Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos vacances troubles — Chapitre 3 · Tout viient à point à qui sait attendre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos vacances troubles
Chapitre 3 · Tout viient à point à qui sait attendre
Etendue sur le divan, j'ouvre les yeux.
Jean est là qui me caresse les cheveux et m'enveloppe d'un regard plein d'amour.
Jean est là qui me caresse les cheveux et m'enveloppe d'un regard plein d'amour.
- Tu es là, c'est bien toi ? dis-je les yeux exorbités.
- Oui, oui c'est bien moi, vivant, en chair et en os.
- Co… comment est-ce possible ? On t'a déclaré disparu ? Tu avais disparu, déclaré mort ? Et je l'ai cru !
- Oui, oui c'est bien moi, vivant, en chair et en os.
- Co… comment est-ce possible ? On t'a déclaré disparu ? Tu avais disparu, déclaré mort ? Et je l'ai cru !
Nous nous sommes enlacés, embrassés, cajolés longuement, les yeux emplis de larmes mêlant bonheur et joie.
Incrédule, je me répète.
Incrédule, je me répète.
- C'est toi, c'est vraiment toi ?
Je le touche, lui serre les mains, caresse les joues, tire les cheveux. Je veux être certaine.
- Tu es vivant ! Je ne vis pas un nouveau cauchemar ?
- Non, non, rassure-toi, c'est bien moi. Je t'aime !
- Mais comment est-ce possible ? Tu étais perdu, noyé ?
- Non, non, rassure-toi, c'est bien moi. Je t'aime !
- Mais comment est-ce possible ? Tu étais perdu, noyé ?
Alors, il me raconte.
Perdu dans les flots, j'ai survécu plus de 18 heures en faisant la planche à moitié mort de fatigue et de froid.
Par bonheur, au moment où je croyais que tout était fini, un voilier est passé juste à côté de moi et j'ai encore eu la force de crier. Les gens m'ont entendu et secouru.
Ils m'ont déposé à Bequia, l'une des îles Grenadine, où j'ai été hospitalisé, en hypothermie complète, déshydraté et totalement épuisé.
Quand je me suis réveillé, les médecins m'ont expliqué que j'étais dans un état tel qu'ils m'ont placé en coma artificiel, le temps de récupérer grâce aux médicaments et aux machines.
Ils m'ont déposé à Bequia, l'une des îles Grenadine, où j'ai été hospitalisé, en hypothermie complète, déshydraté et totalement épuisé.
Quand je me suis réveillé, les médecins m'ont expliqué que j'étais dans un état tel qu'ils m'ont placé en coma artificiel, le temps de récupérer grâce aux médicaments et aux machines.
Je n'aurais probablement pas tenu une heure de plus. C'est un vrai miracle.
Ensuite, les difficultés administratives ont débuté.
Sans papier et après avoir raconté maintes fois mon histoire, l'administration a fini par croire en mon aventure, aussi extraordinaire et improbable soit-elle. Elle a contacté les autorités martiniquaises qui ont heureusement fait le rapprochement avec la disparition déclarée quelques semaines auparavant.
J'ai été alors renvoyé par avion à Fort-de-France.
Sans papier et après avoir raconté maintes fois mon histoire, l'administration a fini par croire en mon aventure, aussi extraordinaire et improbable soit-elle. Elle a contacté les autorités martiniquaises qui ont heureusement fait le rapprochement avec la disparition déclarée quelques semaines auparavant.
J'ai été alors renvoyé par avion à Fort-de-France.
Le ministère des Affaires étrangères m'a délivré un passeport provisoire, donné un peu d'argent, et j'ai pu prendre le premier avion vers Paris où j'ai atterri ce matin après une nuit de vol.
Et me voilà ! Je me suis précipité ici pour te retrouver. C'est complètement rocambolesque mais me voilà enfin auprès de toi.
Et me voilà ! Je me suis précipité ici pour te retrouver. C'est complètement rocambolesque mais me voilà enfin auprès de toi.
- Pourquoi personne ne m'a avertie ? J'étais désespérée ! dis-je entre deux larmes de bonheur.
- Cela ne venait plus à un jour, alors j'ai demandé de ne rien dire pour te faire la surprise !
- Pour une surprise, c'en est une et une magnifique ! Mon amour, te revoilà, enfin !
- Cela ne venait plus à un jour, alors j'ai demandé de ne rien dire pour te faire la surprise !
- Pour une surprise, c'en est une et une magnifique ! Mon amour, te revoilà, enfin !
Entendant les cris et les pleurs, Alex, surgit de la chambre d'amis son sac de marin en bandoulière.
