Cabinet Duval
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Cabinet Duval — Chapitre 1

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Cabinet Duval

Chapitre 1

La porte de l'ascenseur s'ouvrit lentement. Comme tous les jours depuis un mois, une petite montée d'adrénaline la fit frissonner. Ce nouveau job était une accomplissement ; bien payé, varié, sollicitant ses compétences, elle se réjouit de sa chance, ou non ! Plutôt de son mérite.  
Ses parents lui avaient toujours enseigné que les événements de ce monde étaient le résultat de la force que l'on mettait pour les créer ou les défaire. Aucune chance donc dans son parcours brillant. Seul son travail, son abnégation et sa persévérance avaient fait d'elle la femme qu'elle se plaisait à admirer devant son miroir. 
Cinq ans d'études de droit lui permettaient de justifier son confortable salaire. Ses collègues la considéraient déjà, pensait elle, comme l'une des leurs, et ce n'était qu'un premier pas vers son inévitable ascension.
Maître Duval, son patron, était un homme dont le charme ne la laissait pas insensible et qui la troublait d'une manière inédite. Un sentiment de vulnérabilité s'emparait d'elle en sa présence, et bien qu'elle se fût d'abord énervée de cet état, elle dû admettre que sa vie s'en trouvait délicieusement pimentée. 
A vrai dire, il ne lui fallut qu'un mois pour tomber amoureuse de lui et pour l'accepter. Elle rougissait chaque fois qu'elle se trouvait en sa présence et ne rêvait que de se démarquer pour attirer son attention. Auprès de lui, elle perdait sa formidable contenance. Elle n'était plus cette femme sûre de sa valeur et de ses talents. 
Pour lui plaire, elle multipliait les heures supplémentaires. Ses collègues devaient probablement déjà comprendre qu'elle leur était supérieure et leurs regards parfois désapprobateurs n'étaient que le reflet de leur jalousie. 
C'était le dernier de ses soucis, elle serait bientôt associée à Maître Duval, cela ne faisait aucun doute ! Et Sarah se rêvait au bras de son patron, déléguant les tâches et gérant le cabinet qu'elle considérait déjà comme sien. 
 
L'ambiance s'était pourtant détériorée depuis son arrivée. Les deux autres avocats du cabinet, Marc et Philippe avaient effectivement d'abord admiré cette jeune prodige. Mais son attitude hautaine et son arrivisme les avaient rapidement éloignés d'elle. Ils se méfiaient et sentaient que le loup était entré dans la bergerie. 
Le reste de l'équipe avait immédiatement compris que l'ordre hiérarchique les mettaient au service de cette femme. Son caractère intransigeant en imposait à tout le monde et sa beauté sévère achevait d'asseoir son autorité. 
Sarah avait tôt fait d'écraser Claire, la jeune stagiaire. Comme si le trépas d'une faible victime pouvait rehausser son prestige. 
 
—Claire ! Ma chérie, vous irez ce midi me chercher une salade en face, je ne vais pas prendre de pause, lui lança t'elle ce jour-là. 
 
Le visage de Claire s'empourpra et ses lèvres tremblèrent le temps que son courage lui permette de répondre.
 
—Je suis stagiaire ici, je ne suis pas votre coursière. 
 
Sarah lui répondit par un sourire dont elle avait le secret. Son visage avenant dissimulant une froide colère. 
 
—Je la mangerai à midi quinze. Ne soyez pas en retard. 
 
La discussion était close. Le cerveau en ébullition, Claire se tourmenta pour savoir quelle attitude adopter. Mais le courage ne dure souvent que le temps d'un exploit. L'envie d'éviter un conflit lui dicta donc son obéissance. 
 
Bien que Philippe et Marc ne soient pas de grands amis, le danger amenant toute sorte d'alliance, il se retrouvèrent ce soir-là dans un bar élégant du centre-ville. 
 
—Il faut que nous fassions quelque chose, ça ne peut pas durer ! Cette femme va nous pousser dehors. Elle essaie déjà de s'attribuer nos mérites et je crains que Maitre Duval ne se laisse subjuguer. 
—Je crois que tu te trompes Philippe. Je connais Jérôme Duval depuis longtemps. Je peux t'assurer que jamais il ne se laissera mener par une femme, bien qu'il soit très, comment dire…attentif à leurs qualités. 
—Oui, je sais. Mais cette Sarah est une opportuniste. Ils peuvent très bien trouver un terrain commun qui les satisfasse tous les deux, à notre détriment. 
—Laisse moi réfléchir quelques jours et ne t'inquiète pas trop. Je crois que nous allons bien nous amuser. 
 
