[Vraq] L’incident de Guanajuato
Chapitre 1
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✦ Pygmalion [Vraq] L’incident de Guanajuato XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

[Vraq] L’incident de Guanajuato — Chapitre 1

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Pygmalion
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[Vraq] L’incident de Guanajuato

Chapitre 1

Note de l'auteur

Yo. Au-delà des dimensions classiques où l'Homme baise en missionnaire, il en existe une où s'échappe ses fantasmes les plus fous. En plagia… euh… en m'inspirant des quickies de Wedreca, j'ai décidé de vous proposer cette collection « Du sexe en vraq » dans laquelle viendront s'additionner des one shot et autres petites histoires qui ne dépasseront probablement pas deux chapitres (probablement). Vous reconnaîtrez ces histoires à la mention « [vraq] » qui précédera les titres. Bonne lecture.
Les premiers jours avaient été les plus difficiles. Juste une couchette et des sanitaires, voilà tout ce à quoi Rosa avait eu droit. La lumière artificielle qui pénétrait la cellule était forte, au point qu'elle avait dû passer la majeure partie de la journée les yeux fermés en attendant l'extinction des feux. La nourriture aussi, sans goût, comme si elle mâchait du papier, sans parler du froid de la pièce l'obligeant à greloter sous la mince couverture qu'on lui avait donnée. Rosa avait peur, elle ignorait où elle était, qui la retenait et dans quel but. Elle ne se souvenait même pas du moment où elle avait atterri là, ses derniers souvenirs la ramenaient à son travail, elle finissait de débarrasser les tables du bar avant de rentrer chez elle. Sur le chemin, la vieille guimbarde de son père l'avait lâchée sur la route. Après… plus rien, le trou noir.
Rosa avait remarqué les premiers changements le troisième jour. Dans la bouffe, surtout. Elle n'aurait pas su identifier ce qu'on lui avait servi, mais ça avait du goût. C'était pas terrible mais en tous cas, ça devenait mangeable. La température avait progressivement augmenté, elle ne l'avait pas compris avant quelques jours de plus, quand elle réalisa qu'elle ne grelotait plus. Pareil pour la lumière, plus douce, imitant de mieux en mieux celle qui aurait pu illuminer son petit appartement. C'est au neuvième jour que le plus bizarre survint.
Est-ce que c'était l'ennui ? Quelque chose dans la nourriture ou bien elle qui devenait folle ? Au moment de se coucher, quand la lumière orangée du crépuscule enveloppait sa cellule, Rosa ressentit quelque chose, quelque chose qu'elle n'aurait jamais pensé ressentir, elle était excitée. Une petite flamme venait de s'allumer dans son ventre. En palpant son entrejambe, sous sa courte robe d'été, elle s'aperçut au contact de sa petite culotte une légère trace humide au niveau de sa vulve. Qu'est-ce qu'il pouvait bien se manigancer dans son cerveau pour mouiller dans un moment pareil ? Rosa tenta de chasser cette sensation tant bien que mal et s'endormit, mais d'un sommeil agité, imbibé de rêves délirants dont ils ne lui restaient que des images de verges noueuses emplissant son ventre bouillonnant jusqu'à plus soif. Des ombres fugaces qui s'évaporaient dès son réveil en ne lui laissant que des impressions de vide à combler qu'il lui fallait combattre. Si on découvrait son état, Dieu sait ce qu'on allait lui faire.
C'est justement ce jour-là qu'on choisit de l'embarquer, un gaz soporifique avait été diffusé dans sa cellule et Rosa s'effondra comme une masse sur le sol de métal froid. Durant le temps qu'elle passa en dehors de ses quatre murs, il lui arrivait d'émerger de sa narcose pour quelques secondes. Il lui semblait être attachée et une lumière aveuglante l'empêchait de voir ce qu'il se passait autour d'elle. Seuls des sons de crissements stridents attiraient son attention, si elle ne les avait pas imaginés.
