Le partage de Julie
Chapitre 2 · Aboutissement
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✦ Jane Does Le partage de Julie XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le partage de Julie — Chapitre 2 · Aboutissement

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Jane Does
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Le partage de Julie

Chapitre 2 · Aboutissement

L'altercation n'a pas vraiment entaché la belle unité du couple. Elle et lui poursuivent leur chemin avec toujours de belles heures, de ces moments rares qui font qu'ils s'aiment. Il est évident que pourtant une marque, telle une trace indélébile demeure présente dans les têtes. Laurent ne parle plus de « son rêve », et sa brune s'abstient de remettre sur le tapis cet épisode presque douloureux. Du printemps à l'automne beaucoup d'eau passe sous les ponts. Les gelées de novembre blanchissent la campagne et voient les cheminées dispenser leur saine chaleur. Un samedi ordinaire chez ce couple qui fait l'amour, allongé sur le tapis, entre canapé et insert.
Chatte lovée dans les bras de son lion, Julie se laisse bercer par les coups de reins qui lui procurent un certain plaisir. Elle ronronne alors que la lueur des flammes caresse sa peau. Montée sur le ventre de son mari, la cavalière se balance au gré de sa fantaisie, bras tendus pour garder son corps éloigné de celui de Laurent, les prémices d'une jouissance espérées la font onduler des hanches en gémissant. Pourquoi stoppe-t-elle aussi soudainement son action ? Elle a dans les yeux un voile indéfinissable, comme si son âme aussi était possédée. Laurent, le sexe bien ancré en elle sent ce brusque arrêt.
Il ouvre les quinquets, et bouche entrouverte, narines frémissantes, il pousse un long soupir, s'imaginant immédiatement être involontairement à l'origine de cette pause. Béatement il ose poser la question qui lui monte à l'esprit.
— J'ai fait quelque chose de mal, ma chérie ?
—… Hein ? Ah, non, non… mais je crois que tu as raison.
—… ? Raison, Julie ? Et en quoi ai-je raison ?
— Il est temps que nous voyions autre chose… j'ai, comme tu me l'as demandé, réfléchi depuis ce fameux jour où nous avons eu une discussion… sérieuse.
— Mais ça date de plusieurs mois !
— Au moins ai-je pesé le pour et le contre. Tu peux me croire, ce n'est pas une décision prise à la légère. Je ne veux pas que tu finisses un jour par prendre une maitresse… alors… je ne sais pas si je suis capable de faire ce que tu m'as demandé, je te promets seulement d'essayer.
— Tu… tu es certaine ? Est-ce bien le bon moment pour discuter d'un truc pareil ?
— C'est en tout cas celui que j'ai choisi… et pas question que tu décides seul de qui tu veux pour « ce jeu dangereux ».
— Il n'a jamais été question de cela. Et puis nous n'en sommes pas encore là ! Ce genre de choix se fait ensemble.
— Je suis totalement d'accord avec ce que tu avances là. Pas question non plus que ça se fasse ici… je n'ai aucune envie de voir revenir celui… avec qui nous…
— Oui… mais ne crois-tu pas que nous pourrions… achever ce que nous avons commencé ?
— Ah… oui… bien sûr !
Elle reprend ses lentes montées, ses voluptueuses descentes, faisant claquer ses fesses contre ses cuisses. Puis le rythme s'accélère et dans un vrai rugissement, elle se cramponne au cou de son mari. Tout chez elle se met à trembler, ses paupières se ferment et ses cris sauvages remplissent le salon. Jouissance communicative s'il en est, puisque de son côté, Laurent boosté par les plaintes amoureuses de son épouse ne peut plus contenir la pression qui fait gicler en elle une sève abondante. Ils restent de longues minutes, accrochés l'un à l'autre, jusqu'à ce que la nature reprenne ses droits. La verge qui retrouve doucement ses dimensions « normales » glisse hors du nid.
Cette sortie sans à coup entraine dans son sillage une évacuation massive de sperme. Lui sent couler sur ses cuisses ce trop-plein dans lequel Julie trempe ses pattes. Elle remonte au niveau de leur visage cette matière visqueuse en riant. Puis ses doigts poisseux viennent se plaquer sur la poitrine de son homme.
— Ben… mon gaillard, tu ne peux pas dire que ma réponse ne t'a pas fait d'effet… le tapis est bon pour un nettoyage chez le teinturier. Pff ! Quelle chevauchée, j'en suis vidée.
— Merci ! Merci mon amour. Je ne sais pas si tu voulais juste un peu provoquer notre libido, mais le résultat est magique… c'est fou ! Tu m'as…
— Parce que tu imagines que c'était des paroles en l'air… ben non mon coco. Tu vas devoir assumer, parce que je n'ai pas l'intention de renier mes paroles…
— C'est vrai ? Je n'arrive pas vraiment à savoir si tu es sérieuse ou si tu plaisantes.
— Pas du tout ! Par contre c'est toi qui t'occupes des recherches !
— Comment ça ? Tu n'as pas dit que tu avais ton mot à dire ?
— Si… mais tu fais un premier tri et on sélectionne ensemble le dernier carré… tu vois ce que je veux dire ? Après… tu es bien conscient que je ne suis pas du tout certaine d'être capable d'aller au bout de cette démarche ! Je veux seulement essayer de te faire plaisir. Et nous ne sommes pas pressés, c'est bien d'accord ?
— Bien sûr ! Je détermine avec toi un bon profil pour quelques candidats, je les soumets à ton verdict, et des derniers élus… nous n'en retenons qu'un seul… et puis c'est ou chez lui ou à l'hôtel, c'est bien comme ça que tu envisages les choses ?
— Tout à fait… tu as donc plus ou moins carte blanche pour les sélections…
Julie rit du coup, de cette phrase et Laurent fronce les sourcils.
— Qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi tu rigoles de cette manière ?
— C'est drôle, non ? Tu n'as pas l'impression que vu sous cet angle-là, nous allons faire notre petit marché ?
— Tu trouves ça risible ?
— Ben oui ! Tu verrais ta tête mon pauvre chéri… c'est toi qui m'as collé cette idée dans le crâne et lorsque je te donne le feu vert, tu sembles douter… alors ? C'est oui, ou c'est non ? À toi de décider… mais profite de mes bonnes dispositions… parce que sinon je ne te redonnerai pas une seconde chance.
— Oui… oui naturellement, je vais faire comme tu le dis, comme tu le désires… mais ça me fait tout bizarre, après notre engueulade de ce fameux soir… je m'étais persuadé que tu n'oserais jamais.
— Comme quoi mon chéri… il ne faut jamais dire jamais…
Laurent, dans un regain de tendresse, serre de nouveau très fort dans ses bras cette femme qui joue d'un index fripon avec les poils de son torse… Les deux roulent sur le tapis et Julie se retourne. Son dos est désormais contre la poitrine de son homme. Lui se frotte donc à elle alors que son sexe est au niveau de ses fesses magnifiques. Une nouvelle saillie se profile puisque le fait de parler ouvertement d'un futur trio ragaillardit le garçon. Et c'est en la maintenant contre lui, dans cette position de la petite cuillère qu'il s'enfonce en elle avec une infinie douceur. Aucune difficulté pour plonger au cœur même des délices. Les traces du précédent coït facilitant grandement l'intromission de ce second round.
