Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Marrakech — Chapitre 6 · Heureux qui comme Ulysse...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Marrakech
Chapitre 6 · Heureux qui comme Ulysse...
Résumé – Paul a l'esprit torturé entre Marlène, sa femme légitime, et Charlotte, celle avec qui il a eu l'occasion de voyager dans le désert. En revenant chez lui pour retrouver Marlène, il tombe sur une orgie. Il refuse de participer et se retire avant de provoquer une discussion décisive : pardonner ou la quitter définitivement ?
oooOOOooo
Ma nuit a été mouvementée, ponctuée de cauchemars, de visions de pyramides humaines, de ma femme prise par plusieurs individus. J'en sue, je tremble, j'essaie de me raisonner, je tente de comprendre.
Pendant le petit déjeuner très léger que je prends, mes pensées vagabondent.
Déjà, à Marrakech, la foudre m'était tombée sur la tête. J'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre car j'aime Marlène.
Et comme beaucoup d'hommes sans doute, en raison de cet amour irrationnel, je suis prêt à passer l'éponge et à reprendre une vie commune. Bien souvent, devant nos femmes, nous sommes bien faibles, voire un peu lâches.
Revenu chez nous avec l'intention de lui pardonner et de repartir d'un bon pied, je me suis retrouvé en plein cauchemar.
J'avais déjà avalé la première incartade, me disant qu'il s'agissait d'un dérapage, mais là je suis un cocu permanent ! Toutes ces pétasses et ces cocufieurs chez moi ! Marlène a bien réussi son coup : se faire baiser et bien rire de moi !
Je ne serais pas surpris qu'elle souhaite me voir participer à ses soirées de débauche. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et par amour pour elle, j'aurais sans doute été prêt à beaucoup. Mais elle n'a rien dit.
Mais là, quel mépris ! quelle gifle !
Est-elle devenue à ce point nymphomane qu'elle n'a pu s'empêcher d'organiser une partouze chez nous ? J'en pleure de rage et cette humiliation renouvelée est l'enterrement de mon amour pour elle et de notre mariage.
Une explication est bienvenue, surtout pour mon égo car il n'y a que peu chances de retour en arrière, la fréquence de la trahison est sans doute rédhibitoire.
Le visage serein de Charlotte me passe devant les yeux. Apparition ô combien apaisante, tendre. Je lui souris.
Pendant tout notre voyage au milieu de désert, la tentation a été forte et j'ai espéré la connaitre plus intimement, mais jamais elle n'a laissé paraître la moindre faille.
Je sais aujourd'hui que les sentiments sont partagés.
La preuve en est ces baisers, doux et sincères.
Mais sa morale et sa droiture, malgré les baisers échangés, l'ont détournées de moi. Elle m'a planté au milieu du vestibule. Quelle frustration ! Et quelle injustice !
Les bips de mon téléphone m'annoncent l'arrivée de nouveaux messages. De la même nature que ceux d'hier, c'est un déferlement de « pardon » de « je t'aime » de « il faut que nous discutions » et « laisse- moi une chance ».
Je ne réponds pas.
Toute la journée, je déambule dans les rues commerçantes, observant ces femmes et ces hommes qui, main dans la main, achètent et se font plaisir. Un bonheur simple lorsque l'on veut bien le partager.
Je rumine, m'interroge.
Le soir, je vais dîner dans un petit restaurant italien. J'entends la chanson de Georges Brassens.
Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé
Après maintes traversées
Le pays des vertes vallées
Me reviennent en tête les images du désastre de Marrakech, le flirt avec Karim qui, sans doute a été plus qu'un simple rapprochement. L'arrivée inopinée dans notre appartement, l'amas de corps nus, les gémissements et par-dessus tout, Marlène chevauchée, offerte les jambes bien écartées pour faciliter l'intrusion.
Je frémis de rage et d'humiliation.
