Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma voisine Mathilde — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma voisine Mathilde
Chapitre 1
Je m'appelle Agnès. J'ai 28 ans. Toujours célibataire. Pourtant je suis jolie, si j'en juge aux sifflets des hommes, jeunes et moins jeunes, que je croise dans la rue. Sauf que les hommes ne m'intéressent pas. Je préfère les femmes. J'ai toujours préféré les femmes. Depuis toute petite, pour autant que je m'en souvienne. Les garçons ne m'ont jamais attirée. Même si je jouais souvent avec eux. Plus tard, à l'adolescence, certains m'ont draguée. Je me suis laissée faire. Je les repoussais juste après le premier baiser.
Très vite, on m'a cataloguée lesbienne. J'ai confirmé tout aussi vite. Les garçons ne m'adressaient plus la parole, les filles non plus. Comme si j'allais leur sauter dessus. Cette réputation m'a suivie jusqu'à la terminale.
Très vite, on m'a cataloguée lesbienne. J'ai confirmé tout aussi vite. Les garçons ne m'adressaient plus la parole, les filles non plus. Comme si j'allais leur sauter dessus. Cette réputation m'a suivie jusqu'à la terminale.
J'ai eu mes premières expériences saphiques à la fac. Les feux d'artifice des débuts n'auront pas duré longtemps. Juste des filles curieuses qui voulaient essayer. Puis les cours, les ruptures, ont fait que mes aventures se sont espacées pour devenir rares. Très rares.
J'ai fréquenté les clubs lesbiens. Amusant au début. Mais les coups d'un soir m'ont vite lassée. Je rêvais du grand amour, le vrai, l'unique. L'utopique.
Mes cours de psychologie prenaient de plus en plus de temps. Et m'en laissaient de moins en moins pour draguer. Alors je suis revenue dans les clubs lesbiens. Un coup d'un soir valait mieux que pas de coup du tout.
Mes cours de psychologie prenaient de plus en plus de temps. Et m'en laissaient de moins en moins pour draguer. Alors je suis revenue dans les clubs lesbiens. Un coup d'un soir valait mieux que pas de coup du tout.
J'ai eu mon diplôme. Il y a trois ans, j'ai ouvert un cabinet dans une petite ville de province, dans une maison médicale. J'ai ma clientèle, après un démarrage poussif. J'habite un petit appartement dans une maison qui en compte quatre. Les propriétaires occupent un grand pavillon, à quelques pas.
Lui, je ne l'ai jamais vu. Il travaille beaucoup, souvent en déplacement. C'est elle qui m'a fait visiter et fait signer mon contrat de location. C'est aussi elle qui fait le ménage dans les parties communes, avant ou après son travail.
Elle, c'est Mathilde. Trente-cinq ou quarante ans, pas plus. Blonde, cheveux mi-long, les yeux bleus. Une belle poitrine et un joli cul bien rond. Des formes généreuses qu'aurait appréciées Renoir. Des enfants ? Je ne sais pas. Bref, elle me plait. Mais elle est mariée.
Lui, je ne l'ai jamais vu. Il travaille beaucoup, souvent en déplacement. C'est elle qui m'a fait visiter et fait signer mon contrat de location. C'est aussi elle qui fait le ménage dans les parties communes, avant ou après son travail.
Elle, c'est Mathilde. Trente-cinq ou quarante ans, pas plus. Blonde, cheveux mi-long, les yeux bleus. Une belle poitrine et un joli cul bien rond. Des formes généreuses qu'aurait appréciées Renoir. Des enfants ? Je ne sais pas. Bref, elle me plait. Mais elle est mariée.
Tout le drame de ma vie. Les filles qui me plaisent sont mariées ou en couple. Celles qui ne le sont pas, ne sont pas homosexuelles ou, pire, n'assument pas. Dans une ville de province, faire des rencontres devient vite plus compliqué. Peu de candidates, trop de ragots.
Mathilde est entrée dans ma tête. Insidieusement. Ce n'est pas un canon selon les standards des magazines. Elle n'est pas moche non plus. D'autant plus qu'on ne peut pas dire qu'elle soit sexy lorsque je la croise dans les escaliers, lorsqu'elle vient faire le ménage. C'est juste madame tout le monde. Mais son visage doux, son corps voluptueux, m'attirent comme un aimant. Le tablier qui la protège des salissures du nettoyage ne la rend que plus mystérieuse. Et désirable.
