Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Caroline, ou la libération de la femme — Chapitre 1 · Chapitre 1: L'inconnu du café et 2: La piscine
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Caroline, ou la libération de la femme
Chapitre 1 · Chapitre 1: L'inconnu du café et 2: La piscine
Mardi 18 juin.
Le chant d'un passereau posé sur la fenêtre de votre chambre l' arrache aux bras de Morphée. Un rayon de soleil éclaire d'un rai de lumière son visage ensommeillé. Une bourrasque de vent frais s'engouffre par la fenêtre entrouverte et fait danser le fin tissu du rideau qui la cache à la ville grondante et fumante. Le printemps est enfin là.
Elle jette un regard endormi vers le réveil qui trône sur sa table de nuit à côté de l'exemplaire à la couverture jaunie de Belle du Seigneur et se redresse en sursaut : 7h59.
Le chant d'un passereau posé sur la fenêtre de votre chambre l' arrache aux bras de Morphée. Un rayon de soleil éclaire d'un rai de lumière son visage ensommeillé. Une bourrasque de vent frais s'engouffre par la fenêtre entrouverte et fait danser le fin tissu du rideau qui la cache à la ville grondante et fumante. Le printemps est enfin là.
Elle jette un regard endormi vers le réveil qui trône sur sa table de nuit à côté de l'exemplaire à la couverture jaunie de Belle du Seigneur et se redresse en sursaut : 7h59.
— Merde, les enfants !
Elle se lève en vitesse, sautz dans la jupe noire qui traînait sur la chaise et attrape à l'aveugle un soutien-gorge dans l'armoire. Elle prend un chemisier blanc qu'elle boutonne en toute hâte en descendant les escaliers pour entrer dans la chambre des enfants.
— Debout, c'est l'heure, vous allez être en retard à l'école !
Après avoir déposé ses enfants à l'école, elle rejoint, comme à son habitude, ses deux amies, Marie et Sophie, au café du quartier. Claire lui fait remarquer qu'elle a boutonné sa chemise à l'envers et l'interroge sur les raisons de cet accoutrement.
— Qu'est-ce que tu as fait encore cette nuit ? Des folies avec ton mari ?
— Arrête, réponds-elle. Tu sais bien qu'avec lui, c'est toujours parfaitement orchestré, réglé à la minute et complètement prévisible. Il n'y a pas de « folies », comme tu dis. Et c'est bien mieux comme ça.
— Arrête, réponds-elle. Tu sais bien qu'avec lui, c'est toujours parfaitement orchestré, réglé à la minute et complètement prévisible. Il n'y a pas de « folies », comme tu dis. Et c'est bien mieux comme ça.
La curiosité de ses amies étant satisfaite, elle balaye la salle du regard, s'attardant sur un jeune homme qui attire sa curiosité. Il la fixe du regard. Il doit avoir environs vingt-cinq ans, mesure dans les 1m80 et porte une chemise blanche à rayures bleu ciel, une veste de costume d'un bleu nuit et un pantalon assorti. Il lui sourit, sort de la poche de sa veste une paire de lunettes rondes, et commence à écrire sur un petit carnet à la reliure de cuir.
Rapidement, la conversation de ses amies échappe à l'attention de la femme qui laisse son esprit vagabonder à des pensées lubriques. Ces derniers temps, elle s'est rendu compte que ses pensées déviaient souvent vers l'érotisme et qu'elle prenait un malin plaisir à contempler les hommes qui l'entourent. Aussi ne peut-elle s'empêcher de jeter des regards vers cet inconnu absorbé par son écriture qui tourne de temps à autre un regard vers elle. Au bout d'une dizaine de minutes, Sophie la tire de ses rêveries charnelles.
Rapidement, la conversation de ses amies échappe à l'attention de la femme qui laisse son esprit vagabonder à des pensées lubriques. Ces derniers temps, elle s'est rendu compte que ses pensées déviaient souvent vers l'érotisme et qu'elle prenait un malin plaisir à contempler les hommes qui l'entourent. Aussi ne peut-elle s'empêcher de jeter des regards vers cet inconnu absorbé par son écriture qui tourne de temps à autre un regard vers elle. Au bout d'une dizaine de minutes, Sophie la tire de ses rêveries charnelles.
— Caroline… Caroline tu m'entends ? Tu rêves ou quoi ?