Ma décision est prise. Je vais signifier à Marlène la fin de notre histoire, je vais demander le divorce qu'elle a intérêt à accepter. Je ne lui veux pas de mal, mais si elle refuse, elle risque de le payer très cher, je ne lui ferai aucun cadeau.
Je lui envoie un message, je me rendrai à l'appartement demain à 15H00, c'est dimanche elle sera là. Accompagnée ?
Je contacte ensuite Charlotte et lui demande si nous pouvons nous rencontrer demain vers 19H00. Nous partagerons un dîner, j'ai des choses à lui raconter.
Je reçois rapidement une réponse positive de Charlotte, heureuse mais étonnée.
Pendant le petit déjeuner très léger que je prends, mes pensées vagabondent.
Déjà, à Marrakech, la foudre m'était tombée sur la tête. J'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre car j'aime Marlène.
Et comme beaucoup d'hommes sans doute, en raison de cet amour irrationnel, je suis prêt à passer l'éponge et à reprendre une vie commune. Bien souvent, devant nos femmes, nous sommes bien faibles, voire un peu lâches.
Revenu chez nous avec l'intention de lui pardonner et de repartir d'un bon pied, je me suis retrouvé en plein cauchemar.
J'avais déjà avalé la première incartade, me disant qu'il s'agissait d'un dérapage, mais là je suis un cocu permanent ! Toutes ces pétasses et ces cocufieurs chez moi ! Marlène a bien réussi son coup : se faire baiser et bien rire de moi !
Je ne serais pas surpris qu'elle souhaite me voir participer à ses soirées de débauche. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et par amour pour elle, j'aurais sans doute été prêt à beaucoup. Mais elle n'a rien dit.
Mais là, quel mépris ! quelle gifle !
Est-elle devenue à ce point nymphomane qu'elle n'a pu s'empêcher d'organiser une partouze chez nous ? J'en pleure de rage et cette humiliation renouvelée est l'enterrement de mon amour pour elle et de notre mariage.
Une explication est bienvenue, surtout pour mon égo car il n'y a que peu chances de retour en arrière, la fréquence de la trahison est sans doute rédhibitoire.
Le visage serein de Charlotte me passe devant les yeux. Apparition ô combien apaisante, tendre. Je lui souris.
Pendant tout notre voyage au milieu de désert, la tentation a été forte et j'ai espéré la connaitre plus intimement, mais jamais elle n'a laissé paraître la moindre faille.
Je sais aujourd'hui que les sentiments sont partagés.
La preuve en est ces baisers, doux et sincères.
Mais sa morale et sa droiture, malgré les baisers échangés, l'ont détournées de moi. Elle m'a planté au milieu du vestibule. Quelle frustration ! Et quelle injustice !
Les bips de mon téléphone m'annoncent l'arrivée de nouveaux messages. De la même nature que ceux d'hier, c'est un déferlement de « pardon » de « je t'aime » de « il faut que nous discutions » et « laisse- moi une chance ».
Je ne réponds pas.
Toute la journée, je déambule dans les rues commerçantes, observant ces femmes et ces hommes qui, main dans la main, achètent et se font plaisir. Un bonheur simple lorsque l'on veut bien le partager.
Je rumine, m'interroge.
Le soir, je vais dîner dans un petit restaurant italien. J'entends la chanson de Georges Brassens.
Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé
Après maintes traversées
Le pays des vertes vallées
Me reviennent en tête les images du désastre de Marrakech, le flirt avec Karim qui, sans doute a été plus qu'un simple rapprochement. L'arrivée inopinée dans notre appartement, l'amas de corps nus, les gémissements et par-dessus tout, Marlène chevauchée, offerte les jambes bien écartées pour faciliter l'intrusion.
Je frémis de rage et d'humiliation.
Ma décision est prise. Je vais signifier à Marlène la fin de notre histoire, je vais demander le divorce qu'elle a intérêt à accepter. Je ne lui veux pas de mal, mais si elle refuse, elle risque de le payer très cher, je ne lui ferai aucun cadeau.
Je lui envoie un message, je me rendrai à l'appartement demain à 15H00, c'est dimanche elle sera là. Accompagnée ?
