poitrine de son invitée était nue dessous, ou logée dans un soutien-gorge du même blanc tellement discret qu'on n'en devinait rien, sinon qu'elle était de taille moyenne. Pas un téton ne se laissait deviner. Clara avait déjà envie que Marie accepte de se faire caresser... au moins les seins ! Mais la partie était loin d'être gagnée, face à une partenaire tellement rigide ; apparemment !
Il allait alors falloir la jouer fine, se disait Clara : exciter la jeune progressivement, sans jamais la choquer par trop d'empressement, alors même que, le temps de cette soirée étant compté, il allait être difficile de corrompre cette superbe mais prude ‘'jeune fille de bonne famille''.
D'abord, Clara osa lui faire un commentaire sur sa tenue, d'un ton badin :
— Tu portes encore des collants à cette époque, à ce que je vois ?
— Non, c'est des bas. Très légers. Les collants c'est pour l'hiver.
Et d'une ! Une info anodine obtenue en prêchant le faux.
— Ah oui, autofixants ; c'est pratique, hein ?
— Non, répondit Marie, forcée de rectifier, pour ne pas mentir. J'ai… j'ai un porte-jarretelles. Les bandes de silicone ça serre trop les cuisses.
Et de deux ! Pour savoir le vrai.
— Ah, bien, bravo… C'est sexy, ça. Surtout sur des jolies jambes comme les tiennes.
— Merci, répliqua Marie, baissant les yeux et affichant un petit sourire coincé par une certaine timidité.
"Pas trop vite, ma fille… Parle plutôt un peu de toi, maintenant'' disait à Clara une petite voix intérieure. ..
— Tu te demandes peut-être pourquoi je te complimente comme ça, Marie, non ?...
Marie haussa les épaules, ne sachant quoi répondre et attendant la suite.
— … C'est parce que ma rupture, il y a quelque temps, je ne te l'ai pas dit mais c'était… d'avec ma compagne. Oui, une femme ; une ''jeune quinquagénaire'' de dix ans mon aînée. Elle s'appelle Sophie.
Marie fut réellement surprise. Elle lança un regard presque assassin à Clara ; puis se reprit un instant après, regrettant déjà son réflexe aux relents d'intolérance.
— Ça alors… Je n'y aurais pas pensé… Je croyais que tu étais…
— … normale ? C'est ça ? reprit Clara, en riant sans complexe. Eh non, tu vois…
Elle expliqua à Marie qu'elle avait vécu sous le régime de l'hétérosexualité pendant longtemps avant de goûter, un jour pas fait comme les autres, à l'amour entre femmes.
— Oui, ce jour-là je suis devenue une ‘'sale gouine'' ! Alors que les hommes... J'aime bien aussi, tu sais.
— Oh non, ne parle pas de toi comme ça ! Tu mérites le respect comme tout le monde. Pardonne-moi ma réaction idiote !
— C'est rien, va ; je préférais te le dire plutôt que te mentir. Et tu as vu, je ne t'ai pas sauté dessus pour autant !
Et d'ajouter en s'esclaffant :
— Pourtant, là, c'est pas l'envie qui m'en manque, tu sais. La même envie qu'aurait un homme en te voyant comme ça, si élégante, si jolie, si bien faite…
Marie, à la fois flattée et gênée, tourna la tête vers Clara.
— Oh non, dit-elle, je ne suis pas plus jolie qu'une autre, faut pas dire ça.
— Si, crois-moi, je te trouve très belle, de visage, et de corps. Par exemple tes jambes, déjà ; elles sont magnifiques. Surtout maintenant que je sais que le haut de tes cuisses est nu sous des jarretelles. Mmm… Et ta poitrine, pas très grosse, comme j'aime...
Clara se rapprocha de Marie en fixant son regard dans le sien, tout en lui posant une main sur le genou. Marie ne put, ou ne voulut pas protester, acceptant la drague décomplexée de sa nouvelle amie.
— C'est dommage pour moi que tu sois avec Léon, tu sais ; je le regrette bien, dit Clara à voix feutrée, chaude.
— Mais non… je ne suis pas avec lui. Alors que lui, oui, il ne demanderait pas mieux !
Clara pensait depuis le début que la relation Marie et Léon n'était pas nette.
— Tu n'es pas amoureuse de lui ?
— Un peu..enfin... non, mais lui il m'aime ; il ne cesse de me le dire et de me l'écrire. Et moi aussi au début, mais ça n'a pas pu tenir.
Marie haussa les épaules, ne sachant quoi répondre et attendant la suite.
— … C'est parce que ma rupture, il y a quelque temps, je ne te l'ai pas dit mais c'était… d'avec ma compagne. Oui, une femme ; une ''jeune quinquagénaire'' de dix ans mon aînée. Elle s'appelle Sophie.
Marie fut réellement surprise. Elle lança un regard presque assassin à Clara ; puis se reprit un instant après, regrettant déjà son réflexe aux relents d'intolérance.
— Ça alors… Je n'y aurais pas pensé… Je croyais que tu étais…
— … normale ? C'est ça ? reprit Clara, en riant sans complexe. Eh non, tu vois…
Elle expliqua à Marie qu'elle avait vécu sous le régime de l'hétérosexualité pendant longtemps avant de goûter, un jour pas fait comme les autres, à l'amour entre femmes.
— Oui, ce jour-là je suis devenue une ‘'sale gouine'' ! Alors que les hommes... J'aime bien aussi, tu sais.
— Oh non, ne parle pas de toi comme ça ! Tu mérites le respect comme tout le monde. Pardonne-moi ma réaction idiote !
— C'est rien, va ; je préférais te le dire plutôt que te mentir. Et tu as vu, je ne t'ai pas sauté dessus pour autant !
Et d'ajouter en s'esclaffant :
— Pourtant, là, c'est pas l'envie qui m'en manque, tu sais. La même envie qu'aurait un homme en te voyant comme ça, si élégante, si jolie, si bien faite…
Marie, à la fois flattée et gênée, tourna la tête vers Clara.
— Oh non, dit-elle, je ne suis pas plus jolie qu'une autre, faut pas dire ça.
— Si, crois-moi, je te trouve très belle, de visage, et de corps. Par exemple tes jambes, déjà ; elles sont magnifiques. Surtout maintenant que je sais que le haut de tes cuisses est nu sous des jarretelles. Mmm… Et ta poitrine, pas très grosse, comme j'aime...
Clara se rapprocha de Marie en fixant son regard dans le sien, tout en lui posant une main sur le genou. Marie ne put, ou ne voulut pas protester, acceptant la drague décomplexée de sa nouvelle amie.
— C'est dommage pour moi que tu sois avec Léon, tu sais ; je le regrette bien, dit Clara à voix feutrée, chaude.
— Mais non… je ne suis pas avec lui. Alors que lui, oui, il ne demanderait pas mieux !
Clara pensait depuis le début que la relation Marie et Léon n'était pas nette.
— Tu n'es pas amoureuse de lui ?
— Un peu..enfin... non, mais lui il m'aime ; il ne cesse de me le dire et de me l'écrire. Et moi aussi au début, mais ça n'a pas pu tenir.
Il lui fallait en savoir plus, à Clara la curieuse. Encouragée par le fait que Marie lui confiait ne plus être amoureuse de Léon alors qu'elle aurait pu prétendre le contraire pour couper court aux avances teintées de saphisme qu'on était en train de lui faire, et qui s'annonçaient plus claires que jamais, Clara poussa son pion un peu plus loin.
— Qu'est-ce qui n'a pas collé entre vous ?
— Eh bien… c'est trop délicat à raconter…
Clara comprit tout de suite.
— Un problème au lit ? dit-elle avant d'ajouter aussitôt… de sexe ? n'ayons pas peur des mots.
Marie sourit, comme libérée de n'avoir pas prononcé ce mot la première.
— Ou… oui, c'est ça.
— Tu peux tout me dire, tu sais ; je connais les hommes aussi bien que les femmes.
— Qu'est-ce qui n'a pas collé entre vous ?
— Eh bien… c'est trop délicat à raconter…
Clara comprit tout de suite.
— Un problème au lit ? dit-elle avant d'ajouter aussitôt… de sexe ? n'ayons pas peur des mots.
Marie sourit, comme libérée de n'avoir pas prononcé ce mot la première.
— Ou… oui, c'est ça.
— Tu peux tout me dire, tu sais ; je connais les hommes aussi bien que les femmes.
Ses propos rassuraient son invitée. Clara l'encourageait à parler, prétendant que ça lui ferait le plus grand bien.
Marie expliqua qu'en fait Léon avait depuis toujours un gros problème... d'éjaculation incontrôlable ! Elle avoua sa déception, admettant enfin qu'elle et Léon étaient bien amoureux l'un de l'autre ; un amour qui ne restait que platonique, pour l'instant, tant que son ‘'presque fiancé'' serait incapable de lui apporter le plaisir purement sexuel que d'autres garçons avaient su lui procurer même sans qu'il fût question de grands sentiments.
— Je rêve de connaître ça un jour : le plaisir et les sentiments en même temps, confia-t-elle à Clara, les yeux humides. Mais franchement je désespère. Je ne peux quand même pas gâcher ma jeunesse à attendre que ça s'arrange pour Léon.
Marie expliqua qu'en fait Léon avait depuis toujours un gros problème... d'éjaculation incontrôlable ! Elle avoua sa déception, admettant enfin qu'elle et Léon étaient bien amoureux l'un de l'autre ; un amour qui ne restait que platonique, pour l'instant, tant que son ‘'presque fiancé'' serait incapable de lui apporter le plaisir purement sexuel que d'autres garçons avaient su lui procurer même sans qu'il fût question de grands sentiments.
— Je rêve de connaître ça un jour : le plaisir et les sentiments en même temps, confia-t-elle à Clara, les yeux humides. Mais franchement je désespère. Je ne peux quand même pas gâcher ma jeunesse à attendre que ça s'arrange pour Léon.
Clara n'aurait jamais osé parier que si vite elles en viendraient à parler ainsi, si intimement. Surtout que Marie finit par lui raconter avec force détails leurs tout premiers essais, quand Léon et elle avaient dix-huit ans :
— Dès qu'il me touchait il avait une érection. Même en me donnant seulement la main. C'était flatteur, mais s'il m'enlaçait pour se serrer sur ma poitrine en m'embrassant, il devenait fou. Alors la première fois qu'il m'a posé une main sur un sein seulement par dessus mon corsage, il a dû arrêter un moment ses caresses pour calmer ses élans.
— Ma pauvre. Tu devais être déçue ?
— Oui, surtout quand je l'ai invité à la glisser sous mon soutien-gorge ; il m'a allongée sur le lit pour me caresser partout. Et en touchant mon sexe humide, il s'est bloqué, et j'ai lu dans ses yeux que quelque chose se passait.
— Et alors ?
— Quand j'ai vu la grosse tâche s'étaler sur le devant de son pantalon, j'ai compris où était le problème.
— Et vous n'avez pas insisté ?
— Si mais rien n'y faisait. Léon jouissait tout de suite, trop vite. Et plus ça allait, moins il arrivait à se retenir.
— Et vous avez été jusqu'où, au plus loin, dans vos caresses ?
— Un jour, je lui ai laissé embrasser mes seins. Il était bien dur. Il s'est jeté dessus comme un affamé pour sucer mes pointes. Il a pris le temps de me rendre… trempée. Je pensais qu'il allait encore jouir trop tôt. Mais non, il avait l'air de tenir bon. Alors j'en ai profité pour remonter ma jupe et écarter mes cuisses pour qu'il vienne me… me lécher tu vois où… Et là, fausse joie ! Il s'est vidé dès que sa bouche a approché mon sexe, sans même avoir écarté ma culotte. Pour s'excuser, il m'a dit "elle sent trop bon ta petite chatte ; je n'ai pas pu me contrôler'' !
— Et toi tu avais besoin de jouir je suppose, si tu me dis que tu mouillais.
— Oh oui ; alors comme toujours je me suis résignée à attendre le soir dans mon lit, toute seule.
— Au moins c'était déjà ça ; il ne faut jamais rester comme ça sans jouir. Ça donne des maux de tête. Moi-même j'ai connu des cas pareils avec des garçons ; et je peux te dire que je n'attendais jamais d'avoir besoin d'aspirine pour me satisfaire sans le gars, tant pis pour lui ! Le lendemain je lui envoyais un texto pour lui dire d'aller se faire voir ailleurs, puis je bloquais son zéro six !
— Dès qu'il me touchait il avait une érection. Même en me donnant seulement la main. C'était flatteur, mais s'il m'enlaçait pour se serrer sur ma poitrine en m'embrassant, il devenait fou. Alors la première fois qu'il m'a posé une main sur un sein seulement par dessus mon corsage, il a dû arrêter un moment ses caresses pour calmer ses élans.
— Ma pauvre. Tu devais être déçue ?
— Oui, surtout quand je l'ai invité à la glisser sous mon soutien-gorge ; il m'a allongée sur le lit pour me caresser partout. Et en touchant mon sexe humide, il s'est bloqué, et j'ai lu dans ses yeux que quelque chose se passait.
— Et alors ?
— Quand j'ai vu la grosse tâche s'étaler sur le devant de son pantalon, j'ai compris où était le problème.
— Et vous n'avez pas insisté ?
— Si mais rien n'y faisait. Léon jouissait tout de suite, trop vite. Et plus ça allait, moins il arrivait à se retenir.
— Et vous avez été jusqu'où, au plus loin, dans vos caresses ?
— Un jour, je lui ai laissé embrasser mes seins. Il était bien dur. Il s'est jeté dessus comme un affamé pour sucer mes pointes. Il a pris le temps de me rendre… trempée. Je pensais qu'il allait encore jouir trop tôt. Mais non, il avait l'air de tenir bon. Alors j'en ai profité pour remonter ma jupe et écarter mes cuisses pour qu'il vienne me… me lécher tu vois où… Et là, fausse joie ! Il s'est vidé dès que sa bouche a approché mon sexe, sans même avoir écarté ma culotte. Pour s'excuser, il m'a dit "elle sent trop bon ta petite chatte ; je n'ai pas pu me contrôler'' !
— Et toi tu avais besoin de jouir je suppose, si tu me dis que tu mouillais.
— Oh oui ; alors comme toujours je me suis résignée à attendre le soir dans mon lit, toute seule.
— Au moins c'était déjà ça ; il ne faut jamais rester comme ça sans jouir. Ça donne des maux de tête. Moi-même j'ai connu des cas pareils avec des garçons ; et je peux te dire que je n'attendais jamais d'avoir besoin d'aspirine pour me satisfaire sans le gars, tant pis pour lui ! Le lendemain je lui envoyais un texto pour lui dire d'aller se faire voir ailleurs, puis je bloquais son zéro six !
Marie et Clara restèrent silencieuses, pensives, un bon moment. Clara admirait le profil de sa voisine d'oreiller, qui elle-même fixait le plafond en repensant à ses ratages, qu'elle venait de confier à quelqu'un pour la première fois.
— Tu ne lui en parles pas, à Léon, hein Clara. Je compte sur toi, parce que tu es mon amie.
— Bien sûr Marie, que je suis ton amie. Pas ta "petite amie''; hélas ; parce que franchement j'aimerais bien ! te gâter, te cajoler… t'embrasser.
Ce disant, Clara posa juste le bout de ses lèvres sur une joue de Marie, qui ne s'offusqua pas. Pourtant le ton doux, suave quelle mettait dans sa voix ne pouvait être aucunement équivoque. Clara avait envie de Marie, et elle était en train de le lui dire par des mots, des regards, et par ce petit baiser, que finalement elle répéta plusieurs fois, s'approchant de plus en plus près de la commissure de ses lèvres.
Marie tourna doucement son visage vers Clara, pour recueillir le dernier bisou sur sa bouche. Mais Clara n'en profita pas pour brusquer les choses. Elle ne lui proposa pas sa langue pour un profond ‘'french kiss'' trop hâtif, mais se remit à fixer la belle petite droit dans les yeux tout en faisant monter sa main sous sa jupe plissée. Marie n'objectait pas, laissant Clara la caresser jusqu'à la chair nue de ses cuisses, glisser ses doigts sur et sous ses jarretelles tendues, puis sur sa fine culotte en dentelle.
Marie fermait les yeux maintenant, s'abandonnant sans rien dire sous des caresses qu'elle n'avait plus reçues de personne depuis bien longtemps ; trop longtemps. Elle s'étonnait de tant les apprécier alors qu'elles lui étaient prodiguées par une femme. Sa respiration s'emballait, et instinctivement ses cuisses s'écartaient peu à peu.
— Tu ne lui en parles pas, à Léon, hein Clara. Je compte sur toi, parce que tu es mon amie.
— Bien sûr Marie, que je suis ton amie. Pas ta "petite amie''; hélas ; parce que franchement j'aimerais bien ! te gâter, te cajoler… t'embrasser.
Ce disant, Clara posa juste le bout de ses lèvres sur une joue de Marie, qui ne s'offusqua pas. Pourtant le ton doux, suave quelle mettait dans sa voix ne pouvait être aucunement équivoque. Clara avait envie de Marie, et elle était en train de le lui dire par des mots, des regards, et par ce petit baiser, que finalement elle répéta plusieurs fois, s'approchant de plus en plus près de la commissure de ses lèvres.
Marie tourna doucement son visage vers Clara, pour recueillir le dernier bisou sur sa bouche. Mais Clara n'en profita pas pour brusquer les choses. Elle ne lui proposa pas sa langue pour un profond ‘'french kiss'' trop hâtif, mais se remit à fixer la belle petite droit dans les yeux tout en faisant monter sa main sous sa jupe plissée. Marie n'objectait pas, laissant Clara la caresser jusqu'à la chair nue de ses cuisses, glisser ses doigts sur et sous ses jarretelles tendues, puis sur sa fine culotte en dentelle.
Marie fermait les yeux maintenant, s'abandonnant sans rien dire sous des caresses qu'elle n'avait plus reçues de personne depuis bien longtemps ; trop longtemps. Elle s'étonnait de tant les apprécier alors qu'elles lui étaient prodiguées par une femme. Sa respiration s'emballait, et instinctivement ses cuisses s'écartaient peu à peu.
Quand la petite culotte fut franchement chaude et humide, Clara donna l'estocade à sa victime ravie d'être ainsi honorée, en glissant ses doigts sous l'étoffe.
— Hmmhh, marmonna Marie en soupirant. Que c'est bon ces caresses quand elles sont faites par une main étrangère... hhahhh… hhahhh...— Si tu savais comme j'ai plaisir à te les donner, ma belle. Tu veux que j'aille jusqu'au bout ?
— Ah oui, emmène-moi loin.
— Jusqu'au terminus, avec moi, sois tranquille, je ne jouirai pas avant toi, assura Clara à sa nouvelle conquête, qui d'elle-même, maintenant, déboutonnait lentement son corsage, dont elle écarta les pans avant de simplement relever son soutien-gorge sans perdre de temps en contorsions pour aller le dégrafer.
— Tiens, c'est pour toi, pose ta joue sur mes seins, je me laisse faire. C'est trop bon de se sentir femme, et ça m'a trop manqué… Donne-moi du plaisir, j'en ai besoin. Tu es douce, c'est très bon...
— Oui, je m'occupe de ta petite chatte en même temps. Relaxe... Ne pense qu'à toi.
— Hmmhh, marmonna Marie en soupirant. Que c'est bon ces caresses quand elles sont faites par une main étrangère... hhahhh… hhahhh...— Si tu savais comme j'ai plaisir à te les donner, ma belle. Tu veux que j'aille jusqu'au bout ?
— Ah oui, emmène-moi loin.
— Jusqu'au terminus, avec moi, sois tranquille, je ne jouirai pas avant toi, assura Clara à sa nouvelle conquête, qui d'elle-même, maintenant, déboutonnait lentement son corsage, dont elle écarta les pans avant de simplement relever son soutien-gorge sans perdre de temps en contorsions pour aller le dégrafer.
— Tiens, c'est pour toi, pose ta joue sur mes seins, je me laisse faire. C'est trop bon de se sentir femme, et ça m'a trop manqué… Donne-moi du plaisir, j'en ai besoin. Tu es douce, c'est très bon...
— Oui, je m'occupe de ta petite chatte en même temps. Relaxe... Ne pense qu'à toi.
Clara était consciente que l'excitation de Marie provenait avant tout de sa curiosité, celle d'être caressée pour la première fois de sa vie par une femme. On avait déjà dit à cette jeune fille : ‘'dans chaque femme il y a une lesbienne qui sommeille'' ; mais elle n'en avait rien cru. Pourtant, aujourd'hui elle ressentait une indicible envie de se laisser aller sous des caresses féminines, ‘'au moins pour y goûter'', se disait-elle afin de se rassurer en ne s'avouant pas encore qu'à ce moment précis où le plaisir la faisait chavirer, en elle-même elle mettait au jour sa part d'homosexualité jusqu'ici refoulée.
