Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'été de mes dix-huit ans — Chapitre 3 · Antonio
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'été de mes dix-huit ans
Chapitre 3 · Antonio
L'après-midi du lendemain, je retournai au lac. J'avais pensé venir plus tôt ; si je m'étais écouté, j'y étais dès le matin. Seulement, je m'étais dit que j'avais plus de chances de croiser à nouveau mes camarades de jeu en arrivant à la même heure que la veille. Cela n'a pas manqué. Morgan et les deux garçons qui s'embrassaient hier prenaient un bain de soleil sur le sable. Antonio et Adrien étaient en train de discuter dans l'eau. Je m'installai à quelques mètres d'eux, me déshabillai rapidement, mais ils ne firent pas attention à moi. Seul Antonio, au bout de quelques minutes, remarqua sa présence et vint s'asseoir à mes côtés. Pour briser la glace, je lui proposai de me mettre de la crème solaire. Il s'empara du tube et me demanda de me retourner. Il commença à m'étaler de la crème sur le dos, de ses mains petites, mais fermes, les mêmes qui s'étaient bien défendues face aux fesses de Morgan. Notre jeu d'hier me revint alors en mémoire.
Pendant qu'il s'attaquait à mes jambes, je lui demandai qui avait gagné.
— C'est Morgan, évidemment. De toute façon, il gagne tout le temps.
— Vous le faites souvent ce jeu ?
— Oui, de temps en temps. C'est la deuxième fois qu'on vient en vacances ici.
— Vous avez quel âge ?
— Moi, 18. Adrien, 20. Morgan, 21. Et Tom et Alex, 23 tous les deux.
— Vous êtes tous gays ?
— Officiellement, seuls Tom, Alex et moi le sont. Les deux autres se disent « hétéros curieux ». Mais bon...
— Vous vous êtes connus comment ? Vous couchez ensemble ?
— Dis, c'est pas fini l'interrogatoire ?
— Vous le faites souvent ce jeu ?
— Oui, de temps en temps. C'est la deuxième fois qu'on vient en vacances ici.
— Vous avez quel âge ?
— Moi, 18. Adrien, 20. Morgan, 21. Et Tom et Alex, 23 tous les deux.
— Vous êtes tous gays ?
— Officiellement, seuls Tom, Alex et moi le sont. Les deux autres se disent « hétéros curieux ». Mais bon...
— Vous vous êtes connus comment ? Vous couchez ensemble ?
— Dis, c'est pas fini l'interrogatoire ?
Sur ces mots, il mit une dose de crème solaire dans ses mains, et commença à me masser vigoureusement les fesses.
— Allez, retourne-toi, m'ordonna-t-il.
Je m'exécutai et il s'attaqua à mon torse.
— Par contre, on a un problème, continua-t-il.
— Comment ça ?
— Comme tu t'es barré avant la fin de la partie, t'as pas pu participer au gage.
— Et c'était quoi le gage ?
— Lécher les pieds de Morgan.
— Putain, dégueu.
— Dis pas ça, je vois que ça te fait bander.
— C'est toi qui me fais bander. Pense bien à passer partout, faudrait pas que je prenne un coup de soleil sur la teub. Bon, on s'en fout pour le gage, non ?
— Je pense qu'ils ont oublié. Après, je peux leur rappeler.
— Et ton silence coûte combien ?
— Une branlette...
— Ça va, c'est pas cher.
— Et après, tu me lèches les pieds !
— Sérieux ?
— Ça va, je rigole ! Sauf si tu en as envie...
— Comment ça ?
— Comme tu t'es barré avant la fin de la partie, t'as pas pu participer au gage.
— Et c'était quoi le gage ?
— Lécher les pieds de Morgan.
— Putain, dégueu.
— Dis pas ça, je vois que ça te fait bander.
— C'est toi qui me fais bander. Pense bien à passer partout, faudrait pas que je prenne un coup de soleil sur la teub. Bon, on s'en fout pour le gage, non ?
— Je pense qu'ils ont oublié. Après, je peux leur rappeler.
— Et ton silence coûte combien ?
— Une branlette...
— Ça va, c'est pas cher.
— Et après, tu me lèches les pieds !
— Sérieux ?
— Ça va, je rigole ! Sauf si tu en as envie...