Il reste scotché en voyant Jean. Il toussote pour marquer sa présence.
Jean sursaute et son regard s'assombrit.
- Que fait-il ici ? dit Jean d'une voix trahissant son courroux.
- Mon amour, Alex m'a bien soutenue durant ces sombres journées. Heureusement qu'il a été là !
- Alors Alex, tu es venu jouer au preux chevalier, le défenseur de la veuve ?
- Heu…j'étais venu saluer Céline et lui assurer de mon soutien dit-il comprenant le double sens.
- Alex est arrivé hier et ne fait que passer me dit Céline. Il va repartir pour son boulot, cette fois en Guyane.
- Et il est venu te consoler ?
- Chéri, les derniers jours ont été horribles pour moi, tu peux le comprendre. Heureusement qu'il a été là !
- Pour faire quoi ?
- Mais…
- Et toi, Alex, content ?
- Euh…oui, oui content d'avoir pu venir en aide à ta femme !
- Je n'ai pas de doute sur cela ! Tu l'as bien consolée, j'en suis certain !
- Mais, c'est bien normal dit-il très mal à l'aise.
- Et puis, elle te plait beaucoup comme je l'ai constaté pendant la croisière.
- Chéri, s'il te plait ! dit-elle, ne gâche pas ton retour. Ta jalousie est indécente. Et ne t'inquiète pas, Alex est sur le point de partir.
- Mon amour, Alex m'a bien soutenue durant ces sombres journées. Heureusement qu'il a été là !
- Alors Alex, tu es venu jouer au preux chevalier, le défenseur de la veuve ?
- Heu…j'étais venu saluer Céline et lui assurer de mon soutien dit-il comprenant le double sens.
- Alex est arrivé hier et ne fait que passer me dit Céline. Il va repartir pour son boulot, cette fois en Guyane.
- Et il est venu te consoler ?
- Chéri, les derniers jours ont été horribles pour moi, tu peux le comprendre. Heureusement qu'il a été là !
- Pour faire quoi ?
- Mais…
- Et toi, Alex, content ?
- Euh…oui, oui content d'avoir pu venir en aide à ta femme !
- Je n'ai pas de doute sur cela ! Tu l'as bien consolée, j'en suis certain !
- Mais, c'est bien normal dit-il très mal à l'aise.
- Et puis, elle te plait beaucoup comme je l'ai constaté pendant la croisière.
- Chéri, s'il te plait ! dit-elle, ne gâche pas ton retour. Ta jalousie est indécente. Et ne t'inquiète pas, Alex est sur le point de partir.
Sans demander son reste, Alex nous salue, remercie de mon hospitalité et quitte la maison sans demander son reste.
Enfin seuls.
Jean n'a pas insisté quant à la présence d'Alex, il me fait confiance.
Enfin, il est là. Je le câline, l'embrasse, le hume. Nous faisons l'amour tendrement, respectueusement, avec douceur mais passion. Nos corps se sont retrouvés, palpés, caressés, nos souffles ont été courts. Rien n'avait été oublié, ni les émois, ni les préférences,
Comme le vélo, rien ne s'oublie.
Je dois me faire violence pour cacher ma honte. Lui avouer ? C'est sans doute détruire notre relation, je redoute sa réaction.
Ne rien lui dire, c'est aussi s'enfoncer dans le mensonge et la dissimulation. Mais quels remords je ressens ! Peut-être est-ce ma vrai punition ? Porter ce poids sur la conscience, se taire, enfouir au fond de moi-même et oublier ?
La vie reprend petit à petit, j'enfouis profondément en moi, pour me donner toute à lui, pleinement.
Il a dû raconter son périple à de multiples reprises à la famille, aux amis et chaque fois, mes remords et ma honte resurgissent comme un diable de sa boîte.
********
Mon employeur a été très sympa, il m'autorise à rester une semaine supplémentaire auprès de Céline. Et celui de Céline n'est pas en reste puisque la même latitude lui est accordée.
Je n'ai pas seulement retrouvé ma jolie femme, mais la parole s'est libérée. Nous avons osé exprimer nos fantasmes : l'amour à trois, aller en club libertin au moins une fois pour voir, coucher avec un noir, participer à une orgie.
Même si tout n'a forcément pas été validé, au moins en avons-nous discuté. Et l'innovation est arrivée par la pratique de la sodomie qu'elle refusait jusqu'ici. C'était sale me disait-elle.
Si le quotidien a ressurgi (factures à payer, travaux divers d'entretien dans la maison, sortir les poubelles, aller au super marché…) il a bien souvent été interrompu par des ébats très chauds, et même torrides. Nous parlons aussi enfant, famille.