— Qu'une jolie femme me fasse l'amour, ça ne peut pas être désagréable, après tout. Prends-moi, Clara, fais-moi du bien, je me laisse aller...
— Qu'une jolie femme me fasse l'amour, ça ne peut pas être désagréable, après tout. Prends-moi, Clara, fais-moi du bien, je me laisse aller...
Il ne fallut pas longtemps à Marie pour atteindre l'orgasme, sous les deux doigts de Clara qui s'agitaient dans son vagin englué, sous son pouce qui décalottait son clitoris enflé, et sous sa langue experte qui maintenait ses pointes de seins en érection.
Marie ne parlait pas, mais Clara remarquait sa respiration qui s'amplifiait peu à peu, longtemps, longtemps… jusqu'à l'implosion ressentie dans tout son corps ; une déflagration ! Clara lui mit une main sur la bouche pour éviter de réveiller Léon.
Marie émit encore de brefs souffles incontrôlés pendant la redescente de sa jouissance vers la plénitude. Tout son corps vibra longtemps, avant de s'apaiser enfin.
Après la forte chute de tension qui suivit l'orage, Marie demanda, d'un air désolé :
— Oui mais toi, tu n'as pas été servie. Ou alors tu t'es fait jouir pendant que tu me caressais et que je fermais les yeux ?
— Non, mais je vais le faire là, devant toi, si tu veux. Tu me regardes ? Ça va m'aider beaucoup.
Marie ne parlait pas, mais Clara remarquait sa respiration qui s'amplifiait peu à peu, longtemps, longtemps… jusqu'à l'implosion ressentie dans tout son corps ; une déflagration ! Clara lui mit une main sur la bouche pour éviter de réveiller Léon.
Marie émit encore de brefs souffles incontrôlés pendant la redescente de sa jouissance vers la plénitude. Tout son corps vibra longtemps, avant de s'apaiser enfin.
Après la forte chute de tension qui suivit l'orage, Marie demanda, d'un air désolé :
— Oui mais toi, tu n'as pas été servie. Ou alors tu t'es fait jouir pendant que tu me caressais et que je fermais les yeux ?
— Non, mais je vais le faire là, devant toi, si tu veux. Tu me regardes ? Ça va m'aider beaucoup.
Marie opina. Clara se leva pour ôter sa culotte et son soutien-gorge, se mit sur le dos, la jupe relevée, cuisses écartées, face à Marie qui osa braquer son regard sur sa belle chatte charnue luisant de trop de sécrétions accumulées pendant ce moment d'intense excitation, excitation entretenue par des mots, des regards, des gestes, des caresses.
Quand Clara sentit les bonnes secousses arriver dans son ventre et dans ses seins, son bassin sursauta plusieurs fois pendant qu'elle se masturbait. Marie comprit alors où en était sa partenaire : très haut dans le désir, déjà. L'envie soudaine lui prit d'entrer dans le jeu. Elle confisqua la main active de Clara, pour l'éloigner de son sexe, puis elle lui annonça ce qu'elle allait faire de sa propre main libre :
— Arrête de te masturber, Clara, je vais le faire pour toi, je vais te finir, moi… Profite de ma main et prends le plaisir que je te donne.
Ce mouvement des doigts était facile pour Marie, elle qui à son grand dam était une habituée de la chose, par nécessité, pour cause de défaillance de son amoureux. Agissant sur ce sexe surexcité comme sur elle-même, elle apporta le bonheur à Clara, sa toute première amante, dont les cris de plaisir sortirent de sa gorge de plus en plus intenses jusqu'à devenir des hurlements, puis s'évanouir dans des souffles prolongés.
— Ah ça vient bien, j'ai chaud en...tre les cuuuu..iisses ! Ouais, ça y est, Marie !!! Je jouis !AHHH... Hhouuu … Hhouuu... hhou…
Clara s'effondra sur le flanc, en riant nerveusement. Son rire se propagea à Marie, qui commenta sur le ton de la confidence :
— On a l'air fines, toutes les deux à rigoler comme des folles.
— Oui mais ça m'a fait tellement bien de jouir dans les bras d'une belle fille comme toi !
— Moi, c'était la première fois que je touchais le sexe d'une femme. Mais j'avoue que j'ai aimé ça.
— Si tu veux, on se reverra, Marie, et peut-être qu'on ira un peu plus loin dans le plaisir ?
— Pour le moment il faut se rhabiller. S'il frappait à ta porte je ne voudrais pas devoir répondre à Léon : ‘'un instant ; on est occupées''!
Quand Clara sentit les bonnes secousses arriver dans son ventre et dans ses seins, son bassin sursauta plusieurs fois pendant qu'elle se masturbait. Marie comprit alors où en était sa partenaire : très haut dans le désir, déjà. L'envie soudaine lui prit d'entrer dans le jeu. Elle confisqua la main active de Clara, pour l'éloigner de son sexe, puis elle lui annonça ce qu'elle allait faire de sa propre main libre :
— Arrête de te masturber, Clara, je vais le faire pour toi, je vais te finir, moi… Profite de ma main et prends le plaisir que je te donne.
Ce mouvement des doigts était facile pour Marie, elle qui à son grand dam était une habituée de la chose, par nécessité, pour cause de défaillance de son amoureux. Agissant sur ce sexe surexcité comme sur elle-même, elle apporta le bonheur à Clara, sa toute première amante, dont les cris de plaisir sortirent de sa gorge de plus en plus intenses jusqu'à devenir des hurlements, puis s'évanouir dans des souffles prolongés.
— Ah ça vient bien, j'ai chaud en...tre les cuuuu..iisses ! Ouais, ça y est, Marie !!! Je jouis !AHHH... Hhouuu … Hhouuu... hhou…
Clara s'effondra sur le flanc, en riant nerveusement. Son rire se propagea à Marie, qui commenta sur le ton de la confidence :
— On a l'air fines, toutes les deux à rigoler comme des folles.
— Oui mais ça m'a fait tellement bien de jouir dans les bras d'une belle fille comme toi !
— Moi, c'était la première fois que je touchais le sexe d'une femme. Mais j'avoue que j'ai aimé ça.
— Si tu veux, on se reverra, Marie, et peut-être qu'on ira un peu plus loin dans le plaisir ?
— Pour le moment il faut se rhabiller. S'il frappait à ta porte je ne voudrais pas devoir répondre à Léon : ‘'un instant ; on est occupées''!
Prêtes à aller réveiller Léon, elles s'enlacèrent pour partager de doux baisers dans le cou et des caresses sur la nuque, toutes deux fermant les yeux pour mieux les apprécier. Puis, comme des gamines elles échangèrent quelques puérils frottements du bout de leurs nez, et un dernier regard coquin :
— On se revoit vite ? proposa Marie, maintenant que tu m'as ensorcelée.
Clara n'aurait jamais cru à un succès si rapide dans sa conquête de Marie.
— J'ai déjà hâte de recommencer, oui. Mais parce que c'est toi !... qui m'a ensorcelée.
Léon, encore un peu dans le coaltar, se leva, enfila son gilet et sa veste, remercia Clara, puis, en bon garçon obéissant, suivit Marie, qui finalement allait prendre le volant ; ce serait plus sûr.
— On se revoit vite ? proposa Marie, maintenant que tu m'as ensorcelée.
Clara n'aurait jamais cru à un succès si rapide dans sa conquête de Marie.
— J'ai déjà hâte de recommencer, oui. Mais parce que c'est toi !... qui m'a ensorcelée.
Léon, encore un peu dans le coaltar, se leva, enfila son gilet et sa veste, remercia Clara, puis, en bon garçon obéissant, suivit Marie, qui finalement allait prendre le volant ; ce serait plus sûr.
Il restait une huitaine de jours de vacances. Les deux femmes se recontactèrent au téléphone dès le lendemain, pour fixer un second rendez-vous en journée, mais rien qu'elles deux. Clara en profita pour dire à Marie que n'ayant pas dormi de la nuit, elle avait bien réfléchi…
— Je pense tenir un plan pour sauver ton couple avec Léon, que tu penses perdu. On pourrait faire quelque chose pour ce jeune homme, je crois bien.
— Ah bon ? de quoi s'agirait-il ? demanda Marie d'un ton optimiste.
— Il faut qu'on en parle de vive voix.
Et le rendez-vous fut fixé au lendemain après midi.
— Je pense tenir un plan pour sauver ton couple avec Léon, que tu penses perdu. On pourrait faire quelque chose pour ce jeune homme, je crois bien.
— Ah bon ? de quoi s'agirait-il ? demanda Marie d'un ton optimiste.
— Il faut qu'on en parle de vive voix.
Et le rendez-vous fut fixé au lendemain après midi.
3/ LES PRÉPARATIFS
Cette deuxième rencontre eut lieu comme la première, chez Clara. À 14 heures précises, Marie sonnait à la porte :
— Oh ! très belle robe, lui dit Clara. Très printanière, avec ces jolies fleurs multicolores ! Tiens, aujourd'hui tu es jambes nues ? c'est vrai qu'il fait très beau.
Clara encaissa discrètement une petite déception de ne pas pouvoir faire l'amour avec une femme en bas et porte-jarretelles, ce qui de toujours était son péché mignon. Mais elle fut vite rassurée autrement, par la réponse de Marie :
— Oui Clara ; et ... il n'y a pas que mes jambes…
— Oh ! très belle robe, lui dit Clara. Très printanière, avec ces jolies fleurs multicolores ! Tiens, aujourd'hui tu es jambes nues ? c'est vrai qu'il fait très beau.
Clara encaissa discrètement une petite déception de ne pas pouvoir faire l'amour avec une femme en bas et porte-jarretelles, ce qui de toujours était son péché mignon. Mais elle fut vite rassurée autrement, par la réponse de Marie :
— Oui Clara ; et ... il n'y a pas que mes jambes…
Les regards des deux femmes se croisèrent, se fixèrent, puis s'enflammèrent. Elles se précipitèrent l'une contre l'autre pour s'enlacer comme des amoureuses, et là, Clara prit l'initiative d'un baiser profond, doux, moelleux, auquel Marie répondit sans appréhension. Les langues mirent un agréable moment à s'apprivoiser. Dès la première pause nécessaire pour reprendre respiration, Marie commenta :
— C'est vrai qu'un baiser comme ça, ça fait de l'effet entre les cuisses...
— Ça me le fait toujours aussi ; je suis tout de suite humide.
Puis l'échange des salives reprit de plus belle. Leurs mains couraient partout. Chacune ronronnait sous les premières caresses de l'autre. Quand Clara, une main entre les genoux de Marie, força le passage pour remonter sur les parties les plus tendres de son corps, elle confirma :
— C'est pourtant vrai que tu ne portes rien là-dessous, coquine, et tu mouilles déjà un peu...
— Oui, et je ne porte rien ni en bas, ni en haut. J'ai repensé à tes caresses toute la journée, hier. Même en m'étant soulagée en regardant un film le soir – à ce sujet n'en parlons jamais devant Léon ; il n'est pas au courant de mes vilaines habitudes – ce matin j'étais toujours aussi chaude et impatiente de te revoir. Emmène-moi sur le lit ; prends-moi.
— C'est vrai qu'un baiser comme ça, ça fait de l'effet entre les cuisses...
— Ça me le fait toujours aussi ; je suis tout de suite humide.
Puis l'échange des salives reprit de plus belle. Leurs mains couraient partout. Chacune ronronnait sous les premières caresses de l'autre. Quand Clara, une main entre les genoux de Marie, força le passage pour remonter sur les parties les plus tendres de son corps, elle confirma :
— C'est pourtant vrai que tu ne portes rien là-dessous, coquine, et tu mouilles déjà un peu...
— Oui, et je ne porte rien ni en bas, ni en haut. J'ai repensé à tes caresses toute la journée, hier. Même en m'étant soulagée en regardant un film le soir – à ce sujet n'en parlons jamais devant Léon ; il n'est pas au courant de mes vilaines habitudes – ce matin j'étais toujours aussi chaude et impatiente de te revoir. Emmène-moi sur le lit ; prends-moi.
La chaleur du ventre et des seins de Marie émoustillait Clara, qui se rua sur les mamelons de la petite pour leur faire subir les plus doux des outrages.
— Ah… oui comme ça, je n'attendais que tes mains et ta bouche, Clara ; dévore-moi…
Clara ne se fit pas prier. Seule la qualité de la belle robe de son invitée fit qu'elle se retint de la lui déchirer pour l'agresser sauvagement, comme elle le désirait du fond de son ventre. Alors elle la déshabilla avec précaution.
— T'as envie que je te baise, hein ? Tu sens que ça va être bon, tu es excitée, je te fais mouiller ? …
— Oui, oui baise-moi, comme tu dis. Embrasse-moi partout, câline-moi, lèche-moi, je te donne mon corps, pénètre-moi comme tu veux, donne-moi du plaisir au fond du ventre, dans ma chatte.
— Oui, d'abord je vais te croquer les seins et te doigter le vagin, que je dégusterai après jusqu'à ce que tu jouisses, ma belle, lui murmura Clara au creux de l'oreille. Je veux que tu te fasses salope ; tu vas crier ton plaisir. Sois impudique, laisse-moi m'occuper de tes petits nichons et de ton cul, petite garce qui me fait couler comme une fontaine !
— Ah… oui comme ça, je n'attendais que tes mains et ta bouche, Clara ; dévore-moi…
Clara ne se fit pas prier. Seule la qualité de la belle robe de son invitée fit qu'elle se retint de la lui déchirer pour l'agresser sauvagement, comme elle le désirait du fond de son ventre. Alors elle la déshabilla avec précaution.
— T'as envie que je te baise, hein ? Tu sens que ça va être bon, tu es excitée, je te fais mouiller ? …
— Oui, oui baise-moi, comme tu dis. Embrasse-moi partout, câline-moi, lèche-moi, je te donne mon corps, pénètre-moi comme tu veux, donne-moi du plaisir au fond du ventre, dans ma chatte.
— Oui, d'abord je vais te croquer les seins et te doigter le vagin, que je dégusterai après jusqu'à ce que tu jouisses, ma belle, lui murmura Clara au creux de l'oreille. Je veux que tu te fasses salope ; tu vas crier ton plaisir. Sois impudique, laisse-moi m'occuper de tes petits nichons et de ton cul, petite garce qui me fait couler comme une fontaine !
Marie se sentait libre comme jamais elle n'avait été. Complètement nue, affalée sur le dos, elle ouvrit ses cuisses en grand tout en se pressant fort un sein entre ses mains afin d'en faire darder la pointe sensible, manière d'exciter encore plus Clara dont elle réclamait encore la bouche et les dents sans dire un mot mais en passant sensuellement le bout de sa langue sur ses lèvres.
— Si tu me lèches bien, aujourd'hui moi aussi je te lécherai, Clara.
— J'accepte ton chantage, chérie, profite bien de mon envie de toi !
Marie ne fut pas déçue ! Clara se mit nue à son tour, puis s'étala de tout son long sur elle.
— Ah oui Clara, comme ça, empêche-moi de respirer, fais-moi souffrir un peu. Sous tes mains c'est un vrai bonheur. Fais comme tu as dit ; mes seins et ma chatte !
— Si tu me lèches bien, aujourd'hui moi aussi je te lécherai, Clara.
— J'accepte ton chantage, chérie, profite bien de mon envie de toi !
Marie ne fut pas déçue ! Clara se mit nue à son tour, puis s'étala de tout son long sur elle.
— Ah oui Clara, comme ça, empêche-moi de respirer, fais-moi souffrir un peu. Sous tes mains c'est un vrai bonheur. Fais comme tu as dit ; mes seins et ma chatte !
Clara n'en revenait toujours pas du lâcher-prise de sa complice de sexe ! Quand elle plongea sa langue dans les savoureuses sécrétions de Marie, elle n'eut plus qu'un désir ardent : ne plus lâcher cette chatte offerte, tout en se retournant pour, en position tête-bêche, offrir la sienne à son amante. Mais elle resta d'abord un moment les fesses en l'air au-dessus du visage de Marie. En ce début de 69, elle quitta un bref instant le vagin de sa partenaire, redressant la tête une seconde pour lui dire :
— Si tu la veux, sers-toi, Marie, lèche-moi bien profond ! En cet instant je suis ta femme, tu es la mienne !...
— Si tu la veux, sers-toi, Marie, lèche-moi bien profond ! En cet instant je suis ta femme, tu es la mienne !...
Marie n'attendait que ce moment où sous ses yeux, à quelques centimètres, se présenterait pour la première fois une chatte dont les petites lèvres avaient l'aspect d'une offrande charnue rendue écarlate par le désir, offrande qu'elle se devait d'accepter pour pousser leur plaisir partagé à son paroxysme. Alors elle croisa ses mains sur les fesses de Clara, qu'elle tira vers elle afin que ses petites lèvres et son vagin humides descendent se coller sur sa bouche, et qu'elle puisse boire ainsi à la source toute la liqueur qui en suintait.
Les deux femmes se taisaient, mais le désir de jouir les faisait gémir. Le goût naturel sucré-salé de la cyprine qui coulait jusque dans sa gorge participait à la montée fulgurante de Marie vers l'orgasme qu'à cet instant, les deux gourmandes insatiables se léchant avidement, rien ni personne n'auraient pu empêcher d'atteindre.
Marie la première, et Clara presque aussitôt, ressentirent le tsunami dévastateur qui envahit leurs cerveaux et leurs entrailles. Sous Clara qui s'effondra sur elle aussitôt, Marie put profiter un bon moment de la douce chaleur de sa peau.
— Uih, Mmmm, ton corps qui appuie sur le mien de tout son poids, ça me fait ressentir encore plus fort mes secousses et les tiennes, tu sais, dit Marie en déposant un simple bisou sur l'entrecuisse de Clara, qui tourna la tête vers elle pour lui expliquer :
— Je t'ai laissé exprès la meilleure place, chérie ; j'ai toujours trouvé que dessous, c'était le mieux dans un 69.
Après quoi elle vint s'allonger près de Marie, pour lui donner un dernier baiser sur les lèvres.
— Bon, maintenant, parlons un peu de Léon, décida Clara.
— Explique moi ton idée.
Clara était persuadée que le problème de Léon venait sûrement de son éducation, ou plutôt de son absence d'éducation sexuellement parlant.
— Dans vos milieux privilégiés, on ne parle pas de ça, je suppose ; c'est sale, n'est-ce-pas ?
— Pas sale, non, mais on n'en parle pas beaucoup, c'est vrai.
— Léon, en tout cas il a dû en être persuadé depuis sa tendre enfance. Vouloir coucher avec une fille, c'est pervers, c'est profiter d'elle, c'est lui manquer de respect, c'est abuser de son corps. On ne lui a jamais dit que la femme aussi y prend du plaisir, à se faire caresser, à se faire prendre, à faire une fellation. J'ai connu des garçons qui pensaient comme ça ; surtout des garçons qui n'avaient pas de sœur. Avec une sœur un gars discute de sexe plus facilement qu'avec ses parents.
— Alors ? Viens-en au fait, Clara !
Eh bien je pense que si on s'y met à deux, on va le remettre dans le droit chemin du plaisir, ton Léon.
— C'est-à dire ?
Mon plan c'est de nous arranger pour qu'il nous trouve ‘'par hasard'' toutes les deux en train de baiser !
— Quoi !!??
— Oui ; créer un électrochoc ; que ça l'excite au plus haut point, après le dégoût qu'il ne manquera pas d'en ressentir. Fais-moi confiance, laisse-moi diriger les gestes et les paroles et tu verras un progrès immédiat dans sa façon de gérer ses envies, son plaisir et le tien.
—Tu ne veux pas m'en dire plus ?
— Non, pas la peine. De toute façon tu n'as rien à perdre. Si on ne fait rien, vous vous séparerez inévitablement. Mais si on fait quelque chose, il va falloir me suivre. Maintenant que tu as franchi l'étape « relation saphiques » – et c'était l'épreuve essentielle pour toi – la phase "impudeur et pornographie'' s'impose. Même s'il n'y avait qu'une chance sur dix que ça marche avec Léon, ce serait toujours mieux que faire ta vie avec un homme qui jouit dans son pantalon dès qu'il te voit, non ?
