Magazines féminins.
Chapitre 1
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✦ DeuxD Magazines féminins. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Magazines féminins. — Chapitre 1

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DeuxD
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Magazines féminins.

Chapitre 1

—La vache que c'est bon de ne rien faire.
—Tu peux le dire. On a bossé comme des malades pendant toute l'année.
—C'est vrai, mais on s'est fait un max de blé. Tu as vu la maison ! La piscine ! Chaque chambre avec sa salle de bain ! le top du top.
—Tu as raison. Et regarde autour de nous. Cette plage, ce soleil, les filles, nos femmes…
 
Je m'appelle Philippe, et j'ai cette conversation avec Léo, mon copain, mais aussi mon collègue et associé. On est en vacances, pour trois semaines. Nos épouses, Ambre pour moi et Rose pour Léo sont parties se baigner. Elles sont amies, comme Léo et moi on est copains depuis des années. Nous nous entendons bien et il le faut, car on travaille ensemble, je veux dire nous les hommes, nos épouses ont des métiers différents.
 
—Tout est comme on l'avait imaginé. Un silence. Léo se relève, se penche vers moi et : Et pour toi ça va ?
—Parfait, je ne pouvais rêver mieux.
—Non, je voulais parler de toi et Ambre.
—Tout baigne. Pourquoi cette question ? Tu sais quelque chose, tu….
—Stop, stop. C'est juste une question. Je te la pose car entre Rose et moi, c'est la routine.
—C'est bien un peu normal. Vous êtes comme nous, mariés depuis… Depuis…
—Dix ans… On s'aime comme au premier jour. Pas vous ?
—Mais si, alors c'est quoi ta question ?
—Je parlais "au lit".
—Ah, ça !
—Waouh, quel enthousiasme. Si je traduis bien, cela veut dire "pas terrible".
—Tu traduis bien. J'ai l'impression que nous répétons toujours la même chose. C'est bon, mais il n'y a plus cette flamme.
—Voilà, d'où ma question. C'est comme nous. Je ne dis pas que c'est la faute de Rose. Elle aime toujours ça, comme moi aussi. Mais j'ai toujours l'impression de recommencer, encore et encore.
—C'est classique tu ne crois pas ?
—Probablement.
 
Un long silence.
 
—Tu as remarqué toutes les revues féminines dans le salon ? Me dit Léo qui s'est allongé.
—On a les mêmes à la maison, pourquoi ?
—Nous aussi. C'est juste… Je pensais que maintenant, la sexualité est en première page dans ce genre de revues.
—C'est vrai : Pimentez votre sexualité… Ravivez la flamme… Plein de conseils. Des plus softs aux plus dérangeants.
—Ah toi aussi tu as remarqué. J'imagine qu'Ambre les lit. Moi, j'ai vu que Rose, au moins, les parcourait. 
—Oui. Elle ne s'en cache pas.
—Et vous en parlez ? Nous, pas du tout.
—Jamais. 
—D'après toi, pourquoi ? Moi je regarde. Il y a pas mal de conseils sympas. 
—J'ai vu moi aussi.
—Si tu devais en retenir un, lequel tu choisirais.
—Avec le bandeau.
—Ah, celui où elle est attachée avec un bandeau.
—Oui, et toi ?
—Tu sais celui où chacun met ses envies sur des papiers que l'autre tire au hasard
—Je vois.
—On arrête, on se fait du mal.
—Il n'y a pas de mal à se faire du bien.
—Décidément t'es con.
—A votre service, Monsieur.
 
Un long silence et puis il revient à la charge :
 
—Si cela se trouve, elles ont la même conversation que nous. 
—Pour finir comme nous, et dire. Il va me croire nympho si je lui parle de ça….
 
Nouveau silence. Léo se relève et me dit :
 
—Et si on essayait… Léo me soumet une sorte de scénario. Tu crois que cela pourrait marcher ?
—Leur faire croire que…. Par exemple, moi, je raconte à Ambre que vous… J'ajoute mon grain de sel.
—Oui, et moi je fais pareil avec Rose. Je lui raconte que vous………
—Cela pourrait marcher, si on fait cela en même temps, chacun de son côté, sans qu'elles aient le temps d'en parler.
—Oui, c'est ça. Le même jour, la même nuit. 
—Mais le lendemain, elles vont en parler entre elles. Je m'inquiète de la réaction d'Ambre si elle apprend qu'on a raconté des histoires.
—Et alors. Si tout se passe bien, tout le monde en rira.
—Et si cela se passe mal, on verra bien. Qui ne tente rien, n'a rien.
—Alors on tente le coup ?
—D'accord.
—Ce soir ?
—Oui. Il faut juste que je trouve le bandeau et… Mon imagination est déjà au travail.
—J'ai vu un sex-shop dans la zone commerciale. Si tu veux, on y passe en faisant un tour en vélo. On devrait y trouver des idées….
 
--------------------------------------------
 
 
—C'est quoi ?
 
Me demande Ambre en découvrant ce paquet cadeau sur le lit. Elle revient de la salle de bain, en nuisette et petite culotte de confort pour la nuit. 
 
—Un cadeau, ouvre-le.
 
Intriguée elle déchire l'emballage et découvre une boite qu'elle ouvre.
 
—C'est quoi ?
—Un bandeau et des liens de soie.
—C'est ça ton cadeau ?
—Ben oui. Pourquoi ? Je la regarde fixement comme si je cherchais à lire ses pensées. Oh, ne me dit pas que Rose ne t'a pas parlé ?
—Parlé de quoi ?
—Oh, je suis… Je croyais que vous vous disiez tout et que… Zut, zut, tu dois me prendre pour…
—Mais, Phil tu parles de quoi ?
—Eh bien, qu'elle et Léo jouent depuis quelque temps en s'inspirant des conseils sur la sexualité qu'ils trouvent dans les revues féminines. 
—Tu déconnes.
—Je suis très sérieux. Léo m'a dit que cela avait donné du pep à leur vie sexuelle. Vraiment, Rose ne t'a rien dit ?
—Mais non.
—Remarque Léo vient seulement de m'en parler et si j'ai bien compris ils ont commencé depuis un moment.
—C'est fou.
—Remarque, après tout, ils ne font que suivre ces conseils que l'on trouve dans vos revues féminines. Ils ne manquent pas d'imagination. J'imagine que tu les lis.
—Dison que je les parcoure.
—Et cette idée du bandeau et des liens, elle fait bien partie de… Tu ne l'as pas vue ?
—Si, mais de là, à… Vraiment t'es sérieux ?
—Je me disais que… Ces derniers temps je dois reconnaître que je ne suis peut-être pas au mieux de ma forme et que peut être je te déçois. Je parle, au lit…
—Non, non, c'est moi qui… Elle sourit… Alors toi aussi tu as remarqué que ce n'était plus comme avant ?
—Oui.
—Et les confidences de Léo t'ont fait penser que, peut-être, on pourrait…
—Oui, mais seulement si tu es partante.
 
Un silence et puis :
 
—Pourquoi pas. Qu'est-ce qu'on risque ?
—Si j'ai bien lu l'article il faut avoir envie de jouer, d'utiliser son imagination. Il faut être vraiment partant.
—Je le suis… Si, si, c'est une bonne idée… De la soie, tu fais bien les choses… Cela augure de… Que dois-je faire ?
—Justement le principe, c'est que tu ne fasses rien, juste imaginer.
—Oui.
 
Je commence par baisser l'éclairage. Tout de suite la chambre devient plus intime.
 
—Je garde ma nuisette.
—Oui.
—Et ma petite culotte ? Ce n'est pas la plus belle.
—Chut. Laisse-moi faire.
—Léo et Ambre l'on fait ?
—Chut. 
 
Elle est sur le lit, avec sa nuisette et sa culotte, mais les yeux bandés et les deux poignets joints et reliés au lit par les liens. Les nœuds sont symboliques. Tout doit être dans la tête !
Je pose délicatement mes lèvres sur les siennes, un baiser chaste.
 