Et puis, nous avons repris l'un et l'autre le boulot. Elle dans le salon de coiffure et moi dans le bureau d'étude en ma qualité d'ingénieur.
Un jour, un message étrange est arrivé dans ma boîte mail en provenance d'un correspondant inconnu se faisant appeler « la délaissée ».
Intrigué, je procède d'abord à une vérification en vue de détecter les logiciels espion ou les malware.
J'ouvre le mail.
Un court message « merci pour l'appareil » accompagné de deux fichiers, l'un d'images et l'autre de vidéos.
Je n'en crois pas mes yeux.
Sous mon regard horrifié défilent des photos de Céline, nue, baisant avec un mec que je reconnais : Alex.
Je visionne ainsi une vingtaine de clichés. Les vidéos sont encore plus explicites, inutile de les décrire.
C'est un choc, violent, je ne réalise pas vraiment. Mon incrédulité est accentuée par le désordre dans mon esprit.
Je pense à un photomontage, à une mauvaise blague. Avec l'IA, on peut faire ce que l'on veut.
Et puis, cette appellation ridicule « la délaissée », c'est pathétique, grotesque, digne d'un mauvais roman.
Qui ? Comment cette personne a-t-elle mon adresse professionnelle ? Quelqu'un de mon entourage ? Un collègue désireux de prendre ma place ? Quelqu'un qui cherche à nous nuire, à m'humilier ? Un jaloux ?
Je regarde à nouveau plus attentivement ces images. Cette fois, je reconnais le bateau, une cabine. Cela authentifie-t-il ces cochonneries ?
Je passe et repasse les photos, les vidéos. Rien ne me permet de mettre en doute la réalité de ce que je vois.
Cette fois, c'est la colère qui m'envahit.
Céline ne perd rien pour attendre.
Qui a intérêt à nous séparer ? Alex ? Je ne serais pas surpris.
Audrey ? Elle n'a pas de motif sérieux me semble-t-il.
Certainement pas Céline, alors qui ?
« Merci pour l'appareil » : de quoi me parle-t-on ?
Je dois interroger ma femme, lui demander des explications, surtout ne pas réagir à chaud, réfléchir. La colère est mauvaise conseillère.
J'envoie le message complet sur ma boite mail privée et l'efface de mon ordinateur professionnel.
Je rejoins mon domicile, ma colère est retombée mais ma détermination et ma froideur sont maximales.
Je suis accueilli par Céline, joyeuse, occupée à préparer le dîner. Elle m'embrasse et j'ai beaucoup de difficulté à rester calme.
- Que se passe-t-il chéri ? Tu es bien tendu ?
- Un problème délicat à régler.
- Oh !
- Je passe vite dans mon bureau et te rejoins au salon. Je dois régler ce problème immédiatement.
- Il doit être très important dis donc.
- Il l'est, en effet, tu n'as même pas idée.
- Un problème délicat à régler.
- Oh !
- Je passe vite dans mon bureau et te rejoins au salon. Je dois régler ce problème immédiatement.
- Il doit être très important dis donc.
- Il l'est, en effet, tu n'as même pas idée.
Je vérifie que le message est bien arrivé, prend mon PC portable pour le connecter à notre télévision grand écran.
Céline m'observe intriguée.
- Que fais-tu mon chéri ?
- Une petite surprise pour toi, ma chérie. Quelques photos de vacances inédites.
- Ce n'est pas le moment voyons.
- Regarde…
- Une petite surprise pour toi, ma chérie. Quelques photos de vacances inédites.
- Ce n'est pas le moment voyons.
- Regarde…
Céline se fige. Elle devient blême, se laisse tomber dans le sofa sous le choc et porte les mains à sa bouche.
- Elles sont magnifiques n'est-ce pas !
- Arrête cela je t'en prie dit-elle horrifiée.
- Attends, tu vas voir, il y a mieux.
- Arrête cela je t'en prie dit-elle horrifiée.
- Attends, tu vas voir, il y a mieux.
Et moi de lancer les vidéos.
- Je t'en supplie chéri arrête cela, dit-elle rouge de honte.
- Je comprends, on peut faire, mais se voir, c'est autre chose !
- Non, je vais t'expliquer. Pendant…
- Tu comptais me l'avouer quand ? Jamais ? Tu as eu l'occasion depuis mon retour.
- Chéri…la voix perdue dans les sanglots.
- Il n'y a plus de chéri. Je te faisais tellement confiance. Comment as-tu pu ?
- Je comprends, on peut faire, mais se voir, c'est autre chose !