Leurs verres s'entrechoquèrent comme pour sceller un pacte. Philippe rentra retrouver son épouse pour une soirée télé, comme à leur habitude. Marc resta encore un peu, assis au bar, songeur, avec un sourire grandissant aux lèvres. Il retourna au bureau. 
 
—Vous êtes encore là ! Lança t-il à Sarah qui avait laissé sa porte ouverte. 
—Que voulez vous cher confrère, le travail soigné a un goût de réussite qu'une initiée ne peut ignorer. 
 
Marc prit cela comme une pique quant à la qualité de son propre travail. Il se renfrogna mais ne le laissa pas paraître. 
 
—C'est vrai ! Et je vous félicite pour votre merveilleuse intégration dans notre cabinet. Vos efforts seront récompensés, c'est certain ! Maître Duval ne tarit pas d'éloges à votre sujet. 
 
Le cœur de Sarah fit un bond dans sa poitrine et ses joues s'empourprèrent à nouveau. 
 
—Je vais de ce pas lui signifier mon admiration et le féliciter de vous avoir engagée. Je crois qu'il est encore là. Cet homme travaille bien tard lui aussi.
 
Marc s'engouffra dans le couloir qui menait au bureau du Maître. Il en ressortit une demi-heure plus tard. 
 
—Sarah ! Vous ne vous arrêterez donc jamais ! La santé du cabinet est assurée. C'est merveilleux ! Cela dit, vous allez bien devoir cesser votre activité. Maître Duval souhaite vous recevoir. 
—Maintenant ? Je… Oui, bien sûr ! 
Sarah frappa doucement à la porte de Maître Duval avant de l'entrouvrir. 
—Vous vouliez me voir Maître ? 
—Ah Sarah ! Ma chère Sarah. En effet ! Et réjouissez vous ! Vous êtes à l'aube d'une grande carrière d'avocate. Votre place est presque assurée au sein de mon cabinet. Je vous en félicite. 
 
Ce presque éveilla un léger doute dans l'esprit de Sarah. Se pouvait il qu'elle n'ait pas satisfait aux exigences de qualité du cabinet ? 
 
—Marc, que vous devez avoir croisé à l'instant n'a pas tari d'éloges à votre sujet. Je peux donc vous promettre de nouvelles responsabilités sous peu. 
 
Le doute s'effaça et laissa place à un souffle de fierté. 
 
—Toutefois ! Mon père m'a transmis son cabinet en même temps que des valeurs familiales et un bon sens auxquels je ne saurais déroger. Voyez vous, pour être un leader qui se fait respecter, il faut avant tout connaître le travail de chaque membre de l'entreprise. Ce sont les petites mains, pardonnez moi ce terme qui ne saurait illustrer le respect que je leur porte, qui assurent une base solide à notre position. Vous me comprenez n'est-ce pas ? 
—Euh ! Je crois oui. 
—Il ne faut pas croire Sarah. Il faut pratiquer. Dans une année, vous serez probablement mon associée à part entière. Je sais reconnaitre le talent quand je le vois. Il ne vous manque que cette connaissance du terrain et de la réalité de vos futurs subordonnés pour remplir pleinement cette fonction. Aussi, je vais vous demander, dès demain, de vous mettre sous les ordres de Marc. Servez lui d'assistante. Il vous guidera. Obéissez lui sans discuter. Au bout du parcours, que vous ne regretterez pas si, comme je le crois, vous êtes persévérante, vous trouverez la récompense de vos efforts. 
—Je vous avoue que je ne m'y attendais pas. Je dois y réfléchir ! Je n'ai pas l'habitude de…
—De...
—Non… rien. 
—Très bien ! Passez une belle soirée, il me tarde d'avoir une épaule assez solide sur laquelle je puisse m'appuyer.  
—Merci. Vous me faites trop d'honneur Maître. Je vous souhaite également une belle soirée. 
 
Sarah ne put dormir cette nuit-là. Sans cesse en train de se repasser le film de cette étrange conversation. Elle était terriblement flattée de cette perspective de carrière. Aucune avocate ne pouvait se targuer d'avoir si vite monté les échelons. Première associée dans un cabinet aussi prestigieux que celui de Maître Duval. Quelle réussite ! Mais l'idée de servir sous les ordres de Marc ne l'enchantait guère, bien que cet avocat soit le plus ancien collaborateur de maître Duval. 
Bah ! Elle allait en profiter pour apprendre encore quelques ficelles du métier. Ce n'était pas si terrible que ça. Mais, il avait aussi été évoqué le devoir de connaître les plus humbles fonctions du cabinet. Peut-être avait elle mal compris après tout. Et si ce n'était pas le cas, devenir associée valait bien de serrer les dents pendant une année, quitte à servir quelques cafés. 
 