J'ai modifié mes horaires pour me caler sur les siens et être sûre de la croiser.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Elle n'a pas d'enfant. Son mari, jamais là, ne l'a pas permis. Elle aurait bien voulu. Pas lui.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Elle travaille dans une entreprise, dirige une équipe de quatre personnes. Elle s'occupe de la compta, des salaires. De l'administratif en général.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Elle passe ses soirées souvent seule, devant la télé.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Son mari rentre le week-end. Il voyage en Europe pour son travail. Il est chef de projet dans une grande entreprise multinationale. En fait, je m'en fous de son mari.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Ses parents à la retraite, partis dans le sud-est qu'elle ne voit pas souvent. De sa sœur, débordée entre son travail et ses gamins.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo.
— Vous voulez venir prendre l'apéritif ce soir ? proposé-je
Elle me regarde, étonnée. Elle ne s'attendait pas à ça.
— Pourquoi pas.
Je ne m'attendais pas non plus à sa réponse.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Elle n'a pas d'enfant. Son mari, jamais là, ne l'a pas permis. Elle aurait bien voulu. Pas lui.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Elle travaille dans une entreprise, dirige une équipe de quatre personnes. Elle s'occupe de la compta, des salaires. De l'administratif en général.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Elle passe ses soirées souvent seule, devant la télé.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Son mari rentre le week-end. Il voyage en Europe pour son travail. Il est chef de projet dans une grande entreprise multinationale. En fait, je m'en fous de son mari.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo. Ses parents à la retraite, partis dans le sud-est qu'elle ne voit pas souvent. De sa sœur, débordée entre son travail et ses gamins.
On parle rapidement, de tout et de rien, de la météo.
— Vous voulez venir prendre l'apéritif ce soir ? proposé-je
Elle me regarde, étonnée. Elle ne s'attendait pas à ça.
— Pourquoi pas.
Je ne m'attendais pas non plus à sa réponse.
On fixe le rendez-vous pour dix-neuf heures. A peine assez de temps pour faire trois courses et surtout me préparer pour la recevoir.
Dans ma tête, sur le chemin du supermarché, je dresse la liste de ce que je dois acheter. Je ne sais même pas ce qu'elle aime. Tans pis, on restera les basiques : vodka orange, whisky-coke. Je prends aussi une bouteille de Martini, au cas où, des gâteaux apéritifs, des cacahuètes. Trop de choses dans l'espoir de couvrir ses envies.
Je me fais belle. Je sors ma robe, une paire de Dim-Up, mes escarpins à talons que je ne mets jamais. Maquillage. Trop chargé. Tant pis, pas le temps de recommencer. Parfum. Trop aussi.
Elle sonne. Je sursaute. Mon cœur tape dans ma poitrine.
J'ouvre, je la fais entrer.
Mathilde s'est faite belle. Robe, collant noir, escarpins. Maquillage. Léger.
— Je ne savais pas quoi amener, dit-elle en me tendant une boite contenant un gâteau.
— Il ne fallait pas, dis-je par pure politesse. Merci, c'est gentil.
Je n'avais pas pensé au dessert.
— Je n'ai pas l'habitude de vous voir en robe. Ça vous va très bien, dis-je
— Merci. C'est gentil, répond Mathilde. Avec mon mari en déplacement, je n'ai pas souvent l'occasion de la mettre. Merci pour l'invitation.
— De rien. Ça me fait plaisir.
Dans ma tête, sur le chemin du supermarché, je dresse la liste de ce que je dois acheter. Je ne sais même pas ce qu'elle aime. Tans pis, on restera les basiques : vodka orange, whisky-coke. Je prends aussi une bouteille de Martini, au cas où, des gâteaux apéritifs, des cacahuètes. Trop de choses dans l'espoir de couvrir ses envies.
Je me fais belle. Je sors ma robe, une paire de Dim-Up, mes escarpins à talons que je ne mets jamais. Maquillage. Trop chargé. Tant pis, pas le temps de recommencer. Parfum. Trop aussi.
Elle sonne. Je sursaute. Mon cœur tape dans ma poitrine.
J'ouvre, je la fais entrer.
Mathilde s'est faite belle. Robe, collant noir, escarpins. Maquillage. Léger.
— Je ne savais pas quoi amener, dit-elle en me tendant une boite contenant un gâteau.
— Il ne fallait pas, dis-je par pure politesse. Merci, c'est gentil.
Je n'avais pas pensé au dessert.
— Je n'ai pas l'habitude de vous voir en robe. Ça vous va très bien, dis-je
— Merci. C'est gentil, répond Mathilde. Avec mon mari en déplacement, je n'ai pas souvent l'occasion de la mettre. Merci pour l'invitation.