Rosa reprit conscience dans son lit bien plus tard, il faisait déjà nuit, ou plutôt on essayait de l'en convaincre par l'éclairage ambiant. Elle pensa d'abord que ce fut un autre rêve mais en émergeant de sa torpeur, elle remarqua des changements. Une chaise et une table avaient fait leur apparition contre l'un des murs, et sur cette dernière, une tasse contenant un liquide fumant. Comme un chat devant une potentielle menace, Rosa tourna et s'approcha lentement du contenant, se méfiant de ce qu'on pouvait lui donner, renifla à mi-distance et crut reconnaître l'odeur. Impossible ! Du café ? Non… Quoique… Vraiment ? Intriguée sans être tout-à-fait rassurée, Rosa osa s'asseoir sur le siège, posa doucement ses mains sur la tasse métallique, elle était chaude juste ce qu'il faut, puis trempa ses lèvre dans ce nectar divin… Beurk ! C'est le pire jus de chaussettes que j'ai bu. Pourtant, elle avala tout et n'en laissa pas une goutte. Étrangement apaisée par cette dose de caféine, mais encore un peu plombée par le puissant sédatif qu'on lui avait inoculé, Rosa se rendormit et replongea dans un monde de luxure onirique.
Le matin suivant, le jeu des sept erreur fut relativement simple, un nouvel élément avait fait son apparition dans la pièce, et pas un petit. Un canapé blanc aux lignes sobres et bien rembourré s'étendait nonchalamment contre le mur opposé de la table. Cette prison ressemblait de plus en plus à un studio avec une salle de bain, un coin chambre, un coin salon et un coin salle-à-manger. Il devenait de plus en plus évident à Rosa que ses ravisseurs cherchaient à l'installer le plus confortablement possible, quoi qu'ils attendissent d'elle. Pour accompagner son réveil, une nouvelle tasse de café posée au même endroit que la veille. Tranquillement enfoncée dans son nouveau camarade, la jeune Mexicaine savourait les efforts déployés pour la satisfaire et si ce café n'était toujours pas à la hauteur, il était assurément plus savoureux que le précédent. Quant à la pâte nutritive qui lui servait de repas trois fois par jour, elle avait désormais le goût des fruits tropicaux qui poussaient chez elle. Réconfortée et rassurée par ce traitement de moins en moins hostile, Rosa se surprit à aventurer ses doigts entre ses cuisses. La chaleur ne l'avait pas quittée, la petite flamme dans son ventre continuait de la consumer, mais la situation n'était plus la même. Elle était à l'aise et l'idée de se caresser pesait moins sur sa conscience. Aussi cessa sa cécité à sustenter son sexe. Désormais libérée de sa gêne et de sa petite culotte, la jeune femme insinua un doigt entre ses lèvres gonflées et gémit à la seule sensation du contact de sa peau sur la chair rose qui dépassait de sa fente. Ce n'était bien sûr pas la première fois que Rosa se masturbait, ça lui arrivait de temps en temps de se toucher comme ça, pourtant c'était comme si elle redécouvrait son corps au travers d'un plaisir décuplé qu'elle n'avait jamais expérimenté. Avide de savoir jusqu'où ça la mènerait, la captive explora les sensations qui lui montaient à la tête en parcourant sa vulve et son clitoris et il ne fallut même pas deux minutes pour qu'un orgasme la prit au dépourvu, libérant un jet de liquide clair qui tacha le canapé blanc et se répandit sur le sol. Elle n'avait jamais éjaculé de sa vie et après quasiment une semaine de séquestration, elle était devenue une femme fontaine. Qu'est-ce qu'on avait bien pu me faire ? pensa-t-elle.