Elle arriva au bureau vers huit heures, comme d'habitude. Elle ne changea rien à sa routine. Son confortable fauteuil lui rappela sa mauvaise nuit. Elle eut immédiatement envie de faire une petite sieste. Ce n'était pas possible ! Elle allait donc se lever pour ordonner à Claire de lui préparer un café lorsque Marc entra dans son bureau sans prévenir. 
 
—Bonjour Sarah ! J'espère que vous êtes en forme ce matin. Suivez moi !
 
Cette brusque injonction la réveilla immédiatement. Elle n'eut pas le temps de répondre que Marc sortait déjà dans le couloir.
 
—Dépêchez vous Sarah ! Je n'ai pas que ça à faire. Vous vous reposerez plus tard. 
 
Se reposer ! Elle était bien bonne celle-là. Elle qui ne comptait pas les heures passées au cabinet, elle qui se tuait proprement à la tâche. 
Elle se renfrogna mais n'en suivi pas moins Marc jusqu'à son bureau. Il s'assit dans son fauteuil de cuir brun mais ne l'invita pas à en faire de même. 
 
—J'ai ici une pile de dossiers que ma secrétaire Stéphanie n'a pas eu le temps de classer. Je sais que vous n'êtes pas habituée à ce genre de tâche. Mais rendez-vous utile et triez moi ça avant midi. Vous pouvez vous installer dans le coin, là-bas ! sur cette petite table. 
Une brusque colère chauffa les veines de Sarah et crispa sa mâchoire. Mais son esprit était formé pour dompter ses émotions. Elle se rappela ses résolutions et pourquoi elle devait accepter cette nouvelle condition. Ce n'était d'ailleurs qu'une forme de test. Rien d'autre ! Que pouvait elle bien apprendre en se substituant à ses subordonnés ? Un test, Voilà tout. Et jamais elle n'en avait échoué un. 
Elle s'assit donc pour traiter cette montagne de paperasse. La plupart des dossiers concernaient de vieilles affaires. Elle ne voyait vraiment pas l'utilité d'utiliser son merveilleux cerveau à cette insignifiante tâche. 
Au bout d'une heure, comme plongée dans une sorte de stupeur, elle sentit les mains de Marc se poser sur ses épaules. Elle tressaillit mais ne se retourna pas. Elle resta crispée. Il les lui massa doucement et contre toute attente elle se détendit et trouva ça agréable. Elle sentait presque sa fatigue se dissiper sous les pouces de cet homme. Ses doigts montèrent délicatement le long de sa nuque et caressaient maintenant ses joues. 
Il s'arrêta d'un coup. 
 
—Cet après-midi, je dois m'absenter. Vous vous installerez à mon bureau et lirez le dossier qui s'y trouve. Nous en discuterons demain. 
 
Presque déçue de cette interruption, elle se ressaisit en se disant que son avis lui importait donc. Elle se disait bien que ce n'était pas possible qu'ils la cantonnent à de si modestes activités. Elle passa la fin de sa journée sur cette nouvelle affaire passionnante et ne rentra chez elle que tard le soir. 
 
Elle accepta sans mal cette nouvelle routine où modestes tâches et passionnantes recherches et discussions avec Marc se conjuguaient. Il avait pris l'habitude d'en discuter par surprise. Il surgissait d'un coup en lui posant les mains sur ses épaules pour les masser. Il se montrait toujours plus hardi et s'aventurait jusqu'au bas de son dos. Elle le laissait faire. Cet homme était brillant après tout et leurs conversations palpitantes. Et puis, il fallait reconnaître que ses mains douces savaient la détendre. 
Elle se brusquait un peu quand l'humeur de Marc changeait d'un coup et qu'il lui ordonnait quelque besogne ingrate. Cette alternance de considération et de rudesse la déstabilisait. Elle peinait à accepter qu'il était bel et bien devenu son chef et qu'elle commençait à lui obéir au doigt et à l'œil, attendant presque sa récompense avec impatience. 
 