— De rien. Ça me fait plaisir.
On parle tranquillement, de tout et de rien, de la météo. L'alcool nous rend gaies.
Au hasard d'une anecdote amusante, je pose ma main sur son genou. Je ne la retire pas. Mathilde ne dit rien. Les rires s'arrêtent. Elle me sourit. Ma main glisse sur sa cuisse, passe sous sa jupe.
— Ce n'est pas raisonnable, dit-elle sans conviction.
Ma main s'approche doucement de son intimité. Elle a mis des bas. Sa peau est douce, chaude. Sa respiration se fait plus forte. Sa poitrine, généreuse, se gonfle. Elle est magnifique, laiteuse, attirante. Comme ses lèvres. Je m'approche. Ma main est à l'orée de son sexe. Nos bouches sont à quelques centimètres. Je les franchit. Elle tourne la tête. Mes doigts touchent la dentelle. Humide.
— J'ai envie de toi, dis-je, abandonnant le vouvoiement de rigueur
— Je … commence-t-elle, en se tournant vers moi.
Au hasard d'une anecdote amusante, je pose ma main sur son genou. Je ne la retire pas. Mathilde ne dit rien. Les rires s'arrêtent. Elle me sourit. Ma main glisse sur sa cuisse, passe sous sa jupe.
— Ce n'est pas raisonnable, dit-elle sans conviction.
Ma main s'approche doucement de son intimité. Elle a mis des bas. Sa peau est douce, chaude. Sa respiration se fait plus forte. Sa poitrine, généreuse, se gonfle. Elle est magnifique, laiteuse, attirante. Comme ses lèvres. Je m'approche. Ma main est à l'orée de son sexe. Nos bouches sont à quelques centimètres. Je les franchit. Elle tourne la tête. Mes doigts touchent la dentelle. Humide.
— J'ai envie de toi, dis-je, abandonnant le vouvoiement de rigueur
— Je … commence-t-elle, en se tournant vers moi.
Contact. Mon index glisse sous la dentelle, dans la fente. Elle ouvre la bouche. Ma langue en profite. Mathilde ne fait pas que subir. Elle répond à mon baiser. Une main s'empare de mes seins. On roule sur le canapé, moi sur elle. Sa robe est remontée, facilitant l'accès à son sexe. J'abandonne sa bouche. Je couvre de baisers la partie visible de sa poitrine. Je me glisse entre ses cuisses. Son sexe est là devant moi. J'écarte la dentelle, plonge ma langue. Mathilde se cabre, gémit. Je lèche, lape, mordille, suçote. Mathilde se tortille, jouit.
Je remonte vers son visage d'ange. Je l'embrasse.
— C'était délicieux, murmure-t-elle.
— C'est toi qui es délicieuse.
On ne se quitte pas du regard. Nos yeux brillent de désir. On s'embrasse.
— Laisse-moi de te gouter, dit-elle.
Je remonte vers son visage d'ange. Je l'embrasse.
— C'était délicieux, murmure-t-elle.
— C'est toi qui es délicieuse.
On ne se quitte pas du regard. Nos yeux brillent de désir. On s'embrasse.
— Laisse-moi de te gouter, dit-elle.
On va dans la chambre. On se déshabille mutuellement, ne gardant que nos bas. Je prends ses seins lourds dans mes mains, les tète. Sa main caresse ma chatte. Je mouille. Elle me pousse sur le lit avec douceur, m'embrasse, tout en caressant mon sexe. Sa langue remplace ses doigts. Ce n'est pas sa première fois. Je jouis.
Je tire la couette sur nos corps. On multiplie les baisers à l'infini.
— Reste, dis-je.
— Je n'avais pas l'intention de partir.
On s'aime jusque tard dans la nuit. On s'endort, enlacées.
Je tire la couette sur nos corps. On multiplie les baisers à l'infini.
— Reste, dis-je.
— Je n'avais pas l'intention de partir.
On s'aime jusque tard dans la nuit. On s'endort, enlacées.
Le réveil nous tire des bras de Morphée. On s'embrasse. On se douche ensemble. Douces caresses. Petit-déjeuner.
— Quand est-ce que tu reviens ? demandé-je
Ce sont les premiers mots de la matinée
— Mon mari rentre ce soir. Et ne repart que la semaine prochaine. J'ai passé une soirée et une nuit merveilleuse. Merci.
— Merci à toi.
On s'embrasse tendrement, longtemps.