- Non, je vais t'expliquer. Pendant…
- Tu comptais me l'avouer quand ? Jamais ? Tu as eu l'occasion depuis mon retour.
- Chéri…la voix perdue dans les sanglots.
- Il n'y a plus de chéri. Je te faisais tellement confiance. Comment as-tu pu ?
Ses sanglots redoublent, je n'ai que faire de ceux-ci ni finalement de ses explications dont je connais les termes d'avance.
Ma colère éclate, j'hausse le ton.
- Tu m'as menti, trahi.
- Je t'en prie, pardonne-moi. Je…
- Je commence à comprendre pourquoi les dernières nuits je dormais comme un loir. Vous m'avez drogué ?
- Je n'y suis pour rien, il voulait éviter d'être surpris mais…
- C'est abominable de ta part, pour me tromper tu m'as drogué…Hallucinant !
- Je t'en prie, pardonne-moi. Je…
- Je commence à comprendre pourquoi les dernières nuits je dormais comme un loir. Vous m'avez drogué ?
- Je n'y suis pour rien, il voulait éviter d'être surpris mais…
- C'est abominable de ta part, pour me tromper tu m'as drogué…Hallucinant !
Je suis fou de rage.
- Non, je ne voulais pas cela
- Mais tu en as profité n'est-ce pas ?
- …
- Et après, alors que je barbotais dans la mer tu t'envoyais en l'air avec cet individu. Et, en plus, tu as eu le culot de le faire venir ici, chez nous pour te culbuter dans le lit conjugal
- Je ne l'ai pas invité, et puis je te croyais mort.
- Tu m'as donc bien vite remplacé, cela t'a bien arrangé.
- Non, non, je…
- Et ne me disais-tu pas que ma jalousie était indécente ? Vraiment, tu n'as pas de limite…
- Mais tu en as profité n'est-ce pas ?
- …
- Et après, alors que je barbotais dans la mer tu t'envoyais en l'air avec cet individu. Et, en plus, tu as eu le culot de le faire venir ici, chez nous pour te culbuter dans le lit conjugal
- Je ne l'ai pas invité, et puis je te croyais mort.
- Tu m'as donc bien vite remplacé, cela t'a bien arrangé.
- Non, non, je…
- Et ne me disais-tu pas que ma jalousie était indécente ? Vraiment, tu n'as pas de limite…
Elle n'est plus que pleurs, larmes et sanglots et tremble de tout son corps.
Je reste de marbre. Furieux, je range mon matériel sans un mot et quitte les lieux sans un regard pour cette renégate.
En fermant la porte de la maison, j'entends au milieu des sanglots un faible « Jean, s'il te plaît ».
Je me retourne et crie
- Garce !
********
Je suis anéantie.
Je savais que la réaction serait terrible, mais pas à ce point !
Qu'est-ce qui m'a pris de succomber à ce bellâtre ? C'est vrai qu'il est séduisant, beau parleur, qu'il représente un peu l'aventure. J'ai pris du plaisir, il m'a bien fait jouir, mais cela je ne peux pas le dire à Jean. Une jouissance un peu amère, incomplète car je ne suis pas amoureuse d'Alex, mais de Jean. Ce n'était que de la baise, sans importance à mes yeux.
Pas pour Jean.
Lui c'est autre chose, il est doux, attentionné et avec lui mes jouissances sont bien plus complètes et sereines, c'est l'amour.
Autant Alex peut être bestial, sans égard à mon plaisir, et j'avoue que cela m'a plu, autant Jean est attentionné, attentif à mes réactions, mes jouissances. Et j'aime cela !
Que je suis stupide !
J'ai trahi mon époux, je lui ai fait du mal, cela je ne l'ai jamais voulu.
J'ai perdu mon mari, l'estime de moi-même, mon honneur. Je ne pourrai plus me regarder dans un miroir…Et pour quoi ?
J'aimerais tant me faire pardonner, lui dire combien je l'aime, m'excuser, qu'il me regarde à nouveau, m'enlace.
Tous les jours suivants, je lui ai envoyé d'innombrables messages, textos ou mails, sans résultat.
J'ai contacté son bureau mais sa secrétaire me dit qu'il est quelque part dans l'entreprise sans savoir où exactement, ou bien qu'il est en déplacement. En fait, il refuse de prendre mes appels.
Je suis allée à la sortie des bureaux, mais tous ses collègues ont défilé, pas lui. Certainement qu'il m'a vue et se dérobe.