Ce jour-là, après lui avoir sèchement demandé de lui servir un café, il la rabroua de ne pas lui avoir fait part de ses conclusions sur une affaire, comme il le lui avait demandé la veille. Elle se sentit penaude. Elle reconnaissait cette stupide erreur et n'en avait pas l'habitude. Elle se rassit en silence à son petit bureau. 
Quelques minutes plus tard, les mains de Marc se déposaient sur ses épaules. Elle en fut rassurée. Il prit la liberté de les glisser lentement sur sa poitrine, jusqu' à ce qu'il puisse lui toucher les seins. Elle se crispa. Il s'arrêta un court instant, comme une goutte d'eau qui attend de glisser à gauche ou à droite lorsqu'elle tombe sur une crête acérée. Ses mains glissèrent encore un peu et commencèrent à caresser plus franchement sa poitrine. 
Elle avait laissé passer cette fraction de seconde qui lui offraient de résister. Les mains de Marc s'étaient engouffrées sous son chemisier et bientôt, il fit pivoter son fauteuil. Elle se retrouva assise en face de la braguette tendue de son patron. 
Elle aurait pu se lever. Elle aurait dû le faire ! Mais les mains de Marc avaient réussi à réveiller un frisson sous sa peau. Elle était comme hypnotisée par cette bosse à quelques centimètres de son visage. Elle laissa passer cette seconde chance. 
Marc défit sa ceinture et sa braguette. Il exhiba son pénis son le nez de Sarah. Elle n'osait bouger. Son esprit commençait à frayer un chemin pour reprendre le contrôle quand une pression sur l'arrière de son crâne rapprocha ses lèvres contre ce sexe dur, chaud et palpitant. Elle entrouvrit à peine les lèvres ; et cela suffit pour que Marc se glisse dans sa bouche. Il maintenait toujours la tête de Sarah de ses mains. Alors, elle céda, s'abandonna et lui prodigua une délicieuse fellation. 
Cela ne dura pas longtemps ! Elle n'était que peu expérimentée. Deux amants rapidement congédiés avaient interrompus quelques temps ses lectures ; qui lui avaient tenues compagnie lors de ses longues soirées d'études. Pourtant, quelques coups de langue et les douces caresses de ses lèvres sur le gland de cet homme suffirent à le faire éjaculer. Elle avait déjà vécu ça avec son premier compagnon et s'était jurée de ne plus le faire tant le goût du sperme l'avait révulsée. 
Marc ne l'avait pas prévenue. Ce liquide gluant sembla lui remplir la bouche d'un coup. Dégoutée, elle se retira vivement et reçu encore un jet saccadé sur son chemisier noir. Elle recracha par reflexe le contenu de sa bouche qui se répandit également sur ses vêtements. 
 
—C'est dommage Sarah ! Vous auriez dû avaler, dit-il d'un ton réprobateur. 
 
Fouettée par tant d'impudence, elle se rebiffa. 
 
—Vous êtes un... un mufle. De quel droit avez-vous… 
Les mots lui manquèrent.
—Ne dites pas de bêtises. Vous étiez parfaitement consentante. Et vous avez aimé ça ! Vous ne vous en rendez peut-être pas encore compte. Mais vous recommencerez, je puis vous le garantir. Maintenant, au lieu de proférer des inutilités, reboutonnez votre chemisier et allez me chercher un café. 
 
Sarah n'en cru pas ses oreilles. Elle resta un instant, bouche bée, les lèvres encore luisantes de semence. Elle se leva enfin, prit un mouchoir et essuya, dégoutée, le sperme qui tachait ses vêtements. Elle n'osait sortir du bureau. Son chemisier était terriblement souillé. Tout le monde le remarquerait. 
 
—Je ne peux pas sortir. Vous avez dégueulassé mon chemisier, lui lança-t-elle avec froideur.
—Un peu de respect jeune femme. Je vous ai honoré de ma semence. Soyez en reconnaissante ! Si vous préférez, enlevez le ! ricana-t-il. 
 
Quel goujat ! Comment pouvait il se permettre de la traiter ainsi. Elle se mordit les lèvres pour éviter une fois de plus de l'insulter. Enervée et rouge de colère, elle attrapa la poignée et sortit en trombe. 
Heureusement, dans le bureau commun ne se trouvaient que Claire et Steve, l'un des juristes. Leurs yeux lui signalèrent cependant qu'ils n'avaient rien manqué au spectacle inhabituel de sa tenue débraillée. 
Dans les toilettes, les yeux rougis de honte et de colère, elle tenta tant bien que mal de réajuster sa tenue. Impossible. Elle ne pouvait pas rester ainsi. Elle prit la décision de rentrer chez elle pour se changer. En fait ! elle ne revint pas au cabinet, l'heure étant déjà bien avancée. Elle devait réfléchir au comportement à adopter. 
 
Il lui fallait voir Maître Duval et dénoncer le comportement de Marc, c'était évident. Elle devait faire vite d'ailleurs, car Marc ne manquerait pas de préparer le terrain pour qu'elle ne puisse se plaindre ou que son histoire ne soit pas plausible, elle en était sûre. Les yeux dans le vague, elle changea plusieurs fois d'avis. Quelle sotte idée ! Marc avait raison. Il ne l'avait pas vraiment forcée. C'est elle qui avait décidé de lui prodiguer cette fellation. Elle aurait pu le repousser, elle le savait. Elle regrettait son indécision. 
Il fallait trouver autre chose. Elle irait quand même voir le Maitre. Il pourrait la faire travailler aux côtés de Philippe par exemple. Cet avocat était plus doux et timide que Marc, chose inhabituelle dans ce métier. Leur collaboration serait sans doute agréable et des plus courtoise. 
 