Les deux femmes se taisaient, mais le désir de jouir les faisait gémir. Le goût naturel sucré-salé de la cyprine qui coulait jusque dans sa gorge participait à la montée fulgurante de Marie vers l'orgasme qu'à cet instant, les deux gourmandes insatiables se léchant avidement, rien ni personne n'auraient pu empêcher d'atteindre.
Marie la première, et Clara presque aussitôt, ressentirent le tsunami dévastateur qui envahit leurs cerveaux et leurs entrailles. Sous Clara qui s'effondra sur elle aussitôt, Marie put profiter un bon moment de la douce chaleur de sa peau.
— Uih, Mmmm, ton corps qui appuie sur le mien de tout son poids, ça me fait ressentir encore plus fort mes secousses et les tiennes, tu sais, dit Marie en déposant un simple bisou sur l'entrecuisse de Clara, qui tourna la tête vers elle pour lui expliquer :
— Je t'ai laissé exprès la meilleure place, chérie ; j'ai toujours trouvé que dessous, c'était le mieux dans un 69.
Après quoi elle vint s'allonger près de Marie, pour lui donner un dernier baiser sur les lèvres.
— Bon, maintenant, parlons un peu de Léon, décida Clara.
— Explique moi ton idée.
Clara était persuadée que le problème de Léon venait sûrement de son éducation, ou plutôt de son absence d'éducation sexuellement parlant.
— Dans vos milieux privilégiés, on ne parle pas de ça, je suppose ; c'est sale, n'est-ce-pas ?
— Pas sale, non, mais on n'en parle pas beaucoup, c'est vrai.
— Léon, en tout cas il a dû en être persuadé depuis sa tendre enfance. Vouloir coucher avec une fille, c'est pervers, c'est profiter d'elle, c'est lui manquer de respect, c'est abuser de son corps. On ne lui a jamais dit que la femme aussi y prend du plaisir, à se faire caresser, à se faire prendre, à faire une fellation. J'ai connu des garçons qui pensaient comme ça ; surtout des garçons qui n'avaient pas de sœur. Avec une sœur un gars discute de sexe plus facilement qu'avec ses parents.
— Alors ? Viens-en au fait, Clara !
Eh bien je pense que si on s'y met à deux, on va le remettre dans le droit chemin du plaisir, ton Léon.
— C'est-à dire ?
Mon plan c'est de nous arranger pour qu'il nous trouve ‘'par hasard'' toutes les deux en train de baiser !
— Quoi !!??
— Oui ; créer un électrochoc ; que ça l'excite au plus haut point, après le dégoût qu'il ne manquera pas d'en ressentir. Fais-moi confiance, laisse-moi diriger les gestes et les paroles et tu verras un progrès immédiat dans sa façon de gérer ses envies, son plaisir et le tien.
—Tu ne veux pas m'en dire plus ?
— Non, pas la peine. De toute façon tu n'as rien à perdre. Si on ne fait rien, vous vous séparerez inévitablement. Mais si on fait quelque chose, il va falloir me suivre. Maintenant que tu as franchi l'étape « relation saphiques » – et c'était l'épreuve essentielle pour toi – la phase "impudeur et pornographie'' s'impose. Même s'il n'y avait qu'une chance sur dix que ça marche avec Léon, ce serait toujours mieux que faire ta vie avec un homme qui jouit dans son pantalon dès qu'il te voit, non ?
Marie était abasourdie par une telle proposition. Pour un peu elle n'aurait même plus voulu connaître les détails de ce projet diabolique. Et Clara qui ne voulait rien lâcher ! lui demandant et redemandant plusieurs fois :
— Tu me fais confiance ou pas ? Tu veux de Léon ou pas ? Qu'il sache te baiser ou pas ?
Pendant une bonne heure, ce ne fut que crainte et hésitation, Marie ne parvenant pas à tirer un seul ver du nez de son amante.
Toutefois Clara lâcha un seul détail, après que Marie lui eut confirmé que le samedi soir qui arrivait, avec Léon ils étaient libres pour passer leur dernière soirée ici, chez elle :
— Alors on va faire comme ça, dit Clara en n'employant même pas le conditionnel, sûre que Marie allait accepter l'expérience : apéritif à 20h. Tu prétexteras des courses à faire avec moi dans les boutiques pour dire à Léon d'arriver seul. Nous on sera là bien avant lui sans qu'il le sache, au moins une heure avant. Car on aura à préparer un peu les lieux. Après l'expérience, je vous emmènerai manger un morceau sur la Croisette.
Marie leva les yeux au ciel en dodelinant de la tête.
— Dis donc, tu as l'air d'être sûre que j'accepte, objecta-t-elle.
— Oui, tu vas accepter. Si je te dis que tu vas vivre un truc des plus excitants, veux-tu bien me croire ? Un truc sexuel, évidemment… Ah j'oubliais : tu porteras, comme avant-hier, bas avec porte-jarretelles, soutien-gorge, string bien serré, jupe et chemisier, escarpins. Pour tout le reste c'est moi qui prendrai les initiatives.
Un long silence se fit. Puis Marie déclara :
— Bon ; si tu me promets du plaisir, je dois admettre… que je peux te faire confiance, tu sais de quoi tu parles il me semble... Alors à mon tour d'accepter ton chantage : d'accord !...Mais ça va trotter dans ma tête d'ici à samedi, pour essayer de comprendre ce qui va se passer.
Clara avait gagné. Le jeu serait en place comme elle le voulait. Et eux trois se feraient un plaisir d'y jouer. Elle pressentait, elle savait, presque, comment Léon et Marie se comporteraient. Si la pathologie du garçon était bien uniquement psychique, elle devait être capable, par la connaissance qu'elle avait de la sexualité des hommes et des femmes, d'aider les deux jeunes à résoudre leur problème pour pouvoir espérer une belle vie ensemble malgré leur mauvais départ.
— Tu me fais confiance ou pas ? Tu veux de Léon ou pas ? Qu'il sache te baiser ou pas ?
Pendant une bonne heure, ce ne fut que crainte et hésitation, Marie ne parvenant pas à tirer un seul ver du nez de son amante.
Toutefois Clara lâcha un seul détail, après que Marie lui eut confirmé que le samedi soir qui arrivait, avec Léon ils étaient libres pour passer leur dernière soirée ici, chez elle :
— Alors on va faire comme ça, dit Clara en n'employant même pas le conditionnel, sûre que Marie allait accepter l'expérience : apéritif à 20h. Tu prétexteras des courses à faire avec moi dans les boutiques pour dire à Léon d'arriver seul. Nous on sera là bien avant lui sans qu'il le sache, au moins une heure avant. Car on aura à préparer un peu les lieux. Après l'expérience, je vous emmènerai manger un morceau sur la Croisette.
Marie leva les yeux au ciel en dodelinant de la tête.
— Dis donc, tu as l'air d'être sûre que j'accepte, objecta-t-elle.
— Oui, tu vas accepter. Si je te dis que tu vas vivre un truc des plus excitants, veux-tu bien me croire ? Un truc sexuel, évidemment… Ah j'oubliais : tu porteras, comme avant-hier, bas avec porte-jarretelles, soutien-gorge, string bien serré, jupe et chemisier, escarpins. Pour tout le reste c'est moi qui prendrai les initiatives.
Un long silence se fit. Puis Marie déclara :
— Bon ; si tu me promets du plaisir, je dois admettre… que je peux te faire confiance, tu sais de quoi tu parles il me semble... Alors à mon tour d'accepter ton chantage : d'accord !...Mais ça va trotter dans ma tête d'ici à samedi, pour essayer de comprendre ce qui va se passer.
Clara avait gagné. Le jeu serait en place comme elle le voulait. Et eux trois se feraient un plaisir d'y jouer. Elle pressentait, elle savait, presque, comment Léon et Marie se comporteraient. Si la pathologie du garçon était bien uniquement psychique, elle devait être capable, par la connaissance qu'elle avait de la sexualité des hommes et des femmes, d'aider les deux jeunes à résoudre leur problème pour pouvoir espérer une belle vie ensemble malgré leur mauvais départ.
4/ LA LEÇON DE SEXE
Aidée par Marie, Clara déplaça la table basse pour libérer l'espace entre le canapé trois places et les deux fauteuils qui lui faisaient face. Puis, en guise de protection, et aussi pour un meilleur confort que celui de leur cuir glacé, elle recouvrit les cinq coussins d'un drap épais.
— Il faut qu'on soit à l'aise pour ce que je prévois, se contenta-t-elle de dire à Marie.
Elle alla ensuite engager un DVD porno longue durée dans le lecteur connecté au téléviseur ; elle le lancerait au moment opportun.
Revenue s'asseoir dans le canapé, elle demanda à Marie :
— Pour tes dessous, tu as mis ce que je t'avais dit ? Approche… Montre-moi… soulève ta jupe.
Désormais, Marie ne semblait plus du tout gênée de se dévoiler ainsi. Au contraire, abandonner sa pudeur naturelle la transportait ailleurs, dans l'univers des fantasmes et du plaisir.
— Hmmm, c'est bien. Porte-jarretelles, string et soutif assortis ; tu es on ne peut plus excitante. Et ton petit triangle est bien plaqué sur ta chatte. Ton bouton est déjà dur on dirait... Ouvre ton corsage, pour voir ?… Mmm, parfait, je ne me trompe pas ; on voit bien tes mamelons qui pointent déjà sous le soutien-gorge.…
— C'est toi qui m'excites avec ta visite médicale ! Et quand je repense à toi et à ce qu'on a fait, c'est pareil, ils durcissent et j'ai besoin de les caresser.
— D'une main, je suppose, et tu te masturbes de l'autre, non ?
— Tu devines bien, conclut Marie en remettant ses vêtements en place.
— Il faut qu'on soit à l'aise pour ce que je prévois, se contenta-t-elle de dire à Marie.
Elle alla ensuite engager un DVD porno longue durée dans le lecteur connecté au téléviseur ; elle le lancerait au moment opportun.
Revenue s'asseoir dans le canapé, elle demanda à Marie :
— Pour tes dessous, tu as mis ce que je t'avais dit ? Approche… Montre-moi… soulève ta jupe.
Désormais, Marie ne semblait plus du tout gênée de se dévoiler ainsi. Au contraire, abandonner sa pudeur naturelle la transportait ailleurs, dans l'univers des fantasmes et du plaisir.
— Hmmm, c'est bien. Porte-jarretelles, string et soutif assortis ; tu es on ne peut plus excitante. Et ton petit triangle est bien plaqué sur ta chatte. Ton bouton est déjà dur on dirait... Ouvre ton corsage, pour voir ?… Mmm, parfait, je ne me trompe pas ; on voit bien tes mamelons qui pointent déjà sous le soutien-gorge.…
— C'est toi qui m'excites avec ta visite médicale ! Et quand je repense à toi et à ce qu'on a fait, c'est pareil, ils durcissent et j'ai besoin de les caresser.
— D'une main, je suppose, et tu te masturbes de l'autre, non ?
— Tu devines bien, conclut Marie en remettant ses vêtements en place.
19h50
— Léon ne va pas tarder ; il est toujours pile à l'heure aux rendez-vous, dit Marie.
Alors Clara alla déverrouiller sa porte d'entrée. Elle lui ouvrirait l'accès à l'immeuble par l'interphone. Étant déjà venu, il retrouverait son chemin jusque chez elle, où il n'aurait plus qu'à tourner la poignée.
Elle retourna s'asseoir près de Marie, après avoir lancé le porno en réglant le son très bas. Les premières images apparurent, choquant à peine Marie.
— J'en ai déjà vu, tu sais, dit-elle fièrement.
— Le but n'est pas de regarder un film. Ça c'est seulement pour l'ambiance : soupirs, râles et gémissements ! Maintenant, laisse-moi faire ; je vais te chauffer un peu. Viens, embrasse-moi.
Alors Clara alla déverrouiller sa porte d'entrée. Elle lui ouvrirait l'accès à l'immeuble par l'interphone. Étant déjà venu, il retrouverait son chemin jusque chez elle, où il n'aurait plus qu'à tourner la poignée.
Elle retourna s'asseoir près de Marie, après avoir lancé le porno en réglant le son très bas. Les premières images apparurent, choquant à peine Marie.
— J'en ai déjà vu, tu sais, dit-elle fièrement.
— Le but n'est pas de regarder un film. Ça c'est seulement pour l'ambiance : soupirs, râles et gémissements ! Maintenant, laisse-moi faire ; je vais te chauffer un peu. Viens, embrasse-moi.
Marie ne cherchait plus à comprendre ; elle faisait ! Elle obéissait, sachant qu'au bout il y aurait du plaisir et de l'orgasme dans l'air. Avec Clara, c'était garanti.
— On va flirter un peu d'abord, dit-elle à sa protégée.
Jeu de langues chaudes se battant délicieusement, mains baladeuses glissant sous les vêtements pour les relever ou les déboutonner, caresses intimes à faire fondre la plus frigide des femmes… Clara et Marie se donnaient mutuellement de quoi mettre leurs sens en ébullition.
— Oh, j'adore peloter tes petits seins, chérie. Je vais commencer à mouiller.
— Oui, merci c'est très bon, tu m'excites bien. Moi aussi j'ai envie de toi.
— On va flirter un peu d'abord, dit-elle à sa protégée.
Jeu de langues chaudes se battant délicieusement, mains baladeuses glissant sous les vêtements pour les relever ou les déboutonner, caresses intimes à faire fondre la plus frigide des femmes… Clara et Marie se donnaient mutuellement de quoi mettre leurs sens en ébullition.
— Oh, j'adore peloter tes petits seins, chérie. Je vais commencer à mouiller.
— Oui, merci c'est très bon, tu m'excites bien. Moi aussi j'ai envie de toi.
20h00.
Coup de sonnette. Clara se déprit pour aller jusqu'à l'interphone, puis revint vite vers Marie :
— J'ai deux minutes, le temps qu'il monte, pour te faire passer pour une pute qui aime le cul. Obéis, écarte tes cuisses et sors-moi tes seins.
Marie, là, ne s'attendait pas à ça. Jusque ici elle avait cru comprendre que le trio ne ferait que voir un porno, peut-être dans le but d'émoustiller Léon, de le déniaiser pour qu'il soit plus à l'aise la prochaine fois qu'il tenterait une fois de plus d'aborder le plaisir du lit avec elle.
— Tu vas te laisser aller comme si on n'était que nous deux, d'accord ? ordonna Clara.
De nouveau, Marie acquiesça sans contester. Mais au moins elle commençait à comprendre le projet : prendre en main le problème de Léon, ensemble, et surtout le traiter.
— J'ai deux minutes, le temps qu'il monte, pour te faire passer pour une pute qui aime le cul. Obéis, écarte tes cuisses et sors-moi tes seins.
Marie, là, ne s'attendait pas à ça. Jusque ici elle avait cru comprendre que le trio ne ferait que voir un porno, peut-être dans le but d'émoustiller Léon, de le déniaiser pour qu'il soit plus à l'aise la prochaine fois qu'il tenterait une fois de plus d'aborder le plaisir du lit avec elle.
— Tu vas te laisser aller comme si on n'était que nous deux, d'accord ? ordonna Clara.
De nouveau, Marie acquiesça sans contester. Mais au moins elle commençait à comprendre le projet : prendre en main le problème de Léon, ensemble, et surtout le traiter.
Quand Léon frappa à la porte, Clara lança simplement :
— Entre, c'est ouvert !
Puis elle se rua à pleine bouche sur un sein de Marie tout en palpant la moiteur de son entrecuisse largement offert à la vue de l'invité attendu de pied ferme.
Le garçon était tétanisé, cloué sur place, sans pouvoir dire un mot avant un bon moment pendant lequel les deux femmes commençaient à se faire l'amour sans s'occuper de lui. Clara dévorait goulûment un sein de Marie qui, les jambes grandes ouvertes, écartait sa culotte pour lisser ses doigts entre ses petites lèvres mouillées. La première émotion de Léon fut de découvrir l'indécence à l'état pur de sa bien-aimée dont les cuisses étaient magnifiées par le porte-jarretelles tentateur. Ses chairs intimes, sous une petite toison bien nette, étaient rougeoyantes à force d'être frottées sauvagement contre son string volontairement trop serré. Marie devenait sur l'instant une adorable putain devant laquelle personne ne résisterait. En outre elle prenait un air vicieux en fixant Léon, détruit par cette image lubrique : Marie se caressant pendant que Clara lui léchait les seins.
Léon émit enfin un premier son :
— Mais...Mais ?? qu'est-ce-que vous faites ? Vous êtes folles ?
— Entre, c'est ouvert !
Puis elle se rua à pleine bouche sur un sein de Marie tout en palpant la moiteur de son entrecuisse largement offert à la vue de l'invité attendu de pied ferme.
Le garçon était tétanisé, cloué sur place, sans pouvoir dire un mot avant un bon moment pendant lequel les deux femmes commençaient à se faire l'amour sans s'occuper de lui. Clara dévorait goulûment un sein de Marie qui, les jambes grandes ouvertes, écartait sa culotte pour lisser ses doigts entre ses petites lèvres mouillées. La première émotion de Léon fut de découvrir l'indécence à l'état pur de sa bien-aimée dont les cuisses étaient magnifiées par le porte-jarretelles tentateur. Ses chairs intimes, sous une petite toison bien nette, étaient rougeoyantes à force d'être frottées sauvagement contre son string volontairement trop serré. Marie devenait sur l'instant une adorable putain devant laquelle personne ne résisterait. En outre elle prenait un air vicieux en fixant Léon, détruit par cette image lubrique : Marie se caressant pendant que Clara lui léchait les seins.
Léon émit enfin un premier son :
— Mais...Mais ?? qu'est-ce-que vous faites ? Vous êtes folles ?
— Ne parle plus que d'une voix suave, désormais ; ça excitera Léon, chuchota Clara à l'oreille de Marie.
Puis, se tournant vers Léon, elle lui ordonna sèchement, à pleine voix :
— Referme à clé, viens vers nous, et assieds-toi !
Léon avisa le téléviseur où hommes et femmes se donnaient hardiment du plaisir.
— Mais pourquoi vous faites ça ? hurla-t-il ?
Puis, se tournant vers Léon, elle lui ordonna sèchement, à pleine voix :
— Referme à clé, viens vers nous, et assieds-toi !
Léon avisa le téléviseur où hommes et femmes se donnaient hardiment du plaisir.
— Mais pourquoi vous faites ça ? hurla-t-il ?
Pour faire contraste, Clara se mit à parler à voix très basse...
— Chuuut ! fit-elle, l'index devant la bouche. Viens t'asseoir, je te dis. Je vais faire l'amour à celle que tu aimes et qui sera peut-être ta future femme, pour que tu voies bien comment elle jouit, ce qu'elle aime autant recevoir que donner, ce qu'elle attend de ta part. Après on s'occupera de toi. Je t'assure que tu réussiras à bander et à la pénétrer.
Léon n'en croyait pas ses oreilles.
— Ah je vois ! Parce que, Marie, tu lui as tout raconté, alors ! Tu es folle, ce n'est pas toi, ça !!
— Si Léon, lui asséna-t-elle sur la tête en guise de réponse. Je ne pourrai t'aimer que si tu me fais jouir aussi fort qu'elle. C'est dans ton intérêt de prendre une bonne leçon de sexe, crois-moi ; je suis sûre que tout ne pourra aller que mieux après.
— Léon, reprit Clara, tu vas souffrir de la voir heureuse dans mes bras. On va se caresser, se sucer les seins, se lécher le sexe, mais c'est promis, je te la rendrai après tout ce qu'on va faire tous les trois.
— Tous les trois ??
La voix de Clara se fit de nouveau normale : autoritaire, même, et le langage très cru, pour créer l'électrochoc qu'elle souhaitait ainsi engendrer :
— Approche-toi plus près, regarde ta petite pute comme elle est belle ! Vois ces cuisses dorées écartées… Elles sont alléchantes, avec ses bas et ce porte-jarretelles de salope, mais elle est pas encore pour toi ; elle est pour moi seule. Tu devines bien sa chatte serrée sous son string ? Tu voudrais bien, hein ?…
À ces mots Léon passa d'offusqué à excité. Clara dut insister pour qu'il entre dans leur jeu.
— Regarde, je passe mon doigt sur le petit triangle tout fin ; elle aime ça ta petite cochonne tu sais ; elle ne t'en voudras jamais si tu lui fais des choses comme ça. Je sens bien son clitoris qui durcit si je gratte juste dessus, là...
S'adressant maintenant à Marie :
— Tu sens bien mon ongle sur ton bouton, hein, chérie… C'est bien humide dans ta chatte. Dis-lui.
— Ah oui Léon, confirma Marie en commençant à haleter sans retenue. Pour moi c'est bon, pour elle aussi ; hein Clara tu mouilles bien quand tu me masturbes !
