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✦ DeuxD La vérité toute nue. XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La vérité toute nue. — Chapitre 1 · Notre rencontre.

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DeuxD
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La vérité toute nue.

Chapitre 1 · Notre rencontre.

Introduction.
Chers lecteurs, chers amis. Certains d'entre vous, suivent nos récits depuis de nombreuses années sur ce site et sur un autre. D'autres, moins nombreux échangent ou ont échangé avec nous au travers de notre messagerie, dans des conversations libérées. D'autres encore, encore moins nombreux, ont partagé leurs expériences avec la nôtre et parfois par des échanges de documents personnels et intimes.
Mais tous, ou du moins une grande majorité, vous avez posé la même question :
Vos récits sont-ils purement imaginaires ou bien vécus ?
Invariablement nous répondions : Mélange d'imagination et de notre vécu. D'ailleurs pour rester honnêtes, la plupart des récits ont été publiés sous la rubrique "fantasmes". Mais nous sentions, et c'est bien compréhensible, que vous ne nous croyez pas vraiment. Sauf, peut-être ceux, avec qui nous avons échangé des preuves "tangibles", mais vous êtes si peu… Il faut reconnaître que la diversité de nos récits, s'ils contiennent une partie de vécu, montre une diversité étonnante. Et pourtant.
Oui, et pourtant. Même nous, surtout moi d'ailleurs, avons parfois du mal à réaliser le chemin parcouru.
Aussi, nous avons décidé de vous conter notre aventure, oui aventure, car un regard en arrière embrasse tout le passé.
Nous essaierons de rester le plus près possible de la vérité. Mais il faut avoir conscience que notre cerveau est son seul maître et que suivant nos émotions, il se charge de les embellir ou de les déformer. Mais nous sommes deux et donc deux sources de souvenirs avec lesquels nous devrions pouvoir faire le tri de la vraie vérité, même si pour en améliorer la découverte par la lecture nous digressons parfois.
Alors, en route pour cette aventure. Aventure qui a commencé, un beau jour de printemps, pendant le mariage d'un cousin. Et si vous retrouvez des lieus, des situations, des ambiances que vous avez l'impression de déjà connaître, c'est qu'ils se retrouvent dans nos récits, preuve qu'ils nous ont inspirés.
 
Le mariage.
 
Jamais je n'ai fait cela. Il est vrai que ma fidélité n'est pas parfaite, mais jamais je n'ai trompé mon épouse de cette façon. Je voyage beaucoup et suis parfois absent une, deux ou trois semaines. Je ne suis pas un "fou du sexe", mais la nature sait se faire connaître, surtout lorsque le travail exerce cette tension. Il ne manque pas de femmes qui recherchent une aventure. Le monde a changé, du moins dans les pays occidentaux. Il reste bien sûr ces femmes, d'ailleurs toujours très belles, qui cherchent un "client" dans les salons ou bars des hôtels un peu étoilés. Mais elles ne sont plus les seules, la concurrence est rude avec ces femmes, épouses, célibataire, qui cherchent une aventure d'un soir. Oui, un soir ou parfois un peu plus, mais sans lendemain. Un partenaire qu'elles ne reverront jamais. La sécurité. 
Ce n'est pas vraiment tromper, enfin c'est ce que je me dis, pardonnant mes écarts de conduite. Après, j'ai l'esprit plus clair et ma foi c'est un remède bien agréable. Mais je ne me voile pas la face, ces rencontres sont bien loin de celles avec mon épouse. Attention, je ne suis pas en train de reporter la faute sur Agnès. Avec elle j'ai des rapports très satisfaisants. Nous avons chacun notre plaisir et cela me suffit. À elle aussi, du moins jamais, elle ne m'a fait le moindre reproche. J'insiste sur ce point, car nous vivions en harmonie une vie de couple aimant, amoureux et assez porté sur la chose pour combler le côté charnel. Le monde est rempli de couples comme le nôtre.
Mais avec ces rencontres d'un soir, c'est différent. Chacun sait pourquoi il est là et de savoir que c'est juste une fois, cela libère. Après, comme je le disais, j'avais l'esprit plus clair, mais en plus avec le souvenir de ces cris de femmes que je tenais dans mes bras. Enfin quand je dis cela, la réalité est bien plus acrobatique.
 