Mon médecin m'a mise à pied, sous sédatif et anxiolytique. Il m'a intimée l'ordre de me reposer. Je suis surtout agitée, par une grande colère contre moi-même, contre celui qui m'a entraîné dans ce précipice, contre la terre entière, le mauvais sort.
Mais je dois être lucide et ne m'en prendre qu'à moi-même. J'ai fait preuve d'une grande légèreté, d'une énorme naïveté, je m'en étonne moi-même.
Affalée dans le sofa, cela fait maintenant huit jours que je passe mon temps à pleurer et puis m'endormir sous l'effet des médicaments. A peine réveillée, je pleure à nouveau, à tel point que mes glandes lacrymales s'assèchent.
J'oublie de manger, de prendre une douche. Je ne vois plus personne, je maigris à vue d'œil.
On sonne à la porte.
- Bonjour me dit Alex. Tu as mauvaise mine.
- Que fais-tu ici ? Oui, je ne suis pas en grande forme. Et tu n'es pas le bienvenu. Va-t'en s'il te plait.
- Que fais-tu ici ? Oui, je ne suis pas en grande forme. Et tu n'es pas le bienvenu. Va-t'en s'il te plait.
Je tente de le repousser, mais il est plus fort et m'entraine à l'intérieur.
- Je vois que tu as de nouveau besoin de réconfort et je suis là, moi.
- Je ne veux plus te voir, à cause de toi, je suis dans la merde.
- Tu te laisses aller. Tu as mangé ? Viens prendre une douche, tu en as bien besoin.
- ….
- Je ne veux plus te voir, à cause de toi, je suis dans la merde.
- Tu te laisses aller. Tu as mangé ? Viens prendre une douche, tu en as bien besoin.
- ….
Il m'entraine de force, je suis tellement faible que toute résistance est inutile.
Il me reste la parole et là, je ne le ménage pas : je l'insulte, lui intime l'ordre de me laisser tranquille, tente même de lui donner des coups. Sans succès. Il me pousse dans la douche après m'avoir arraché mes vêtements.
Après la douche, il m'oblige à avaler un bol de céréales alors que je n'ai qu'une culotte sur moi.
Il me reste la parole et là, je ne le ménage pas : je l'insulte, lui intime l'ordre de me laisser tranquille, tente même de lui donner des coups. Sans succès. Il me pousse dans la douche après m'avoir arraché mes vêtements.
Après la douche, il m'oblige à avaler un bol de céréales alors que je n'ai qu'une culotte sur moi.
- Que se passe-t-il ?
- Jean est parti, il sait tout, quelqu'un lui a envoyé des photos et des vidéos de nous deux. C'est toi ? dis-je en colère.
- Non.
- C'est sûrement toi.
- Non, j'imagine pluitôt qu'Audrey a dû se venger.
- Se venger ? Mais que lui ai-je fait ?
- Elle ne se venge pas de toi, mais de moi. Je l'ai repoussée pour toi.
- Et c'est moi qui paie l'addition ?
- Malheureusement, oui. Tu devais tout de même te douter que ton mari finirait par connaître la vérité. Tout se sait finalement.
- Tu crois vraiment que son retour était prévisible ?
- Non, bien sûr. Tu regrettes ce retour ?
- Absolument pas, j'aime mon mari, je l'ai toujours aimé même quand tu me baisais.
- Cette réapparition est tellement soudaine.
- Mais là n'est pas le vrai problème. C'est la tromperie et la trahison qui le sont.
- Tu étais bien d'accord tout de même ? me jette Alex.
- Oui, je me suis laissée aller et j'ai écouté tes belles paroles. Tu as profité d'un contexte particulier.
- Je n'ai fait que te donner le plaisir qu'il te manquait dit-il en ricanant.
- Absolument pas, tu m'as embarquée alors que nous étions en dehors du temps et de la réalité, profitant de ce paradis. Jamais je n'aurais dû t'écouter, ni te suivre dans cette folie. Je te hais et te répète que j'aime mon mari. Toi, tu n'es rien, tu n'arrives pas à sa cheville.
- Je n'en crois rien.
- Sors te dis-je, va-t'en, fous-moi le camp. S'il me quitte, je ne m'en remettrai jamais.
- Jean est parti, il sait tout, quelqu'un lui a envoyé des photos et des vidéos de nous deux. C'est toi ? dis-je en colère.
- Non.
- C'est sûrement toi.
- Non, j'imagine pluitôt qu'Audrey a dû se venger.
- Se venger ? Mais que lui ai-je fait ?
- Elle ne se venge pas de toi, mais de moi. Je l'ai repoussée pour toi.
- Et c'est moi qui paie l'addition ?