—Prête ? Je questionne, dans un souffle.
—Oui. C'est un murmure.
—A partir de maintenant laisse-toi guider par ton imagination.
—Oui.
 
J'ai longuement réfléchi au scénario. Ambre n'est pas ce qu'on appelle une femme qui se laisse déstabiliser, son métier l'oblige à être toujours très proche de la réalité. J'ai donc imaginé de renforcer le jeu du magazine en ajoutant une présence en plus de la mienne.
 
Je suis à côté d'elle. Elle doit entendre mon téléphone qui appelle, la sonnerie… En réalité j'appelle chez nous et évidemment que personne ne va répondre. 
 
—Phil, tu appelles qui ?
—Chut…. Je m'éloigne pour qu'elle ne remarque pas que j'ai coupé la liaison. Ah, vous êtes là ?... (Un silence.) … Ne bougez pas je vais vous chercher…
—Phil mais qui est…
—Chut, Chérie, ne t'inquiète pas, je suis là.
 
Je suis là, mais sans bruit je me déshabille. Puis j'ouvre la porte de la chambre en silence et la referme de façon que l'on entende le bruit.
 
—Phil ?
—Je suis là Chérie. Elle doit remarquer que je ne suis pas tout prêt et que je suis en direction de la porte.
 
Un silence et puis, en m'approchant je dis :
 
—Pardon, vous dites ?
—…….
—Elle est belle. Vous avez raison. Mais soyez délicat, c'est notre première fois.
 
Je sais, je me suis éloigné de la règle classique de ce jeu, mais je veux qu'Ambre sorte de ses certitudes et qu'un doute, même minuscule s'insinue en elle.
Je pose une main sur chacun de ses pieds. Elle sursaute. J'ai bien réfléchi et d'ailleurs cela m'a excité, mais si je veux être crédible, je dois totalement modifier ma façon de faire avec elle. Au fil des années la routine est devenue évidente. Je connais tout d'elle, comme elle connaît tout de moi. Je sais ses goûts, enfin je crois. Je connais, par exemple, l'hyper sensibilité de ses tétons. Je dois donc me mettre dans la peau d'un autre. 
Mes mains glissent lentement sur ses mollets, s'arrêtent sur ses genoux, 
Un baiser sur son pied, un autre sur la cheville… Le mollet… Mes lèvres progressent jusqu'au genou.
Elle frissonne. Mes mains reprennent leur chemin bien à plat, mais chaque pouce caresse l'intérieur de la cuisse, là où la peau est délicate, de plus en plus délicate à mesure que je progresse.
Je touche la culotte. 
 
—Phil ? Phil ?
 
Elle s'interroge. Et si jamais c'était un autre, si c'était plus qu'un jeu ?
Je réponds, mais en tournant la tête afin que le son de ma voix semble provenir de plus loin.
 
—Je suis là Chérie. Je suis avec toi. Laisse-toi aller. Oublie tout.
 
Elle sourit. L'ai-je rassurée ? Probablement. D'ailleurs jamais je n'ai évoqué l'envie d'inviter un autre homme. Mais il est vrai que certains journaux vont jusqu'à le proposer…
De chaque côté de la hanche je me saisis de la bande de tissu et le tire vers le bas. Cela résiste, mais je ne veux pas tirer trop fort, je veux qu'… Oui, voilà, imperceptiblement, je vois son ventre se soulever. La culotte est libérée, déjà elle dégage son pubis, puis son sexe, un sexe que je connais par cœur, qui cache son clitoris.
Elle est dans le jeu. J'entends un très léger soupir et je vois qu'elle penche son visage comme si elle pouvait me voir.
C'est lentement que je lui enlève sa culotte… Voilà, elle est à terre. 
Ambre attend.
Je prends une cheville à pleine main. Je soulève doucement sa jambe du lit tout en la séparant de l'autre. Je pose mes lèvres, à nouveau sur le mollet, mais sur la face interne, comme c'est le creux du genou que j'embrasse, comme c'est l'intérieur de la cuisse que je caresse.
Elle est attentive. Elle ne peut retenir un frisson lorsque c'est la cuisse et sa douceur ou je m'attarde longuement, progressant vers son sexe. Voilà, je suis juste à côté, mes lèvres n'ont plus qu'à franchir l'aine pour l'atteindre. Mais si je quitte la peau douce de la cuisse, ce n'est pas pour me poser sur sa fente, non, c'est pour souffler, souffler doucement, balayer d'une brise tiède le centre de son plaisir, le rafraîchir, l'exciter, lui apporter de la fraîcheur alors que sa propre humidité s'évapore, pour se transformer en désir.
Elle gémit. Son pubis bouge, mais pas plus.
Alors je fais la même chose avec l'autre jambe. Je prends mon temps, je suis totalement concentré sur elle.
 
Ils ont raisons. Je n'avais pas pensé ce jeu de cette façon. C'est une mise en scène totalement centrée sur la femme. Je ne suis qu'un instrument focalisé sur elle, pour la perturber, l'interpeller, la faire sortir de sa zone de confort. 
Elle est belle. Elle est dans le jeu. Mon souffle ne la surprend pas, mais elle en veut plus. Cette fois-ci son pubis vient nettement au-devant de mes lèvres. Elle voudrait que je… Mais non, ma Chérie, pas encore, pas comme d'habitude.
Elle doit sentir que je me place entre ses jambes que j'ai reposées bien écartées. Le poids sur le lit mais aussi le contact de ma peau contre la sienne me dénonce.
La nuisette est légère, courte, d'été. Elle a bougé, elle ne recouvre qu'a peine son ventre. Ambre comprend aussitôt que je veux l'enlever. Elle se soulève pour que je la remonte. Les liens empêchent de l'enlever totalement mais cela suffit amplement à la dénuder.
Cela marche. C'est fou. J'en ai la preuve sous les yeux, ses tétons pointent. Ils sont le centre d'une alchimie complexe. Il m'arrivait de la faire jouir, uniquement en les caressant. Je dis "il m'arrivait" car je ne le fais plus, ou alors uniquement pour aider sa jouissance afin que je ne la laisse pas insatisfaite, alors que moi j'ai joui. 
Son ventre est brûlant. Une fièvre bénéfique, préparatrice. Je plaque mes mains sur ses seins, les massant, les entourant pour les faire gonfler et pointer ces deux tétons. Mais je n'y touche pas, au contraire j'évite les deux pointes, simulant une approche qui ne se concrétise pas.
Elle respire fort. J'ai l'impression qu'elle va parler, mais non.
Mes mains remontent. Les épaules, le cou. 
Je caresse ses lèvres. Je pose un doigt délicat. J'appuie un peu. Ses lèvres s'ouvrent. 
Oh, voilà une chose que je n'ai jamais faite. Lui proposer un doigt pour le faire sucer. J'ai toujours trouvé ce geste vulgaire, mais je suis un autre.
Elle le suce. Elle le suce vraiment. Elle bouge même la tête pour mieux le saisir. Moment d'un érotisme inconnu. Je bande, en réalité je bande depuis un moment, mais ce simple geste m'excite encore plus. Le majeur vient rejoindre l'index. Les lèvres se referment sur eux, la langue les enveloppent. Maintenant je les fait bouger.
Et puis je les retire.
Et puis je les passe sur un téton.
À nouveau la bouche.
L'autre téton.
La bouche.
Le nombril.
La bouche. La fellation est parfaitement simulée. 
Elle attend. Le contact suivi doit être…
Elle gémit, alors que je pose mes doigts sur sa fente. Ils glissent avec une facilité déconcertante. Nouvelle preuve que ce petit jeu l'excite.
À quoi pense-t-elle ? Elle suit mon scénario, imaginant un inconnu dans la chambre ? Et si c'est le cas, quel serait cet inconnu ? Son visage est flou, ou bien il a les traits de quelqu'un ? Un ami, un voisin, un collègue, Léo ? Oui, pourquoi pas Léo ? Nous sommes si proches, amis, souvent ensembles… Rose ne m'est pas indifférente. Je sais qu'elle m'aime bien. Alors pourquoi pas eux. En imagination…
Mes pensées ne m'empêchent pas d'agir. Mes deux doigts fouillent son vagin alors que le pouce de mon autre main est venu se poser sur son petit bouton. Il le frotte, déjà l'excroissance semble plus marquée, pointe au sommet d'un triangle magique.
Elle gémit et ne se prive pas d'accompagner mes mouvements avec son bassin.
Mon pouce est un vibromasseur. Mes doigts une verge animée de sa propre vie.
Elle gémit. Elle gronde. Qui est avec elle ?
J'ai trop envie. Mes lèvres chassent mon pouce. J'aspire son clitoris, je le suce, je le mâchouille. Pendant ce temps mes doigts, un troisième est venu se joindre aux autres, profitant d'un espace libre, repoussant encore un peu plus le petit bouton hors de sa cachette.
Elle jouit. Quelques secondes avec mes lèvres et sa jouissance arrive. Je l'entretiens, je la guide, je fais de mon mieux pour qu'elle reste sur la vague de plaisir.
Mais son pubis avance, avance. Mon sexe me fait mal.
Alors je bouge. Mes mains quittent son sexe pour m'aider, pour m'allonger, pour faire pointer mon dard vers cette fente qui brille. Une seconde elle parait paralysée, attentive, lorsqu'elle ne peut ignorer que c'est un sexe. Mais j'avance. Oui, j'avance, le pousse ma queue dans un gouffre gras, accueillant, ouvert. 
Alors elle soupire. 
Je suis tout en elle. Je la surplombe. Elle doit sentir mon odeur, mon parfum, parfum acheté aujourd'hui et différent du mien. Le diable va se glisser dans les détails. Mais elle ne remarque rien, ou alors son intérêt est ailleurs. Je la possède. J'ai une envie folle de la posséder, de lui faire sentir mon sexe, de la ramoner…
Je la baise. Oui, c'est la bonne expression. Pas de mouvements de mise en route. Pas d'accélération, de pause. Non je la baise comme un inconnu profite d'une proie consentante. Elle ne se refuse pas, au contraire. 
Et puis, sans prévenir, sans même que j'y réfléchisse, je me retire. J'ai envie de plus, de la traiter un peu comme une prisonnière. Je la fais mettre sur le côté. Je passe derrière elle. Je me colle contre son dos, mon dard contre ses fesses.
Oui, elle soulève un peu la jambe pour me laisser…
Un coup de rein et je retrouve la chaleur et l'humidité de sa fente. 
Je la baise. Je m'agrippe à ses épaules. Elle se cambre, m'offre sa croupe.
Elle gémit. Il me semble même entendre des "oui, oui" mangés par une respiration qui se cherche. Mon ventre claque contre ses fesses. Je meurs d'envie de parler, de dire mon plaisir, mais je ne veux pas gâcher cette alchimie.
Elle jouit. C'est si bon de faire jouir une femme, sa femme. Une jouissance qui me semble revenir de la nuit des temps.
Je crache mon foutre. Elle ne proteste pas que l'inconnu se vide en elle….
 
