Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sens dessus dessous — Chapitre 1 · Se tomber dessus
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sens dessus dessous
Chapitre 1 · Se tomber dessus
Elise :
Putain Elise ! En retard, comme d'habitude ! Il n'y a vraiment pas beaucoup de place aujourd'hui... Je DÉTESTE être compressée par la foule. Je rentre avec difficulté dans la rame, c'est l'horreur. Un homme se pousse pour me laisser un peu de place.
Putain Elise ! En retard, comme d'habitude ! Il n'y a vraiment pas beaucoup de place aujourd'hui... Je DÉTESTE être compressée par la foule. Je rentre avec difficulté dans la rame, c'est l'horreur. Un homme se pousse pour me laisser un peu de place.
- C'est gentil, merci.
Inconnu :
- Je vous en prie.
On est vraiment serrés aujourd'hui. L'heure de pointe...
- Je vous laisse un peu de place. Je ne vois pas grand-chose...
Elise :
Tu es aveugle ? Malvoyant ?
Tu es aveugle ? Malvoyant ?
- Je ne suis pas sûre qu'il y ait grand-chose à voir ici de toute manière.
Ça m'arrange bien qu'on ne me regarde pas de trop près... Je n'ai pas eu le temps de me préparer. Je me faufile à tes côtés et t'observe consciencieusement : au moins, je ne crains pas de paraître étrange à te fixer, j'aime bien ça, regarder les gens... Tu es châtain, plus âgé que moi et plutôt bel homme. Je souris.
Inconnu :
Quand le tram démarre, je suis surpris. Je rate la barre de peu, te bouscule légèrement et m'excuse aussitôt. Je ne suis pas très à l'aise quand il y a du monde. Je dois faire attention à tout ce qui m'entoure... Je croise ton regard. Je te souris, mais reste concentré sur les vibrations du tram.
Quand le tram démarre, je suis surpris. Je rate la barre de peu, te bouscule légèrement et m'excuse aussitôt. Je ne suis pas très à l'aise quand il y a du monde. Je dois faire attention à tout ce qui m'entoure... Je croise ton regard. Je te souris, mais reste concentré sur les vibrations du tram.
Elise :
Ton contact ne me dérange pas. C'est nouveau ça ! Quand je ne connais pas les gens, je ne supporte pas d'être touchée... Il faut dire que, sensible comme je suis, je n’ai pas envie de me noyer dans les émotions d'un tram entier. Mais là, ça va. Tu dois être une personne calme, j'imagine.
Il n'empêche qu'on est sacrément serrés... Éviter le contact avec les autres usagers est particulièrement complexe !
Ton contact ne me dérange pas. C'est nouveau ça ! Quand je ne connais pas les gens, je ne supporte pas d'être touchée... Il faut dire que, sensible comme je suis, je n’ai pas envie de me noyer dans les émotions d'un tram entier. Mais là, ça va. Tu dois être une personne calme, j'imagine.
Il n'empêche qu'on est sacrément serrés... Éviter le contact avec les autres usagers est particulièrement complexe !
Inconnu :
Avec tout ce monde, je ne tiens la barre que du bout des doigts. Je regarde où je pourrais prendre appui, mais en vain. Je te bouscule encore une fois...
Avec tout ce monde, je ne tiens la barre que du bout des doigts. Je regarde où je pourrais prendre appui, mais en vain. Je te bouscule encore une fois...
- Je suis sincèrement désolé, j'essaie de me maintenir droit, mais le conducteur a l'air d'avoir regardé une course de formule 1 hier... Ça va être compliqué à ce rythme !
Elise :
Je grimace, c'est vrai que la rame est sacrément secouée. On n’est pas vraiment à un endroit stratégique non plus. Bon. Là, on repassera pour la délicatesse... Je recule en poussant la foule, on me râle dessus. Tant pis. Pour une fois que mon gros cul est pratique : ça dégage !
Un petit espace se crée près de la fenêtre et je te tends la main. Merde, tu ne m'as pas vu... Suis bête aussi ! J'attrape ce que je peux, un bout de tissu et je ne peux pas m'empêcher de rire en disant :
Je grimace, c'est vrai que la rame est sacrément secouée. On n’est pas vraiment à un endroit stratégique non plus. Bon. Là, on repassera pour la délicatesse... Je recule en poussant la foule, on me râle dessus. Tant pis. Pour une fois que mon gros cul est pratique : ça dégage !
Un petit espace se crée près de la fenêtre et je te tends la main. Merde, tu ne m'as pas vu... Suis bête aussi ! J'attrape ce que je peux, un bout de tissu et je ne peux pas m'empêcher de rire en disant :
- Venez avec moi ! Si vous voulez vivre !
Inconnu :
Je sens qu'on on me tire légèrement, je tourne la tête et regarde mon bras pour réaliser qu'une main tient la manche de ma chemise. Je remonte le regard le long de ce bras inconnu et te vois. Je souris et te suis.