J'imagine que tout le monde a déjà vécu cet instant, instant où on croise une personne, qu'on se dit la connaître, mais d'où et comment ? C'est ce qui m'arrive avec cette femme que je ne connais pas, probablement invitée de la mariée. Plusieurs fois je la vois et nos regards se croisent. Nous nous sourions, trop loin pour nous parler.
C'est au moment de la farandole que nous nous rencontrons. Elle est juste devant moi. Difficile d'échapper à cette tradition ou on suit celui qui louvoie entre les tables, sort, rentre, littéralement prisonniers des autres.
Enfin, cela cesse. Tout le monde est en sueur et reprend sa respiration. La musique se calme aussi, le brouhaha cesse…
 
—Vous dansez ? M'interroge la femme. Comment refuser ?
 
La piste se remplit. Tout le monde aspire au calme et rien de mieux qu'un slow. Un peu plus loin je vois Agnès mon épouse qui danse avec Chandra, un Indien qui travaille avec moi et que je "chapote" un peu en l'invitant à la maison et du coup à ce mariage, remplissant notre quota d'invitations.
Laure, elle me dit les yeux dans les yeux. 
Lucas, je réponds. 
Nous dansons, une danse classique, en silence. La piste est petite, le nombre de couples important, l'espace compté si on ne veut pas se heurter. Autour de nous, ils bavardent, rient. Nous, nous sommes silencieux. Et puis quelqu'un baisse la lumière en faisant une blague un peu leste. C'est naturellement que nous nous rapprochons, elle pose sa tête contre la mienne, je sens son souffle sur mon cou, c'est comme si elle était encore essoufflée de la farandole. Ma main semble découvrir sa peau alors que depuis le début elle est à la même place, sur son dos, là où sa robe laisse sa peau accessible. L'autre main, plus bas, sur le tissu qui paraît une barrière bien légère, se presse contre ses reins. Je voudrais qu'elle descende. Je crève d'envie de caresser ses fesses, personne ne le verrait, les couples étant si près… Mais elle si, évidemment, et je risquerais de recevoir une claque pour une telle grossièreté. 
Nous dansons, corps contre corps, joue contre joue. Je sens sa poitrine écraser la mienne, son ventre contre le mien, son pubis qui se frotte… Non, c'est mon imagination. Il faut que je fasse attention, toutes ces pensées risquent de…
Trop tard, je bande. Elle ne peut que le sentir, j'essaie de m'éloigner un peu, mais je sens qu'elle s'y oppose.
 
—Excusez-moi. Je ne sais pas ce qui me prend. Alors, une musique céleste contre mon oreille.
—Moi aussi j'ai envie de vous. Depuis que je vous ai vu, je sais c'est inexplicable, mais je le sens encore plus maintenant… Un long silence. Vous me trouvez trop directe ? 
—Non, je n'ai pas l'habitude. 
—Moi non plus, du moins pas à ce point. On fait quoi ?
—Faire quoi ?
 
Un long silence. Et puis elle dit :
 
—J'ai envie de vous. Je vais attendre deux danses, et je vais sortir. Derrière la salle où nous sommes, il y a un chemin qui mène à une aire de pique-nique. Je vous y attendrai. Vous viendrez ?
—Euh ! 
 
La musique s'arrête, la lumière revient, le charme est rompu. Pourtant :
Je retrouve mon épouse et notre ami. Je bavarde avec d'autres invités, mais je ne cesse de penser… Deux morceaux et elle va… Mais peut-être que ce sont des paroles en l'air, que déjà elle a oubliées. 
Le deuxième morceau s'arrête. Je suis à la table avec les autres :
—Je sors prendre l'air un instant. J'annonce sans que personne ne me fasse de remarque.
Jamais je n'ai fait cela. Rejoindre une autre femme. C'est fou. 
 