Quelques secondes, une, deux minutes. Nous reprenons nos esprits.
Je me détache d'elle. Mon sexe, à peine ramolli, glisse sans bruit.
Je me lève. Quelques pas et :
 
—Merci. Merci pour elle. Je redeviens le mari qui a invité un inconnu. Je vous raccompagne.
 
Une porte ouverte, une porte fermée. Je remets mon short de pyjama.
 
—Ça va Chérie ? 
 
Elle doit sentir le lit bouger. Je détache son bandeau. Elle cligne des yeux. Elle me découvre. Elle me sourit. 
 
—Très bien, merci.
 
Je la libère de ses liens. 
Un moment de gêne. Je n'ai pas réfléchi à ce moment, celui ou la réalité réapparaît. Je m'allonge en silence à côté d'elle, à ma place, celle du mari avec qui elle partage son lit.
Un long moment. 
Elle se tourne vers moi. Elle vient contre moi. Elle se colle. Elle me câline.
 
—Merci mon Chéri. Ton invité était très bien. Sans le voir, j'imagine qu'elle sourit. Elle passe sa main entre nous. Elle découvre mon sexe qui décidément ne veut pas se calmer. Mais toi tu…
 
Mon short ne résiste pas. 
C'est drôle, elle se retrouve dans la même position que moi il y pas bien longtemps. Elle ne s'étonne pas de découvrir que mon sexe est encore gras de mon foutre et de sa liqueur. Pas plus, alors qu'elle se penche pour me prendre en bouche. Pourtant, si Ambre accepte de me sucer, avec assez d'entrain pour imaginer qu'elle aime cela, elle n'est pas une adepte convaincue pour recevoir mon sperme dans sa bouche. Elle le fait, ou plutôt elle le faisait, sachant pertinemment que c'est une pratique que j'adore. 
Non, elle ne peut ignorer ce que sa langue doit découvrir, ce qui vient s'ajouter à sa salive. 
Elle me suce et c'est bon. Elle n'hésite pas à aller me gober les bourses. Voilà encore une pratique qui avait disparu avec le temps. Décidément c'est "révision générale"…
De mon côté je ne dis rien lorsqu'elle vient me chevaucher et que mon dard disparaît dans une grotte qui garde des traces de la marée précédente. Elle qui, souvent maintenant, va faire une toilette sans attendre si on remet le couvert.
Elle est belle. Dieu qu'elle est belle. Je vis à ses côtés et je l'avais oublié. 
Belle alors que ses seins oscillent en suivant le rythme endiablé de sa possession. 
Belle alors qu'elle ferme les yeux pour plonger dans le torrent de son envie.
Belle alors qu'elle se soulève et fait un demi-tour.
Particulièrement belle et coquine alors qu'elle s'empale à nouveau sur mon bâton que la position rend différent.
Oh, terriblement cochonne alors qu'elle se soulève pour s'accroupir, tendant ses bras en arrière, dans une chevauchée que je ne connaissais pas.
Merci Léo, merci à toutes les revues féminines.
 
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Une semaine plus tard.
 
—Alors c'était quoi ton programme de la nuit ? Et cela s'est passé comment ? Me demande Léo.
 
Chaque matin discrètement, Léo et moi nous faisons le bilan de la nuit précédente. Oh, ce n'est pas par une curiosité mal placée, mais pour éventuellement s'en inspirer.
 
—Chacun a choisi une position dans la bible du Kama Soutra. C'est acrobatique et il faut avoir de la souplesse. Mais aussi qu'est-ce qu'on a ri. Et toi ?
—Oh, du lourd. Chacun avait écrit sur des petits papiers ce qu'il avait envie de plus décoiffant.
—Oui, et alors.
—Moi, j'avais écrit que j'aimerais qu'on nous regarde.
—Et elle a accepté ?
—Ben, c'est un peu le principe. Tu ne peux pas vraiment refuser.
—Et vous avez fait comment ?
—On a été sur le parking, tu sais en bordure de forêt. J'ai oublié le nom, mais c'est connu comme le loup blanc.
—Sans déconner ? Les trois chênes ?
—Oui, c'est ça.
—Et ? Raconte. Comment cela s'est passé ? C'est réputé pour être très chaud.
—On n'est pas sorti de la voiture.
—Mais Rose ? Comment elle a réagi ?
—Bien, très bien. Tu sais, je crois qu'on ne connaît pas vraiment nos épouses. 
—A ce point ?
—Oui. J'avais demandé à ce qu'elle porte sa robe boutonnée devant, mais rien dessous. Elle a accepté de se dénuder alors que deux hommes regardaient. Lorsque je lui ai demandé si elle voulait bien se caresser, elle m'a traité de pervers, mais elle l'a fait. C'était magnifique. Tu as déjà demandé à Ambre de se caresser devant toi ?
—Non, enfin je l'ai déjà entendue, il y longtemps, qui se donnait du plaisir, alors que j'étais censé dormir. Mais pas en face de moi.
—C'est super bandant. Ensuite elle est venue sur moi en cavalière. Elle était super excitée. Il faut dire qu'un mec prenait sa copine en levrette alors qu'elle s'appuyait contre ma vitre. On était aux premières loges. Tu devrais essayer.
—Ambre n'accepterait pas. D'ailleurs ce n'est pas un trip qui me tente.
—Comme tu veux. 
 