La chanson des gorges résonne sur les murs de la pièce fermée. Le feu dans l'insert n'est plus le seul à réchauffer l'air. Et cette fois, c'est Laurent qui prend les commandes pour un décollage immédiat. C'est moins tempétueux, plus policé. Là, pas de figures imposées, juste la liberté de deux corps qui se meuvent à la recherche d'un plaisir vrai. Puis le scénario de la mort lente se répète une fois de plus, sans que les amants se désunissent. Finalement c'est un vrai bonheur que de rester en elle pour de longues minutes. Ils sont enlacés tendrement et les flammes dessinent des arabesques fuyantes sur ces deux corps qui n'en forment longtemps plus qu'un. Main dans la main, le couple finit par se retirer dans la chambre conjugale. Le rêve est dans chacune des cervelles des deux qui s'endorment enfin.
— xXx —
De minutieuses recherches, patientes approches avec des profils d'hommes qui ne suscitent guère l'enthousiasme de sa brune, Laurent persévère pour dénicher l'oiseau rare. Le portrait type n'est pas essentiellement basé sur un physique trop… attirant. Non ! Julie réfute les prétendants trop superficiels, ceux également qui lors des messages montrent des lacunes trop réelles en orthographe. Puis au bout de plusieurs semaines où son mari de temps à autre lui soumet une flopée de candidats, elle le laisse se débrouiller quasiment tout seul.
— C'est bon Laurent ! Tu fais un choix de trois ou quatre de ces loulous et nous déciderons ensemble de celui avec qui… sinon, je vais toujours leur trouver ceci ou cela qui ne colle pas… Tu connais mes gouts, et pourvu que ces gaillards aient un minimum d'éducation… vas-y !
— Comme tu veux ma chérie… mais rien ne t'oblige à aller plus loin ! C'est déjà pas si mal que nous vivions mon « fantasme » presque quotidiennement. Le film est dans ma caboche et j'apprécie vraiment que tu te sacrifies pour me faire rêver.
— Je ne me sacrifie pas du tout. J'ai réellement l'envie de voir ce que ça peut donner. Par contre, j'ai une trouille affreuse de ce qui peut se faire… de l'après surtout. Tu peux comprendre ?
— Oui… je ne sais pas plus que toi où nous pourrions mettre les pieds…
— Les pieds ? C'est bien toute autre chose que de mon côté je vais y coller… si tu vois ce que je veux dire. Et j'ai la crainte aussi que d'un coup tu deviennes jaloux. Tu ne crois pas que ça peut arriver ?
— Peut-être. Mais nous ne le saurons que si l'on tente le coup… et puis c'est dingue, mais ça me rassure que tu m'aimes au point d'envisager de te donner à un autre par amour. C'est… comment te dire… une preuve absolue !
— Ouais… tes mots ne me rassurent pas plus pour autant… choisis en trois ou quatre selon ce que je t'ai dit et puis… nous verrons, d'accord ?
— Comme tu veux… c'est toi qui décides de la suite à donner à cette histoire.
— On n'en rediscute lorsque tu as… sélectionné les oiseaux.
— Ça me va…
Et là, dans le secret de la chambre, ils se livrent à une guerre sensuelle, faite de ces petits riens que les amoureux savent si tendrement se dispenser. Il y a dans la perspective du don de son corps, quelque chose qui la fait réagir sexuellement et il est vrai que leurs ébats sont plus… chauds, les entrainants bien plus loin dans la jouissance. Il arrive même à Laurent de se dire que c'est peut-être mieux de faire durer l'attente le plus longtemps possible, pour bénéficier de ce regain d'énergie, ce surplus d'adrénaline engendré par les images qui défilent dans leur cerveau. Les râles sont-ils plus prononcés, les gémissements plus profonds ? Certitude ou idée inculquée par le film que chacun se fait de la possible relation triangulaire ? Bien malin qui saurait le dire.
Durant encore quelques semaines, personne ne reparle de cette histoire au sein du couple. C'est seulement à l'approche d'une période de vacances que Laurent invite Julie à consulter deux profils « intéressants » qui entrent dans les critères décidés par sa femme. À savoir : au minimum leur âge, et qui sache tenir une conversation. Ce qui au demeurant ne se remarque guère sur une photo. Il lui donne l'assurance qu'il a vérifié et que ceux-là sont les plus aptes à… être rencontrés. À charge pour elle de choisir celui qui a une chance de partager une soirée en leur compagnie. Finalement elle se retrouve prise à son propre piège. Difficile de reculer, mais comment apprécier chacun d'entre eux pour déterminer qui va…
Alors un samedi après-midi « visioconférence » est dédié à chacun de ces prétendants. Le premier entretien de cette série à lieu vers quinze heures : Maxence un an plus âgé que Laurent, brun et souriant, employé de banque, agréable à regarder. Réservé et plutôt à l'aise puisque chargé de clientèle il est au contact quotidiennement du public. Il s'exprime très bien et les questions feutrées échangées le sont sur un ton cordial. De plus il a un potentiel « sympathie » relativement élevé d'emblée. Il est donc mis en attente, le temps que le second aspirant soit à son tour entendu. Celui-ci s'appelle Gaétan, petite cinquantaine, veuf, patron d'une PME spécialisée dans la miroiterie. Évidemment il semble plus intimidé par la jeune femme. Mais il sait parler et au fil des minutes une sorte de fil invisible se noue entre Julie et son interlocuteur.
La discussion est fluide, presque amicale et pour une raison inconnue Laurent sent que le plus jeune des deux, Maxence le banquier, perd une bataille. Bien que son épouse se garde de faire un commentaire, lorsque l'écran se referme sur le clap de fin de ces deux entretiens, l'homme lit dans les yeux de sa femme que son choix va vers Gaétan. Par contre, aucune question, il la laisse seulement digérer les informations et son ressenti sur les deux mecs avec qui ils viennent de discuter. Maintenant, c'est à elle de décider si elle est favorable à la rencontre avec l'un d'eux, ou si… lui va devoir de nouveau fouiller les arcanes du net pour dénicher des perles rares. C'est une situation très délicate et il n'a nulle envie de la voir se précipiter.
Les deux-là ne reparlent pas de ces « interviews masculines » durant encore quelques jours. De plus les deux « lauréats » ne font pas non plus le forcing pour connaitre le verdict de la dame. C'est très curieux comme elle a du mal de se positionner. Dans son crâne de femme, c'est un peu une grande marée. Le temps défile et l'approche des vacances fait que les corps se montrent un peu moins vêtus. Si ces deux continuent à vivre d'une manière normale, derrière les fronts, les images sont plus érotiques. Et ce vendredi soir, veille de leurs congés, Laurent invite son épouse à une dinette en amoureux au restaurant. Elle est prête à filer sous la douche lorsqu'elle suspend son avancée vers la salle de bain.
Elle se retourne gentiment vers son compagnon.
— Penses-tu Laurent qu'il est trop tard pour… inviter ce Gaétan qui doit attendre une réponse ?