Rosa avait eu un peu honte au début, d'avoir succombé aussi facilement à ce désir étrange et malsain qu'on avait dû provoquer en elle. Pendant plusieurs jours elle avait réfréné le désir de recommencer, mais le mal était fait. Le mal ? Était-ce seulement un mal d'avoir pris tant de plaisir ? Chaque moment conscient qu'elle passait, elle s'imaginait que ses ravisseurs l'avaient épiée et se préparaient à la sédater à nouveau pour lui faire je ne sais quoi pendant qu'elle était inconsciente. Peut-être même que cette fois ils ne la drogueraient pas… La peur revenait, mais après quelques nouvelles journées où rien n'était arrivé hormis les repas de plus en plus savoureux et les meubles qui apparaissaient comme par magie à chaque réveil. Le quinzième jour, elle eut même droit à des vêtements, un pantalon de toile bleu et un t-shirt rose pâle. Sa nouvelle tenue avait été réalisée sur mesure, on avait dû prendre ses mensurations la semaine dernière quand on l'avait examinée. Elle se sentit un peu rassurée, en tous cas assez pour envisager de recommencer à se masturber. S'il avait dû se passer quelque chose, ça serait déjà arrivé, non ? Et puis, on prend quand même soin de moi, enfin, hormis ma détention évidemment. La pâte nutritive de la veille avait le goût du pain de maïs de sa grand-mère et le café était presque aussi bon que celui qu'elle servait à son travail. C'est ce qui la chagrinait le plus, ses proches lui manquaient. La peur avait laissé place à la tristesse. Elle ne s'inquiétait plus de son sort, se contentant de prendre chaque jour comme il venait, se demandant parfois avec curiosité si quelque chose de nouveau était apparu dans son appartement, parce qu'en fin de compte, sa cellule avait fini par devenir au fil du temps un vrai logement avec tout le confort qu'on pouvait avoir dans un deux-pièces. Les séances de plaisir aussi avaient repris, régulièrement, sans plus aucune honte. Surprenamment, le sexe de Rosa restait aussi sensible qu'au début et ne paraissait pas s'habituer aux orgasmes qui le ravageaient quotidiennement. Au bout d'une semaine, la prisonnière comprit que plus elle jouissait, plus ses rêves devenaient clairs. Elle n'y avait pas prêté attention jusque-là, mais comme son emprisonnement lui était devenu moins pénible, Rosa pouvait penser à d'autres choses, y compris son sommeil. Les images qui disparaissaient d'ordinaire au réveil restaient plus longtemps imprimées dans sa mémoire. Quelque chose de dur d'abord, de lisse, sauf à quelques endroits un peu plus rugueux, tiède ; un sentiment de sécurité aussi, comme si ce qui l'entourait ne lui voulait pas de mal, ce qu'elle avait déjà envisagé depuis quelques temps ; une sensation de plaisir, on lui faisait du bien, on se préoccupait de la satisfaire. Et puis, c'était toujours le même rêve. Elle s'en était rendue compte maintenant et ça l'intriguait encore plus. Il lui fallait explorer ces visions, les interpréter, leur donner un sens et justement un bloc de papier et un crayon avaient fait leur apparition sur le petit bureau de son studio. Tous les matins au réveil, elle couchait toutes ses impressions, toutes les images, tous les sons, le déroulement des événements, dans quel ordre les sensations apparaissaient et quand l'ennui se faisait sentir, entre les orgasmes qu'elle multipliait de plus en plus pour capter de mieux en mieux ce rêve, trifouillant son clitoris comme on le ferait d'un bouton pour régler l'image d'une vieille télé, Rosa tenait un journal, histoire de ne pas perdre la tête, si ce n'était pas déjà le cas. Puis, un jour…
Ça y est ! J'ai enfin compris !
Tout devint clair dans l'esprit de Rosa. Qui étaient ses ravisseurs, pourquoi ils l'avaient enlevée, pourquoi ils s'occupaient d'elle et lui offraient toujours plus de confort. Ce matin-là, la jeune femme avait enfilé sa robe à fleurs, laissant sa culotte sur le canapé blanc, sachant bien qu'elle serait inutile, et attendit, sereine, calme, devant la porte de sa cabine. Enfin, on lui ouvrait, on lui permettait de sortir d'elle-même. Un petit engin rond, ressemblant à un aspirateur automatique se trouvait de l'autre côté, il la guida jusqu'à salle d'examen dont il lui restait quelques souvenirs et où patientaient les deux responsables de sa captivité. Au premier coup d'œil Rosa les reconnut, c'étaient eux dans ses rêves. La créature de droite était rouge sombre, son exosquelette marqué de plusieurs cicatrices plus claires et luisantes, ses yeux globuleux brillaient comme deux rubis ; celle de gauche était dans des tons marrons, plus lisse, comme si elle était plus jeune. Le petit robot fila droit vers le second, qui replia ses quatre pattes fines pour le ramasser avant de l'éteindre et le ranger dans un placard. Le plus âgé, en tous cas d'après ses observation, indiqua d'un de ses quatre doigts squelettiques une table basse, matelassée, sur lequel était posée un oreiller. Le grand moment était arrivé.