Un silence et puis :
 
—Je suis toujours étonné que nos femmes ne se soient pas parlées. C'est fou, cela fait une semaine et manifestement chacune garde son secret.
—Moi aussi, mais on ne va pas se plaindre.
 
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Il y a beaucoup de monde, mais on a quand même trouvé une table en terrasse et à l'ombre. C'est le traditionnel moment, après la plage, avant de rentrer. C'est un spectacle de voir les gens passer. Il y en a pour tous les goûts. Retraités avec petits enfants, parents avec enfants, couples seuls, jeunes de tous âges.
C'est fou comme nos nuits rendent nos journées différentes. Aucune tension aussi bien entre nous qu'avec nos amis. Une sorte d'harmonie. Je ne comprends pas que nos épouses ne se parlent pas. 
Nos dégustons nos boissons glacées. Il est trop tôt pour l'apéro.
 
—Bonjour.
 
Deux hommes se sont plantés devant notre table. Deux jeunes hommes, plutôt bien fait.
 
—Bonjour. Phil, Léo je vous présente Romain et Benoit. C'est Ambre qui fait les présentations.
—Bonjour.
—Bonjour.
—Toujours d'accord pour ce soir ? Demande un des garçons.
—Oui, 23 heures. Vous avez notre adresse ? Cette fois-ci, c'est Rose qui fait la conversation.
—Bien sûr. À tout à l'heure.
 
Ils partent, mais je n'aime pas ce sourire suffisant.
 
—C'est qui ? Léo est le plus rapide de nous deux.
—Nos invités pour cette nuit.
—Invités ? Pour cette nuit ?
—Mais oui, vous savez bien. C'est un des scénarios proposés pour réveiller la sexualité du couple. Inviter un autre partenaire. Mais rassurez-vous, nous n'avons pas encore décidé qui ira avec qui. Vous le déciderez vous-même. Les deux nous plaisent…
—Je ne comprends pas.
—Phil chéri, ne fais pas l'innocent. Chacun de votre côté vous nous avez "vendu" l'expérience de l'autre alors qu'en réalité c'était un mensonge.
—Mais, euh !
—Rassurez-vous, on ne vous en veut pas. Au contraire, nous reconnaissons que c'est une excellente idée. Vous avez bien fait de vous inspirer des conseils de toutes ces revues. Aussi on voudrait apporter notre contribution. Entre nous on s'est dit que d'inviter un autre homme serait vraiment une bonne idée. Mais rassurez-vous, ce sera votre tour ensuite. Après tout il n'est pas précisé si ce partenaire doit être homme ou femme. C'est juste que nous avons flashé sur ces deux hommes. Ils travaillent à la piscine municipale… Vous en pensez quoi ? Vous avez réfléchi de votre côté pour… Enfin, c'est vous qui voyez.
 
Elles ne peuvent pas ne pas remarquer notre surprise. C'est Léo qui réagit le premier. Je me dis que son expérience de la nuit précédente le prépare mieux que moi à ce genre de chose. J'essaie de faire bonne figure. 
 
—Je ne sais pas pour Phil, mais pour moi c'est une excellente idée. Le salaud. Il me lâche. Moi j'aurais une préférence pour le blond. Pas toi chérie ?
 
La situation est surréaliste. Je n'ai d'autre solution que de faire bonne figure. Je ne veux pas passer pour le "coincé" de service. J'essaie d'être à la hauteur du défi aussi, je lance un :
 
—Elles ont raison. Je ne peux que le reconnaître. Ambre je ferai exactement comme tu le voudras…
 
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C'est comme si rien ne s'était passé et que rien n'était prévu. Chacun joue son rôle. J'essaie de parler à ma femme, mais elle s'arrange toujours pour ne pas être seule. Sauf, sauf et c'est un point qui me force à prendre vraiment la mesure de ce qu'il se prépare, lorsqu'elle s'isole pour s'épiler. Je suis au pied du mur. Mon cerveau bouillonne. 
Je laisse faire ? Mais en suis-je capable ? Suis-je assez fort pour accepter qu'un autre homme vienne nous rejoindre ? Voilà une situation qui semble bien anodine pour certains, excitante pour d'autres, si j'en crois les récits de ces fameux "Candaulistes". 
Et Ambre ? Je n'aurais jamais pensé que cette idée vienne d'elle. À moins que ce soit Rose qui lui a soufflé et l'ai convaincue. D'après ce que m'a dit Léo, Rose semble se prendre au jeu et sa réaction pendant l'exhibition lui a peut-être donné des idées.
 
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23 heures. Nous sommes sur la terrasse, un verre à la main. Quand je dis un verre, il faut traduire par "un après l'autre" pour se donner du courage. Je ne suis pas le seul à rechercher du courage dans l'alcool, Léo le fanfaron aussi et je n'oublie pas nos épouses. Ce n'est pas si facile, hein !!!!!!
23 heures trente minutes.
 
—Ils se sont perdus ? Demande Léo.
—Impossible, vous avez dû leur faire peur. Répond Ambre.
—Nous, mais on n'a pas dit un mot.
 
Un silence. Les femmes se regardent et, et, éclatent de rire.
 
—On vous a bien eut. Annonce Rose qui s'étrangle dans son rire.
—Vous auriez vu votre tête. Surtout toi mon chéri. Renchéris Ambre.
—Mais pas du tout. J'essaie de paraître moins ridicule.
—J'ai cru que tu allais défaillir quand j'ai annoncé que j'allais m'épiler le minou.
—Bon, d'accord, mais…
—C'est fou, vous avez marché. Je n'en reviens pas que vous auriez laissé faire. Rose, devenue plus sérieuse.
—Après tout c'était une proposition qu'on avait vu dans Marie…. Dit Léo.
—Et vous croyez tout ce qui est écrit. 
—Non, mais….
—Allez on oublie. Si on ouvrait une bouteille, plutôt ?
 
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Une heure du matin. L'alcool a fini de libérer la parole. La pudeur s'est dissipée à mesure que les verres sont vidés. Chacun, chacune donne son avis, explique les jeux, ce qu'il ou ce qu'elle a aimé… 
 
Notre chambre. Le calme après la tension de cette soirée. L'euphorie est délicieuse. Ambre se fait chatte. Elle me déshabille, mais repousse mes avances. Je bande dur. Il faut dire que ce dont nous avons parlé avant de nous retirer, fait fantasmer encore un peu plus.
Elle tamise la lumière. Il fait sombre et cette demie obscurité lui donne le courage de me faire un strip-tease aguicheur.
Elle s'approche. Je vais la capturer, mais elle me repousse encore.
 
—Cette nuit, c'est moi qui décide. Tu dois faire tout ce que je demande.
—Comme tu veux.
—Justement je veux que tu promettes de ne pas chercher à regarder.
—Mais.
—Promet. Sinon je t'attache les mains.
—Je promets.
 
Elle me montre le bandeau. Je souris. Elle l'attache soigneusement. Me voici aveugle.
 
—Tu ne bouges pas, je reviens. N'oublie pas ta promesse. Si tu regardes, s'en sera fini de nos jeux.
—Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer. Je promets de ne pas chercher à regarder. 
—C'est bien, mon chéri.
 
Je suis aveugle mais pas sourd. J'entends la porte s'ouvrir. Je ne l'entends pas se refermer. La maison est silencieuse, pourtant il me semble entendre des voix. Des voix étouffées, des voix qui :
 
—A tout à l'heure. 
 