- Malheureusement, oui. Tu devais tout de même te douter que ton mari finirait par connaître la vérité. Tout se sait finalement.
- Tu crois vraiment que son retour était prévisible ?
- Non, bien sûr. Tu regrettes ce retour ?
- Absolument pas, j'aime mon mari, je l'ai toujours aimé même quand tu me baisais.
- Cette réapparition est tellement soudaine.
- Mais là n'est pas le vrai problème. C'est la tromperie et la trahison qui le sont.
- Tu étais bien d'accord tout de même ? me jette Alex.
- Oui, je me suis laissée aller et j'ai écouté tes belles paroles. Tu as profité d'un contexte particulier.
- Je n'ai fait que te donner le plaisir qu'il te manquait dit-il en ricanant.
- Absolument pas, tu m'as embarquée alors que nous étions en dehors du temps et de la réalité, profitant de ce paradis. Jamais je n'aurais dû t'écouter, ni te suivre dans cette folie. Je te hais et te répète que j'aime mon mari. Toi, tu n'es rien, tu n'arrives pas à sa cheville.
- Je n'en crois rien.
- Sors te dis-je, va-t'en, fous-moi le camp. S'il me quitte, je ne m'en remettrai jamais.
(Constatant que la porte d'entrée de la maison soit restée ouverte, Jean se glisse à l'intérieur et entend les voix de sa femme et de son amant).
Ainsi, il est revenu se dit-il, elle n'en a décidément pas assez. Ils sont ignobles tous les deux.
Je m'approche doucement, sans bruit et capte leur conversation.
J'écoute ses remords qui semblent sincères, les reproches qu'elle formule et qu'il écarte d'un revers de la main dédaigneux. Ce mec n'a aucune morale et se fiche bien de briser des ménages, seul son bon plaisir compte. Il me fait vomir.
- Allons, ne fais pas l'enfant et assume tes actes et tes désirs. Tu as envie de moi comme moi j'ai envie de toi.
- Tu as tout faux. Je t'ai dit que c'était terminé les âneries d'adolescente. Je n'ai aucune envie de toi, tu m'as bien eue mais à présent, laisse-moi et pars sans demander ton reste. Tu as déjà fait assez de mal.
- Mais je te veux, moi, en la tenant par les poignets.
- Lâche moi, laisse-moi, essayant de se libérer de son emprise.
- Tu as tout faux. Je t'ai dit que c'était terminé les âneries d'adolescente. Je n'ai aucune envie de toi, tu m'as bien eue mais à présent, laisse-moi et pars sans demander ton reste. Tu as déjà fait assez de mal.
- Mais je te veux, moi, en la tenant par les poignets.
- Lâche moi, laisse-moi, essayant de se libérer de son emprise.
Il veut la forcer, tente de l'embrasser, lui prend un sein pour le malaxer. Elle se débat, crie et tente de le repousser.
Ce type est un vrai salopard me dis-je écœuré. Il est vraiment prêt à tout pour assouvir ses caprices et ses pulsions.
A présent, je les vois.
Il est plus costaud et finit par l'immobiliser sous lui. Au moment où il veut l'embrasser, elle lui mord la lèvre et lui crache au visage.
- Espèce de dévergondée crie-t-il. Tu étais bien contente quand je t'enfilais sous les étoiles des Caraïbes !
- Lâche-moi, tu n'es qu'un voyou !
- Ferme-là !
- Tu veux me violer maintenant ?
- Lâche-moi, tu n'es qu'un voyou !
- Ferme-là !
- Tu veux me violer maintenant ?
Complètement hors de lui, il lève la main et veux la frapper.
Je sors alors de ma cachette comme un diable de sa boite, lui retient le bras. Surpris, il se retourne et je lui assène un violent coup de poing sur le nez. J'y ai mis toute ma force, le nez pisse de sang, il chute.
Dans ma fureur, je lui envoie un coup de pied dans les valseuses.
Il se tord de douleur, je crois qu'il est calmé.
Céline hurle de terreur, se rend compte que l'agresseur est lui-même agressé. Elle tremble, me reconnait et vient se blottir dans mes bras.
- C'est fini mon amour, je suis là maintenant, calme toi. Il ne t'arrivera plus rien.
- Tu es revenu à temps merci mon chéri dit-elle le visage ravagé par la peur et les pleurs.
- Oui, et ce triste sire vient de dévoiler son vrai visage.
- Tu es revenu à temps merci mon chéri dit-elle le visage ravagé par la peur et les pleurs.
- Oui, et ce triste sire vient de dévoiler son vrai visage.
