Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un presbytère de campagne — Chapitre 1 · L’arrivée de sœur Léana
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Autrice
Un presbytère de campagne
Chapitre 1 · L’arrivée de sœur Léana
Cher journal, me voici nouvellement débarquée au presbytère du petit village de Morvent-les-pins. Mon accueil ici fut chaleureux, et mes sœurs avaient tout préparé pour mon arrivée. Installée dans ma chambre rudimentaire, je peux me laisser aller à ma passion de l'écriture, lorsque je ne m'occupe pas de l'église, et de la vie au presbytère.
J'ai également été accueilli par le Père Félix, le religieux à la tête de l'église de Morvent-les-pins. Il s'agit d'une personne, certes de grande foi, mais aux mœurs incertaines. A peine ai-je eu le dos tourné, que le Père Félix me mit une main au derrière. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'un mouvement maladroit, et totalement pardonnable, mais je compris que ce n'était pas le cas, lorsque sa main se referma sur mon croupion, tel un paroissial tâtant son fruit au marché. Fort heureusement, cela ne dura pas longtemps, mais ça me mit la puce à l'oreille, quant aux exactions à venir.
Cela fait tout juste une semaine que je suis arrivée au presbytère, et j'entends et vois déjà beaucoup de choses, au sujet du Père Félix. Mardi dernier, soit quatre jours après mon arrivée, je faisais ma lessive au lavoir, avec sœur Annabelle. Nous discutions de la vie ici, et la conversation dériva sur le Père Félix. Sœur Annabelle, m'en apprit plus sur le curieux personnage qu'il est. Elle me communiqua même une information, au cas où je désirerais voir le vrai visage de l'homme.
C'est en étendant mon linge près des vignes, que je me mis à ruminer sur ce que sœur Annabelle me révéla plus tôt. Un peu avant midi, me promener auprès du bâtiment de cuisine, et m'aventurer à la fenêtre qui donne sur les vignes. La curiosité est peut-être un vilain défaut, mais elle m'envahit.
Je tournais alors la tête, voyant le bâtiment en question si proche de moi. Après avoir étendu tout mon linge, je ramassais mon panier, que je collais contre ma hanche, et je m'approchais innocemment de la fenêtre de la cuisine. Ce que j'y vis, écarquillait mes yeux d'étonnement.
Sœur Madeleine, en charge de la cantine au sein du presbytère, était penchée au-dessus de sa marmite pour goûter sa soupe, alors que le Père Félix, la culotte baissée jusqu'aux chevilles, prenait d'assaut la vertu de notre cuisinière en cheffe, les mains posées sur ses miches à nu. Le Père Félix s'y donnait à cœur joie, et sœur Madeleine, continuait à couper ses carottes, aussi longues, dures, et perçantes, que l'appareil du Père Félix, comme si tout ceci était habituel.
Ayant peur de me faire prendre, je ne suis pas restée plus longtemps devant la scène. Je partis retrouver sœur Annabelle, pour discuter de ce que je venais de voir. Elle ne fut pas choquée, bien au contraire. Voilà donc comme le Père Félix prêche la bonne parole.
Toutefois, je n'étais pas au bout de mes surprises. Le lendemain matin, alors que je faisais un peu de ménage dans l'église, j'entendis du bruit dans la petite salle du fond. Il s'agit d'un boudoir, où le Père Félix s'y trouve avant de donner la messe. La porte était entrouverte, je m'y approchais, prétextant donner quelques coups de balai par ici.
Mon regard se détourna quelques instants de ma tâche en cours, le temps pour moi d'y voir une causeuse, sur laquelle était allongé le Père Félix, accompagné d'une statue de la vierge. Que pouvait-il bien faire avec ? Je n'eus cependant pas le privilège d'en apprendre davantage, puisque d'autres sœurs me rejoignirent pour nettoyer l'église, en vue de l'enterrement du lendemain.
C'est bien le vendredi, soit hier au moment où j'écris ces mots, que je compris l'influence du Père Félix. Me rendant au cimetière pour l'entretenir, et y déposer quelques gerbes de fleurs, j'entendis du bruit à la petite chapelle. Pour vérifier qu'il ne s'agissait pas d'un intrus, je m'y rendis à pas feutrés. Jetant un œil à travers l'encadrure en pierre, de la fenêtre sans vitre, j'y remarquais Mme Taillandier, une respectable paroissiale, et mère de famille, penchée contre l'autel, la robe relevée par-dessus la tête. Derrière elle, le Père Félix, récitait un psaume, l'engin durement enfoncé dans l'intimité de Mme Taillandier. Les coups de boutoir du Père Félix, faisaient décoller la croupe de la pécheresse, à chaque entrée en elle.
Étonnamment, je fus subjuguée par la scène, et ce n'est pas le reflet du soleil sur le crâne dégarni du Père, ou encore sa bedaine rebondie, qui m'écarta de l'esprit la raison même de cet acte. M Taillandier est homme honnête, qui sue bec et ongles toute la journée, pour nourrir les membres honorables de notre communauté, avec de beaux légumes frais. Pourquoi Diable sa femme se faisait alors ramoner par le Père Félix ? Il est sûr que je ne la verrais plus de la même façon, lorsque je la rencontrerais sur le marché le samedi, ou à la messe du dimanche.
Mais un cri déchirant me sortit de mes songes. Mme Taillandier venait d'atteindre l'extase, alors que le Père Félix se vidait en elle, en grognant comme une bête sauvage. Relâchant la mère de famille, le Père Félix lui assurait qu'elle était à présent bénie.
Je ne devais pas rester plus longtemps ici, qui sait quel sort le Père Félix allait me réserver, s'il me trouvait ici. Je pris mes affaires, et je retournais à mes appartements.
Ce matin, je suis allée au marché, et j'y ai vu Mme Taillandier, aider son mari à la vente de légumes sans laisser transparaître le moindre soupçon de honte ou de péché. M Taillandier est peut-être un peu sot de penser que sa femme est bonne.
Quoi qu'il en soit, cher journal, je dois à présent de laisser. Je dois tout préparer pour la messe de demain, et je dois aider sœur Catherine avec la lessive. Mais tu peux être sûr, que je reviendrais te solliciter, pour te raconter tous les nouveaux écarts du Père Félix.
Amen.
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Commentaires ()
J'ai vraiment bien aimé ce texte présenté d'une manière des plus originales. J'ai vraiment hâte de savoir quelles nouvelles idées tordues va sortir de ton esprit pour la suite ;)
Oh j'ai toujours écrit des textes courts, surtout par rapport à certains ^^
En voilà, un récit agréable à lire et très bien écrit :). Le format "journal intime" est très intéressant dans ce contexte.
Tu m'as mis l'eau à la bouche... C'est malin, maintenant, j'ai hâte de connaître la suite ^^'