C'est plus net. Ce n'est pas la voix d'Ambre, mais de Rose. Ce sont donc elles qui chuchotaient… Pourquoi elles discutent ?
La porte de referme. Le claquement du pêne est parfaitement identifiable.
Le silence est assourdissant. Ma respiration fait le bruit d'une forge.
Une main m'invite à m'allonger. Un effluve, un parfum… Pas celui d'Ambre, je saurais le reconnaître entre tous. Elle porte, depuis que je lui ai offert pour son anniversaire, Chanel N°5. Non, celui-ci est plus agressif. 
Alors qui ?
J'ai bien entendu la voix de Rose. Et si c'était elle ???? 
Le lit bouge. De chaque côté, comme si…
L'odeur est différente, plus nuancée, un parfum intime que…
Je sens ce qu'on me propose. Une fente, des chairs, des ciselures, des bosses, des…
Elle est sur moi, son sexe est si prêt que… 
Elle ondule alors que je dresse ma langue, afin qu'elle se caresse avec.
Elle descend un peu plus. Mon nez, mes lèvres, ma langue sont submergés par tant de chairs. Des chairs mais aussi, je peux sentir comme… Oui comme un duvet… Un duvet qui ne devrait pas exister si c'était Ambre dans cette chambre. Oui, car Ambre s'est épilée, justement pour me persuader un peu plus que le rendez-vous de 23 heures était bien réel. Je devrais découvrir une peau lisse, peau de bébé alors que, même s'il est très léger un duvet est bien là.
 
Donc, donc, si ce n'est pas mon épouse, c'est qui ? Rose évidemment. Il n'y a personne d'autre dans cette maison et j'ai entendu sa voix.
Oh, elles ont osé ! Pas de troisième partenaire, pas d'invité, mais un échange. C'est fou. D'une certaine façon Ambre me rend la monnaie de ma pièce, sauf que moi, l'homme était une vue de mon esprit et du sien par ma mise en scène.
Donc, si c'est Rose, cela veut dire qu'Ambre est avec Léo. Merde, je suis cocu.
Cocu à demi seulement. Moi je suis avec sa femme. Et si cela se trouve, lui ne doit même pas le savoir. D'ailleurs que font-ils en ce moment ?
Ohhhh. Des lèvres se sont posées sur mon pubis. Elles rampent. J'ai beau être aveugle, je sais ce qu'elles vont découvrir pas bien loin. Mon gland dégagé, pointe d'une hampe si dure que…
Putain, je bande encore alors que je viens d'imaginer ma femme avec mon meilleur ami.
La bouche est chaude, humide.
Voilà une position que j'avais oubliée. Rose me l'a fait redécouvrir. Elle me bouffe la queue. Je lui mange le minou et si j'ai un bandeau mes mains sont libres. Des doigts explorent son sexe, un autre, audacieux pousse une reconnaissance dans son petit trou et s'activent de longues secondes. 
Combien de temps chacun cherche à donner le plus de plaisir à l'autre. Mais ce n'est pas un plaisir à sens unique, oh que non, car il est "payé en retour".
Elle gronde. Je cherche à reconnaître le son de sa voix, mais c'est un bruit sourd, indistinct. Mais ai-je besoin d'une preuve supplémentaire ?
Cet échange de paroles juste devant la porte de ma chambre, qui est aussi juste en face de celle de mes amis.
La voix de Rose juste avant d'entrer. Probablement que c'est au même moment qu'Ambre est entrée dans la chambre de Léo. Je les imagine se souriant, donnant mission à l'autre de satisfaire son conjoint.
Échange de paroles ! Échange de mari.
Et cette chatte avec ce duvet. Si ce n'est pas une preuve décisive !
 
Elle coule. Son jus me noie. Ses grondements hurlent son plaisir. Elle me pompe alors avec frénésie. Mon dard fait de la résistance. Il a sa fierté. Il se doit de montrer à Rose que sa copine a tout ce qu'il faut au lit. C'est presque une compétition sans le dire.
Mais, elle triche. Je sens un doigt s'appuyer sur ma corolle. Elle triche. Oh, il doit être humide, car il entre sans effort. Il me ramone. Il se crispe. Il caresse au bon endroit. Je jouis… 
Je suis aveugle, mais j'imagine ma liqueur, geyser brûlant, aller frapper au fond de la gorge, puis contrôlé par une langue, par… Je ne pourrais plus jamais regarder Rose sans avoir cette image en tête. Waouh !
 
J'ai promis, je ne regarde pas. 
Je sens le matelas bouger, s'alléger. Je n'entends pas la porte s'ouvrir, mais je le devine. Un chuchotement. Manifestement Ambre attendait. Léo a été moins résistant…
La porte se referme. 
 
—Excuse-moi, mais il m'avait semblé entendre du bruit. Cela provient de leur chambre. Eux aussi doivent passer du bon temps.
 
La coquine. Aucun remords dans sa voix et pourtant elle vient de coucher avec mon copain.
Je sens ses lèvres sur les miennes. Je ne peux pas ne pas reconnaître le goût particulier qui est celui du sperme. La cochonne, elle aussi a sucé Léo et a bu son foutre. Les coquines, elles avaient dû se mettre d'accord sur "le traitement infligé" au mari de l'autre. Un flash de lumière et derrière mes rétines je vois Ambre en 69 sur Léo.
Cocu. Cocu à demi…
 
—Je suis peut-être aveugle, mais je ne suis pas dupe de ton jeu.
—Mon jeu, mais quel jeu ? Dupe de quoi ?
 
Pas une once d'inquiétude dans sa voix. Elle se rit de moi.
 
—Je me comprends. Aveugle mais pas manchot. Approche.
 
Elle n'est pas loin. Je me sens envahi par une sorte de… 
De quoi ? 
D'une envie de vengeance ? Peut-être, mais surtout ne pas le dire, ne pas le reconnaître. Les femmes se sont jouées de nous. Déjà l'idée du partenaire et maintenant, plus sournois, plus coquin, plus transgressif, un échange, échange de partenaire. Oh, un échange partiel, à la Bill Clinton ; "Monsieur le juge, il n'y a pas eu pénétration, donc pas d'acte sexuel…"
D'une envie de reprendre la main. De faire oublier à la femme infidèle que son mari est bien là et que, mais il ne le reconnaîtra jamais, même sous la torture, qu'il est excité par tout ce stratagème. 
 
Je me suis relevé. Elle est en face de moi. Je passe derrière elle. Je constate en passant que mon dard a déjà repris de la vigueur et qu'entre mon pubis et ses fesses, le bâton ne peut se faire oublier.
Je la pousse, doucement, doucement. Elle est face au lit. Elle doit monter sur le lit, ramper un peu. Je ne sais si elle me regarde, mais si c'est le cas, elle ne peut pas voir mon regard, mais mon visage et mon sourire doivent la rassurer.
Une main ferme sur ses épaules la force à poser sa tête sur le drap. De l'autre je caresse les reins, les hanches et apprécie la courbure de la croupe.
Je suis aveugle mais mon dard est une sonde très efficace. Il détecte la douceur de la fente et…
J'en ai rêvé mainte et mainte fois, sans jamais oser le faire. Ce soir tout est permis, les codes ont été transgressés, les conventions jetées aux orties. 
Je l'enfile d'une poussée. Mes mains sur ses hanches ne suffisent pas. Elle avance un peu. Son cri est mangé par le drap. La surprise est totale. Mais, j'ai glissé plus que forcé, preuve qu'elle aussi est excitée. À moins que ce soit un reste de salive que Léo…
Je la baise. Elle ne proteste pas. Jamais au grand jamais, même après une soirée très arrosée, je ne l'ai possédée ainsi. Je me sens rustre, brutal, conquérant, prenant possession de cette fente qu'un autre vient de lécher.
Elle ne proteste pas. Je l'imagine s'accrocher de son mieux au lit afin de ne pas être projetée en avant. Chaque avancée d'un dard qui se sent pousser des ailes, lui extirpe un cri, un soupir, un gémissement.
Je la baise. Je baise mon épouse comme je ne l'ai jamais fait. Je la baise, plus comme une maîtresse, une femelle, une salope. Je la baise avec violence et pourtant elle ne se rebiffe pas. Elle sent ma puissance, mon envie de la soumettre, de lui rappeler que son mari est…
Et pourquoi pas aussi… Je pousse une main vers son visage. Il y a moins d'une semaine un inconnu lui faisait sucer ses doigts et moi, son mari, c'est mon pouce que je lui offre. Elle le suce, comme… Oh, mon Dieu comme elle vient de sucer la queue de Léo. Comme Rose m'a sucé… Cocu à demi…
C'est ce pouce que je pousse contre sa rondelle. Il faut que je force un peu, mais le muscle cède. Deux trois va et viens et c'est mon bâton qui le remplace. Je n'ose pas l'enculer d'une poussée. Un reste d'éducation me retient, mais une fois que mon dard a disparu, le rustre refait surface. C'est si puissant que mes couilles battent le rythme et viennent la heurter dans une caresse inconnue.
J'arrache mon bandeau. Le spectacle est dantesque. Cette croupe que j'enfile, ces hanches, ce creux de rein et les vertèbres qui conduisent à la nuque, à la tête, au visage. Cette paupière qui oscille, cachant puis dévoilant un œil, un regard. Cette bouche déformée autant par la position que par les grondements qui s'en échappent.
Je me sens renaître. Cette trahison, non pas vraiment trahison, plutôt jeu pervers, se dissipe.
J'encule mon épouse. Il y a combien de temps que je n'avais été aussi bien ? Droit dans mes bottes, dur comme un chêne et cette sève qui monte, qui monte…
 