(Oui, c'est fou et avec le recul cela paraît invraisemblable. Deux danses et je vais rejoindre une femme qui m'a avoué avoir envie de moi. Ce n'est que dans la littérature que l'on peut lire pareille aventure. Pas dans la vie réelle… Et pourtant !)
 
Elle est là. Elle m'attend. Sa remarque : Vous êtes venu, montre une vraie joie. L'expression "Sauter au cou" est une réalité. Elle m'enlace, m'enveloppe, cherche mes lèvres. Alors il se passe une chose extraordinaire. 
Chaque fois que je me rappelle cet instant, je ne peux m'empêcher de voir un baiser avec des cœurs qui jaillissent, des étincelles, des feux d'artifice comme dans les dessins animés. Oui cela arrive dans la vie, dans la vraie vie. Les corps qui se reconnaissent, l'impression de toujours se connaître, de se retrouver comme après une longue absence.
C'est un baiser d'une gourmandise totale. C'est à celui qui "mangera l'autre", des lèvres gonflées de sang, une langue batailleuse, une respiration qui a du mal à alimenter un cœur qui bat, bat, à se rompre.
Nos mains partent à l'aventure, aucune pudeur, aucune retenue. En deux mouvements elle a libéré mon sexe qui s'est tendu d'une érection magnifique. Sa main contribue à me faire durcir encore plus. Elle me laisse accès à son intimité, sa culotte facilement repoussée par une main qui ne s'en laisse pas conter. Son minou est brûlant, sa fente déjà humide.
 
—J'ai trop envie. Prends-moi, prends-moi.
 
Je vais répliquer que je n'ai pas de préservatif, mais déjà elle extrait un étui de son petit sac à main. Le temps de me protéger, elle a fait glisser sa petite culotte et s'assied sur la table de bois.
Elle s'offre sans pudeur et pourtant elle est belle. La demi-obscurité habille tout de mystère. Ses yeux brillent. Ses mains se tendent vers mes hanches. Quiconque aurait assisté à cette scène aurait déclaré que la femme est vraiment une "salope" qui voulait se faire tringler. Mais pas pour moi. Mon sexe glisse en elle. Il écarte les chairs humides, conquérant sans bataille, et poussé par mes reins que les jambes de la femme viennent d'envelopper pour m'attirer à elle.
 
—Ahhhh… C'est fou… Tu es… Mon Dieu… Baise-moi, oui, baise-moi.
 
Je suis fasciné par son regard qui chavire. Une seconde je me demande si je ne suis pas tombé sur une "hystérique", mais je chasse cette idée dès que je bouge en elle. Je saisis ses épaules pour la garder tout contre moi. J'ai une envie de possession, pas de délicatesse, d'ailleurs les paroles qui s'échappent de sa bouche sont des aiguillons efficaces.
Je la possède. Je cherche sur son visage les signes du plaisir. Je me sens puissant. Elle gémit et puis commence à crier de plus en plus fort. Je me penche pour faire de mes lèvres un bâillon. Je l'écrase de tout mon poids. Ses bras m'enlacent, ses jambes me pressent. Mes coups de reins sont ravageurs. Je sens son souffle accompagner mes avancées. C'est comme une marée d'air que ses poumons expulsent…
Elle jouit. Elle me griffe le dos. Cela dure, dure, et lorsque je ne peux plus me retenir et que je crache mon foutre, prisonnier dans une capote, je plane…
 
—Je ne comprends pas. Jamais je n'ai ressenti si fort… Et toi ?
—Moi aussi. Il y avait quelque chose d'étrange…
—Il faut que nous retournions au mariage. J'imagine que ta femme doit s'inquiéter. Mais on pourrait se revoir… Disons, après la pièce montée… Au même endroit… Enfin si tu veux bien.
 
Évidemment que je veux bien. Je trouve le temps long. Tout me paraît fade, mièvre. Pour ne pas attirer l'attention, je danse avec Agnès, mais que cela me paraît "convenu".
 