— Trop tard ? Je n'en sais rien… il est toujours possible d'essayer de le contacter. Mais tu es certaine que c'est lui que tu as choisi ?
— Pour l'instant je n'ai rien décidé, si ce n'est de l'aborder réellement… les écrans ne font pas tout.
— Comme tu veux ! Je peux tenter de l'appeler ! J'ai les coordonnées de lui et de Maxence. C'est vraiment ce que tu désires ?
— Un diner n'engage à rien d'autre que faire un bon repas, non ? Et puis… je ne veux rien promettre, rien calculer. Voilà ! S'il est libre, il peut venir diner en notre compagnie et pour la suite… on verra bien.
— Parfait… bon ! Je te laisse te préparer, je suis dans mon bureau pour lui téléphoner…
— C'est ça… va… Laurent…
Julie le rappelle. Elle est à demi dénudée, et comme de toute façon, ce qu'elle porte est très léger, dans la transparence de la lumière de cet été, elle est… divinement belle. Lui stoppe sa marche vers la pièce pompeusement nommée « bureau ».
— Oui ma chérie… Il y a autre chose ?
— Non… enfin si… je t'aime.
Le mari refait les deux enjambées qui l'éloignaient de son épouse et elle se colle à lui. Ce qu'ils échangent là, c'est bien plus qu'un baiser, c'est une véritable promesse d'amour. Puis elle se détache de lui et lui murmure quelques mots.
— Tu… tu es certain que si ça arrive, tu ne m'en voudras pas ? J'ai sacrément peur de cette perspective, tu sais, mon cœur !
—… ! De quoi pourrais-je t'en vouloir ? De me rendre heureux ? De faire mon bonheur en m'offrant ce dont je rêve depuis… des mois ? Voire plus peut-être ?
— C'est un peu bizarre, non ! Laurent… de rêver de voir celle que tu dis aimer coucher avec un autre… mais… je dois admettre que j'en ai envie aussi d'un côté et que de l'autre tu ne peux même pas savoir à quel point ça me serre les tripes… la peur que plus rien ne soit comme avant. Tu vois, imagines que ton rêve devienne réalité et qu'il détruise tout au fond de nous, ou de moi peut-être. Mais si tu es prêt à courir ce risque…
— La décision finale t'appartient mon amour…
Laurent vient de nouveau pour la prendre dans ses bras. Elle se laisse de nouveau rouler une pelle et le repousse tendrement.
— Va téléphoner à ce Gaétan… assure-toi d'abord qu'il est libre ce soir… allez sinon, je ne vais pas aller me doucher et… adieu notre dinette.
—…
Un vrai sourire alors que cette fois, il sort de la salle de bain. Bon Dieu qu'elle est rayonnante et qu'il est amoureux de cette femme. L'eau coule alors que la première sonnerie de son portable grelotte dans un autre endroit d'une ville des environs. C'est au quatrième « dring » qu'une voix surprise entre dans les oreilles de Laurent. Sous la douche, la brune chantonne, pour vaincre cette appréhension qui la fait se raidir de peur. Et puis zut ! Qui vivra verra. Rien ne l'oblige à aller plus loin que la simple rencontre avec cet homme. Son mari va veiller sur elle et elle sait bien qu'il ne la poussera ni dans un sens ni dans l'autre… mais est-ce suffisant pour qu'elle se rassure ? Pas vraiment. Viennent ensuite le séchage et le rite du maquillage. Le rouge qui couvre ses lèvres parachève sa remise en état… Le miroir lui hurle : « C'est bien toi la plus belle… la plus belle… la plus belle » !
— xXx —
Entre imaginer une rencontre et la vivre, il y a forcément tout un monde. La table où ils prennent place est fort heureusement un peu à l'écart du centre de la salle. Noyés dans le brouhaha des conversations anonymes qui bourdonnent partout autour, les occupants essaient de paraitre décontractés. Celui qui semble tout à coup le moins intimidé, c'est à coup sûr Laurent. Il alimente donc les dialogues, et lentement Julie se détend. Oh ! Ce n'est pas non plus une relaxation totale, non, simplement elle s'efforce de respirer plus calmement, de moins comprimer l'air dans ses poumons. Le type face à elle est tout aussi tendu. Petit à petit il se déride et si la conversation anodine en apparence le libère un peu, il sait se montrer très courtois. Il finit par se livrer un peu sur son job, sur sa solitude aussi.
C'est une chose de l'avoir vu sur un écran et la sensation ici est toute différente. C'est plus concret évidemment, mais les défauts qu'il aurait su ou pu masquer lors de leur visioconférence, ici seraient immédiatement saisis par les regards vigilants de cette belle brune qui n'est guère plus sûre d'elle que lui. Son mari a l'air d'un brave homme et il cherche à le mettre le plus à l'aise possible. Puis il y a, en plus de la vue agréable de cette femme, sa voix. Pour lui, la tonalité d'une voix féminine, c'est important. Pourquoi ? Il n'en sait fichtrement rien, mais de tout temps il lui apparait que si celle-ci n'est pas bien appairée au physique, ça ne peut pas marcher. Et cette Julie… c'est comme si tout n'était chez elle qu'harmonie.
Elle ne le racole pas, non ! Tout chez elle est naturel, même les sourires qu'elle laisse échapper lorsque son homme lance une vanne pour détendre l'ambiance. Oui… la brune qui se tient de l'autre bord de la table a un truc indéfinissable, une grande classe et Gaétan mesure sa chance d'être assis là avec ce couple. Il n'a jamais fait ce genre de truc. Répondre à une annonce qui de prime abord lui a paru… idiote. Comment un type tel que ce Laurent, avec ce trésor qu'il a dans son lit peut-il avoir des envies aussi… périlleuses ? Mais au fil des échanges par courriel, il croit avoir compris. C'est une démarche qui lui avait aussi traversé l'esprit lorsque Meredith… son épouse lui avait suggéré avant de le quitter, emportée dans les affres de la douleur d'une vacherie de cancer.
Et là… il se trouve dans le rôle inverse, celui d'aider ce Laurent à réaliser un vieux fantasme masculin ! Bizarrerie de l'existence, ce qu'il n'avait pas entendu dans la bouche de son épouse, feue désormais, il l'a mieux accepté de la bouche de ce mec. Et… il se doute bien que s'il est là, c'est bien que cette Julie a donné son avis. Il se sent flatté, mais aussi très anxieux. Être à la hauteur d'un tel challenge demande un self contrôle et une énergie qu'il est loin d'éprouver là ce soir. Il est de plus en plus bercé par la douceur des propos de celle qui… lui donne envie. Alors, il se concentre le plus possible et veut faire preuve d'un naturel qu'il est loin d'avoir. Ce diner est donc décisif pour la suite des évènements.
À aucun moment il n'est fait allusion à ce qui les amène à être réunis à cette table. Et le repas tire déjà à sa fin. Comment savoir ce que va faire Laurent ? Il attend possiblement le feu vert de sa compagne. Mais est-ce par calcul ou tout bonnement parce qu'elle n'ose pas qu'elle ne parle pas de la suite ? Julie respire plus souplement. Ce gars est bien sous tous rapports. Mais… comment imaginer une seule seconde que ses mains qu'elle voit virevolter alors qu'il est possédé par un sujet qui apparemment lui tient à cœur, oui, comment visualiser ses pattes sur son corps ? Et son mari, sensé l'aider qui la laisse s'enliser dans un balancement entre le oui et le non, muettement il est vrai, son mari qui fidèle à ses paroles, ne l'influence pas.