— Oh arrêtez les filles. Je suis trop excité, je vais encore jouir, supplia Léon.
— Alors sors-nous ta bite, Léon ! ne la laisse pas comprimée dans ton slip si tu ne veux pas que ça vienne tout de suite !
— Chuuut ! fit-elle, l'index devant la bouche. Viens t'asseoir, je te dis. Je vais faire l'amour à celle que tu aimes et qui sera peut-être ta future femme, pour que tu voies bien comment elle jouit, ce qu'elle aime autant recevoir que donner, ce qu'elle attend de ta part. Après on s'occupera de toi. Je t'assure que tu réussiras à bander et à la pénétrer.
Léon n'en croyait pas ses oreilles.
— Ah je vois ! Parce que, Marie, tu lui as tout raconté, alors ! Tu es folle, ce n'est pas toi, ça !!
— Si Léon, lui asséna-t-elle sur la tête en guise de réponse. Je ne pourrai t'aimer que si tu me fais jouir aussi fort qu'elle. C'est dans ton intérêt de prendre une bonne leçon de sexe, crois-moi ; je suis sûre que tout ne pourra aller que mieux après.
— Léon, reprit Clara, tu vas souffrir de la voir heureuse dans mes bras. On va se caresser, se sucer les seins, se lécher le sexe, mais c'est promis, je te la rendrai après tout ce qu'on va faire tous les trois.
— Tous les trois ??
La voix de Clara se fit de nouveau normale : autoritaire, même, et le langage très cru, pour créer l'électrochoc qu'elle souhaitait ainsi engendrer :
— Approche-toi plus près, regarde ta petite pute comme elle est belle ! Vois ces cuisses dorées écartées… Elles sont alléchantes, avec ses bas et ce porte-jarretelles de salope, mais elle est pas encore pour toi ; elle est pour moi seule. Tu devines bien sa chatte serrée sous son string ? Tu voudrais bien, hein ?…
À ces mots Léon passa d'offusqué à excité. Clara dut insister pour qu'il entre dans leur jeu.
— Regarde, je passe mon doigt sur le petit triangle tout fin ; elle aime ça ta petite cochonne tu sais ; elle ne t'en voudras jamais si tu lui fais des choses comme ça. Je sens bien son clitoris qui durcit si je gratte juste dessus, là...
S'adressant maintenant à Marie :
— Tu sens bien mon ongle sur ton bouton, hein, chérie… C'est bien humide dans ta chatte. Dis-lui.
— Ah oui Léon, confirma Marie en commençant à haleter sans retenue. Pour moi c'est bon, pour elle aussi ; hein Clara tu mouilles bien quand tu me masturbes !
— Oh arrêtez les filles. Je suis trop excité, je vais encore jouir, supplia Léon.
— Alors sors-nous ta bite, Léon ! ne la laisse pas comprimée dans ton slip si tu ne veux pas que ça vienne tout de suite !
Et Léon s'exécuta. Le pantalon à ses chevilles, il libéra vite son sexe en abaissant ce slip avant qu'il ne soit trop tard. Il avait l'air penaud avec son membre tendu à l'extrême vers les deux femmes, et dont il ne savait que faire. Pourtant il avait bien tort de se désoler…
— Oh mais c'est qu'elle est belle cette bite ; bien grosse, bien dure, dit Clara, admirative. Le tout est de le rester, de ne pas éjaculer devant nous avant d'approcher ta petite pute, hein…
— Ne la traite pas comme ça s'il te plaît ! Oui Clara, je sais que j'ai une faiblesse. Ça me rend assez malheureux de ne pas pouvoir… la baiser !
Un petit pas venait d'être fait par Léon qui, pour la première fois, utilisait un mot vulgaire devant Marie.
— Alors regarde-nous faire et branle-toi jusqu'à jouir ; je vais lécher ses seins et sa chatte sous tes yeux ; tu pourras juste approcher et respirer sa bonne odeur quand elle mouille, et tu vas aller jusqu'au bout. Jouis, éjacule tout par terre devant nous. Laisse-toi complètement aller sans te retenir, crache ton sperme à nos pieds, tout près. Allez, vas-y !
Clara n'eut que peu de temps pour s'activer sur Marie, qui ronronnait déjà en caressant elle-même son clitoris fortement enflé, devenu hypersensible parce que trop serré sous l'étoffe, pendant que son amante mordillait ses tétons à pleines dents et doigtait sa chatte congestionnée par le désir.
— Elle aime ça qu'on lui morde les seins, surtout au moment de jouir ; elle ressent le plaisir plus fort. Regarde-la ta belle ; elle est déjà ailleurs, la petite salope qui me donne son cul…
— Oh mais c'est qu'elle est belle cette bite ; bien grosse, bien dure, dit Clara, admirative. Le tout est de le rester, de ne pas éjaculer devant nous avant d'approcher ta petite pute, hein…
— Ne la traite pas comme ça s'il te plaît ! Oui Clara, je sais que j'ai une faiblesse. Ça me rend assez malheureux de ne pas pouvoir… la baiser !
Un petit pas venait d'être fait par Léon qui, pour la première fois, utilisait un mot vulgaire devant Marie.
— Alors regarde-nous faire et branle-toi jusqu'à jouir ; je vais lécher ses seins et sa chatte sous tes yeux ; tu pourras juste approcher et respirer sa bonne odeur quand elle mouille, et tu vas aller jusqu'au bout. Jouis, éjacule tout par terre devant nous. Laisse-toi complètement aller sans te retenir, crache ton sperme à nos pieds, tout près. Allez, vas-y !
Clara n'eut que peu de temps pour s'activer sur Marie, qui ronronnait déjà en caressant elle-même son clitoris fortement enflé, devenu hypersensible parce que trop serré sous l'étoffe, pendant que son amante mordillait ses tétons à pleines dents et doigtait sa chatte congestionnée par le désir.
— Elle aime ça qu'on lui morde les seins, surtout au moment de jouir ; elle ressent le plaisir plus fort. Regarde-la ta belle ; elle est déjà ailleurs, la petite salope qui me donne son cul…
Fin de la séquence pour Léon qui, sans plus réfléchir à rien sauf à son plaisir qui venait, se cambra en arrière pour éjaculer fièrement en close-up devant les deux femmes, avant de se sentir de nouveau honteux une fois soulagé. D'épaisses et lourdes giclées de sperme venaient de tomber de son gland turgescent sur le carrelage, après les quelques va-et-vient de sa main serrée très fort sur son sexe.
— Mais c'est que tu étais bien rempli, dis donc ! Tu vois, tu n'as pas à avoir honte, tu as fourni ! Tu as bien joui ?
— Oui, Clara… Toujours trop vite, trop tôt. Mais c'était fort, quand même. Désolé, j'ai sali...
— C'est pas grave, on s'y attendait. Je vais essuyer. Maintenant mets-toi nu et viens t'asseoir entre nous deux. Première pause... Hein Marie, il est bien équipé, ton fiancé !
— Ça oui, j'ai vu ; ce serait dommage qu'il ne puisse pas s'améliorer. Léon, j'ai hâte que tu saches me pénétrer en te retenant, tu sais.
— Pour l'instant, viens qu'on te suce un peu, dit Clara. Tu l'as déjà fait, Marie ?
— Non, on n'a jamais été jusque là, tu penses bien !
— Alors fais-le ! Tu vas même connaître le goût de son jus. Lèche-lui bien le gland et aspire-le pendant que je le branle.
— Mais c'est que tu étais bien rempli, dis donc ! Tu vois, tu n'as pas à avoir honte, tu as fourni ! Tu as bien joui ?
— Oui, Clara… Toujours trop vite, trop tôt. Mais c'était fort, quand même. Désolé, j'ai sali...
— C'est pas grave, on s'y attendait. Je vais essuyer. Maintenant mets-toi nu et viens t'asseoir entre nous deux. Première pause... Hein Marie, il est bien équipé, ton fiancé !
— Ça oui, j'ai vu ; ce serait dommage qu'il ne puisse pas s'améliorer. Léon, j'ai hâte que tu saches me pénétrer en te retenant, tu sais.
— Pour l'instant, viens qu'on te suce un peu, dit Clara. Tu l'as déjà fait, Marie ?
— Non, on n'a jamais été jusque là, tu penses bien !
— Alors fais-le ! Tu vas même connaître le goût de son jus. Lèche-lui bien le gland et aspire-le pendant que je le branle.
Léon se mit debout devant le canapé. Clara le masturbait pour faire grossir son sexe le temps que Marie apprenne l'odeur et le goût du sperme de son amoureux apparemment horrifié de voir ce qu'on lui faisait, mais trop heureux des sensations qu'il découvrait pour la première fois de sa vie ; son plaisir se lisait sur son visage ; il ne pouvait pas le cacher ; au début de la fellation il ne disait rien, n'osant pas avouer que ça l'enivrait… Avant de se lâcher enfin :
— Oh ça me fait tellement de bien dans la bite ! Oui, les filles, vous êtres des bonnes salopes, mais j'aime ce que vous me faites ! Continuez !
Le rythme de la session était lié aux efforts de Léon, mais surtout au plan précis de Clara, qui expliqua :
— On va te faire éjaculer devant nous plusieurs fois dans la soirée. Je te jure qu'à la fin tu pourras pénétrer Marie et la faire jouir comme elle le mérite. Tu verras ; un garçon de vingt ans ça recharge très vite les batteries ; alors je suis sûre que ça marchera.
— Oh ça me fait tellement de bien dans la bite ! Oui, les filles, vous êtres des bonnes salopes, mais j'aime ce que vous me faites ! Continuez !
Le rythme de la session était lié aux efforts de Léon, mais surtout au plan précis de Clara, qui expliqua :
— On va te faire éjaculer devant nous plusieurs fois dans la soirée. Je te jure qu'à la fin tu pourras pénétrer Marie et la faire jouir comme elle le mérite. Tu verras ; un garçon de vingt ans ça recharge très vite les batteries ; alors je suis sûre que ça marchera.
Marie, restée sur sa faim, se taisait. Voilà seulement qu'elle comprenait vraiment tout : elle allait, avec sa complice, participer au traitement de choc infligé à Léon, pour leur plus grand bonheur.
Maintenant, Léon était nu, assis entre Clara et Marie ; elles, en sous-vêtements. Il ne savait pas comment se tenir, n'osant pas regarder les poitrines et les entrejambes de ses voisines.
Après quelques minutes de repos, elles commencèrent par des caresses tout en douceur. Elle passaient leurs mains sur son torse, sur son ventre, entre ses cuisses qu'instinctivement il ouvrait pour mieux les offrir. Marie s'occupait de toucher furtivement son sexe et ses testicules, faisant naître en son ventre des contractions qui se firent plus fortes quand Clara s'occupa de ses petits tétons de gamin, perdus entre quelques poils. Les deux femmes voyaient très bien l'érection de Léon monter, monter, durcir…
— Tu vois Léon, on peut reprendre les hostilités devant toi ; et tu te laisses encore aller jusqu'à l'orgasme ! Branle-toi en nous matant, toujours à ton rythme, en essayant de tenir plus longtemps cette fois. D'accord ?
Comment ce pauvre gars aurait-il pu ne pas bander devant la nouvelle scène que lui jouaient les filles : Clara était maintenant "à genoux écartés'' sur le canapé. Marie, sur le dos, s'occupait d'elle en la léchant copieusement.
— Oui c'est bon comme ça, regarde, Léon, comme elle me dévore bien la chatte. Si tu pouvais tenir, c'est toi qu'elle sucerait à fond… Pense bien à ça. Hmm que c'est beau et délicieux la bonne langue de ta femme qui lèche bien tout mon jus qui lui coule dans la gorge !…
Maintenant, Léon était nu, assis entre Clara et Marie ; elles, en sous-vêtements. Il ne savait pas comment se tenir, n'osant pas regarder les poitrines et les entrejambes de ses voisines.
Après quelques minutes de repos, elles commencèrent par des caresses tout en douceur. Elle passaient leurs mains sur son torse, sur son ventre, entre ses cuisses qu'instinctivement il ouvrait pour mieux les offrir. Marie s'occupait de toucher furtivement son sexe et ses testicules, faisant naître en son ventre des contractions qui se firent plus fortes quand Clara s'occupa de ses petits tétons de gamin, perdus entre quelques poils. Les deux femmes voyaient très bien l'érection de Léon monter, monter, durcir…
— Tu vois Léon, on peut reprendre les hostilités devant toi ; et tu te laisses encore aller jusqu'à l'orgasme ! Branle-toi en nous matant, toujours à ton rythme, en essayant de tenir plus longtemps cette fois. D'accord ?
Comment ce pauvre gars aurait-il pu ne pas bander devant la nouvelle scène que lui jouaient les filles : Clara était maintenant "à genoux écartés'' sur le canapé. Marie, sur le dos, s'occupait d'elle en la léchant copieusement.
— Oui c'est bon comme ça, regarde, Léon, comme elle me dévore bien la chatte. Si tu pouvais tenir, c'est toi qu'elle sucerait à fond… Pense bien à ça. Hmm que c'est beau et délicieux la bonne langue de ta femme qui lèche bien tout mon jus qui lui coule dans la gorge !…
Les femmes avaient vue sur le gros sexe et les testicules de Léon, qui cette fois, de nouveau assis dans son fauteuil, perdait toute pudeur en se masturbant. Ses mouvements devenaient déjà plus lents, plus contrôlés.
— Ça va déjà mieux comme ça, hein Léon, remarqua Marie.
— Oui, l'excitation est toujours très forte, mais c'est supportable. Je vais jouir moins vite que tout à l'heure. Hmmm, c'est très bon quand même. Allez-y, dévorez-vous la chatte comme deux salopes, ah ouiii… Vous me faites trop bander.
Marie était la première à se réjouir auprès du garçon de l'efficacité apparente de la méthode :
— C'est une vrai pro du sexe, Clara ! dit-elle.
Clara rectifia :
— Non, pas pro, mais… amatrice avertie !
Léon n'écoutait plus rien, concentré sur son deuxième orgasme, que des soubresauts dans son ventre annonçaient.
— Ah ça y est, ça vient, je jouis encore, regardez les filles ! Hoouuhhh… que c'est bon !
Léon avait tenu deux fois plus longtemps avant d'éjaculer. Moins de sperme, mais plaisir complet, aussi grand qu'au premier orgasme.
— Je n'aurais pas cru que le deuxième serait aussi fort, commenta-t-il, étonné du plaisir ressenti dans tout son corps.
— Il était temps d'arrêter, car moi aussi j'allais jouir. Sur la langue de ta femme.
— Ma femme, ma femme, c'est vite dit, Clara ! On n'y est pas encore, au mariage ! rétorqua Léon.
— Ça va déjà mieux comme ça, hein Léon, remarqua Marie.
— Oui, l'excitation est toujours très forte, mais c'est supportable. Je vais jouir moins vite que tout à l'heure. Hmmm, c'est très bon quand même. Allez-y, dévorez-vous la chatte comme deux salopes, ah ouiii… Vous me faites trop bander.
Marie était la première à se réjouir auprès du garçon de l'efficacité apparente de la méthode :
— C'est une vrai pro du sexe, Clara ! dit-elle.
Clara rectifia :
— Non, pas pro, mais… amatrice avertie !
Léon n'écoutait plus rien, concentré sur son deuxième orgasme, que des soubresauts dans son ventre annonçaient.
— Ah ça y est, ça vient, je jouis encore, regardez les filles ! Hoouuhhh… que c'est bon !
Léon avait tenu deux fois plus longtemps avant d'éjaculer. Moins de sperme, mais plaisir complet, aussi grand qu'au premier orgasme.
— Je n'aurais pas cru que le deuxième serait aussi fort, commenta-t-il, étonné du plaisir ressenti dans tout son corps.
— Il était temps d'arrêter, car moi aussi j'allais jouir. Sur la langue de ta femme.
— Ma femme, ma femme, c'est vite dit, Clara ! On n'y est pas encore, au mariage ! rétorqua Léon.
Clara et Marie en nage, Léon fatigué... il fallait une deuxième pause d'un bon quart d'heure. Léon revint s'asseoir entre les filles pour parler à tête reposée… de sexe. Clara reprit son numéro :
— Et si je te branle un peu, ça va te refaire durcir ?
En joignant le geste à la parole, Clara obtint le résultat escompté. Léon se remit à bander ; un peu mou, mais quand même. Marie lui réclama un baiser profond, ce qui consolida son érection renaissante.
— Tu t‘es bien vidé les couilles ? lui demanda Clara volontairement vulgairement en le masturbant tout doucement.
— Oui, jusqu'à la dernière goutte. Merci.
— Oh mais je suis sûre que si on te léchait bien la queue ensemble, ce serait dur comme du bois, affirma-t-elle.
D'ailleurs, pendant le baiser des amoureux, elle se pencha sur Léon pour enfourner son sexe dans sa bouche et vérifier ça à coups de langue.
— C'est vrai, il y a encore le goût de ton sperme, mais plus de jus, dans ta bite.
Et on repartit dans un dialogue salace qui réveilla de nouveau les ardeurs du pauvre Léon.
— Oh vous m'excitez trop toutes les deux ; regardez, j'ai encore envie !…
— Et si je te branle un peu, ça va te refaire durcir ?
En joignant le geste à la parole, Clara obtint le résultat escompté. Léon se remit à bander ; un peu mou, mais quand même. Marie lui réclama un baiser profond, ce qui consolida son érection renaissante.
— Tu t‘es bien vidé les couilles ? lui demanda Clara volontairement vulgairement en le masturbant tout doucement.
— Oui, jusqu'à la dernière goutte. Merci.
— Oh mais je suis sûre que si on te léchait bien la queue ensemble, ce serait dur comme du bois, affirma-t-elle.
D'ailleurs, pendant le baiser des amoureux, elle se pencha sur Léon pour enfourner son sexe dans sa bouche et vérifier ça à coups de langue.
— C'est vrai, il y a encore le goût de ton sperme, mais plus de jus, dans ta bite.
Et on repartit dans un dialogue salace qui réveilla de nouveau les ardeurs du pauvre Léon.
— Oh vous m'excitez trop toutes les deux ; regardez, j'ai encore envie !…
Avant la troisième phase de la séance, Clara annonça la couleur :
— Léon, tu vas voir de près ta femme en 69 avec une autre femme. Quand je vous ferai signe, Marie se mettra à quatre pattes sur le canapé, toi tu viendras à genoux derrière elle et tu la pénétreras en levrette. Normalement, après tes deux éjaculations, tu devrais tenir l'érection le temps qu'il faudra pour la faire jouir. Ne pense qu'à elle, aux sensations qui tu lui fais ressentir dans son ventre, et à sa petite chatte au fond de laquelle ta bite va être bien serrée, au chaud. Si elle jouit trop vite et si tu peux tenir encore, tu viendras te finir dans la mienne, où je te laisserai prendre tout ton temps. Tu ne fourniras pas grand-chose cette fois, mais l'orgasme se passant dans le cerveau, tu l'auras ; c'est impossible autrement !
— Et moi je m'occuperai de tes seins pendant qu'il te baisera, Clara ! ajouta Marie. Tu ne vas pas avoir fait tout ça pour nous, pour finir la soirée sans jouir, tout de même !
— Léon, tu vas voir de près ta femme en 69 avec une autre femme. Quand je vous ferai signe, Marie se mettra à quatre pattes sur le canapé, toi tu viendras à genoux derrière elle et tu la pénétreras en levrette. Normalement, après tes deux éjaculations, tu devrais tenir l'érection le temps qu'il faudra pour la faire jouir. Ne pense qu'à elle, aux sensations qui tu lui fais ressentir dans son ventre, et à sa petite chatte au fond de laquelle ta bite va être bien serrée, au chaud. Si elle jouit trop vite et si tu peux tenir encore, tu viendras te finir dans la mienne, où je te laisserai prendre tout ton temps. Tu ne fourniras pas grand-chose cette fois, mais l'orgasme se passant dans le cerveau, tu l'auras ; c'est impossible autrement !
— Et moi je m'occuperai de tes seins pendant qu'il te baisera, Clara ! ajouta Marie. Tu ne vas pas avoir fait tout ça pour nous, pour finir la soirée sans jouir, tout de même !
Le dernier tableau était fantastique. Les deux femmes entamèrent un 69 endiablé. C'était à celle qui lécherait l'autre plus fort, plus profond, pour avaler plus de cyprine. Elles changeaient alternativement de position, dessous, dessus, pour que chacune à tour de rôle profitât de celle qu'elle préférait.