Il m'emmène dans un coin à l'abri des regards, entouré par des arbres. Un coin aménagé exprès pour laisser les corps s'exprimer. Il s'allonge par terre et me regarde avec un air de défi, son sexe dressé collé à son ventre. Je m'assieds face à lui, nos jambes s'entrecroisent, je m'empare de sa bite et commence à effectuer des mouvements de va-et-vient. Elle est plutôt longue, comme la mienne en un peu moins épaisse, entourée par une fine toison du même noir que ses cheveux. J'ai tellement exécuté ce geste que c'est moins compliqué que je ne le pensais. C'est chaud, ça tremble sous mes doigts. Voir son visage se tordre de plaisir à mesure que ma main passe de ses couilles à son gland et de son gland à ses couilles me remplit de fierté.
Alors que je le sens prêt à exploser, il retire mes bras de son corps, met ses mains dans les miennes, puis porte ses pieds à ma bouche. Sans réfléchir, je les lèche abondamment et me mets même à sucer ses orteils. Il m'arrête, descend ses jambes vers le bas de mon ventre et ses pieds viennent épouser ma queue. Il commence à me branler, avec ma salive ça glisse tout seul. Il me demande si j'ai déjà sucé. J'ai un mouvement de recul. Il comprend que non. « T'inquiète, je vais t'apprendre. » Je m'allonge à mon tour, ferme les yeux et tente de retenir chacun de ses gestes.
D'abord, il me la lèche, en commençant par la base pour arriver au gland, sur lequel il passe de délicats coups de langue. J'ai l'impression que je vais m'évanouir de plaisir. Puis il gobe mon gland, sur lequel je sens venir ses lèvres, sa langue, ses dents et l'intérieur de sa bouche. Je lui fais signe que je vais éjaculer, il resserre l'étreinte de ses lèvres sur ma bite, si bien que tout est éjecté dans sa gorge. Il se retire, penche son visage au-dessus du mien et écarte ses lèvres. Je m'attends à ce que tout retombe sur moi avant de comprendre qu'il a tout avalé. Il ouvre sa bouche en grand, comme chez le dentiste, pour me prouver qu'elle est immaculée, puis pose ses lèvres sur les miennes. Je réalise que c'est la première fois qu'on s'embrasse et je ris de cette pensée, il m'a sucé avant de m'avoir embrassé. Il me demande pourquoi je ris, je lui demande s'il veut que je le suce à son tour. « Non, maintenant que t'as joui, je vais pas t'imposer ça.
Mais on fera ça une autre fois. » Il me dit au revoir et je reste là, allongé sur mon lit de feuilles mortes. Je veux être sucé par un homme tous les jours que Dieu fait. Jusqu'à la fin de l'été, jusqu'à la fin de ma vie. Même sur mon lit de mort ce sera ma dernière volonté, qu'un homme me suce.
Le soir venu, je me caressais en repensant à ce moment. Je revoyais le corps nu et sans défaut d'Antonio, un corps à la beauté incertaine qui a toute l'audace et la vigueur d'un adulte, mais garde une pureté adolescente, un je-ne-sais-quoi d'enfantin. Je serrais entre mes doigts ma bite que quelques heures avant il avait en bouche ; sa bouche si innocente, si douce, si parfaite. J'étais dans la tenue dans laquelle je dors, c'est-à-dire entièrement nu, et je décidai pour une fois – ce que je fais rarement – de descendre mes doigts sous mes couilles. Je passai ma main entre mes fesses et atteignis mon anus. Il était dilaté, si bien que je réussis à y passer un doigt. Pour le deuxième en revanche, je dus l'humecter avec un peu de ma salive. Avec cette technique, je parvins à faire entrer trois doigts à l'intérieur de moi. Le plaisir immense que me procurait ce geste me donna immédiatement envie de me prendre une bite dans le cul.
Celle d'Antonio, celle d'un de ses amis, celle du garçon de la plage sur lequel j'ai fantasmé les premiers jours, celui qui a fait tomber sa serviette et a offert à ma vue son cul pommelé. Je crois que ça aussi, j'aimerais, mettre ma bite dans son cul, ou dans un autre, dans un cul de garçon en tout cas, un cul blanc et froid, un cul où d'autres garçons seraient passés, ou bien un cul vierge, mais qui s'offrirait à moi et dans lequel je pourrais tout insérer, mes doigts, ma queue, ma tête, mon corps tout entier. Je voudrais me blottir dans un cul, m'y glisser comme dans un cocon, loin des tumultes du monde.
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