Toujours au sol, je l'empoigne sans ménagement, lui frotte le nez qui est, de toute évidence, cassé, c'est bien fait pour lui.
L'hémorragie arrêtée, je le prends par le cou et le jette à la porte.
Seuls, nous nous regardons. Elle tremble sous le stress de l'agression.
Les yeux noyés de larmes, j'y lis de la crainte, du soulagement et surtout de l'amour.
- Merci d'être intervenu mon amour.
- Tu crois vraiment que j'allais le laisser faire ?
- Je regrette mon amour, si tu savais.
- Les regrets viennent toujours trop tard malheureusement.
- Je t'ai trompé et je n'en suis pas fière. C'est vrai qu'il m'a bien embobinée et Audrey, son âme damnée n'est pas pour rien dans cette sombre histoire. Tu dois me croire, je me suis laissée manipuler comme une adolescente et je te demande pardon.
- J'ai tout entendu et beaucoup de choses s'expliquent. Mais reconnais que c'est un peu facile tout de même. Tu me trompes et je devrais passer l'éponge comme si rien de grave ne s'était produit. Et dans le futur ? Un mec te fait du gringue, t'impressionne et tu t'envoies en l'air ! Ensuite, tu regrettes et tu veux te faire pardonner comme une enfant qui a piqué du chocolat dans l'armoire. C'est cela ?
- Je viens de prendre une terrible leçon, j'ai été vraiment candide. Pardonne-moi. Mais au milieu de ce naufrage, je ne t'ai jamais oublié.
- Et pourtant, disparu en mer, tu reçois ce « gentleman » chez nous et ne me fais pas croire qu'il ne t'a pas à nouveau sautée comme une truie !
- N'exagère pas. Mais je te rappelle que tu étais considéré comme mort et que je me suis retrouvée totalement désemparée. Il a su profiter de la situation et je me rends compte que de manière fort intelligente, il s'est imposé.
- Explique toi.
- Il a débarqué ici à l'improviste, toujours charmant et attentionné. Il a profité de ma dérive morale et ma grande solitude pour pouvoir dormir ici et soi-disant me soutenir. En fait, ce qui l'intéressait, c'était mon cul pour le dire vulgairement.
- Et tu n'as pas dit non.
- Tu peux comprendre mon désarroi, je me suis retrouvée comme une poule sans tête, à me demander où aller et que faire. Ce salaud m'a ramassée et a profité de cette faiblesse.
- Pour avoir entendu votre conversation, je ne doute pas un instant qu'il a profité de toi et de ta naïveté.
- Je t'aime plus que tout au monde.
- Mais tu as anéanti ce qui est le plus précieux dans un couple outre l'amour : la confiance.
- Je te jure que je n'écouterai plus jamais les sirènes d'Ulysse.
- Si je puis te pardonner, j'aurai beaucoup plus de mal à oublier et à rétablir une confiance indispensable.
- Mon amour, je ne me pardonnerai pas moi-même, ce serait oublier ma forfaiture. Donne-moi une nouvelle chance, je la saisirai et tu n'auras plus jamais de reproche à me faire.
- Tu crois vraiment que j'allais le laisser faire ?
- Je regrette mon amour, si tu savais.
- Les regrets viennent toujours trop tard malheureusement.
- Je t'ai trompé et je n'en suis pas fière. C'est vrai qu'il m'a bien embobinée et Audrey, son âme damnée n'est pas pour rien dans cette sombre histoire. Tu dois me croire, je me suis laissée manipuler comme une adolescente et je te demande pardon.
- J'ai tout entendu et beaucoup de choses s'expliquent. Mais reconnais que c'est un peu facile tout de même. Tu me trompes et je devrais passer l'éponge comme si rien de grave ne s'était produit. Et dans le futur ? Un mec te fait du gringue, t'impressionne et tu t'envoies en l'air ! Ensuite, tu regrettes et tu veux te faire pardonner comme une enfant qui a piqué du chocolat dans l'armoire. C'est cela ?
- Je viens de prendre une terrible leçon, j'ai été vraiment candide. Pardonne-moi. Mais au milieu de ce naufrage, je ne t'ai jamais oublié.
- Et pourtant, disparu en mer, tu reçois ce « gentleman » chez nous et ne me fais pas croire qu'il ne t'a pas à nouveau sautée comme une truie !
- N'exagère pas. Mais je te rappelle que tu étais considéré comme mort et que je me suis retrouvée totalement désemparée. Il a su profiter de la situation et je me rends compte que de manière fort intelligente, il s'est imposé.
- Explique toi.