Je regarde Mathilde descendre l'escalier. Mon ventre se noue.
Je l'aime.
— Quand est-ce que tu reviens ? demandé-je
Ce sont les premiers mots de la matinée
— Mon mari rentre ce soir. Et ne repart que la semaine prochaine. J'ai passé une soirée et une nuit merveilleuse. Merci.
— Merci à toi.
On s'embrasse tendrement, longtemps.
Je regarde Mathilde descendre l'escalier. Mon ventre se noue.
Je l'aime.
Je croise Mathilde quelques jours plus tard. Elle fait le ménage dans les parties communes. J'hésite à l'embrasser. Elle répond à ma question muette en posant ses lèvres sur les miennes.
— Bonjour Agnès
— Bonjour Mathilde. Je suis heureuse de te voir.
— Moi aussi.
On ne parle plus.
— Tu es libre pour déjeuner demain midi ? demande-t-elle
— Oui !
J'annulerai mon rendez-vous de midi.
Elle m'embrasse. Ses yeux brillent. Les miens aussi. Mon ventre se noue de plus belle.
— Bonjour Agnès
— Bonjour Mathilde. Je suis heureuse de te voir.
— Moi aussi.
On ne parle plus.
— Tu es libre pour déjeuner demain midi ? demande-t-elle
— Oui !
J'annulerai mon rendez-vous de midi.
Elle m'embrasse. Ses yeux brillent. Les miens aussi. Mon ventre se noue de plus belle.
La journée et le lendemain matin sont affreusement longs. Je retouche mon maquillage, m'asperge de parfum. Je file au rendez-vous.
Mathilde est déjà là, jouant avec son téléphone.
— Coucou.
Elle se lève, sourit, m'embrasse sur la bouche, ignorant les clients du restaurant bondé. On s'assoit. Elle me prend la main.
On parle tranquillement, de tout et de rien, de la météo.
— Mon mari part demain. Tu viens à la maison ?
— Où tu veux. Du moment que je suis avec toi.
Sa main serre la mienne encore plus fort.
On parle tranquillement, de tout et de rien, de la météo. De nous.
Je voudrais rester encore. Mathilde aussi. Mais le travail nous appelle. Mathilde règle la note malgré mes protestations.
— La prochaine fois, ce sera toi.
On sort du restaurant. On se prend par la taille. On s'embrasse.
— Mathilde, je …
Elle pose son index sur mes lèvres, m'intimant au silence. Je ne sais pas plus quoi penser. Pourtant ses yeux semblent dire la même chose que moi. Elle m'embrasse encore, plus passionnément.
On fait un bout de chemin ensemble, main dans la main. Dernier baiser. On se sépare. Mon ventre se serre encore plus. Je la regarde monter dans sa voiture. Elle ne me regarde pas. Je ne sais plus quoi penser.
Mathilde est déjà là, jouant avec son téléphone.
— Coucou.
Elle se lève, sourit, m'embrasse sur la bouche, ignorant les clients du restaurant bondé. On s'assoit. Elle me prend la main.
On parle tranquillement, de tout et de rien, de la météo.
— Mon mari part demain. Tu viens à la maison ?
— Où tu veux. Du moment que je suis avec toi.
Sa main serre la mienne encore plus fort.
On parle tranquillement, de tout et de rien, de la météo. De nous.
Je voudrais rester encore. Mathilde aussi. Mais le travail nous appelle. Mathilde règle la note malgré mes protestations.
— La prochaine fois, ce sera toi.
On sort du restaurant. On se prend par la taille. On s'embrasse.
— Mathilde, je …
Elle pose son index sur mes lèvres, m'intimant au silence. Je ne sais pas plus quoi penser. Pourtant ses yeux semblent dire la même chose que moi. Elle m'embrasse encore, plus passionnément.
On fait un bout de chemin ensemble, main dans la main. Dernier baiser. On se sépare. Mon ventre se serre encore plus. Je la regarde monter dans sa voiture. Elle ne me regarde pas. Je ne sais plus quoi penser.
Je croise Mathilde dans les parties communes. Elle me dit quand son mari s'en va, quand il revient. Des moments qui lui permettent de venir partager mon lit ou le sien, de déjeuner ensemble. On s'aime, c'est évident. Mais chaque fois que je veux lui dire, lui crier mon amour, elle pose son index sur mes lèvres, me réduisant au silence. Je ne sais toujours pas quoi penser. Est-elle vraiment amoureuse de moi ? Ou suis-je juste un passe-temps qui meuble sa solitude ?