Rosa fit tomber sa robe à ses pieds et s'allongea, les cuisses écartées, déjà humide d'anticipation. Privilège de l'expérience sans doute, l'être à la carapace rouge se positionna au-dessus d'elle et frotta un sexe à la fois rigide et moelleux contre sa fente affamée, prête à avaler ce corps étranger et à le dévorer. L'autre, approchant de son collègue pour contrôler la pénétration, sursauta et émit des sons stridents avec ses mandibules lorsqu'il sentit quelque chose frotter sa verge. Rosa avait une meilleure vue sur celle-ci, longue, fine, à la fois tendre et dure, d'un bleu électrique et suintant déjà un liquide clair qui coulait sur ses doigts et les quelques poils qui avaient poussé durant son séjour. Compte tenu de leur anatomie, ils ne devaient sans doute pas connaître la masturbation. Un sourire malicieux naquit sur les lèvres de la jeune femme, puisque ces gens avaient besoin de s'accoupler avec une terrienne, pourquoi pas leur donner un aperçu des coutumes sexuelles des humains ? Elle approcha soigneusement la tige bleue de sa bouche et tira la langue pour laper le fluide visqueux qui s'échappait du bout. De nouveaux crissements lui fit comprendre que la créature appréciait les pratiques autochtones de la terre et, après quelques lampées, la tête de Rosa se mit à tourner, de la même manière que lorrqu'elle s'était touchée la première fois dans sa chambre, mais en plus intense, comme si tous les nerfs, tous les récepteurs, tous les corpuscules tactiles de sa peau s'étaient activés en même temps, provoquant un afflux massif d'hormone dans son cerveau. Haletante et désorientée, elle faillit défaillir quand, à ce moment précis, le vit de l'alien écarlate s'enfonça profondément mais sans heurs dans sa chatte. Un orgasme la ravagea et brouilla sa vue, crispa son corps tout entier et il lui fallut respirer à fond plusieurs fois pour s'empêcher de s'évanouir. Elle se concentra sur les images, les idées, les concepts, toutes les informations qui saturaient son cerveau.
Le plus âgé, celui qui transperçait son ventre lentement, butant contre le fond de son vagin, était le capitaine, ou en tous cas, ce qui correspondait à l'idée humaine de capitaine. C'était le chef. L'autre était un… un scientifique, peut-être ? Des bribes lui parvenaient, incomplètes. C'est comme ça qu'ils communiquaient, par les phéromones. Ils ont d'abord touché son subconscient, lui parlant à travers ses rêves, lui suggérant de se faire du bien pour devenir réceptive, plus elle jouissait, plus elle comprenait, on lui donnait des petites doses de phéromones pour qu'elle sache qui ils étaient et ce qu'ils attendaient d'elle, lui dire qu'elle n'avait rien à craindre, ce qu'elle avait fini par réaliser. Maintenant, c'était tout son être qui s'en imprégnait, par sa bouche, par ses lèvres, par les parois de son sexe détrempé, sauf qu'il était plus compliqué de décoder ce qui lui parvenait de l'alien marron, probablement le fait qu'elle utilisait sa langue pour absorber les données de son liquide séminal. Déçue, Rosa décida de sucer franchement cette queue pour en extraire le plus d'informations, la sensation en bouche était étrange, différente de ce qu'elle connaissait, ce n'était pas salé, ni amer, c'était autre chose… umami ? C'était quelque chose qui défiait ses papilles gustatives, elle connaissait peu ce goût, typique de plats asiatiques, mais ça devait être ça. Une saveur subtile, difficile à identifier, encore plus à produire mais c'est le goût naturel de leurs bites, c'est dingue ! Le flux ne semblait pas s'arrêter, un robinet qui coulait sans s'arrêter, mais ça marchait, plus elle avalait, plus son esprit y voyait clair. La créature dont elle pompait ardemment le dard était un savant, un érudit, il consacrait son existence au savoir. Il nous étudiait, nous scrutait, apprenait tout de nous, en particulier notre cerveau. C'était nécessaire pour cette forme particulière de communication, savoir si notre esprit est compatible avec lui, l'y préparer. C'est ce qu'ils avaient fait durant le mois précédent, avec succès.