Je sens qu'on on me tire légèrement, je tourne la tête et regarde mon bras pour réaliser qu'une main tient la manche de ma chemise. Je remonte le regard le long de ce bras inconnu et te vois. Je souris et te suis.
- Ha ! Vous avez réussi à vous créer un petit espace. Bien joué ! Je ne l'aurais jamais vu... On est moins serré en effet.
Aussitôt, quelqu'un derrière moi me pousse contre toi. J'ai juste le temps de coller ma main contre la vitre pour ne pas t'écraser.
- Les gens... Toujours pressés !!
Elise :
Oh. Tu es proche... Très proche. Je rougis... Tu as une odeur de... Poussière, papier et... Sauge ? Difficile à dire, mais ton odeur fait barrière à celle des autres. Je sens la chaleur de ton torse. C'est agréable... Un peu excitant aussi.
Oh. Tu es proche... Très proche. Je rougis... Tu as une odeur de... Poussière, papier et... Sauge ? Difficile à dire, mais ton odeur fait barrière à celle des autres. Je sens la chaleur de ton torse. C'est agréable... Un peu excitant aussi.
- On dirait que l'espace que j'ai créé n'était pas si grand que ça...
Je glousse contre toi comme une gamine. Reprends-tooooi...
- Vous ne vous êtes pas fait mal ?
Inconnu :
- J'ai l'habitude de trébucher.
Je te montre l'atèle que je porte au poignet.
- Je ne suis plus à ça près. Si vous voulez qu'on se marre, je sors ma canne de mon sac et tout le monde va se pousser. C'est assez bluffant à vrai dire !
Elise :
- Vous sortez la canne et moi je fais le plus gros bidon que je puisse faire, le tout en simulant des contractions. À nous deux on vide la rame !!
Inconnu :
Je sens une odeur agréable autour de moi et je la cherche... Je réalise que c'est toi. L'odeur de transpiration est étouffante, mais la tienne est envoûtante.
Je sens une odeur agréable autour de moi et je la cherche... Je réalise que c'est toi. L'odeur de transpiration est étouffante, mais la tienne est envoûtante.
- Désolé d'être un brin direct, mais... Votre parfum... Il sent divinement bon. Je l'adore ! J'espère que je ne vous mets pas mal à l'aise avec ça...
Elise :
- Merci, c'est l'odeur “panne de réveil” !
Ça va pas m'aider à plus rougir ça, surtout que j'ai pas eu le temps de me laver ce matin... Tu fais un pas en arrière, dommage j'aimais bien.
Inconnu :
J'entends certaines personnes descendre et leur odeur disparaître.
J'entends certaines personnes descendre et leur odeur disparaître.
- C'est là qu'on peut chanter « Libérée, délivrée » haha ! Vous devriez prendre un siège avant qu'on vous le pique.
Elise :
- Vous voulez pas vous asseoir vous ? Je veux dire c'est pas moi qui ai un atèle au poignet et qui passe mon temps à tomber sur les jeunes femmes...
Je souris en coin... J'ai envie de te narguer.
Inconnu :
Je rougis...
Je rougis...
- Oh non, mais je... Je... C'est que... Je...
Nouveau freinage un peu brusque. Je me recolle à toi.
- C'est le tram qui... Je... Non... Heu... Enfin, très bon parfum !!
Change de sujet !!
Elise :
Je ris. T'es mignon quand tu rougis. Mmm. Je vais vraiment draguer dans le tramway parisien ?
Je ris. T'es mignon quand tu rougis. Mmm. Je vais vraiment draguer dans le tramway parisien ?
- Mon patron ne sera pas d'accord avec vous. Il me préfère à l'heure et... Lavée !
Je souris, là c'est moi qui rougis. On est à nouveau assez proches et les places sont prises maintenant. Je me décale subtilement sur ma droite et j'effleure ton avant-bras. C'est très subtil, je ne suis pas sûre que tu le sentes. Je frissonne.
Inconnu :
- Et mon patron aimerait que je voie quand je me trompe... On a de bons patrons haha !
Tu vois que je réagis à ton contact.
- Vous sortez ici ?
Tu peux voir sur mon visage que je suis déçu que tu partes...
Elise :
J'ai pas envie de partir, mais je vais vraiment être en retard.
J'ai pas envie de partir, mais je vais vraiment être en retard.
- Oui...
Je sors de la rame.
- Peut-être qu'on se recroisera ?
Les portes se referment. Merde. J'aurais dû lui demander son numéro, son Facebook, quelque chose ! Oh et je vais vraiment être en retard...
***
Elise :
Je t'ai cherché les semaines suivantes quand j'allais au travail. J'ai même poussé le vice à partir un peu en retard... On sait jamais... Mais c'est grand la région parisienne, et plein de gens. Mais un matin, j'entends une voix derrière moi.
Je t'ai cherché les semaines suivantes quand j'allais au travail. J'ai même poussé le vice à partir un peu en retard... On sait jamais... Mais c'est grand la région parisienne, et plein de gens. Mais un matin, j'entends une voix derrière moi.
Inconnu :
- Je reconnais le parfum "panne de réveil". Comment allez-vous ?
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