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Elle arrive. J'ai cru un instant qu'elle ne viendrait pas.
 
—Excuse-moi, mais je n'arrivais à me débarrasser de…
Je l'embrasse aussitôt. Je retrouve la même sensation que tout à l'heure. Elle frissonne, pourtant il fait très doux.
—Toi aussi tu le sens ?
—Oui. 
À nouveau la découverte de nos corps. Mais cette fois-ci, elle fait plus que caresser ma verge déjà tendue, hommage à sa beauté et mon envie. Elle me pousse pour m'asseoir sur le banc. Elle se baisse, s'agenouille et engloutit mon vit.
C'est une musique céleste de sa gorge qui laisse échapper des clapotis et un grondement de plaisir. Le ciel m'est témoin que jamais je n'ai ressenti un tel plaisir. Je caresse sa chevelure, je passe doucement une main contre sa joue, j'effleure son oreille, je caresse tout en douceur ce triangle si sensible entre épaule et oreille. Elle cesse un moment sans cependant abandonner ma bitte pour regarder vers moi. J'y vois un reflet étrange, pas de ces regards pervers qui pourtant sont les bienvenus dans un moment pareil, mais une grande douceur avec une larme qui scintille au coin de l'œil. Alors, sans réfléchir, j'articule cette confidence si rarement exprimée, un "Je t'aime" silencieux et pourtant hurlé à celle qui peut l'entendre.
Elle se redresse. Un instant son visage est face au mien et elle se penche pour, comme un secret, juste pour moi, avec "Je t'aime moi aussi". Elle complète avec un sourire radieux en allant reprendre son doux labeur : Je suis folle, tu es fou, mais que c'est bon.
On se connaît depuis si peu et pourtant nous nous avouons un amour, qui du moins pour moi, ne devrait pas exister. J'aime ma femme, j'aime Agnès, mon épouse, nous vivons ensemble depuis toutes ces années et à aucun moment je n'ai douté. Et ce soir, j'avoue mon amour à une quasi-inconnue. Je suis fou, elle a raison, je confonds cul et amour. Ce n'est pas parce que j'ai des sensations inhabituelles, que je l'aime. Pourtant…
Je la fais remonter vers moi. Je goûte à ses lèvres, maintenant grasses de sa salive, je caresse son visage… Elle frissonne. Probablement qu'elle doit se dire la même chose, ce n'est pas parce que nos corps se complètent parfaitement que c'est le grand amour ! Oui, juste du cul…
Avec autorité je lui propose de s'appuyer contre la table. C'est à moi de plonger entre ses cuisses. Elle n'a pas remis sa culotte, elle soulève sa robe pour pouvoir écarter les jambes et me laisser le champ libre. Je découvre son minou, je goûte à son humidité, je glisse un doigt dans sa fente, j'aspire son petit bouton, ma langue est curieuse, elle étend son champ d'action, sa rondelle palpite comme si elle avait l'habitude.
Je me redresse. Je chasse mon pantalon qui m'entrave. Ma bitte se balance, balancier de chair. Je réalise qu'elle n'a pas son petit sac et donc pas de : On n'a pas de… Mais c'est de son décolleté qu'elle extrait deux étuis.
Je me fais la remarque que cette Laure n'est pas banale. Elle est avec son mari, Antoine, je me suis renseigné entre-temps, et elle se balade avec des préservatifs…
Je recouvre ma bitte. Spontanément elle s'est penchée en avant, les mains sur la table, m'offrant sa croupe. Je glisse à nouveau dans cette grotte des délices. Aussitôt elle se tortille, elle se tortille du cul, dans un mouvement que d'aucuns pourraient qualifier de "Salope", mais qui est une invitation.
Je la baise. C'est plus fort, plus de sexe que tout à l'heure. Je repousse sa robe pour agripper ses hanches. A sa réaction je comprends qu'elle attend de moi une baise plus sauvage, en accord avec les circonstances, le lieu, la position. C'est avec plaisir que je réponds à sa demande.
Elle a placé une main devant sa bouche. C'est le plus beau des compliments que l'on puisse faire à un homme, s'empêcher de hurler à la terre entière qu'il donne tant de plaisir que c'est presque une souffrance. L'autre caresse son bouton et je sens ses doigts qui effleurent ma bitte.
Je suis heureux. Malgré ce désir si puissant, j'arrive à me contrôler. Je suis un chêne de cette forêt, chêne centenaire que l'âge a rendu puissant et patient. Mais je veux la voir, voir comme tout à l'heure le plaisir et la jouissance sur son visage même si l'obscurité gomme les détails.
Je me retire. Elle me voit monter sur le banc et m'asseoir sur la table. Ma main tendue n'est pas vraiment nécessaire, elle comprend. Elle aussi monte sur le banc, puis la table. L'idée est idiote, car dangereuse, mais j'ai toujours rêvé de le faire avec Agnès… Ne pas penser à elle, déjà que je la trompe, alors ne pas l'associer encore plus à cette trahison.
Mais Laure n'a pas peur du danger. Elle vient s'empaler sur moi. Nos mains se trouvent. Je suis son point d'ancrage, sa corde de survie. Elle n'a pas peur de se pencher en arrière tout en se baisant sur mon piton. Elle a confiance.
Il fait sombre, mais son visage rayonne, ses yeux brillent et je vois des larmes couler. Elle se baise si fort que j'ai peur pour elle et pourtant…
 