Émergeant de sa stupeur, elle prétexte vouloir aller régler pour pouvoir le voir de plus près. Le bruit de ses talons sur le parquet du café lui fait lever le regard de son calepin. Leurs regards se croisent et le sien se perd dans ses yeux verts alors qu'il la transperce de ses yeux noisette. Il sourit à nouveau, un sourire doux, bienveillant, mais en même temps terriblement masculin et charnel que cela déclenche une réaction au plus profond d'elle. Sa démarche naturellement sensuelle sans être volontaire fait se balancer ses hanches de droite et de gauche, détaillant avec grâce ses formes harmonieuses. Elle paye, plaisante avec le serveur et appelle finalement Marie et Sophie pour qu'elles la rejoignent. Elles sortent toutes les trois, sans un regard pour l'inconnu.
Quelques minutes après le départ des trois femmes, le serveur s'approche de l'homme penché sur son petit carnet noir.
— Elle s'appelle Caroline, dit-il. Je t'ai vu la regarder, ajoute-il avec un clin d'œil. Mais c'est peine perdue. Caroline, jamais tu ne pourras l'approcher. C'est une sainte, cette fille, personne, à ma connaissance n'est parvenu à la baiser. Et pourtant, qu'est-ce qu'elle est bonne ! Elle me fait bander derrière mon bar, tous les matins.
En quelques mots, le serveur renseigne l'inconnu sur l'emploi du temps de Caroline. Il est drôle et sympathique, ne semble souhaiter qu'une chose, c'est de la voir comblée. Il semble avoir un faible pour cette femme qui vient tous les matins à son café. Il lui conseille de se rendre à la piscine du quartier, car il sait qu'elle y fait ses longueurs tous les mardis après-midi. Et justement, on est mardi.
L'inconnu remercie le serveur, avale son café d'un trait, range son petit carnet littéraire et ses lunettes, et sort du café, sous les chauds rayons du soleil.
L'inconnu remercie le serveur, avale son café d'un trait, range son petit carnet littéraire et ses lunettes, et sort du café, sous les chauds rayons du soleil.
Chapitre 2 : la piscine
15h30.
L'homme entre dans la piscine, sa serviette de bain sur l'épaule. Aussitôt, il la remarque, assise au bord du grand bassin, regardant les hommes qui passent devant elle. Jeunes, vieux, grands, petits, musclés ou maigres, cela importe peu, mais le ballet incessant de ces corps masculins l'excite quelque peu, et le clapot de l'eau contre son intimité ajoute à ce sentiment intérieur. Elle tourne la tête vers lui et le remarque aussitôt. Elle est presque sûre d'avoir reconnu le jeune homme du café de ce matin. Elle le détaille scrupuleusement. Ses abdominaux ne sont pas saillants, mais l'entrainement effréné auquel il s'est astreint tout au long du printemps lui a fait perdre le léger embonpoint qu'il avait acquis pendant l'hiver. Les heures de piscine ont développé ses épaules qui sont larges et puissantes, et ses pectoraux semblent fermes et musclés. La fraicheur de l'air conditionné fait s'ériger ses deux tétons.
15h30.
L'homme entre dans la piscine, sa serviette de bain sur l'épaule. Aussitôt, il la remarque, assise au bord du grand bassin, regardant les hommes qui passent devant elle. Jeunes, vieux, grands, petits, musclés ou maigres, cela importe peu, mais le ballet incessant de ces corps masculins l'excite quelque peu, et le clapot de l'eau contre son intimité ajoute à ce sentiment intérieur. Elle tourne la tête vers lui et le remarque aussitôt. Elle est presque sûre d'avoir reconnu le jeune homme du café de ce matin. Elle le détaille scrupuleusement. Ses abdominaux ne sont pas saillants, mais l'entrainement effréné auquel il s'est astreint tout au long du printemps lui a fait perdre le léger embonpoint qu'il avait acquis pendant l'hiver. Les heures de piscine ont développé ses épaules qui sont larges et puissantes, et ses pectoraux semblent fermes et musclés. La fraicheur de l'air conditionné fait s'ériger ses deux tétons.
Il passe devant elle pour se rendre au bout de la ligne d'eau et commencer ses longueurs. Elle attarde son regard sur son dos dont les muscles roulent les uns sur les autres à chacun de ses pas. Ses fesses sont fermes et musclées, et leur rondeur lui fait se mordre machinalement la lèvre inférieure. Elle laisse ses pensées s'imaginer à caresser d'un doigt ce dos et ces fesses. Il arrive au bout de la ligne d'eau, prends son élan et plonge dans la piscine, propulsant autour de lui une gerbe d'éclaboussures.