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Encore une belle journée qui s'annonce. Il y a comme un parfum de bonheur dans cette maison. Léo et moi on a proposé d'aller faire le marché, nos épouses s'occupant de faire un peu de ménage.
 
—Elles se sont bien fichues de nous, avec cette histoire de partenaire. Je ne sais pas toi, mais moi je suis tombé dans le panneau comme un gamin. Je dis alors que nous marchons vers les halles.
—Il y avait de quoi. Mais on s'en est pas mal sorti. 
—C'est vrai. Pourtant je ne sais pas pour toi, mais j'ai eu une drôle d'impression cette nuit. Je lance, essayant de savoir si Léo se doute de quelque chose.
—Ah ! Non je ne vois pas.
—Alors, je dois me tromper.
—Cela dépend de ce que tu entends par "drôle d'impression".
—Déjà, je ne sais pas pour toi, mais Ambre a voulu utiliser un bandeau.
—Rose aussi.
—A un moment j'ai eu l'impression que nos deux femmes se parlaient, dans le couloir.
—C'est drôle moi aussi. 
—Et cela ne t'a pas intrigué ?
—Si, bien sûr.
—Et lorsque Rose est revenue vous avez fait quoi ?
—Un 69 d'enfer.
—C'est drôle moi aussi. Elles s'étaient mises d'accord, c'est évident. Et rien autre ne t'a étonné ?
—Du genre ?
—Alors si tu ne sais pas, ce n'est pas grave, j'ai peut-être rêvé. Je ne vais pas lui parler de ma quasi-certitude, que nos femmes se sont échangées.
—En réalité si, mais je ne voudrais pas te choquer.
—Donc, toi aussi. En réalité nos femmes se sont…
—Échangées. Rose avec toi, Ambre avec moi. Tu t'en es aperçu comment ?
—Un détail. Ambre pour donner du crédit à leur bobard, s'est isolée pour s'épiler et la minette n'était pas si nette. 
—C'est drôle, c'est ce qui m'a mis la puce à l'oreille. Moi c'était le contraire, la minette était toute lisse comme si…Et comme Ambre avait fait une remarque devant nous, j'ai pensé que.
—Donc tu as couché avec ma femme et tu n'as rien dit.
—Tu ne manques pas de culot, toi aussi tu as couché avec la mienne.
—J'avoue. Je suis sidéré qu'elles aient osé faire cela.
—Une certaine façon de nous punir de leur avoir menti.
—Je ne sais pas pour toi, mais je n'aurais jamais imaginé ça d'Ambre.
—Moi non plus, mais à la réflexion c'est peut-être Rose qui a eu cette idée. Dans ce cas ce serait de ma faute. La virée au parking lui aurait donné des envies.
—Il faut être deux pour échanger. Je remercie Léo de chercher à prendre une part de responsabilité. Voilà un vrai ami.
—Oui. 
—D'un autre côté, ni l'un ni l'autre n'avons réagi au moment où on aurait pu tout arrêter.
—C'est vrai. Tu veux que je t'avoue une chose ?
—Au point où on en est !
—Si cela avait été avec un autre homme, je crois que j'aurais bougé, mais de savoir que c'était toi… 
—Pareil. Pendant que Rose me…
—Te suçait, tu imaginais Ambre avec moi.
—Oui, c'est cela.
—Décidément on partage de plus en plus. L'amitié, le boulot, les confidences et maintenant nos épouses.
—C'est vrai. Ces vacances sont sidérantes à tous les points de vue. Mais la question est de savoir ce qu'on fait maintenant ?
—On ne peut pas faire comme si on ne savait pas. Tu sais une chose m'a frappé. Alors que j'aurais volontiers continué, Ambre est partie. Comme si elle ne voulait pas aller plus loin.
—Moi aussi. Du coup lorsque Ambre est revenue elle a eu droit à un feu d'artifice… Avec bouquet final. 
—Tout à fait. Rose aussi. Écoute si ce soir on……Il décrit cette idée qui me semble d'abord disproportionnée, mais qui, finalement…
—Oh, carrément ? C'est encore plus osé que ce qu'ont fait nos épouses.
—Oui, mais je ne peux m'empêcher de penser que d'une façon ou d'une autre, elles ont voulu que nous découvrions leur échange.
—Je suis d'accord sur ce point et ?
—On pourrait prendre cet échange comme un appel. Leur façon de nous dire que l'on pourrait dépasser les jeux des revues, pour créer les nôtres. 
—Ce que tu proposes ferait plus qu'un échange.
—Si cela te dérange, alors oublions. Je peux comprendre, après tout il y a peine une semaine jamais je n'aurais imaginé tout le chemin parcouru. 
—Non, je serais partant, mais j'aimerais qu'à chaque instant nous leur laissions le choix. Après tout, on pourrait avoir mal interprété et pire nous tromper.
—Alors, écoute, nous pourrions…. Il soumet une idée.
—Oui, très bien et on pourrait…. J'ajoute une pierre à l'édifice.
—Alors on est d'accord.
—J'espère être à la hauteur. Entre fantasme, théorie et pratique il y a un monde.
—Pareil pour moi. On aurait l'air con si nous n'étions pas capables d'assumer et…
—D'assurer…
 
----------------------------------------------
 
Journée délicieuse. Décidément tout cela nous fait du bien. Nous étions deux couples amis, nous devenons deux couples complices.
 
Ce soir restaurant. L'atmosphère est étrange. Tout le monde semple attendre quelque chose. Mais c'est seulement une fois rentrés à la maison, un dernier verre dans le salon, une musique d'ambiance, l'éclairage réduit au minimum, que :
 
—Ce soir, c'est à notre tour. Avec Phil on a pensé à corser un peu plus. Vous êtes partantes ?
—Corser ? Cela veut dire quoi ? Questionne Rose, mais cela semble une question de circonstance.
—Un peu comme hier. Utiliser un bandeau.
—Comme hier ? C'est Ambre qui parle. 
—Oui, chérie, comme hier. Et je m'avance avec un bandeau dans la main. Léo fait de même avec Rose.
 
Elles se soumettent à notre demande. Les voici aveuglées.
 
—Phil, tu nous mets un peu de musique. 
 
La playlist est évidemment prête. Un slow, toute une série de slow, mais avec comme toile de fond des soupirs, des halètements, des gémissements.
J'enlace Ambre. Je vois Léo faire de même avec Rose.
 
—C'est moi, Chérie. 
—Je sais.
—Les apparences sont souvent trompeuses.
—C'est vrai. C'est quoi votre idée ?
—Nous inspirer de la nuit dernière, mais la dépasser. Si tu vois ce que je veux dire.
—La nuit dernière ? Oh, il faut que je te dise.
—Chut. C'était une excellente idée. Surprenante mais délicieuse.
—Délicieuse ?
—Oui, pas pour toi ? Je ne t'ai pas montré, à ton retour, combien j'avais aimé ?
—Si, mais.
—Alors chut, laissons-nous porter par la musique et cette ambiance si coquine. Je suis certain que nous pouvons faire mieux.
 