Le réveil ne sonna pas, la nuit avait été si agitée qu'elle se leva aux aurores. Affairée à se maquiller, son tailleur marine bien ajusté, Sarah était d'une beauté remarquable. Ses cheveux noirs de jais tombaient avec élégance sur ses épaules. Un rouge sombre soulignait son teint. Elle se savait belle. Belle et intelligente. Personne ne pouvait lui résister. Elle avait surmonté tous les obstacles et ce n'était pas à présent que ça allait changer. C'est donc avec un moral retrouvé qu'elle entra une heure plus tard dans le bureau de Maître Duval. 
 
—Quelle surprise Sarah ! On ne m'a pas prévenu que vous désiriez me voir. Mais c'est toujours un plaisir. Prenez place, je vous en prie. 
 
Le ton amical semblait sincère. Sarah s'assis face au Maître en croisant les jambes, l'air pincé. 
 
—J'ai une faveur à vous demander, Maître. Vous m'avez encouragée à découvrir tous les postes du cabinet et à me familiariser avec les tâches de chacun. Je crois, sans aucunement minimiser les talents de Marc que j'ai pu exploiter son expérience. Je souhaiterais donc à présent collaborer avec Philippe. 
—Excellent ! Vous êtes d'une efficacité redoutable. Je crois cependant que vous sous estimez ce que Marc peut encore vous apporter. Mais soit ! Il ne tarit pas d'éloges à votre sujet et sera certainement déçu de vous perdre déjà. Malheureusement pour vous, Philippe sera absent une dizaine de jours. 
 
Une vague de déception déferla sur Sarah. Ses épaules s'affaissèrent un instant et son moral fut brièvement douché.
 
—Mais vous avez raison. Vous devez découvrir tous les aspects du cabinet. Je suis fier que vous ayez compris ma démarche et que vous y mettiez tant de zèle. Notre collaboration s'annonce brillante. Vous connaissez Steve n'est-ce pas ? C'est un excellent juriste. Vous allez travailler avec lui quelques temps. 
 
A la fois flattée par les propos du Maître et terriblement déçue, Sarah perdit son aplomb habituel et resta coite. Elle allait donc bel et bien devoir passer par toutes les cases de ce petit jeu. 
 
—Ne soyez pas déçue. Vos talents justifient votre orgueil. Mettez ce dernier de côté, quelques temps. Une année passe vite. Votre seul regret serait de na pas aller au bout de cette démarche. 
—Vous avez raison Maître. Veuillez m'excuser. Je saurais suivre vos instructions sans discuter. Vous ne regretterez pas de m'avoir choisie. 
—Parfait ! J'aime vous entendre aussi décidée. 
 
Il marqua un silence.
 
—Steve est un jeune juriste prometteur. Toutefois, il manque de confiance en lui. Je compte sur vous pour ne pas l'écraser. Vous allez apprendre à mieux connaître sa fonction, c'est une chose, mais je compte aussi sur vous pour lui permettre d'éclore véritablement. Vous devrez faire preuve de modestie. Bref, vous m'avez compris. Je vous fais entièrement confiance. 
 
Le lendemain Sarah se rendit d'un pas lent et morose vers le bureau de Steve, dans l'espace commun. Il partageait ce dernier avec Claire la stagiaire et Rebecca, une secrétaire d'une quarantaine d'années, à l'allure sévère. S'il s'agissait de serrer les dents quelques temps et de montrer un visage hypocrite, eh bien soit ! Elle s'y soumettrait. Mais rirait bien qui rirait la dernière. 
 
—Bonjour, murmura-t-elle les dents serrées. Je vais m'installer sur le bureau, là, à côté de toi Steve, si tu n'y vois pas d'inconvénient. 
 
Steve la regarda d'un air narquois. Ses lunettes rondes en fond de chope déformaient son regard. Il avait l'air d'une espèce d'oiseau exotique. Son nez courbé accentuait ce profil. Un toucan, voilà à quoi il lui faisait penser. 
 
—Non, bien sûr. J'ai préparé votre place. Je crois qu'il y aura tout ce qu'il vous faut. J'ai même mis une pile de serviettes, pour vous essuyer, ricana-t-il.
 
Le visage de Sarah s'empourpra immédiatement. 
 
—Oh, Steve, ce n'est pas très poli, ni accueillant, le réprimanda Rebecca. 
 
Ainsi, il lui avait raconté. Et Claire, plongée dans une lecture, souriait allégrement. Tous savaient donc. Quelle honte ! 
 
—Je vais oublier ce commentaire, répondit elle en le fusillant du regard. Je crois que tu t'oublies et je ne te conseille pas de recommencer. Tu pourrais le regretter. 
 