Pourtant, il lui serait agréable qu'il prenne parti ! Qu'il l'aiguille juste un minimum. Il lui faut oser et c'est là que le bât blesse. Si elle est trop… crue, ne va-t-elle pas devenir la salope de service ? Les deux mecs savent bien de quoi il retourne, non ? Alors pourquoi est-ce que les deux ne montrent ils aucun intérêt à la suite ? Ni son homme ni l'invité ne veulent aller sur le terrain d'un passage à l'acte ? Ce repas n'aura donc servi à rien ? Si ce n'est bien sûr, à se remplir la panse ? Julie a besoin d'une occasion pour avancer. Et bing ! Juste avant que les cafés ne soient servis, leur invité s'excuse pour se rendre aux toilettes. Un stratagème bienvenu qui va permettre au couple de faire le point ? En tout cas, ça arrive pile-poil, un timing quasi parfait.
Laurent et Julie suivent du regard la silhouette souple qui se dirige vers les « pipi-rooms ». Gaétan disparait, happé par la porte qui se referme derrière lui. La main de son mari vient saisir celle de son épouse. Oh ! Il ne parle pas, pas encore. Ses grands yeux plongent dans les pupilles de celle qui tourne son visage vers lui. Et c'est elle qui vient au-devant des éventuels questionnements de son homme.
— Alors… tu ne m'aides guère dans cette histoire. Tu me laisses me débrouiller toute seule ?
— Ben… ma chérie, comment tu le trouves ? C'est à toi de décider si… nous allons plus loin ou… si nous allons faire l'amour tous les deux à la maison.
— Je t'avoue que je ne suis plus sûre de rien…
— Il te plait ou pas ? Il n'y a que cette question à te poser… un oui ou un non…
— Me plaire… ? Ce n'est pas forcément ça que tu veux, non ?
— Disons donc, que tu sois partante ou non.
— Et si je te dis oui ? Comment ça se déroule ensuite ? J'en ai mal au ventre… incroyable comme cette situation me crispe les nerfs.
— Si tu me dis oui… je prends les choses en main. Mais c'est à toi de dire, de faire le premier pas et puisque nous sommes quelques secondes seuls… décide de la marche à suivre pour la soirée…
— Je… bon j'ai peur, j'ai une trouille monstrueuse… mais vas-y… je veux bien tenter le coup. À la seule condition que tu m'aides… parce que je serai incapable de faire le moindre geste si je ne te sens pas avec moi, présent dans tout ce qui peut survenir, tu comprends ?
— Oui… c'est promis… tu ne peux même pas savoir comme… je bande depuis le début de ce diner…
— Ah ? Ben je m'en doute. Mais moi… je suis oppressée…
— Voilà notre ami qui pointe le bout de son nez… alors je te laisse, Julie, lui dire que c'est d'accord et ensuite, je me charge du reste… ça te va…
— Euh… on fait comme ça, oui !
Nouveau silence puisque leur homme est en approche de la table. Il reprend sa place sans se départir d'un sourire qui n'a pas l'air forcé. Et Julie est dans ces petits souliers. Comment amener la chose sans que ça ressemble à quelque chose de trop… prémédité ou téléphoné ? Que ça ne fasse pas « pute en chasse », quoi ? Elle respire un grand coup et finalement se jette à l'eau.
— Et vous avez prévu quoi pour votre fin de soirée, Gaétan ?
— Euh… ben… j'ai surtout envisagé seulement deux options… une triste pour le cas où je ne serais pas celui que vous espériez.
—… ?
— Et une seconde plus… souriante… et j'ai à cette occasion mis du champagne au frais dans mon réfrigérateur… C'est seulement vous Julie qui détenez la clé de la solution. Je ne peux que me plier à votre volonté.
— Bien… je vous laisse mettre ça au clair avec Laurent… je vais me repoudrer le nez… à tout de suite.
Elle se lève, un peu trop brusquement pour que ce soit très naturel. Et pan ! Le bébé sur les épaules de son mari. Mais elle a donné son avis et c'est à lui de jouer à partir de maintenant. Le réel soupir qu'elle laisse échapper en se rendant au petit coin n'est pas perçu par les deux mâles qui sont face à leurs responsabilités. Après tout, c'est le rêve de son homme et l'autre peut bien se mettre en phase avec ses désirs. Il lui faut se cramponner au lavabo, respirer fort et se détendre. Elle a mal partout et s'en veut soudain de ce pas vers… l'inconnu qu'elle vient de faire. N'est-ce pas ouvrir une boite de pandore ? Faire sortir un diable de sa boite que cet accord de principe qui octroie quelque part un droit de cuissage à ce Gaétan ?
Que se sont-ils raconté ? Elle ne veut certes pas connaitre les détails sordides, lorsqu'elle regagne sa place. Ce sont deux paires de mirettes qui se fixent sur elle, sur ses hanches qui chaloupent plus ou moins en louvoyant entre les tables. Ses jambes la soutiennent à peine. Ne pas s'effondrer, ne pas laisser entrevoir cette trouille qui suinte de tous les pores de sa peau. Est-ce celle-là qui lui donne l'impression que même sa culotte est trempée ? De plus, est-ce seulement son imagination qui lui fait sentir cette humidité latente ? Et si… il ne s'agissait que de ses propres envies, que son ventre qui réagit à une idée aussi loufoque, est-ce véritablement impossible ? Mais à quoi bon se poser mille et une questions qui n'auront jamais de réponse ?
Laurent se lève pour aller régler la note. Pensée fugace de la brune qui reste seule avec leur invité… et en plus ce sont eux qui paient ? Gaétan ne dit mot, mais il garde les quinquets braqués sur sa poitrine, juste à la bonne hauteur. Qu'est-ce qu'il a dans la caboche à cet instant-là ? Imagine-t-il une seule seconde la panique qui s'empare de la brune ? Comment échapper à ce qui la crucifie sur place, devant ce type qui il y a encore deux heures, n'était qu'une image sur un écran ? Sa voix, la sienne est chevrotante.
— Alors ? Où va-t-on ?
— Euh… ben chez moi ! C'est ce qui est convenu avec ton mari. À moins que tu ne préfères une chambre d'hôtel ?
Elle note mentalement que le vous poli se mue en un tu plus familier. Et dans des trémolos qu'elle ne peut réprimer, elle se force à répliquer…
— Non… non, pas une chambre dans un hôtel, je ne suis pas une pute…
— Oh ! Julie, à aucun moment je n'ai pensé cela de toi. Tu sais Laurent m'a tout bien expliqué… son rêve, le divorce de vos amis, son idée de te montrer combien il tient à toi, et puis… vos longues discussions sur le sujet avant que tu te décides. Je te trouve très courageuse de lui faire le plus merveilleux cadeau qu'une femme puisse faire à son homme. J'ai été très bête lorsque la mienne m'en avait parlé… oui… elle en rêvait aussi et je n'ai pas su entendre ou écouter. Je suis malheureusement tout seul depuis…
—…
Comment ne pas suivre le discours de ce type qui fait preuve d'une sincérité désarmante ? Il ne la quitte pas du regard et elle peut lire, malgré ses doutes que finalement il n'est pas moins inquiet qu'elle ne l'est. Mais Laurent retrouve les deux-là qui l'attendent.