Je contacte ensuite Charlotte et lui demande si nous pouvons nous rencontrer demain vers 19H00. Nous partagerons un dîner, j'ai des choses à lui raconter.
Je reçois rapidement une réponse positive de Charlotte, heureuse mais étonnée.
- Bonjour Paul. Quelle belle surprise ! Je serais heureuse de dîner avec toi demain. Tu suscites ma curiosité : tu as des choses à dire ?
- Oui et j'espère que tu en seras ravie.
- Il s'agit de ta femme ?
- Oui. Les choses sont loin d'être réglées. Nous en parlerons.
- Cela me fait vraiment plaisir de te voir. Mais je veux être claire : il n'y aura rien de plus entre nous tant que ta femme sera dans le parcours.
- Je sais, j'en suis conscient.
- Comprenons-nous bien. Je ne veux faire aucune pression mais je refuse d'être celle qui volera le mari d'une autre, je te l'ai déjà dit.
- Je me le rappelle et c'est tout à ton honneur.
- Parfait. Puisque tout est clair, je t'attends avec impatience. Je t'embrasse tendrement.
- Oui et j'espère que tu en seras ravie.
- Il s'agit de ta femme ?
- Oui. Les choses sont loin d'être réglées. Nous en parlerons.
- Cela me fait vraiment plaisir de te voir. Mais je veux être claire : il n'y aura rien de plus entre nous tant que ta femme sera dans le parcours.
- Je sais, j'en suis conscient.
- Comprenons-nous bien. Je ne veux faire aucune pression mais je refuse d'être celle qui volera le mari d'une autre, je te l'ai déjà dit.
- Je me le rappelle et c'est tout à ton honneur.
- Parfait. Puisque tout est clair, je t'attends avec impatience. Je t'embrasse tendrement.
Je pose mon téléphone, le sourire aux lèvres. Il faut que je me concentre sur ce que je peux sauver plutôt que les morceaux que j'ai perdu en cours de route.
oooOOOooo
Il est 15H00, je pénètre dans l'appartement.
Il a été nettoyé des excès de la veille, verres, bouteilles, déchets divers ont disparu. Je vois Marlène, affalée dans le sofa, les yeux rougis, le teint blafard.
- Mon chéri…
- Ne m'appelle plus comme cela, je ne suis plus ton chéri, seulement le cocu qui fait rire. Je l'ai encore entendu hier soir.
- Pardon pour tout cela. Pierre n'a pas été bien malin.
- Ce mec n'a qu'une queue au milieu du front et rien dans la tête.
- Ne sois pas vulgaire et…
- Il suffit. Je ne suis pas ici pour recevoir des leçons de ta part.
- Paul, laisse-moi te dire…
- Dis-moi, nous n'étions pas bien tous les deux ? On voulait un enfant, tu te rappelles ? Je ne te suffis pas, plus ? Tu ne prends plus de plaisir avec moi ? Explique-toi ! Pourquoi tu nous fais ça ?
- ….
- Je suis dans un cauchemar, j'hallucine. En fait, j'ai épousé une putain de salope, dis-je dans un accès de colère.
- Ne m'appelle plus comme cela, je ne suis plus ton chéri, seulement le cocu qui fait rire. Je l'ai encore entendu hier soir.
- Pardon pour tout cela. Pierre n'a pas été bien malin.
- Ce mec n'a qu'une queue au milieu du front et rien dans la tête.
- Ne sois pas vulgaire et…
- Il suffit. Je ne suis pas ici pour recevoir des leçons de ta part.
- Paul, laisse-moi te dire…
- Dis-moi, nous n'étions pas bien tous les deux ? On voulait un enfant, tu te rappelles ? Je ne te suffis pas, plus ? Tu ne prends plus de plaisir avec moi ? Explique-toi ! Pourquoi tu nous fais ça ?
- ….
- Je suis dans un cauchemar, j'hallucine. En fait, j'ai épousé une putain de salope, dis-je dans un accès de colère.