Clara gardait toutefois le contrôle de la situation mieux que la ‘'novice'' Marie. Alors quand elle sentit la petite au bord de l'explosion, elle lui ordonna :
— Allez, à quatre pattes, Marie. Léon, vienst'enfoncer dans son cul, il est bien lubrifié, impose-toi dans sa chatte, fais-la crier, pistonne-la vite et à fond !
Effectivement, Marie cria comme une gourgandine prise sans retenue par le premier mâle venu.
— Oui, bien au fond de mon cul, Léon, c'est fort, elle est grosse, ta bite, elle me plaît, ah quel plaisir tu me donnes, je te sens bien !
Mais au dernier moment, elle repoussa un instant son ami, son homme, son mâle, pour se remettre sur le dos, écartant encore ses cuisses, afin de se faire prendre en position du missionnaire.
— Viens me baiser comme ça Léon, je veux te voir faire, je veux voir briller ton plaisir dans tes yeux, et que toi tu voies mon visage au moment de l'orgasme que tu vas me donner, j'en suis sûre.
Clara gardait toutefois le contrôle de la situation mieux que la ‘'novice'' Marie. Alors quand elle sentit la petite au bord de l'explosion, elle lui ordonna :
— Allez, à quatre pattes, Marie. Léon, vienst'enfoncer dans son cul, il est bien lubrifié, impose-toi dans sa chatte, fais-la crier, pistonne-la vite et à fond !
Effectivement, Marie cria comme une gourgandine prise sans retenue par le premier mâle venu.
— Oui, bien au fond de mon cul, Léon, c'est fort, elle est grosse, ta bite, elle me plaît, ah quel plaisir tu me donnes, je te sens bien !
Mais au dernier moment, elle repoussa un instant son ami, son homme, son mâle, pour se remettre sur le dos, écartant encore ses cuisses, afin de se faire prendre en position du missionnaire.
— Viens me baiser comme ça Léon, je veux te voir faire, je veux voir briller ton plaisir dans tes yeux, et que toi tu voies mon visage au moment de l'orgasme que tu vas me donner, j'en suis sûre.
Le miracle tant espéré se produisit quand Léon, qui avait tenu longtemps, serré dans le vagin de Marie, sentit que sa chérie arrivait à la jouissance, explosant sous un orgasme ravageur en se tordant, gémissant, râlant, hurlant son plaisir qu'elle recevait enfin de l'homme qu'elle aimait. Oui, elle l'aimait, au point qu'elle le lui criait sans retenue entre deux spasmes :
— Je t'aime Léon ! Je t'aime !! Ouiiii… Tu m'a fait jouir !
Léon resta planté en elle jusqu'au retour au calme de la femme de sa vie.
— Tu as joui dans sa chatte ? lui demanda Clara.
— Non, mais je vais venir vite maintenant, j'en peux plus !
— Alors viens faire ça dans mon cul, ouais... viens me baiser aussi.
Léon se retira du vagin de Marie, pour aussitôt plonger dans celui de Clara qui l'attendait pour le lui offrir. Elle voulut juste le sucer un peu avant de de faire pénétrer.
— Oh elle est bonne la mouille de ta femme, lui dit-elle en la dégustant sur toute sa hampe détrempée et sur son gland, en version ‘'gorge profonde''.
Puis Léon honora l'offre de Clara :
— Je vais jouir dans ta chatte, salope !
Et il jouit, mais juste en ressentant d'enivrantes contractions sèches dans son sexe, du gland aux testicules. Car plus aucune goutte de sperme se sortait de son méat lorsqu'il abandonna le vagin de Clara après qu'elle eut joui elle aussi dans des râles et des soupirs pleins de sincérité et de reconnaissance envers lui, et aussi envers Marie qui venait de l'aider en maltraitant ses seins comme elle aimait tant :
— Ah oui, ça y est Léon, tu sais faire jouir une femme en la baisant ! Marie, t'es une bonne salope, comme moi ; on aime trop ça, le sexe... Vous étiez le Diable, à vous deux !
— Je t'aime Léon ! Je t'aime !! Ouiiii… Tu m'a fait jouir !
Léon resta planté en elle jusqu'au retour au calme de la femme de sa vie.
— Tu as joui dans sa chatte ? lui demanda Clara.
— Non, mais je vais venir vite maintenant, j'en peux plus !
— Alors viens faire ça dans mon cul, ouais... viens me baiser aussi.
Léon se retira du vagin de Marie, pour aussitôt plonger dans celui de Clara qui l'attendait pour le lui offrir. Elle voulut juste le sucer un peu avant de de faire pénétrer.
— Oh elle est bonne la mouille de ta femme, lui dit-elle en la dégustant sur toute sa hampe détrempée et sur son gland, en version ‘'gorge profonde''.
Puis Léon honora l'offre de Clara :
— Je vais jouir dans ta chatte, salope !
Et il jouit, mais juste en ressentant d'enivrantes contractions sèches dans son sexe, du gland aux testicules. Car plus aucune goutte de sperme se sortait de son méat lorsqu'il abandonna le vagin de Clara après qu'elle eut joui elle aussi dans des râles et des soupirs pleins de sincérité et de reconnaissance envers lui, et aussi envers Marie qui venait de l'aider en maltraitant ses seins comme elle aimait tant :
— Ah oui, ça y est Léon, tu sais faire jouir une femme en la baisant ! Marie, t'es une bonne salope, comme moi ; on aime trop ça, le sexe... Vous étiez le Diable, à vous deux !
Le Diable ? Peut-être, mais ce soir-là, les dieux aussi devaient être avec eux, car non seulement les deux jeunes découvraient enfin le bonheur de leur premier coït, mais en outre ils avaient la certitude que, au-delà de la jouissance de leurs corps, ils venaient d'échanger tout l'amour du monde dans leurs regards et leurs sourires tout neufs.
Une odeur de stupre flottait dans l'appartement de Clara. Une fois l'ouragan de plaisir passé, dans le calme et le silence, les trois complices et amis remirent de l'ordre au salon. Clara alla fermer la télé et ranger le DVD que finalement personne n'avait regardé pendant leurs ébats bien plus excitants qu'un film. On remit les fauteuils et la petite table à leur place.
Chacun se rhabilla. Les femmes autant que Léon, les uns devant les autres, le corps repu de plaisir, ressentaient plus de gêne à se rhabiller qu'à s'être déshabillés deux heures auparavant, en pleine excitation désinhibante.
Une odeur de stupre flottait dans l'appartement de Clara. Une fois l'ouragan de plaisir passé, dans le calme et le silence, les trois complices et amis remirent de l'ordre au salon. Clara alla fermer la télé et ranger le DVD que finalement personne n'avait regardé pendant leurs ébats bien plus excitants qu'un film. On remit les fauteuils et la petite table à leur place.
Chacun se rhabilla. Les femmes autant que Léon, les uns devant les autres, le corps repu de plaisir, ressentaient plus de gêne à se rhabiller qu'à s'être déshabillés deux heures auparavant, en pleine excitation désinhibante.
Marie emprunta un string à Clara ; plus pour être sûre de la revoir une dernière fois en venant le lui rendre avant la fin des vacances, que par réel besoin d'avoir quelque chose de sec à se mettre sur le sexe pour rentrer chez ses parents !
Avant ça, comme promis par Clara, ils allèrent dîner dans un restaurant de plage sur la Croisette. Fini le langage trivial, qui dorénavant ne devait pas quitter le cadre de l'intimité secrète des amants, Marie et Léon.
Avant ça, comme promis par Clara, ils allèrent dîner dans un restaurant de plage sur la Croisette. Fini le langage trivial, qui dorénavant ne devait pas quitter le cadre de l'intimité secrète des amants, Marie et Léon.
Le repas se passa dans la bonne humeur, comme ce ne pouvait qu'être le cas, ‘'entre trois bons camarades''...
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ÉPILOGUE
— Tiens. Je ne l'ai pas lavé. Souvenir de la plus belle soirée de ma vie ; j'ai pensé que ça te ferait plaisir, dira Marie en rapportant son string à Clara peu de temps après.
— Merci, lui répondra-t-elle simplement en roulant le tissu en boule dans ses mains pour le porter à son nez en inspirant profondément, les yeux fermés.
Dans le cerveau des deux amantes passera bien un éclair, une envie brutale et subite de s'enlacer et de se faire passionnément l'amour, même furtivement, mais Clara se raisonnera, pour une fois :
— Non, chérie. J'ai tout fait pour réparer ton couple ; ce n'est pas pour qu'aujourd'hui je le détruise.
— Merci, lui répondra-t-elle simplement en roulant le tissu en boule dans ses mains pour le porter à son nez en inspirant profondément, les yeux fermés.
Dans le cerveau des deux amantes passera bien un éclair, une envie brutale et subite de s'enlacer et de se faire passionnément l'amour, même furtivement, mais Clara se raisonnera, pour une fois :
— Non, chérie. J'ai tout fait pour réparer ton couple ; ce n'est pas pour qu'aujourd'hui je le détruise.
Quelques semaines plus tard, Clara enverra un SMS aux tourtereaux :
« Finalement je me suis réconciliée avec ma compagne Sophie. Je suis heureuse ».
« Finalement je me suis réconciliée avec ma compagne Sophie. Je suis heureuse ».
Et peu avant le printemps suivant, elle recevra un joli faire-part de Marie et Léon :
« Nous te convions à notre mariage. Viens avec Sophie ; ça nous fera plaisir... »
« Nous te convions à notre mariage. Viens avec Sophie ; ça nous fera plaisir... »
Clara n'osera jamais essayer de comprendre ce que pouvaient bien signifier ces derniers points de suspension derrière le mot "plaisir" ; ambigus, peut-être ?...
FIN
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1/HEUREUSE RENCONTRE
Ce dimanche-là, c'était Pâques. Clara se retrouvait seule, après une récente rupture amoureuse. Il faut dire qu'elle l'avait bien cherché, avec sa façon de voir les choses qui ne plaisait pas à tout le monde, et qu'illustrait bien sa maxime préférée :‘'carpe diem'' (‘'vis ta vie au jour le jour''). Chaque fois qu'elle entamait une liaison sur un coup de tête, ou de foudre — ça arrivait aussi — elle avait un doute sur elle-même. Durerait-durerait pas ? Une semaine ? Oui, au moins ; un mois ? Oui, peut-être ; trois mois ? Oui, au plus… La fidélité n'était pas son fort, ou alors il lui aurait fallu en trouver, des qualités, à son alter ego, son âme sœur ! Trois mots, toutefois, lui permettaient de garder le moral : ‘'Sait-on jamais'' !
Plutôt que traîner sa nouvelle solitude dans les rues de Cannes, sa ville natale, Clara décida d'aller voir une pièce de théâtre comique au Palais des festivals. Elle la connaissait, mais elle était sûre d'en rire encore de bon cœur tellement elle était drôle, même si cette fois elle n'était pas jouée par un Belmondo ou un Arditi de génie. C'était ‘'Joyeuses Pâques'', de Jean Poiret, avec comme personnage principal un mari volage qui ose éhontément tous les mensonges, même les plus énormes, face à sa femme, pour essayer de se sortir d'une situation inextricable.
Clara était arrivée une demi-heure avant les trois coups. Elle adorait cette atmosphère feutrée des théâtres, qu'elle ne retrouvait pas au cinéma, socialement et culturellement plus populaire. Dans le brouhaha d'une salle qui s'installait, où chacun se repérait au vu de son billet, des gens s'asseyaient avant de se relever pour en laisser passer d'autres placés en milieu de rangée. Peu de personnes seules, surtout un dimanche de fête familiale. La salle n'était quasiment occupée que par des couples.
Clara était au balcon, en première place de la rangée ‘'U, côté droit'', par rapport à l'allée centrale qui descendait en fort dénivelé jusqu'au bord du balcon. Son regard se porta par hasard — mais se fixa volontairement — sur un petit couple occupant les deuxième et troisième places en bordure de la ''S, côté gauche''. Elle avait ainsi une vue plongeante de trois quarts arrière sur les jeunes qui lui semblaient représenter la jeunesse heureuse, cannoise en l'occurrence : parents cultivés aisés, études brillantes, attachement, déjà à vingt ans, aux ‘'dress codes'' établis par les adultes, élégance, raffinement.
Le garçon et la fille étaient discrets, échangeant des regards, sans plus, et discutant comme de simples camarades. Pas de ‘'main dans la main'', pas de bises affectueuses, rien de tout cela.
De temps à autre, le gars se retournait pour voir arriver les retardataires qui descendaient les marches depuis l'entrée du balcon située tout en haut, pour venir vite trouver leurs places.
La jeune femme surtout, intéressait Clara, qui guettait impatiemment le moment où elle pourrait apercevoir son visage. Ce fut chose faite quand celle-ci se leva, semblant chercher quelque chose, scrutant le sol devant son fauteuil, se penchant puis s'accroupissant pour ramasser ce qui devait être son programme ou son billet. Machinalement, la jeunette en profita pour à son tour jeter un regard large et circulaire sur tout le balcon, comme pour en évaluer le remplissage, avant de se rasseoir.
Dans ce bref moment, Clara eut le temps de mieux voir son visage, de face : elle devait avoir la petite vingtaine, comme son ami. Elle était jolie, blonde aux cheveux soignés tombant sur les épaules. Pas très grande et plutôt fine de silhouette, elle portait une élégante robe rose et rouge en mousseline, très chic. Ses lunettes à fine monture dorée et quelques bracelets et bagues apparemment de belle facture complétaient son allure sérieuse.
Ce qu'avait retenu Clara, ce qui avait eu le temps de la troubler, c'étaient ses formes agréables : jolies petites fesses rondes, décolleté non plongeant mais élégant, suggérant seulement la naissance de sa gorge et la fermeté d'une poitrine de taille moyenne. Mais au paroxysme de son émotion, Clara avait surtout décelé, sous la mousseline, au moment où la fille s'était penchée en avant, le relief de deux cordons tendus du haut de ses jambes jusqu'à mi-cuisse. Pas de doute, les bas de la petite étaient tenus tendus par un porte-jarretelles.
A cette idée Clara ressentit une fugace excitation, elle qui en ce moment-là n'avait personne dans sa vie depuis qu'elle s'était fâchée avec sa compagne Sophie. Or on était au printemps, la chaleur réveillait les hormones qui sortaient de leur hibernation. Elle aurait aimé connaître cette fille, entendre sa voix, la voir sourire, sentir son parfum. Les yeux fermés quelques instants, Clara voyageait déjà dans son fantasme, comme chaque fois qu'elle croisait une belle inconnue dont elle croyait pouvoir dire qu'elle venait d'en tomber amoureuse.
Le désir de Clara allait être exaucé d'une façon inattendue…
Peu avant le lever de rideau, un haut-parleur annonça :
— Spectacle dans cinq minutes ; l'emplacement devient libre.
Chacun pouvait donc changer de place pour sauter sur une meilleure parmi celles restées vides. Mieux valait donc l'avoir repérée avant l'agitation que l'annonce allait entraîner. Ça courait un peu partout, des places les plus hautes du balcon vers les plus proches de la scène, dix rangées plus bas.
Pour les couples, difficile de trouver deux places adjacentes ! Pour les gens seuls, c'était plus facile de se recaser.
Clara, rodée à cette pratique, était déjà sur les starting-blocks, prête à bondir et se ruer sur la place disponible près de la jeunette, au bord de l'allée ‘'S côté gauche''. Elle ne gagna ainsi que deux rangs, mais qu'importe, elle se sentait mieux à côté d'une jolie petite jeune que près du vieux couple de bourgeois dont elle venait de quitter le voisinage.
On échangea de polis ‘'bonjour'', chacun agrémenté d'un sourire discret.
On frappa les trois coups, comme à l'ancienne. Le rideau se leva. On applaudit d'emblée les acteurs.
La pièce était vraiment drôle. On riait tout au long des répliques. Entre voisins de fauteuils on se regardait à chaque répartie hilarante, comme par besoin de s'assurer qu'on avait raison de rire, et qu'on faisait partie d'un groupe, le temps d'une pièce. Leurs rires entraînaient des commentaires furtifs qui finissaient par constituer une petite conversation à trois. Le jeune était d'une nature très courtoise, comme sa copine, et le moment très plaisant à vivre.
Clara admirait de côté les jolies jambes de la fille. Elle imaginait déjà les lui caresser en remontant, sous la mousseline, le long de ses cuisses tendres de femme d'une vingtaine d'années, jusqu'à atteindre l'endroit des délices. Ce moment privilégié lui donna le plaisir de sentir son sexe envahi par une douce humidité. Partant de là, elle savait déjà sur quel thème, une fois rentrée chez elle, elle se masturberait le soir pour évacuer son tourment, aussi agréable à subir fût-il. Se représentant en rêve la fille qui l'autoriserait à la lécher, elle était sûre de jouir très fort, même seule, en attendant de retrouver la compagne idéale ou, pourquoi pas, faire la paix avec Sophie en oubliant les fâcheries de jalousie, ce qui serait le plus simple ; surtout qu'au fond, Clara l'aimait beaucoup, sa Sophie ; elle avait toujours été très heureuse au lit, avec elle. ‘'Quel gâchis !'', se disait-t-elle en la regrettant déjà.
Fin de la pièce. On avait bien ri. On se levait pour gagner les différentes sorties. Clara, quittant pourtant la place la plus proche de l'allée, fit mine de s'attarder à examiner la salle, avisant les décos, les tentures, les gens, laissant passer les deux jeunes devant elle pour remonter derrière eux l'allée centrale. Elle contempla ainsi la fille de dos. Décidément oui, ses jambes étaient superbes et attirantes, gainées du très fin nylon noir de ses bas sans aucun pli, et mises en valeur par des escarpins qui devaient grandir cette petite bourgeoise de quelques centimètres. Même ses cheveux, dans leur mouvement, dégageaient de délicieux et envoûtants effluves.
Bizarrement, les jeunes ne se tenaient toujours que côte à côte en échangeant quelques mots, n'affichant rien d'apparence amoureuse. Clara ne se serait pas fait prier, elle, taraudée qu'elle était par l'envie utopique de prendre la main de cette belle inconnue !
La sortie du balcon débouchant sur un vaste hall où se trouvaient les vestiaires et un petit salon de thé, une idée traversa l'esprit de Clara.
— Excusez-moi, jeunes gens, j'irais bien me désaltérer, mais pas toute seule. Je n'aime pas ça. Puis-je vous inviter ?
— C'est gentil, madame, mais… nous ne buvons pas, répondit le jeune homme.
— Oh mais ils ne vendent pas d'alcool, vous savez… Un café, ou un thé, ou une boisson fraîche… avec un petit fondant au chocolat ou une part de tarte, allez… Laissez-vous faire ; ça me fait plaisir.
Par bonne éducation ou par simple compassion pour cette femme visiblement esseulée, les jeunes acceptèrent.
Il était cinq heures. Le moment se prêtait à cette collation. Un peu étonnés, ils semblaient apprécier qu'une femme plus âgée qu'eux leur montrât tant de sympathie. Mais il faut bien dire que Clara avait un truc, une méthode, pour créer très vite un bon contact. Elle appliquait toujours sa devise ‘'pour être intéressant, soyons intéressé'' associée à sa tactique consistant à prêcher le faux pour savoir le vrai :
— C'est curieux de voir un si jeune couple au théâtre. C'est plutôt pour les anciens, souvent.
— Oh mais on n'est pas encore vraiment en couple…
— Ah oui ?... Vous devez être étudiants, ça se lit sur vos visages, ajouta-t-elle. Je dirais… en médecine, ou en droit ?
— Nous apprenons le droit, oui, mais celui des affaires, et entre autre, dit le garçon ; pas comme vous l'entendez ; pas en fac de droit.
— Nous sommes dans la même prépa à HEC, précisa aussitôt la fille.
— Oh… dit Clara, admirative. J'ai affaire à du beau monde ! La future élite de l'économie ! Je ne me suis pas trompée de beaucoup, vous voyez !
Elle eut l'idée d'ajouter, dans une pirouette, pour amuser ses invités :
— Je vous dirais bien que je fais une carrière dans la littérature, mais je ne suis que… Clara, bibliothécaire en centre culturel, à Cannes.
— Ne comptez pas sur nous pour vous prendre de haut pour autant, Clara, dit courtoisement la fille.
— Oui, on n'a rien inventé, vous savez, ajouta le jeune, qui compléta ensuite les présentations : nous c'est Marie et Léon. Eh oui, je suis d'origine belge, où des Léon ça ne manque pas ; c'était encore de mode il y a vingt ans, que voulez-vous !
Clara se garda bien de commenter et, a fortiori, de rire.