Steve déglutit péniblement. Il allait s'excuser mais Rebecca le coupa net. 
 
—Je crois que c'est vous qui vous oubliez jeune femme. A votre place je ferais profil bas. Maître Duval nous a demandé de vous accueillir parmi nous et de vous apprendre à respecter notre travail en commençant par vous imprégner de deux qualités qui vous font défaut : l'obéissance et l'humilité. Doit-on aller le voir pour qu'il vous le répète ? 
 
Sarah était coincée. Elle se savait en tort. Maître Duval avait été assez clair. Elle se l'était répété jusqu'à présent mais maintenant il allait bien falloir serrer les dents et encaisser les coups. 
 
—Et pour commencer, Anita, la femme de ménage était malade hier. Personne n'a vidé les poubelles, vous pouvez commencer par ça, lui ordonna Rebecca. 
 
Jamais Sarah n'avait senti une telle montée de colère. Ses mâchoires se crispèrent. Elle hésita un instant, puis, le calme revenant petit à petit, s'exécuta. Elle se rassit ensuite à son nouveau bureau. Claire la héla. 
 
—Sarah ! Fais moi un café, avec un verre d'eau. Dépêche toi ! 
 
Ce tutoiement et ce ton la mirent hors d'elle à nouveau. Elle allait se lever d'un bon mais le regard de Rebecca la glaça. Une autorité froide et naturelle émanait de cette femme. 
Sarah, comme douchée, se rassit en se taisant. 
 
—Le café Sarah, répéta Claire. Ne me fais pas attendre.
 
Elle mit longtemps ce soir-là à retrouver une forme de sérénité. Elle avait dû prendre deux douches pour se calmer. Puis, petit à petit, elle dompta ce génie de colère qui l'habitait. Si elle se montrait courtoise et obéissante, tout se passerait bien. Servir quelques café et vider une corbeille à papier n'était pas si terrible après tout. Elle sentait néanmoins que son humiliation n'allait pas s'arrêter là. Elle avait été odieuse avec eux depuis son engagement, les traitants plus comme des laquais que comme des collègues. Ils allaient le lui faire payer, c'était certain. Eh bien, soit !  Elle se soumettrait à leurs caprices. Elles se sentait assez forte pour surmonter cette épreuve. Il serait temps plus tard de se venger. Ne réalisaient ils pas que cette comédie aurait une fin ? Ils devaient ignorer la vraie teneur des instructions de Maître Duval et pensaient certainement qu'il l'avait déclassée. Quels naïfs ! Qu'ils profitent donc. Chaque chose vient à qui sait attendre. 
 
La semaine suivante, elle passa ses journées à servir des cafés, faire des photocopies, effectuer de menues courses. Plus le temps passait, plus elle s'habituait à son nouveau rôle. Leurs ordres ne lui faisaient plus rien. Elle obéissait, comme s'il en avait toujours été ainsi. Claire l'envoyait tous les jours lui acheter à manger pour le déjeuner. La première fois, elle avait craché dans la salade. Puis, elle s'était calmée. Elle se surprenait même à choisir ce qui lui paraissait le meilleur. 
 
Avant de rentrer chez elle ce vendredi soir, et comme presque tout le monde était déjà parti, Rebecca l'interpella une dernière fois. 
 
—Ah, Sarah ! c'est bien ma fille, vous devenez presque agréable à vivre. Je vous félicite. Ce soir, toutefois, Anita ne viendra pas non plus. Les bureaux ne sont pas très sales, occupez-vous-en rapidement. En revanche les toilettes sont dans un sale état. Je ne tarderai pas trop à votre place si vous ne tenez pas à revenir demain. Bon week-end ! A lundi. 
 
Sarah resta pantoise, frappée de stupeur. Aucun son ne vint troubler cet ordre péremptoire. 
Les toilettes étaient effectivement dans un sale état, quelqu'un avait eu la négligence de laisser les reliefs de sa digestion collés dans la cuvette. Quelques gouttes d'urine souillaient aussi la lunette. 
 
Il était tard quand elle rentra chez elle. Etonnamment, quoique vidée de toute énergie, elle se sentait l'esprit en paix. Aucune pensée parasite ne venait perturber sa fatigue. Aucun dossier ne demandait plus son attention. Son esprit pouvait se concentrer sur son corps qui ne demandait que du repos. Cette semaine avait été si vide intellectuellement qu'elle en ressentait un certain soulagement. Pour la première fois depuis des années, elle se retrouvait chez elle sans n'avoir rien à faire. Ce week-end s'annonçait comme de petites vacances. De vraies vacances, sans même ressentir le besoin de consulter ses e-mails. 
Dimanche, elle se permit d'aller à la piscine. Le soleil et la douceur de l'eau avaient engourdi son corps. Elle se coucha tôt, sombrant dans un sommeil sans rêve, prête à affronter une nouvelle semaine. 
 