Un long silence ou nous dansons, collés l'un à l'autre alors que je l'embrasse, que mes mains se promènent sur son corps, qu'une n'hésite pas à vérifier que sa poitrine est libre de soutien-gorge, que l'autre soulève la robe pour envelopper les fesses que la culotte mini ne protège pas et pas plus d'ailleurs que son intimité.
 
—Tu es belle. Tu sens comme tu m'inspires. Je bande.
—Oui. Merci. Mais hier soir…
—Chut. Ne parlons plus d'hier soir, mais de maintenant.
—Tu as raison. Rose et Léo, ils sont où ?
—Juste à côté. 
—Ils font quoi ?
—Ils dansent. Léo caresse Rose. Il détache les boutons de sa robe.
—Ils peuvent nous voir ?
—Bien sûr. Léo, mais pas Rose. Je relève sa robe. Elle ne peut l'ignorer.
—Oh, Léo me voit ?
—Oui, mais pas plus que sur la plage.
—Tout de même. 
—Moi, je trouve cela excitant. Oh, elle n'a plus sa robe… Juste un string… Je commence à tirer sur la longue fermeture éclair qui part des épaules pour descendre jusqu'au rein.
—Phil qu'est-ce que tu fais ? 
—Toi aussi tu es belle. Hier soir…
—Mais hier…
—Chut. Oh, Rose détache la chemise de Léo. Je repousse la robe qui passe la barrière des bras mais qui ne rencontre pas de résistance.
—Oh !
—Elle lui enlève son pantalon.
—Phil, vraiment tu crois que nous devons…
—Nous ne devons rien. Un mot et nous partons. Mais tu peux aussi faire comme Rose. Je n'ai pas honte du désir que tu me procures. Ce désir et d'autres. Tu peux les imaginer… Comme hier, tu… Non, chut… Tu décides pour nous…
 
Quelques secondes. À côté Léo est nu et je vois pour la première fois ce que j'ai déjà vu sous la douche après le sport, mais au repos, alors qu'ici il est développé. Je le plaisantais sur son gros machin, mais je ne l'envisageais pas impressionnant comme maintenant…
Quelques secondes et je sens les mains d'Ambre qui cherche à défaire les boutons de mon polo.
Je l'aide de mon mieux. 
Elle continue sur ma ceinture.
À côté, Léo parle à l'oreille de Rose. J'imagine qu'il la met en condition, décrivant ce que sa copine fait et manifestement cela n'a pas l'air de lui déplaire, car elle sourit.
Je bande et je n'ai pas honte.
Comme Léo le fait avec Rose, je fais sauter le dernier rempart de lingerie qui reste, la petite culotte d'Ambre.
 
Le canapé est l'endroit le plus naturel qui nous attire.
J'entraîne une Ambre peu rassurée. Elle semble reprendre un peu confiance alors que je l'aide à s'asseoir. Cependant elle ne se laisse pas "couler" sur les coussins, mais reste droite, attentive.
Est-ce qu'elle sent que quelqu'un s'est assis à côté d'elle. Probablement, car elle tourne la tête dans cette direction. Elle ne sait pas qui est là.
 
—Rassure-toi, je suis toujours avec toi. C'est juste Rose qui est assise comme toi.
 
Je prends sa main. Je la guide vers mon dard. Elle en découvre la vigueur. Déjà son autre main vient soupeser mes bourses. C'est tout naturellement que mon gland trouve la douceur de ses lèvres. 
Elle est gourmande. Je ne peux m'empêcher de penser qu'elle se sent un peu en compétition avec son amie. Elle ne peut pas ignorer que déjà, à côté, juste à côté, à portée de main, à portée d'oreille, le bruit humide ressemble étrangement à celui que fait une gorge accueillante lorsqu'elle suce un mandrin.
C'est à ce moment que Léo me fait le signe d'enlever les bandeaux. Il n'est plus temps de cacher nos intentions. Nos épouses doivent se douter que si nous n'avons pas recherché l'intimité de nos chambres, c'est pour une bonne raison.
Il leur faut quelques secondes pour prendre la mesure de la scène. Les deux épouses sont assises côte à côte avec chacune son mari en face d'elle. Ambre ne ferme pas les yeux lorsqu'elle découvre le dard de Léo. Je sais que ce n'est pas une découverte. Hier soir c'est elle qui le prenait en bouche dans un 69 coquin.
Elles nous suivent du regard. La distance est minime, quelques dizaines de centimètres, mais cela suffit pour changer le monde. Léo et moi nous les faisons dans deux translations opposées. 
Chacune a maintenant, sous les yeux, à portée de…
Rose n'hésite pas. Elle s'empare de ma queue avec la ferme intention de la goûter. La coquine, elle fait comme si c'était une première fois. 
Par contre, pour nous les hommes c'est la première fois que nous voyons nos épouses dans cette situation.
Je ne peux m'empêcher de regarder, avec peut-être trop d'insistance, mais c'est une première pour moi. La friponne, elle fait semblant de le découvrir. Oui, la bite de Léo est plus imposante que la mienne. Sa main doit la reconnaître. On n'oublie pas cela en 24 heures.
C'est délicieusement pervers. Léo est comme moi, il ne sait où porter son regard. 
Vers sa femme qui suce son ami, qui gobe une bite étrangère, quoique pas tant que cela, mais qui fait comme si… Lécher une hampe, un gland, des couilles. 
Vers sa maîtresse qui bataille avec son gros morceau, bataille dans laquelle elle jette toutes ses troupes. Ses lèvres, sa langue, sa salive, sa gorge.
Vers son ami, son complice avec qui il a démarré des vacances qui ne cessent de gravir des marches qui mènent à des plaisirs inconnus jusque-là.
Putain que c'est bon. Putain que c'est beau. 
Et ces autres regards. Ceux de Rose bien sûr, regards coquins alors que ma bite a presque disparu dans sa gorge.
Et ceux d'Ambre qui vont de Léo à moi mais qui ne faiblit pas alors que son mari la regarde.
 
C'est bon, différent de l'autre soir, plus... Plus…
Mais ni Léo, ni moi n'oublions pourquoi nous avons comploté ce moment. 
Nos mandrins quittent les gorges accueillantes. 
Je ne saurai dire laquelle prend l'initiative de bouger, mais en quelques secondes elles se placent à genoux, nous offrant leur croupe comme si elles voulaient apporter leur part dans la décision.
La fente est humide, grasse. Je m'y glisse avec délice même si je ne peux m'empêcher de surveiller à côté, suivre le gland champignon de Léo qui écarte des chairs brillantes, qui avance sans rencontrer de résistance, qui avance encore, encore et réussit à disparaître totalement dans le vagin de ma femme.
On n'a même pas parlé une seule fois d'utiliser des capotes. Cela paraissait une évidence que nous n'en avions pas besoin.
 
Alors c'est un nirvana. Autant par les sens que par l'esprit. Je comprends tout ce que j'ai lu dans les histoires érotiques d'échangistes, récits qui me semblaient exagérés, appuyant sur le côté "intellectuel" de la chose. D'autant que maintenant je comprends que c'est impossible à bien décrire. Ce que l'on ressent. C'est un peu comme si on se dédoublait.
Le premier, Moi, enfile l'épouse de son ami, la labourant si fort qu'elle ne peut retenir ses cris et surtout qu'elle parle à son mari :
 
—Léo, Léo, c'est si bon. Merci, merci….
 
Ambre ne parle pas. Elle ne peut pas. Son plaisir parait si fort qu'elle "mange " le tissu du coussin ne laissant passer qu'une logorrhée qui hurle sa joie.
Les femmes se tiennent par la main. Par moment elles se regardent, elles se sourient, elles s'échangent des gémissements.
Rose n'est pas inactive, elle se caresse de bouton.
Je suis d'une dureté redoutable. Je peux voir que le gourdin de Léo est plus souple, ce qui ne l'empêche pas de faire son chemin.
 