— Mes deux grands-pères, c'est Achille et Ernest. Moi j'aime bien ces prénoms un peu ‘'vintage'', leur confia-t-elle.
Clara sentait ses invités plus détendus désormais. Alors elle poussa plus avant son questionnement :
— Vos parents doivent être fiers de vous ! C'est pour ça qu'ils vous ont offert des vacances à Cannes, sûrement, ajoute-t-elle, en riant pour bien faire comprendre qu'elle les taquinait.
— Pas du tout, dit Léon. Il se trouve que les miens y louent un deux-pièces près de la Croisette quand ils viennent en vacances, alors que ceux de Marie ont un appartement dans le vieux Cannes, au Suquet.
— En fait, précisa Marie, nos parents sont des amis d'enfance. On est tous sur la région parisienne, eux pour le travail, nous pour nos études, et quand on peut, aux vacances, on descend les rejoindre, chacun chez les siens. La seule coïncidence, c'est que nous voulions, Léon et moi, intégrer HEC.
— Ah oui, ça c'est curieux ! Et vous êtes sûrs de n'être…, commença-t-elle à dire en joignant le geste à la parole, pointant sur eux son index, alternativement, de l'un à l'autre.
— Quoi ? demanda Marie.
— … que des amis, tous les deux ?
— Comme frère et sœur ! assura Léon.
— Ah, d'accord, c'est pourquoi je ne voyais pas de gestes amoureux entre vous, alors : pas de bisous, pas de main dans la main. Vu votre âge et les ravissantes personnes que vous êtes…
Léon et Marie rirent de bon cœur :
— Merci, vous nous flattez, Clara.
Clara fit un dernier test, en annonçant qu'elle allait rentrer chez elle. Marie la coupa dans ses élans :
— Attendez, on peut s'échanger nos numéros de portables ?
— Oui, ce serait sympa, ajouta Léon. Vous êtes la seule personne qu'on connaisse ici, maintenant !
Clara lisait sur le visage des deux jeunes qu'elle leur avait fait bonne impression.
— Et il faut qu'on se revoie, dit Marie. Vous ne nous avez rien dit de vous.
— Là je n'ai pas trop de temps, j'ai un rendez-vous…
— Ha ha ? Galant j'espère !
— Euh… pas sûr ; je vous expliquerai si on se revoit, Marie. Avec plaisir.
En effet, ce soir-là Clara alla tenter une réconciliation avec Sophie, qui ne lui ouvrit même pas sa porte.
2/ L'APÉRITIF DÎNATOIRE
Le petit couple, même si ce n'en était pas un, intriguait Clara. ‘'Trop beaux pour être honnêtes'', se disait-elle, à tort ou à raison. Elle leur proposa, avant de les quitter :
— Vous voulez bien venir à la maison, un de ces soirs ?
— Euh… On n'est là que quelques jours, vous savez, objecta timidement Léon.
— Très bien ! Alors dites-moi lequel vous convient.
Clara vivait dans le quartier République, plutôt populaire, mais dans un deux-pièces parfaitement accueillant ; une vraie bonbonnière, que la façade au crépi gris usé de l'immeuble était loin de laisser supposer.
— J'ai du Martini… ou du Martini ! leur proposa-t-elle. Ça vous convient, j'espère !
— On n'est pas trop habitués, mais on prendra du Martini, alors ! plaça Léon avec un sourire.
Il y eut une surprise pour ses hôtes : après plusieurs verres d'apéritif qu'elle seule avait su encaisser sans maux de tête ni vertiges en retour – question d'habitude – Clara leur annonça qu'elle avait aussi prévu une pizza suivie d'une tarte aux pommes, qu'elle prétendait savoir délicieuses.
— Et j'ai aussi une bouteille de Pommard à partager avec vous ; vous m'en direz des nouvelles !
— Il faut faire attention, pour la route ; on va vite dépasser la limite, remarqua Léon, inquiet.
Il avait raison, Léon. C'est vrai que pour agrémenter la conversation, une bouteille de bourgogne et un litre de Martini, à trois, ça rendrait un peu difficile de se relever du canapé moelleux que les deux jeunes occupaient.
— Même avec la pizza et le gâteau ça ne suffirait pas à rester sous le seuil de tolérance. Tu as la chance d'être sur place, Clara, mais nous non… regretta Marie, qui venait de tutoyer l'hôtesse pour la première fois, sans même s'excuser.
À la fin de cet apéritif dînatoire, Léon devenait taiseux. Ses paupières, lourdes, tombaient facilement, et on voyait bien qu'il s'efforçait de les maintenir ouvertes, mais sans grand succès !
— Il supporte mal l'alcool, Léon. Dans les deux c'est moi qui le tient le mieux ! affirma Marie.
Pendant cette soirée de franche détente, chacun avait parlé de soi, d'une façon plus ou moins sincère. Les jeunes certainement plus que Clara, qui, par exemple, avait bien évoqué sa récente et douloureuse rupture, mais sans jamais prononcer le nom de Sophie, sans jamais expliquer qu'elle venait de rompre… d'avec une femme. Ça lui était facile de cacher sa préférence, car à son physique et à son style tout à fait féminins, personne n'aurait jamais pu deviner quoi que ce fût de son statut sexuel.
En fin de soirée, les verres de liqueur, pourtant petits, finirent par avoir raison de la vigilance de Léon, qui piquait du nez, calé contre son dossier la tête penchée en avant, et entamant une longue série de ronrons et de renâclements intempestifs. Les deux femmes en plaisantèrent allègrement :
— Il ronfle comme un soufflet de forge, dit Marie, un peu vexée pour lui, gênée pour Clara.
— On sait ce que c'est, va, t'en fais pas, tempéra Clara. Entre étudiants on a tous fait des excès, même nous les filles, non ?
Tout en parlant, Clara fut traversée par une idée qui lui plut bien :
— Oui, ce serait plus prudent de rester un moment ici à vous reposer, le temps que l'alcool se dissipe. Plutôt que risquer l'accident, ou au bas mot un retrait de permis et une bonne amende.
— Surtout qu'il y a des patrouilles qui tournent à toute heure dans Cannes, ajouta Marie.
Léon, bien que somnolent, avait entendu la proposition de Clara, leur hôtesse que lui aussi se mit à tutoyer. Il se montra pragmatique :
— Oui c'est gentil, je dormirais bien un peu, mais tu n'as qu'une chambre ; et moi j'ai horreur de dormir assis ! Je préférerais rentrer. Marie n'a qu'à conduire.
Clara avait la solution :
— C'est juste pour une paire d'heures, Léon. Tu te reposes dans le sofa, et Marie vient papoter avec moi dans ma chambre en attendant que tu ressuscites !
— Moi ça me va, dit aussitôt Marie, parce que même si je tiens mieux debout que lui, je suis aussi hors limites, c'est sûr !
Tel fut l'accord finalement. Léon mit un coussin sur l'accoudoir du sofa, pour y poser sa nuque. Clara éteignit la lumière du salon et alluma celle de sa chambre…
— Viens Marie, entre...
Marie, assise au bord du lit, prit deux minutes pour prévenir ses parents, et ceux de Léon.
— A cette heure-ci ? Il est minuit ! s'étonna Clara.
— Pas de problème, les miens sont des couche-tard devant la télé.
Si les parents de Léon, probablement déjà endormis, ne reçurent qu'un texto — ainsi, à la moindre inquiétude s'ils se réveillaient, ils sauteraient sur leur téléphone pour être vite rassurés — ceux de Marie eurent droit à un appel vocal de leur fille ; une conversation surréaliste qui n'échappa pas aux oreilles de Clara :
— Allô ?… Ne vous inquiétez pas, Mère, je rentrerai tard... Nous sommes encore avec la nouvelle amie qu'on s'est faite, tout à fait par hasard au théâtre, vous vous rappelez ?… Nous devions passer juste prendre un verre chez elle… Mais finalement nous avons plein de choses à nous dire alors elle nous garde à dîner… Ça va donc durer plus longtemps que prévu… Léon me déposera, ne craignez rien… Je ne sais pas, vers deux heures peut-être, Mère…
Alors là !… Clara resta estomaquée en entendant, au vingt-et-unième siècle, une fille de vingt ans vouvoyer sa maman et l'appeler ‘'Mère''. Elle se dit qu'on n'était plus chez les bourges, mais chez les aristos ! Et elle n'osa pas demander à Marie ce que faisaient ses parents, de peur de s'entendre répondre ‘'ambassadeur'', ou ‘'général cinq étoiles'', ou ‘'gouverneur du FMI'' ; au moins ! Maintenant Clara comprenait mieux les qualités qu'elle avait spontanément trouvées à ces deux jeunes : l'élégance, le raffinement, l'instruction de haut niveau, le charme… tout ce qui laissait oublier leur côté guindé, pur résultat de leur éducation et de l'exigence des familles de cette trempe envers leurs rejetons.
Et Clara qui avait des fantasmes saphiques avec cette jeune femme ! Les barrières de classe et de moralité paraissaient tout à coup d'une lourdeur épouvantable. Comment les lever ? Les espoirs de Clara n'étaient pas garantis transformables en succès !
Clara sortit deux oreillers du placard, qu'elle posa côte à côte sur le traversin de son lit.
— Tiens, pose ta tête là, on sera bien pour discuter.
Bien sûr, elle allait chercher les mots adéquats pour trouver le chemin qui mènerait au sexe, sujet ô combien majeur à ses yeux dans les relations humaines, depuis toujours.
Marie portait une jupe plissée lui arrivant un peu au-dessus du genou, de couleur bleu marine, comme son gilet de mi-saison. Son corsage blanc un peu épais étant rentré sous la ceinture de la jupe, Clara espérait découvrir elle-même si la poitrine de son invitée était nue dessous, ou logée dans un soutien-gorge du même blanc tellement discret qu'on n'en devinait rien, sinon qu'elle était de taille moyenne. Pas un téton ne se laissait deviner. Clara avait déjà envie que Marie accepte de se faire caresser... au moins les seins ! Mais la partie était loin d'être gagnée, face à une partenaire tellement rigide ; apparemment !
Il allait alors falloir la jouer fine, se disait Clara : exciter la jeune progressivement, sans jamais la choquer par trop d'empressement, alors même que, le temps de cette soirée étant compté, il allait être difficile de corrompre cette superbe mais prude ‘'jeune fille de bonne famille''.
D'abord, Clara osa lui faire un commentaire sur sa tenue, d'un ton badin :
— Tu portes encore des collants à cette époque, à ce que je vois ?
— Non, c'est des bas. Très légers. Les collants c'est pour l'hiver.
Et d'une ! Une info anodine obtenue en prêchant le faux.
— Ah oui, autofixants ; c'est pratique, hein ?
— Non, répondit Marie, forcée de rectifier, pour ne pas mentir. J'ai… j'ai un porte-jarretelles. Les bandes de silicone ça serre trop les cuisses.
Et de deux ! Pour savoir le vrai.
— Ah, bien, bravo… C'est sexy, ça. Surtout sur des jolies jambes comme les tiennes.
— Merci, répliqua Marie, baissant les yeux et affichant un petit sourire coincé par une certaine timidité.
"Pas trop vite, ma fille… Parle plutôt un peu de toi, maintenant'' disait à Clara une petite voix intérieure. ..
— Tu te demandes peut-être pourquoi je te complimente comme ça, Marie, non ?...
Marie haussa les épaules, ne sachant quoi répondre et attendant la suite.
— … C'est parce que ma rupture, il y a quelque temps, je ne te l'ai pas dit mais c'était… d'avec ma compagne. Oui, une femme ; une ''jeune quinquagénaire'' de dix ans mon aînée. Elle s'appelle Sophie.
Marie fut réellement surprise. Elle lança un regard presque assassin à Clara ; puis se reprit un instant après, regrettant déjà son réflexe aux relents d'intolérance.
— Ça alors… Je n'y aurais pas pensé… Je croyais que tu étais…
— … normale ? C'est ça ? reprit Clara, en riant sans complexe. Eh non, tu vois…
Elle expliqua à Marie qu'elle avait vécu sous le régime de l'hétérosexualité pendant longtemps avant de goûter, un jour pas fait comme les autres, à l'amour entre femmes.
— Oui, ce jour-là je suis devenue une ‘'sale gouine'' ! Alors que les hommes... J'aime bien aussi, tu sais.
— Oh non, ne parle pas de toi comme ça ! Tu mérites le respect comme tout le monde. Pardonne-moi ma réaction idiote !
— C'est rien, va ; je préférais te le dire plutôt que te mentir. Et tu as vu, je ne t'ai pas sauté dessus pour autant !
Et d'ajouter en s'esclaffant :
— Pourtant, là, c'est pas l'envie qui m'en manque, tu sais. La même envie qu'aurait un homme en te voyant comme ça, si élégante, si jolie, si bien faite…
Marie, à la fois flattée et gênée, tourna la tête vers Clara.
— Oh non, dit-elle, je ne suis pas plus jolie qu'une autre, faut pas dire ça.
— Si, crois-moi, je te trouve très belle, de visage, et de corps. Par exemple tes jambes, déjà ; elles sont magnifiques. Surtout maintenant que je sais que le haut de tes cuisses est nu sous des jarretelles. Mmm… Et ta poitrine, pas très grosse, comme j'aime...
Clara se rapprocha de Marie en fixant son regard dans le sien, tout en lui posant une main sur le genou. Marie ne put, ou ne voulut pas protester, acceptant la drague décomplexée de sa nouvelle amie.
— C'est dommage pour moi que tu sois avec Léon, tu sais ; je le regrette bien, dit Clara à voix feutrée, chaude.
— Mais non… je ne suis pas avec lui. Alors que lui, oui, il ne demanderait pas mieux !
Clara pensait depuis le début que la relation Marie et Léon n'était pas nette.
— Tu n'es pas amoureuse de lui ?
— Un peu..enfin... non, mais lui il m'aime ; il ne cesse de me le dire et de me l'écrire. Et moi aussi au début, mais ça n'a pas pu tenir.
Il lui fallait en savoir plus, à Clara la curieuse. Encouragée par le fait que Marie lui confiait ne plus être amoureuse de Léon alors qu'elle aurait pu prétendre le contraire pour couper court aux avances teintées de saphisme qu'on était en train de lui faire, et qui s'annonçaient plus claires que jamais, Clara poussa son pion un peu plus loin.
— Qu'est-ce qui n'a pas collé entre vous ?
— Eh bien… c'est trop délicat à raconter…
Clara comprit tout de suite.
— Un problème au lit ? dit-elle avant d'ajouter aussitôt… de sexe ? n'ayons pas peur des mots.
Marie sourit, comme libérée de n'avoir pas prononcé ce mot la première.
— Ou… oui, c'est ça.
— Tu peux tout me dire, tu sais ; je connais les hommes aussi bien que les femmes.
Ses propos rassuraient son invitée. Clara l'encourageait à parler, prétendant que ça lui ferait le plus grand bien.
Marie expliqua qu'en fait Léon avait depuis toujours un gros problème... d'éjaculation incontrôlable ! Elle avoua sa déception, admettant enfin qu'elle et Léon étaient bien amoureux l'un de l'autre ; un amour qui ne restait que platonique, pour l'instant, tant que son ‘'presque fiancé'' serait incapable de lui apporter le plaisir purement sexuel que d'autres garçons avaient su lui procurer même sans qu'il fût question de grands sentiments.
— Je rêve de connaître ça un jour : le plaisir et les sentiments en même temps, confia-t-elle à Clara, les yeux humides. Mais franchement je désespère. Je ne peux quand même pas gâcher ma jeunesse à attendre que ça s'arrange pour Léon.
Clara n'aurait jamais osé parier que si vite elles en viendraient à parler ainsi, si intimement. Surtout que Marie finit par lui raconter avec force détails leurs tout premiers essais, quand Léon et elle avaient dix-huit ans :
— Dès qu'il me touchait il avait une érection. Même en me donnant seulement la main. C'était flatteur, mais s'il m'enlaçait pour se serrer sur ma poitrine en m'embrassant, il devenait fou. Alors la première fois qu'il m'a posé une main sur un sein seulement par dessus mon corsage, il a dû arrêter un moment ses caresses pour calmer ses élans.
— Ma pauvre. Tu devais être déçue ?
— Oui, surtout quand je l'ai invité à la glisser sous mon soutien-gorge ; il m'a allongée sur le lit pour me caresser partout. Et en touchant mon sexe humide, il s'est bloqué, et j'ai lu dans ses yeux que quelque chose se passait.
— Et alors ?
— Quand j'ai vu la grosse tâche s'étaler sur le devant de son pantalon, j'ai compris où était le problème.
— Et vous n'avez pas insisté ?
— Si mais rien n'y faisait. Léon jouissait tout de suite, trop vite. Et plus ça allait, moins il arrivait à se retenir.
— Et vous avez été jusqu'où, au plus loin, dans vos caresses ?
— Un jour, je lui ai laissé embrasser mes seins. Il était bien dur. Il s'est jeté dessus comme un affamé pour sucer mes pointes. Il a pris le temps de me rendre… trempée. Je pensais qu'il allait encore jouir trop tôt. Mais non, il avait l'air de tenir bon. Alors j'en ai profité pour remonter ma jupe et écarter mes cuisses pour qu'il vienne me… me lécher tu vois où… Et là, fausse joie ! Il s'est vidé dès que sa bouche a approché mon sexe, sans même avoir écarté ma culotte. Pour s'excuser, il m'a dit "elle sent trop bon ta petite chatte ; je n'ai pas pu me contrôler'' !
— Et toi tu avais besoin de jouir je suppose, si tu me dis que tu mouillais.
— Oh oui ; alors comme toujours je me suis résignée à attendre le soir dans mon lit, toute seule.
— Au moins c'était déjà ça ; il ne faut jamais rester comme ça sans jouir. Ça donne des maux de tête. Moi-même j'ai connu des cas pareils avec des garçons ; et je peux te dire que je n'attendais jamais d'avoir besoin d'aspirine pour me satisfaire sans le gars, tant pis pour lui ! Le lendemain je lui envoyais un texto pour lui dire d'aller se faire voir ailleurs, puis je bloquais son zéro six !
Marie et Clara restèrent silencieuses, pensives, un bon moment. Clara admirait le profil de sa voisine d'oreiller, qui elle-même fixait le plafond en repensant à ses ratages, qu'elle venait de confier à quelqu'un pour la première fois.
— Tu ne lui en parles pas, à Léon, hein Clara. Je compte sur toi, parce que tu es mon amie.
— Bien sûr Marie, que je suis ton amie. Pas ta "petite amie''; hélas ; parce que franchement j'aimerais bien ! te gâter, te cajoler… t'embrasser.
Ce disant, Clara posa juste le bout de ses lèvres sur une joue de Marie, qui ne s'offusqua pas. Pourtant le ton doux, suave quelle mettait dans sa voix ne pouvait être aucunement équivoque. Clara avait envie de Marie, et elle était en train de le lui dire par des mots, des regards, et par ce petit baiser, que finalement elle répéta plusieurs fois, s'approchant de plus en plus près de la commissure de ses lèvres.
Marie tourna doucement son visage vers Clara, pour recueillir le dernier bisou sur sa bouche. Mais Clara n'en profita pas pour brusquer les choses. Elle ne lui proposa pas sa langue pour un profond ‘'french kiss'' trop hâtif, mais se remit à fixer la belle petite droit dans les yeux tout en faisant monter sa main sous sa jupe plissée. Marie n'objectait pas, laissant Clara la caresser jusqu'à la chair nue de ses cuisses, glisser ses doigts sur et sous ses jarretelles tendues, puis sur sa fine culotte en dentelle.
Marie fermait les yeux maintenant, s'abandonnant sans rien dire sous des caresses qu'elle n'avait plus reçues de personne depuis bien longtemps ; trop longtemps. Elle s'étonnait de tant les apprécier alors qu'elles lui étaient prodiguées par une femme. Sa respiration s'emballait, et instinctivement ses cuisses s'écartaient peu à peu.
Quand la petite culotte fut franchement chaude et humide, Clara donna l'estocade à sa victime ravie d'être ainsi honorée, en glissant ses doigts sous l'étoffe.
— Hmmhh, marmonna Marie en soupirant. Que c'est bon ces caresses quand elles sont faites par une main étrangère... hhahhh… hhahhh...— Si tu savais comme j'ai plaisir à te les donner, ma belle. Tu veux que j'aille jusqu'au bout ?
— Ah oui, emmène-moi loin.
— Jusqu'au terminus, avec moi, sois tranquille, je ne jouirai pas avant toi, assura Clara à sa nouvelle conquête, qui d'elle-même, maintenant, déboutonnait lentement son corsage, dont elle écarta les pans avant de simplement relever son soutien-gorge sans perdre de temps en contorsions pour aller le dégrafer.