Elle arriva au bureau plus tard que d'habitude. Personne ne lui en voudrait, pour ce qu'elle faisait de toute façon. Elle s'installa à sa place et attendit. Elle n'avait rien à faire. 
 
—Sarah ! Je vois que vous vous ennuyez, commença Rebecca. Vous avez passé un bon week-end ?
—Oui, Je suis allée…
—Oh, et puis, qui s'en soucie, la coupa-t-elle. 
 
Elle eut à peine le temps de se vexer. 
 
—De mon côté, j'ai fait une randonnée magnifique avec des amies. Ce matin, je suis brisée. Je peux à peine poser les pieds par terre. 
—Vous…
 
Rebecca la coupa immédiatement, d'un ton doux mais ferme, le regard autoritaire. 
 
—Oui Sarah, vous pouvez venir me les masser. 
 
Un silence se fit dans la salle. Un silence comme une respiration retenue, trop longtemps. Une bataille semblait se dérouler dans la tête de Sarah. Elle perdit ou elle gagna. Elle-même ne le savait pas. Elle s'était égarée et ne savait plus trop que penser. Ses défenses semblaient friables. Elle se leva et se dirigea calmement vers Rebecca en cherchant un fauteuil du regard. 
 
—Vous serez mieux à genoux Sarah. Et dépêchez vous ! je vis un véritable calvaire. 
 
Comme un automate, Sarah obéit docilement. A genoux devant Rebecca, elle entreprit de lui ôter ses chaussures à talons.
 
—Otez aussi mes bas ! ce sera plus agréable. 
 
Gênée, Sarah glissa ses mains sous la jupe de Rebbeca, jusqu'à atteindre le col des bas. Elle les retira doucement, dévoilant les jambes encore douces de cette femme dans la quarantaine.  Elle commença son massage, consciencieusement, sous les yeux ébahis de Claire et de Steve. 
Sarah était hypnotisée. Elle ne pouvait plus réfléchir et se concentrait uniquement sur sa tâche et son soucis de bien faire. S'en rendant compte, Rebecca poussa plus loin, comme pour tester les limites de son autorité. 
 
—Embrassez-les, délicatement. 
 
Il était évident qu'une rébellion allait exploser. Claire en était certaine. Une fois encore, elle fut abasourdie de voir Sarah s'exécuter. Cette femme qui la vilipendait il y a quelques semaines était en train de baiser les pieds d'une secrétaire. Comment cela avait-il pu se produire ? 
Pourtant, c'est toujours avec calme et dans un silence pénétrant, seulement troublé par les bruits des lèvres de Sarah, que Rebecca enfonça son gros orteil dans la bouche de sa vis-à-vis. Cette humiliation terrifiante et si fascinante sembla ne jamais s'arrêter quand enfin Rebecca s'interrompit. 
 
—Ça suffit ! Vous êtes une brave chienne. Mais j'ai les pieds gluants de salive. Relevez vous et servez nous du café. 
 
Sarah s'exécuta. Devant la machine à café, ses esprits lui revinrent enfin. Que s'était il passé ? Comment avait elle pu faire une chose pareille ? Elle s'était soumise comme par magie, inhibée de toute volonté. Et la voilà redevenue servante. 
Elle devait se révolter, c'était évident ! et pourtant elle n'en avait pas envie, ou pas la force. C'était plus simple d'obéir. Ce dernier week-end lui avait fait l'effet d'un anesthésiant. 
 
Elle revint avec les cafés. Rebecca reprit la parole. 
 
—Sarah, votre langue, quoique gluante, était un délice et je crois que notre ami Steve est un peu jaloux. Il aimerait beaucoup que vous lui proposiez vos services. 
Un soupçon de dignité réveilla Sarah de sa torpeur. 
 
—Non ! Hurla-t-elle les larmes aux yeux. Je ne suis pas votre esclave. Je..
—Oh ! arrêtez avec vos principes de petite fille gâtée. Vous allez obéir, tout simplement, comme je vous ai appris à le faire. Vous n'allez pas recommencer vos simagrées.
 
Cette femme avait un don d'intimidation, c'était indéniable. Sa force tranquille toute extravagance normale. 
Quelques ridicules bégaiements amenèrent Sarah à genoux devant Steve qui avait déjà enlevé ses chaussures et ses chaussettes. Ses pieds d'un blanc laiteux étaient couverts de quelques poils blonds. Une légère odeur de transpiration en émanait. 
Devant l'hésitation de l'avocate, Steve colla son pied sur son visage. Elle se retira un peu, puis, résignée et battue se mit enfin à lécher, provoquant de petit gémissements de plaisir au receveur. Une bosse pointait sous le pantalon de cet homme repoussant. Il la laissa faire, encore un peu. Rebecca s'était approchée et se trouvait maintenant juste derrière Sarah. 
 