— On peut y aller. Mais avant tout, je veux préciser qu'à tout instant chacun est libre de dire « stop ». Il n'est pas question que l'un ou l'autre de nous trois se sente obligé de faire ce qui lui paraitrait insurmontable. Nous sommes tous bien raccord sur le principe ?
— Tu sais mon avis sur ce que tu avances là, Laurent… et je le répète devant Julie, je suis d'accord. Tout le monde peut renoncer n'importe quand sans que personne ne cherche à le dissuader du contraire… c'est à ton épouse de décider… je sors le premier et si vous êtes tous les deux partants, vous pouvez suivre ma voiture. C'est à une demi-heure de route… environ !
Il est déjà deux pas devant la table, en direction de la porte de sortie. Le restaurant est quasiment vide. La brune, toujours les guibolles en coton se tient debout près de son mari. Lui la prend par la taille et ils vont à leur voiture. Déjà, les feux de recul de celle de Gaétan sont allumés. Et le couple file donc le train au véhicule qui les précède d'une centaine de mètres. Un silence seulement bercé par le ronron régulier du moteur, Julie suit la route des yeux sans trop voir le paysage. C'est long et très court à la fois. Son cœur bat encore plus fort lorsque dans la nuit l'avertisseur de changement de direction leur signale qu'ils vont entrer dans un lotissement. Encore une centaine de mètres et les automobiles qui se suivent se rangent dans l'entrée d'un garage attenant à un pavillon.
Laurent et leur nouvelle connaissance sont là qui surveillent la descente de voiture de la brune. Ensemble le trio se dirige vers l'entrée au-dessus de laquelle une lampe vient d'illuminer le perron. Sans doute munie d'un détecteur de présence, elle fait sursauter la femme surprise. Son mari la sentant très nerveuse lui pose la main sur le bras et sa voix rassurante vient calmer cet étrange émoi.
— Ce n'est rien ma chérie… juste une lampe… vient là !
Le bras masculin entoure les épaules de celle qui tremble beaucoup. Pendant ce temps et grâce à cette lumière, Gaétan loge la clé dans la serrure. Le déclic claque dans la caboche de la brune, bruit qui lui fait savoir que cette fois, le bout de l'aventure est proche… ou le début d'un nouveau chapitre de leur vie à Laurent et elle. Le propriétaire des lieux les invite à entrer dans la maison. Un pas, deux, et la cloison mobile les sépare du monde extérieur. Le gars n'a pas allumé ce sas d'entrée. Une loupiote rend visible une grande salle à manger, que les trois-là laissent sur leur gauche pour gagner un salon. C'est de là que la veilleuse est comme un phare.
— Voilà ! Vous êtes dans mon palais… il est comme une ruche sans reine… un peu déserte. Une présence féminine… il y a belle lurette que ce n'est plus arrivé… en tout cas merci à vous deux pour ce diner et cette soirée… quelle qu'en soit l'issue. Vous êtes des personnes très agréables et je suis heureux de vous avoir rencontré.
— Mais nous aussi… je parle au nom de Julie également. Tu te doutes bien que pour elle ce n'est pas simple.
— Oui… mais nous pouvons tous en rester là si… nous pouvons boire une coupe de champagne, qu'en dites-vous ?
— Vous voulez nous saouler ?
— Non ! Loin de moi, cette idée, voyons Julie… Il n'y a surement rien de pire qu'une femme ivre et dans ces cas-là… où est le consentement mutuel ? Mais nous n'avons pas exagéré sur la boisson.
— Je… pardon, c'était seulement une boutade. Laurent a raison, je ne suis pas… il va vous falloir une patience d'ange…
— Ça tombe bien ma chérie, nous sommes officiellement en vacances pour quinze jours… nous avons tout notre temps.
C'est dingue le boucan que peuvent faire les bulles du champagne qui se libèrent dans le silence. Le sang qui bat aux tempes de la brune fait également un potin du diable. Et Gaétan qui vient de verser le vin aux couleurs d'or s'assoit gentiment sur un des deux fauteuils qui sont en vis-à-vis du canapé où le couple a pris place. Les coupes sont soulevées pour fêter la présence ici, de Julie et Laurent. Personne n'ose plus rompre ce long blanc qui s'éternise. Lorsque son mari se baisse pour reposer son verre à nouveau sur la table basse, il laisse trainer sa patte sur la jambe, qui de sa cheville jusqu'au genou laisse entrevoir son grain de peau bronzée. Elle frissonne, se raidit, mais ne repousse pas la main qui lui caresse cette fois plus franchement la cuisse, sur le tissu de sa jupe.
Lentement, Laurent fait remonter l'ourlet vers les hanches sans qu'elle n'intervienne véritablement. Pourquoi ne pas l'embrasser, puisqu'elle ne repousse pas ses avances, malgré les regards de celui qui à deux pas suit l'évolution de tout ceci ? Là encore, pas de refus, malgré la tension palpable qui la gagne. La jupe est remontée lentement, laissant apparaitre la culotte auréolée d'une tache mouillée dont l'autre va vite apercevoir la trace. C'est vrai que le baiser reste très succinct, tellement elle est oppressée. Un court instant Laurent ne sait plus quoi faire. Mais comme Julie ne le rejette pas franchement, il se lance alors dans un câlin sur cette fragile barrière de froufrou. Il ne tente pas de la retirer, mais l'écarte un peu sur le côté, de manière à ce que le type sur son fauteuil profite du spectacle.
Jusque-là, elle ne rue pas dans les brancards. Elle sait parfaitement que les poils de son pubis dans lesquels le doigt de son homme vadrouille vont montrer le rose de sa muqueuse. Elle mouille franchement, mais n'est pas plus sûre d'elle pour autant. Laurent se frotte le bas ventre sur son aine, et s'ils sont toujours vêtus, les apparences n'en sont que plus trompeuses. Il vient de lui enfoncer quelques millimètres d'une phalange dans ce con dont elle s'efforce encore de garder le secret en tenant ses jambes suffisamment serrées. La main libre de son homme déboutonne un à un les fermetures de son chemisier et un soutien-gorge assorti à son slip met en évidence deux seins bien ronds. Les bonnets sont un attrait supplémentaire pour les mirettes du voyeur qui doit se gaver d'images érotiques.