Le scientifique s'écarta, laissant Rosa en tête à tête avec le commandant. Les doigts de la terrienne vagabondèrent sur la chitine dure et rigide de son amant, elle palpait avec attention cet étrange corps étranger qui continuait ses va-et-vient réguliers dans le sien. Il était rugueux par endroit, un peu cabossé mais quand même doux, les parties les plus lisses étaient les plus claires, écarlates, quand Rosa en toucha une, le mâle tressaillit et un crissement plus dissonant la perturba. On lui fit comprendre ce dont elle se doutait déjà, c'étaient des cicatrices, plus très douloureuses mais encore sensible. Avec soin et délicatesse, Rosa se décala et approcha son visage de l'une d'elle, qui ressemblait à une entaille, et y déposa un baiser délicat, à la fois pour s'excuser et pour signifier sa déférence envers cette blessure. Le chef y répondit par un son plus apaisé et un pardon formel transmis par les fluides de son sexe. Au bout de dix minutes, ce dernier mit un terme à la conversation en libérant plusieurs giclées de liquide gluant, presque gélatineux dans le ventre de Rosa, qui hurla de plaisir et de confusion, elle croyait avoir passé le plus difficile mais ce qui faisait office de sperme pour ces êtres revenait à un shoot de la came la plus pure du monde, tant et si bien qu'elle pensa faire une overdose, mais cela ne dura que plusieurs secondes, heureusement. Défoncée à l'information, Rosa, en sueur et en larmes sous l'intensité extrême de cette expérience, prit un moment pour digérer tout ce qu'on lui avait administré. Le capitaine venait de se présenter et elle avait, le plus intimement qu'il était possible « assimilé » son identité : qui il était, ce qu'il avait vécu, ses cicatrices, son nom… ou en tous cas ce qui ressemblait à un nom car cette espèce n'en utilisait pas et pourtant, il avait son individualité propre et une série de sons produits par leurs mandibules servaient à le désigner. Pour le reste, ce n'était pas encore clair, des bribes d'infos incomplètes au sujet de son enlèvement et de la mission qu'il poursuit.
Au repos, Rosa commençait à retrouver ses forces, la brume se levait dans son cerveau. Elle se redressa et chercha le second alien. Il fixait un écran sur lequel des données incompréhensibles défilaient, rejoint par le commandant. Après ce qui semblait être une conversation, le scientifique s'approcha de son invitée et lui fit comprendre, en montrant son chibre bleu en érection, que c'était à lui de se présenter comme il convenait. Il s'introduisit plus facilement dans le vagin de Rosa, sans doute parce qu'on l'y avait déjà précédé, sans compter que même pendant sa pause, il n'avait pas cessé de mouiller et se trouvait toujours en état d'excitation. Le sexe du second amant était pratiquement identique au premier, pourtant, il semblait à la jeune femme qu'il s'aventurait plus loin en elle. En se concentrant sur son partenaire, elle comprit que c'était dû à sa fougue et qu'il la prenait plus fort, plus maladroitement. Si ça se trouve, leurs intellos sont aussi gauches que les nôtres, pensa-t-elle en souriant, pourtant, il se retient, je le sens. Je ne sais pas comment je le sais ou pourquoi il le fait, mais c'est le cas. Comprenant de mieux en mieux intuitivement le désir de cet être et préparée à encaisser le choc après sa première expérience, Rosa se mit à serrer ce corps étrange