—Arrêtez, s'exclama Steve. C'est trop ! Ou non, ce n'est pas assez. Vous êtes sortie l'autre jour avec du sperme sur votre chemisier. Je veux que vous me fassiez ce que vous avez fait à Marc, s'exclama-t-il de sa voix stridente. 
 
Il s'était levé d'un bond et tendait déjà son entrejambe vers le visage de Sarah qui allait protester quand elle sentit la main de Rebecca se poser sur son crâne et serrer son chignon. 
 
—Obéis, petite pute ! cracha-t-elle d'un ton si abrupte que le sang de Sarah se figea.
—Non ! Je veux qu'elle le fasse de son plein gré. 
 
Sarah était tétanisée. Son esprit était comme débranché. C'était comme si elle attendait une sorte de punition, à genoux. Puis, dans un silence pesant, elle déboutonna le pantalon de Steve et baissa son caleçon. Le temps sembla suspendu. Une odeur assez forte émanait de ce long et fin pénis en érection. Agacé par tant d'attente, Steve commença à tapoter son sexe sur le front de Sarah. Les narines plissées, elle se décida enfin. Ce sexe pâle s'engouffra dans sa bouche. L'odeur disparu pour laisser place à un goût douçâtre et écœurant. Rebecca veillait, comme une maitresse qui attend sa chienne obéissante. Claire n'en revenait pas. Elle regardait cette scène, subjuguée et tétanisée, elle aussi, par ce qu'elle voyait.  
Puis, tout se figea. Sarah cessa ses mouvements. Seul un long râle de soulagement vibra dans l'air lourd du bureau. Sarah voulut cracher sembla-t-il. Elle ne le fit pourtant pas. Elle semblait hésiter, comme si elle allait vomir quoiqu'elle fasse. 
 
—Allez ! Crache ça là-dedans ! intima Rebecca en lui tendant un mouchoir. Ça suffit comme ça. 
 
Steve paru déçu. Il voulu protester mais il savait que, malgré son statut de simple secrétaire, les décisions de Rebecca ne souffraient d'aucune contestation.
 
Il n'était pas même midi. Tous essayèrent de se remettre au travail, comme si de rien n'était. Claire semblait tout de même avoir de la peine à se concentrer. Elle jetait sans cesse de rapides regards furtifs sur ses collègues, pour s'assurer peut-être que tout ceci était bien fini et que cette parenthèse ne pouvait pas vraiment avoir existé. 
Steve, avec son profil de toucan, était inexpressif, comme si son cerveau avait été vidé de sa substance. Il n'était pas le seul d'ailleurs à avoir cette t'été là. Sarah avait quant à elle bel et bien le cerveau vidé de toute substance. Hagarde, elle fixait le sol, incapable de se ressaisir. 
Seule Rebecca semblait sereine. Elle tapait sur son clavier, aussi vite que d'habitude. 
 
Au déjeuner, Claire n'osa pas demander à Sarah d'aller lui chercher quelque chose au traiteur. Rebecca, agacée par la torpeur de Sarah, s'approcha d'elle. 
 
—Ne fais pas cette tête. Ce n'est pas si dramatique. Tu n'avais jamais sucé un homme ou quoi ? Je te pensais plus forte que ça.
 
Devant le silence qui lui était proposé, elle continua. 
 
—Ressaisis toi ma fille. Soit tu te rends dans le bureau de Maître Duval et tu donnes ta démission immédiatement, soit tu t'accroches, tu continues à obéir et ta place dans le cabinet s'améliorera. Tu comprends ? 
 
Cette dernière phrase réveilla Sarah. Elle comprit que Maître Duval devait être le chef d'orchestre de cette sinistre comédie. 
 
—Vous…vous voulez dire qu'il est au courant ? hésita-t-elle.
—Evidemment, pauvre sotte. Nous sommes dans son cabinet. Il ne t'a pas menti pour autant. Tu seras bel et bien son associée à part entière. Nous avons tous reconnu ton talent d'avocate. Mais tu vas devoir commencer tout en bas. A chaque fois que tu nous satisferas, tu monteras un échelon. La règle est simple et ton épreuve commencera demain, si tu le souhaites bien sûr. Sa durée sera de trois mois. Maintenant rentre chez toi et réfléchis bien. Nous commencerons à huit heure. Sinon, écris ta lettre et cherche un autre job.
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Utilisateur supprimé
19 septembre 2024 à 22:58
Très intéressant!
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Frederyc
19 septembre 2024 à 16:31
Oh quelle situation et histoire intéressante !
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