--------------------------------
 
Nous échangeons nos 06. Le "on s'appelle" n'est pas qu'une phrase pour clore une aventure. D'ailleurs, déjà, elle me manque. Tout le reste de la soirée, je m'arrange pour pouvoir la regarder. Je suis jaloux de cet Antoine qui est à ses côtés. Je suis jaloux de tous ces hommes qui l'invitent… 
Non, ce n'est pas qu'une histoire de cul.
 
 
------------------------------------
 
 
Nous nous retrouvons dans ce petit hôtel sans prétention qui voit passer beaucoup de couples comme nous et qui profitent de ces chambres louées pour une ou deux heures. Le gérant nous connaît maintenant. 
Je suis devenu un mari infidèle de ceux que j'ai toujours condamnés, ceux qui ont une maîtresse, non pas une rencontre ponctuelle, mais répétée, attendue, désirée et qui sort des bras de l'une pour retrouver ceux de l'autre. Laure est dans la même situation. Pourtant, pour elle, c'est encore pire. En tout cas elle culpabilise. C'est assez étonnant lorsqu'on connaît la relation particulière qui est la sienne.
J'ai évidemment découvert ce tatouage dès que nous nous sommes mis nus. Difficile de ne pas le voir, même la calligraphie est discrète. Mais le "Laure" au creux de ses reins attire le regard. Comment ne pas le voir lorsqu'elle me tourne le dos pour une levrette cambrée ou appuyée contre un mur, une chaise ou même tout simplement allongée sur le ventre ou sous la douche.
J'ai longtemps hésité comme si je redoutais quelque chose. J'avais déjà vu une femme tatouée de la même façon, son prénom au creux des reins, mais cette femme et son mari étaient des libertins qui postaient sans aucune pudeur ou floutage les ébats de Madame avec tous ces hommes pendant que le mari filmait. Aussi, Laure s'est révélée une amoureuse pleine de ressources et d'inventivité. Aussi le jour où j'ai osé, si la surprise a été forte, d'une certaine façon j'étais préparé.
 
—Je peux te demander pourquoi tu t'es fait tatouer ton prénom, dans cet endroit ?
 
On vient de faire l'amour. Encore une fois avec une intensité qui me sidère et des jouissances d'enfer. Depuis des semaines, maintenant, notre amour est devenu une évidence. Elle me manque dès que je la quitte et pas seulement pour le sexe, mais pour tout le reste. Ma vie me parait fade sans elle. C'est une évidence pour nous deux que nous allons devoir nous séparer de nos conjoints si nous voulons vivre pleinement cet amour.
Je sens son corps réagir à cette simple question. Nous sommes allongés, moi tout contre son dos, mon sexe quittant doucement son petit trou que je viens de remplir de ma liqueur.
Elle se tourne vers moi. Son visage s'il est encore défait, encore marqué de trace de salive, reste d'une pipe profonde, est sérieux et ses yeux fixent les miens.
 