contre le sien, frottant sa peau contre la chitine brune et douce comme le ferait un chat avec un humain, levant les jambes pour enserrer l'abdomen d'où jaillissait l'immense verge qui la saillissait. Ses mains caressaient l'exosquelette, cherchant un point un peu plus sensible, comme pour le capitaine, qu'elle pourrait utiliser pour détendre son nouvel amant. En vain. Malgré tout, à force de se lover contre lui, elle s'aperçut que son rythme s'était apaisé, encore un peu plus soutenu que l'autre, mais assez régulier pour qu'elle puisse jouir encore à en perdre la voix et provoquer par la contraction de ses muscles vaginaux la jouissance de la créature qui inonda jusqu'à débordement son utérus de sperme gélatineux et gluant, que rejetaient ses lèvres dans de grands bruits obscènes. Dans un hurlement de plaisir dément, la conscience de Rosa s'éteignit, incapable de résister à l'orgasme et ses conséquences.
À son réveil, Rosa se sentait toute endolorie, son sexe suintait et ses cuisses étaient maculées de semence, sans parler du reste de son corps, tout collant de sueur. Tenant péniblement sur ses jambes, elle alla se nettoyer dans les sanitaires de sa chambre, avant de s'affaler dans le canapé. On avait laissé pour elle une tasse de café et un récipient rempli d'une pommade grasse à appliquer sur sa vulve pour prévenir et soigner d'éventuelles irritations inhérentes au sexe inter espèces. En massant ses grandes lèvres avec l'onguent, Rosa réfléchit à sa situation, pendant qu'elle était inconsciente, son cerveau avait trié et digéré les informations contenues dans le matériel génétique qu'elle avait assimilé. On l'avait choisie. Par hasard apparemment. Elle était l'une des nombreuses femmes éligible au premier contact. Le seul critère à respecter consistait en une santé solide et une excellente condition physique. On comprend pourquoi ! se dit-elle entre deux gorgées de café. Un peu de sperme s'échappait encore de sa fente, Rosa examina avec attention le liquide épais et translucide entre ses doigts. C'est comme ça qu'ils communiquent, par les phéromones et l'ADN. C'est dingue l'évolution quand même. Chez eux, le langage est trop simple pour exprimer des notions complexes, alors ils communiquent leurs pensées, leurs sentiments, par le sexe. Rosa chercha à organiser ses pensées, synthétiser la masse de données qu'on lui avait fournie, pour les retranscrire plus tard dans son carnet. Elle songea à en demander un deuxième, histoire de remettre au net ses expériences, passées et futures, pour le moment où elle rentrerait chez elle. Ce ne serait pas avant un certain temps, ils veulent me connaître, nous connaître. Ils nous ont observés, de loin, ils savent qu'on réagirait mal à leur arrivée. La peur, le rejet, la méfiance… Je ne sais même pas si on me croira quand je reviendrai, certains diront qu'on m'a lavée le cerveau, que j'ai développé un syndrome de Stockholm. C'est pas faux dans un sens, ils m'ont pas vraiment demandé mon avis avant de m'embarquer pour leur planète et malgré tout, je me suis attachée à eux. Puis, comment vont réagir les gens en apprenant leur mode de communication ? Quand j'expliquerai à ma mère que pendant plusieurs années j'ai décroché un contrat d'ambassadrice de l'espèce humaine et que mon job consistait principalement à baiser des aliens plusieurs fois par jour, elle filera direct au Vatican prier Dieu et tous les saints de la terre en brûlant tous les cierges du pays pour le salut de mon âme. En tous cas, mes nouveaux amis ne sont pas mauvais, ni hostiles, c'est déjà ça. Ils veulent juste nouer des contacts avec nous. Et moi, je suis la première à faire ce lien entre nos deux espèces. J'espère que je serai à la hauteur…
Tandis qu'elle réfléchissait, Rosa avait, sans s'en apercevoir, recommencé à se caresser.
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Conteuse
15 septembre 2025 à 17:11
Voilà une idée d'histoire que j'aurais aimé avoir.