Une nouvelle série de baisers passionnés vient pour clore les premiers soupirs de la belle brune que son mari pousse à s'allonger sur la longue assise du divan. Elle s'exécute alors que pas un seul mot n'est échangé. Ses oreilles perçoivent le bruit grinçant horriblement de ce qu'elle sait être la fermeture éclair de la braguette de Laurent. Quelques secondes encore, avant que la queue raide vienne effleurer la bouche que l'instant précédent il baisait goulument. Sucer devant Gaétan ou garder closes ses mâchoires ? Un dilemme auquel elle ne voit pas d'issue. Il ne force pas vraiment, lui est dans son envie de jouer et il lui lime délicatement la chatte d'un majeur tranquille. Elle a envie de sexe bien sûr. Mais pas encore au point de ne pas comprendre que cette main qui lui caresse la motte désormais n'est plus celle de son homme.
C'est un véritable coup de fouet. Son cerveau part en vrille. Dans un grand mouvement, elle se redresse. Cette manœuvre rapide fait reculer la patte du propriétaire des lieux et même Laurent ne bouge plus.
— Tu exagères toi ! Vous auriez pu attendre une minute que je sois…
— Oh ! Pardon… pardon ma chérie. Mais comme tu ne parlais pas, j'ai cru que… tu…
— Tu exagères… je ne peux pas ! Non ! C'est au-dessus de mes forces… je ne peux pas, tu comprends ?
— Oui ! Oui, ne nous fâchons pas ! Tu m'avais averti que tu n'étais pas certaine de pouvoir aller au bout… je peux le concevoir…
— Je suis désolée, Gaétan, ça n'a rien de personnel, mais c'est impossible. Pas comme ça, pas ce soir… je ne suis pas prête !
— Ne t'en fais pas. Personne ne t'en veut ici. Tu es une femme très courageuse… et Laurent a bien de la chance de t'avoir dans son lit… de plus tu es superbe… bandante aussi… ne crains rien. Tout est clair et je ne me sens pas fâché…
— Tant mieux. Je n'ai pas dit que je ne le ferais jamais… mais c'est trop rapide, ça va trop vite. Je… nous allons rentrer à la maison.
— Désolé mon vieux, mais toi et moi connaissions le risque et un possible recul était dans l'ordre du prévisible… j'espère seulement que tu ne nous en tiendras pas rigueur.
— Mais non Laurent… vous êtes un couple formidable. Et je peux t'assurer que je sais bien la difficulté de ce genre de truc pour l'avoir vécu avec ma regrettée épouse… elle aussi aurait aimé, et moi, ça m'a semblé… comme pour toi Julie, insurmontable.
— Merci… je vous promets que si un jour, je franchis le cap, si je parviens à surmonter mes appréhensions, vous serez celui à qui nous ferons appel… mais là… non ! Je ne peux pas !
— Ne te bile pas pour moi… et mille mercis pour le diner, et un peu aussi pour… la beauté de la vision, aussi courte fût-elle… tu es… splendide.
Il essaie de leur servir un second verre de vin, mais elle refuse catégoriquement. Moins de cinq minutes plus tard, les deux époux roulent en direction de leur demeure. Chacun dans sa tête analyse ce qui vient de se passer. Et si aucune parole n'est échangée dans l'habitacle, Julie pose sa main sur la cuisse du chauffeur. Il tressaille et lui fait une risette.
— Ne t'en veux pas ma chérie… les échecs font aussi partie de la vie d'un couple, tu le sais ! Je t'aime très fort.
— Attends ! Laurent… tourne au premier petit chemin… vite, tourne là, sur ta droite !
— Mais… il n'y a rien du tout par là… je ne sais pas où ça mène.
— On s'en fiche… Gares-toi… vite, range-toi par là…
Il obéit, imaginant qu'elle a une envie pressante. Et si c'est effectivement le cas, ce n'est pas du tout celle à laquelle il songe. Dès que le moulin s'est tu, elle se penche sur lui, ouvre son pantalon et elle lui taille une pipe royale. Elle est chaude, crève d'envie de s'envoyer en l'air et seule sa peur a pris le dessus sur son besoin de sexe. Là, au milieu de nulle part, sur la banquette arrière qu'il vienne de gagner, elle s'offre à lui avec une sorte de rage. C'est elle qui dirige les opérations et il n'a pas son mot à dire. Entre pipes renouvelées et possessions, ils prennent tous les deux un pied d'enfer. Elle sait le faire mijoter, le stopper dans sa montée trop rapide du plaisir. Ce qu'elle veut… c'est jouir avec lui, d'un orgasme simultané. Et elle s'y emploie avec maestria…
— xXx —
Ce retentissant raté est depuis plusieurs jours derrière eux. S'ils font abstraction du temps passé et perdu à jamais chez Gaétan, le gâchis ne s'avère pas si sévère. Et puis, si elle n'est pas allée au bout des espérances de son homme, Julie a fait l'effort d'essayer. C'est exactement ce à quoi elle songe là, en se remémorant sa peur panique dès qu'elle a senti la patte de l'autre sur elle. Peut-être qu'il n'aurait fallu que quelques minutes de patience supplémentaires à Laurent pour que cette virée nocturne prenne une tout autre tournure. Ou que cette tentative se soit déroulée dans son cadre familier. Ça aussi ça a surement perturbé la brune et elle en est parfaitement consciente. Bon ! Ce qui est fait est fait, pas moyen d'y revenir. De plus son mari n'est jamais revenu sur ce loupé ! Mais au fond de lui a-t-il franchement renoncé ?
Une drôle d'idée germe alors dans la cervelle de la brune pour qui le bonheur de son homme reste d'actualité. Et dans un mois jour pour jour, c'est l'anniversaire de son chéri… pourquoi ne pas… envisager d'inviter ce Gaétan qui a une vision quasi totale de… oui ? Pourquoi pas ? Mais le mieux serait de faire la surprise à Laurent. Et pour ce faire… comment retrouver le numéro de téléphone de cet homme ? Parce qu'elle ne sait rien de lui, hormis l'adresse où ils se sont rendus de nuit. C'est là qu'elle se dit que c'est réalisable et elle se décide… à lui écrire un courrier ! Oui ? Mais son nom de famille ? Tant pis… au pire, elle peut aller le déposer dans sa boite un après-midi pendant que Laurent bosse…
Elle se lance donc dans une missive explicite où elle invite le gaillard à les rejoindre le soir de l'anniversaire de son mari et pour peaufiner les détails, elle glisse dans son courrier son propre zéro six pour qu'il la joigne et se mette d'accord. C'est comme ça qu'une semaine avant le jour fatidique, Julie s'arrête devant la maison et colle son mot dans la boite de Gaétan. Elle lui a, bien entendu, recommandé d'être très discret et de ne l'appeler que pendant les heures de bureau de son mari. C'est ainsi que le type tout heureux de l'entendre prend attache avec celle avec qui il espère toujours… faire l'amour. Échange courtois, franc et sans ambigüité. Elle ne veut pas tromper son homme, juste lui faire un cadeau d'anniversaire dont il se souvienne.
