Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'été de mes dix-huit ans — Chapitre 2 · Le jeu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'été de mes dix-huit ans
Chapitre 2 · Le jeu
Benjamin est sans doute le garçon qui a tout changé, d'abord grâce au goût unique de ses lèvres, parfait pour un premier baiser, mais surtout parce qu'il m'apprit l'existence d'un lieu extraordinaire où je pourrais satisfaire une part de mes fantasmes. Il y avait en effet, à trente minutes à pied et quinze minutes en vélo de là où nous logions, une berge du lac qui était aussi une plage naturiste et un lieu de rencontres gays. J'ai d'abord hésité à m'y rendre, ne connaissant pas du tout ce genre d'endroit et étant à l'époque plutôt pudique, n'aimant pas tellement exposer ma nudité en public. La perspective de voir d'autres garçons entièrement nus, des garçons homosexuels comme moi, était cependant suffisante pour reléguer au second plan mes inquiétudes.
J'y suis arrivé en milieu d'après-midi. Il y avait là entre vingt et trente personnes, probablement beaucoup d'habitués, principalement des hommes, certains en groupes, d'autres en couples, d'autres seuls. La plupart étaient nus, bien que le port de vêtements était autorisé. Dans un premier temps, je gardais mon boxer, un Calvin Klein rose, mon préféré. Constatant que personne ne me regardait, je me décidai à l'enlever au bout d'un quart d'heure. La première sensation qui se présenta à moi fut celle du vent sur mes couilles. Assis dans l'herbe, je me sentais bien et en confiance. Je pouvais prendre le temps de regarder les corps qui s'offraient à moi. Même s'ils n'étaient pas en majorité, il y avait quelques garçons de ma tranche d'âge, des adolescents et de jeunes adultes. Ils ne se ressemblaient pas – leurs corps étaient plus ou moins musclés, leurs torses plus ou moins poilus, leurs fesses plus ou moins galbées, leurs queues plus ou moins épaisses –, mais tous m'attiraient. N'importe lequel serait venu me chercher pour me proposer d'aller me baigner avec lui que j'aurais accepté.
En fin d'après-midi, la lumière changea, le soleil était plus bas dans le ciel, prêt à plonger dans l'eau argentée. Il n'y avait plus grand monde sur la plage. Je me levai pour aller me baigner. Trois garçons en tenue d'Adam étaient en train de chahuter dans l'eau. Deux d'entre eux essayaient de faire tomber l'autre, le poussant de toute leur force, lui attrapant la tête et les jambes. Bien que seul et plus frêle que ses tortionnaires, le malheureux ne se laissait pas faire, se débattait avec vigueur. Que ses camarades s'en prennent à lui ne semblait cependant pas lui déplaire : il riait autant qu'eux, et un coup d'œil à son entrejambe me permit de constater qu'il avait un début d'érection. Plus loin, deux autres garçons, faisant probablement partie du même groupe, nus eux aussi, mais immergés dans l'eau jusqu'à la taille, s'embrassaient passionnément.
Tandis que j'avançais sur le sable mouillé et pénétrais dans le lac, il me semblait que c'était dans ces cinq jeunes corps que je pénétrais, et qu'eux pénétraient en moi. Cette pensée me mit dans un été de volupté, et ma queue se raidit. Je fis rentrer mon corps tout entier dans l'eau et descendis ma main sur mon sexe. Les deux amoureux s'étaient éloignés dans les buissons, et les trois autres jouaient maintenant à se donner des fessées. De mon côté, je continuais à me branler, en essayant d'être le plus discret possible. Au moment précis où je lâchai mon jus dans l'eau trouble, l'un d'entre eux, celui qui avait été maltraité par ses comparses quelques minutes auparavant, s'adressa à moi :
— Hé, toi, tu veux pas venir jouer avec nous plutôt que de t'astiquer tout seul dans ton coin ?
D'abord gêné qu'il m'ait repéré, je décidai d'accepter sa proposition.