Même s'il m'aurait fallu beaucoup travailler, pour arriver à quelque chose de cohérent.

Bravo pour l'imagination.
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Pygmalion
14 novembre 2024 à 10:31
Je comprend bien, j'adore aussi la Quatrième Dimension, c'est une de mes inspirations (avec Wedreca bien sûr) complètement assumée.
Soyez respectueux
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Photo de profil de ***Astrale3etoiles
***Astrale3etoiles
14 novembre 2024 à 09:29
Idée intéressante et j'apprécie beaucoup ta fidélité à une certaine façon d'ammener la narration. C'est vraiment la 4ème dimension version sexe. Crois-moi, c'est un compliment. J'adore.
Modifié 14 novembre 2024 à 09:29
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Pygmalion
23 juillet 2024 à 19:54
PS : je rêve ou tu me vouvoies 🤔 ?

Je pense qu'il parle aussi de mes textes 😅

Oui, c'était un vous de groupe.
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Doctor Nobody
23 juillet 2024 à 17:10
Je dirais pas que ça offre plus de liberté par rapport à une série...

Ben quand même ! Tu n'as pas besoin de garder la cohérence et le style de la série. En écrivant H2G3, je sentais bien qu'il y avait un cadre à respecter (cadre qui change à chaque quickie).

PS : je rêve ou tu me vouvoies 🤔 ?

Je pense qu'il parle aussi de mes textes 😅
Soyez respectueux
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Wedreca
23 juillet 2024 à 15:42
Je dirais pas que ça offre plus de liberté par rapport à une série...

Ben quand même ! Tu n'as pas besoin de garder la cohérence et le style de la série. En écrivant H2G3, je sentais bien qu'il y avait un cadre à respecter (cadre qui change à chaque quickie).

PS : je rêve ou tu me vouvoies 🤔 ?
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Pygmalion
23 juillet 2024 à 11:19
Pff, je n'ai utilisé qu'une seule fois des tentacules dans une scène. Je vais finir par croire que ça vous excite plus que moi =D

Méga intelligentes je ne sais pas, ça dépend de leurs partenaires... Mais c'est sûr que ce serait bien pratique pour faire des études à la fac.

Je dirais pas que ça offre plus de liberté par rapport à une série, plutôt que les contraintes ne sont pas les mêmes. Avec ce format, je n'ai pas l'obligation de rester cohérent vis-à-vis d'un plan bien établi ou de devoir équilibrer les chapitres et les penser à l'avance. Je suis tout aussi libre avec SK de faire ce que je veux (et je m'en priverai pas =D) en terme de création, c'est au niveau technique que c'est casse-couilles. Ici, ma seule contrainte, c'est la limite de mots, je dois être concis tout en détaillant assez le contexte pour donner de la valeur aux scènes de sexe. Ce qui n'est pas toujours simple vu que le prochain vraq sera en deux parties.

Merci. Je ne vous oublie pas non plus, je passerai bientôt rattraper mon retard sur vos textes.
Soyez respectueux
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Wedreca
23 juillet 2024 à 10:59
Wouah, Pygma ! Quelle imagination ! Et en plus, il n'y a même pas de tentacules, pour une fois ! :P

Ce mode de communication est plutôt intéressant. Si c'était le cas entre les humains, les actrices porno seraient mega intelligentes ^^.

En tout cas, je vois que tu t'éclates avec les formats courts. Ce que j'adore, c'est la liberté que cela offre.

Bravo, Pygmalion ! :)
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Pygmalion
22 juillet 2024 à 23:33
Voilà une expérience plutôt intéressante et une belle maîtrise du syndrome de Stockholm. ;)

Oui, c'est marrant parce qu'on en parlait justement ce matin. Sauf qu'ici, les intentions de départs n'étaient pas malveillante depuis le départ.

Même en ayant compris où l'on allait avec cette histoire étrange, j'ai beaucoup apprécié la progression de l'intrigue et l'évolution du personnage principal.

Zut, tu ne t'es pas fait avoir alors. Ne t'en fais pas, il y aura d'autres surprises dans les prochains.

Merci à vous deux pour vos retours.
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
22 juillet 2024 à 23:21
Tu frappes fort sur ce coup-là !
Même en ayant compris où l'on allait avec cette histoire étrange, j'ai beaucoup apprécié la progression de l'intrigue et l'évolution du personnage principal. Et puis une histoire d'aliens pacifiques ça change !

Bravo pour ce nouveau texte en vraq !
Soyez respectueux
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