J'ai perdu le fil de mes pensées. Je ne suis plus qu'un sexe. Non, deux sexes. Deux sexes dans deux fentes. 
Le salon est notre témoin, notre complice. 
J'entends Ambre qui s'est détachée du coussin, qui s'est tournée vers Léo et qui lui crie : 
 
—Oui, oui, c'est bon, c'est bonnnnnnnnnnnnnnnnnnn
 
C'est comme un déclic. Je jouis. J'inonde Rose de ma liqueur alors que je devine Léo se répandre dans la chatte de ma femme.
 
-----------------------------------------
 
Léo et moi sommes à la cuisine pour préparer des verres et le champagne afin de fêter dignement ce moment si mémorable.
 
—Je ne sais pas pour toi, bien que j'aie une petite idée, mais pour moi cela a été fantastique. Me dit Léo sur le ton de la confidence.
—Fantastique n'est pas suffisant, moi je dirais grandiose. Jamais je n'aurais imaginé que ce genre de chose puisse avoir une telle répercussion.
—C'est vrai et je crois que je peux parler au nom de Rose, elle aussi a adoré. D'ailleurs elle ne l'a pas caché.
—Oh, je suis désolé. Tu as été jaloux ?
—Mais pas du tout, au contraire, de la voir si heureuse, de l'entendre jouir grâce à toi, n'a fait qu'amplifier mon plaisir.
—Moi aussi. C'est fou ! je me croyais jaloux, mais c'était faux, du moins dans ce genre de situation. J'ai adoré vous voir…
 
La bouteille est dans le seau à glace, les quatre verres sur un plateau, mais :
 
—Attends, avant de retourner au salon je voudrais t'avouer quelque chose. Me dit Léo, soudain sérieux, encore plus sur un ton de confidence.
—Ah ! C'est pardonné d'avance. Après tout c'est grâce à toi, à ton idée de suivre les jeux proposés dans les revues pour femmes, que nous sommes ici.
—Justement. La réalité est un peu différente. Avec Rose, cela faisait quelque temps que nous voulions tenter l'échangisme.
—Ah !
—Mais on ne voulait pas le faire avec des inconnus. On pensait avec vous.
—Oh !
—Si tu réfléchis bien nous sommes très proches. Autant par le travail, l'amitié, tout ce qui nous rassemble, nos épouses qui sont de vraies amies. Nous sommes deux couples qui partageons beaucoup de chose. Mais on ne voulait pas vous choquer en vous le proposant et prendre le risque de détruire une si belle amitié. Alors j'ai eu cette idée de sexualité en berne et des magazines.
—Ah, c'est donc cela !
—Mais pas plus. Juste vous suggérer. Rose a juste fait un pas vers Ambre en cafetant notre entente, nous les hommes. Mais Ambre se doutait un peu et allait justement lui en parler. Ensuite je dois reconnaître que Rose s suggéré l'idée des deux mecs pour faire le troisième. Une façon de tester ta femme et voir si l'idée ne la choquait pas plus que cela.
Pour ce qui est de la nuit dernière elles ont pris la décision ensemble. Mais pas comme tu le crois. Rose ne voulait pas te mettre devant le fait accompli et d'ailleurs Ambre n'était pas partante.
—Je ne comprends pas ce que tu dis pour la nuit dernière.
—La réalité est que nos épouses n'ont pas fait l'échange. Elles ont juste simulé. Un peu comme toi tu avais fait avec l'inconnu.
—Mais le parfum, la minette pas épilée…
—Le parfum de Rose bien sûr et pour la minette, en réalité si Ambre a dit aller s'épiler, c'était pour rendre la situation plus crédible, car la vérité est qu'elle ne l'a pas fait. 
—Donc la nuit dernière Ambre n'était pas avec toi, mais avec moi ?
—Voila. Je reconnais que nous avons fait ce qu'il fallait pour vous tenter, mais pas plus.
—Waouh ! 
—Je reconnais que c'est un peu "tordu" mais il faut voir le résultat. Tu ne m'en veux pas ? Je dois te dire aussi qu'actuellement Rose doit faire la même confession à Ambre. Nous voulons pouvoir avancer au grand jour. 
—Bien joué. Vraiment bien joué. Je ne peux pas vous en vouloir ce serait mentir. Je confirme que j'ai adoré et que Ambre aussi. Je la connais assez pour le dire.
—Alors retournons les voir. Non, attends, encore une chose.
—Dis toujours.
—Rose rêve de…. Il explique. Peu de mots sont nécessaires. Il suffit de savoir compter. UNE, DEUX, TROIS
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Passer les 11 commentaires
Photo de profil de Franz-38-2
Franz-38-2
19 août 2023 à 23:47
Une bien belle histoire.
Elle m'a enthousiasmé. Une montée dans l'érotisme très tranquille jusqu'à cette fin inattendue.
Bravo bel ouvrage.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Ced67220
Ced67220
18 août 2023 à 14:22
Hummm top excitant bravo vivement la suite
Soyez respectueux
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fab-io72
17 août 2023 à 11:57
Encore une petite merveille d'écriture dont on ne se lasse jamais. Juste, précis et d'un érotisme torride.
Presque dommage que ce ne soit qu'un one shot. Cette histoire mériterait une suite.
Merci pour ce partage.
Soyez respectueux
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revesdelune
17 août 2023 à 08:07
Bravo DeuxD, ces vacances estivales vous inspirent des histoires simples, fluides, sympa, crédibles. Il vous faut beaucoup de talent pour parvenir à ce résultat.
Soyez respectueux
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CMF4691
16 août 2023 à 23:48
Merci, vraiment. C'est tellement bien écrit, on a l'impression d'être présent sans se reconnaître en voyeur. Les personnages sont terriblement attachant, les situations vraiment érotiques.....
Belle continuation, à très vite de vous lire
Soyez respectueux
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CMF4691
16 août 2023 à 23:44
Merci, vraiment. C'est tellement bien écrit, on a l'impression d'être présent sans se reconnaître en voyeur. Les personnages sont terriblement attachant, les situations vraiment érotiques.....
Belle continuation, à très vite de vous lire
Soyez respectueux
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CMF4691
16 août 2023 à 23:43
Merci, vraiment. C'est tellement bien écrit, on a l'impression d'être présent sans se reconnaître en voyeur. Les personnages sont terriblement attachant, les situations vraiment érotiques.....
Belle continuation, à très vite de vous lire
Soyez respectueux
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MonsieurGentil
16 août 2023 à 23:37
C'est toujours plus facile de voir la paille dans l'oeil du voisin, mais j'aurais ajouté/précisé que les deux femmes se sont finalement rasées après "la nuit du vrai-faux échange bandé". Sans quoi, plus tard, (sans doute pas lors de la baise rugueuse où il a encore le bandeau) lors de la séance d'échange sur canapé, Philippe aurait pu remarquer le duvet d'Ambre censé pas être là
Pour le reste, comme les commentaires précédents, et surtout c'est très bien amené, il y a une "montée en puissance" sans que ça tombe dans l'outrancier, plusieurs scènes hot dans un seul récit, beaucoup de réalisme, la psychologie du protagoniste, les incompréhensions, les quiproquos et la complicité = très humain. Chapeau !
Soyez respectueux
Répondre
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Jacques du Canada
16 août 2023 à 22:15
Très beau texte raconté avec élégance. J’aime beaucoup les Deux D. J’aime leurs style doux, efficace et incisif.
J’avais deviné l’intrigue de la nuit d’avant mais je ne savais pas que seulement un couple était vraiment impliqué.
J’aurais aimé lire la réaction de Ambre qui elle ne semblait rien comprendre aux dires de son mari.
Félicitations, j’en redemande des comme celle-là!
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
16 août 2023 à 18:45
L'idée de départ est originale et j'ai bien aimé me faire surprendre par la révélation finale à laquelle je ne m'attendais pas. Bref, j'ai passé un très agréable moment de lecture. Merci !
Modifié 16 août 2023 à 18:46
Soyez respectueux
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