— Hé, toi, tu veux pas venir jouer avec nous plutôt que de t'astiquer tout seul dans ton coin ?
D'abord gêné qu'il m'ait repéré, je décidai d'accepter sa proposition.
Le but du jeu était simple, il consistait à frapper le plus fort possible les fesses de son adversaire ; le dernier qui abandonnerait serait déclaré vainqueur, et pourrait alors donner un gage aux trois autres. Étant donné que je rejoignais le jeu en cours de partie, il fut décidé que je partirais avec un désavantage : ce serait le grand blond, le plus âgé et le plus musclé, répondant au nom de Morgan, qui serait chargé de me fesser. Je lui offris donc mon dos, il éloigna sa main et la claqua avec fermeté sur mon cul. Je chancelai, mais ne tombai pas. Ce fut ensuite à mon tour ; on me laissa la possibilité de choisir à qui je donnerai la fessée. J'avais le choix entre celui qui m'avait invité à jouer, Antonio, un garçon plutôt petit aux cheveux noirs, au corps fin et à la peau mate, et Adrien, petit également, mais avec un peu plus de chair, dont les fesses étaient puissamment rebondies.
Elles me semblaient parfaites pour ma main, alors je m'approchai d'elles et leur donnai une claque que je voulais puissante, mais qui se transforma en petite tape ; je m'étais retenu au dernier moment, comme si je m'étais soudain souvenu de l'incongruité de la situation. Il s'en étonna :
— C'est tout ? J'ai rien senti !
Sur ces mots, il asséna un grand coup sur les fesses d'Antonio. Ce dernier se mit à gémir, de manière volontairement exagérée, comme s'il simulait un orgasme. Il ne semblait pas avoir eu mal. Il fit ensuite claquer les fesses de Morgan, et Morgan fit claquer les miennes, avec la même force que la fois précédente, ce qui n'était pas désagréable, même si j'avais peur de ne pas pouvoir supporter le jeu bien longtemps. La claque que j'assénai ensuite sur les fesses voluptueuses d'Adrien fut nette, sans hésitation, et je me surpris moi-même de ma force. Il poussa à son tour un cri, qui pour le coup n'était pas simulé.
— C'est tout ? J'ai rien senti !
Sur ces mots, il asséna un grand coup sur les fesses d'Antonio. Ce dernier se mit à gémir, de manière volontairement exagérée, comme s'il simulait un orgasme. Il ne semblait pas avoir eu mal. Il fit ensuite claquer les fesses de Morgan, et Morgan fit claquer les miennes, avec la même force que la fois précédente, ce qui n'était pas désagréable, même si j'avais peur de ne pas pouvoir supporter le jeu bien longtemps. La claque que j'assénai ensuite sur les fesses voluptueuses d'Adrien fut nette, sans hésitation, et je me surpris moi-même de ma force. Il poussa à son tour un cri, qui pour le coup n'était pas simulé.
Nous continuâmes à nous donner la fessée à tour de rôle, et mon excitation augmentait à mesure que ma douleur s'intensifiait. Pour le dire autrement, je bandais sévère. Mon tortionnaire le remarqua.
— On a oublié d'expliquer au nouveau ce qu'il se passe en cas d'érection !
Je lui demandai en quoi consistait cette règle que je ne connaissais pas.
— Quand l'un d'entre nous bande, il doit attraper sa queue et la glisser entre ses jambes pour la faire remonter entre ses fesses.
Je compris tout de suite ce que cela signifiait. La prochaine claque m'arriverait non seulement sur le derrière, mais aussi sur le gland, ce qui promettait une douleur insoutenable. À la vue de mon visage blême, Morgan rigola puis reprit son sérieux pour délivrer la suite de son explication :
— Il a le droit de refuser, mais alors il doit se branler devant les autres joueurs.
Cette perspective me gênait un peu, mais comme elle me semblait bien plus supportable que la première, j'acceptai sans hésiter.
— Il en a une grosse en plus, commenta Antonio.