Marlène éclate en sanglots.
- Pardon, pardon…
- Comment veux-tu que je te pardonne ? Me faire cocu de cette manière ! Quelle trahison ! Qu'ai-je fait pour que tu m'infliges un tel châtiment ?
- Excuse-moi, je ne voulais pas te faire de mal.
- Moi qui te faisais une confiance absolue.
- Laisse-moi t'expliquer, si tu consens à m'écouter sans m'interrompre.
- Je t'écoute, mais je ne suis pas certain que cela vaille la peine. Quelle salade vas-tu m'inventer, dis-je sarcastique.
- A la fac, ce que je ne t'ai pas raconté, j'ai eu une vie sexuelle débordante. J'y ai non seulement appris le droit, mais aussi le sexe et, j'y ai tellement pris goût que je ne peux plus m'en passer.
- Etrange, parce que durant nos quatre années de mariage tu ne m'as pas semblé particulièrement attirée.
- Après t'avoir rencontré, je me suis calmée et nos rapports ont été suffisamment harmonieux, nombreux et m'ont apporté tellement de joie et de bonheur que j'ai cru que j'étais redevenue « normale » (dit-elle en faisant des crochets des doigts). Mais le retour de mes amis de jeunesse a réveillé mon démon.
- Depuis quand sont-ils revenus dans la course ?
- Seulement quelques semaines avant nos vacances, mais cela a suffi pour que mes envies réapparaissent. C'est vite devenu un besoin, une obsession.
- Et cette obsession t'a poussée à baiser avec Karim à la cascade au risque de vous faire surprendre ?
- Oui.
- Tu admets donc que tu m'as menti à ce sujet ?
- Oui.
- La venue de tes amis à Marrakech ne doit rien au hasard n'est-ce-pas ?
- Non, en effet, c'est moi qui leur ai proposé de venir.
- Et vous avez sciemment organisé cette partie à quatre ?
- Oui, Solange me l'a proposé et a tout planifié. J'ai attendu que tu sois endormi pour les rejoindre. Je suis désolée.
- Tes amis ont bien ri, je n'en doute pas. Tu t'es bien moquée de moi.
- Ce n'était pas le but, crois-moi.
- Et Karim ?
- Invité par Solange.
- Comment veux-tu que je te pardonne ? Me faire cocu de cette manière ! Quelle trahison ! Qu'ai-je fait pour que tu m'infliges un tel châtiment ?
- Excuse-moi, je ne voulais pas te faire de mal.
- Moi qui te faisais une confiance absolue.
- Laisse-moi t'expliquer, si tu consens à m'écouter sans m'interrompre.
- Je t'écoute, mais je ne suis pas certain que cela vaille la peine. Quelle salade vas-tu m'inventer, dis-je sarcastique.
- A la fac, ce que je ne t'ai pas raconté, j'ai eu une vie sexuelle débordante. J'y ai non seulement appris le droit, mais aussi le sexe et, j'y ai tellement pris goût que je ne peux plus m'en passer.
- Etrange, parce que durant nos quatre années de mariage tu ne m'as pas semblé particulièrement attirée.
- Après t'avoir rencontré, je me suis calmée et nos rapports ont été suffisamment harmonieux, nombreux et m'ont apporté tellement de joie et de bonheur que j'ai cru que j'étais redevenue « normale » (dit-elle en faisant des crochets des doigts). Mais le retour de mes amis de jeunesse a réveillé mon démon.
- Depuis quand sont-ils revenus dans la course ?
- Seulement quelques semaines avant nos vacances, mais cela a suffi pour que mes envies réapparaissent. C'est vite devenu un besoin, une obsession.
- Et cette obsession t'a poussée à baiser avec Karim à la cascade au risque de vous faire surprendre ?
- Oui.
- Tu admets donc que tu m'as menti à ce sujet ?
- Oui.
- La venue de tes amis à Marrakech ne doit rien au hasard n'est-ce-pas ?