Ce jeu dure encore quelques mois.
Je croise Mathilde dans les parties communes. On ne parle plus, même de rien, même pas de la météo. Juste de notre prochain rendez-vous.
Je me lasse de l'attendre. Je me résigne. Rien ne se passera avec Mathilde. Je ne suis que son jouet. Elle prend son plaisir, même si elle m'en donne aussi, puis s'en va. Je ne peux espérer plus. Je vais donner mon préavis et quitter l'appartement.
Loin des yeux, loin du cœur.
Je commence mes recherches d'un nouveau chez moi qui me rapprochera de mon cabinet. Je fais les premières visites. Bof.
Je croise Mathilde dans les parties communes. On ne parle plus, même de rien, même pas de la météo. Juste de notre prochain rendez-vous.
Je me lasse de l'attendre. Je me résigne. Rien ne se passera avec Mathilde. Je ne suis que son jouet. Elle prend son plaisir, même si elle m'en donne aussi, puis s'en va. Je ne peux espérer plus. Je vais donner mon préavis et quitter l'appartement.
Loin des yeux, loin du cœur.
Je commence mes recherches d'un nouveau chez moi qui me rapprochera de mon cabinet. Je fais les premières visites. Bof.
L'idée de ne plus voir, de ne plus croiser Mathilde, de ne plus la caresser, l'embrasser, la boire m'est quand même insupportable. Je l'ai dans la peau. Même si son comportement me fait mal. C'est plus fort que moi.
Je me persuade que partir reste la meilleure solution. Je continue mes recherches. Sans succès. Les appartements ne me plaisent pas. Pourtant, ils sont beaux, neufs. Mathilde n'y vient pas faire le ménage dans les parties communes.
Je me persuade que partir reste la meilleure solution. Je continue mes recherches. Sans succès. Les appartements ne me plaisent pas. Pourtant, ils sont beaux, neufs. Mathilde n'y vient pas faire le ménage dans les parties communes.
Je finis par me décider et accepte un petit deux pièces refait à neuf, à peine plus grand que celui que j'occupe. Il n'est qu'à quelques rues de mon cabinet. Je peux y aller à pied.
Je suis chez moi. Je rédige ma lettre rompant mon bail. Et ma relation avec Mathilde.
Je suis chez moi. Je rédige ma lettre rompant mon bail. Et ma relation avec Mathilde.
La sonnette me fait sursauter. Le judas me renvoie l'image déformée de Mathilde. J'ouvre. Elle est là, sur le seuil, vêtue de son manteau. Deux valises à ses pieds.
— J'ai quitté mon mari. Je peux entrer ?
Je ne comprends plus rien. Je m'écarte machinalement. Je referme derrière elle
— Je t'aime, Agnès.
— J'ai quitté mon mari. Je peux entrer ?
Je ne comprends plus rien. Je m'écarte machinalement. Je referme derrière elle
— Je t'aime, Agnès.
Tout s'éclaire dans mon esprit. Je comprends pourquoi son index me réduisait au silence. D'abord quitter son mari pour vivre pleinement notre amour ensuite. Ne pas trahir sa relation adultère. Pas de mot, pas d'action.
Je lui parle de mon nouvel appartement, de mes doutes sur son amour pour moi. Elle me rassure.
— Je suis tombée amoureuse de toi lorsque tu m'as invitée la première fois, lorsque tu m'as caressée, embrassée. En une soirée, tu en avais fait plus que mon mari en six mois. Quand il rentre, il me baise et puis s'endort. Toi, tu me fais vibrer, tu es attentive à mon plaisir. Mais j'apprécie encore plus ta compagnie, être avec toi. Parler de tout et de rien, de la météo.
— J'ai d'autres sujets de conversation.
— Je n'en doute pas un instant. On a toute la vie devant nous pour les explorer.
— Je t'aime, Mathilde.
Je lui parle de mon nouvel appartement, de mes doutes sur son amour pour moi. Elle me rassure.
— Je suis tombée amoureuse de toi lorsque tu m'as invitée la première fois, lorsque tu m'as caressée, embrassée. En une soirée, tu en avais fait plus que mon mari en six mois. Quand il rentre, il me baise et puis s'endort. Toi, tu me fais vibrer, tu es attentive à mon plaisir. Mais j'apprécie encore plus ta compagnie, être avec toi. Parler de tout et de rien, de la météo.
— J'ai d'autres sujets de conversation.
— Je n'en doute pas un instant. On a toute la vie devant nous pour les explorer.
— Je t'aime, Mathilde.
Fin
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