— On a oublié d'expliquer au nouveau ce qu'il se passe en cas d'érection !
Je lui demandai en quoi consistait cette règle que je ne connaissais pas.
— Quand l'un d'entre nous bande, il doit attraper sa queue et la glisser entre ses jambes pour la faire remonter entre ses fesses.
Je compris tout de suite ce que cela signifiait. La prochaine claque m'arriverait non seulement sur le derrière, mais aussi sur le gland, ce qui promettait une douleur insoutenable. À la vue de mon visage blême, Morgan rigola puis reprit son sérieux pour délivrer la suite de son explication :
— Il a le droit de refuser, mais alors il doit se branler devant les autres joueurs.
Cette perspective me gênait un peu, mais comme elle me semblait bien plus supportable que la première, j'acceptai sans hésiter.
— Il en a une grosse en plus, commenta Antonio.
Nous nous éloignâmes de la rive pour nous mettre à l'abri des regards. Ils s'installèrent tous les trois devant moi et ne perdirent pas une miette de ce moment. Ou plutôt, ils n'en perdirent pas une goutte. Au moment de l'éjaculation, ils se précipitèrent vers mon entrejambe pour glisser leurs mains sous mon engin et en récolter la semence, comme des enfants qui vont se laver les mains avant de passer à table. Je compris que cela faisait aussi partie des règles. Nous avons ensuite repris la partie où elle s'était interrompue, à la différence que nous avions maintenant tous un peu de mon sperme sur les mains, lequel venait se déposer sur nos fesses, pour y sécher délicatement.
Le premier à abandonner fut Adrien. Je dois avouer que je n'en étais pas peu fier. J'étais aussi content de changer de partenaire. Curieusement, Antonio, même s'il était le plus petit et le moins épais, semblait être aussi celui qui souffrait le moins. Il me fit un grand sourire, puis, dans un geste de provocation, il se baissa pour m'offrir son cul petit et dépourvu de poils, dont je pouvais presque voir le trou de balle.
— On a changé de jeu ? Il faut que je t'encule ? dis-je en riant.
En guise de réponse, il commença à se trémousser, gardant la même position et le même sourire aux lèvres. Je fis claquer ma main sur ses fesses, mais au lieu de la retirer directement, je glissai un doigt dans sa raie, subrepticement, de telle sorte que ni Morgan ni Adrien ne se rendirent compte de mon geste. Je sentis néanmoins le corps d'Antonio tressaillir.
— On a changé de jeu ? Il faut que je t'encule ? dis-je en riant.
En guise de réponse, il commença à se trémousser, gardant la même position et le même sourire aux lèvres. Je fis claquer ma main sur ses fesses, mais au lieu de la retirer directement, je glissai un doigt dans sa raie, subrepticement, de telle sorte que ni Morgan ni Adrien ne se rendirent compte de mon geste. Je sentis néanmoins le corps d'Antonio tressaillir.
À mon grand désespoir, je fus contraint d'abandonner la partie au tour suivant. Il se faisait tard, et mes parents m'attendaient pour manger. Morgan et Adrien étaient plutôt indifférents à mon départ, mais Antonio vint déposer un baiser sur ma joue. En rentrant chez moi, après avoir dîné avec mes parents, je me déshabillai dans la salle de bain. J'étais encore chamboulé par la journée que je venais de passer. Je m'étais évidemment lavé les mains en rentrant, mais il y avait encore des traces de sperme séché sur mon cul, lequel était rouge de toutes les claques qu'il s'était pris. Je m'observais devant le miroir, regardais mon corps et me demandais si j'étais aussi désirable que ces garçons l'étaient, si quelqu'un pouvait désirer mon corps comme je désirais les leurs. J'avais envie de répondre non, je me trouvais bien moins beau qu'eux, mais les regards que m'avait lancés Antonio me laissaient penser l'inverse. Ce fut à lui que je pensai en prenant ma douche, et je me masturbai jusqu'à l'éjaculation pour la troisième fois de la journée.
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