- Non, en effet, c'est moi qui leur ai proposé de venir.
- Et vous avez sciemment organisé cette partie à quatre ?
- Oui, Solange me l'a proposé et a tout planifié. J'ai attendu que tu sois endormi pour les rejoindre. Je suis désolée.
- Tes amis ont bien ri, je n'en doute pas. Tu t'es bien moquée de moi.
- Ce n'était pas le but, crois-moi.
- Et Karim ?
- Invité par Solange.
Même si mes doutes ne font que se confirmer, j'ai du mal à encaisser. Elle s'en rend compte et tente de s'excuser.
- Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te faire souffrir, je ne voulais pas te blesser. Tu dois me croire.
- C'est raté en tout cas. Et lorsque tes envies se sont faites plus prégnantes, tu n'as pas pensé à m'en parler ? A venir discuter ?
- Je n'ai pas osé, je craignais que tu le prennes mal.
- Tu crois vraiment que je suis coincé à ce point ? Nous n'en n'avons jamais discuté. Tu ne m'as pas fait confiance.
- J'aurais dû, mais j'ai eu peur de te perdre. Je t'aime tellement….
- Je ne m'en suis pas aperçu, vraiment. J'ai en tête tes gémissements et cette façon de te donner à tes multiples amants…
- Je suis désolée de t'avoir infligé ce spectacle, je m'en veux terriblement.
- Tu peux l'être car maintenant, tu m'as vraiment perdu.
- Non, je t'en prie, pardonne-moi. Recommençons à zéro.
- Tu m'as trompé, trahi sans vergogne, et pas qu'une seule fois. A peine le dos tourné, tu as recommencé. Tu as franchi une limite impardonnable, tu recommenceras. Je ne te fais plus confiance.
- Je t'en supplie, donne-moi une chance dit-elle dans un torrent de larmes.
- Trop tard pour le pardon, il fallait y penser avant. Tu as oublié nos quatre années de bonheur, tu as tout jeté à la poubelle, comme un vieux chiffon. Dommage.
- Non Paul, s'il te plaît, je ne voulais pas cela.
- Nous allons divorcer. Je ne te veux aucun mal et je souhaite que ce soit un divorce par consentement mutuel. Inutile de nous déchirer.
- Mais je ne veux pas divorcer. Je t'aime trop, je ne pourrais pas me passer de toi.
- Je suis désolé à mon tour mais l'amour que j'avais pour toi a été détruit dans les images que j'ai vues, les bruits que j'ai entendus. Tu n'avais pas l'air de penser à moi, bien au contraire : tu m'as totalement oublié.
- Je t'ai toujours aimé Paul, n'en doute pas.
- Je te l'ai dit, la confiance est rompue. Tu as ouvert la boîte de Pandore, tu m'as trompé et tu recommenceras. Je ne le supporterai pas. Nous divorcerons donc. Comme le dit Gainsbourg, je suis venu te dire que je m'en vais et tes larmes n'y pourront rien changer.
- Non, Paul, noooooon…
- Retourne à tes amants, tes maitresses et tes frasques. Tu es maintenant libre comme l'air.
- C'est raté en tout cas. Et lorsque tes envies se sont faites plus prégnantes, tu n'as pas pensé à m'en parler ? A venir discuter ?
- Je n'ai pas osé, je craignais que tu le prennes mal.
- Tu crois vraiment que je suis coincé à ce point ? Nous n'en n'avons jamais discuté. Tu ne m'as pas fait confiance.
- J'aurais dû, mais j'ai eu peur de te perdre. Je t'aime tellement….
- Je ne m'en suis pas aperçu, vraiment. J'ai en tête tes gémissements et cette façon de te donner à tes multiples amants…
- Je suis désolée de t'avoir infligé ce spectacle, je m'en veux terriblement.
- Tu peux l'être car maintenant, tu m'as vraiment perdu.
- Non, je t'en prie, pardonne-moi. Recommençons à zéro.