Elle lui explique donc qu'elle laissera la porte entrouverte… qu'il devra attendre qu'elle lui donne un signal pour entrer sans bruit ! Ce soir-là, elle allumera la lampe extérieure ce qui voudra dire qu'il pourra entrer sans faire de boucan et la suite sera à l'avenant… ou pas. Le gars est enthousiaste et content de les revoir. Il n'a aucune hésitation pour donner son aval à la proposition de cette belle brune dont la voix le ravit. Voilà ! Tout est donc sur les rails pour ce cadeau d'anniversaire si spécial et advienne que pourra. Mais cette fois, Julie est sur son terrain, sur ses terres et… la différence surement réside dans ce léger détail. Il n'y a donc plus qu'à laisser passer les heures et les jours…
Le jour « J », la brune est sur son trente-et-un et impatiente de voir rentrer son mari. Petit diner aux chandelles à déguster après… le premier service. Elle ne dresse pas la table, pas avant qu'il ne soit au salon. Une fois installé, il a droit au cadeau « normal », une jolie montre sur laquelle il lorgne depuis quelque temps. Pas un instant, il ne se doute qu'une autre suite est prévue. Et elle lui propose un moment de détente et un massage. Mais Julie tient à l'agrémenter pour le fun et elle lui demande de se dévêtir, avant de s'allonger sur la table qui leur sert à ce genre de jeux courant dans leur couple. Il tique juste une seconde lorsqu'elle tient à tout prix à lui poser un bandeau sur les yeux. Finalement il cède à ce qu'il considère comme un « gentil caprice ».
Elle lui pose donc un loup et l'abandonne quelques secondes pour quérir dans la salle de bain une huile essentielle et pour aussi allumer la lampe, signal pour Gaétan qui s'il a bien suivi les consignes doit se planquer dans les parages… Enfin, elle retourne auprès du corps nu de Laurent qui n'a pas bronché.
— Tu es prêt mon cœur ? Attention ça risque d'être un tantinet frisquet… je coule de l'huile sur ton dos…
— Humm… ma petite fée me soigne. Je suis gâté pour mon anniversaire… je t'aime Julie !
— Mais moi aussi mon cœur… et tu ne peux même pas savoir à quel point. On y va ?
— Oh… Humm, oui !
Alors qu'un filet d'huile se répand sur le haut des épaules de son mari, elle qui fait face à la porte voit entrer celui qu'elle attend. Il a retiré ses chaussures, suivant en cela les instructions reçues. Et il s'approche à pas de loup. Elle n'a pas encore démarré son massage. Et du coup, d'un signe du menton, elle demande à l'arrivant de s'y atteler. Donc, les mains débutent des va-et-vient sans que Laurent se rende vraiment compte que ce ne sont pas celles de son épouse qui se baladent sur son corps. Il est bien entendu entre eux que lorsqu'il s'agira de toucher le sexe de Laurent, elle seule le fera. Mais pour l'heure, celle qui depuis sa douche n'a revêtu que son peignoir voit avec plaisir les pattes masculines qui s'activent sur la peau de son mari sans qu'il fasse une quelconque différence. Puis au bout de longues minutes, le masseur stoppe ses allées et venues sur un simple geste du menton de la brune.
— C'est bien mon cœur… on passe au côté face… je présume que le verso a eu satisfaction !
— Oh mon amour… c'est juste divin…
— Humm ! Allez… sur le dos, monsieur Laurent…
— À vos ordres ma Julie… je garde mon bandeau… je ne sais pas trop pourquoi, mais c'est très… enfin j'ai l'impression que j'ai plus de sensations à l'aveugle…
— C'est bon, n'est-ce pas ?
— Oh… oui… et vois dans quel état tu m'as mis…
Il est allongé sur le dos et son sexe est dans un état d'excitation qui ne passe pas inaperçu. Elle sourit de voir cette bite tendue et si Gaétan est un peu gêné, elle s'en fiche tout à fait. Pour lui montrer sa gratitude, elle aussi dénoue les pans de son vêtement. Puis du bout des doigts, elle lui fait comprendre que de son côté, il est trop habillé. Un peu chamboulé par ce qu'il saisit pourtant parfaitement bien, il se recule de quelques pas et lentement, toujours en silence, il se décide à retirer ses vêtements. Lui aussi ne peut guère cacher une érection conséquente à la vue de cette femme qui depuis un instant passe et repasse ses paumes du nombril à la verge qui bande de plus belle. Laurent soupire. Et Gaétan voit le visage de la maitresse de maison qui plonge vers le dard tendu. Il tend la main vers les cuisses qu'il devine sous le tissu aérien de son peignoir.
Elle ne veut pas, pas encore qu'il la touche… mais elle ne peut décemment pas refuser beaucoup plus longtemps un petit encas à cet homme qui est venu à sa demande expresse.
— Ça te convient Laurent… et si je te retire là maintenant ton bandeau… que crois-tu qu'il va se passer ?
— Ben… j'ai forcément une petite idée… vu l'état dans lequel tu m'as mis… tu allumes l'incendie et je présume que tu vas jouer les pompiers…
— Et si… si pour te faire un cadeau… j'avais invité un de nos vieux amis ?
— Quand ? Demain… ? Mais j'ai eu Bernard au téléphone et il ne m'a parlé de rien…
— Qui te parle de Bernard ?
— Ben… qui donc pourrait nous rendre visite… ?
— Pas non plus demain… mais ce soir…
— Quoi… je ne pige pas…
— Alors écoute… j'ai eu envie de te donner enfin pour cet anniversaire ce dont tu rêves depuis longtemps… ce que nous avons remis à plus tard, il n'y a pas si longtemps…
— Tu me parles bien de Gaétan, je me trompe ?
— Non ! Non, ça te dirait qu'il nous rejoigne ce soir ? À toi de voir… et puis… il pourrait te masser, avec moi !
— Tu rigoles là ? D'une part je ne le vois pas rappliquer ici en catastrophe et puis… il ne me parait pas homme à en masser un autre…
— Ah… tu ne trouverais pas cela déplaisant alors ?
— Pourquoi ? Les salons de massages sont remplis de types qui massent leurs congénères sans pour autant qu'ils soient homos…
— Oui ? Mais tu le laisserais volontiers me prendre ?
— Oui… c'est mon rêve, il est toujours là dans mon cerveau…
— Et si moi en contrepartie, pour aussi avoir des envies, je te demandais, non je vous demandais de vous faire une fellation… tu le ferais pour moi ?
— Tu veux dire donnant-donnant ? Tu fais l'amour avec nous deux et pour te remercier lui et moi nous nous taillons une pipe ? Pourquoi pas ? Mais je doute qu'il soit d'accord.
— Comment peux-tu en être certain ? Vous en avez parlé… ?
— Non ! C'est juste une impression…
— Je vois… bon… je te masse encore quelques minutes et nous dinons ? J'ai préparé une soirée de fête pour toi, mon amour.
— Tu es une merveilleuse épouse. La meilleure, celle que tous les hommes rêvent d'épouser…
Elle cesse de nouveau de frictionner la verge que ses doigts libèrent. Puis d'un coup du menton, les yeux levés vers Gaétan qui à moins de cinquante centimètres vient de suivre tout le débat, elle lui montre le sexe. Lui hésite, puis avance. Son visage se baisse et sans y mettre les mains, la bouche masculine happe le mât qui reste dressé. La réaction de Laurent est immédiate.
— Ah… Julie, tu as la meilleure bouche du monde. C'est trop bon !