—Mon amour, j'attendais et je redoutais cette question.
—Si tu ne veux pas m'en parler, ce n'est pas grave.
—Si, si, je veux, je dois te parler, car ce tatouage n'est pas qu'une simple inscription. Il est la marque de…
—Je vois que cela te perturbe. Oublie ma question.
—C'est… C'est Antoine qui me l'a demandé.
—Tu peux me parler de lui, je ne suis pas jaloux. Ce serait un comble.
—Il a voulu que je le fasse au creux de mes reins parce que … Les…
—Je vois bien que tu souffres. C'est un secret entre lui et toi. Cela ne me concerne pas, je n'ai aucun droit sur…
—Je dois te le dire et tout le reste aussi. Je ne veux rien te cacher, surtout cela, de ma vie d'avant. Mais sache que depuis que je t'ai rencontré, j'ai tout arrêté. 
—Ah !
—S'il te plaît, ne m'interromps pas, c'est déjà assez dur comme cela.
—Promis.
—Il voulait que les hommes qui me prennent par-derrière se souviennent de mon prénom. En réalité Antoine et moi on est… On était libertins. J'imagine que tu sais en quoi cela consiste. Nous fréquentions des clubs, des soirées, même chez nous, des rencontres en vacances, par les réseaux sociaux, enfin par tous les moyens suivant nos envies. Je veux que tu saches la vérité même si elle doit nous séparer. Je ne peux pas dire que c'est Antoine qui m'entraînait, car j'étais partante aussi. Par contre si nous changions de partenaires c'était toujours ensemble. Je veux dire que ni lui, ni moi n'avions de relations avec d'autres en dehors de ces moments-là… Sauf bien sûr, avec toi actuellement… Mais Antoine le sait… Je lui ai dit, car je ne voulais plus continuer, plus depuis que je te connais… Mais il faut bien que tu comprennes que c'est ma vie "Avant" de te connaître. C'est du passé, un passé que j'ai déjà oublié… 
 
Que dire ? J'ai devant moi une de ces femmes qui se donnent à d'autres sous le regard bienveillant de leur mari, qui avoue à demi-mot y trouver du plaisir, que j'imagine dans ce genre de clubs ou soirées où tout le monde baise avec tout le monde. Qui a accepté de se faire tatouer son prénom pour que ses amants gardent son souvenir et puissent l'associer à un visage alors qu'ils l'enfilent, l'enculent, la baisent, comme… Comme moi, pas plus tard que tout à l'heure qui voyait ce prénom onduler alors qu'elle se tortillait pour mieux me sentir.
 
—Je comprendrais que tu ne veuilles plus me voir. Mais je te promets que c'est du passé, que je suis une autre Laure depuis que je te connais, que…
—J'ai besoin d'un peu de temps. Mais je te remercie de ta sincérité.
—Bien sûr. 
 
Nous nous quittons. Le baiser est moins appuyé, mais le : Lucas, sache que je t'aime, tu ne peux en douter et que de vivre à tes côtés est le but ultime de ma vie, résonne en moi comme un appel.
On dit que l'amour est plus fort que tout. Il pardonne tout. J'ai tout pardonné, mais je n'avais de toute façon pas mon mot à dire sur sa vie avec Antoine. 
Nous retrouvons nos habitudes. Cet Antoine a décidément des idées perverses. C'est ce que je pense à chaque fois que je redécouvre le tatouage. Laure m'a proposé de le faire effacer, mais je n'ai pas voulu. De quel droit je devrais la priver de ses souvenirs ?
C'est ça l'amour… 
 
-------------------------------
 
Entretien avec Agnès avant séparation.
 