- Tu m'as trompé, trahi sans vergogne, et pas qu'une seule fois. A peine le dos tourné, tu as recommencé. Tu as franchi une limite impardonnable, tu recommenceras. Je ne te fais plus confiance.
- Je t'en supplie, donne-moi une chance dit-elle dans un torrent de larmes.
- Trop tard pour le pardon, il fallait y penser avant. Tu as oublié nos quatre années de bonheur, tu as tout jeté à la poubelle, comme un vieux chiffon. Dommage.
- Non Paul, s'il te plaît, je ne voulais pas cela.
- Nous allons divorcer. Je ne te veux aucun mal et je souhaite que ce soit un divorce par consentement mutuel. Inutile de nous déchirer.
- Mais je ne veux pas divorcer. Je t'aime trop, je ne pourrais pas me passer de toi.
- Je suis désolé à mon tour mais l'amour que j'avais pour toi a été détruit dans les images que j'ai vues, les bruits que j'ai entendus. Tu n'avais pas l'air de penser à moi, bien au contraire : tu m'as totalement oublié.
- Je t'ai toujours aimé Paul, n'en doute pas.
- Je te l'ai dit, la confiance est rompue. Tu as ouvert la boîte de Pandore, tu m'as trompé et tu recommenceras. Je ne le supporterai pas. Nous divorcerons donc. Comme le dit Gainsbourg, je suis venu te dire que je m'en vais et tes larmes n'y pourront rien changer.
- Non, Paul, noooooon…
- Retourne à tes amants, tes maitresses et tes frasques. Tu es maintenant libre comme l'air.
Je me suis levé, ai jeté quelques affaires dans une valise. Revenu au salon, je la vois décomposée.
- Accepte le divorce par consentement mutuel, tout ira plus vite et sans heurt. A l'inverse s'il le faut, le ou la juge appréciera les vidéos de tes exploits. Nous nous reverrons au tribunal.
Sans un regard, je quitte l'appartement, le cœur déchiré mais avec l'impression d'un poids sur les épaules en moins.
Je récupère ma voiture et file vers le domicile de Charlotte.
Je verse une larme sur notre histoire détruite. Quel gâchis.
Je me tourne vers l'avenir : Charlotte.
Le désert…
Avec le soleil et le vent
Avec la pluie et le beau temps
On vivait bien contents
Quand un ami fait le bonheur
Qu'elle est belle la liberté, la liberté.
Je sonne.
- Entre, c'est au deuxième gauche.
L'ouvre porte est actionné et je prends l'ascenseur.
Elle m'attend sur le palier, et sans dire un mot, m'embrasse à pleine bouche.
Je lui rends son baiser.
Elle m'attend sur le palier, et sans dire un mot, m'embrasse à pleine bouche.
Je lui rends son baiser.
- Je viens d'annoncer à Marlène que j'entame une procédure de divorce.
- Ta décision a-t-elle quelque chose à voir avec nous ?
- Pas vraiment. En rentrant vendredi soir, je suis tombé sur une partouze. L'horreur !
- Viens avec moi, je vais te consoler.
- Ta décision a-t-elle quelque chose à voir avec nous ?
- Pas vraiment. En rentrant vendredi soir, je suis tombé sur une partouze. L'horreur !
- Viens avec moi, je vais te consoler.
Elle m'entraine à l'intérieur, ferme la porte de l'appartement, retire ma veste. Sans un mot, me regarde droit dans les yeux, ôte mon pull, déboutonne ma chemise, retire ma ceinture.
- Je vais te donner maintenant ce que tu attends depuis longtemps, je le sais.
- Dis-moi que tu m'aimes.
- Oui, je t'aime. Viens « marions-nous » !
- Dis-moi que tu m'aimes.
- Oui, je t'aime. Viens « marions-nous » !
Je retire son peignoir de soie, fais passer par-dessus la tête sa robe de nuit.
Elle est nue au milieu de son salon.
Je suis en boxer.
Elle m'entraîne vers sa chambre garnie d'un grand lit sur lequel nous nous jetons, enlacés.