C'est la fin de sa pause, à elle aussi, et elle attrappe une planche pour commencer ses longueurs de jambes. Sûre d'elle, Caroline aime son corps, et porte une attention particulière à ses fesses, qu'elle prend soin d'entretenir, car, même si elle ne l'a jamais dit à qui que ce soit, elle adore le regard des hommes sur elle, ici, à la piscine, ou lorsqu'elle marche dans la rue. Elle s'engage dans la même ligne d'eau que lui. En crawl, il est plus rapide, et la rattrape régulièrement. Pourtant, à chaque fois, il ne peut pas s'empêcher de rester quelques secondes dans son sillage avant de la dépasser afin d'apprécier le spectacle de son corps sublime. Le balancement régulier de ses jambes fait danser ses fesses de façon si sensuelles qu'il ne peut réprimer son désir, et son boxer semble devenir plus étroit à chaque longueur. Une vingtaine de minutes plus tard, elle sort finalement de l'eau, satisfaite de sa séance hebdomadaire.
Arrivant en bout de ligne d'eau, il fait mine de reprendre son souffle et darde un regard vers elle. Sa peau luisante est recouverte de milliers de gouttelettes d'eau qui perlent sur ses bras et es jambes. Ses deux seins pointent légèrement sous le fin tissu de son monokini. Elle attrape son sac et sa serviette de bain et va s'allonger sur la pelouse pour prendre le soleil.
Une dizaine de minutes plus tard, il sort de l'eau à son tour. Les pensées qui lui ont traversé l'esprit quelques minutes plus tôt ont continué de le torturer si bien qu'il n'arrivait même plus à nager et manquait de boire la tasse à chaque nouvelle longueur. D'ailleurs, en le voyant monter l'échelle à son tour, elle remarque la bosse que fait toujours son sexe sous le boxer. Contrairement à son habitude, il ne se dirige pas directement vers les douches mais décide de prendre lui aussi un bain de soleil. Le mois de juin est clément, et il fait chaud sur les coups de midi. Il trouve une place libre à côté d'elle et décide de s'y installer. Elle est plongée dans la lecture de son livre et fais mine de ne pas faire attention à lui. D'un naturel timide, il n'a pas l'habitude d'aborder des femmes dans la rue, et encore moins dans une piscine, mais quelque chose en elle l'attire et l'intrigue, alors, il décide d'entamer la conversation.
— Qu'est-ce que vous lisez ?
— Ulysse, de Joyce, répond-elle, levant les yeux vers lui.
— Ulysse, de Joyce, répond-elle, levant les yeux vers lui.
Elle semble partagée entre l'envie de poursuivre sa lecture, et la curiosité de discuter avec cet inconnu qui ne la rend pas indifférente. Elle céde finalement à la tentation de le questionner.
— L'avez-vous lu ?
— Oui, c'est un chef d'œuvre, bien que certains passages soient des plus…indiscrets.
— Oui, c'est un chef d'œuvre, bien que certains passages soient des plus…indiscrets.
Il choisit ses mots avec précaution, ne voulant faire offense à sa pudeur. Saisissant la perche qu'il lui tends, elle s'enfonce dans la brèche.
— Indiscrets ? Qu'entendez-vous par là ? Que pensez-vous du personnage de Molly Bloom ?
— C'est ma préférée, dit-il. Joyce a réussi, dans son roman, à parfaire l'image de la femme et à délier les ambiguïtés de la fidélité. Molly, bien que femme aimante, est une femme avant tout, et le départ de son mari, couplé au fait qu'il ne la touche plus depuis trop longtemps, est un véritable supplice pour elle, alors, comme la plupart des femmes qui se sentent délaissées, elle décide de laisser libre cours à ses pensées et à ses pulsions. C'est très intéressant, et cela donne beaucoup à réfléchir…
— C'est ma préférée, dit-il. Joyce a réussi, dans son roman, à parfaire l'image de la femme et à délier les ambiguïtés de la fidélité. Molly, bien que femme aimante, est une femme avant tout, et le départ de son mari, couplé au fait qu'il ne la touche plus depuis trop longtemps, est un véritable supplice pour elle, alors, comme la plupart des femmes qui se sentent délaissées, elle décide de laisser libre cours à ses pensées et à ses pulsions. C'est très intéressant, et cela donne beaucoup à réfléchir…
Oui, décidément, cela donne à réfléchir, et ce jeune inconnu vient justement de pointer toute l'ambiguïté de la situation dans laquelle Caroline se trouve actuellement. Dans son cœur, deux femmes sont en proie à un combat passionnel, luttant avec rage et vigueur.D'une part, la Pénélope aimante et fidèle, qui tisse la toile de sa vie en attendant le retour de son mari, et de l'autre, Molly Bloom, qui mets ses propres pulsions et ses propres désirs au-dessus des normes de la société bien-pensante. Ce jeune homme, au regard doux et malicieux, vient de la mettre à nu en à peine quelques phrases, et elle attrape machinalement sa serviette pour se couvrir.
Alors, Caroline, qu'allez-vous faire ?
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