— Tiens, c'est pour toi, pose ta joue sur mes seins, je me laisse faire. C'est trop bon de se sentir femme, et ça m'a trop manqué… Donne-moi du plaisir, j'en ai besoin. Tu es douce, c'est très bon...
— Oui, je m'occupe de ta petite chatte en même temps. Relaxe... Ne pense qu'à toi.
Clara était consciente que l'excitation de Marie provenait avant tout de sa curiosité, celle d'être caressée pour la première fois de sa vie par une femme. On avait déjà dit à cette jeune fille : ‘'dans chaque femme il y a une lesbienne qui sommeille'' ; mais elle n'en avait rien cru. Pourtant, aujourd'hui elle ressentait une indicible envie de se laisser aller sous des caresses féminines, ‘'au moins pour y goûter'', se disait-elle afin de se rassurer en ne s'avouant pas encore qu'à ce moment précis où le plaisir la faisait chavirer, en elle-même elle mettait au jour sa part d'homosexualité jusqu'ici refoulée.
— Qu'une jolie femme me fasse l'amour, ça ne peut pas être désagréable, après tout. Prends-moi, Clara, fais-moi du bien, je me laisse aller...
Il ne fallut pas longtemps à Marie pour atteindre l'orgasme, sous les deux doigts de Clara qui s'agitaient dans son vagin englué, sous son pouce qui décalottait son clitoris enflé, et sous sa langue experte qui maintenait ses pointes de seins en érection.
Marie ne parlait pas, mais Clara remarquait sa respiration qui s'amplifiait peu à peu, longtemps, longtemps… jusqu'à l'implosion ressentie dans tout son corps ; une déflagration ! Clara lui mit une main sur la bouche pour éviter de réveiller Léon.
Marie émit encore de brefs souffles incontrôlés pendant la redescente de sa jouissance vers la plénitude. Tout son corps vibra longtemps, avant de s'apaiser enfin.
Après la forte chute de tension qui suivit l'orage, Marie demanda, d'un air désolé :
— Oui mais toi, tu n'as pas été servie. Ou alors tu t'es fait jouir pendant que tu me caressais et que je fermais les yeux ?
— Non, mais je vais le faire là, devant toi, si tu veux. Tu me regardes ? Ça va m'aider beaucoup.
Marie opina. Clara se leva pour ôter sa culotte et son soutien-gorge, se mit sur le dos, la jupe relevée, cuisses écartées, face à Marie qui osa braquer son regard sur sa belle chatte charnue luisant de trop de sécrétions accumulées pendant ce moment d'intense excitation, excitation entretenue par des mots, des regards, des gestes, des caresses.
Quand Clara sentit les bonnes secousses arriver dans son ventre et dans ses seins, son bassin sursauta plusieurs fois pendant qu'elle se masturbait. Marie comprit alors où en était sa partenaire : très haut dans le désir, déjà. L'envie soudaine lui prit d'entrer dans le jeu. Elle confisqua la main active de Clara, pour l'éloigner de son sexe, puis elle lui annonça ce qu'elle allait faire de sa propre main libre :
— Arrête de te masturber, Clara, je vais le faire pour toi, je vais te finir, moi… Profite de ma main et prends le plaisir que je te donne.
Ce mouvement des doigts était facile pour Marie, elle qui à son grand dam était une habituée de la chose, par nécessité, pour cause de défaillance de son amoureux. Agissant sur ce sexe surexcité comme sur elle-même, elle apporta le bonheur à Clara, sa toute première amante, dont les cris de plaisir sortirent de sa gorge de plus en plus intenses jusqu'à devenir des hurlements, puis s'évanouir dans des souffles prolongés.
— Ah ça vient bien, j'ai chaud en...tre les cuuuu..iisses ! Ouais, ça y est, Marie !!! Je jouis !AHHH... Hhouuu … Hhouuu... hhou…
Clara s'effondra sur le flanc, en riant nerveusement. Son rire se propagea à Marie, qui commenta sur le ton de la confidence :
— On a l'air fines, toutes les deux à rigoler comme des folles.
— Oui mais ça m'a fait tellement bien de jouir dans les bras d'une belle fille comme toi !
— Moi, c'était la première fois que je touchais le sexe d'une femme. Mais j'avoue que j'ai aimé ça.
— Si tu veux, on se reverra, Marie, et peut-être qu'on ira un peu plus loin dans le plaisir ?
— Pour le moment il faut se rhabiller. S'il frappait à ta porte je ne voudrais pas devoir répondre à Léon : ‘'un instant ; on est occupées''!
Prêtes à aller réveiller Léon, elles s'enlacèrent pour partager de doux baisers dans le cou et des caresses sur la nuque, toutes deux fermant les yeux pour mieux les apprécier. Puis, comme des gamines elles échangèrent quelques puérils frottements du bout de leurs nez, et un dernier regard coquin :
— On se revoit vite ? proposa Marie, maintenant que tu m'as ensorcelée.
Clara n'aurait jamais cru à un succès si rapide dans sa conquête de Marie.
— J'ai déjà hâte de recommencer, oui. Mais parce que c'est toi !... qui m'a ensorcelée.
Léon, encore un peu dans le coaltar, se leva, enfila son gilet et sa veste, remercia Clara, puis, en bon garçon obéissant, suivit Marie, qui finalement allait prendre le volant ; ce serait plus sûr.
Il restait une huitaine de jours de vacances. Les deux femmes se recontactèrent au téléphone dès le lendemain, pour fixer un second rendez-vous en journée, mais rien qu'elles deux. Clara en profita pour dire à Marie que n'ayant pas dormi de la nuit, elle avait bien réfléchi…
— Je pense tenir un plan pour sauver ton couple avec Léon, que tu penses perdu. On pourrait faire quelque chose pour ce jeune homme, je crois bien.
— Ah bon ? de quoi s'agirait-il ? demanda Marie d'un ton optimiste.
— Il faut qu'on en parle de vive voix.
Et le rendez-vous fut fixé au lendemain après midi.
3/ LES PRÉPARATIFS
Cette deuxième rencontre eut lieu comme la première, chez Clara. À 14 heures précises, Marie sonnait à la porte :
— Oh ! très belle robe, lui dit Clara. Très printanière, avec ces jolies fleurs multicolores ! Tiens, aujourd'hui tu es jambes nues ? c'est vrai qu'il fait très beau.
Clara encaissa discrètement une petite déception de ne pas pouvoir faire l'amour avec une femme en bas et porte-jarretelles, ce qui de toujours était son péché mignon. Mais elle fut vite rassurée autrement, par la réponse de Marie :
— Oui Clara ; et ... il n'y a pas que mes jambes…
Les regards des deux femmes se croisèrent, se fixèrent, puis s'enflammèrent. Elles se précipitèrent l'une contre l'autre pour s'enlacer comme des amoureuses, et là, Clara prit l'initiative d'un baiser profond, doux, moelleux, auquel Marie répondit sans appréhension. Les langues mirent un agréable moment à s'apprivoiser. Dès la première pause nécessaire pour reprendre respiration, Marie commenta :
— C'est vrai qu'un baiser comme ça, ça fait de l'effet entre les cuisses...
— Ça me le fait toujours aussi ; je suis tout de suite humide.
Puis l'échange des salives reprit de plus belle. Leurs mains couraient partout. Chacune ronronnait sous les premières caresses de l'autre. Quand Clara, une main entre les genoux de Marie, força le passage pour remonter sur les parties les plus tendres de son corps, elle confirma :
— C'est pourtant vrai que tu ne portes rien là-dessous, coquine, et tu mouilles déjà un peu...
— Oui, et je ne porte rien ni en bas, ni en haut. J'ai repensé à tes caresses toute la journée, hier. Même en m'étant soulagée en regardant un film le soir – à ce sujet n'en parlons jamais devant Léon ; il n'est pas au courant de mes vilaines habitudes – ce matin j'étais toujours aussi chaude et impatiente de te revoir. Emmène-moi sur le lit ; prends-moi.
La chaleur du ventre et des seins de Marie émoustillait Clara, qui se rua sur les mamelons de la petite pour leur faire subir les plus doux des outrages.
— Ah… oui comme ça, je n'attendais que tes mains et ta bouche, Clara ; dévore-moi…
Clara ne se fit pas prier. Seule la qualité de la belle robe de son invitée fit qu'elle se retint de la lui déchirer pour l'agresser sauvagement, comme elle le désirait du fond de son ventre. Alors elle la déshabilla avec précaution.
— T'as envie que je te baise, hein ? Tu sens que ça va être bon, tu es excitée, je te fais mouiller ? …
— Oui, oui baise-moi, comme tu dis. Embrasse-moi partout, câline-moi, lèche-moi, je te donne mon corps, pénètre-moi comme tu veux, donne-moi du plaisir au fond du ventre, dans ma chatte.
— Oui, d'abord je vais te croquer les seins et te doigter le vagin, que je dégusterai après jusqu'à ce que tu jouisses, ma belle, lui murmura Clara au creux de l'oreille. Je veux que tu te fasses salope ; tu vas crier ton plaisir. Sois impudique, laisse-moi m'occuper de tes petits nichons et de ton cul, petite garce qui me fait couler comme une fontaine !
Marie se sentait libre comme jamais elle n'avait été. Complètement nue, affalée sur le dos, elle ouvrit ses cuisses en grand tout en se pressant fort un sein entre ses mains afin d'en faire darder la pointe sensible, manière d'exciter encore plus Clara dont elle réclamait encore la bouche et les dents sans dire un mot mais en passant sensuellement le bout de sa langue sur ses lèvres.
— Si tu me lèches bien, aujourd'hui moi aussi je te lécherai, Clara.
— J'accepte ton chantage, chérie, profite bien de mon envie de toi !
Marie ne fut pas déçue ! Clara se mit nue à son tour, puis s'étala de tout son long sur elle.
— Ah oui Clara, comme ça, empêche-moi de respirer, fais-moi souffrir un peu. Sous tes mains c'est un vrai bonheur. Fais comme tu as dit ; mes seins et ma chatte !
Clara n'en revenait toujours pas du lâcher-prise de sa complice de sexe ! Quand elle plongea sa langue dans les savoureuses sécrétions de Marie, elle n'eut plus qu'un désir ardent : ne plus lâcher cette chatte offerte, tout en se retournant pour, en position tête-bêche, offrir la sienne à son amante. Mais elle resta d'abord un moment les fesses en l'air au-dessus du visage de Marie. En ce début de 69, elle quitta un bref instant le vagin de sa partenaire, redressant la tête une seconde pour lui dire :
— Si tu la veux, sers-toi, Marie, lèche-moi bien profond ! En cet instant je suis ta femme, tu es la mienne !...
Marie n'attendait que ce moment où sous ses yeux, à quelques centimètres, se présenterait pour la première fois une chatte dont les petites lèvres avaient l'aspect d'une offrande charnue rendue écarlate par le désir, offrande qu'elle se devait d'accepter pour pousser leur plaisir partagé à son paroxysme. Alors elle croisa ses mains sur les fesses de Clara, qu'elle tira vers elle afin que ses petites lèvres et son vagin humides descendent se coller sur sa bouche, et qu'elle puisse boire ainsi à la source toute la liqueur qui en suintait.
Les deux femmes se taisaient, mais le désir de jouir les faisait gémir. Le goût naturel sucré-salé de la cyprine qui coulait jusque dans sa gorge participait à la montée fulgurante de Marie vers l'orgasme qu'à cet instant, les deux gourmandes insatiables se léchant avidement, rien ni personne n'auraient pu empêcher d'atteindre.
Marie la première, et Clara presque aussitôt, ressentirent le tsunami dévastateur qui envahit leurs cerveaux et leurs entrailles. Sous Clara qui s'effondra sur elle aussitôt, Marie put profiter un bon moment de la douce chaleur de sa peau.
— Uih, Mmmm, ton corps qui appuie sur le mien de tout son poids, ça me fait ressentir encore plus fort mes secousses et les tiennes, tu sais, dit Marie en déposant un simple bisou sur l'entrecuisse de Clara, qui tourna la tête vers elle pour lui expliquer :
— Je t'ai laissé exprès la meilleure place, chérie ; j'ai toujours trouvé que dessous, c'était le mieux dans un 69.
Après quoi elle vint s'allonger près de Marie, pour lui donner un dernier baiser sur les lèvres.
— Bon, maintenant, parlons un peu de Léon, décida Clara.
— Explique moi ton idée.
Clara était persuadée que le problème de Léon venait sûrement de son éducation, ou plutôt de son absence d'éducation sexuellement parlant.
— Dans vos milieux privilégiés, on ne parle pas de ça, je suppose ; c'est sale, n'est-ce-pas ?
— Pas sale, non, mais on n'en parle pas beaucoup, c'est vrai.
— Léon, en tout cas il a dû en être persuadé depuis sa tendre enfance. Vouloir coucher avec une fille, c'est pervers, c'est profiter d'elle, c'est lui manquer de respect, c'est abuser de son corps. On ne lui a jamais dit que la femme aussi y prend du plaisir, à se faire caresser, à se faire prendre, à faire une fellation. J'ai connu des garçons qui pensaient comme ça ; surtout des garçons qui n'avaient pas de sœur. Avec une sœur un gars discute de sexe plus facilement qu'avec ses parents.
— Alors ? Viens-en au fait, Clara !
Eh bien je pense que si on s'y met à deux, on va le remettre dans le droit chemin du plaisir, ton Léon.
— C'est-à dire ?
Mon plan c'est de nous arranger pour qu'il nous trouve ‘'par hasard'' toutes les deux en train de baiser !
— Quoi !!??
— Oui ; créer un électrochoc ; que ça l'excite au plus haut point, après le dégoût qu'il ne manquera pas d'en ressentir. Fais-moi confiance, laisse-moi diriger les gestes et les paroles et tu verras un progrès immédiat dans sa façon de gérer ses envies, son plaisir et le tien.
—Tu ne veux pas m'en dire plus ?
— Non, pas la peine. De toute façon tu n'as rien à perdre. Si on ne fait rien, vous vous séparerez inévitablement. Mais si on fait quelque chose, il va falloir me suivre. Maintenant que tu as franchi l'étape « relation saphiques » – et c'était l'épreuve essentielle pour toi – la phase "impudeur et pornographie'' s'impose. Même s'il n'y avait qu'une chance sur dix que ça marche avec Léon, ce serait toujours mieux que faire ta vie avec un homme qui jouit dans son pantalon dès qu'il te voit, non ?
Marie était abasourdie par une telle proposition. Pour un peu elle n'aurait même plus voulu connaître les détails de ce projet diabolique. Et Clara qui ne voulait rien lâcher ! lui demandant et redemandant plusieurs fois :
— Tu me fais confiance ou pas ? Tu veux de Léon ou pas ? Qu'il sache te baiser ou pas ?
Pendant une bonne heure, ce ne fut que crainte et hésitation, Marie ne parvenant pas à tirer un seul ver du nez de son amante.
Toutefois Clara lâcha un seul détail, après que Marie lui eut confirmé que le samedi soir qui arrivait, avec Léon ils étaient libres pour passer leur dernière soirée ici, chez elle :
— Alors on va faire comme ça, dit Clara en n'employant même pas le conditionnel, sûre que Marie allait accepter l'expérience : apéritif à 20h. Tu prétexteras des courses à faire avec moi dans les boutiques pour dire à Léon d'arriver seul. Nous on sera là bien avant lui sans qu'il le sache, au moins une heure avant. Car on aura à préparer un peu les lieux. Après l'expérience, je vous emmènerai manger un morceau sur la Croisette.
Marie leva les yeux au ciel en dodelinant de la tête.
— Dis donc, tu as l'air d'être sûre que j'accepte, objecta-t-elle.
— Oui, tu vas accepter. Si je te dis que tu vas vivre un truc des plus excitants, veux-tu bien me croire ? Un truc sexuel, évidemment… Ah j'oubliais : tu porteras, comme avant-hier, bas avec porte-jarretelles, soutien-gorge, string bien serré, jupe et chemisier, escarpins. Pour tout le reste c'est moi qui prendrai les initiatives.
Un long silence se fit. Puis Marie déclara :
— Bon ; si tu me promets du plaisir, je dois admettre… que je peux te faire confiance, tu sais de quoi tu parles il me semble... Alors à mon tour d'accepter ton chantage : d'accord !...Mais ça va trotter dans ma tête d'ici à samedi, pour essayer de comprendre ce qui va se passer.
Clara avait gagné. Le jeu serait en place comme elle le voulait. Et eux trois se feraient un plaisir d'y jouer. Elle pressentait, elle savait, presque, comment Léon et Marie se comporteraient. Si la pathologie du garçon était bien uniquement psychique, elle devait être capable, par la connaissance qu'elle avait de la sexualité des hommes et des femmes, d'aider les deux jeunes à résoudre leur problème pour pouvoir espérer une belle vie ensemble malgré leur mauvais départ.
4/ LA LEÇON DE SEXE
Aidée par Marie, Clara déplaça la table basse pour libérer l'espace entre le canapé trois places et les deux fauteuils qui lui faisaient face. Puis, en guise de protection, et aussi pour un meilleur confort que celui de leur cuir glacé, elle recouvrit les cinq coussins d'un drap épais.
— Il faut qu'on soit à l'aise pour ce que je prévois, se contenta-t-elle de dire à Marie.
Elle alla ensuite engager un DVD porno longue durée dans le lecteur connecté au téléviseur ; elle le lancerait au moment opportun.
Revenue s'asseoir dans le canapé, elle demanda à Marie :
— Pour tes dessous, tu as mis ce que je t'avais dit ? Approche… Montre-moi… soulève ta jupe.
Désormais, Marie ne semblait plus du tout gênée de se dévoiler ainsi. Au contraire, abandonner sa pudeur naturelle la transportait ailleurs, dans l'univers des fantasmes et du plaisir.
— Hmmm, c'est bien. Porte-jarretelles, string et soutif assortis ; tu es on ne peut plus excitante. Et ton petit triangle est bien plaqué sur ta chatte. Ton bouton est déjà dur on dirait... Ouvre ton corsage, pour voir ?… Mmm, parfait, je ne me trompe pas ; on voit bien tes mamelons qui pointent déjà sous le soutien-gorge.…
— C'est toi qui m'excites avec ta visite médicale ! Et quand je repense à toi et à ce qu'on a fait, c'est pareil, ils durcissent et j'ai besoin de les caresser.
— D'une main, je suppose, et tu te masturbes de l'autre, non ?
— Tu devines bien, conclut Marie en remettant ses vêtements en place.
19h50
— Léon ne va pas tarder ; il est toujours pile à l'heure aux rendez-vous, dit Marie.
Alors Clara alla déverrouiller sa porte d'entrée. Elle lui ouvrirait l'accès à l'immeuble par l'interphone. Étant déjà venu, il retrouverait son chemin jusque chez elle, où il n'aurait plus qu'à tourner la poignée.
Elle retourna s'asseoir près de Marie, après avoir lancé le porno en réglant le son très bas. Les premières images apparurent, choquant à peine Marie.
— J'en ai déjà vu, tu sais, dit-elle fièrement.
— Le but n'est pas de regarder un film. Ça c'est seulement pour l'ambiance : soupirs, râles et gémissements ! Maintenant, laisse-moi faire ; je vais te chauffer un peu. Viens, embrasse-moi.
Marie ne cherchait plus à comprendre ; elle faisait ! Elle obéissait, sachant qu'au bout il y aurait du plaisir et de l'orgasme dans l'air. Avec Clara, c'était garanti.
— On va flirter un peu d'abord, dit-elle à sa protégée.
Jeu de langues chaudes se battant délicieusement, mains baladeuses glissant sous les vêtements pour les relever ou les déboutonner, caresses intimes à faire fondre la plus frigide des femmes… Clara et Marie se donnaient mutuellement de quoi mettre leurs sens en ébullition.
— Oh, j'adore peloter tes petits seins, chérie. Je vais commencer à mouiller.
— Oui, merci c'est très bon, tu m'excites bien. Moi aussi j'ai envie de toi.
20h00.
Coup de sonnette. Clara se déprit pour aller jusqu'à l'interphone, puis revint vite vers Marie :
— J'ai deux minutes, le temps qu'il monte, pour te faire passer pour une pute qui aime le cul. Obéis, écarte tes cuisses et sors-moi tes seins.
Marie, là, ne s'attendait pas à ça. Jusque ici elle avait cru comprendre que le trio ne ferait que voir un porno, peut-être dans le but d'émoustiller Léon, de le déniaiser pour qu'il soit plus à l'aise la prochaine fois qu'il tenterait une fois de plus d'aborder le plaisir du lit avec elle.