Nous nous embrassons langoureusement, nos langues vibrant au même rythme que nos cœurs.
Je lui caresse un sein, le palpe avec douceur, joue avec le téton qui durcit vite.
Elle saisit mon sexe dressé.
- Fais-moi l'amour, maintenant.
- J'en ai tellement rêve lui dis-je.
- J'en ai tellement rêve lui dis-je.
Elle ouvre les jambes, je m'installe entre ses cuisses et doucement, la pénètre. Elle feule comme une lionne, me plante ses griffes dans le dos.
Mon sexe entre en elle, les parois de son vagin enserrent mon appendice et j'ai une sensation de bien-être. Je plane.
Elle jette ses jambes autour de ma taille comme si j'allais la quitter.
Je commence à exercer des mouvements, d'abord lents, puis de plus en plus rapides et de plus en plus amples.
Son bassin vient à la rencontre du mieux, elle se colle encore plus contre moi pour permettre une pénétration plus profonde.
Et le va-et-vient s'intensifie.
Mon sexe entre en elle, les parois de son vagin enserrent mon appendice et j'ai une sensation de bien-être. Je plane.
Elle jette ses jambes autour de ma taille comme si j'allais la quitter.
Je commence à exercer des mouvements, d'abord lents, puis de plus en plus rapides et de plus en plus amples.
Son bassin vient à la rencontre du mieux, elle se colle encore plus contre moi pour permettre une pénétration plus profonde.
Et le va-et-vient s'intensifie.
- Oh oui, oui, encore, plus vite, plus fort.
Mes mouvements deviennent plus saccadés, plus brutaux, plus virils.
- Vas-y, encore plus fort, je ne suis pas en sucre. Défonce-moi, aime-moi.
Pendant de longues minutes, mon sexe entre et sort du sien. Elle crie sa joie, se tortille, griffe mes épaules, agrippe mes fesses.
De mes mains, je la tiens par les épaules afin d'accentuer les mouvements de va-et-vient.
Et puis, tout à coup, elle hurle sa jouissance, se tend. Alors, je me répands en elle en jets puissants, saccadés et longs.
- Je te sens, te reçois. Je t'aime.
- Je t'aime aussi en l'embrassant vigoureusement.
- Je t'aime aussi en l'embrassant vigoureusement.
Nous nous serrons l'un dans l'autre, l'un contre l'autre pour ne faire qu'un.
Puis, l'orgasme puissant passé, je me couche le long de son flanc, la regarde avec amour et fierté.
Puis, l'orgasme puissant passé, je me couche le long de son flanc, la regarde avec amour et fierté.
- Merci de ce moment merveilleux lui dis-je.
- Merci à toi aussi me dit-elle.
- Je me considère à présent comme libre puisque j'ai annoncé à ma femme que je voulais divorcer.
- Raconte-moi.
- En rentrant vendredi soir, je suis tombé sur une partie fine organisée par ma future ex-femme. Une dizaine de personnes étaient occupés à baiser et Marlène n'était pas la dernière. Ses chers amis ont bien ri de ma situation de cocu. J'ai donc quitté les lieux immédiatement.
- Tu aurais dû venir chez moi.
- Venir chez toi c'est rompre définitivement avec elle, sans retour possible. Or, je voulais bien réfléchir. Et puis je n'aurais pas été un compagnon agréable tellement j'étais en colère.
- Où es-tu allé ?
- Dans un petit hôtel. Après réflexion, j'ai voulu la voir, écouter ses explications et surtout lui signifier ma décision. C'est une question d'honnêteté.
- Je te reconnais bien là. Et tu l'as revue ?
- Oui, cette après-midi. Elle m'a donné une explication qui renforce ma décision. Je lui ai donc signifié ma volonté de divorcer.
- Et maintenant ?
- Si tu veux de moi, je pourrais peut-être te servir de compagnon. Et dès que nos divorces respectifs seront derrière nous, nous pourrions nous marier. Qu'en penses-tu ? Veux-tu m'épouser ?