C'est l'instant qu'elle choisit, pour qu'entre index et pouce, sans bruit, elle tire doucement sur les deux morceaux du foulard. Laurent toujours couché sur le dos a en ligne de mire le visage de son épouse qui lui adresse un grand sourire. Il répond avant de réaliser qu'elle ne peut en aucun cas lui sourire et le sucer tout à la fois. Alors, il se sent d'un coup très bizarre. Et un vrai sursaut le fait relever son torse. C'est pour découvrir Gaétan qui continue à lui astiquer le gland de sa langue.
— Merde… Gaétan… mais comment est-ce possible ?
— C'est moi mon chéri qui ait invité notre nouvel ami… tu es content j'espère ? Autant que je le suis de voir que pour moi… pour mon amour toi aussi, tu es capable de donner de ta personne. Nous allons pouvoir passer à table, je vous sers l'apéro et dresse les couverts ?
— Mais…
— Chut mon amour… ce soir, je sais que je peux aller au bout de tes fantasmes. Toi tu viens de réaliser une petite partie des miens… alors… je t'aime.
Il a du mal de piger ce qui se passe sans pour cela arrêter le type qui insiste sur sa queue qui ne ramollit pas. C'est donc son épouse qui met fin au jeu en invitant les deux hommes à boire un apéritif. Ils sont désormais tous les deux à poil et elle en déshabillé, autour de la table du diner. Tout est prêt et l'alcool ingurgité desserre légèrement l'étau émotionnel qui étreint l'un et l'autre des mecs. Dans ce drôle d'équipage, sans doute parce qu'elle est sur son terrain, c'est bien Julie la plus à l'aise. L'appétit vient dit-on en mangeant et les gaillards ne font pas mentir cette règle. Ils dévorent avec bonheur ce que la brune a cuisiné, le tout dans de grands fous rires dus aux explications fournies par Gaétan sur la manière de l'inviter, employée par l'épouse de Laurent.
— xXx —
Contrairement à la rencontre précédente, effet placébo d'être chez elle, Julie a beaucoup moins d'appréhension. Est-ce dû au fait que Gaétan s'est montré suffisamment docile pour exécuter avec presque un vrai plaisir ses ordres sur le vit de son mari ? Toujours est-il que dès que le digestif est ingurgité, elle et ses deux mâles se réunissent au salon. La table basse qui mange la place entre sofa et fauteuil est immédiatement isolée. Pas de feu dans l'insert, il fait dans la pièce une chaleur suffisante pour ne pas user d'un tel artifice. Et elle se love telle une louve entre les jambes de son mari alors que l'invité lui, un peu à l'écart suit dans un premier temps les folles caresses. Comme elle est restée vêtue de son long peignoir, rien n'est encore trop à la vue des hommes.
Les pelles que se roulent maintenant Julie et Laurent sont torrides. Et les mains masculines de son mari la débarrassent rapidement de la ceinture qui garde les deux pans fermés. Laurent caresse d'abord un sein qui a l'audace de se montrer. Jolie boule ronde au téton gorgé d'envie qui attire l'œil, mais surtout les lèvres de son homme. Le tissu doux, plus retenu par le ruban central glisse et laisse entrevoir les poils sombres d'un pubis légèrement renflé. Cette fois les yeux du visiteur sont littéralement scotchés sur ce triangle velu, fait d'une toison drue très bien domestiquée. Et quelques perles de rosée perlent déjà à la commissure des grandes lèvres, gardiennes du temple. Un index entrouvre les ailes et plonge au cœur de la rose.
Bien sûr que Gaétan a une érection monumentale en voyant ce spectacle que lui offre le couple. Mais sans une invitation à se joindre à eux, il demeure juste spectateur. D'une main pas vraiment innocente, il ne peut qu'empoigner sa hampe pour branler très doucettement son membre qui en devient douloureux. Julie gémit, les paupières baissées, et elle fait abstraction totalement de celui qu'elle a elle-même fait venir. Laurent lui se met à genoux au niveau du visage de sa belle. Il présente à la bouche coquelicot, sa bite dure comme du bois. Il frotte celle-là lentement contre la joue de la brune. Faisant lentement coulisser la hampe contre ses lippes, sans jamais tenter une entrée par effraction dans le palais de la reine. Ce petit jeu échauffe celui qui en est l'auteur, mais également le voyeur qui se masturbe.
Quant à Julie, elle ne maitrise plus vraiment quoi que ce soit. Elle se laisse bercer par les caresses de cet homme qu'elle aime et en oublie qu'un autre est là qui chouffe tout. C'est Laurent qui fait signe à Gaétan de venir se joindre à la fête. Mais auparavant, alors que la bouche de la belle est envahie par son vit et qu'il la guide dans sa gorge en la tenant par les tempes, il se penche sur son oreille pour lui murmurer…
— Notre invité peut aussi jouer ?
— Mmm !
Pas d'autre geste et le mari fait donc signe à celui qui espère. Il vient immédiatement s'allonger sur le ventre, entre les jambes de la brune. La bouille de Gaétan écarte un peu les deux cuisses, pour mieux venir lécher le con ruisselant. Elle ne fait pas un mouvement, se laissant faire. Et les soubresauts qui en découlent montrent à quel point cette léchotte la transporte. Le reste de la soirée n'est plus qu'un mélange de corps, de caresses, et de baisers. Si les hommes ne s'embrassent à aucun moment sur la bouche, ils ne refusent ni l'un ni l'autre une fellation à l'initiative de Julie. C'est un véritable déferlement de sexe. Personne n'est lésé, tous ont accès à tous les plaisirs. La femme ne compte plus les pénétrations, les pipes non plus. Elle est servie par deux hommes totalement transformés par cette équipée sauvage.
Stimulés par la vision de ce corps de femme qui se tord sous les coups de reins, l'un et l'autre bandent sans interruption. Lorsque l'un se vide, l'autre prend le relais et la nuit est bien avancée quand les assauts s'achèvent par un feu d'artifice magistral. Julie jouit sans plus trop savoir qui la prend, sans vouloir non plus lire sur les traits de ses baiseurs la satisfaction de ses orgasmes… Au petit matin, juste avant que la noirceur de la nuit ne cède la place aux lueurs de l'aube, un moteur de voiture ronronne et l'occupant du véhicule, repu rentre chez lui. Le couple lui s'embrasse une fois de plus, avant de s'enfoncer entre deux draps parfumés à la lavande… pour un repos bien mérité.
Avant de fermer les yeux… Julie dépose un bisou sur la joue râpeuse d'une barbe naissante de son mari… elle lui murmure gentiment…
— Bon anniversaire mon amour… J'espère que tu as apprécié ton cadeau…
— Humm… merci ma Julie…
Fin de cet acte…
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Ced67220
14 mars 2024 à 14:11
Top génial bravo
Soyez respectueux
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aime28
11 mars 2024 à 13:06
Très jolie couple qui réalise ensemble une envie commune
Beaucoup d’amour et de sexe comme j’aime
Superbe récit
Merci à vous
Soyez respectueux
Répondre
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NathNMitch
11 mars 2024 à 03:20
J'ai tout simplement adoré ton histoire, toute la mise en scène ainsi que cette nuit à la fois torride et érotique. Félicitations encore une fois pour cette belle histoire.
Soyez respectueux
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