— Tu vas te laisser aller comme si on n'était que nous deux, d'accord ? ordonna Clara.
De nouveau, Marie acquiesça sans contester. Mais au moins elle commençait à comprendre le projet : prendre en main le problème de Léon, ensemble, et surtout le traiter.
Quand Léon frappa à la porte, Clara lança simplement :
— Entre, c'est ouvert !
Puis elle se rua à pleine bouche sur un sein de Marie tout en palpant la moiteur de son entrecuisse largement offert à la vue de l'invité attendu de pied ferme.
Le garçon était tétanisé, cloué sur place, sans pouvoir dire un mot avant un bon moment pendant lequel les deux femmes commençaient à se faire l'amour sans s'occuper de lui. Clara dévorait goulûment un sein de Marie qui, les jambes grandes ouvertes, écartait sa culotte pour lisser ses doigts entre ses petites lèvres mouillées. La première émotion de Léon fut de découvrir l'indécence à l'état pur de sa bien-aimée dont les cuisses étaient magnifiées par le porte-jarretelles tentateur. Ses chairs intimes, sous une petite toison bien nette, étaient rougeoyantes à force d'être frottées sauvagement contre son string volontairement trop serré. Marie devenait sur l'instant une adorable putain devant laquelle personne ne résisterait. En outre elle prenait un air vicieux en fixant Léon, détruit par cette image lubrique : Marie se caressant pendant que Clara lui léchait les seins.
Léon émit enfin un premier son :
— Mais...Mais ?? qu'est-ce-que vous faites ? Vous êtes folles ?
— Ne parle plus que d'une voix suave, désormais ; ça excitera Léon, chuchota Clara à l'oreille de Marie.
Puis, se tournant vers Léon, elle lui ordonna sèchement, à pleine voix :
— Referme à clé, viens vers nous, et assieds-toi !
Léon avisa le téléviseur où hommes et femmes se donnaient hardiment du plaisir.
— Mais pourquoi vous faites ça ? hurla-t-il ?
Pour faire contraste, Clara se mit à parler à voix très basse...
— Chuuut ! fit-elle, l'index devant la bouche. Viens t'asseoir, je te dis. Je vais faire l'amour à celle que tu aimes et qui sera peut-être ta future femme, pour que tu voies bien comment elle jouit, ce qu'elle aime autant recevoir que donner, ce qu'elle attend de ta part. Après on s'occupera de toi. Je t'assure que tu réussiras à bander et à la pénétrer.
Léon n'en croyait pas ses oreilles.
— Ah je vois ! Parce que, Marie, tu lui as tout raconté, alors ! Tu es folle, ce n'est pas toi, ça !!
— Si Léon, lui asséna-t-elle sur la tête en guise de réponse. Je ne pourrai t'aimer que si tu me fais jouir aussi fort qu'elle. C'est dans ton intérêt de prendre une bonne leçon de sexe, crois-moi ; je suis sûre que tout ne pourra aller que mieux après.
— Léon, reprit Clara, tu vas souffrir de la voir heureuse dans mes bras. On va se caresser, se sucer les seins, se lécher le sexe, mais c'est promis, je te la rendrai après tout ce qu'on va faire tous les trois.
— Tous les trois ??
La voix de Clara se fit de nouveau normale : autoritaire, même, et le langage très cru, pour créer l'électrochoc qu'elle souhaitait ainsi engendrer :
— Approche-toi plus près, regarde ta petite pute comme elle est belle ! Vois ces cuisses dorées écartées… Elles sont alléchantes, avec ses bas et ce porte-jarretelles de salope, mais elle est pas encore pour toi ; elle est pour moi seule. Tu devines bien sa chatte serrée sous son string ? Tu voudrais bien, hein ?…
À ces mots Léon passa d'offusqué à excité. Clara dut insister pour qu'il entre dans leur jeu.
— Regarde, je passe mon doigt sur le petit triangle tout fin ; elle aime ça ta petite cochonne tu sais ; elle ne t'en voudras jamais si tu lui fais des choses comme ça. Je sens bien son clitoris qui durcit si je gratte juste dessus, là...
S'adressant maintenant à Marie :
— Tu sens bien mon ongle sur ton bouton, hein, chérie… C'est bien humide dans ta chatte. Dis-lui.
— Ah oui Léon, confirma Marie en commençant à haleter sans retenue. Pour moi c'est bon, pour elle aussi ; hein Clara tu mouilles bien quand tu me masturbes !
— Oh arrêtez les filles. Je suis trop excité, je vais encore jouir, supplia Léon.
— Alors sors-nous ta bite, Léon ! ne la laisse pas comprimée dans ton slip si tu ne veux pas que ça vienne tout de suite !
Et Léon s'exécuta. Le pantalon à ses chevilles, il libéra vite son sexe en abaissant ce slip avant qu'il ne soit trop tard. Il avait l'air penaud avec son membre tendu à l'extrême vers les deux femmes, et dont il ne savait que faire. Pourtant il avait bien tort de se désoler…
— Oh mais c'est qu'elle est belle cette bite ; bien grosse, bien dure, dit Clara, admirative. Le tout est de le rester, de ne pas éjaculer devant nous avant d'approcher ta petite pute, hein…
— Ne la traite pas comme ça s'il te plaît ! Oui Clara, je sais que j'ai une faiblesse. Ça me rend assez malheureux de ne pas pouvoir… la baiser !
Un petit pas venait d'être fait par Léon qui, pour la première fois, utilisait un mot vulgaire devant Marie.
— Alors regarde-nous faire et branle-toi jusqu'à jouir ; je vais lécher ses seins et sa chatte sous tes yeux ; tu pourras juste approcher et respirer sa bonne odeur quand elle mouille, et tu vas aller jusqu'au bout. Jouis, éjacule tout par terre devant nous. Laisse-toi complètement aller sans te retenir, crache ton sperme à nos pieds, tout près. Allez, vas-y !
Clara n'eut que peu de temps pour s'activer sur Marie, qui ronronnait déjà en caressant elle-même son clitoris fortement enflé, devenu hypersensible parce que trop serré sous l'étoffe, pendant que son amante mordillait ses tétons à pleines dents et doigtait sa chatte congestionnée par le désir.
— Elle aime ça qu'on lui morde les seins, surtout au moment de jouir ; elle ressent le plaisir plus fort. Regarde-la ta belle ; elle est déjà ailleurs, la petite salope qui me donne son cul…
Fin de la séquence pour Léon qui, sans plus réfléchir à rien sauf à son plaisir qui venait, se cambra en arrière pour éjaculer fièrement en close-up devant les deux femmes, avant de se sentir de nouveau honteux une fois soulagé. D'épaisses et lourdes giclées de sperme venaient de tomber de son gland turgescent sur le carrelage, après les quelques va-et-vient de sa main serrée très fort sur son sexe.
— Mais c'est que tu étais bien rempli, dis donc ! Tu vois, tu n'as pas à avoir honte, tu as fourni ! Tu as bien joui ?
— Oui, Clara… Toujours trop vite, trop tôt. Mais c'était fort, quand même. Désolé, j'ai sali...
— C'est pas grave, on s'y attendait. Je vais essuyer. Maintenant mets-toi nu et viens t'asseoir entre nous deux. Première pause... Hein Marie, il est bien équipé, ton fiancé !
— Ça oui, j'ai vu ; ce serait dommage qu'il ne puisse pas s'améliorer. Léon, j'ai hâte que tu saches me pénétrer en te retenant, tu sais.
— Pour l'instant, viens qu'on te suce un peu, dit Clara. Tu l'as déjà fait, Marie ?
— Non, on n'a jamais été jusque là, tu penses bien !
— Alors fais-le ! Tu vas même connaître le goût de son jus. Lèche-lui bien le gland et aspire-le pendant que je le branle.
Léon se mit debout devant le canapé. Clara le masturbait pour faire grossir son sexe le temps que Marie apprenne l'odeur et le goût du sperme de son amoureux apparemment horrifié de voir ce qu'on lui faisait, mais trop heureux des sensations qu'il découvrait pour la première fois de sa vie ; son plaisir se lisait sur son visage ; il ne pouvait pas le cacher ; au début de la fellation il ne disait rien, n'osant pas avouer que ça l'enivrait… Avant de se lâcher enfin :
— Oh ça me fait tellement de bien dans la bite ! Oui, les filles, vous êtres des bonnes salopes, mais j'aime ce que vous me faites ! Continuez !
Le rythme de la session était lié aux efforts de Léon, mais surtout au plan précis de Clara, qui expliqua :
— On va te faire éjaculer devant nous plusieurs fois dans la soirée. Je te jure qu'à la fin tu pourras pénétrer Marie et la faire jouir comme elle le mérite. Tu verras ; un garçon de vingt ans ça recharge très vite les batteries ; alors je suis sûre que ça marchera.
Marie, restée sur sa faim, se taisait. Voilà seulement qu'elle comprenait vraiment tout : elle allait, avec sa complice, participer au traitement de choc infligé à Léon, pour leur plus grand bonheur.
Maintenant, Léon était nu, assis entre Clara et Marie ; elles, en sous-vêtements. Il ne savait pas comment se tenir, n'osant pas regarder les poitrines et les entrejambes de ses voisines.
Après quelques minutes de repos, elles commencèrent par des caresses tout en douceur. Elle passaient leurs mains sur son torse, sur son ventre, entre ses cuisses qu'instinctivement il ouvrait pour mieux les offrir. Marie s'occupait de toucher furtivement son sexe et ses testicules, faisant naître en son ventre des contractions qui se firent plus fortes quand Clara s'occupa de ses petits tétons de gamin, perdus entre quelques poils. Les deux femmes voyaient très bien l'érection de Léon monter, monter, durcir…
— Tu vois Léon, on peut reprendre les hostilités devant toi ; et tu te laisses encore aller jusqu'à l'orgasme ! Branle-toi en nous matant, toujours à ton rythme, en essayant de tenir plus longtemps cette fois. D'accord ?
Comment ce pauvre gars aurait-il pu ne pas bander devant la nouvelle scène que lui jouaient les filles : Clara était maintenant "à genoux écartés'' sur le canapé. Marie, sur le dos, s'occupait d'elle en la léchant copieusement.
— Oui c'est bon comme ça, regarde, Léon, comme elle me dévore bien la chatte. Si tu pouvais tenir, c'est toi qu'elle sucerait à fond… Pense bien à ça. Hmm que c'est beau et délicieux la bonne langue de ta femme qui lèche bien tout mon jus qui lui coule dans la gorge !…
Les femmes avaient vue sur le gros sexe et les testicules de Léon, qui cette fois, de nouveau assis dans son fauteuil, perdait toute pudeur en se masturbant. Ses mouvements devenaient déjà plus lents, plus contrôlés.
— Ça va déjà mieux comme ça, hein Léon, remarqua Marie.
— Oui, l'excitation est toujours très forte, mais c'est supportable. Je vais jouir moins vite que tout à l'heure. Hmmm, c'est très bon quand même. Allez-y, dévorez-vous la chatte comme deux salopes, ah ouiii… Vous me faites trop bander.
Marie était la première à se réjouir auprès du garçon de l'efficacité apparente de la méthode :
— C'est une vrai pro du sexe, Clara ! dit-elle.
Clara rectifia :
— Non, pas pro, mais… amatrice avertie !
Léon n'écoutait plus rien, concentré sur son deuxième orgasme, que des soubresauts dans son ventre annonçaient.
— Ah ça y est, ça vient, je jouis encore, regardez les filles ! Hoouuhhh… que c'est bon !
Léon avait tenu deux fois plus longtemps avant d'éjaculer. Moins de sperme, mais plaisir complet, aussi grand qu'au premier orgasme.
— Je n'aurais pas cru que le deuxième serait aussi fort, commenta-t-il, étonné du plaisir ressenti dans tout son corps.
— Il était temps d'arrêter, car moi aussi j'allais jouir. Sur la langue de ta femme.
— Ma femme, ma femme, c'est vite dit, Clara ! On n'y est pas encore, au mariage ! rétorqua Léon.
Clara et Marie en nage, Léon fatigué... il fallait une deuxième pause d'un bon quart d'heure. Léon revint s'asseoir entre les filles pour parler à tête reposée… de sexe. Clara reprit son numéro :
— Et si je te branle un peu, ça va te refaire durcir ?
En joignant le geste à la parole, Clara obtint le résultat escompté. Léon se remit à bander ; un peu mou, mais quand même. Marie lui réclama un baiser profond, ce qui consolida son érection renaissante.
— Tu t‘es bien vidé les couilles ? lui demanda Clara volontairement vulgairement en le masturbant tout doucement.
— Oui, jusqu'à la dernière goutte. Merci.
— Oh mais je suis sûre que si on te léchait bien la queue ensemble, ce serait dur comme du bois, affirma-t-elle.
D'ailleurs, pendant le baiser des amoureux, elle se pencha sur Léon pour enfourner son sexe dans sa bouche et vérifier ça à coups de langue.
— C'est vrai, il y a encore le goût de ton sperme, mais plus de jus, dans ta bite.
Et on repartit dans un dialogue salace qui réveilla de nouveau les ardeurs du pauvre Léon.
— Oh vous m'excitez trop toutes les deux ; regardez, j'ai encore envie !…
Avant la troisième phase de la séance, Clara annonça la couleur :
— Léon, tu vas voir de près ta femme en 69 avec une autre femme. Quand je vous ferai signe, Marie se mettra à quatre pattes sur le canapé, toi tu viendras à genoux derrière elle et tu la pénétreras en levrette. Normalement, après tes deux éjaculations, tu devrais tenir l'érection le temps qu'il faudra pour la faire jouir. Ne pense qu'à elle, aux sensations qui tu lui fais ressentir dans son ventre, et à sa petite chatte au fond de laquelle ta bite va être bien serrée, au chaud. Si elle jouit trop vite et si tu peux tenir encore, tu viendras te finir dans la mienne, où je te laisserai prendre tout ton temps. Tu ne fourniras pas grand-chose cette fois, mais l'orgasme se passant dans le cerveau, tu l'auras ; c'est impossible autrement !
— Et moi je m'occuperai de tes seins pendant qu'il te baisera, Clara ! ajouta Marie. Tu ne vas pas avoir fait tout ça pour nous, pour finir la soirée sans jouir, tout de même !
Le dernier tableau était fantastique. Les deux femmes entamèrent un 69 endiablé. C'était à celle qui lécherait l'autre plus fort, plus profond, pour avaler plus de cyprine. Elles changeaient alternativement de position, dessous, dessus, pour que chacune à tour de rôle profitât de celle qu'elle préférait.
Clara gardait toutefois le contrôle de la situation mieux que la ‘'novice'' Marie. Alors quand elle sentit la petite au bord de l'explosion, elle lui ordonna :
— Allez, à quatre pattes, Marie. Léon, vienst'enfoncer dans son cul, il est bien lubrifié, impose-toi dans sa chatte, fais-la crier, pistonne-la vite et à fond !
Effectivement, Marie cria comme une gourgandine prise sans retenue par le premier mâle venu.
— Oui, bien au fond de mon cul, Léon, c'est fort, elle est grosse, ta bite, elle me plaît, ah quel plaisir tu me donnes, je te sens bien !
Mais au dernier moment, elle repoussa un instant son ami, son homme, son mâle, pour se remettre sur le dos, écartant encore ses cuisses, afin de se faire prendre en position du missionnaire.
— Viens me baiser comme ça Léon, je veux te voir faire, je veux voir briller ton plaisir dans tes yeux, et que toi tu voies mon visage au moment de l'orgasme que tu vas me donner, j'en suis sûre.
Le miracle tant espéré se produisit quand Léon, qui avait tenu longtemps, serré dans le vagin de Marie, sentit que sa chérie arrivait à la jouissance, explosant sous un orgasme ravageur en se tordant, gémissant, râlant, hurlant son plaisir qu'elle recevait enfin de l'homme qu'elle aimait. Oui, elle l'aimait, au point qu'elle le lui criait sans retenue entre deux spasmes :
— Je t'aime Léon ! Je t'aime !! Ouiiii… Tu m'a fait jouir !
Léon resta planté en elle jusqu'au retour au calme de la femme de sa vie.
— Tu as joui dans sa chatte ? lui demanda Clara.
— Non, mais je vais venir vite maintenant, j'en peux plus !
— Alors viens faire ça dans mon cul, ouais... viens me baiser aussi.
Léon se retira du vagin de Marie, pour aussitôt plonger dans celui de Clara qui l'attendait pour le lui offrir. Elle voulut juste le sucer un peu avant de de faire pénétrer.
— Oh elle est bonne la mouille de ta femme, lui dit-elle en la dégustant sur toute sa hampe détrempée et sur son gland, en version ‘'gorge profonde''.
Puis Léon honora l'offre de Clara :
— Je vais jouir dans ta chatte, salope !
Et il jouit, mais juste en ressentant d'enivrantes contractions sèches dans son sexe, du gland aux testicules. Car plus aucune goutte de sperme se sortait de son méat lorsqu'il abandonna le vagin de Clara après qu'elle eut joui elle aussi dans des râles et des soupirs pleins de sincérité et de reconnaissance envers lui, et aussi envers Marie qui venait de l'aider en maltraitant ses seins comme elle aimait tant :
— Ah oui, ça y est Léon, tu sais faire jouir une femme en la baisant ! Marie, t'es une bonne salope, comme moi ; on aime trop ça, le sexe... Vous étiez le Diable, à vous deux !
Le Diable ? Peut-être, mais ce soir-là, les dieux aussi devaient être avec eux, car non seulement les deux jeunes découvraient enfin le bonheur de leur premier coït, mais en outre ils avaient la certitude que, au-delà de la jouissance de leurs corps, ils venaient d'échanger tout l'amour du monde dans leurs regards et leurs sourires tout neufs.
Une odeur de stupre flottait dans l'appartement de Clara. Une fois l'ouragan de plaisir passé, dans le calme et le silence, les trois complices et amis remirent de l'ordre au salon. Clara alla fermer la télé et ranger le DVD que finalement personne n'avait regardé pendant leurs ébats bien plus excitants qu'un film. On remit les fauteuils et la petite table à leur place.
Chacun se rhabilla. Les femmes autant que Léon, les uns devant les autres, le corps repu de plaisir, ressentaient plus de gêne à se rhabiller qu'à s'être déshabillés deux heures auparavant, en pleine excitation désinhibante.
Marie emprunta un string à Clara ; plus pour être sûre de la revoir une dernière fois en venant le lui rendre avant la fin des vacances, que par réel besoin d'avoir quelque chose de sec à se mettre sur le sexe pour rentrer chez ses parents !
Avant ça, comme promis par Clara, ils allèrent dîner dans un restaurant de plage sur la Croisette. Fini le langage trivial, qui dorénavant ne devait pas quitter le cadre de l'intimité secrète des amants, Marie et Léon.
Le repas se passa dans la bonne humeur, comme ce ne pouvait qu'être le cas, ‘'entre trois bons camarades''...
****************************************
ÉPILOGUE
— Tiens. Je ne l'ai pas lavé. Souvenir de la plus belle soirée de ma vie ; j'ai pensé que ça te ferait plaisir, dira Marie en rapportant son string à Clara peu de temps après.
— Merci, lui répondra-t-elle simplement en roulant le tissu en boule dans ses mains pour le porter à son nez en inspirant profondément, les yeux fermés.
Dans le cerveau des deux amantes passera bien un éclair, une envie brutale et subite de s'enlacer et de se faire passionnément l'amour, même furtivement, mais Clara se raisonnera, pour une fois :
— Non, chérie. J'ai tout fait pour réparer ton couple ; ce n'est pas pour qu'aujourd'hui je le détruise.
Quelques semaines plus tard, Clara enverra un SMS aux tourtereaux :
« Finalement je me suis réconciliée avec ma compagne Sophie. Je suis heureuse ».
Et peu avant le printemps suivant, elle recevra un joli faire-part de Marie et Léon :
« Nous te convions à notre mariage. Viens avec Sophie ; ça nous fera plaisir... »
Clara n'osera jamais essayer de comprendre ce que pouvaient bien signifier ces derniers points de suspension derrière le mot "plaisir" ; ambigus, peut-être ?...
FIN
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Commentaires ()
En tout cas, tu peux te vanter de m'avoir fait mouiller avec ton récit
A partir d'une observation anodine, s'embarquer vers l'inconnu. Il est là le plaisir d'écrire ! Bises
J'ai vraiment hâte de lire dans tes prochaines histoires
Merci