- Il a débarqué ici à l'improviste, toujours charmant et attentionné. Il a profité de ma dérive morale et ma grande solitude pour pouvoir dormir ici et soi-disant me soutenir. En fait, ce qui l'intéressait, c'était mon cul pour le dire vulgairement.
- Et tu n'as pas dit non.
- Tu peux comprendre mon désarroi, je me suis retrouvée comme une poule sans tête, à me demander où aller et que faire. Ce salaud m'a ramassée et a profité de cette faiblesse.
- Pour avoir entendu votre conversation, je ne doute pas un instant qu'il a profité de toi et de ta naïveté.
- Je t'aime plus que tout au monde.
- Mais tu as anéanti ce qui est le plus précieux dans un couple outre l'amour : la confiance.
- Je te jure que je n'écouterai plus jamais les sirènes d'Ulysse.
- Si je puis te pardonner, j'aurai beaucoup plus de mal à oublier et à rétablir une confiance indispensable.
- Mon amour, je ne me pardonnerai pas moi-même, ce serait oublier ma forfaiture. Donne-moi une nouvelle chance, je la saisirai et tu n'auras plus jamais de reproche à me faire.
Elle se pend à mon cou et m'embrasse voluptueusement.
Je la retrouve, féminine en diable, envoûtante.
- Tu me promets ?
- Oui.
- Tu me jures ?
- Oui.
- Tu n'auras plus la moindre chance, tu le sais ?
- Oui.
- Tu ne me cacheras plus jamais rien ? Tout sera clair entre nous ?
- Oui, oui et encore oui. Je t'aime.
- Oui.
- Tu me jures ?
- Oui.
- Tu n'auras plus la moindre chance, tu le sais ?
- Oui.
- Tu ne me cacheras plus jamais rien ? Tout sera clair entre nous ?
- Oui, oui et encore oui. Je t'aime.
Je l'ai soulevée, emmenée dans notre chambre.
Nous avons fait l'amour tendrement, longuement. Les corps se sont retrouvés et appréciés. Je l'ai pénétrée avec douceur, puis avec plus de vigueur et elle a hurlé sa jouissance. Sa bouche connait maintenant le goût de mon jus et je redécouvre la senteur et les épices de son sexe.
Et elle m'a même permis de la sodomiser. Jamais sa jouissance n'avait été aussi forte et intense.
- Mais tu pleures mon amour ?
- Oui, de joie, de te retrouver, de te serrer dans mes bras et de pouvoir me donner à toi.
- Oui, de joie, de te retrouver, de te serrer dans mes bras et de pouvoir me donner à toi.
Enlacés, nous nous sommes endormis, sereins et heureux.
********
Pendant trente années, j'ai tenu ma promesse. Mortifiée par ces événements, je me suis tenue à l'écart de toutes les tentations, repoussé les avances, éconduit les audacieux.
Nous avons été heureux, très heureux même. Notre amour a été consacré par la venue de nos deux enfants, une fils et une fille, le choix du roi.
Et puis, victime d'un infarctus inattendu, Jean est parti dans l'au-delà, voilà maintenant deux années.
Je pense toujours à lui avec amour et tendresse. Je suis très fière d'avoir tenu ma promesse, plus de tromperie, beaucoup de dialogue et d'échanges. Cela n'a pas été trop compliqué, notre amour a été renforcé par notre vécu.
Je ne l'ai pas remplacé ni accepté de refaire ma vie ni même avoir des aventures d'un soir. Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué.
J'avais promis de lui rester fidèle et je continue à tenir cette promesse.
Il me manque.
Chaque mois, je me rends au cimetière pour changer les fleurs qui décorent sa tombe. Pour rien au monde je ne louperais ce rendez-vous. Je lui raconte ma vie sans lui, celle de nos deux enfants devenus adultes et dont il serait fier, lui ingénieur comme son père et elle, architecte.
Il l'ignore, mais il est devenu grand père. Son fils a eu un fils.
C'est dommage car il espérait la venue d'une descendance nombreuse. Il voulait jouer avec elle, partager des moments heureux et lui apprendre la tendresse, la tolérance et le respect des autres, surtout dans l'amour.
Je lui promets de le rejoindre un jour mais lui ai dit, pas trop vite. Je veux encore voir mes enfants et petits-enfants. Ils sont une part de lui.
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Commentaires ()
Très très beau
A chaque histoire, je tente une fin différente. J'espère aussi recevoir un jour les commentaires de lectrices.
Bon Noël à toutes et tous
Leur vie amoureuse à traversé une grosse tempête qui habituellement détruit tout sur son passage.
La fin est triste mais très normal. La vie est ainsi faite