—Chérie, je voudrais te parler.
—Laisse-moi finir mon article.
 
Nous sommes au lit, Agnès lit et moi je cherche le bon moment pour parler. Je le cherche depuis que je suis rentré, mais je n'y arrive pas.
 
—Voilà, qu'est-ce que tu veux me dire ? La revue est posée au sol, Agnès a remis le matelas en position de nuit.
—C'est un peu difficile.
—J'ai sommeil, ça ne peut pas attendre demain ?
—Non, non. Voilà… J'ai rencontré quelqu'un.
—Oui, et alors, c'est qui ?
—Je veux dire, une femme.
—Il n'en manque pas.
—J'ai une aventure avec elle.
—Ah, une rencontre comme cela ! Et…
—Nous avons décidé de vivre ensemble. Je voudrais que nous nous séparions.
—Et tu la connais depuis longtemps ?
—Depuis le mariage du cousin.
—Donc je suis cocue depuis six mois.
—Je suis désolé. Cela m'est tombé dessus sans prévenir. 
—Elle ne s'appellerait pas Laure, par hasard ?
—Oui, comment tu sais ?
—Tu me prends pour une cruche. Avec ton air béat, tes niaiseries, tes moments d'absence. En plus tu n'as pas été très discret. Elle aime que vous vous voyiez dans cet hôtel minable ?
—Mais comment tu sais ça ? Et pourquoi tu ne m'as rien dit ?
—Les miracles de Google mon chéri que j'ai matérialisé en te suivant. Et si je n'ai rien dit, c'est que j'ai pensé qu'elle se lasserait vite de toi. Un silence. Tu sais qu'elle est libertine ?
—Oui, je le sais, mais comment toi…
—Par le blog de son mari. Je me suis inscrite et j'ai eu accès à beaucoup de choses. Tu n'es pas à la hauteur pour une femme comme ça. Elle est habituée à bien mieux que toi.
—Eh, ben, merci du compliment. Tu ne serais pas de mauvaise foi ? C'est de bonne guerre.
—Parce que tu te crois un bon coup, mon Chéri.
—Sans aller jusque-là, tu avais l'air satisfaite. 
—Oh, cela fait des mois et des mois que tu ne me fais plus jouir. Bien avant ton aventure, déjà. Des baises routinières, sans imagination, pas la moindre fantaisie.
—Je ne savais pas que c'est ce que tu voulais.
—Eh bien si. Maintenant que je suis libre, je vais pouvoir chercher un partenaire qui me baise bien et qui me fasse jouir.
 
Un long silence. Je digère les remarques d'Agnès. Même si elle utilise un langage inhabituel dans sa bouche, le jugement est difficile à digérer. Elle paraît presque heureuse de cette séparation. Est-ce que c'est vrai ou seulement un jugement envoyé en pleine figure pour faire mal ? Suis-je si mauvais avec elle ? Pourtant !
 