- Merci à toi aussi me dit-elle.
- Je me considère à présent comme libre puisque j'ai annoncé à ma femme que je voulais divorcer.
- Raconte-moi.
- En rentrant vendredi soir, je suis tombé sur une partie fine organisée par ma future ex-femme. Une dizaine de personnes étaient occupés à baiser et Marlène n'était pas la dernière. Ses chers amis ont bien ri de ma situation de cocu. J'ai donc quitté les lieux immédiatement.
- Tu aurais dû venir chez moi.
- Venir chez toi c'est rompre définitivement avec elle, sans retour possible. Or, je voulais bien réfléchir. Et puis je n'aurais pas été un compagnon agréable tellement j'étais en colère.
- Où es-tu allé ?
- Dans un petit hôtel. Après réflexion, j'ai voulu la voir, écouter ses explications et surtout lui signifier ma décision. C'est une question d'honnêteté.
- Je te reconnais bien là. Et tu l'as revue ?
- Oui, cette après-midi. Elle m'a donné une explication qui renforce ma décision. Je lui ai donc signifié ma volonté de divorcer.
- Et maintenant ?
- Si tu veux de moi, je pourrais peut-être te servir de compagnon. Et dès que nos divorces respectifs seront derrière nous, nous pourrions nous marier. Qu'en penses-tu ? Veux-tu m'épouser ?
Elle me regarde intensément, me transperce de ses yeux gris qui s'humidifient.
- Oui, mon amour. Plus que jamais, oui !
Nous nous sommes jetés l'un sur l'autre et avons passionnément refait l'amour.
Notre nuit a été courte mais intense.
Le matin, j'ai averti mon employeur d'un allongement de mes vacances de deux jours, n'ayant pas le courage de reprendre le boulot.
Prendre un avocat, lancer la procédure de divorce et faire l'amour avec Charlotte ont été mes principales activités de ces deux jours.
Une seconde lune de miel a commencé sauf que notre voyage de noces a été anticipé….
EPILOGUE
Marlène a fini par accepter le divorce et a compris que le consentement mutuel était la meilleure solution.
Six mois après, nous étions divorcé, je lui laisse l'appartement n'ayant aucun désir d'y retourner.
Charlotte, de son côté, a également obtenu le jugement de divorce d'avec son ex.
Nous nous sommes mariés trois mois après.
Un an plus tard, un garçon est venu égayer notre couple. Il a été suivi par une petite fille 15 mois plus tard.
Nous sommes retournés dans le désert montrer à nos enfants sa beauté et son message.
Par hasard, j'ai revu Marlène à l'occasion d'une fête d'entreprise. Toujours aussi belle, elle était accompagnée d'un mec plus gigolo que mari. Je ne lui ai pas posé la question lorsque nous nous sommes salués.
Elle a réitéré ses regrets et je lui ai opposé que je n'en avais aucun, considérant qu'un mal a été remplacé par un bien.
Elle a été vexée et nous nous sommes séparés courtoisement mais froidement
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Commentaires ()
Étant assez fleur bleue j’ai adoré les événements et sont déroulement
Bravo à vous magnifiquement écrit
Pierre et Solange auraient mérité de se faire alligner ainsi que Karim de se faire virer de l'hotel.
Ils s'en tirent trop bien, Marlene c'est bien fait pour elle, elle a joué, elle a perdu.
Probablement que de mon côté les répercussions de notre séparation aurait été beaucoup plus ressenties du côté de Solange et de Pierre. Il ont contribué fortement à la traîtrise et à la descente du couple aux enfers. Tout ce qui les intéressait était les faveurs de Marlène indépendamment de ses problèmes de couple éventuels.
Je ne crois pas crédible le mariage si rapide de Charlotte et Paul. Les deux sortes d’une relation dont la fin a été pour les deux désastreuse. Il n’y a pas un proverbe qui dit? : « Un chat échaudé craint l’eau chaude »