Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Trave on — Chapitre 1 · Paradoxe libertaire
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Trave on
Chapitre 1 · Paradoxe libertaire
22/03/2024
C'est le grand jour. J'ai demandé à mon Maître de me travestir. Me voilà avec un 85C aplati avec du film protecteur transparent. D'abord, j'ai encordé mes seins avec du ruban et la ceinture en tissu d'un peignoir. Ca serre et c'est douloureux pour respirer, comme les corsets trop serrés des bourgeoises anglaises. Mais moi, je suis plutôt un soumis en apprentissage. Ainsi, j'ai choisi le t-shirt qui ne met pas en valeur mes formes. J'ai un maillot de corps kaki, un t-shirt à manche courte moulant qui sert à aplatir correctement le cordage et un t-shirt large qu'une copine m'a donné. En bas, je porte un caleçon, certes sale, mais sans trace aucune. Mes poils ne dépassent pas dans un caleçon, c'est presque plus joli. Voilà que ça m'humilie encore plus. Je mouille déjà.
Pour couvrir mes jambes, je porte un pantalon en jean pas du tout moulant, droit, un peu dur, moi qui aime les pantalons fluides en tissu. J'ai, pour l'occasion, fait quelque chose que je déteste faire : enlever mon vernis rouge aux orteils. J'ai enlevé mes colliers et bagues un peu trop "féminines" (sauf la bague de fiançailles, bien sûr) pour ajouter une ceinture en cuir autour de mon cou. Mon pantalon est trop grand et manque de glisser à chaque pas. Mais le caleçon gris que j'ai emprunté à mon Maître me va à ravir.
— Je vous plais ainsi Maître ?
Il ne me répond pas, je répète ma question, mais cette fois en m'efforçant de baisser d'un ou deux octaves. Comme c'est difficile de forcer sur les cordes vocales. Ma voix se fait plus basse, je comprends que tout mon travail résidera dans la création artificielle d'une pomme d'Adam. Je fais comme si j'en avais une. Si seulement une prostate pouvait pousser pour l'occasion. Cette fois, il me répond. Je me tiens debout face au fauteuil dans lequel il me contemple à peine. C'est le signal pour que je devienne son repose-pieds. Je me mets à genoux devant lui, la nuque fléchie entre les jambes, les cheveux attachés en chignon aplati (je ne suis pas prête à faire une coupe garçonne, je ne couperai jamais mes précieux cheveux plus courts qu'un carré long).
— Au pied, chien.
Mmmh, il commence à me genrer au masculin. Je stresse de cette nouvelle étape, car c'est nouveau. Les papillons dans le ventre font baisser ma tension. Mais il le perçoit et attend quelques secondes avant de poser ses lourds mollets sur mon dos droit. Il tapote ensuite ma tête avec son pied droit et glisse un élastique pour défaire mes cheveux qui tombent de manière désagréable dans ma bouche et devant mes yeux. Cela chatouille, mais j'attends le plus longtemps possible, comptant sur une seconde d'inattention improbable de la part de mon Maître, pour redresser des mèches châtains qui ornent mon visage de soumis vierge du cul.
Il se lève et derrière moi commence à fermer mon vagin avec du ruban adhésif en prenant soin de coller le maximum de poils. Je sais que je ne l'enlèverai que lorsque j'aurai joui, quand ma douleur sera moins libidineuse. Cela acte ma soumission éternelle à mon Maître. Je suis et demeure son Soumis. Eh oui, évidemment et d'abord, je suis sa Soumise. Je reste femme, mais j'aime me travestir en homme, pour moi, pour lui, pour nos merveilleux fantasmes amoureux. Il caresse gentiment mes hanches du bout des doigts. Je frissonne de plaisir et d'amour. Il me connaît par cœur et m'embarque dans un plaisir long, gênant, frais et délicieux. Le chauffage est encore trop bas, je me lève sans son accord et allume une bougie, prenant le risque qu'il me punisse en ne faisant pas couler la cire chaude sur la raie de mes fesses encore trop rebondies pour prétendre être un homme ténébreux.
Ps : C'est officiel, aujourd'hui je me recentre. Je reste sur internet, je dessine, je déglutis comme je peux ma pizza malgré mes liens serrés, je fais du sexe avec vous et moi et miusic maestro. Là, j'attends mon Maître, j'écris, je me suis effectivement bandé (sic) les seins et couverte d'habits amples pour cacher les formes qui m'attribue arbitrairement au terme Femme.
Peace <3
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