------------------------------------
 
—Alors comment cela s'est passé ? Me questionne Laure, alors qu'elle savait que je devais annoncer la nouvelle à Agnès.
—Pas du tout comme je le craignais.
—C'est-à-dire ?
—Pas de pleurs, pas de reproches, etc.
—Ah ! Et tu sembles le regretter.
—Non. Elle savait pour nous. 
—Ça me surprend à moitié. Nous les femmes, on a un sixième sens pour cela. Sans t'en rendre compte, tu as dû changer ton comportement.
—Mais elle savait pour toi, Laure, comme elle savait pour ton libertinage.
—Et comment elle l'a su ?
—Par ton mari. Son blog. Elle s'est inscrite et elle l'a vu.
—Ah ! Il faut que je demande à Antoine de le supprimer. Mais si elle savait tout, pourquoi elle ne t'a rien dit et laissé faire ?
—Soi-disant que je suis un mauvais coup et qu'une femme comme toi, experte, allait se lasser de moi.
—Pauvre Chéri, ça fait mal hein quand on touche votre virilité, à vous les hommes ? Elle rit.
—C'est vrai que je suis si mauvais ? 
—Mais pas du tout. En plus je t'aime…
—Voilà, tu m'aimes et donc si je n'assure pas, ce n'est pas grave.
—Elle a réussi son coup… Son coup, ah, ah, ah! Elle rit de son bon mot. Tu es un très bon amant et… Elle hésite. Crois-moi j'ai de l'expérience.
—Je me sens coupable.
—C'est bien normal. Mais Agnès est une belle femme, elle trouvera très vite un amant meilleur que son mari. Elle sourit.
—Elle est si réservée. 
—Tu ne penses tout de même pas qu'elle va rentrer dans les ordres parce que son mari la quitte ?
—Bien sûr que non, mais…
—Je ne voulais pas t'en parler, mais si cela peut te rassurer. Est-ce que tu te souviens que pendant le mariage ta femme a quitté la salle et est partie en voiture ?
—Oui, bien sûr. Elle avait peur d'avoir perdu un collier et a voulu vérifier qu'il était à l'hôtel.
—Elle y a été toute seule ?
—Oui, ce n'était pas loin.
—Elle est restée absente pendant longtemps ?
—Oui, je me souviens. Comme elle ne revenait pas, je l'ai appelée. Elle l'avait retrouvé, mais coincé derrière la commode. Elle a dû le chercher un moment. Mais pourquoi toutes ces questions ?
—Quand elle est partie, je fumais dehors. Je l'ai vue passer. Je l'ai vue monter dans la voiture, mais alors qu'elle sortait du parking, elle s'est arrêtée et un homme est monté.
—Un homme, tu es certaine ?
—Oui, il était à la soirée. Un bel homme, métis…
—Chandra ? Il est indien en réalité. Tu en es certaine ?
—Oui. Il est qui, pour elle et pour toi ?
—Un collègue. Il travaille avec moi. Il est seul. On l'invite parfois. On l'a invité pour remplir notre liste.
—Alors ce Chandra a dû aider ta femme à chercher le collier….
—Tu crois que je suis cocu ? Agnès me trompait déjà ? Maintenant que tu me le fais remarquer, il me revient plein de souvenirs. Elle l'accompagnait pour lui faire visiter Paris…
—Tu vois. Si dans un couple on se dit toujours la vérité, cela ne peut pas arriver.
—Pas ce genre de choses.
—Si, surtout ce genre de choses. Mais en les disant dès le début, dès la tentation, même dès le premier rendez-vous.
—Tu prêches pour ta paroisse. 
—Pas du tout. En tout cas il faut nous promettre de ne jamais nous mentir ou même par omission. Quel que soit le sujet ! La vérité est toujours bonne à dire, il suffit juste d'y mettre les formes. Moi je te jure solennellement de m'en tenir à cette règle.
—Moi aussi.
—Je vais même commencer tout de suite.
—Ciel, qu'est-ce que tu vas m'annoncer ?
—C'est à propos de tes slips. S'il te plaît Chéri promet à moi de ne plus mettre ces horreurs. Si tu veux quand on vivra ensemble, je t'en achèterai.
—Il faut toujours dire la vérité. Je ris. À moi…. Euh…que dire ? J'aime tout en toi…
—Je suis exceptionnelle. Et je vais te montrer que tu n'es pas un mauvais amant… Un des meilleurs…
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Utilisateur supprimé
20 novembre 2023 à 17:02
Bonjour
suite a votre demande je me suis inscrit a ce site pour lire le récit que vous m'avez recommandé .
Je le trouve très bien écrit et intéressant
Merci
Soyez respectueux
Répondre
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Ced67220
28 mai 2023 à 17:43
Très beau et agréablement excitant bravo vivement la suite
Soyez respectueux
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revesdelune
20 mai 2023 à 08:00
Connaissant les récits de DeuxD' j'attendais une histoire de libertinage. Cela viendra certainement. Mais aujourd'hui c'est l'histoire d'un coup de Foudre très sensuel , début d'une très belle histoire d'amour.
Soyez respectueux
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